Le Vatican désigne, selon le contexte, trois réalités distinctes mais imbriquées : une colline de la rive droite du Tibre, tenue pour insalubre dans l'Antiquité romaine ; un État souverain de 44 hectares, le plus petit du monde, créé le 11 février 1929 ; et le siège du Saint-Siège, l'autorité suprême de gouvernement de l'Église catholique, sujet de droit international bien plus ancien que l'État lui-même. Dans le langage courant, « le Vatican » sert enfin de raccourci médiatique pour désigner l'ensemble de l'administration pontificale.
Ce territoire minuscule concentre un patrimoine hors de proportion avec sa taille : la basilique Saint-Pierre, la plus grande église du monde chrétien, bâtie sur le tombeau traditionnel de l'apôtre Pierre ; la chapelle Sixtine, où Michel-Ange peignit le plafond puis le Jugement dernier ; les musées du Vatican, deuxième ensemble muséal le plus visité au monde après le Louvre ; et la Bibliothèque apostolique vaticane, l'une des plus anciennes collections de manuscrits d'Occident. En 1984, l'UNESCO a inscrit l'intégralité du territoire vatican au patrimoine mondial — cas unique d'un État entier classé comme un seul bien.[1]
Le présent article retrace ce que recouvre exactement le mot « Vatican » : le lieu, son histoire depuis l'Antiquité romaine jusqu'à la construction de la nouvelle basilique, son patrimoine artistique et intellectuel, et sa place dans le monde contemporain. Il ne reprend pas le récit diplomatique de la création de l'État en 1929, déjà traité dans La création de l'État de la Cité du Vatican (11 février 1929) et dans Les accords du Latran (11 février 1929), ni le détail du gouvernement central de l'Église, propre aux articles consacrés au Saint-Siège, à la Curie romaine, à la Secrétairerie d'État et au Collège des cardinaux.
Le Vatican en quelques dates
- Vers 40-54Le cirque de Caligula et Claude
Sur l'Ager Vaticanus, plaine marécageuse de la rive droite du Tibre, Caligula fait construire un cirque privé, achevé sous Claude et hérité par Néron.[2]
- 64-67Le martyre de saint Pierre
Selon la tradition la plus ancienne, l'apôtre Pierre est mis à mort près du cirque de Néron, au pied de la colline du Vatican, puis enseveli dans la nécropole voisine.[3]
- Vers 326La basilique constantinienne
L'empereur Constantin fait édifier une première basilique directement au-dessus du tombeau vénéré de l'apôtre.[4]
- 848-852Le mur léonin
- 1309-1377La papauté à Avignon
Sept papes résident en France ; la basilique du Vatican se dégrade en l'absence prolongée du pape, jusqu'au retour de Grégoire XI à Rome.[6]
- 22 janvier 1506Fondation de la Garde suisse
- 18 avril 1506Pose de la première pierre de la nouvelle basilique
Jules II pose la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre, dessinée par Bramante.[8]
- 18 novembre 1626Consécration de la basilique
Urbain VIII consacre solennellement la nouvelle basilique Saint-Pierre, cent vingt ans après la pose de la première pierre.[9]
- 1861Fondation de L'Osservatore Romano
Le journal du Saint-Siège paraît pour la première fois le 1ᵉʳ juillet 1861, en pleine crise du Risorgimento.[10]
- 11 février 1929Les accords du Latran
Le Traité, le Concordat et la Convention financière créent l'État de la Cité du Vatican et mettent fin à la Question romaine.[11]
- 12 février 1931Inauguration de Radio Vatican
- 1984Inscription au patrimoine mondial
L'UNESCO inscrit l'ensemble du territoire vatican sur la Liste du patrimoine mondial.[13]
- 2025-2026Le pontificat de Léon XIV
Élu le 8 mai 2025, le pape Léon XIV devient le souverain de l'État de la Cité du Vatican et l'évêque de Rome.[14]
Trois réalités sous un seul mot
L'ambiguïté du mot « Vatican » n'est pas un détail journalistique : elle recouvre une distinction juridique et théologique précise, que la presse confond presque systématiquement. Trois réalités méritent d'être nettement séparées avant toute autre explication.
La colline du Vatican, un lieu avant d'être un État
Le Vatican est d'abord un lieu géographique : une colline basse de la rive droite du Tibre, en face du Champ de Mars antique, sur laquelle s'étend aujourd'hui la basilique Saint-Pierre et ses dépendances. Ce lieu existe depuis l'Antiquité romaine, bien avant qu'aucune souveraineté pontificale n'y soit exercée. On peut parler du « Vatican » de l'an 60 après Jésus-Christ, à l'époque où Néron y possédait un cirque, alors même qu'aucun État ni aucune papauté n'existait encore sous ce nom.[15]
L'État de la Cité du Vatican, la souveraineté territoriale de 1929
Le Vatican désigne ensuite, depuis le 11 février 1929, un État souverain au sens du droit international : l'État de la Cité du Vatican (Stato della Città del Vaticano), créé par le Traité du Latran signé par Pie XI et Benito Mussolini. Cet État, le plus petit du monde reconnu comme tel, occupe 44 hectares et compte plusieurs centaines de résidents ; il possède ses propres lois, son propre gouvernement, ses propres tribunaux et sa propre force de police. Son histoire complète — négociations, contenu du Traité, organes de gouvernement — est développée dans l'article dédié.
Le Saint-Siège, sujet de droit international antérieur à l'État
Le Vatican sert enfin, par métonymie, à désigner le Saint-Siège (Sancta Sedes) — c'est-à-dire l'autorité du pape en tant que chef suprême de l'Église catholique, avec sa Curie romaine. Le Saint-Siège est un sujet de droit international à part entière, distinct de l'État vatican : il existait déjà, et entretenait des relations diplomatiques avec les puissances européennes, bien avant 1929, y compris pendant la période 1870-1929 où le pape ne disposait d'aucun territoire souverain. C'est le Saint-Siège, et non l'État de la Cité du Vatican, qui signe les concordats, entretient des relations diplomatiques avec 184 États (dernier en date : le sultanat d'Oman, en février 2023)[16] et siège comme observateur permanent à l'ONU.[17] Le détail de cette personnalité juridique propre est traité dans l'article consacré au Saint-Siège.
