La basilique Sainte-Marie-Majeure — Santa Maria Maggiore — est la plus grande des églises de Rome dédiées à la Vierge Marie, et l'une des quatre basiliques majeures de la chrétienté, aux côtés de Saint-Pierre, de Saint-Jean-de-Latran et de Saint-Paul-hors-les-murs. Dressée au sommet de la colline de l'Esquilin, elle est la seule des grandes basiliques romaines à avoir conservé, sous ses fastes baroques, l'ossature et le décor de l'Antiquité chrétienne.
Sa fondation, telle que nous la voyons aujourd'hui — chantier commencé sous Célestin Ier (422-432), achevé et consacré par le pape Sixte III (432-440), date traditionnelle du 5 août 434 —, répond à un événement majeur : le concile d'Éphèse (431), qui proclama solennellement que Marie est véritablement Mère de Dieu, Theotokos. La basilique fut élevée pour célébrer ce dogme dans la pierre — ce qui en fait, selon une tradition largement reçue, la première grande basilique d'Occident placée sous le vocable de la Vierge, primauté à entendre au sens monumental : des tituli romains voués à Marie revendiquent une ancienneté supérieure dans leur phase primitive, notamment celui du Trastevere, et le site même de l'Esquilin portait déjà la basilique libérienne.[5] Traditionnellement datée du 5 août, vers 434[6], elle conserve de cette époque ce qui semble être la première apparition attestée de Marie en costume de cour dans l'art monumental.[7]
Une légende célèbre, fixée au Moyen Âge, fait remonter l'origine du sanctuaire à un miracle de la neige tombée en plein cœur de l'été romain pour dessiner le plan de l'église. De là vient son nom de Sainte-Marie-des-Neiges et sa fête du 5 août. La basilique abrite deux trésors d'une rare densité spirituelle : l'icône de la Salus Populi Romani, « salut du peuple romain », dont le support est daté par le radiocarbone entre la fin du IXᵉ et le début du XIᵉ siècle[8] et que les papes honorent de leurs ex-voto depuis des siècles[9], et les reliques de la Crèche de Bethléem, qui lui valurent le surnom de Santa Maria ad Praesepe, « Sainte-Marie-de-la-Crèche ».
Reconstruite et magnifiée par les siècles — plafond doré de la Renaissance, mosaïque du Couronnement de la Vierge, chapelles monumentales du baroque, façade de Ferdinando Fuga —, elle est devenue le grand sanctuaire marial des papes. C'est là, près de l'icône qu'il vénérait avant et après chaque voyage, que le pape François a voulu reposer : inhumé le 26 avril 2025, il est le premier pape enseveli hors du Vatican depuis plus d'un siècle.
Pourquoi Sainte-Marie-Majeure est-elle « majeure » ?
Une des quatre basiliques majeures de Rome
Dans la hiérarchie des sanctuaires catholiques, seules quatre églises portent le titre de basilique majeure — un rang que nul autre édifice au monde ne partage : Saint-Jean-de-Latran, Saint-Pierre du Vatican, Saint-Paul-hors-les-murs et Sainte-Marie-Majeure.[10] Ce sont les quatre grandes étapes du pèlerinage romain, dotées d'une Porte sainte ouverte lors des jubilés[11] et d'un autel papal réservé.[12]
Sainte-Marie-Majeure est la seule de ces quatre à avoir gardé son plan paléochrétien : une nef centrale bordée de colonnes antiques, deux bas-côtés, une abside. Là où Saint-Pierre et Saint-Paul furent reconstruites de fond en comble, et où Saint-Jean-de-Latran — pourtant d'origine constantinienne — fut profondément remanié à l'époque moderne, la Liberiana a traversé seize siècles sans perdre la silhouette de la basilique de Sixte III.[13]
La plus grande église mariale de Rome
L'adjectif « majeure » — maggiore — ne désigne pas la taille absolue de l'édifice, mais sa prééminence parmi toutes les églises romaines dédiées à la Vierge.[14] Rome compte des dizaines de sanctuaires mariaux ; celui de l'Esquilin est leur tête et leur modèle, le plus ancien et le plus vénérable. C'est la grande église de Marie, celle vers laquelle convergent les autres.
La nef est scandée par quarante-deux colonnes antiques à l'origine — trente-huit en marbre de l'Hymette et quatre en granit gris —, prélevées sur des monuments antiques selon l'usage des premières basiliques ; quarante subsistent (trente-six de marbre et quatre de granit).[15] Cette forêt de colonnes monolithes, surmontée d'un entablement continu, donne à l'intérieur une majesté toute classique, héritée directement de l'architecture romaine.
La basilique « libérienne »
Avant de s'appeler Sainte-Marie-Majeure, le sanctuaire fut connu sous le nom de basilique libérienne — Basilica Liberiana —, du nom du pape Libère (352-366) auquel la tradition attribue sa première fondation.[16] Ce nom ancien rappelle que, bien avant l'édifice de Sixte III, une église existait déjà sur l'Esquilin. La basilique cumule ainsi les vocables, chacun gardant la mémoire d'une strate de son histoire : libérienne par son fondateur supposé, des Neiges par sa légende, de la Crèche par ses reliques, et Majeure par sa dignité.
