Pèlerin (aujourd'hui Le Pèlerin) est un hebdomadaire catholique français fondé le 12 juillet 1873 par les Augustins de l'Assomption, les Assomptionnistes, et édité par Bayard Presse, dont il est le titre fondateur[1][2]. Né comme bulletin des pèlerinages catholiques, il est devenu un magazine d'actualité, de spiritualité, de patrimoine et d'initiatives locales, lu chaque semaine par abonnement et prolongé par le site lepelerin.com[3].
Pèlerin n'est ni un organe officiel de l'Église, ni un bulletin diocésain. C'est un titre de presse privé, écrit par une rédaction de journalistes au sein du groupe Bayard, qui assume une identité chrétienne explicite sans parler au nom du magistère. Sa devise historique, portée sur ses premières couvertures, résume son origine assomptionniste : adveniat regnum tuum, « que ton règne vienne »[4].
Qu'est-ce que Pèlerin ?
Un hebdomadaire d'actualité à visage humain
Depuis le 11 avril 2019, la formule actuelle du magazine porte en couverture la signature Le Pèlerin, l'actu à visage humain[5]. La formule dit le positionnement retenu par la rédaction : traiter l'actualité générale et l'actualité de l'Église en partant des personnes, des lieux et des initiatives concrètes, avec une attention particulière aux valeurs humaines et chrétiennes[6].
Chaque numéro combine des pages d'actualité, des reportages et des récits, des pages de spiritualité et de vie intérieure, et des pages de culture et de patrimoine. Le site lepelerin.com prolonge ces contenus au quotidien et les organise pour des communautés de lecteurs intéressés par la marche, les pèlerinages, l'histoire et la vie locale[7].
« Le Pèlerin, l'actu à visage humain » (signature de couverture depuis 2019)[8]
Quatre cahiers thématiques depuis 2019
La nouvelle formule mise en place le 11 avril 2019 par Samuel Lieven, alors directeur de la rédaction, s'articule autour de quatre cahiers thématiques détachables : Marches et pèlerinages, Histoire et patrimoine, Initiatives en régions, Spiritualité[9]. Le site internet reprend cette organisation en quatre communautés de lecteurs[10].
| Cahier | Contenu principal |
|---|---|
| Marches et pèlerinages | Chemins, sanctuaires, récits de marcheurs et de pèlerins |
| Histoire et patrimoine | Lieux, monuments, mémoire locale et nationale |
| Initiatives en régions | Actions locales, associations, vie des territoires |
| Spiritualité | Prière, vie intérieure, repères de foi |
Lecture du tableau : ces quatre cahiers structurent le magazine papier depuis 2019 et le site lepelerin.com. Ils prolongent, sous une forme actuelle, les deux sujets d'origine du titre : les pèlerinages et la vie catholique des régions[11].
Histoire : du bulletin des pèlerinages au magazine d'actualité
1873 : un bulletin lié aux pèlerinages
Le Pèlerin est créé une première fois en juillet 1873 par la congrégation des Assomptionnistes[12]. À l'origine, il se présente comme un bulletin catholique de liaison consacré aux pèlerinages : Notre-Dame de La Salette, Lourdes et les autres sanctuaires où les Assomptionnistes organisent alors de grands rassemblements de fidèles[13]. Les fondateurs poursuivent deux objectifs liés : contribuer au renouveau religieux et affirmer une présence catholique visible par les pèlerinages, l'enseignement et la presse[14].
La synthèse anglaise du titre précise que la publication commence comme un bulletin en 1872, puis paraît comme hebdomadaire le 12 juillet 1873, avant de devenir un hebdomadaire illustré en 1877[15]. L'article retient la date du 12 juillet 1873 comme date de fondation de l'hebdomadaire, celle que donnent l'infobox du titre et sa synthèse historique française[16].
Janvier 1877 : la relance de Vincent de Paul Bailly et la Bonne Presse
Le titre est relancé en janvier 1877 par Vincent de Paul Bailly (1832-1912), religieux assomptionniste, sous la raison sociale de la Maison de la Bonne Presse[17]. Bailly est présenté dans l'histoire des Assomptionnistes comme le véritable fondateur de la Bonne Presse, la maison d'édition catholique qui publiera ensuite de nombreux magazines, dont Le Pèlerin, et le quotidien La Croix[18].