« Le Vatican » dans le langage courant
Dans l'usage courant et médiatique, « le Vatican » sert enfin de raccourci pour désigner, indistinctement, l'État, le Saint-Siège, la Curie romaine ou même la personne du pape — un peu comme on dit « la Maison-Blanche » pour l'exécutif américain ou « l'Élysée » pour la présidence française. Cette confusion est commode dans la conversation ordinaire, mais elle égare le lecteur qui veut comprendre précisément qui décide de quoi : un décret doctrinal relève du Saint-Siège et de ses dicastères, tandis qu'un arrêté sur la circulation automobile à l'intérieur des murs relève de l'État de la Cité du Vatican.
Un tableau de synthèse permet de fixer ces distinctions avant d'aborder l'histoire et le patrimoine du lieu.
| Réalité | Nature juridique | Origine | Étendue | Ce qu'elle gouverne |
|---|---|---|---|---|
| Colline du Vatican | Lieu géographique, sans personnalité juridique | Antiquité romaine (Ager Vaticanus) | Une colline et ses abords, rive droite du Tibre | Rien en soi — c'est un espace, non une institution |
| État de la Cité du Vatican | État souverain au sens du droit international | 11 février 1929, Traité du Latran | 0,44 km², environ 800 citoyens | Territoire, police, poste, monnaie, tribunaux civils et pénaux |
| Saint-Siège | Sujet de droit international sui generis, lié à la primauté du pape | Antérieur à l'État, exercé depuis les origines de la papauté | Aucun territoire propre nécessaire (l'a exercé sans État de 1870 à 1929) | Diplomatie, concordats, gouvernement doctrinal et pastoral de l'Église catholique mondiale |
Une colline païenne devenue le tombeau de l'apôtre
Pourquoi ce nom : la colline des vaticinia
L'origine du nom latin Vaticanus reste discutée depuis l'Antiquité même. Le grammairien Varron (Iᵉʳ siècle avant Jésus-Christ) le rattachait à un dieu Vaticanus ou Vagitanus, censé présider au premier vagissement (vagitus) des nouveau-nés ; le grammairien Aulu-Gelle, plus tard, le fait dériver de vaticinium, la prophétie obtenue par le vol des oiseaux ou l'examen des entrailles des victimes sacrifiées — art divinatoire hérité des Étrusques, dont on suppose qu'ils pratiquaient leurs rites sur cette colline avant même la fondation de Rome.[18] Une troisième hypothèse, plus prosaïque, fait dériver le nom d'un établissement étrurien appelé Vatica ou Vaticum, dont aucune trace archéologique n'a cependant été retrouvée.[19] Quelle que soit l'étymologie exacte, la tradition antique associait donc déjà ce lieu à l'idée de présage et de parole inspirée — coïncidence frappante pour le site qui deviendrait, des siècles plus tard, le siège du magistère de l'Église.
L'Ager Vaticanus, une plaine insalubre au pied de la colline
Sous la République romaine, l'Ager Vaticanus — la plaine alluviale de la rive droite du Tibre, hors les murs de la ville — a mauvaise réputation : terrain marécageux, réputé insalubre, fréquenté surtout par les plus pauvres.[20] À la fin du Iᵉʳ siècle avant Jésus-Christ, de grandes familles patriciennes commencent cependant à y faire bâtir des horti, luxueuses résidences de campagne. L'un de ces domaines, les Horti Agrippinae, appartient à Agrippine l'Aînée puis passe à son fils Caligula (empereur de 37 à 41), passionné de courses de chars, qui y fait édifier un cirque privé achevé sous son successeur Claude.[21]
Néron, héritier de ce domaine et de ce cirque, en ouvre l'accès au public pour se faire acclamer comme aurige, et utilise également le terrain pour reloger les Romains rendus sans abri par le grand incendie de 64. C'est dans ce même cirque, en 65, que Néron fait exécuter en masse les chrétiens accusés d'avoir incendié la ville — persécution rapportée par l'historien latin Tacite dans ses Annales.[22] Le cirque tombe progressivement à l'abandon au milieu du IIᵉ siècle ; le terrain est alors loti pour l'installation d'une nécropole, où se côtoient tombeaux païens et, bientôt, sépultures chrétiennes.[23]
Le martyre de l'apôtre Pierre, an 64-67
C'est dans ce cadre précis — le cirque de Néron et ses abords immédiats — que la tradition chrétienne la plus ancienne situe le martyre de l'apôtre Pierre, vraisemblablement lors de la persécution consécutive à l'incendie de 64 ou dans les années qui suivent, jusqu'à la mort de Néron en 68. L'apôtre, selon une tradition attestée dès le IIᵉ siècle par des auteurs comme Clément de Rome et Irénée de Lyon, aurait été crucifié la tête en bas — supplice qu'il aurait lui-même demandé, s'estimant indigne de mourir de la même manière que le Christ. Son corps, selon cette même tradition, est enseveli à proximité immédiate, dans la nécropole voisine du cirque, sur le versant de la colline du Vatican.[24]
« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. » — Évangile selon saint Matthieu, 16, 18
Cette parole du Christ à Simon-Pierre, rapportée par l'évangéliste Matthieu, est celle-là même qui court aujourd'hui, en lettres géantes, sous la coupole de la basilique construite plus de quinze siècles plus tard exactement au-dessus du tombeau traditionnel de l'apôtre — inscription de plus de deux mètres de hauteur par lettre, longue de près de deux cents mètres, considérée par certains latinistes comme la plus grande inscription latine visible au monde.[25]
La nécropole retrouvée : les fouilles de Pie XII
Pendant des siècles, l'emplacement exact du tombeau de Pierre reste connu par la tradition et la vénération continue, mais non vérifié archéologiquement. En 1939, quelques jours après son élection, le pape Pie XII autorise une campagne de fouilles archéologiques sous la basilique, à l'occasion de travaux d'aménagement de la crypte pour la sépulture de son prédécesseur Pie XI. Sous la direction de Mgr Ludwig Kaas, l'équipe met au jour, entre 1939 et 1949, toute une nécropole païenne et chrétienne des IIᵉ et IIIᵉ siècles, ensevelie sous les fondations de la basilique constantinienne.[26]
