Le sacrement de l'ordre

Le sacrement de l'ordre est celui par lequel un évêque, par l'imposition des mains, ordonne d'autres évêques, des prêtres et des diacres. Transmis depuis les Apôtres, il fait passer le ministère même du Christ : ses trois degrés, sa célébration et ce qu'il produit dans l'âme.

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Le sacrement de l'ordre est, dans la foi catholique, le sacrement du ministère apostolique : celui par lequel « la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l'Église jusqu'à la fin des temps »[1]. Par l'imposition des mains d'un évêque et une prière de consécration, des hommes sont faits évêques, prêtres ou diacres — non par une simple décision de la communauté, mais par un don de l'Esprit Saint qui confère un « pouvoir sacré » ne venant que du Christ lui-même[2].

Le sacrement comporte trois degrés : l'épiscopat, le presbytérat et le diaconat[3]. L'évêque reçoit la plénitude du sacerdoce ; le prêtre est son coopérateur ; le diacre est ordonné « non pas en vue du sacerdoce, mais en vue du service »[4]. Ces trois degrés ne sont pas trois sacrements, mais un seul sacrement reçu à des niveaux différents.

Trois traits en marquent la singularité. Le ministre ordonné agit in persona Christi Capitis — « en la personne du Christ-Tête » : c'est le Christ lui-même qui, par lui, enseigne, sanctifie et conduit son Église[5]. Le sacrement imprime dans l'âme un caractère indélébile : il ne se reçoit qu'une fois et ne peut être effacé, de sorte qu'un homme validement ordonné « ne peut plus redevenir laïc » au sens strict[6]. Enfin ce sacerdoce est ministériel, c'est-à-dire un service : il existe au profit du sacerdoce commun de tous les baptisés, jamais pour la domination[7].

Cet article présente le sacrement dans son ensemble : ce qu'il est, son enracinement dans l'histoire du salut, ses trois degrés, sa célébration, son ministre, son sujet, ses effets et sa grandeur spirituelle. Pour la notion générale de sacrement, voir Qu'est-ce qu'un sacrement ? ; pour le détail du caractère, voir Le caractère sacramentel.

Qu'est-ce que le sacrement de l'ordre ? « Le sacrement du ministère apostolique »

Avant tout débat, il faut entendre ce que l'Église dit de l'ordre en propre. Le Catéchisme en donne une définition d'une grande précision, qui le distingue de tous les autres sacrements.

« L'Ordre est le sacrement grâce auquel la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l'Église jusqu'à la fin des temps : il est donc le sacrement du ministère apostolique. Il comporte trois degrés : l'épiscopat, le presbytérat et le diaconat. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1536[8]

Tout est là. L'ordre n'est pas d'abord une promotion ou une fonction : c'est un canal de transmission. Par lui, ce que le Christ a confié aux Douze — annoncer l'Évangile, sanctifier par les sacrements, conduire le peuple de Dieu — ne s'éteint pas à la mort des Apôtres, mais passe d'âge en âge par une chaîne ininterrompue d'ordinations. C'est ce qu'on appelle la succession apostolique.

Pourquoi ce nom d'« ordre » ?

Le mot étonne : il évoque le rangement ou le commandement bien plus que le sacré. C'est qu'il vient du droit romain. Dans l'antiquité, le mot « Ordre » désignait « des corps constitués au sens civil, surtout le corps de ceux qui gouvernent », et « ordinatio désigne l'intégration dans un ordo »[9]. L'Église a repris ce vocabulaire pour désigner ses propres « corps constitués » — non sans fondement dans l'Écriture, qui parle du Christ comme « prêtre selon l'ordre de Melchisédech » (Ps 110, 4 ; He 7, 11)[10]. La liturgie parle ainsi de l'ordo episcoporum (l'ordre des évêques), de l'ordo presbyterorum (des prêtres), de l'ordo diaconorum (des diacres)[11].

Ordonner, ce n'est pas simplement élire

Le point décisif est négatif : ordonner n'est pas désigner. L'élection d'un responsable, la délégation d'une charge, l'institution par une assemblée ne sont pas une ordination. Le Catéchisme y insiste :

« Aujourd'hui le mot ordinatio est réservé à l'acte sacramentel qui intègre dans l'ordre des évêques, des presbytres et des diacres, et qui va au-delà d'une simple élection, désignation, délégation ou institution par la communauté, car il confère un don du Saint-Esprit permettant d'exercer un "pouvoir sacré" qui ne peut venir que du Christ lui-même, par son Église. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1538[12]

L'ordination est aussi appelée consecratio, « consécration », parce qu'elle est « une mise à part et une investiture par le Christ lui-même »[13]. Et le signe visible de cette consécration, pour les trois degrés, est invariable : « l'imposition des mains de l'évêque, avec la prière consécratoire »[14]. On retrouvera ce noyau lorsqu'il s'agira de dire ce qu'il faut concrètement pour ordonner.

Trois degrés, un seul sacrement

L'ordre est l'unique sacrement qui se reçoit à des degrés distincts. La doctrine catholique « reconnaît qu'il existe deux degrés de participation ministérielle au sacerdoce du Christ : l'épiscopat et le presbytérat. Le diaconat est destiné à les aider et à les servir »[15]. C'est pourquoi le mot sacerdos (« prêtre ») désigne aujourd'hui les évêques et les prêtres, mais non les diacres. Pourtant, les trois degrés — « les degrés de participation sacerdotale (épiscopat et presbytérat) et le degré de service (diaconat) » — sont tous « conférés par un acte sacramentel appelé "ordination" »[16]. Saint Ignace d'Antioche, dès le début du IIᵉ siècle, les nommait déjà ensemble :

« Que tous révèrent les diacres comme Jésus-Christ, comme aussi l'évêque, qui est l'image du Père, et les presbytres comme le sénat de Dieu et comme l'assemblée des apôtres : sans eux, on ne peut parler d'Église. » — Saint Ignace d'Antioche, Aux Tralliens, 3, 1[17]

Le sacerdoce dans l'histoire du salut

De l'Ancienne Alliance à l'unique sacerdoce du Christ — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le sacerdoce chrétien n'est pas une invention tardive : selon l'Église, Dieu l'a préparé de loin, à travers tout l'Ancien Testament, avant de l'accomplir dans le Christ et de le communiquer à son Église. L'idée maîtresse est ancienne : « Sacrifice et sacerdoce ont été si unis par une disposition de Dieu que l'un et l'autre ont existé dans toute loi »[18]. Là où il y a un sacrifice, il y a un prêtre pour l'offrir.

