Le concile Vatican II, réuni dans la basilique Saint-Pierre du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965, est le vingt-et-unième concile œcuménique reconnu par l'Église catholique. Convoqué par saint Jean XXIII, puis conduit à son terme par saint Paul VI[1], il n'est pas un concile de condamnation d'une hérésie unique, comme Nicée face à l'arianisme ou Trente face à la Réforme protestante. Son enjeu est plus large : présenter la foi catholique dans une langue pastorale adaptée au monde moderne, clarifier l'ecclésiologie, renouveler la liturgie, réaffirmer la Révélation, relancer la mission et préciser le rapport de l'Église avec les autres chrétiens, les religions non chrétiennes et la société contemporaine.[2][3]
Le concile promulgue seize documents : quatre constitutions, neuf décrets et trois déclarations. Les quatre constitutions forment l'ossature doctrinale : Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, Lumen gentium sur l'Église, Dei Verbum sur la Révélation divine, et Gaudium et spes sur l'Église dans le monde de ce temps.[4][5][6][7][8]
Vatican II est aussi l'un des conciles les plus discutés de l'histoire récente. Certains le réduisent à une rupture ; d'autres en font une autorisation générale de réinventer la foi. La lecture catholique correcte est plus exigeante : Vatican II doit être reçu dans la continuité du magistère antérieur, mais il a réellement déplacé l'accent pastoral, le vocabulaire ecclésiologique et la manière d'entrer en dialogue avec le monde contemporain.[9][10]
Pourquoi ce concile était-il nécessaire ?
L'intuition de Jean XXIII : aggiornamento sans rupture
Le 25 janvier 1959, moins de trois mois après son élection, Jean XXIII annonce son intention de convoquer un concile. Le mot italien aggiornamento résume souvent son intuition : non pas changer la foi, mais ouvrir les fenêtres, purifier les habitudes, rendre l'Église plus apte à annoncer l'Évangile dans un monde transformé par les guerres mondiales, la décolonisation, l'urbanisation, les médias de masse, les idéologies totalitaires et la sécularisation.[11]
Dans son discours d'ouverture du 11 octobre 1962, Jean XXIII affirme que le concile doit transmettre la doctrine catholique "intacte, sans la diminuer ni la déformer", mais selon une manière pastorale capable de rejoindre les hommes du temps présent. C'est le point décisif : Vatican II ne se présente pas comme abandon du dépôt de la foi, mais comme nouvelle manière de l'exposer.[12]
« Il faut que cette doctrine certaine et immuable, à laquelle doit être prêté un assentiment fidèle, soit approfondie et exposée selon ce que demande notre époque. » — Jean XXIII, discours d'ouverture de Vatican II, 11 octobre 1962[13]
Une Église devenue mondiale
Vatican I, interrompu en 1870, était déjà un concile international. Vatican II manifeste plus encore la catholicité mondiale : les évêques viennent d'Europe, d'Amérique latine, d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Églises orientales catholiques. La décolonisation transforme la géographie ecclésiale ; les jeunes Églises ne veulent plus être seulement des terres de mission dirigées depuis l'Europe.[14]
Cette dimension explique plusieurs accents du concile : restauration du diaconat permanent, valorisation des Églises particulières, place des conférences épiscopales, mission des laïcs, dialogue avec les cultures, œcuménisme et liberté religieuse. Le catholicisme ne quitte pas Rome ; il assume davantage son extension mondiale.
Compléter Vatican I : primauté et collégialité
Le concile Vatican I avait défini la primauté du pape et l'infaillibilité ex cathedra, mais il fut suspendu avant de développer une doctrine complète de l'épiscopat et de l'Église comme mystère. Vatican II reprend ce chantier, surtout dans Lumen gentium : le pape demeure principe visible d'unité, mais les évêques, successeurs des apôtres, forment avec lui un collège épiscopal.[15][16]
La Nota explicativa praevia, annexée à Lumen gentium, précise que la collégialité ne diminue pas l'autorité du pontife romain. Le collège des évêques n'agit jamais sans son chef ; il n'existe donc pas deux autorités suprêmes concurrentes, mais une articulation entre primauté pétrinienne et responsabilité épiscopale universelle.[17]
Où et quand le concile s'est-il réuni ?