Le 23 décembre 1950, dans un radio-message resté célèbre, Pie XII annonce au monde les résultats de la première décennie de fouilles, avec une prudence scientifique délibérée :
« Aux abords du tombeau, on a retrouvé des restes d'ossements humains. Il n'est cependant pas possible de prouver avec certitude qu'ils appartiennent au corps de l'apôtre. » — Pie XII, radio-message de Noël 1950[27]
À partir de 1952, l'épigraphiste Margherita Guarducci reprend l'étude des inscriptions retrouvées sur les parois d'un mur voisin, le « mur des graffiti ». Elle y déchiffre notamment l'expression grecque Petros eni — « Pierre est ici » — et met en relation ces graffitis avec des ossements conservés à part dans une niche du même mur, enveloppés d'un tissu de pourpre bordé d'or, signe d'un traitement funéraire d'exception.[28] Sur la base de ces travaux, le pape Paul VI annonce en 1968 que les reliques retrouvées ont été identifiées comme celles de saint Pierre « d'une manière que nous pouvons considérer comme convaincante » — sans que l'Église n'impose cette conclusion comme un dogme de foi. L'archéologue Antonio Ferrua, qui avait dirigé les fouilles initiales, exprimera par la suite des réserves sur cette identification définitive, rappelant la part d'incertitude propre à toute reconstruction archéologique de ce type.[29] Cette prudence est d'ailleurs conforme à la méthode encyclopédique : la vénération du lieu comme tombeau de Pierre repose sur une tradition ininterrompue et cohérente depuis le IIᵉ siècle, corroborée mais non strictement prouvée par l'archéologie du XXᵉ siècle.
De la basilique de Constantin à la Cité léonine
La première basilique Saint-Pierre
Vers 326, l'empereur Constantin, converti au christianisme, fait édifier au sommet de la nécropole une immense basilique à cinq nefs, directement au-dessus du tombeau vénéré de Pierre — choix architectural remarquable, puisqu'il impose de niveler un flanc entier de la colline et de bâtir sur un terrain funéraire, alors même qu'un site plus commode aurait pu être choisi ailleurs dans Rome.[30] Ce choix délibéré signale, dès le IVᵉ siècle, l'importance que l'Église accorde déjà à ce lieu précis : ce n'est pas un emplacement pratique que l'on a sanctifié après coup, mais un tombeau vénéré autour duquel on construit, au prix de travaux considérables. Cette ancienne basilique reste, pendant plus de mille ans, le principal lieu de pèlerinage et de couronnement impérial de la chrétienté occidentale — c'est là que Charlemagne est couronné empereur par le pape Léon III le jour de Noël de l'an 800.
Le sac de 846 et la naissance de la Cité léonine
En 846, des raids arabes venus de Sicile remontent le Tibre et pillent les basiliques extra-muros de Saint-Pierre et de Saint-Paul-hors-les-Murs, situées hors de l'enceinte antique de la ville et donc sans défense — sans toutefois parvenir à pénétrer dans Rome elle-même, protégée par les murailles aurélianiennes.[31] Ce sac traumatise durablement la papauté : pour la première fois, le tombeau même de l'apôtre s'est trouvé à la merci d'envahisseurs.
Élu pape l'année suivante, Léon IV (847-855) entreprend, de 848 à 852, la construction d'un mur d'enceinte de trois kilomètres, qui encercle pour la première fois de son histoire l'ensemble de la colline du Vatican et de la basilique. Le pape mobilise à cet effet la main-d'œuvre de ses domaines, les habitants des environs, des prisonniers sarrasins capturés après la bataille navale d'Ostie de 849, et un financement franc.[32] Cette enceinte, restée dans l'histoire sous le nom de mur léonin, donne naissance à ce que les chroniques appellent désormais la Cité léonine (Civitas Leonina) — première fois que le Vatican constitue un espace fortifié distinct du reste de Rome, préfiguration, près de onze siècles avant la lettre, de l'idée d'un territoire vatican séparé.[33]
Rome sans les papes : la papauté à Avignon
De 1309 à 1377, sept papes successifs, tous français, résident non à Rome mais à Avignon, en France, à la suite de pressions politiques exercées par la monarchie capétienne sur le pape Clément V. Pendant près de sept décennies, la basilique du Vatican, privée de la présence pontificale continue, se dégrade faute d'entretien régulier ; le Latran, résidence historique des évêques de Rome, souffre également de cet éloignement prolongé.[34]
Le retour à Rome est en grande partie obtenu grâce à l'insistance de sainte Catherine de Sienne, mystique dominicaine qui multiplie les lettres pressantes au pape Grégoire XI pour le convaincre de rentrer dans la Ville éternelle.
« Je vous le dis, père en Jésus-Christ : venez promptement, comme un agneau doux. [...] Répondez à l'Esprit Saint qui vous appelle. Je vous le dis : venez, venez, venez, et n'attendez pas le moment propice, car le moment ne vous attend pas. » — Sainte Catherine de Sienne, lettre à Grégoire XI, v. 1376[35]
Le 17 janvier 1377, Grégoire XI rentre effectivement à Rome, malgré l'opposition du roi de France et d'une partie du Sacré Collège, mettant fin à la papauté avignonnaise.[36] Ce retour, salué par sainte Catherine comme un acte de fidélité à la mission romaine de la papauté, précède de peu la mort du pape en 1378 et l'ouverture du grand schisme d'Occident — mais il fixe définitivement, pour l'avenir, le Vatican comme siège naturel des successeurs de Pierre plutôt que le Latran, jusque-là résidence traditionnelle des papes.