Dans ses premières années, le journal est vendu 15 centimes et installé au 1 rue François-Ier à Paris[19]. Sa couverture représente la Vierge couronnée tenant l'Enfant Jésus, encadrés par des vues de Jérusalem et de Rome, avec la devise latine des Assomptionnistes : adveniat regnum tuum[20].
« Adveniat regnum tuum », « que ton règne vienne » (devise des Assomptionnistes portée sur les premières couvertures du Pèlerin)[21]
De 1877 à 1914 : l'hebdomadaire illustré et la caricature
À partir de 1877, Le Pèlerin devient un hebdomadaire illustré[22]. À la fin des années 1880, Vincent de Paul Bailly engage le caricaturiste Achille Lemot, qui remplace progressivement Louis Montégut (1855-1906) et inaugure en 1894 la quatrième de couverture en dessin pleine page, consacrée à l'actualité politique[23]. Après 1909, cette dernière page est dessinée notamment par Amédée Vignola, Henri Genévrier dit Grand'Aigle et Gabriel Gobin[24].
En 1896, le titre adopte l'impression en couleurs, augmente ses illustrations et tire à près de 150 000 exemplaires ; en 1900, le tirage atteint 200 000 exemplaires[25]. Ces chiffres, cités par l'étude consacrée aux caricatures du journal, montrent la place prise par l'hebdomadaire dans la presse catholique illustrée de la fin du XIXe siècle[26].
Sur le fond, les premières décennies portent la marque d'un catholicisme militant, engagé dans les débats de la Troisième République sur l'école, la laïcité et la place de l'Église. L'étude des caricatures du titre documente cette ligne de combat, y compris ses dessins hostiles à la franc-maçonnerie et, pendant l'affaire Dreyfus, des stéréotypes antisémites présents aussi dans d'autres journaux de l'époque[27]. Après 1918, le ton de la dernière page évolue, avec des dessins marqués par l'anticommunisme[28]. Raconter cette première période avec ses dates, ses dessinateurs et ses tirages permet de comprendre d'où vient le titre, sans confondre le journal de 1890 avec le magazine d'aujourd'hui.
Après 1945 : vers un catholicisme social et une actualité généraliste
Après la Seconde Guerre mondiale, le journal évolue progressivement vers un catholicisme plus social, attentif à l'aménagement du territoire, aux mesures sociales et à l'évolution des mœurs[29]. Le concile Vatican II (1962-1965) marque un tournant : Le Pèlerin s'ouvre davantage aux questions de société et à la modernité, avec un ton moins militant et plus généraliste, tout en gardant une identité chrétienne[30].
À partir des années 1980, la ligne s'élargit à l'actualité générale, avec une attention particulière aux valeurs humaines, au patrimoine, à la spiritualité et aux initiatives locales, et le magazine introduit des rubriques variées, dont des bandes dessinées, des feuilletons et des reportages, dans une maquette modernisée[31].
- 12 juillet 1873Fondation par les AssomptionnistesPremier numéro de l'hebdomadaire, né dans le mouvement des pèlerinages catholiques[32].
- Janvier 1877Relance par Vincent de Paul BaillyLe titre repart sous la Maison de la Bonne Presse et devient un hebdomadaire illustré[33].
- 1896 puis 1900Couleurs et grands tiragesImpression en couleurs en 1896, environ 150 000 exemplaires, puis 200 000 exemplaires en 1900[34].
- 1962 à 1965Le tournant de Vatican IILe journal s'ouvre aux questions de société et adopte un ton plus généraliste[35].
- 11 avril 2019La formule à quatre cahiersNouvelle maquette autour de Marches et pèlerinages, Histoire et patrimoine, Initiatives en régions et Spiritualité[36].
Les noms successifs du titre
Le journal a changé plusieurs fois de nom depuis 1873, avant de revenir à son nom d'origine en 2019. Les notices de la Bibliothèque nationale de France conservent la trace de chaque titre[37].
| Période | Nom du titre |
|---|---|
| 1873 à 1963 | Le Pèlerin |
| Après 1963 | Le Pèlerin du XXe siècle |
| 1976 à 1984 | Le Pèlerin |
| 1984 à 2004 | Pèlerin Magazine |
| 2004 à 2019 | Pèlerin |
| Depuis 2019 | Le Pèlerin |
Lecture du tableau : la suite des titres suit les notices bibliographiques de la BnF citées dans la synthèse du magazine. Le retour à Le Pèlerin en 2019 accompagne la nouvelle formule à quatre cahiers[38][39].