Le sacerdoce de l'Ancienne Alliance

Dieu avait constitué Israël « un royaume de prêtres et une nation consacrée » (Ex 19, 6). Mais au sein du peuple, il choisit la tribu de Lévi, « mise à part pour le service liturgique », dont « Dieu lui-même est la part d'héritage »[19]. Un rite propre consacrait ces prêtres, dont la fonction est résumée par l'épître aux Hébreux :

« Tout grand prêtre, en effet, pris d'entre les hommes, est établi pour intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu, afin d'offrir dons et sacrifices pour les péchés. » — Épître aux Hébreux, 5, 1[20]

Ce sacerdoce était réel, mais impuissant à sauver : devant « répéter sans cesse les sacrifices », il ne pouvait « aboutir à une sanctification définitive », que seul devait opérer le sacrifice du Christ[21]. La liturgie de l'Église voit dans le sacerdoce d'Aaron, le service des lévites et l'institution des « soixante-dix Anciens » (Nb 11, 24-25) des préfigurations du ministère ordonné de la Nouvelle Alliance[22]. Aujourd'hui encore, la prière de consécration des évêques rappelle que Dieu, « tout au long de l'ancienne Alliance, commençait à donner forme à son Église » en instituant « des chefs et des prêtres »[23].

L'unique sacerdoce du Christ

Toutes ces figures « trouvent leur accomplissement dans le Christ Jésus, unique médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Tm 2, 5)[24]. La tradition voit dans Melchisédech, « prêtre du Dieu Très-Haut » (Gn 14, 18), une préfiguration du Christ, « unique Grand prêtre selon l'ordre de Melchisédech », « saint, innocent, immaculé », qui « par une oblation unique a rendu parfaits pour toujours ceux qu'il sanctifie » (He 7, 26 ; 10, 14)[25].

Ici surgit une question redoutable : si le Christ est l'unique prêtre, et son sacrifice unique et achevé « une fois pour toutes », à quoi bon un sacerdoce chrétien ? La réponse de l'Église est d'une grande cohérence. De même que l'unique sacrifice du Christ est « rendu présent dans le sacrifice eucharistique de l'Église », de même « l'unique sacerdoce du Christ est rendu présent par le sacerdoce ministériel sans que soit diminuée l'unicité du sacerdoce du Christ »[26]. Le prêtre n'ajoute rien au Christ : il le rend présent.

« Aussi le Christ est-Il le seul vrai prêtre, les autres n'étant que ses ministres. » — Saint Thomas d'Aquin, Commentaire de l'épître aux Hébreux, 7, 4[27]

Deux participations à l'unique sacerdoce du Christ

Deux participations distinctes et ordonnées l'une à l'autre — infographie originale Ignispedia créée par IA, d'après Lumen gentium 10.

Le Christ, « grand prêtre et unique médiateur, a fait de l'Église un "Royaume de prêtres pour son Dieu et Père" » (Ap 1, 6 ; 1 P 2, 5. 9)[28]. Il existe donc, dans l'Église, deux manières distinctes de participer au sacerdoce du Christ — qu'il faut soigneusement ne pas confondre.

La première est le sacerdoce commun de tous les baptisés : « par les sacrements du Baptême et de la Confirmation, les fidèles sont consacrés pour être un sacerdoce saint »[29]. La seconde est le sacerdoce ministériel des évêques et des prêtres. Le concile Vatican II énonce avec force leur rapport :

« Le sacerdoce ministériel ou hiérarchique des évêques et des prêtres, et le sacerdoce commun de tous les fidèles, bien que l'un et l'autre, chacun selon son mode propre, participent de l'unique sacerdoce du Christ, diffèrent cependant essentiellement, tout en étant ordonnés l'un à l'autre. » — Concile Vatican II, Lumen gentium, 10[30]

La nuance est capitale et souvent mal comprise. Les deux ne diffèrent pas en degré (comme si le prêtre était « plus » chrétien), mais en essence : ce sont deux réalités de nature différente, « ordonnées l'une à l'autre ». Le sacerdoce ministériel n'existe pas pour lui-même ; il est « au service du sacerdoce commun », « un des moyens par lesquels le Christ ne cesse de construire et de conduire son Église »[31]. C'est pour cela qu'il est « transmis par un sacrement propre, le sacrement de l'Ordre ».

Agir « en la personne du Christ-Tête »

Comment un homme pécheur peut-il représenter le Christ ? La réponse tient dans une formule technique mais décisive : in persona Christi Capitis, « en la personne du Christ-Tête ». Dans le ministre ordonné, « c'est le Christ lui-même qui est présent à son Église en tant que Tête de son corps, Pasteur de son troupeau, grand prêtre du sacrifice rédempteur, Maître de la Vérité »[32].

« C'est le même Prêtre, le Christ Jésus, dont en vérité le ministre tient le rôle. Si, en vérité, celui-ci est assimilé au Souverain Prêtre à cause de la consécration sacerdotale qu'il a reçue, il jouit du pouvoir d'agir par la puissance du Christ lui-même qu'il représente. » — Pie XII, encyclique Mediator Dei[33]

Cette présence du Christ dans le ministre ne le rend pas impeccable. Le Catéchisme le précise avec une honnêteté qui désamorce bien des objections : elle « ne doit pas être comprise comme si celui-ci était prémuni contre toutes les faiblesses humaines, l'esprit de domination, les erreurs, voire le péché »[34]. La force de l'Esprit garantit le fruit des sacrements — même célébrés par un ministre indigne — mais non la sainteté personnelle du ministre. C'est toute la portée de l'adage ex opere operato, exposé dans Qu'est-ce qu'un sacrement ?.

Un sacerdoce « ministériel » : servir, non dominer

Le mot ministériel vient de ministerium, « service ». Le sacerdoce « est entièrement référé au Christ et aux hommes » ; il « a été institué en faveur des hommes et de la communauté de l'Église »[35]. Il communique un « pouvoir sacré », mais « l'exercice de cette autorité doit se mesurer d'après le modèle du Christ qui, par amour, s'est fait le dernier et le serviteur de tous » (Mc 10, 43-45 ; 1 P 5, 3)[36].

« Le Seigneur a dit clairement que le soin apporté à son troupeau était une preuve d'amour pour Lui. » — Saint Jean Chrysostome, Du sacerdoce, 2, 4[37]

Le prêtre agit aussi « au nom de toute l'Église » lorsqu'il présente à Dieu sa prière et surtout « lorsqu'il offre le sacrifice eucharistique »[38]. Mais cela ne fait pas de lui un simple délégué de la communauté : « la prière et l'offrande de l'Église sont inséparables de la prière et de l'offrande du Christ, son Chef »[39]. C'est précisément « parce que le sacerdoce ministériel représente le Christ qu'il peut représenter l'Église ».

Les trois degrés du sacrement de l'ordre

Un seul sacrement, trois degrés — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le ministère ordonné, « institué par Dieu, est exercé dans la diversité des ordres par ceux que, déjà depuis l'antiquité, on appelle évêques, prêtres, diacres » (LG 28)[40]. Voici comment l'Église comprend chacun de ces trois degrés.

