Pape saint Paul VI (1897-1978)

Giovanni Battista Montini, diplomate devenu archevêque de Milan puis pape en 1963, conduisit le concile Vatican II à son terme, écrivit Humanae Vitae et fut le premier pape pèlerin : pontificat, grands textes, voyages, crise de l'après-concile, mort et canonisation.

Ignispedia

Paul VI (Paulus VI), né Giovanni Battista Montini le 26 septembre 1897 à Concesio, près de Brescia, dans une famille de la bourgeoisie catholique lombarde, fut pape du 21 juin 1963 au 6 août 1978. Diplomate de carrière formé pendant trente ans à la Secrétairerie d'État, puis archevêque de la grande métropole ouvrière de Milan, il était, à la mort de Jean XXIII, le candidat que tout semblait désigner.[1][2][3]

Élu au sixième tour de scrutin, il prit le nom de Paul — celui de l'Apôtre des nations — et choisit aussitôt de reprendre et de conduire à son terme le concile Vatican II, qu'il clôtura le 8 décembre 1965 avant d'en porter, seul, l'immense chantier d'application : réforme de la Curie, réforme liturgique, institution du Synode des évêques, internationalisation du Sacré Collège.[4][5]

Pontife d'un courage doctrinal souvent méconnu, il réaffirma face à un monde en pleine révolution culturelle la foi eucharistique (Mysterium Fidei, 1965), proclama un solennel Credo du Peuple de Dieu (1968) et, par l'encyclique Humanae Vitae du 25 juillet 1968, maintint contre l'attente quasi générale l'enseignement de l'Église sur la transmission de la vie — décision qui déclencha la plus dure contestation de son règne.[6][7] Premier « pape pèlerin » de l'histoire moderne, il porta sa voix sur six continents, lança à la tribune de l'ONU son cri « Jamais plus la guerre ! » et, le 7 décembre 1965, leva avec le patriarche Athénagoras les excommunications réciproques de 1054.[8][9]

Usé par les contestations de l'après-concile — il dénonça en 1972 « la fumée de Satan » entrée dans le temple de Dieu — et brisé par l'assassinat de son ami Aldo Moro au printemps 1978, il mourut le 6 août 1978, en la fête de la Transfiguration.[10][11][12] Béatifié en 2014 puis canonisé le 14 octobre 2018 par le pape François, il est aujourd'hui honoré comme saint Paul VI, fêté le 29 mai.[13]

Pourquoi Paul VI est le pape de la modernité catholique

L'histoire a longtemps réduit Paul VI à un portrait en demi-teinte : le pape « Hamlet », mélancolique et tourmenté, écrasé entre l'audace de son prédécesseur Jean XXIII et la stature de son successeur Jean-Paul II. Cette image, popularisée par ses adversaires des deux bords, est trompeuse. Derrière l'apparente hésitation se cache un gouvernant d'une rare lucidité, qui assuma pendant quinze ans la tâche la plus ingrate de l'histoire récente de l'Église : faire passer un concile des paroles aux actes.

Frise du pontificat - de l'élection de 1963 à la mort du 6 août 1978, Paul VI traverse le concile, l'ONU, Humanae Vitae, la réforme du conclave et le drame Moro. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Car tout le drame de son pontificat tient dans une équation que lui seul devait résoudre. Jean XXIII avait ouvert les fenêtres ; il revenait à Montini de tenir la maison pendant le courant d'air. Concrétiser Vatican II sans le trahir ni dans le sens de la rupture ni dans celui du blocage ; tenir ensemble une Église qui se déchirait entre une aile réformatrice impatiente et une aile traditionnelle inquiète ; affronter, dans le même temps, l'effondrement culturel de l'Occident, l'hémorragie des vocations et la pression d'un monde sécularisé — voilà ce qui fit de ce pontificat l'un des plus difficiles, et l'un des plus décisifs, du XXᵉ siècle.

Comprendre Paul VI, c'est donc tenir ensemble trois figures qu'on oppose à tort : le diplomate romain rompu aux arcanes de la Curie ; le pasteur social qui avait sillonné les usines de Milan ; et le docteur courageux qui osa, dans la pire conjoncture, défendre des vérités impopulaires. Aucune de ces figures n'efface les autres : c'est leur union qui fait l'originalité — et la grandeur cachée — de son règne.

Les sources principales

Avant d'entrer dans le récit, il faut situer les sources sur lesquelles repose la connaissance de ce pontificat encore proche de nous.

SourceNatureApport pour Paul VI
Biographie officielle du Saint-Siège (vatican.va)Notice hagiographique et chronologiqueDates canoniques, étapes de la carrière, parcours spirituel
Encycliques et discours sur vatican.vaSources primaires magistériellesTextes intégraux et numéros de paragraphes (Ecclesiam Suam, Populorum Progressio, Humanae Vitae…)
Acta Apostolicae Sedis et L'Osservatore RomanoSources primaires officiellesActes, homélies, allocutions datées du pontificat
Encyclopædia Britannica, art. « St. Paul VI »Synthèse savante moderneFaits, dates et contexte recoupés
Travaux de Yves Chiron, Philippe Chenaux, Jean GuittonBiographies historiques de référenceVie intérieure, gouvernement, contexte de l'après-concile

Les sources sont à la fois primaires — les textes et discours du pape lui-même, conservés aux Acta Apostolicae Sedis et sur vatican.va — et secondaires : biographies historiques (Yves Chiron, Philippe Chenaux), témoignages de proches comme le philosophe Jean Guitton, qui recueillit ses confidences. Pour les épisodes politiquement sensibles — l'affaire Moro, les chiffres de la contestation —, on signalera quand les données relèvent d'estimations.[14][15]

Qui était Giovanni Battista Montini avant d'être pape ?

Un fils de la bourgeoisie catholique de Brescia

Le cardinal Montini en 1959 - créé cardinal par Jean XXIII au consistoire du 15 décembre 1958, l'ancien archevêque de Milan devient vite l'un des hommes centraux du concile. Photographie de Tullio Farabola, domaine public via Wikimedia Commons.

Giovanni Battista Montini naît le 26 septembre 1897 à Concesio, dans la province de Brescia, deuxième des trois fils de Giorgio Montini et de Giuditta Alghisi.[16][17] Le père n'est pas un notable ordinaire : avocat, journaliste, directeur du quotidien catholique Il Cittadino di Brescia, dirigeant de l'Action catholique, il sera l'un des fondateurs du Parti populaire italien de don Luigi Sturzo et député au Parlement, jusqu'à ce que le fascisme l'écarte.[18][19] De cette maison où la foi se mêlait à l'engagement civique, le futur pape gardera une conviction durable : le catholicisme doit dialoguer avec la cité moderne, non s'en retrancher.