Contenus : actualité, spiritualité, patrimoine et régions
L'actualité relue depuis les personnes
La ligne actuelle du magazine allie actualité et réflexion spirituelle, avec une attention particulière aux valeurs humaines et chrétiennes[40]. Concrètement, le lecteur trouve dans un même numéro un dossier d'actualité, des reportages de terrain, des portraits et des récits, puis des pages qui aident à prier, à comprendre un lieu ou à préparer une marche.
Cette organisation explique la longévité du titre : le pèlerinage, sujet d'origine, n'a pas disparu, mais il est devenu une porte d'entrée parmi d'autres vers l'histoire des lieux, la vie des régions et la spiritualité du quotidien.
Des rubriques qui ont fait la notoriété du journal
L'histoire du Pèlerin retient plusieurs rubriques populaires : la Lettre du balayeur, où un Français moyen exprime avec humour son avis sur la semaine écoulée, des bandes dessinées comme Pat'Apouf Détective de Gervy, Astérix le Gaulois de René Goscinny et Albert Uderzo, ou Tanguy et Laverdure de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo, et des feuilletons littéraires ou éducatifs[41]. La quatrième de couverture illustrée, longtemps reconnaissable à son titre sur fond jaune, rappelait un fait de société ou un geste de courage individuel[42].
Ces rubriques montrent que l'hebdomadaire n'a jamais été seulement un bulletin religieux : dès le XXe siècle, il associe information, récit, humour et culture populaire dans un même objet de lecture familiale.
Bayard Presse : la maison des Assomptionnistes
De la Maison de la Bonne Presse à Bayard Presse
Le Pèlerin est édité par Bayard Presse, dont il est le titre fondateur[43]. La maison descend de la Maison de la Bonne Presse des Assomptionnistes, devenue Bayard Presse en 1969[44]. Le groupe Bayard, maison d'édition des Augustins de l'Assomption, publie aussi le quotidien La Croix et le mensuel Notre Temps : avec Le Pèlerin, ces trois titres forment le cœur historique de sa presse catholique en France[45].
L'histoire des Assomptionnistes rappelle le lien d'origine entre les deux apostolats de la congrégation : les pèlerinages, vers Rome, La Salette, la Terre sainte et surtout Lourdes chaque année, et la Bonne Presse, maison qui publie de nombreux magazines, dont Le Pèlerin, et le quotidien La Croix[46]. Le magazine porte encore ce double héritage : raconter les lieux de pèlerinage et donner des nouvelles de l'Église et de la société.
Un titre de presse privé, pas un organe officiel
L'appartenance au groupe Bayard donne au magazine une structure d'entreprise de presse : rédaction, fabrication, diffusion, publicité et développement numérique sont portés par une société d'édition, et non par une association ou un diocèse. Pour le lecteur, la distinction compte : Pèlerin propose un regard chrétien sur l'actualité, il ne promulgue pas l'enseignement de l'Église. Quand il traite d'une question de foi, il le fait en magazine, avec des journalistes, des témoins et des experts nommés.
Diffusion : ce que disent les chiffres ACPM
La diffusion de Pèlerin est mesurée par l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias, l'ACPM. En moyenne en 2025-2026, le magazine est diffusé à 70 503 exemplaires payés en France, et l'audience globale de la marque Le Pèlerin atteint 460 000 personnes[47]. La diffusion se fait à 98,77 % par abonnement sur la même période[48] : le magazine vit d'abord de lecteurs abonnés, qui le reçoivent chaque semaine à domicile.
| Année | Diffusion publiée |
|---|---|
| 2007 | 270 676 |
| 2010 | 227 176 |
| 2015 | 167 681 |
| 2019 | 126 173 |
| 2022 | 98 012 |
| 2025 | 73 885 |
Source du tableau : série de diffusion reprise dans la synthèse du titre, de 2007 à 2025[49]. Chaque chiffre doit être cité avec son année : la série décrit une baisse régulière de la diffusion papier, commune à l'ensemble de la presse hebdomadaire, et non une disparition du titre.