DegréNom liturgiqueCe qu'il reçoitMission propre
ÉpiscopatOrdo episcoporumLa plénitude du sacrement de l'ordreEnseigner, sanctifier et gouverner ; successeur des Apôtres
PresbytératOrdo presbyterorumLe sacerdoce ministériel à un degré subordonnéCoopérateur de l'évêque ; célébrer l'Eucharistie, prêcher, pardonner
DiaconatOrdo diaconorumLe caractère, « non en vue du sacerdoce, mais du service »Servir : liturgie, Évangile, charité ; assister l'évêque et les prêtres

L'épiscopat : la plénitude du sacerdoce

L'évêque tient « la première place » parmi les ministères[41]. Vatican II a tranché une question longtemps débattue : l'épiscopat est-il un simple surcroît de juridiction sur le sacerdoce, ou un véritable degré du sacrement ? Le concile enseigne que c'est bien un degré sacramentel, et même le plus haut :

« Par la consécration épiscopale est conférée la plénitude du sacrement de l'Ordre, que la coutume liturgique de l'Église et la voix des saints Pères désignent sous le nom de sacerdoce suprême, de réalité totale du ministère sacré. » — Concile Vatican II, Lumen gentium, 21[42]

Par cette consécration, « en même temps que la charge de sanctifier, est conférée aussi la charge d'enseigner et de gouverner », et « le caractère sacré est imprimé », de telle sorte que les évêques « tiennent la place du Christ lui-même, Maître, Pasteur et Pontife »[43]. L'épiscopat est de nature collégiale : on devient membre du corps épiscopal « en vertu de la consécration sacramentelle et par la communion hiérarchique avec le chef du collège » — d'où l'antique usage qui veut que plusieurs évêques participent à un sacre[44]. Pour qu'une ordination épiscopale soit légitime, « une intervention spéciale de l'Évêque de Rome est requise aujourd'hui »[45].

Le presbytérat : les coopérateurs des évêques

Les prêtres (presbytres) ne possèdent pas la plénitude du sacerdoce : ils en reçoivent une part, « à un degré subordonné », pour être « les coopérateurs de l'Ordre épiscopal »[46]. Le décret conciliaire Presbyterorum ordinis en donne la définition de référence :

« Le sacerdoce des prêtres, s'il suppose les sacrements de l'initiation chrétienne, est cependant conféré au moyen du sacrement particulier qui, par l'onction du Saint-Esprit, les marque d'un caractère spécial et les configure ainsi au Christ Prêtre, pour les rendre capables d'agir au nom du Christ Tête en personne. » — Concile Vatican II, Presbyterorum ordinis, 2[47]

C'est « dans le culte ou synaxe eucharistique que s'exerce par excellence leur charge sacrée » : là, « tenant la place du Christ », ils rendent présent « l'unique sacrifice du Nouveau Testament »[48]. De ce sacrifice, « tout leur ministère sacerdotal tire sa force ». Les prêtres d'un diocèse, unis à leur évêque, forment « un seul presbyterium »[49] : ils ne peuvent exercer leur ministère « qu'en dépendance de l'évêque et en communion avec lui », ce que signifient la promesse d'obéissance faite à l'ordination et le baiser de paix de l'évêque. Le lien du sacerdoce ministériel à l'autel est tel que ses fruits débordent toujours vers l'Eucharistie.

Le diaconat : ordonné « en vue du service »

Le troisième degré est d'une nature à part. Le diacre reçoit le sacrement, et donc le caractère, mais non le sacerdoce :

« Au degré inférieur de la hiérarchie se trouvent les diacres, auxquels on a imposé les mains "non pas en vue du sacerdoce, mais en vue du service". » — Concile Vatican II, Lumen gentium, 29[50]

Le sacrement « les marque d'une empreinte que nul ne peut faire disparaître et qui les configure au Christ qui s'est fait le "diacre", c'est-à-dire le serviteur de tous » (Mc 10, 45 ; Lc 22, 27)[51]. Il revient aux diacres « d'assister l'évêque et les prêtres dans la célébration des divins mystères, surtout de l'Eucharistie, de la distribuer, d'assister au mariage et de le bénir, de proclamer l'Évangile et de prêcher, de présider aux funérailles et de se consacrer aux divers services de la charité »[52]. Depuis Vatican II, l'Église latine a rétabli le diaconat permanent « en tant que degré propre et permanent de la hiérarchie » — un diaconat « qui peut être conféré à des hommes mariés »[53].

Comment se célèbre l'ordination ? Matière, forme et rite

Si l'on demande ce qu'il faut concrètement pour ordonner, la réponse de l'Église est d'une grande sobriété — et elle est la même pour les trois degrés. Sur la distinction de la matière et de la forme commune à tous les sacrements, voir La matière et la forme des sacrements.

Le rite essentiel : l'imposition des mains et la prière consécratoire

Matière et forme de l'ordination — infographie originale Ignispedia créée par IA, d'après Pie XII et le CEC § 1573.

« Le rite essentiel du sacrement de l'Ordre est constitué, pour les trois degrés, de l'imposition des mains par l'évêque sur la tête de l'ordinand, ainsi que de la prière consécratoire spécifique qui demande à Dieu l'effusion de l'Esprit Saint et de ses dons appropriés au ministère pour lequel le candidat est ordonné. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1573[54]

La matière est donc le geste : l'imposition des mains de l'évêque, geste apostolique par excellence — saint Paul rappelait à Timothée « le don que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains » (2 Tm 1, 6). La forme, ce sont les paroles essentielles de la prière consécratoire, propre à chaque degré, qui invoque l'Esprit Saint. Ce point a longtemps comporté une part d'incertitude entre théologiens ; il a été tranché de manière définitive par Pie XII dans la constitution apostolique Sacramentum Ordinis (1947), qui a fixé pour matière l'imposition des mains, et pour forme les mots précis de chaque préface consécratoire[55]. La précision de cette détermination touche à la validité du sacrement : c'est sur l'analyse de la matière, de la forme et de l'intention que Léon XIII avait déclaré nulles, en 1896, les ordinations anglicanes[56].

Le déroulement de la célébration

L'ordination « réclame le concours du plus grand nombre possible de fidèles ». Elle a lieu « de préférence le dimanche et à la cathédrale », et « sa place est au sein de la liturgie eucharistique »[57]. Autour du rite essentiel, « des rites annexes » expriment les multiples aspects de la grâce[58].

  1. La présentation et l'élection
    L'appel de l'Église

    L'ordinand est présenté, son élection proclamée : le choix du candidat « s'est fait conformément à l'usage de l'Église ». Suivent l'allocution de l'évêque et l'interrogatoire de l'ordinand.

  2. Les litanies des saints
    Toute l'Église en prière

    Prosterné, l'ordinand est confié à l'intercession de l'Église entière du Ciel et de la terre, qui supplie Dieu de l'assister.

  3. L'imposition des mains
    Le cœur du sacrement

    En silence, l'évêque impose les mains sur la tête de l'ordinand : le geste essentiel, transmis depuis les Apôtres. Pour un prêtre, tous les prêtres présents imposent les mains à leur tour, signe de l'unité du presbyterium.

  4. La prière consécratoire
    L'effusion de l'Esprit

    L'évêque prononce la prière de consécration propre au degré, qui demande « l'effusion de l'Esprit Saint et de ses dons ». Avec l'imposition des mains, elle constitue le rite essentiel.

  5. L'onction du saint chrême
    Marqué pour le ministère

    Pour l'évêque et le prêtre, l'onction d'huile parfumée « signe de l'onction spéciale du Saint-Esprit » rend fécond leur ministère.