La nouvelle basilique Saint-Pierre (1506-1626)
Une basilique menaçant ruine
Au tournant du XVIᵉ siècle, l'ancienne basilique constantinienne, vieille de près de douze cents ans, menace ruine : les murs s'inclinent, la charpente se fissure. Le pape Nicolas V (1447-1455) envisage déjà une reconstruction, mais c'est Jules II (1503-1513) qui prend la décision définitive de raser l'antique édifice pour ériger, à sa place, la plus grande église du monde chrétien.
La pose de la première pierre et les architectes successifs
Le 18 avril 1506, Jules II pose lui-même la première pierre de la nouvelle basilique, selon un projet en croix grecque dessiné par l'architecte Donato Bramante.[37] Le chantier, colossal, s'étend sur cent vingt ans et voit se succéder plusieurs des plus grands architectes de la Renaissance et du baroque naissant, chacun infléchissant le projet initial.
| Architecte | Période à la tête du chantier | Apport principal |
|---|---|---|
| Donato Bramante | 1506-1514 | Plan initial en croix grecque, quatre piliers monumentaux |
| Raphaël | 1514-1520 | Retour à un plan en croix latine, plus traditionnel |
| Antonio da Sangallo le Jeune | 1520-1546 | Tentative de compromis entre plan centré et plan longitudinal |
| Michel-Ange | 1547-1564 | Retour à l'esprit de Bramante, conception de la coupole |
| Giacomo della Porta et Domenico Fontana | 1564-1590 | Achèvement de la coupole selon les plans de Michel-Ange |
| Carlo Maderno | 1602-1629 | Nef allongée en croix latine définitive, façade actuelle |
Après la mort de Sangallo le Jeune, le 3 août 1546, le pape Paul III confie la direction du chantier, le 1ᵉʳ janvier 1547, à Michel-Ange, alors âgé de soixante-douze ans. Selon le témoignage de son biographe Vasari, Michel-Ange juge insatisfaisants les plans de son prédécesseur et reprend le projet dans l'esprit du plan centré de Bramante, tout en concevant la grande coupole qui domine aujourd'hui l'ensemble de Rome.[38] Michel-Ange meurt en 1564 sans voir la coupole achevée ; ses successeurs, Giacomo della Porta et Domenico Fontana, la mènent à son terme conformément à ses plans. C'est enfin Carlo Maderno qui, entre 1602 et 1629, allonge la nef pour revenir à un plan en croix latine et dessine la façade actuelle, donnant à la basilique sa forme définitive.[39]
La consécration d'Urbain VIII
Le 18 novembre 1626, le pape Urbain VIII consacre solennellement la nouvelle basilique — cent vingt ans après la pose de la première pierre par Jules II.[40] La basilique Saint-Pierre reste aujourd'hui la plus grande église du monde chrétien par sa superficie intérieure, et le lieu de célébration des principales liturgies pontificales.
Le patrimoine artistique et intellectuel du Vatican
La chapelle Sixtine
Construite entre 1477 et 1480 sur ordre du pape Sixte IV, dont elle porte le nom, la chapelle Sixtine sert dès l'origine de chapelle privée des papes et de lieu du conclave qui élit chaque nouveau souverain pontife.[41] Entre 1508 et 1512, Michel-Ange y peint à fresque le plafond, neuf scènes centrales tirées de la Genèse — de la Création d'Adam au Déluge — entourées de prophètes et de sibylles.[42] Vingt-cinq ans plus tard, entre 1536 et 1541, le même Michel-Ange, alors sexagénaire, revient peindre sur le mur de l'autel l'immense fresque du Jugement dernier, commandée par Clément VII puis achevée sous Paul III.[43] C'est sous ce plafond que se réunit, encore aujourd'hui, le conclave des cardinaux électeurs pour choisir le successeur de Pierre — dernier exemple en date, l'élection du pape Léon XIV le 8 mai 2025.[44]
Les musées du Vatican
Les musées du Vatican trouvent leur origine dans une seule œuvre : le groupe sculpté du Laocoon, découvert le 14 janvier 1506 dans une vigne près de Sainte-Marie-Majeure à Rome. Jules II, informé de la découverte, envoie sur place l'architecte Giuliano da Sangallo et le jeune Michel-Ange pour l'expertiser, puis acquiert la sculpture et la fait exposer dans la Cour du Belvédère du petit palais construit sous Innocent VIII.[45] Cette collection initiale de sculptures antiques s'enrichit au fil des pontificats jusqu'à ce que les papes Clément XIV (1769-1774) puis Pie VI (1775-1799) lui donnent une forme institutionnelle nouvelle en fondant le musée Pio-Clementino, ouvert au public dans un esprit typique des Lumières : conserver, étudier et faire connaître les antiquités, non plus seulement les accumuler dans un cabinet privé.[46] Aujourd'hui, l'ensemble des musées du Vatican — une cinquantaine de galeries au total — accueille chaque année près de sept millions de visiteurs, ce qui en fait le deuxième ensemble muséal le plus visité au monde après le Louvre.[47]
La Bibliothèque apostolique vaticane
En 1451, le pape humaniste Nicolas V entreprend de constituer, au Vatican, une grande bibliothèque publique destinée à restaurer le rayonnement intellectuel de Rome : il réunit environ 350 manuscrits grecs, latins et hébreux hérités de ses prédécesseurs, auxquels s'ajoutent ses propres acquisitions, dont des manuscrits provenant de la bibliothèque impériale de Constantinople récemment tombée. En 1455, la collection atteint déjà 1 200 volumes.[48] C'est cependant son successeur Sixte IV qui donne à ce projet une existence institutionnelle formelle, par la bulle Ad decorem militantis Ecclesiae du 15 juin 1475, en nommant le premier bibliothécaire officiel, l'humaniste Bartolomeo Platina.[49] Aujourd'hui, la Bibliothèque apostolique vaticane conserve environ 80 000 manuscrits et plus d'un million de livres imprimés, dont certains des plus anciens témoins connus du texte biblique.