En 2010, la diffusion était de 242 255 exemplaires selon la synthèse anglaise du titre, qui reprend les chiffres de circulation de l'époque[50]. Malgré cette baisse, le magazine se présente comme le premier hebdomadaire catholique d'actualité en France, et une version numérique est disponible sur abonnement[51].
La lecture sûre de ces chiffres est simple. Pèlerin a perdu une large part de sa diffusion papier en vingt ans, comme ses confrères, mais il conserve en 2025-2026 une diffusion payée de plus de 70 000 exemplaires, presque entièrement par abonnement, et une audience de marque de 460 000 personnes lorsque le site et les prolongements numériques sont comptés[52].
La place de Pèlerin parmi les médias catholiques français
Pèlerin n'occupe pas la même place que les autres grands médias catholiques. Ce n'est pas un quotidien d'information générale comme La Croix, publié par le même groupe Bayard. Ce n'est pas un hebdomadaire familial comme Famille Chrétienne, centré sur le couple, les enfants et la vie de famille. Ce n'est pas une chaîne de télévision comme KTO, ni un site d'actualités et de spiritualité en ligne comme Aleteia, ni le média officiel du Saint-Siège, rôle tenu par Vatican News.
Sa place est celle d'un hebdomadaire d'actualité et de culture d'inspiration chrétienne, né des pèlerinages et devenu magazine des lieux, des régions et des chemins. Pour le lecteur qui cherche « Pèlerin magazine », « hebdomadaire catholique » ou « magazine pèlerinages et patrimoine », le titre répond par son histoire : fondé en 1873, relancé en 1877, illustré très tôt, renouvelé après Vatican II et reformulé en 2019 autour de quatre cahiers. Pour préparer concrètement une démarche de marche, l'article Pourquoi faire des pèlerinages ? donne les repères spirituels que le cahier Marches et pèlerinages du magazine illustre chaque semaine par des récits et des itinéraires.
Cette longévité, de 1873 à aujourd'hui, fait aussi de Pèlerin un témoin de l'histoire de la presse catholique française : bulletin des pèlerinages au temps des grands rassemblements de Lourdes et de La Salette, hebdomadaire illustré à grands tirages au tournant du XXe siècle, magazine généraliste après Vatican II, puis hebdomadaire de proximité et de patrimoine à l'heure du numérique.
Pour aller plus loin
Le magazine se lit chaque semaine en kiosque et par abonnement, et chaque jour sur lepelerin.com, autour des quatre communautés Marches et pèlerinages, Histoire et patrimoine, Initiatives en régions et Spiritualité. Pour vérifier un fait sur son histoire, les sources les plus directes restent les notices de la Bibliothèque nationale de France pour les titres successifs, l'annonce de la nouvelle formule par La Croix le 11 avril 2019, et les chiffres de diffusion publiés par l'ACPM, toujours à citer avec leur année.
- Découvrir KTO : la télévision catholique francophone, autre média de continuité pour prier et suivre l'Église au jour le jour.
- Lire Famille Chrétienne : l'hebdomadaire familial catholique créé en 1978, complément de Pèlerin pour la vie de famille.
- Explorer Aleteia : le média catholique en ligne en plusieurs langues.
- Comprendre Pourquoi faire des pèlerinages ? : les raisons spirituelles de la marche vers les sanctuaires, sujet d'origine du Pèlerin.
Notes et références
Le Pèlerin, hebdomadaire français d'actualité et de culture d'inspiration chrétienne, fondé en 1873 par les Assomptionnistes, édité par Bayard Presse dont il est le titre fondateur, premier numéro de l'hebdomadaire le 12 juillet 1873. Synthèse historique du titre Le Pèlerin (magazine), Wikipédia, versions française et anglaise consultées en octobre 2026 ; notice Wikidata Q3226097 pour la date du 12 juillet 1873, l'éditeur Bayard Presse et le siège à Paris.
1 12 16 32Le Pèlerin est édité par Bayard Presse dont il est le titre fondateur. Synthèse historique du titre Le Pèlerin (magazine), Wikipédia consultée en octobre 2026, introduction.