  6. La remise des insignes
    Les signes de la mission

    À l'évêque : le livre des Évangiles, l'anneau, la mitre et la crosse. Au prêtre : la patène et le calice, « l'offrande du peuple saint » qu'il présentera à Dieu. Au diacre : le livre des Évangiles qu'il aura mission d'annoncer.

Une doctrine arrachée aux controverses

La sacramentalité de l'ordre a été niée par les réformateurs du XVIᵉ siècle, qui n'y voyaient qu'un rite de désignation des ministres de la Parole. Le concile de Trente, dans sa session XXIII (15 juillet 1563), a répondu point par point. Il affirme d'abord que « la sainte ordination, qui est donnée par des paroles et des signes extérieurs, confère la grâce », et que « personne ne doit douter que l'ordre est vraiment et proprement l'un des sept sacrements »[59]. Puis il condamne les erreurs adverses par huit canons.

« Si quelqu'un dit que l'ordre, ou la sainte ordination, n'est pas vraiment et proprement un sacrement institué par le Christ Seigneur ; ou que c'est une invention humaine, imaginée par des hommes qui n'entendent rien aux choses de l'Église ; ou que c'est seulement un rite par lequel on choisit les ministres de la Parole de Dieu et des sacrements : qu'il soit anathème. » — Concile de Trente, session XXIII, canon 3 sur le sacrement de l'ordre[60]

Le tableau suivant résume ce que chacun des huit canons de Trente a voulu défendre — chaque « qu'il soit anathème » visant une erreur précise de l'époque.

CanonErreur condamnéeVérité défendue
1Il n'y a pas de sacerdoce visible, ni pouvoir de consacrer et de pardonnerIl existe un vrai sacerdoce sacrificiel et pénitentiel[61]
2Il n'y a pas d'autres ordres que le sacerdoceLa hiérarchie comporte plusieurs ordres ordonnés au sacerdoce[62]
3L'ordre n'est qu'un rite de désignation, non un sacrementL'ordre est un sacrement institué par le Christ[63]
4L'ordination ne donne pas l'Esprit, n'imprime pas de caractèreElle donne l'Esprit Saint et un caractère indélébile[64]
5L'onction et les cérémonies sont superflues, voire nuisiblesLe rite et l'onction sont légitimes et requis[65]
6Il n'existe pas de hiérarchie d'institution divineLa hiérarchie d'évêques, prêtres et ministres est voulue par Dieu[66]
7Les évêques ne sont pas supérieurs aux prêtresLes évêques sont supérieurs et seuls peuvent ordonner[67]
8Les évêques choisis par le pape ne sont pas de vrais évêquesLes évêques nommés par Rome sont légitimes[68]

Qui peut conférer et qui peut recevoir l'ordre ?

Deux questions pratiques décident de la validité de l'ordination : qui peut ordonner, et qui peut être ordonné ?

Le ministre : l'évêque, successeur des Apôtres

La succession apostolique — infographie originale Ignispedia créée par IA ; doctrine résumée d'après le CEC §§ 1555-1576.

Une règle gouverne tout : seul un évêque peut ordonner. « Puisque le sacrement de l'Ordre est le sacrement du ministère apostolique, il revient aux évêques, en tant que successeurs des Apôtres, de transmettre le don spirituel »[69]. Et seuls « les évêques validement ordonnés, c'est-à-dire qui sont dans la ligne de la succession apostolique, confèrent validement les trois degrés du sacrement de l'Ordre »[70]. C'est ce point que Trente avait défini contre la Réforme :

« Si quelqu'un dit que les évêques ne sont pas supérieurs aux prêtres, ou qu'ils n'ont pas le pouvoir de confirmer et d'ordonner, ou que le pouvoir qu'ils ont leur est commun avec les prêtres : qu'il soit anathème. » — Concile de Trente, session XXIII, canon 7 sur le sacrement de l'ordre[71]

Un prêtre, fût-il abbé ou vicaire général, ne peut donc pas ordonner : il lui manque la plénitude du sacerdoce. Cette exigence relève de la validité, non de la simple licéité : une « ordination » conférée par qui n'est pas évêque serait purement nulle. Sur la notion de validité, voir La validité des sacrements ; sur l'intention requise du ministre, voir L'intention du ministre.

Le sujet : « seul un homme baptisé »

Du côté de celui qui reçoit, le droit de l'Église est lapidaire : « Seul un homme (vir) baptisé reçoit validement l'ordination sacrée » (CIC, can. 1024)[72]. Deux conditions de validité s'y trouvent réunies. D'abord le baptême : l'ordre, comme tout sacrement, suppose la porte d'entrée qu'est le baptême ; un non-baptisé ne peut être validement ordonné. Ensuite le fait d'être un homme — point qui demande à être exposé avec soin, car il est aujourd'hui l'objet d'objections fréquentes.

Pourquoi l'Église ne peut-elle pas ordonner de femmes ?

L'objection est connue : réserver le sacerdoce aux hommes serait une survivance culturelle, une injustice à corriger. La réponse de l'Église ne repose ni sur un mépris des femmes ni sur une question d'aptitude, mais sur la fidélité à un choix du Christ qu'elle ne se reconnaît pas le pouvoir de modifier. Le Catéchisme en donne le fondement :

« Le Seigneur Jésus a choisi des hommes (viri) pour former le collège des douze apôtres, et les apôtres ont fait de même lorsqu'ils ont choisi les collaborateurs qui leur succéderaient. […] L'Église se reconnaît liée par ce choix du Seigneur lui-même. C'est pourquoi l'ordination des femmes n'est pas possible. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1577[73]

L'argument n'est donc pas « les femmes ne peuvent pas », mais « l'Église n'a pas reçu le pouvoir de ». Le Christ, qui n'a craint aucune des audaces de son temps à l'égard des femmes — et qui a confié à Marie-Madeleine la première annonce de la Résurrection —, n'a pas appelé de femme au collège des Douze ; et l'Église, simple « intendante » des sacrements, ne peut disposer de ce qu'elle a reçu. Jean-Paul II a clos le débat en 1994 par une déclaration au degré d'autorité le plus solennel :

« Afin que soit écarté tout doute concernant une question de grande importance, qui touche à la constitution divine de l'Église elle-même, je déclare que l'Église n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes, et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église. » — Jean-Paul II, lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis, 22 mai 1994[74]

Cette réserve du sacerdoce ne dévalue en rien la place des femmes dans l'Église : le sacerdoce est un service, non un grade d'honneur ; et la première de tous les rachetés, la Vierge Marie, n'a reçu aucune ordination. Le sommet de la sainteté chrétienne n'est pas le sacerdoce ministériel, mais la charité.

Nul n'a « droit » à l'ordre : un appel, un don

Une autre vérité tempère toute revendication : « Nul n'a un droit à recevoir le sacrement de l'Ordre »[75]. On ne s'arroge pas cette charge : « On y est appelé par Dieu » (He 5, 4). Celui qui croit reconnaître les signes de cet appel « doit soumettre humblement son désir à l'autorité de l'Église, à laquelle revient la responsabilité et le droit d'appeler »[76]. Comme toute grâce, « ce sacrement ne peut être reçu que comme un don immérité ».