Les Archives apostoliques vaticanes
En 1612, le pape Paul V ordonne le regroupement, en un lieu unique du palais apostolique, de l'ensemble des archives pontificales jusque-là dispersées, et nomme le 31 janvier 1612 le premier archiviste, Baldassarre Ansidei.[50] Longtemps fermées à tout chercheur extérieur, ces archives — appelées pendant des siècles « Archives secrètes du Vatican », le mot « secret » signifiant alors simplement « privé » et non « dissimulé » — sont ouvertes aux historiens par le pape Léon XIII à la fin du XIXᵉ siècle.[51] Le 22 octobre 2019, le pape François renomme officiellement l'institution Archives apostoliques vaticanes, précisément pour dissiper l'ambiguïté du mot « secret » dans les langues modernes :
« Le terme "secret", en lien avec les Archives du Vatican, a commencé à être mal compris, à se colorer de nuances ambiguës, voire négatives [...]. L'Église n'a pas peur de l'histoire, bien au contraire, elle l'aime. » — Pape François, lettre apostolique L'esperienza storica, 22 octobre 2019[52]
Les jardins du Vatican
En 1279, le pape Nicolas III ramène sa résidence du Latran au Vatican et fait enclore de murs une partie de la colline pour y aménager un verger, une pelouse et un jardin — origine des actuels jardins du Vatican.[53] Passionné par les vertus médicinales des plantes, Nicolas III y fait cultiver, avec l'aide de son médecin personnel, l'un des premiers jardins botaniques d'Europe destinés à l'étude thérapeutique. Considérablement agrandis et transformés à la Renaissance sous l'influence d'architectes comme Bramante puis Pirro Ligorio, ces jardins occupent aujourd'hui 23 des 44 hectares de l'État vatican — plus de la moitié de sa superficie totale — et abritent, depuis 1931, le palais du Gouvernorat qui administre l'État.
L'État de la Cité du Vatican, en bref
L'histoire diplomatique complète de la création de l'État — négociations Pacelli-Barone, contenu du Traité et du Concordat, réception du texte — fait l'objet des articles dédiés Les accords du Latran (11 février 1929) et La création de l'État de la Cité du Vatican (11 février 1929). Il suffit ici de rappeler que ce minuscule territoire — 44 hectares, 3,2 kilomètres de frontière avec l'Italie, entre 500 et 880 résidents selon la méthode de recensement retenue au 31 décembre 2024 — constitue, depuis 1929, une monarchie absolue élective dont le titulaire est le pape, gouvernée pour le pouvoir exécutif par le Gouvernorat, présidé depuis mars 2025 par une religieuse, sœur Raffaella Petrini, première femme à occuper cette fonction.[54]
La sécurité de l'État est assurée par deux corps distincts : la Garde suisse pontificale, fondée le 22 janvier 1506 par Jules II — corps militaire le plus ancien du monde encore en activité ininterrompue, aujourd'hui fort d'environ 134 hommes — et le Corps de la Gendarmerie, police civile héritée du corps fondé par Pie VII en 1816, réorganisée en 1970 par Paul VI lorsque celui-ci supprime la Garde noble et la Garde palatine d'honneur pour ne conserver que la Garde suisse parmi les corps armés traditionnels.[55]
📖 Voir l'article détaillé : La création de l'État de la Cité du Vatican (11 février 1929) — organes de gouvernement, citoyenneté, Garde suisse et Gendarmerie.
📖 Voir l'article détaillé : Les accords du Latran (11 février 1929) — négociations, contenu des trois documents, réception et révision de 1984.
Le gouvernement central de l'Église catholique
Distinct de l'État territorial, le gouvernement central de l'Église catholique siège également au Vatican, sous l'autorité directe du pape. Plusieurs institutions s'y superposent, chacune faisant l'objet d'un article Ignispedia spécifique en cours de rédaction, que le présent article se contente de situer brièvement.
Le Saint-Siège est le sujet de droit international constitué par le pape et les organes qui l'assistent dans le gouvernement de l'Église universelle — distinct, on l'a vu, de l'État de la Cité du Vatican.
📖 Voir l'article détaillé : Le Saint-Siège
La Curie romaine est l'ensemble des dicastères, tribunaux et offices par lesquels le pape exerce son gouvernement pastoral et administratif sur l'Église catholique dans le monde entier.
📖 Voir l'article détaillé : La Curie romaine
La Secrétairerie d'État est l'organe le plus proche du pape au sein de la Curie, chargé de coordonner l'action des dicastères et de conduire la diplomatie du Saint-Siège auprès des États.
📖 Voir l'article détaillé : La Secrétairerie d'État
Le Collège des cardinaux réunit les plus proches collaborateurs du pape à Rome et dans le monde ; réuni en conclave, c'est lui qui élit le nouveau souverain pontife à la mort ou à la démission de son prédécesseur — comme ce fut le cas le 8 mai 2025 pour l'élection de Léon XIV.
📖 Voir l'article détaillé : Le Collège des cardinaux
Le Vatican dans le monde contemporain
La presse et les médias du Saint-Siège
Le journal quotidien L'Osservatore Romano paraît pour la première fois à Rome le 1ᵉʳ juillet 1861, quelques mois après la proclamation du royaume d'Italie, avec pour but explicite de défendre les États pontificaux face au mouvement du Risorgimento.[56] Racheté directement par le pape Léon XIII en 1885, transféré à l'intérieur des murs du Vatican en 1929 pour le mettre à l'abri des bandes fascistes, il devient pendant la Seconde Guerre mondiale l'un des rares journaux italiens à publier les communiqués alliés, portant sa diffusion à plus de 350 000 exemplaires.[57]
Le 12 février 1931, deux ans après la fondation de l'État, le pape Pie XI inaugure, avec le concours technique du physicien Guglielmo Marconi, la station de Radio Vatican. Le premier signal, envoyé en morse, transmet les mots latins In nomine Domini, Amen ; Marconi lui-même annonce ensuite le message du pape, qui devient ainsi le premier souverain pontife de l'histoire à s'adresser au monde par la radio.[58] Ces deux médias historiques ont depuis fusionné, avec d'autres organes, au sein du portail numérique Vatican News, né de la réforme des communications du Saint-Siège lancée en 2015.