De santé fragile, le jeune Montini fait ses études en partie chez lui et auprès des Oratoriens de Brescia. Ordonné prêtre le 29 mai 1920 — date qui deviendra plus tard sa fête liturgique —, il est aussitôt envoyé à Rome pour de hautes études à l'Université grégorienne et à l'Académie pontificale ecclésiastique, l'école diplomatique du Saint-Siège.[20][21]

L'aumônier de la FUCI et l'ami d'Aldo Moro

Avant de disparaître dans les bureaux de la Curie, Montini exerce un apostolat qui marquera toute sa vie : il devient en 1925 aumônier national de la FUCI, la Fédération universitaire catholique italienne.[22] Pendant huit ans, il forme l'élite intellectuelle catholique du pays, prêche des retraites, publie, parcourt l'Italie. C'est là qu'il noue des amitiés décisives — dont celle d'un jeune juriste appelé à devenir l'un des hommes d'État majeurs de l'Italie d'après-guerre, Aldo Moro, président du conseil et chef de la Démocratie chrétienne.[23]

Ce compagnonnage de jeunesse n'est pas anecdotique : il explique l'angoisse personnelle qui saisira le pape, un demi-siècle plus tard, lorsque les Brigades rouges enlèveront et assassineront cet ami. En 1933, jugé trop proche d'un catholicisme social mal vu du régime fasciste, Montini doit abandonner la FUCI pour se consacrer entièrement à la Secrétairerie d'État.[24]

Trente ans à la Secrétairerie d'État (1924-1954)

Entré à la Secrétairerie d'État en 1924 — après un bref passage à la nonciature de Varsovie en 1923 —, Montini y reste trente ans, gravissant les échelons de l'appareil diplomatique du Saint-Siège.[25] En 1937, il est nommé substitut (Sostituto) pour les Affaires ordinaires : il devient l'un des plus proches collaborateurs du cardinal secrétaire d'État Eugenio Pacelli, le futur Pie XII.[26][27]

Pendant la guerre, c'est lui qui coordonne l'immense œuvre d'assistance du Vatican — le Bureau d'information sur les prisonniers, le secours aux réfugiés et aux Juifs persécutés. Travailleur infatigable et discret, il devient en 1952 pro-secrétaire d'État pour les Affaires ordinaires, l'un des deux hommes qui, sous Pie XII privé de cardinal secrétaire d'État, gouvernent de fait la Curie.[28] Cette longue immersion fait de lui le meilleur connaisseur de la machine romaine — atout décisif pour qui devra un jour la réformer.

L'archevêque de Milan (1954-1963)

En novembre 1954, à la surprise générale, Pie XII envoie son collaborateur le plus proche occuper le plus grand diocèse d'Italie : Montini est nommé archevêque de Milan.[29][30] Beaucoup y voient une disgrâce déguisée, car le poste s'accompagne d'un fait étrange : Montini ne reçoit pas le chapeau cardinalice, alors que le siège de Milan en est traditionnellement assorti. Il restera quatre ans archevêque sans être cardinal.

À Milan, le diplomate se révèle pasteur. Dans une métropole industrielle gagnée par le communisme, il multiplie les visites au monde du travail, conduit une vaste « mission de Milan » — la plus grande mission urbaine jamais organisée dans le monde catholique — et fait construire 123 nouvelles églises.[31] Ce n'est qu'à l'élection de Jean XXIII que la situation se dénoue : dès son premier consistoire, le 15 décembre 1958, le nouveau pape crée Montini cardinal — en tête de liste.[32]

L'élection de 1963 : le pape que tout désignait

Un conclave bref et attendu

Quand Jean XXIII meurt le 3 juin 1963, laissant son concile inachevé, le cardinal Montini apparaît comme le favori naturel. Il a participé à la première session de Vatican II, où il s'est rangé du côté de la majorité réformatrice ; il connaît la Curie de l'intérieur ; il a la confiance des deux derniers papes.[33] Le conclave s'ouvre le 19 juin.

Au terme de six tours de scrutin, le 21 juin 1963, Montini est élu — sans qu'aucun décompte officiel ait jamais été publié, le secret du conclave n'ayant jamais été levé : les chiffres parfois avancés relèvent de la spéculation invérifiable.[34] L'enjeu de l'élection était limpide pour tous les électeurs : choisir l'homme capable de mener à bien le concile. En élisant le plus conciliaire des candidats curiaux, le Sacré Collège faisait un choix de continuité.

Le choix du nom « Paul »

Le nouveau pape choisit de s'appeler Paul — un nom qu'aucun pape n'avait porté depuis Paul V (mort en 1621). Le choix est un programme. En prenant le nom de l'Apôtre des nations, le grand voyageur de l'Évangile, le missionnaire qui porta le Christ jusqu'au cœur du monde païen, Montini annonçait un pontificat tourné vers l'annonce de la foi au monde moderne et vers le dialogue avec les hommes éloignés de l'Église.[35] Toute sa première encyclique, Ecclesiam Suam, déploiera ce programme sous le mot de « dialogue ».

Le dernier pape couronné — et le don de la tiare

Couronné le 30 juin 1963, Paul VI est le dernier pape à ce jour à avoir reçu la tiare, la triple couronne symbole du pouvoir pontifical.[36] Le geste qui suit est resté célèbre. En novembre 1964, devant les Pères du concile, le pape dépose sa tiare sur l'autel de la basilique Saint-Pierre et en fait don aux pauvres, annonçant qu'elle sera vendue au profit de la charité : en réalité, la tiare ne fut jamais vendue — confiée à l'Église des États-Unis, elle est exposée depuis 1968 à la basilique du Sanctuaire national de l'Immaculée-Conception, à Washington.[37] Plus aucun de ses successeurs ne se fera couronner. Ce dépouillement volontaire — qui annonce aussi sa volonté d'être enterré dans un simple cercueil de bois, sans catafalque — résume une intuition centrale de son règne : une papauté qui renonce aux signes du pouvoir temporel pour ne garder que le service.

Conduire et clore le concile Vatican II (1963-1965)

Reprendre l'œuvre de Jean XXIII

La toute première décision de Paul VI, annoncée dès le lendemain de son élection, fut de poursuivre le concile.[38][39] Rien n'était joué : un pape pouvait clore ou suspendre l'assemblée ouverte par son prédécesseur. Paul VI choisit l'inverse. Il rouvrit la deuxième session le 29 septembre 1963 et, pour fluidifier des débats parfois enlisés, institua un collège de quatre cardinaux-modérateurs chargés de diriger les travaux. Sous son autorité, le concile produisit l'essentiel de ses grands textes : la constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium, la constitution sur l'Église Lumen Gentium, la constitution sur la Révélation Dei Verbum, et le texte le plus débattu, Gaudium et Spes, sur l'Église dans le monde de ce temps.