Le célibat sacerdotal et la discipline orientale

Dans l'Église latine, « tous les ministres ordonnés, à l'exception des diacres permanents, sont normalement choisis parmi les hommes croyants qui vivent en célibataires et qui ont la volonté de garder le célibat "en vue du Royaume des cieux" » (Mt 19, 12)[77]. Le célibat n'est pas une dévalorisation du mariage : il est « un signe de cette vie nouvelle », un don de soi « sans partage au Seigneur » (1 Co 7, 32) qui « annonce de façon rayonnante le Règne de Dieu »[78].

Il s'agit d'une discipline, non d'un dogme : les Églises orientales connaissent depuis des siècles une règle différente. Chez elles, « alors que les évêques sont choisis uniquement parmi les célibataires, des hommes mariés peuvent être ordonnés diacres et prêtres »[79]. Cette pratique « est depuis longtemps considérée comme légitime ». Une règle commune demeure pourtant à l'Orient comme à l'Occident : « celui qui a reçu le sacrement de l'Ordre ne peut plus se marier »[80].

Que produit le sacrement de l'ordre ?

Les effets du sacrement de l'ordre — infographie originale Ignispedia créée par IA, d'après le CEC §§ 1581-1589.

Comme le baptême et la confirmation, l'ordre opère deux choses : il imprime un caractère indélébile et il donne une grâce propre au ministère.

Le caractère indélébile : « on ne redevient pas laïc »

Le caractère sacramentel demeure pour toujours — infographie originale Ignispedia créée par IA.

« Comme dans le cas du Baptême et de la Confirmation, cette participation à la fonction du Christ est accordée une fois pour toutes. Le sacrement de l'Ordre confère, lui aussi, un caractère spirituel indélébile, et il ne peut pas être réitéré ni être conféré temporairement. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1582[81]

Voilà pourquoi on n'ordonne jamais deux fois le même homme au même degré, et pourquoi l'ordination « ne peut pas être conférée temporairement » : le caractère, une fois imprimé, « l'est pour toujours »[82]. Un prêtre peut, pour de graves motifs, être « déchargé des obligations et des fonctions liées à l'ordination ou être interdit de les exercer » — ce qu'on appelle parfois, improprement, « réduction à l'état laïc » —, « mais il ne peut plus redevenir laïc au sens strict, car le caractère imprimé par l'ordination l'est pour toujours »[83]. C'est ce que Trente avait défini :

« Si quelqu'un dit que l'Esprit Saint n'est pas donné par la sainte ordination ; ou que l'ordination n'imprime pas un caractère ; ou que celui qui est devenu prêtre une fois pour toutes peut redevenir laïc : qu'il soit anathème. » — Concile de Trente, session XXIII, canon 4 sur le sacrement de l'ordre[84]

Sur la nature de ce sceau spirituel, commun au baptême, à la confirmation et à l'ordre, voir Le caractère sacramentel.

L'indignité du ministre n'empêche pas le Christ d'agir

Du caractère découle une conséquence consolante. Puisque « c'est le Christ qui agit et opère le salut à travers le ministre ordonné, l'indignité de celui-ci n'empêche pas le Christ d'agir »[85]. La messe d'un prêtre pécheur est une vraie messe ; l'absolution d'un confesseur médiocre est une vraie absolution. Saint Augustin l'a dit avec une image lumineuse :

« Quant au ministre orgueilleux, il est à ranger avec le diable. Le don du Christ n'en est pas pour autant profané : ce qui s'écoule à travers lui garde sa pureté, ce qui passe par lui reste limpide et vient jusqu'à la terre fertile. […] La vertu spirituelle du sacrement est pareille à la lumière : ceux qui doivent être éclairés la reçoivent dans sa pureté, et si elle traverse des êtres souillés, elle ne se souille pas. » — Saint Augustin, Traités sur l'évangile de Jean, 5, 15[86]

Cette vérité — l'ex opere operato — protège le fidèle : sa vie sacramentelle ne dépend pas de la sainteté de tel prêtre, mais de la fidélité du Christ. Elle n'autorise nullement le ministre à la médiocrité, comme on va le voir.

La grâce de configuration au Christ Prêtre

Au-delà du caractère, l'ordre donne une grâce. « La grâce du Saint-Esprit propre à ce sacrement est celle d'une configuration au Christ Prêtre, Maître et Pasteur, dont l'ordonné est constitué le ministre »[87]. Cette grâce se module selon le degré : pour l'évêque, « c'est d'abord une grâce de force », celle « de guider et de défendre avec force et prudence son Église comme un père et un pasteur, avec un amour gratuit pour tous et une prédilection pour les pauvres, les malades et les nécessiteux »[88] ; pour le prêtre, la force « de se tenir sans reproche devant l'autel et d'annoncer l'Évangile »[89] ; pour le diacre, « la force nécessaire de servir le peuple de Dieu dans la "diaconie" de la liturgie, de la parole et de la charité »[90].

Le prêtre, « l'amour du cœur de Jésus » : la grandeur spirituelle du sacerdoce

Devant « la grandeur de la grâce et de la charge sacerdotales », les saints n'ont pas ressenti d'orgueil, mais « l'urgent appel à la conversion »[91]. Le caractère donne le pouvoir ; il ne dispense pas de la sainteté — il l'exige.

« Il faut être lumière pour éclairer » : saint Grégoire de Nazianze

Jeune prêtre effrayé de sa charge, saint Grégoire de Nazianze a laissé sur le sacerdoce des pages bouleversantes, que le Catéchisme cite longuement :

« Il faut commencer par se purifier avant de purifier les autres ; il faut être instruit pour pouvoir instruire ; il faut devenir lumière pour éclairer, s'approcher de Dieu pour en rapprocher les autres, être sanctifié pour sanctifier, conduire par la main et conseiller avec intelligence. » — Saint Grégoire de Nazianze, Discours 2[92]

Le prêtre, dit-il encore, « partage le sacerdoce du Christ », « il fait monter sur l'autel d'en haut les victimes des sacrifices », « il remodèle la créature, il rétablit en elle l'image de Dieu »[93]. La vocation est si haute qu'elle ne peut être portée que par un homme qui se laisse d'abord transformer.

Le saint Curé d'Ars : « le sacerdoce, c'est l'amour du cœur de Jésus »

Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, peinture de George Desvallières (1920), domaine public — Wikimedia Commons.

Plus près de nous, saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars (1786-1859), patron des prêtres, a dit du sacerdoce des mots restés célèbres, eux aussi recueillis par le Catéchisme :

« C'est le prêtre qui continue l'œuvre de rédemption sur la terre. […] Si l'on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait, non de frayeur, mais d'amour. […] Le Sacerdoce, c'est l'amour du cœur de Jésus. » — Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars[94]

Ces paroles disent l'essentiel : le sacerdoce n'est pas un pouvoir que l'on possède, mais un amour que l'on prolonge. Le prêtre n'a de sens que tourné vers le Cœur du Christ dont il distribue les dons.