| Média | Fondation | Fondateur / initiateur | Statut actuel |
|---|---|---|---|
| L'Osservatore Romano | 1ᵉʳ juillet 1861 | Nicola Zanchini et Giuseppe Bastia, sous Pie IX | Quotidien du Saint-Siège, racheté par Léon XIII en 1885 |
| Radio Vatican | 12 février 1931 | Pie XI, avec Guglielmo Marconi | Intégrée au Dicastère pour la Communication |
| Vatican News | 2015 (réforme des communications) | Secrétariat puis Dicastère pour la Communication, sous François | Portail numérique multilingue unifié |
Poste, monnaie et symboles de l'État
Le 1ᵉʳ août 1929, le service postal de l'État vatican entre officiellement en fonction, avec du matériel fourni par l'Italie ; le Vatican rejoint dès cette date l'Union postale universelle et émet, le même jour, sa première série de timbres, dite « de la Conciliation ».[59] Sur le plan monétaire, l'État a d'abord battu sa propre monnaie en lires vaticanes, alignées sur la lire italienne de 1929 à 2002 ; depuis l'entrée en vigueur, le 1ᵉʳ janvier 2002, d'une convention monétaire signée avec l'Union européenne le 29 décembre 2000, le Vatican utilise l'euro comme monnaie officielle et frappe ses propres pièces, bien qu'il ne soit membre ni de l'Union européenne ni de la zone euro au sens institutionnel.[60]
Un patrimoine mondial de l'UNESCO
En 1984, l'UNESCO inscrit l'intégralité du territoire de l'État de la Cité du Vatican sur la Liste du patrimoine mondial — cas unique dans toute la liste, puisqu'il s'agit du seul bien inscrit qui coïncide exactement avec le territoire entier d'un État souverain. La notice de l'UNESCO souligne que ce territoire minuscule rassemble « une collection unique d'œuvres artistiques et architecturales », centrée sur la basilique Saint-Pierre, « la plus grande église religieuse du monde », érigée au-dessus du tombeau de l'apôtre.[61]
Un lieu de pèlerinage mondial
Le Vatican demeure, dix-neuf siècles après le martyre de Pierre, l'un des principaux buts de pèlerinage de la chrétienté. L'ampleur de cette fréquentation s'est manifestée de façon spectaculaire lors du Jubilé de l'année 2025 : plus de 33,4 millions de pèlerins, venus de 185 pays, se sont rendus à Rome, dépassant largement les prévisions initiales du Saint-Siège, qui tablait sur 31,7 millions de visiteurs.[62] Les musées du Vatican, à eux seuls, accueillent désormais chaque année près de sept millions de visiteurs, un flux qui a retrouvé et dépassé son niveau d'avant la pandémie de 2020.[63]
Deux conciles œcuméniques dans la même basilique
La basilique Saint-Pierre n'a pas seulement accueilli des liturgies pontificales : elle a également été le cadre des deux derniers conciles œcuméniques de l'histoire de l'Église catholique. Le concile Vatican I, ouvert le 8 décembre 1869 et interrompu par la prise de Rome en septembre 1870, y définit notamment le dogme de l'infaillibilité pontificale ; près d'un siècle plus tard, le concile Vatican II, réuni de 1962 à 1965, y renouvelle en profondeur la théologie, la liturgie et les rapports de l'Église catholique avec le monde contemporain. Ces deux conciles, qui ont donné leur nom même au lieu où ils se sont tenus, font chacun l'objet d'un article détaillé.
📖 Voir l'article détaillé : Concile Vatican I (1869-1870)
📖 Voir l'article détaillé : Concile Vatican II (1962-1965)
Le Vatican, signe visible d'une mission universelle
Du point de vue catholique, la disproportion entre la taille minuscule du Vatican — moins d'un demi-kilomètre carré — et le rayonnement mondial qu'il exerce sur plus d'un milliard de catholiques n'est pas un simple paradoxe géopolitique : elle est le signe visible d'une réalité que la foi affirme depuis les origines. Le tombeau retrouvé sous l'autel de la basilique, la parole de Matthieu 16, 18 inscrite sous la coupole, et la présence continue d'un successeur de Pierre sur ce même lieu depuis près de deux mille ans, donnent au Vatican une signification qui déborde très largement son statut de micro-État.
Ce lien entre le lieu et la mission est au cœur de la théologie catholique de la primauté pétrinienne : ce n'est pas un hasard de l'histoire si le siège du magistère universel de l'Église se trouve précisément là où l'apôtre choisi par le Christ pour être la « pierre » de son Église a donné sa vie. La colline autrefois vouée aux présages païens (vaticinia) et aux exécutions de Néron est devenue, par la foi et par vingt siècles de continuité, le lieu d'où le successeur de Pierre confirme ses frères dans la foi (cf. Luc 22, 32) et exerce, comme le rappellent les accords du Latran eux-mêmes, sa mission « libre dans une terre libre »[64] — territoire minuscule au service d'une mission qui, elle, ne connaît aucune frontière.
Pour aller plus loin
- Lire La création de l'État de la Cité du Vatican (11 février 1929) : institutions, citoyenneté, gouvernement de l'État vatican.
- Lire Les accords du Latran (11 février 1929) : négociations, contenu et portée diplomatique du traité fondateur.
- Lire Concile Vatican I (1869-1870) : le premier concile tenu dans la basilique Saint-Pierre.
- Lire Concile Vatican II (1962-1965) : le second concile œcuménique tenu dans la basilique Saint-Pierre.
- Lire Le Saint-Siège, La Curie romaine, La Secrétairerie d'État et Le Collège des cardinaux : le gouvernement central de l'Église catholique.
Notes et références
UNESCO — Centre du patrimoine mondial, Vatican City, whc.unesco.org/en/list/286. Inscription du territoire vatican sur la Liste du patrimoine mondial en 1984 ; seul bien de la liste à coïncider avec le territoire entier d'un État souverain, centré sur la basilique Saint-Pierre.