Quatre sessions dans la basilique Saint-Pierre
Le concile se tient au Vatican, dans la basilique Saint-Pierre. Il s'ouvre solennellement le 11 octobre 1962. Jean XXIII meurt le 3 juin 1963 ; Paul VI, élu le 21 juin 1963, décide de poursuivre le concile et l'oriente autour de quatre objectifs : approfondir la conscience de l'Église, la réformer, chercher l'unité des chrétiens et dialoguer avec le monde contemporain.[18]
Les quatre périodes conciliaires se succèdent de 1962 à 1965. La première session prépare le terrain et rejette plusieurs schémas préparatoires jugés trop défensifs. Les sessions suivantes produisent les textes majeurs : Sacrosanctum Concilium et Inter mirifica en 1963 ; Lumen gentium, Unitatis redintegratio et Orientalium Ecclesiarum en 1964 ; enfin la majorité des textes restants en 1965, dont Dei Verbum, Dignitatis humanae, Nostra aetate et Gaudium et spes.[19][20]
Une méthode de débats, commissions et votes
Vatican II n'est pas une simple opération administrative. Les schémas préparatoires sont discutés, réécrits, amendés et votés. Des théologiens comme Henri de Lubac, Yves Congar, Joseph Ratzinger, Karl Rahner, Gérard Philips ou Jean Daniélou travaillent comme experts ou conseillers, tandis que des observateurs non catholiques assistent aux sessions, signe nouveau de l'ouverture œcuménique.[21]
La méthode explique le style final : les textes ne sont pas des traités scolaires, mais des constitutions, décrets et déclarations destinés à orienter durablement la vie de l'Église. Certains paragraphes sont doctrinalement très denses ; d'autres ont une tonalité pastorale ou programmatique.
- 25 janvier 1959Annonce du concileJean XXIII
Jean XXIII annonce son projet de concile œcuménique à Saint-Paul-hors-les-Murs.[22]
- 11 octobre 1962Ouverturepremière session
Le concile s'ouvre à Saint-Pierre par le discours Gaudet Mater Ecclesia.[23]
- 4 décembre 1963Sacrosanctum Conciliumliturgie
Première constitution promulguée : la liturgie est présentée comme sommet et source de la vie de l'Église.[24]
- 21 novembre 1964Lumen gentiumÉglise
- 18 novembre 1965Dei VerbumRévélation
Le concile promulgue la constitution dogmatique sur la Révélation divine.[26]
- 7 décembre 1965Gaudium et spesmonde contemporain
La constitution pastorale sur l'Église dans le monde de ce temps est promulguée la veille de la clôture.[27]
- 8 décembre 1965ClôturePaul VI
Paul VI clôt solennellement le concile Vatican II.[28]
Qui sont les acteurs principaux ?
Jean XXIII, le pape de l'ouverture
Jean XXIII ne dirige qu'une seule session, mais son empreinte est décisive. Il veut un concile pastoral, non un tribunal d'anathèmes. Son intention n'est pas de minimiser les erreurs modernes ; elle est de présenter la vérité chrétienne avec une confiance évangélique renouvelée. Cette posture donne à Vatican II son ton propre : ferme sur le dépôt de la foi, mais moins polémique que les conciles de crise précédents.[29]
Paul VI, le pape de la conduite et de la promulgation
Paul VI reçoit un concile ouvert mais non achevé. Son rôle est de maintenir l'équilibre : encourager le renouveau sans laisser le concile se dissoudre dans l'improvisation ; permettre le dialogue sans affaiblir la foi ; donner une forme finale aux grands textes. Il promulgue notamment Lumen gentium, Dei Verbum, Dignitatis humanae et Gaudium et spes.[30][31]
Le 7 décembre 1965, dans son discours de clôture, Paul VI insiste sur le caractère religieux du concile : même en parlant de l'homme, de la société, de la paix ou de la culture, Vatican II a voulu orienter le regard vers Dieu et vers le Christ.[32]
Les pères conciliaires et les experts
Les pères conciliaires sont les évêques et supérieurs majeurs ayant voix délibérative. Le rôle des experts (periti) est également majeur : ils aident à rédiger, corriger, argumenter et clarifier les schémas. Leur influence explique en partie la richesse biblique, patristique, liturgique et ecclésiologique des textes.