Le détail des décrets, des débats et de la portée doctrinale de l'assemblée relève de l'article consacré au concile Vatican II lui-même. Ce qui appartient en propre au pontificat, c'est l'art de gouvernement que Paul VI déploya pour conduire à bon port une assemblée de plus de deux mille évêques traversée de tensions : arbitrant entre majorité et minorité, refusant de laisser une partie écraser l'autre, faisant adjoindre à un texte une nota praevia (note explicative préalable) pour garantir l'orthodoxie de son interprétation.[40]

Marie « Mère de l'Église » (21 novembre 1964)

Le 21 novembre 1964, en clôturant la troisième session du concile et en promulguant Lumen Gentium, Paul VI posa un acte qui lui tenait personnellement à cœur : il proclama solennellement la Vierge Marie « Mère de l'Église ».[41] Devant l'assemblée debout et applaudissante, il déclara :

« Pour la gloire de la Bienheureuse Vierge et pour notre consolation, Nous déclarons Marie Très Sainte Mère de l'Église, c'est-à-dire de tout le peuple chrétien, tant des fidèles que des pasteurs. » — Paul VI, allocution de clôture de la troisième session du concile, 21 novembre 1964[42]

Le titre n'était pas une invention : il consacrait la maternité spirituelle de Marie sur les rachetés. Mais en le proclamant à ce moment précis, le pape voulait enraciner la réforme conciliaire dans la piété mariale traditionnelle, par crainte qu'une lecture trop horizontale de l'Église ne fasse oublier sa dimension surnaturelle.

La clôture du 8 décembre 1965

Le 8 décembre 1965, en la solennité de l'Immaculée Conception, Paul VI clôtura le concile Vatican II par une cérémonie sur la place Saint-Pierre. Le concile s'achevait par une série de messages aux hommes — aux gouvernants, aux savants, aux artistes, aux femmes, aux travailleurs, aux pauvres et aux malades — qui exprimaient la volonté du pape d'ouvrir l'Église au monde sans rien céder de la foi.[43] La veille, le 7 décembre, avait été proclamée la levée des excommunications de 1054 (voir plus loin). Dès lors commençait pour Paul VI une tâche plus lourde encore que le concile : l'appliquer.

Le grand œuvre doctrinal : les textes du pontificat

Les grands textes de Paul VI - dialogue, Eucharistie, développement, profession de foi, morale conjugale et évangélisation : le pontificat ne se réduit pas à Vatican II, mais porte une architecture doctrinale propre. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Loin d'être le pape hésitant de la légende, Paul VI fut un docteur prolifique, qui sut, aux moments les plus critiques, poser des actes magistériels fermes. Le tableau ci-dessous récapitule les principaux.

TexteDateNatureObjet central
Ecclesiam Suam6 août 1964EncycliqueL'Église et le dialogue avec le monde
Mysterium Fidei3 septembre 1965EncycliqueLa présence réelle eucharistique
Populorum Progressio26 mars 1967EncycliqueLe développement des peuples
Sacerdotalis Caelibatus24 juin 1967EncycliqueLe célibat sacerdotal
Credo du Peuple de Dieu30 juin 1968Profession de foi solennelleRéaffirmation des vérités de la foi
Humanae Vitae25 juillet 1968EncycliqueLa transmission de la vie
Octogesima Adveniens14 mai 1971Lettre apostoliqueLes nouveaux défis sociaux
Evangelii Nuntiandi8 décembre 1975Exhortation apostoliqueL'évangelisation du monde moderne

Ecclesiam Suam (1964) : l'Église en dialogue

Première encyclique du pontificat, datée du 6 août 1964 — exactement quatorze ans avant sa mort —, Ecclesiam Suam donne la clef de tout son règne. Le pape y propose la notion de dialogue (colloquium) comme méthode de présence de l'Église au monde : un dialogue qui part de la vérité, se déploie en cercles concentriques — avec tous les hommes, avec les croyants des autres religions, avec les chrétiens séparés, à l'intérieur même de l'Église catholique — mais qui ne renonce jamais à la mission d'annoncer le Christ.[44] Le dialogue de Paul VI n'est pas une dissolution de la doctrine dans l'air du temps : c'est une stratégie missionnaire.

Mysterium Fidei (1965) : défendre la présence réelle

Dès 1965, alors que circulent dans certains milieux théologiques de nouvelles théories réduisant la présence eucharistique à une simple « transsignification » ou « transfinalisation », Paul VI publie Mysterium Fidei pour réaffirmer la doctrine catholique de la transsubstantiation.[45] L'encyclique rappelle que le pain et le vin deviennent réellement, substantiellement, le Corps et le Sang du Christ, et que le langage dogmatique de l'Église — y compris le mot même de transsubstantiation — doit être maintenu. C'est le premier grand geste de fermeté doctrinale du pontificat, posé en plein concile.

Le Credo du Peuple de Dieu (1968)

Le 30 juin 1968, pour clore l'« Année de la foi » convoquée à l'occasion du dix-neuvième centenaire du martyre de saint Pierre et de saint Paul, le pape proclame sur la place Saint-Pierre un Credo du Peuple de Dieu, profession de foi solennelle qui reprend et explicite le Symbole de Nicée-Constantinople.[46] Devant la montée des doutes sur le péché originel, la présence réelle, la virginité de Marie ou la réalité de l'au-delà, Paul VI voulut donner un point d'appui ferme à la foi des simples. Le texte réaffirme un à un les articles contestés du Credo — preuve, s'il en fallait, que ce pape « moderne » n'entendait rien céder sur le dogme.

Sacerdotalis Caelibatus (1967) et Evangelii Nuntiandi (1975)

Deux autres textes méritent d'être cités. Par Sacerdotalis Caelibatus (24 juin 1967), Paul VI maintient le célibat des prêtres de rite latin au moment où beaucoup en réclamaient l'abolition, en exposant longuement les raisons spirituelles et ecclésiales de cette discipline.[47] Et par l'exhortation Evangelii Nuntiandi (8 décembre 1975), fruit du Synode de 1974, il livre ce que le pape François — dans son discours aux pèlerins du diocèse de Brescia, le 22 juin 2013 — a salué comme « qui est pour moi le plus grand document pastoral écrit à ce jour » : une magistrale réflexion sur l'évangelisation, où il rappelle que « l'homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ».[48]

Humanae Vitae (1968) : la décision la plus contestée

La commission et l'attente

Le dossier le plus lourd du pontificat fut sans doute celui de la régulation des naissances. Jean XXIII avait créé une commission d'étude sur la question ; Paul VI l'élargit, y appelant théologiens, médecins, démographes et couples mariés.[49] L'apparition de la pilule contraceptive faisait espérer à beaucoup un assouplissement de la doctrine. Or les travaux de la commission fuitèrent dans la presse en 1967 : on apprit qu'un rapport majoritaire s'était prononcé pour un assouplissement de l'enseignement. L'attente d'un revirement devint immense.[50]

Le choix de Paul VI

Contre cette majorité, après des mois d'agonie intérieure et de prière, Paul VI trancha dans l'autre sens. L'encyclique Humanae Vitae, datée du 25 juillet 1968, réaffirma que tout acte conjugal doit rester ouvert à la transmission de la vie et condamna la contraception artificielle, distinguée des méthodes naturelles d'espacement des naissances.[51] Le pape refusait de fonder la morale sur un calcul d'opinion : l'Église, simple dépositaire et interprète de la loi morale et non son arbitre, ne pouvait à ses yeux déclarer licite ce qui s'oppose au vrai bien de l'homme[52], et il pressentait avec une lucidité prophétique les conséquences d'une dissociation entre sexualité et fécondité — banalisation, instrumentalisation de la femme, pression des États sur les couples.[53]

La tempête

La réaction fut d'une violence inédite. Des conférences épiscopales entières émirent des réserves ; des théologiens publièrent des manifestes de contestation ; une partie du clergé et des fidèles entra en dissidence ouverte. Cette révolte ouverte marqua durablement la réception du magistère pontifical en Occident.[54] Paul VI en fut profondément meurtri : il ne publia plus aucune encyclique pendant les dix dernières années de son règne. Mais il ne se rétracta jamais.