1 13 61Wikipedia (en), Circus of Nero, en.wikipedia.org/wiki/Circus_of_Nero. Histoire du cirque construit sous Caligula et Claude, ouvert au public par Néron, lieu des exécutions de chrétiens de l'an 65 après l'incendie de Rome de 64 ; abandon au IIᵉ siècle et installation d'une nécropole sur le site.
2 21 22 23Wikipedia (en), Vatican Hill, en.wikipedia.org/wiki/Vatican_Hill. Présentation générale de la colline, de son histoire antique et de la tradition relative au martyre et à la sépulture de saint Pierre à proximité du cirque de Néron.
3 15 24Wikipedia (en), St. Peter's Basilica, en.wikipedia.org/wiki/St._Peter's_Basilica. Chronologie de l'ancienne basilique constantinienne (v. 326), de la pose de la première pierre de la nouvelle basilique par Jules II le 18 avril 1506, et de sa consécration par Urbain VIII le 18 novembre 1626.
4 8 9 30 37 39 40Wikipedia (en), Pope Leo IV, en.wikipedia.org/wiki/Pope_Leo_IV. Biographie du pape Léon IV (847-855) et récit de la construction du mur léonin de 848 à 852 après le sac de 846, avec mobilisation de main-d'œuvre locale, de prisonniers sarrasins et d'un financement franc.
5 32Encyclopædia Britannica, Avignon papacy, britannica.com/event/Avignon-papacy. Synthèse sur la période 1309-1377, les sept papes français résidant à Avignon, et le contexte du retour à Rome.
6 34Garde suisse pontificale, Profile, vatican.va/content/romancuria/en/guardia-svizzera-pontificia/corpo-della-guardia-svizzera-pontificia/profilo.html ; voir aussi Wikipedia (en), Corps of Gendarmerie of Vatican City et Military in Vatican City. Fondation de la Garde suisse le 22 janvier 1506 sous Jules II ; fondation du corps de Gendarmerie par Pie VII en 1816 ; suppression de la Garde noble et de la Garde palatine par Paul VI le 14 septembre 1970.
7 55Wikipedia (en), L'Osservatore Romano, en.wikipedia.org/wiki/L'Osservatore_Romano ; voir aussi L'Osservatore Romano, The Newspaper, osservatoreromano.va/en/pages/the-newspaper.html. Première parution le 1ᵉʳ juillet 1861 ; rachat par Léon XIII en 1885 ; transfert intra-muros en 1929 ; diffusion de plus de 350 000 exemplaires pendant la Seconde Guerre mondiale.
10 56 57Cardinal Pietro Gasparri et Benito Mussolini, Patti Lateranensi, 11 février 1929, texte officiel sur vatican.va ; voir l'article Ignispedia Les accords du Latran (11 février 1929) pour l'analyse complète du Traité, du Concordat et de la Convention financière, y compris la formule de Pie XI sur le pape « libre dans une terre libre ».
11 17 64Vatican News, February 12, 1931, the day Vatican Radio was born, vaticannews.va/en/pope/news/2019-02/pope-pius-xi-vatican-radio-anniversary.html ; voir aussi Papal Artifacts, February 12, 1931: The Day Vatican Radio Was Born. Inauguration par Pie XI avec le concours de Guglielmo Marconi, premier signal en morse In nomine Domini, Amen.
12 58Wikipedia (en), Pope Leo XIV, en.wikipedia.org/wiki/Pope_Leo_XIV. Élection de Robert Francis Prevost comme pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025, succédant au pape François.
14 44Vatican News, Holy See and Sultanate of Oman establish full diplomatic relations, 23 février 2023, vaticannews.va/en/vatican-city/news/2023-02/holy-see-and-sultanate-of-oman-establish-diplomatic-relations.html. « The Holy See now has diplomatic relations with 184 nations. » Établissement de relations diplomatiques pleines avec le sultanat d'Oman, dernier État en date à entrer en relation avec le Saint-Siège.
16Online Etymology Dictionary, Vatican, etymonline.com/word/Vatican. Rassemble les hypothèses antiques sur l'étymologie de Vaticanus : Varron (divinité du premier vagissement), Aulu-Gelle (vaticinium, la prophétie), hypothèse d'un établissement étrurien Vatica.
18Wikipedia (en), Ager Vaticanus, en.wikipedia.org/wiki/Ager_Vaticanus. Synthèse sur la plaine alluviale de la rive droite du Tibre, son urbanisation par les grandes familles patriciennes à la fin du Iᵉʳ siècle avant Jésus-Christ et sa réputation antique de terrain insalubre.
19 20Inside the Vatican, What is Rome's Greatest Latin Inscription?, insidethevatican.com/magazine/what-is-romes-greatest-latin-inscription. Description de l'inscription Tu es Petrus courant sous la coupole de la basilique, directement au-dessus du tombeau traditionnel de saint Pierre.
25Wikipedia (en), Vatican Necropolis et Saint Peter's tomb, en.wikipedia.org/wiki/Vatican_Necropolis et en.wikipedia.org/wiki/Saint_Peter's_tomb. Chronologie des fouilles autorisées par Pie XII en 1939, dirigées par Mgr Ludwig Kaas, achevées en 1949 ; réserves ultérieures de l'archéologue Antonio Ferrua sur l'identification définitive des ossements.
26 29Pie XII, radio-message de Noël, 23 décembre 1950, cité dans National Geographic, St. Peter's Basilica contains his tomb... right?, nationalgeographic.com. Texte original anglais rapporté : « At the side of the tomb, the remains of human bones have been found. However, it is impossible to prove with certainty that they belong to the body of the apostle. »
27Margherita Guarducci, The Tomb of St. Peter, trad. angl., texte intégral disponible sur fisheaters.com/srpdf/tombofstpeter.pdf. Étude épigraphique de l'inscription grecque Petros eni (« Pierre est ici ») sur le mur des graffitis de la nécropole vaticane, et des ossements retrouvés dans une niche voisine enveloppés de pourpre bordée d'or.
28Wikipedia (en), Arab raid against Rome, en.wikipedia.org/wiki/Arab_raid_against_Rome. Récit du sac de 846 des basiliques extra-muros de Saint-Pierre et Saint-Paul-hors-les-Murs, sans pénétration dans l'enceinte aurélienne de Rome.