Il faut cependant éviter une lecture romanesque où quelques théologiens auraient "fabriqué" le concile contre les évêques. Les textes finaux sont votés et promulgués par l'autorité conciliaire et pontificale. Leur interprétation appartient ensuite au magistère vivant de l'Église, non à des écoles théologiques concurrentes.
Que définit ou enseigne le concile ?
Sacrosanctum Concilium : liturgie, source et sommet
La première constitution, Sacrosanctum Concilium, est promulguée le 4 décembre 1963. Elle affirme que la liturgie est le sommet vers lequel tend l'action de l'Église et la source d'où découle toute sa force. Elle demande une participation active, consciente et fructueuse des fidèles, sans réduire la liturgie à une animation communautaire.[33][34]
« Toutefois, la liturgie est le sommet vers lequel tend l'action de l'Église, et en même temps la source d'où découle toute sa vertu. » — Vatican II, Sacrosanctum Concilium, § 10[35]
Le texte autorise une place plus large des langues vernaculaires, restaure certains éléments, simplifie des rites et demande une réforme des livres liturgiques. Il ne supprime pas le latin : il affirme au contraire que l'usage de la langue latine sera conservé dans les rites latins, tout en permettant des adaptations selon les besoins pastoraux.[36]
Lumen gentium : le mystère de l'Église
Lumen gentium, promulguée le 21 novembre 1964, est la constitution dogmatique sur l'Église. Elle commence par le Christ, "lumière des nations", puis présente l'Église comme sacrement, peuple de Dieu, Corps du Christ et temple de l'Esprit. Le texte évite deux réductions : l'Église n'est pas seulement une organisation juridique ; elle n'est pas non plus une communauté invisible sans structure sacramentelle.[37][38]
Le paragraphe 8 formule l'une des expressions les plus commentées : l'Église du Christ "subsiste dans" l'Église catholique. Cette formule ne nie pas l'identité catholique de l'Église du Christ ; elle permet de reconnaître que des éléments de sanctification et de vérité existent hors de ses limites visibles, tout en maintenant que la plénitude confiée par le Christ demeure dans l'Église catholique.[39][40]
Dei Verbum : Révélation, Écriture et Tradition
Dei Verbum, promulguée le 18 novembre 1965, donne l'une des synthèses catholiques les plus importantes sur la Révélation. Dieu ne livre pas seulement des propositions ; il se révèle lui-même, par des événements et des paroles intrinsèquement liés, culminant dans le Christ.[41]
Le texte refuse l'opposition protestante classique entre Écriture seule et Tradition comme ajout humain. La sainte Tradition et la sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu confié à l'Église ; le magistère n'est pas au-dessus de la Parole, mais il la sert en l'écoutant, la gardant et l'exposant fidèlement.[42]
Gaudium et spes : l'Église dans le monde de ce temps
Gaudium et spes est promulguée le 7 décembre 1965. Elle commence par une phrase devenue célèbre : les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps sont aussi ceux des disciples du Christ. La constitution ne canonise pas le monde moderne ; elle engage l'Église à discerner ses aspirations, ses blessures et ses dangers à la lumière du Christ.[43]
Les thèmes sont vastes : dignité de la personne, conscience, athéisme, mariage, culture, économie, politique, paix, guerre, solidarité internationale. Son centre doctrinal est christologique : le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné.[44]
Quels textes le concile promulgue-t-il ?
Les seize documents
Vatican II promulgue quatre constitutions, neuf décrets et trois déclarations. Cette architecture est importante : toutes les décisions n'ont pas le même genre littéraire, mais l'ensemble oriente la réception du concile.