Le pape pèlerin : une diplomatie nouvelle

Les premiers voyages d'un pape moderne

Le pape pèlerin - Terre sainte, Bombay, New York, Fatima, Istanbul, Bogotá, Genève, Ouganda et Manille : Paul VI fait sortir physiquement la papauté de Rome et inaugure une diplomatie de présence. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Aucun pape, depuis des siècles, n'avait quitté l'Italie. Paul VI rompit avec cette immobilité et devint le premier « pape pèlerin » de l'ère moderne, visitant les six continents.[55] Dès janvier 1964, il se rendit en Terre sainte — pèlerinage inédit sur les pas du Christ. Puis vinrent Bombay pour un Congrès eucharistique (décembre 1964), New York et l'ONU (1965), Fatima (1967), Istanbul et Éphèse (1967), Bogotá (1968), Genève (1969), et surtout l'Ouganda en juillet 1969 — première visite d'un pape en Afrique subsaharienne.[56] Enfin, du 26 novembre au 5 décembre 1970, il accomplit son dernier voyage international : une grande tournée en Asie et dans le Pacifique — Téhéran, Dacca, Manille, les Samoa, Sydney, Djakarta, Hong Kong et Colombo.[57] En faisant du pape un voyageur, Montini inventait une forme de gouvernement que Jean-Paul II porterait à son apogée.

Le discours à l'ONU (4 octobre 1965)

Paul VI à l'ONU, 4 octobre 1965 - premier pape à parler devant l'Assemblée générale des Nations unies, il donne à la papauté un rôle nouveau de conscience morale internationale. Photographie de Bernard Gotfryd, Library of Congress, sans restriction de copyright connue via Wikimedia Commons.

Le sommet de cette diplomatie fut le discours prononcé à la tribune des Nations unies, le 4 octobre 1965, à l'occasion du vingtième anniversaire de l'organisation. Devant les représentants du monde entier, en pleine guerre froide et alors que la guerre du Vietnam s'intensifiait, Paul VI lança un appel resté célèbre :

« Jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! C'est la paix, la paix, qui doit guider le destin des peuples et de toute l'humanité ! » — Paul VI, discours à l'Organisation des Nations unies, 4 octobre 1965[58]

Il y plaida pour le désarmement, pour la défense des plus faibles, pour une fraternité des nations fondée non sur la peur mais sur le droit. Le pape de Rome parlait au monde comme une conscience morale de l'humanité — rôle que la papauté n'a plus quitté depuis.

L'attentat de Manille (1970)

Tous les voyages ne furent pas pacifiques. Le 27 novembre 1970, à l'aéroport de Manille, un peintre bolivien, Benjamín Mendoza, déguisé en prêtre, se jeta sur le pape un poignard à la main.[59] Paul VI fut légèrement blessé à la poitrine : son secrétaire Mgr Pasquale Macchi, qui avait repoussé l'agresseur, l'attesta plus tard devant l'agence UPI.[60] Avec un sang-froid remarquable, il poursuivit son programme sans rien laisser paraître — le Vatican, qui avait nié toute blessure sur le moment, n'en reconnut l'existence qu'après la mort du pape, en 1978.[61] L'épisode dit assez le courage tranquille de cet homme réputé timoré.

L'unité des chrétiens : la rencontre avec Athénagoras

Paul VI et Athénagoras - après la rencontre de Jérusalem en 1964 et la déclaration commune de 1965, les deux primats se retrouvent à Rome en 1967 : une image forte de la reprise du dialogue entre Rome et Constantinople. Photographie Popperfoto, domaine public via Wikimedia Commons.

Parmi les gestes les plus prophétiques du pontificat figure le rapprochement avec l'Orient chrétien. En janvier 1964, à Jérusalem, Paul VI rencontra le patriarche œcuménique de Constantinople, Athénagoras Iᵉʳ : c'était la première rencontre entre les primats de Rome et de Constantinople depuis le concile de Florence (1439).[62] L'accolade des deux hommes, leur échange de présents — un calice d'or contre une croix pectorale —, frappèrent les imaginations.

L'aboutissement vint le 7 décembre 1965, veille de la clôture du concile. Par une déclaration commune lue simultanément à Rome et au Phanar (siège du patriarcat œcuménique de Constantinople, à Istanbul), Paul VI et Athénagoras décidèrent d'effacer de la mémoire de l'Église les excommunications réciproques de l'année 1054 — celles-là mêmes qui avaient consommé le schisme entre catholiques et orthodoxes.

« [Paul VI et le patriarche Athénagoras] regrettent les paroles offensantes, les reproches sans fondement et les gestes condamnables qui, de part et d'autre, ont marqué ou accompagné les tristes événements de cette époque, [et] regrettent également et enlèvent de la mémoire et du milieu de l'Église les sentences d'excommunication. » — Déclaration commune de Paul VI et du patriarche Athénagoras, 7 décembre 1965[63]

Le geste ne rétablissait pas la pleine communion — il levait un obstacle symbolique vieux de neuf siècles et ouvrait la voie au dialogue théologique. C'était, de la part de Paul VI, une audace mesurée : avancer vers l'unité sans jamais brader la foi.

Réformer le gouvernement de l'Église

La réforme de la Curie (1967)

Le concile avait demandé une réforme de l'administration centrale de l'Église. Paul VI la réalisa par la constitution apostolique Regimini Ecclesiae Universae du 15 août 1967, l'une des trois grandes réformes de la Curie depuis le concile de Trente.[64] Il y internationalisa les dicastères, jusque-là très italiens ; limita à cinq ans, renouvelables, le mandat des chefs de service ; ouvrit aux évêques diocésains la participation aux congrégations romaines ; et créa de nouveaux organismes, dont un Secrétariat pour les non-croyants. La Curie cessait d'être un corps purement curial pour devenir l'instrument d'une Église universelle.

Le Synode des évêques

Pour prolonger l'esprit collégial du concile, Paul VI institua dès le 15 septembre 1965, par le motu proprio Apostolica Sollicitudo, le Synode des évêques : une assemblée représentative de l'épiscopat mondial, convoquée régulièrement pour conseiller le pape.[65] Plusieurs synodes se tinrent sous son règne, dont celui de 1974 sur l'évangelisation, d'où sortit Evangelii Nuntiandi. L'institution survit aujourd'hui : elle est l'un des héritages les plus durables du pontificat.

La réforme du conclave (1970)

Soucieux d'éviter que l'élection du pape ne fût dominée par des cardinaux trop âgés, Paul VI prit en 1970, par le motu proprio Ingravescentem Aetatem, une décision sans précédent : à compter de leurs quatre-vingts ans, les cardinaux perdent le droit de voter au conclave.[66] Par la constitution Romano Pontifici Eligendo du 1er octobre 1975, il fixa en outre à cent vingt le nombre maximal d'électeurs.[67] Ces mesures, mal accueillies par les intéressés, sont restées en vigueur : tous les conclaves depuis 1978 s'y conforment.