31Wikipedia (en), Leonine City, en.wikipedia.org/wiki/Leonine_City. Description de la Civitas Leonina créée par l'enceinte de Léon IV, premier espace fortifié distinct englobant la colline du Vatican.
33Sainte Catherine de Sienne, Lettre 74 à Grégoire XI, à Avignon, traduction anglaise de référence disponible sur medieval.ucdavis.edu/20C/Catherine.html. Texte original anglais de la traduction citée : « I tell you, father in Christ Jesus, come swiftly like a gentle lamb. [...] Respond to the Holy Spirit Who calls you. I tell you, Come, come, come, and do not wait for time, since time does not wait for you. »
35Wikipedia (en), Pope Gregory XI, en.wikipedia.org/wiki/Pope_Gregory_XI. Biographie de Grégoire XI (pape de 1370 à 1378), retour à Rome le 17 janvier 1377 malgré l'opposition française, fin de la papauté avignonnaise.
36Society of Great Ideas / Renaissance Art Resources, notice biographique Antonio da Sangallo the Younger, sgira.org/asangy1.htm ; voir aussi Giorgio Vasari, Vite de' più eccellenti pittori, scultori e architettori, 1550/1568, vie de Michel-Ange. Mort de Sangallo le Jeune le 3 août 1546 ; nomination de Michel-Ange comme capomaestro du chantier de Saint-Pierre par Paul III le 1ᵉʳ janvier 1547.
38Musées du Vatican, The Sistine Chapel, vatican.museum/the-museum/the-sistine-chapel. Notice officielle sur la construction de la chapelle par Sixte IV entre 1477 et 1480 et sa fonction de chapelle du conclave.
41Wikipedia (en), Sistine Chapel ceiling, en.wikipedia.org/wiki/Sistine_Chapel_ceiling. Chronologie de la réalisation du plafond par Michel-Ange entre 1508 et 1512.
42Wikipedia (en), The Last Judgment (Michelangelo), en.wikipedia.org/wiki/The_Last_Judgment_(Michelangelo). Chronologie de la fresque du Jugement dernier, peinte entre 1536 et 1541, commandée par Clément VII et achevée sous Paul III.
43Musées du Vatican, Pio Clementino Museum, museivaticani.va et vatican.museum/the-museum/pio-clementino-museum. Origine de la collection dans le Laocoon, découvert le 14 janvier 1506 et exposé par Jules II dans la Cour du Belvédère.
45Encyclopædia Britannica, Pio-Clementino Museum, britannica.com/place/Pio-Clementino-Museum. Fondation du musée par Clément XIV en 1771 et son développement sous Pie VI, dans un esprit d'ouverture au public inspiré des Lumières.
46Statista, Vatican Museums: attendance 2024, statista.com/statistics/1137402/vatican-museums-attendance ; voir aussi Rome Reports, Nearly 7 million visitors: Vatican Museums numbers climb back up to pre-pandemic times. Environ 6,8 à 7 millions de visiteurs annuels en 2024, deuxième ensemble muséal le plus visité au monde après le Louvre.
47 63Library of Congress, Rome Reborn: The Vatican Library and Renaissance Culture, loc.gov/exhibits/vatican/intro.html. Constitution de la collection initiale de Nicolas V à partir de 1451 : environ 350 manuscrits hérités, dont des manuscrits de la bibliothèque impériale de Constantinople ; 1 200 volumes dès 1455.
48Bibliothèque apostolique vaticane, History, vaticanlibrary.va/en/the-library/history-of-BAV.html. Fondation formelle par la bulle Ad decorem militantis Ecclesiae de Sixte IV, 15 juin 1475, et nomination du premier bibliothécaire officiel, Bartolomeo Platina.
49Wikipedia (en), Vatican Apostolic Archive, en.wikipedia.org/wiki/Vatican_Apostolic_Archive. Fondation par Paul V en 1611-1612, nomination du premier archiviste Baldassarre Ansidei le 31 janvier 1612, ouverture aux chercheurs sous Léon XIII à la fin du XIXᵉ siècle.
50 51Pape François, lettre apostolique en forme de motu proprio L'esperienza storica, 22 octobre 2019, texte intégral sur vatican.va. Texte original anglais cité : « the term Secretum in relation to the Vatican Archive began to be misunderstood, to be coloured with ambiguous, even negative nuances [...] the Church is not afraid of history but, rather, she loves it. »
52Catholic Encyclopedia (1913), article The Vatican, newadvent.org/cathen/15276b.htm. Notice de référence sur l'histoire du site vatican, notamment l'aménagement des jardins par Nicolas III à partir de 1279.
53État de la Cité du Vatican, Population, vaticanstate.va/en/state-and-government/general-informations/population.html. Données officielles au 31 décembre 2024 : 673 citoyens vaticans, dont 458 résidant intra-muros ; 882 résidents au total (citoyens et non-citoyens) ; nomination de sœur Raffaella Petrini comme présidente du Gouvernorat le 1ᵉʳ mars 2025.
54Poste Vaticane, The History of Postage and Philately Service, postevaticane.va/en/history. Fondation officielle du service postal vatican le 1ᵉʳ août 1929, adhésion à l'Union postale universelle, première série de timbres « de la Conciliation ».
59EUR-Lex — Union européenne, Agreements on monetary relations (Monaco, San Marino, the Vatican and Andorra), eur-lex.europa.eu. Convention monétaire signée le 29 décembre 2000, entrée en circulation des pièces et billets en euros le 1ᵉʳ janvier 2002, fin du cours légal de la lire vaticane le 28 février 2002.
60Vatican News, Over 33 million pilgrims came to Rome for Jubilee Year, vaticannews.va/en/vatican-city/news/2026-01/jubilee-round-up-fisichella-pilgrims-faithful-hope.html. Bilan officiel du Jubilé 2025 : 33 475 369 pèlerins venus de 185 pays, contre une estimation initiale de 31,7 millions.
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