2 43Nouvelle formule du Pèlerin mise en place depuis le 11 avril 2019 par Samuel Lieven, directeur de la rédaction : quatre cahiers thématiques détachables, Marches et pèlerinages, Histoire et patrimoine, Initiatives en régions, Spiritualité ; site articulé autour de ces quatre communautés ; maquette renouvelée avec actualité, récit et photojournalisme ; couverture titrée Le Pèlerin, l'actu à visage humain. Emmanuelle Giuliani, « Un nouveau Pèlerin pour un nouveau lien avec ses lecteurs », La Croix, 11 avril 2019, ISSN 0242-6056, cité par la synthèse du titre, consulté en octobre 2026.
3 5 8 9 11 36 39Couverture des premières années : Vierge couronnée tenant l'Enfant Jésus sur une sphère, encadrés par Jérusalem et Rome, devise latine adveniat regnum tuum, « que ton règne vienne », devise des Assomptionnistes. Synthèse historique du titre, section Histoire, Wikipédia consultée en octobre 2026, avec renvoi à l'étude des caricatures du journal.
4 20 21Position actuelle décrite comme chrétienne sociale et humaniste, ligne alliant actualité et réflexion spirituelle avec attention aux valeurs humaines et chrétiennes. Synthèse du titre, section Contenu et ligne éditoriale, Wikipédia consultée en octobre 2026, avec renvoi à Danièle Hervieu-Léger, Le Pèlerin et le converti, Flammarion, 1999, p. 45-60.
6 40Site lepelerin.com articulé autour des quatre communautés correspondant aux cahiers de 2019, et présentation du site comme espace d'actualité du patrimoine et des pèlerinages, de la marche, de l'histoire, des initiatives et de la spiritualité. Synthèse du titre, section Contenu et ligne éditoriale, Wikipédia consultée en octobre 2026, et présentation publique du site lepelerin.com.
7 10À l'origine, bulletin catholique de liaison consacré aux pèlerinages catholiques, dont Notre-Dame de La Salette et Lourdes ; les fondateurs visent la restauration religieuse et sociale et une présence catholique par les manifestations de masse, pèlerinages, enseignements et presse. Synthèse historique du titre, section Histoire, Wikipédia consultée en octobre 2026.
13 14Synthèse anglaise du titre Le Pèlerin, Wikipédia consultée en octobre 2026 : publication commencée comme bulletin en 1872, premier numéro hebdomadaire par les Assomptionnistes le 12 juillet 1873, hebdomadaire illustré en 1877, propriété et édition par Bayard Presse.
15 22Créé une première fois en juillet 1873 par la congrégation des Assomptionnistes, Le Pèlerin est relancé en janvier 1877 par Vincent de Paul Bailly sous la raison sociale de la Maison de la Bonne Presse. Synthèse historique du titre, section Histoire, Wikipédia consultée en octobre 2026.
17 33Vincent de Paul Bailly (1832-1912), présenté comme le véritable fondateur de la Bonne Presse ; les Assomptionnistes développent les pèlerinages et la Bonne Presse, qui publie de nombreux magazines dont Le Pèlerin et le quotidien La Croix. Jean-Paul Périer-Muzet, A Brief History of the Assumptionists, Assumptionists, et Richard Richards, The Assumptionists, bibliothèque virtuelle des Assomptionnistes, assumptio.com, consultés en octobre 2026.
18 46Premières livraisons : numéro vendu 15 centimes, adresse au 1 rue François-Ier à Paris. Synthèse historique du titre, section Histoire, Wikipédia consultée en octobre 2026.
19Achille Lemot, engagé à la fin des années 1880, remplace Louis Montégut (1855-1906) et inaugure en 1894 la quatrième de couverture en dessin pleine page politique ; après 1909, dessins d'Amédée Vignola, Henri Genévrier dit Grand'Aigle et Gabriel Gobin ; ligne militante des débuts, hostilité à la laïcité et à la République, antimaçonnisme et, pendant l'affaire Dreyfus, stéréotypes antisémites documentés par l'étude des caricatures ; après 1918, ton marqué par l'anticommunisme. « Le Pèlerin : la caricature de combat au service des catholiques intransigeants », caricaturesetcaricature.com, 15 septembre 2011, cité par la synthèse du titre, consulté en octobre 2026.
23 24 27 28En 1896, impression en couleurs, augmentation des illustrations et tirage à près de 150 000 exemplaires ; en 1900, tirage à 200 000 exemplaires. Synthèse historique du titre, section Histoire, Wikipédia consultée en octobre 2026, avec renvoi à l'étude des caricatures du journal.