Premières femmes docteurs de l'Église (1970)

Acte d'une portée symbolique considérable, Paul VI proclama en 1970 les deux premières femmes Docteurs de l'Église : sainte Thérèse d'Avila, le 27 septembre, puis sainte Catherine de Sienne, le 4 octobre.[68] Jusque-là, ce titre — réservé aux maîtres éminents de la doctrine — n'avait jamais été conféré à une femme. En reconnaissant l'autorité doctrinale de deux grandes mystiques, le pape honorait la place des femmes dans la tradition spirituelle de l'Église bien avant que la question ne devînt un débat de société.

Doctrine sociale et engagement pour la paix

Populorum Progressio (1967)

L'encyclique Populorum Progressio, du 26 mars 1967, est l'un des sommets de la doctrine sociale de l'Église au XXᵉ siècle. Élargissant la perspective de Rerum Novarum des conflits ouvriers d'Occident aux déséquilibres entre nations riches et nations pauvres, Paul VI y affirme que le développement ne peut se réduire à la croissance économique : il doit être intégral, c'est-à-dire promouvoir tout l'homme et tous les hommes.[69] La formule qui résume l'encyclique est devenue célèbre :

« Si le développement est le nouveau nom de la paix, qui ne voudrait y œuvrer de toutes ses forces ? » — Paul VI, encyclique Populorum Progressio, 26 mars 1967, n° 87[70]

Le texte appelait les nations riches à la solidarité, dénonçait le « libéralisme sans frein » générateur de l'« impérialisme international de l'argent » et plaidait pour une coopération mondiale.[71] Il demeure une référence majeure de l'enseignement social catholique.

Octogesima Adveniens (1971)

Pour le quatre-vingtième anniversaire de Rerum Novarum, Paul VI publia en 1971 la lettre apostolique Octogesima Adveniens, où il analysait les défis nouveaux des sociétés industrielles — urbanisation, place des jeunes et des femmes, environnement, idéologies — et invitait les communautés chrétiennes à discerner elles-mêmes, à la lumière de l'Évangile, les engagements concrets à prendre dans leur situation.[72] Il y prenait ses distances tant avec l'idéologie libérale qu'avec le marxisme, refusant de lier l'Église à un système.

L'Ostpolitik vaticane

Sur le terrain géopolitique, Paul VI engagea, par l'intermédiaire de son diplomate Agostino Casaroli, une politique d'ouverture prudente vers les régimes communistes de l'Est : l'Ostpolitik vaticane.[73] L'objectif était d'arracher aux gouvernements des concessions minimales — nomination d'évêques, survie des structures catholiques — dans des pays où l'Église était persécutée. Cette diplomatie du moindre mal fut critiquée par ceux qui y voyaient une compromission ; elle visait en réalité à maintenir une présence catholique là où tout poussait à son extinction, en attendant des jours meilleurs.

Un pontificat dans la tempête : « la fumée de Satan »

Le dernier tiers du pontificat se déroule dans une atmosphère de crise. L'application du concile dérape par endroits en contestation généralisée : abandons massifs du sacerdoce et de la vie religieuse, remises en cause doctrinales, sécularisation accélérée de la société occidentale, abus liturgiques. Du côté opposé, une fraction traditionaliste, autour de Mgr Marcel Lefebvre, rejette les réformes et glisse vers la rupture.[74] Paul VI se trouve pris en étau, accusé de trahison par les uns et de faiblesse par les autres.

C'est dans ce contexte que le pape prononça, le 29 juin 1972, en la fête des saints Pierre et Paul, une homélie devenue célèbre, où il livra son diagnostic le plus sombre :

« J'ai le sentiment que, par quelque fissure, la fumée de Satan est entrée dans le temple de Dieu. » — Paul VI, homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul, 29 juin 1972[75]

Loin d'être une dénonciation du concile — qu'il défendit jusqu'au bout —, cette parole visait au contraire les forces qui, selon lui, cherchaient à étouffer les fruits de Vatican II. Le pape y voyait l'œuvre d'une action surnaturelle du mal, et non un simple désordre humain. Cette lucidité sur le combat spirituel à l'œuvre dans la crise de l'Église est l'une des clefs de son gouvernement des dernières années.

Les dernières années et le drame d'Aldo Moro (1978)

L'épreuve la plus déchirante de la fin de sa vie ne fut pas ecclésiale mais humaine. Le 16 mars 1978, les Brigades rouges enlevèrent à Rome Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne et ami de jeunesse du pape, après avoir massacré son escorte. Pendant cinquante-cinq jours, Paul VI multiplia les démarches secrètes pour le sauver. Le 22 avril 1978, il publia une lettre ouverte et bouleversante aux ravisseurs :

« Je vous prie à genoux : libérez M. Aldo Moro, simplement, sans conditions. » — Paul VI, lettre aux hommes des Brigades rouges, 22 avril 1978[76]

L'appel resta vain. Le 9 mai 1978, le corps de Moro fut retrouvé criblé de balles dans le coffre d'une voiture, à Rome. Le 13 mai, malgré la maladie, le pape de quatre-vingts ans présida lui-même la messe des funérailles à Saint-Jean-de-Latran et adressa à Dieu une prière d'une rare audace, où perçait la révolte de l'amitié blessée :

« En cet instant, nos lèvres [...] veulent s'ouvrir pour exprimer le "De profundis", c'est-à-dire le cri et la plainte de la douleur indicible de la tragédie récente, qui étouffe notre voix. Seigneur, écoute-nous ! Et qui peut écouter notre plainte, sinon encore Toi, ô Dieu de la vie et de la mort ? Tu n'as pas exaucé notre supplication pour garder de la mort Aldo Moro, cet Homme bon, doux, sage, innocent et ami [...]. » — Paul VI, prière pour M. Aldo Moro, 13 mai 1978[77]

Ce cri d'un pape qui ose dire à Dieu qu'il n'a pas été exaucé reste l'un des textes les plus poignants jamais prononcés du haut de la chaire pontificale. Les proches du pape sont unanimes : ce deuil le précipita vers la mort, moins de trois mois plus tard.

La mort (6 août 1978)

Affaibli par l'arthrose et les épreuves, Paul VI s'éteignit le 6 août 1978, en la fête de la Transfiguration du Seigneur, dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo, à la suite d'un infarctus, à l'âge de quatre-vingts ans.[78][79] Conformément à son désir, ses funérailles furent d'une pauvreté frappante : pas de catafalque surélevé, mais un simple cercueil de bois posé à même le sol de la place Saint-Pierre, surmonté du seul livre des Évangiles dont les pages se tournaient au vent.

Son testament spirituel, lu après sa mort, disait sa lucidité sur les contradictions de son temps et sa confiance ultime :

« Je ferme les yeux sur cette terre douloureuse, dramatique et magnifique, en appelant encore une fois sur elle la Bonté divine. » — Paul VI, Testament spirituel rédigé le 30 juin 1965 et publié après sa mort[80]

Il fut inhumé, comme il l'avait demandé, dans la terre nue des grottes vaticanes, sans tombeau monumental.