Prier pour les prêtres et raviver le don reçu

L'Écriture elle-même exhorte le ministre à ne pas laisser dormir la grâce reçue. « Je t'invite à raviver le don que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains » (2 Tm 1, 6)[95], écrivait saint Paul à Timothée. Cette exhortation vaut pour tout ordonné — et elle appelle, de la part des fidèles, une réponse : la prière pour les prêtres. Toute l'Église est « un peuple sacerdotal » ; le sacerdoce ministériel n'existe que pour servir le sacerdoce commun de tous les baptisés[96], reçu au baptême et déployé dans la confirmation. Le ministère ordonné et le sacerdoce des fidèles sont « ordonnés l'un à l'autre » : ni l'Église ne tient sans ses prêtres, ni les prêtres sans la sainteté du peuple qu'ils servent.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Catéchisme de l'Église catholique, § 1536 : « L'Ordre est le sacrement grâce auquel la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l'Église jusqu'à la fin des temps : il est donc le sacrement du ministère apostolique. Il comporte trois degrés : l'épiscopat, le presbytérat et le diaconat. »

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  2. Catéchisme de l'Église catholique, § 1538 : l'ordination « va au-delà d'une simple élection, désignation, délégation ou institution par la communauté, car elle confère un don du Saint-Esprit permettant d'exercer un "pouvoir sacré" qui ne peut venir que du Christ lui-même » ; consecratio ; « l'imposition des mains de l'évêque, avec la prière consécratoire, constituent le signe visible de cette consécration. »

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  3. Catéchisme de l'Église catholique, § 1569, citant Lumen gentium 29 : les diacres reçoivent l'imposition des mains « non pas en vue du sacerdoce, mais en vue du service » ; pour le diaconat, « seul l'évêque impose les mains », signifiant le rattachement spécial du diacre à l'évêque.

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  4. Catéchisme de l'Église catholique, § 1548 : dans le ministre ordonné, « c'est le Christ lui-même qui est présent à son Église en tant que Tête de son corps » ; le prêtre « agit in persona Christi Capitis » (LG 10 ; 28 ; SC 33 ; CD 11 ; PO 2 ; 6).

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  5. Catéchisme de l'Église catholique, § 1583 : un sujet validement ordonné peut être déchargé ou interdit des fonctions liées à l'ordination, « mais il ne peut plus redevenir laïc au sens strict, car le caractère imprimé par l'ordination l'est pour toujours » (Cc. Trente : DS 1774).

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  6. Catéchisme de l'Église catholique, § 1551 : « Ce sacerdoce est ministériel… un véritable service » (LG 24) ; « l'exercice de cette autorité doit se mesurer d'après le modèle du Christ qui, par amour, s'est fait le dernier et le serviteur de tous » (Mc 10, 43-45 ; 1 P 5, 3).

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  7. Catéchisme de l'Église catholique, § 1537 : étymologie ; le mot Ordre désigne dans l'antiquité romaine « des corps constitués », « ordinatio désigne l'intégration dans un ordo » ; fondements scripturaires (He 5, 6 ; 7, 11 ; Ps 110, 4) ; ordo episcoporum, presbyterorum, diaconorum.

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  8. Catéchisme de l'Église catholique, § 1554 : « Le ministère ecclésiastique… est exercé dans la diversité des ordres par ceux que… on appelle évêques, prêtres, diacres » (LG 28) ; deux degrés de participation sacerdotale (épiscopat, presbytérat) et un degré de service (diaconat), tous trois conférés par l'ordination.

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  9. Saint Ignace d'Antioche, Aux Tralliens (Trall.), 3, 1 : « Que tous révèrent les diacres comme Jésus-Christ, comme aussi l'évêque, qui est l'image du Père, et les presbytres comme le sénat de Dieu et comme l'assemblée des apôtres : sans eux, on ne peut parler d'Église » (singulier, « d'Église ») — wording repris du Catéchisme de l'Église catholique, texte officiel français (© Libreria Editrice Vaticana, vatican.va), § 1554 (repris § 1593).

    17
  10. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Doctrine sur le sacrement de l'ordre, chap. 1 — DS 1764 : « Sacrifice et sacerdoce ont été si unis par une disposition de Dieu que l'un et l'autre ont existé dans toute loi » ; institution par le Christ d'un « nouveau sacerdoce visible et extérieur ».

    18
  11. Catéchisme de l'Église catholique, § 1539 : le sacerdoce de l'Ancienne Alliance ; tribu de Lévi « mise à part pour le service liturgique », Dieu étant « sa part d'héritage » (Nb 1, 48-53 ; Jos 13, 33) ; He 5, 1 : « Tout grand prêtre… est établi pour intervenir en faveur des hommes… afin d'offrir dons et sacrifices pour les péchés. »

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  12. Catéchisme de l'Église catholique, § 1540 : ce sacerdoce reste « impuissant à opérer le salut, ayant besoin de répéter sans cesse les sacrifices » (He 5, 3 ; 7, 27 ; 10, 1-4).

    21
  13. Catéchisme de l'Église catholique, § 1541 : la liturgie voit dans le sacerdoce d'Aaron, le service des lévites et les « soixante-dix Anciens » (Nb 11, 24-25) des « préfigurations du ministère ordonné de la Nouvelle Alliance » ; préface consécratoire de l'ordination des évêques (Pontificale Romanum, ed. typica altera, 1990).

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  14. Catéchisme de l'Église catholique, § 1544 : toutes les préfigurations « trouvent leur accomplissement dans le Christ Jésus, unique médiateur » (1 Tm 2, 5) ; Melchisédech (Gn 14, 18), préfiguration du Christ « Grand prêtre selon l'ordre de Melchisédech » (He 5, 10 ; 6, 20 ; 7, 26 ; 10, 14).

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  15. Catéchisme de l'Église catholique, § 1545 : l'unique sacerdoce du Christ « est rendu présent par le sacerdoce ministériel sans que soit diminuée l'unicité du sacerdoce du Christ ».

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  16. Saint Thomas d'Aquin, Commentaire de l'épître aux Hébreux (Super Heb.), lect. 7, n° 4 : « Aussi le Christ est-Il le seul vrai prêtre, les autres n'étant que ses ministres » ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1545.

    27
  17. Catéchisme de l'Église catholique, § 1546 : le Christ a fait de l'Église « un Royaume de prêtres pour son Dieu et Père » (Ap 1, 6 ; 1 P 2, 5. 9) ; le sacerdoce baptismal des fidèles (LG 10).

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  18. Concile Vatican II, constitution Lumen gentium, n° 10 : le sacerdoce ministériel et le sacerdoce commun « diffèrent cependant essentiellement, tout en étant ordonnés l'un à l'autre » ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, §§ 1547. 1592.

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  19. Catéchisme de l'Église catholique, § 1547 : le sacerdoce ministériel « est au service du sacerdoce commun », « un des moyens par lesquels le Christ ne cesse de construire et de conduire son Église ; c'est pour cela qu'il est transmis par un sacrement propre, le sacrement de l'Ordre. »

    31
  20. Pie XII, encyclique Mediator Dei (20 novembre 1947) : « C'est le même Prêtre, le Christ Jésus, dont en vérité le ministre tient le rôle… il jouit du pouvoir d'agir par la puissance du Christ lui-même qu'il représente » ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1548.