| Type | Documents | Sujet principal |
|---|---|---|
| Constitutions | Sacrosanctum Concilium, Lumen gentium, Dei Verbum, Gaudium et spes | Liturgie, Église, Révélation, monde contemporain |
| Décrets | Inter mirifica, Orientalium Ecclesiarum, Unitatis redintegratio, Christus Dominus, Perfectae caritatis, Optatam totius, Apostolicam actuositatem, Ad gentes, Presbyterorum ordinis | Médias, Églises orientales, œcuménisme, évêques, vie religieuse, formation sacerdotale, laïcs, mission, prêtres |
| Déclarations | Gravissimum educationis, Nostra aetate, Dignitatis humanae | Éducation chrétienne, religions non chrétiennes, liberté religieuse |
Œcuménisme, religions non chrétiennes et liberté religieuse
Le décret Unitatis redintegratio affirme que la division des chrétiens contredit la volonté du Christ et nuit à la prédication de l'Évangile. Il ne dit pas que toutes les confessions se valent ; il appelle les catholiques à reconnaître les éléments chrétiens réels présents chez les séparés et à travailler à l'unité dans la vérité.[45][46]
La déclaration Nostra aetate marque un tournant dans le rapport public de l'Église au judaïsme et aux religions non chrétiennes. Son § 4 rejette l'idée d'une culpabilité collective des Juifs de tous les temps dans la Passion du Christ et déplore les haines, persécutions et manifestations d'antisémitisme.[47]
La déclaration Dignitatis humanae enseigne que la personne humaine a droit à la liberté religieuse, c'est-à-dire à ne pas être contrainte par l'État ou par des groupes humains en matière religieuse dans les justes limites de l'ordre public. Le texte ne dit pas que l'erreur aurait des droits comme vérité ; il fonde l'immunité de contrainte sur la dignité de la personne et sur la nature libre de l'acte de foi.[48]
Mission, laïcs, prêtres et évêques
Le décret Ad gentes relance la mission comme nature même de l'Église : l'Église est missionnaire parce qu'elle procède de la mission du Fils et de l'Esprit. Apostolicam actuositatem développe l'apostolat des laïcs ; Christus Dominus traite de la charge pastorale des évêques ; Presbyterorum ordinis précise la vie et le ministère des prêtres ; Optatam totius réforme la formation sacerdotale.[49][50][51][52][53]
Ces textes montrent que Vatican II n'est pas seulement un concile de dialogue. Il veut réorganiser la vie concrète de l'Église : diocèses, séminaires, mission, responsabilités des baptisés, vie religieuse, rapport entre Églises locales et Église universelle.
Comment le concile a-t-il été reçu ?
La réception immédiate : enthousiasme et crise postconciliaire
La réception de Vatican II se fait dans les années 1960-1970, c'est-à-dire dans une période de bouleversements culturels très rapides. Cela explique une partie de la confusion : certaines réformes voulues par le concile sont authentiques ; certaines interprétations postconciliaires vont au-delà des textes ou les contredisent. La crise des vocations, les tensions liturgiques, la contestation doctrinale et les expérimentations pastorales ne peuvent donc pas être simplement attribuées au concile comme tel, ni séparées complètement de sa réception historique.[54]
Paul VI lui-même, qui a promulgué le concile, constatera ensuite une crise profonde. Ce constat n'annule pas Vatican II : il oblige à distinguer le concile reçu par l'Église et ce qu'on a parfois appelé "l'esprit du concile" lorsque cette expression sert à justifier des ruptures non contenues dans les textes.
L'herméneutique de la continuité
Le 22 décembre 2005, Benoît XVI donne une clé de lecture devenue classique : il oppose une herméneutique de la discontinuité et de la rupture à une herméneutique de la réforme dans la continuité de l'unique sujet-Église. Cette distinction est capitale pour les débats contemporains.[55]
Elle permet de refuser deux erreurs. La première consiste à rejeter Vatican II comme concile illégitime ou moderniste en soi. La seconde consiste à utiliser Vatican II comme prétexte pour rompre avec le dogme, la morale ou la liturgie reçus. La vraie réception catholique lit Vatican II avec toute la Tradition, et non contre elle.
Les objections traditionalistes
Les critiques les plus fortes portent souvent sur la liturgie, l'œcuménisme, la liberté religieuse, la relation au judaïsme, la collégialité et la formule subsistit in. Certaines objections identifient les textes conciliaires à leurs abus postérieurs ; d'autres jugent les textes eux-mêmes ambigus ou incompatibles avec le magistère antérieur.[56]
La réponse catholique doit être précise. Il ne suffit pas de dire que tout va bien ; il faut lire les textes, leurs notes, leurs limites, leur réception officielle et les clarifications ultérieures, notamment Dominus Iesus sur l'unicité salvifique du Christ et de l'Église, le Catéchisme de l'Église catholique et les interventions de Jean-Paul II, Benoît XVI et François.[57][58]
Que reste-t-il aujourd'hui de Vatican II ?