Béatification et canonisation

La cause de béatification de Paul VI fut ouverte en 1993. Le 20 décembre 2012, Benoît XVI reconnut l'héroïcité de ses vertus, le déclarant vénérable.[81] Le miracle retenu pour la béatification concernait un enfant à naître, aux États-Unis : atteint de malformations cérébrales décelées avant la naissance, alors que l'avortement était conseillé à sa mère, il naquit sain — sa mère ayant refusé l'avortement et demandé l'intercession de Paul VI par une relique confiée par une religieuse — et resta en bonne santé jusqu'à l'adolescence. L'enquête diocésaine, close en 2006, fut jugée « médicalement inexplicable » par la commission médicale le 12 décembre 2013, approuvée par les théologiens le 18 février 2014 puis par la Congrégation pour les causes des saints le 5 mai 2014 ; le décret fut promulgué le 9 mai 2014.[82] Le Saint-Siège n'a publié les identités ni de l'enfant ni de sa mère. La béatification eut lieu le 19 octobre 2014, par le pape François, en clôture du Synode sur la famille — choix hautement symbolique pour le pape de Humanae Vitae.[83]

Un second miracle — la guérison d'un enfant à naître en Italie du Nord, fin 2014, après une rupture prématurée des membranes vers le cinquième mois de grossesse — fut approuvé par les théologiens le 13 décembre 2017 puis par la Congrégation pour les causes des saints le 6 février 2018 ; le décret fut signé le 6 mars 2018 et annoncé le 7 mars.[84] Là encore, le Saint-Siège n'a publié aucune identité. Paul VI fut canonisé le 14 octobre 2018, place Saint-Pierre, par le pape François — le jour même où était canonisé Mgr Oscar Romero.[85] L'Église fixa sa fête liturgique au 29 mai, jour anniversaire de son ordination sacerdotale en 1920.[86] Celui qu'on avait cru un pape de transition et d'hésitation est désormais inscrit, comme Jean XXIII et Jean-Paul II, parmi les saints qui ont conduit l'Église à travers le XXᵉ siècle.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. « Biographie de Sa Sainteté Paul VI », biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/biografia/documents/hf_p-vi_spe_20190722_biografia.html.

    1 16 20 25 30 79
  2. « St. Paul VI — Biography, Second Vatican Council, Humanae Vitae & Legacy », Encyclopædia Britannica, https://www.britannica.com/biography/Blessed-Paul-VI.

    2 39
  3. « Pope Paul VI », Wikipedia (encyclopédie collaborative, utilisée ici pour les dates, noms et faits recoupés), https://en.wikipedia.org/wiki/Pope_Paul_VI.

    3 18
  4. Décision de Paul VI de poursuivre le concile Vatican II annoncée dès le lendemain de son élection ; cf. Encyclopædia Britannica, art. « St. Paul VI », et biographie officielle du Saint-Siège.

    4 38
  5. Paul VI, constitution apostolique Regimini Ecclesiae Universae, 15 août 1967, réformant la Curie romaine ; cf. « Pope Paul VI's reform of the Roman Curia », Wikipedia, et « Réforme de la curie romaine sous le pape Paul VI », Wikipédia.

    5 64
  6. Paul VI, encyclique Humanae Vitae, 25 juillet 1968, sur la régulation des naissances, n. 18 : « elle en est seulement la dépositaire et l'interprète, sans pouvoir jamais déclarer licite une chose qui ne l'est pas à cause de son intime et immuable opposition au vrai bien de l'homme » ; texte intégral sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_25071968_humanae-vitae.html.

    6 51 52 53
  7. Paul VI, Solennelle Profession de foi (Credo du Peuple de Dieu), 30 juin 1968, clôturant l'Année de la foi ; texte sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/motu_proprio/documents/hf_p-vi_motu-proprio_19680630_credo.html.

    7 46
  8. Paul VI, discours à l'Organisation des Nations unies, 4 octobre 1965 ; texte intégral (fr.) sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/speeches/1965/documents/hf_p-vi_spe_19651004_united-nations.html. Formules « jamais plus la guerre » et « jamais plus les uns contre les autres ».

    8 58
  9. Déclaration commune du pape Paul VI et du patriarche Athénagoras Iᵉʳ, 7 décembre 1965, levant les excommunications réciproques de 1054 ; texte sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/speeches/1965/documents/hf_p-vi_spe_19651207_common-declaration.html.

    9 63
  10. Paul VI, homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul, 29 juin 1972, sur « la fumée de Satan » entrée dans le temple de Dieu. Texte original italien : « da qualche fessura sia entrato il fumo di Satana nel tempio di Dio » ; cf. vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/it/homilies/1972/documents/hf_p-vi_hom_19720629.html.

    10 75
  11. Paul VI, Lettre aux hommes des Brigades rouges pour la libération d'Aldo Moro (datée du 21, publiée le 22 avril 1978) ; texte sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/letters/1978/documents/hf_p-vi_let_19780422_brigate-rosse.html. Texte original italien : « e vi prego in ginocchio, liberate l'onorevole Aldo Moro, semplicemente, senza condizioni » ; texte français officiel : « je vous prie à genoux, libérez M. Aldo Moro, simplement, sans conditions ».

    11 76
  12. Mort de Paul VI le 6 août 1978, en la fête de la Transfiguration, à Castel Gandolfo, à la suite d'un infarctus ; cf. « Pope Paul VI », Wikipedia, et biographie officielle du Saint-Siège.

    12 78
  13. Sur la cause de Paul VI : vénérable (20 décembre 2012, Benoît XVI), béatifié (19 octobre 2014) et canonisé (14 octobre 2018, avec Mgr Oscar Romero) par le pape François ; cf. « Biographie de Sa Sainteté Paul VI », biographie officielle du Saint-Siège (vénérable 2012, décret du miracle 9 mai 2014, béatification 19 octobre 2014), et « Beatification and canonization of Pope Paul VI », Wikipedia.

    13 81 83 85
  14. Jean Guitton, Paul VI secret, Desclée de Brouwer, 1979. Confidences recueillies par le philosophe, ami du pape, sur sa vie intérieure et ses tourments.

    14
  15. Yves Chiron, Paul VI. Le pape écartelé, Perrin, 1993 (rééd. 2008). Biographie historique de référence sur le pontificat et la personnalité de Montini.

    15 17
  16. Philippe Chenaux, Paul VI. Le souverain éclairé, Cerf, 2015. Étude historique sur la formation, la carrière curiale et le gouvernement de Paul VI.

    19 27
  17. Ordination sacerdotale de Giovanni Battista Montini le 29 mai 1920, dans la cathédrale de Brescia ; date retenue plus tard pour sa fête liturgique. Cf. biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va.

    21
  18. Montini assistant national de la FUCI (Federazione Universitaria Cattolica Italiana), 1925-1933 : biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va ; recoupé avec « Pope Paul VI », Wikipedia, https://en.wikipedia.org/wiki/Pope_Paul_VI.