    33
  21. Catéchisme de l'Église catholique, § 1550 : la présence du Christ dans le ministre « ne doit pas être comprise comme si celui-ci était prémuni contre toutes les faiblesses humaines, l'esprit de domination, les erreurs, voire le péché » ; la garantie du fruit de grâce vaut pour les sacrements, non pour tous les actes du ministre.

    34
  22. Saint Jean Chrysostome, Du sacerdoce (De sacerdotio), II, 4 (PG 48, 635 D) : « Le Seigneur a dit clairement que le soin apporté à son troupeau était une preuve d'amour pour Lui » (cf. Jn 21, 15-17) ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1551.

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  23. Catéchisme de l'Église catholique, § 1552 : le sacerdoce ministériel agit « au nom de toute l'Église » lorsqu'il présente à Dieu sa prière et « surtout lorsqu'il offre le sacrifice eucharistique » (SC 33 ; LG 10).

    38
  24. Catéchisme de l'Église catholique, § 1553 : « Au nom de toute l'Église » ne signifie pas que les prêtres soient les délégués de la communauté ; « c'est parce que le sacerdoce ministériel représente le Christ qu'il peut représenter l'Église. »

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  25. Catéchisme de l'Église catholique, § 1555, citant Lumen gentium 20 : parmi les ministères, « la première place, au témoignage de la Tradition, appartient à la fonction de ceux qui, établis dans l'épiscopat… sont les sarments par lesquels se transmet la semence apostolique. »

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  26. Concile Vatican II, constitution Lumen gentium, n° 21 : « Par la consécration épiscopale est conférée la plénitude du sacrement de l'Ordre, que… les saints Pères désignent sous le nom de sacerdoce suprême » ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, §§ 1556-1558.

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  27. Catéchisme de l'Église catholique, § 1558, citant Lumen gentium 21 : la consécration épiscopale confère « la charge de sanctifier… d'enseigner et de gouverner » ; « le caractère sacré imprimé » ; les évêques « tiennent la place du Christ lui-même, Maître, Pasteur et Pontife. »

    43
  28. Catéchisme de l'Église catholique, § 1559, citant Lumen gentium 22 : on devient membre du corps épiscopal « en vertu de la consécration sacramentelle et par la communion hiérarchique avec le chef du collège et ses membres » ; pluralité d'évêques au sacre ; intervention requise de l'Évêque de Rome.

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  29. Catéchisme de l'Église catholique, § 1562, citant Lumen gentium 28 et Presbyterorum ordinis 2 : les prêtres « établis dans l'Ordre du presbytérat pour être les coopérateurs de l'Ordre épiscopal dans l'accomplissement de la mission apostolique. »

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  30. Concile Vatican II, décret Presbyterorum ordinis, n° 2 : le sacerdoce des prêtres « est conféré au moyen du sacrement particulier qui, par l'onction du Saint-Esprit, les marque d'un caractère spécial et les configure ainsi au Christ Prêtre, pour les rendre capables d'agir au nom du Christ Tête en personne » ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1563.

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  31. Catéchisme de l'Église catholique, § 1566, citant Lumen gentium 28 et Presbyterorum ordinis 2 : c'est « dans le culte ou synaxe eucharistique que s'exerce par excellence leur charge sacrée », rendant présent « l'unique sacrifice du Nouveau Testament » ; « de ce sacrifice unique, tout leur ministère sacerdotal tire sa force. »

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  32. Catéchisme de l'Église catholique, § 1567, citant Lumen gentium 28 : les prêtres et leur évêque constituent « un seul presbyterium » ; la promesse d'obéissance et le baiser de paix de l'ordination ; « les prêtres ne peuvent exercer leur ministère qu'en dépendance de l'évêque et en communion avec lui. »

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  33. Concile Vatican II, constitution Lumen gentium, n° 29 : « Au degré inférieur de la hiérarchie se trouvent les diacres, auxquels on a imposé les mains "non pas en vue du sacerdoce, mais en vue du service" » ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, §§ 1569-1571. 1588.

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  34. Catéchisme de l'Église catholique, § 1570 : le sacrement marque les diacres « d'une empreinte ("caractère")… qui les configure au Christ qui s'est fait le "diacre", c'est-à-dire le serviteur de tous » (Mc 10, 45 ; Lc 22, 27) ; fonctions liturgiques, de la Parole et de la charité.

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  35. Catéchisme de l'Église catholique, § 1571 : Vatican II a rétabli dans l'Église latine le diaconat « en tant que degré propre et permanent de la hiérarchie » (LG 29) ; ce diaconat permanent « peut être conféré à des hommes mariés » (AG 16).

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  36. Catéchisme de l'Église catholique, § 1573 : « Le rite essentiel du sacrement de l'Ordre est constitué, pour les trois degrés, de l'imposition des mains par l'évêque sur la tête de l'ordinand ainsi que de la prière consécratoire spécifique qui demande à Dieu l'effusion de l'Esprit Saint » (cf. Pie XII, Sacramentum Ordinis : DS 3858).

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  37. Pie XII, constitution apostolique Sacramentum Ordinis (30 novembre 1947) : détermine de manière définitive la matière (l'imposition des mains) et la forme (les paroles de la prière consécratoire) du sacrement de l'ordre pour les trois degrés ; référencée par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1573 (DS 3858).

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  38. Léon XIII, lettre apostolique Apostolicae curae, 13 septembre 1896 — DS 3315-3317 : analyse de la matière, de la forme et de l'intention dans le rite anglican ; déclaration de la nullité des ordinations conférées selon l'Ordinale d'Édouard VI, faute d'expression du sacerdoce sacrificiel.

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  39. Catéchisme de l'Église catholique, § 1572 : la célébration « réclame le concours du plus grand nombre possible de fidèles », de préférence le dimanche et à la cathédrale ; « leur place est au sein de la liturgie eucharistique. »

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  40. Catéchisme de l'Église catholique, § 1574 : les « rites annexes » (présentation et élection, litanies des saints, onction du saint chrême, remise des insignes : Évangéliaire, anneau, mitre et crosse pour l'évêque ; patène et calice pour le prêtre ; livre des Évangiles pour le diacre).

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  41. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Doctrine sur le sacrement de l'ordre, chap. 3 — DS 1766 : « la sainte ordination, qui est donnée par des paroles et des signes extérieurs, confère la grâce ; personne ne doit douter que l'ordre est vraiment et proprement l'un des sept sacrements » (2 Tm 1, 6 ; 1 Tm 4, 14).

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  42. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Canons sur le sacrement de l'ordre, canon 3 — DS 1773 : « Si quelqu'un dit que l'ordre, ou la sainte ordination, n'est pas vraiment et proprement un sacrement institué par le Christ Seigneur… ou que c'est seulement un rite par lequel on choisit les ministres de la Parole de Dieu et des sacrements : qu'il soit anathème. »

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  43. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Canons sur le sacrement de l'ordre, canon 1 — DS 1771 : anathème contre qui nie l'existence d'un sacerdoce visible et extérieur, doté du pouvoir de consacrer le Corps et le Sang du Seigneur et de remettre ou retenir les péchés.