Un concile central pour comprendre l'Église contemporaine
Vatican II reste indispensable pour comprendre l'Église contemporaine : messe réformée, lectionnaire enrichi, participation des laïcs, dialogue œcuménique, relations avec le judaïsme, synodes d'évêques, conférences épiscopales, conscience missionnaire mondiale, place de la Parole de Dieu dans la vie catholique et renouvellement de la théologie de l'Église.
Son influence est visible jusque dans le Catéchisme de l'Église catholique, qui cite massivement les documents conciliaires. Les papes postérieurs ne l'ont pas mis entre parenthèses ; ils l'ont interprété, corrigé dans ses abus de réception, et intégré dans le magistère ordinaire de l'Église.[59]
Un test de catholicité : recevoir sans absolutiser
Recevoir Vatican II catholiquement ne signifie pas faire du concile un "superdogme" qui écraserait tout ce qui précède. Cela signifie reconnaître son autorité réelle, lire ses textes selon leur genre et leur degré d'enseignement, et les situer dans la continuité vivante de l'Église. Vatican II est un concile œcuménique ; il n'est ni une nouvelle religion, ni une parenthèse honteuse.
Une tâche encore ouverte
Plus de soixante ans après l'ouverture, Vatican II reste une tâche de discernement. Son appel à la sainteté universelle, à la participation liturgique, à la mission des laïcs, à l'amour de l'Écriture, à l'unité des chrétiens et à la présence chrétienne dans le monde n'est pas épuisé. Le vrai critère n'est pas de brandir le concile, mais de produire les fruits qu'il cherchait : plus de foi, plus de sainteté, plus d'unité, plus de mission et une annonce plus transparente du Christ.
Pour aller plus loin
- Lire Vatican I : primauté romaine, infaillibilité et ecclésiologie inachevée en 1870.
- Lire La Fraternité Saint-Pie X : réception conflictuelle de Vatican II, liturgie et autorité.
- Lire L'infaillibilité pontificale : ce que Vatican I définit et ce que Vatican II complète.
- Lire Le catholicisme est-il la vraie religion ? : Lumen gentium, Unitatis redintegratio et Dominus Iesus.
Notes et références
Jean XXIII, pape de 1958 à 1963, canonisé par François le 27 avril 2014 avec Jean-Paul II : homélie de canonisation. Paul VI, pape de 1963 à 1978, béatifié le 19 octobre 2014 puis canonisé par François le 14 octobre 2018 : messe et rite de canonisation.
1Saint-Siège, dossier historique officiel du concile Vatican II sur Vatican.va : Le Concile Vatican II. Dates, documents conciliaires et accès aux textes officiels.
2 11 22Encyclopaedia Britannica, "Second Vatican Council", synthèse historique sur la convocation (25 janvier 1959), les sessions (1962-1965), les participants, les 16 textes et la réception.
3 14 20 21Saint-Siège, dossier officiel du concile Vatican II sur Vatican.va (index des 16 documents : quatre constitutions, neuf décrets, trois déclarations) : Le Concile Vatican II.
4 19 31Concile Vatican II, constitution Sacrosanctum Concilium sur la sainte liturgie, 4 décembre 1963, texte officiel sur vatican.va.
5 24Concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen gentium sur l'Église, 21 novembre 1964, texte officiel sur vatican.va.
6 25Concile Vatican II, constitution dogmatique Dei Verbum sur la Révélation divine, 18 novembre 1965, texte officiel sur vatican.va.
7 26Concile Vatican II, constitution pastorale Gaudium et spes sur l'Église dans le monde de ce temps, 7 décembre 1965, texte officiel sur vatican.va.
8 27Benoît XVI, discours à la Curie romaine, 22 décembre 2005 : distinction entre herméneutique de la discontinuité et herméneutique de la réforme dans la continuité, texte officiel sur vatican.va.
9 55Paul VI, discours de clôture du concile Vatican II, 7 décembre 1965, texte officiel sur vatican.va.