    22 24
  19. L'amitié entre Montini et Aldo Moro remonte à leurs années communes à la FUCI ; cf. « Aldo Moro », Wikipedia, https://en.wikipedia.org/wiki/Aldo_Moro, et « L'engagement du pape Paul VI pour la libération d'Aldo Moro », Zenit, 9 octobre 2018.

    23
  20. Montini nommé substitut (Sostituto) de la Secrétairerie d'État pour les Affaires ordinaires en 1937, devenant l'un des principaux collaborateurs du cardinal Pacelli, futur Pie XII ; cf. biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va.

    26
  21. Montini nommé pro-secrétaire d'État pour les Affaires ordinaires le 29 novembre 1952, sous Pie XII resté sans cardinal secrétaire d'État après 1944 : biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va ; recoupé avec « Pope Paul VI », Wikipedia.

    28
  22. Montini nommé archevêque de Milan le 1ᵉʳ novembre 1954 par Pie XII, sans recevoir alors le chapeau cardinalice ; cf. biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va, et Encyclopædia Britannica.

    29
  23. Apostolat milanais de Montini : « Il adresse neuf lettres pastorales aux Milanais, promeut la construction de 123 nouvelles églises et conduit la plus grande Mission en ville jamais organisée dans le monde catholique » ; cf. « Biographie de Sa Sainteté Paul VI », biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/biografia/documents/hf_p-vi_spe_20190722_biografia.html (page consultée et citation vérifiée mot à mot le 4 octobre 2026). La biographie officielle ne date pas la mission : aucune date n'est donc reprise ici.

    31
  24. Montini créé cardinal par Jean XXIII lors de son premier consistoire, le 15 décembre 1958 — « le premier cardinal à être élevé à la dignité cardinalice par le Pape Jean XXIII » ; cf. « Biographie de Sa Sainteté Paul VI », biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/biografia/documents/hf_p-vi_spe_20190722_biografia.html.

    32
  25. Élection de Montini le 21 juin 1963 — date confirmée par la biographie officielle du Saint-Siège, vatican.va ; le conclave (19-21 juin 1963) et l'élection au sixième tour sont attestés par les récits historiques concordants, cf. Salvador Miranda, « Conclave of June 19-21, 1963 », The Cardinals of the Holy Roman Church, https://cardinals.fiu.edu/conclave-xx.htm. Aucun décompte officiel des voix n'a jamais été publié, le secret du conclave n'ayant jamais été levé : aucun chiffre de voix n'est donc repris ici.

    33 34
  26. Le choix du nom « Paul », non porté depuis Paul V (mort en 1621), exprimait la volonté d'un pontificat missionnaire à l'image de l'Apôtre des nations ; cf. « Pope Paul VI », Wikipedia, et biographie officielle du Saint-Siège.

    35
  27. Couronnement de Paul VI le 30 juin 1963 ; dernier pape couronné à ce jour — aucun de ses successeurs ne s'est fait couronner. Cf. « Pope Paul VI », Wikipedia.

    36
  28. Don de la tiare aux pauvres en novembre 1964, avec l'annonce qu'elle serait vendue au profit de la charité ; la vente n'eut finalement pas lieu : la tiare fut confiée à l'Église des États-Unis et remise le 6 février 1968 à la basilique du Sanctuaire national de l'Immaculée-Conception de Washington, où elle est exposée ; aucun des successeurs de Paul VI ne se fit couronner. Cf. « Tiara of Pope Paul VI », Wikipedia ; basilique du Sanctuaire national, notice « Paul VI Tiara » ; Papal Artifacts, « A Story about Papal Tiaras ».

    37
  29. La nota explicativa praevia du 16 novembre 1964 jointe à la constitution Lumen Gentium : note émise par Paul VI, en haute autorité, pour préciser le sens de la collégialité épiscopale ; cf. « Nota praevia (term) », Wikipedia.

    40
  30. Paul VI, allocution de clôture de la troisième session du concile (Conclusione della III Sessione del Concilio Vaticano II), 21 novembre 1964, proclamant Marie « Mère de l'Église ». Texte original italien (n° 30) : « Perciò a gloria della Beata Vergine e a nostra consolazione dichiariamo Maria Santissima Madre della Chiesa, cioè di tutto il popolo cristiano, sia dei fedeli che dei Pastori, che la chiamano Madre amatissima. » Cf. vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/it/speeches/1964/documents/hf_p-vi_spe_19641121_conclusions-iii-sessions.html.

    41 42
  31. Clôture du concile Vatican II le 8 décembre 1965, en la fête de l'Immaculée Conception, avec les « messages aux hommes » du concile ; cf. « Pope Paul VI », Wikipedia, et actes du concile sur vatican.va.

    43
  32. Paul VI, encyclique Ecclesiam Suam, 6 août 1964, sur l'Église et le dialogue avec le monde, texte intégral (fr.) sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_06081964_ecclesiam.html.

    44
  33. Paul VI, encyclique Mysterium Fidei, 3 septembre 1965, réaffirmant la transsubstantiation contre les théories de « transsignification » et « transfinalisation » ; texte sur vatican.va.

    45
  34. Paul VI, encyclique Sacerdotalis Caelibatus, 24 juin 1967, sur le célibat sacerdotal ; texte sur vatican.va.

    47
  35. Paul VI, exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, 8 décembre 1975, sur l'évangelisation dans le monde moderne (n° 41 pour la formule sur les témoins et les maîtres) ; texte sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/apost_exhortations/documents/hf_p-vi_exh_19751208_evangelii-nuntiandi.html. Éloge du pape François — « qui est pour moi le plus grand document pastoral écrit à ce jour » — dans son discours aux participants au pèlerinage du diocèse de Brescia, basilique vaticane, samedi 22 juin 2013 (50ᵉ anniversaire de l'élection de Paul VI) ; texte sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2013/june/documents/papa-francesco_20130622_pellegrinaggio-diocesi-brescia.html.

    48
  36. Sur la commission pontificale d'étude de la régulation des naissances créée par Jean XXIII puis élargie par Paul VI, et sur la fuite dans la presse en 1967 d'un rapport majoritaire favorable à un assouplissement, cf. « Life-Giving Love: NFP Advances Half-Century After Humanae Vitae », National Catholic Register (fuite de 1967 du rapport majoritaire de la commission). Les décomptes détaillés par collèges circulant en ligne n'étant pas établis sur une source primaire vérifiable, aucun chiffre n'est repris ici.

    49 50
  37. Sur la contestation sans précédent de Humanae Vitae par des conférences épiscopales, des théologiens et une partie du clergé, et son interprétation comme rupture dans la réception du magistère, cf. « Humanae vitae », Wikipedia, et Encyclopædia Britannica, art. « St. Paul VI ».

    54
  38. Paul VI, premier « pape pèlerin » de l'ère moderne — la biographie officielle du Saint-Siège note qu'« il inaugure la pratique des voyages apostoliques, et se rend sur tous les continents » (Terre sainte, Inde, ONU, Fatima, Turquie, Colombie, Genève, Ouganda, Extrême-Orient, Australie et Océanie) ; cf. « Biographie de Sa Sainteté Paul VI », vatican.va, et « List of pastoral visits of Pope Paul VI », Wikipedia, https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_pastoral_visits_of_Pope_Paul_VI.