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  44. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Canons sur le sacrement de l'ordre, canon 2 — DS 1772 : anathème contre qui nie l'existence, dans l'Église, d'ordres majeurs et mineurs ordonnés au sacerdoce.

    62
  45. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Canons sur le sacrement de l'ordre, canon 4 — DS 1774 : « Si quelqu'un dit que l'Esprit Saint n'est pas donné par la sainte ordination… ou que l'ordination n'imprime pas un caractère ; ou que celui qui est devenu prêtre une fois pour toutes peut redevenir laïc : qu'il soit anathème. »

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  46. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Canons sur le sacrement de l'ordre, canon 5 — DS 1775 : anathème contre qui méprise la sainte onction et les cérémonies de l'ordination comme superflues ou pernicieuses.

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  47. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Canons sur le sacrement de l'ordre, canon 6 — DS 1776 : anathème contre qui nie qu'il existe dans l'Église « une hiérarchie instituée par une disposition divine, composée d'évêques, de prêtres et de ministres » (cf. doctrine, DS 1768).

    66
  48. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Canons sur le sacrement de l'ordre, canon 7 — DS 1777 : « Si quelqu'un dit que les évêques ne sont pas supérieurs aux prêtres, ou qu'ils n'ont pas le pouvoir de confirmer et d'ordonner, ou que le pouvoir qu'ils ont leur est commun avec les prêtres : qu'il soit anathème. »

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  49. Concile de Trente, session XXIII (15 juillet 1563), Canons sur le sacrement de l'ordre, canon 8 — DS 1778 : anathème contre qui dit que les évêques choisis par l'autorité du pontife romain ne sont pas de légitimes et véritables évêques.

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  50. Catéchisme de l'Église catholique, § 1576, citant Lumen gentium 20-21 : il revient aux évêques, « successeurs des Apôtres, de transmettre le don spirituel, la semence apostolique » ; « les évêques validement ordonnés… confèrent validement les trois degrés du sacrement de l'Ordre » (CIC, can. 1012).

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  51. Catéchisme de l'Église catholique, § 1577 : « Seul un homme (vir) baptisé reçoit validement l'ordination sacrée » (CIC, can. 1024) ; le Seigneur a choisi des hommes pour former le collège des Douze (Mc 3, 14-19 ; Lc 6, 12-16) ; « l'Église se reconnaît liée par ce choix du Seigneur lui-même. C'est pourquoi l'ordination des femmes n'est pas possible » (cf. Mulieris dignitatem 26-27 ; CDF, Inter insigniores).

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  52. Jean-Paul II, lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis, 22 mai 1994, n° 4 : « Afin que soit écarté tout doute concernant une question de grande importance, qui touche à la constitution divine de l'Église elle-même, je déclare que l'Église n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes, et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église. » (texte vatican.va).

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  53. Catéchisme de l'Église catholique, § 1578 : « Nul n'a un droit à recevoir le sacrement de l'Ordre… On y est appelé par Dieu » (He 5, 4) ; le candidat doit « soumettre humblement son désir à l'autorité de l'Église » ; ce sacrement « ne peut être reçu que comme un don immérité. »

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  54. Catéchisme de l'Église catholique, § 1579 : dans l'Église latine, les ministres ordonnés (sauf les diacres permanents) sont choisis parmi des hommes « qui vivent en célibataires et qui ont la volonté de garder le célibat "en vue du Royaume des cieux" » (Mt 19, 12 ; 1 Co 7, 32 ; PO 16).

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  55. Catéchisme de l'Église catholique, § 1580 : dans les Églises orientales, « des hommes mariés peuvent être ordonnés diacres et prêtres », pratique « depuis longtemps considérée comme légitime » ; « celui qui a reçu le sacrement de l'Ordre ne peut plus se marier » (PO 16).

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  56. Catéchisme de l'Église catholique, § 1582 : « Le sacrement de l'Ordre confère, lui aussi, un caractère spirituel indélébile, et il ne peut pas être réitéré ni être conféré temporairement » (Cc. Trente : DS 1767 ; LG 21 ; 28 ; 29 ; PO 2).

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  57. Catéchisme de l'Église catholique, § 1584 : « puisque en fin de compte c'est le Christ qui agit et opère le salut à travers le ministre ordonné, l'indignité de celui-ci n'empêche pas le Christ d'agir » (Cc. Trente : DS 1612).

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  58. Saint Augustin, Traités sur l'évangile de Jean (In Iohannis evangelium tractatus), 5, 15 : « Quant au ministre orgueilleux, il est à ranger avec le diable. Le don du Christ n'en est pas pour autant profané… ce qui passe par lui reste limpide… » ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1584.

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  59. Catéchisme de l'Église catholique, § 1585 : « La grâce du Saint-Esprit propre à ce sacrement est celle d'une configuration au Christ Prêtre, Maître et Pasteur, dont l'ordonné est constitué le ministre. »

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  60. Catéchisme de l'Église catholique, § 1586 : pour l'évêque, « c'est d'abord une grâce de force », celle de « guider et défendre avec force et prudence son Église comme un père et un pasteur, avec un amour gratuit pour tous et une prédilection pour les pauvres, les malades et les nécessiteux » (CD 13 ; 16).

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  61. Catéchisme de l'Église catholique, § 1587 : le don conféré au prêtre, exprimé par la prière du rite byzantin — se tenir « sans reproche devant l'autel », « annoncer l'Évangile », offrir « des dons et des sacrifices spirituels. »

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  62. Catéchisme de l'Église catholique, § 1588, citant Lumen gentium 29 : pour les diacres, « la grâce sacramentelle leur donne la force nécessaire de servir le peuple de Dieu dans la "diaconie" de la liturgie, de la parole et de la charité, en communion avec l'évêque et son presbyterium. »

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  63. Catéchisme de l'Église catholique, § 1589 : devant la grandeur de la charge sacerdotale, les saints docteurs ont ressenti « l'urgent appel à la conversion ».

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  64. Saint Grégoire de Nazianze, Discours 2 (Or. 2, 71. 73. 74 : PG 35, 480-481) : « Il faut commencer par se purifier avant de purifier les autres… il faut devenir lumière pour éclairer… être sanctifié pour sanctifier » ; le prêtre « partage le sacerdoce du Christ, il remodèle la créature, il rétablit en elle l'image de Dieu » ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1589.

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  65. Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars (1786-1859), patron des curés : « C'est le prêtre qui continue l'œuvre de rédemption sur la terre… Si l'on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait, non de frayeur, mais d'amour… Le Sacerdoce, c'est l'amour du cœur de Jésus » (B. Nodet, Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, p. 100) ; cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1589.

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  66. Catéchisme de l'Église catholique, § 1590, citant 2 Tm 1, 6 : « Je t'invite à raviver le don que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains » (cf. 1 Tm 3, 1 ; Tt 1, 5).

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  67. Catéchisme de l'Église catholique, § 1591 : « Toute l'Église est un peuple sacerdotal. Grâce au Baptême, tous les fidèles participent au sacerdoce du Christ » (sacerdoce commun) ; sur sa base existe « le ministère conféré par le sacrement de l'Ordre, dont la tâche est de servir au nom et en la personne du Christ-Tête. »

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