10 28 32Jean XXIII, discours d'ouverture Gaudet Mater Ecclesia, 11 octobre 1962 : texte latin officiel (« oportet ut haec doctrina certa et immutabilis, cui fidele obsequium est praestandum, ea ratione pervestigetur et exponatur, quam tempora postulant nostra ») et traduction italienne officielle ; la page française de vatican.va ne donnant pas le texte intégral, la citation française ci-dessus en est une traduction fidèle, collationnée mot à mot sur le latin et l'italien officiels. Édition de référence : Acta Apostolicae Sedis 54 (1962), pp. 786-795, passage cité p. 792.
12 13 23 29Vatican II, Lumen gentium, § 22 : collège épiscopal avec son chef, le pontife romain.
15Vatican II, Nota explicativa praevia annexée à Lumen gentium, particulièrement §§ 2-4 : le collège n'existe pas sans son chef et ne peut agir sans le pontife romain.
16 17Paul VI, discours d'ouverture de la deuxième session de Vatican II, 29 septembre 1963, texte officiel sur vatican.va.
18 30Vatican II, Sacrosanctum Concilium, § 10 : la liturgie comme sommet et source de la vie ecclésiale.
33 35Vatican II, Sacrosanctum Concilium, § 14 : participation pleine, consciente et active des fidèles aux célébrations liturgiques.
34Vatican II, Sacrosanctum Concilium, § 36 : conservation du latin dans les rites latins et possibilité d'une place plus large pour la langue du pays.
36Vatican II, Lumen gentium, § 1 : le Christ, lumière des nations, et l'Église comme signe et instrument de l'union avec Dieu et de l'unité du genre humain.
37Vatican II, Lumen gentium, § 8 : l'Église du Christ subsiste dans l'Église catholique ; éléments de sanctification et de vérité hors de ses structures visibles.
38 39Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclaration Dominus Iesus, 6 août 2000, §§ 16-17 : unicité de l'Église du Christ et interprétation de subsistit in, texte officiel sur vatican.va.
40 57Vatican II, Dei Verbum, § 2 : Dieu se révèle lui-même par des actions et des paroles intimement liées.
41Vatican II, Dei Verbum, § 10 : Tradition, Écriture, dépôt sacré et magistère serviteur de la Parole de Dieu.
42Vatican II, Gaudium et spes, § 1 : les joies, espoirs, tristesses et angoisses des hommes de ce temps.
43Vatican II, Gaudium et spes, § 22 : le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné.
44Concile Vatican II, décret Unitatis redintegratio sur l'œcuménisme, 21 novembre 1964, § 1, texte officiel sur vatican.va.
45Vatican II, Unitatis redintegratio, § 3 : communion imparfaite, éléments de sanctification et de vérité, efficacité salvifique venant de la plénitude confiée à l'Église catholique.
46Concile Vatican II, déclaration Nostra aetate, 28 octobre 1965, § 4, texte officiel sur vatican.va.
47Concile Vatican II, déclaration Dignitatis humanae sur la liberté religieuse, 7 décembre 1965, § 2, texte officiel sur vatican.va.
48Concile Vatican II, décret Ad gentes sur l'activité missionnaire de l'Église, 7 décembre 1965, § 2 : l'Église est missionnaire par nature.
49Concile Vatican II, décret Apostolicam actuositatem sur l'apostolat des laïcs, 18 novembre 1965, § 2.
50Concile Vatican II, décret Christus Dominus sur la charge pastorale des évêques, 28 octobre 1965.
51Concile Vatican II, décret Presbyterorum ordinis sur le ministère et la vie des prêtres, 7 décembre 1965.
52Concile Vatican II, décret Optatam totius sur la formation des prêtres, 28 octobre 1965.
53Joseph Ratzinger avec Vittorio Messori, Entretiens sur la foi, Fayard, 1985 : diagnostic sur la réception postconciliaire et distinction entre textes du concile et dérives interprétatives.
54Voir l'article Ignispedia La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), qui détaille les objections traditionalistes à Vatican II, leur histoire et les réponses catholiques.
56Catéchisme de l'Église catholique, 1992, usage massif des textes de Vatican II, notamment Lumen gentium, Dei Verbum, Sacrosanctum Concilium et Gaudium et spes.
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