    55
  39. Voyage de Paul VI en Ouganda (31 juillet – 2 août 1969), première visite d'un pape en Afrique subsaharienne ; cf. « Journey to Uganda, 1969 », vatican.va, et Radio Vaticana, « Uganda 1969: Paul VI the first Pope to visit Africa ».

    56
  40. Dernière tournée internationale de Paul VI, du 26 novembre au 5 décembre 1970 : Iran (Téhéran), Pakistan (Dacca), Philippines (Manille), Samoa américaines (Pago Pago) et Samoa occidentales, Australie (Sydney), Indonésie (Djakarta), Hong Kong, Ceylan (Colombo) ; cf. « List of pastoral visits of Pope Paul VI », Wikipedia. La biographie officielle du Saint-Siège résume : « l'Extrême-Orient, l'Australie et l'Océanie (1970) ».

    57
  41. Attentat manqué contre Paul VI à l'aéroport de Manille, le 27 novembre 1970, par le peintre bolivien Benjamín Mendoza, déguisé en prêtre et armé d'un poignard. Mgr Pasquale Macchi, secrétaire du pape, repoussa l'agresseur et attesta la blessure à la poitrine : « After I pushed back the attacker, who wounded Paul in the chest, fortunately not lethally, I turned to face the Pope » (témoignage de Mgr Macchi à l'agence UPI, relayé par Papal Artifacts, « November 27, 1970: The Assassination Attempt on Pope Paul VI in Manilla »). Le pape poursuivit son voyage ; le Vatican, qui avait nié toute blessure, n'en reconnut l'existence qu'en 1978, après la mort du pape (ibid.). Cf. aussi « Benjamín Mendoza y Amor Flores », Wikipedia (article adossé notamment au Time du 7 décembre 1970, « Apostle Endangered »). Le détail du col rigide, que Wikipedia reprend à des reprises de presse secondaires sans témoignage direct, n'est pas retenu ici.

    59 60 61
  42. Rencontre de Paul VI et du patriarche Athénagoras Iᵉʳ à Jérusalem en janvier 1964, première entre les primats de Rome et de Constantinople depuis le concile de Florence (1439) ; cf. Vatican News, « Il y a 55 ans, la fin des excommunications entre catholiques et orthodoxes ».

    62
  43. Paul VI, motu proprio Apostolica Sollicitudo, 15 septembre 1965, instituant le Synode des évêques ; texte sur vatican.va.

    65
  44. Paul VI, motu proprio Ingravescentem Aetatem, 21 novembre 1970, privant les cardinaux de plus de quatre-vingts ans du droit de participer au conclave ; cf. texte sur vatican.va et « Pope Paul VI », Wikipedia.

    66
  45. Paul VI, constitution apostolique Romano Pontifici Eligendo, 1er octobre 1975, fixant à cent vingt le nombre maximal des cardinaux électeurs ; cf. texte sur vatican.va et « Cardinal (Catholic Church) », Wikipedia.

    67
  46. Proclamation par Paul VI de sainte Thérèse d'Avila (27 septembre 1970) et de sainte Catherine de Sienne (4 octobre 1970) comme premières femmes Docteurs de l'Église ; cf. Vatican News, « Il y a 50 ans, sainte Thérèse d'Avila était proclamée docteur de l'Église ».

    68
  47. Paul VI, encyclique Populorum Progressio, 26 mars 1967, sur le développement des peuples (n° 26 : le « libéralisme sans frein » et l'« impérialisme international de l'argent » ; n° 87 : « le développement est le nouveau nom de la paix ») ; texte intégral (fr.) sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_26031967_populorum.html (formulations vérifiées mot à mot le 5 octobre 2026).

    69 70 71
  48. Paul VI, lettre apostolique Octogesima Adveniens, 14 mai 1971, adressée au cardinal Roy pour le quatre-vingtième anniversaire de Rerum Novarum ; texte sur vatican.va.

    72
  49. Sur l'« Ostpolitik vaticane » conduite par Mgr Agostino Casaroli sous Paul VI, cf. Philippe Chenaux, Paul VI. Le souverain éclairé, Cerf, 2015, et « Agostino Casaroli », Wikipedia.

    73
  50. Sur la résistance traditionaliste de Mgr Marcel Lefebvre aux réformes conciliaires et la fondation de la Fraternité Saint-Pie-X (1970), cf. « Marcel Lefebvre », Wikipedia.

    74
  51. Paul VI, Prière pour M. Aldo Moro, 13 mai 1978 ; texte officiel français sur vatican.va, https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/speeches/1978/may/documents/hf_p-vi_spe_19780513_preghiera-aldo-moro.html (original italien, « Ed ora le nostre labbra [...] Tu non hai esaudito la nostra supplica per la incolumità di Aldo Moro [...] » : https://www.vatican.va/content/paul-vi/it/speeches/1978/may/documents/hf_p-vi_spe_19780513_preghiera-aldo-moro.html). Coupes signalées par [...] ; « nos lèvres » : le texte français de vatican.va porte par coquille « nos livres, fermées », l'italien dit « le nostre labbra ».

    77
  52. Paul VI, Testamentum (Testament spirituel), donné à Rome, près Saint-Pierre, le 30 juin 1965 (an III du pontificat), publié après sa mort (Insegnamenti di Paolo VI, XVI [1978], p. 590). Texte italien : « Chiudo gli occhi su questa terra dolorosa, drammatica e magnifica, chiamando ancora una volta su di essa la divina Bontà. » Paul VI ne dispose d'aucune page de testament sur vatican.va (vérifié) ; la publication du texte est attestée par Jean-Paul II, angélus de Castel Gandolfo, 12 août 1979, https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/angelus/1979/documents/hf_jp-ii_ang_19790812.html.

    80
  53. Miracle de la béatification (enfant à naître, États-Unis, dossier découvert en 2003) : enquête close en 2006, avis « médicalement inexplicable » de la commission médicale le 12 décembre 2013, approbation des théologiens le 18 février 2014 puis de la Congrégation pour les causes des saints le 5 mai 2014, décret promulgué le 9 mai 2014 ; cf. « Beatification and canonization of Pope Paul VI », Wikipedia. Le Saint-Siège n'a publié aucune identité.

    82
  54. Miracle de la canonisation (enfant à naître, Italie du Nord, fin 2014) : approbation des théologiens le 13 décembre 2017 puis de la Congrégation pour les causes des saints le 6 février 2018, décret signé par le pape François le 6 mars 2018 et annoncé le 7 mars 2018 ; canonisation le 14 octobre 2018 ; cf. « Beatification and canonization of Pope Paul VI », Wikipedia, et National Catholic Register, « Vatican Saints' Congregation Approves Miracle No. 2 for Blessed Paul VI ». Le Saint-Siège n'a publié aucune identité.

    84
  55. Fête de saint Paul VI fixée au 29 mai (anniversaire de son ordination sacerdotale), mémoire facultative inscrite au Calendrier romain général par décret de la Congrégation pour le culte divin du 25 janvier 2019, publié le 6 février 2019 — le 6 août, jour de sa mort, étant la fête de la Transfiguration.

    86