25 26 34Après la Seconde Guerre mondiale, évolution progressive vers un catholicisme plus social, avec des sujets comme l'aménagement du territoire, les mesures sociales et l'évolution des mœurs. Synthèse historique du titre, section Histoire, Wikipédia consultée en octobre 2026, avec renvoi à Danièle Hervieu-Léger, Le Pèlerin et le converti. La religion en mouvement, Flammarion, 1999, p. 120-150.
29Le concile Vatican II (1962-1965) marque un tournant : ouverture aux questions de société et à la modernité, ton moins militant et plus généraliste, identité chrétienne conservée. Synthèse historique du titre, section Histoire, Wikipédia consultée en octobre 2026, avec renvois à Danièle Hervieu-Léger, Le Pèlerin et le converti, Flammarion, 1999, p. 150-180, et à René Rémond, « Le catholicisme français pendant la seconde guerre mondiale », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 64, n° 173, 1978, p. 203-213.
30 35À partir des années 1980, élargissement à l'actualité générale, attention aux valeurs humaines, au patrimoine, à la spiritualité et aux initiatives locales, rubriques variées dont bandes dessinées, feuilletons et reportages, maquette modernisée. Synthèse historique du titre, section Histoire, Wikipédia consultée en octobre 2026.
31Noms successifs du journal : Le Pèlerin (1873-1963), Le Pèlerin du XXe siècle, Le Pèlerin (1976-1984), Pèlerin Magazine (1984-2004), Pèlerin (2004-2019), puis Le Pèlerin depuis 2019. Synthèse du titre, section Contenu et ligne éditoriale, Wikipédia consultée en octobre 2026, avec notices BnF 34382177, 34348980, 34382178, 34394222 et 39139219.
37 38Rubriques populaires : Lettre du balayeur, bandes dessinées Pat'Apouf Détective de Gervy, Astérix le Gaulois de Goscinny et Uderzo, Tanguy et Laverdure de Charlier et Uderzo, feuilletons dont Belle du Seigneur, quatrième de couverture à titre sur fond jaune. Synthèse du titre, section Contenu et ligne éditoriale, Wikipédia consultée en octobre 2026, mention « référence nécessaire » conservée dans la synthèse pour ce passage.
41 42Les Éditions du Centurion sont établies à Paris en 1945 par les pères assomptionnistes de la Maison de la Bonne Presse, devenue Bayard Presse en 1969 ; le groupe publie le quotidien La Croix, l'hebdomadaire Le Pèlerin et les mensuels Notre Temps, Panorama et Pomme d'Api. Synthèse des Éditions du Centurion, Wikipédia consultée en octobre 2026.
44Le Pèlerin fait partie des publications catholiques de Bayard Presse avec La Croix et Notre Temps. Synthèse anglaise du titre Le Pèlerin, Wikipédia consultée en octobre 2026.
45En moyenne en 2025-2026, diffusion ACPM de 70 503 exemplaires payés en France, audience globale de la marque Le Pèlerin de 460 000 personnes, diffusion à 98,77 % par abonnements. Page ACPM du titre Le Pèlerin, acpm.fr, consultée en septembre 2026 et citée par la synthèse du titre.
47 48 52Série de diffusion de 2007 à 2025 reprise dans la synthèse du titre, section Diffusion : 270 676 en 2007, 256 453 en 2008, 242 366 en 2009, 227 176 en 2010, 217 745 en 2011, 202 665 en 2012, 188 793 en 2013, 177 662 en 2014, 167 681 en 2015, 158 215 en 2016, 148 845 en 2017, 137 962 en 2018, 126 173 en 2019, 108 061 en 2021, 98 012 en 2022, 89 670 en 2023, 81 619 en 2024 et 73 885 en 2025. Synthèse du titre Le Pèlerin (magazine), Wikipédia consultée en octobre 2026.
49En 2010, circulation de Pèlerin de 242 255 exemplaires. Synthèse anglaise du titre Le Pèlerin, Wikipédia consultée en octobre 2026.
50Le magazine se revendique premier hebdomadaire catholique d'actualité en France ; version numérique disponible sur abonnement. Présentation du site lepelerin.com, « 1er hebdo chrétien d'actualité », 12 janvier 2022, citée par la synthèse du titre, consultée en octobre 2026.
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