Le miracle de la neige : la légende fondatrice
Le songe du 5 août et le patricien Jean
La tradition la plus célèbre attachée à la basilique est celle du miracle de la neige. Sous le pontificat de Libère, un riche patricien romain nommé Jean et son épouse, demeurés sans enfant, auraient résolu de léguer leur fortune à la Vierge Marie, la priant de leur indiquer comment l'employer.[17] Dans la nuit du 4 au 5 août, la Mère de Dieu serait apparue en songe au couple — et, dit-on, au pape Libère lui-même — leur demandant d'édifier une église à l'endroit où ils trouveraient, au matin, la terre recouverte de neige.
Au cœur de l'été romain, une couche de neige aurait alors blanchi le sommet de l'Esquilin. Le pape s'y rendit en procession et traça au bâton, dans la neige, le périmètre de la future basilique, que Jean fit aussitôt construire à ses frais.[18] L'année traditionnellement avancée est 358, sous le pontificat de Libère, bien que les sources varient.
Notre-Dame des Neiges et la fête du 5 août
De ce récit vient le vocable de Notre-Dame des Neiges — Santa Maria ad Nives — et la fête de la Dédicace de Sainte-Marie-Majeure : depuis la révision du Calendrier romain général en 1969, elle y figure comme mémoire facultative célébrée chaque 5 août — non comme une fête d'obligation.[19] Encore aujourd'hui, ce jour-là, une pluie de pétales de roses blanches tombe de la voûte de la chapelle Pauline pendant la célébration, évoquant la neige miraculeuse — un des spectacles liturgiques les plus aimés de Rome.[20]
Histoire et légende : ce que dit la critique
L'historien doit distinguer ici deux plans. Le récit du miracle de la neige ne se fixe par écrit qu'au XIIIᵉ siècle, plusieurs siècles après les faits supposés : il relève de la tradition pieuse plus que de la chronique documentée.[21] La basilique que nous admirons, en revanche, est un fait historique solidement établi : elle est l'œuvre du pape Sixte III, vers 432-440, soit près d'un siècle après l'époque de Libère.
Faut-il pour autant rejeter la légende ? Pas davantage qu'il ne faut l'imposer comme un dogme. L'Église ne demande à personne de croire au miracle de la neige : on peut le lire comme un récit symbolique qui dit une vérité profonde — que ce lieu fut, dès l'origine, voulu et désigné pour honorer Marie. Une église antérieure a pu exister sous Libère ; le sanctuaire monumental, lui, naît de la foi conciliaire d'Éphèse. La neige d'été, signe d'une pureté venue d'en haut au plus brûlant de la saison, demeure une belle image de l'Immaculée — sans que la rigueur historique en soit blessée.
Sixte III et le concile d'Éphèse : la première grande église de la Vierge
Le concile d'Éphèse (431) et le dogme de la Theotokos
Pour comprendre Sainte-Marie-Majeure, il faut remonter au troisième concile œcuménique, réuni à Éphèse en 431. Contre Nestorius, patriarche de Constantinople, qui refusait d'appeler Marie « Mère de Dieu » et préférait « Mère du Christ », le concile proclama que Marie est véritablement Theotokos, « celle qui enfante Dieu », parce que celui qu'elle a conçu est, dès le premier instant, le Verbe de Dieu fait homme en une seule personne.[22] Ce n'était pas d'abord un honneur rendu à Marie : c'était l'affirmation que Jésus est vraiment Dieu, et que Marie est vraiment Mère de Dieu.
Le Catéchisme résume cette doctrine en une phrase limpide :
« Appelée dans les Évangiles "la mère de Jésus" (Jn 2, 1 ; 19, 25 ; cf. Mt 13, 55), Marie est acclamée, sous l'impulsion de l'Esprit, dès avant la naissance de son fils, comme "la mère de mon Seigneur" (Lc 1, 43). En effet, Celui qu'elle a conçu comme homme du Saint-Esprit et qui est devenu vraiment son Fils selon la chair, n'est autre que le Fils éternel du Père, la deuxième Personne de la Sainte Trinité. L'Église confesse que Marie est vraiment Mère de Dieu (Theotokos) (cf. DS 251). » — Catéchisme de l'Église catholique, § 495[23]
Une église pour proclamer Marie Mère de Dieu
À Rome, la définition d'Éphèse fut reçue dans l'allégresse. Le pape Sixte III, qui venait d'accéder au siège de Pierre en 432, voulut traduire ce triomphe doctrinal dans la pierre et la mosaïque.[24] Il fit reconstruire et magnifier l'église de l'Esquilin pour en faire le monument de la maternité divine de Marie — la première grande basilique d'Occident dédiée à la Vierge, écho romain du concile d'Orient.
L'arc triomphal porte encore l'inscription dédicatoire que Sixte III y fit graver, et qui dit toute son humilité de pasteur :
« Sixte, évêque, au peuple de Dieu. » (XYSTUS EPISCOPUS PLEBI DEI) — Inscription de Sixte III sur l'arc triomphal de Sainte-Marie-Majeure[25]
La dédicace traditionnelle du 5 août 434
Dont les origines remontent au règne de Célestin Ier (422-432)[26], l'édification de la basilique s'acheva sous Sixte III, à qui la tradition attribue sa dédicace, un 5 août vers 434.[27] Cette date d'août rejoignit naturellement la fête de la neige miraculeuse, fondant en une seule célébration l'origine légendaire et la dédicace historique du sanctuaire. C'est ce double anniversaire que l'Église fête aujourd'hui le 5 août.
Les mosaïques paléochrétiennes du Vᵉ siècle
La nef : la geste de l'Ancien Testament
Le décor mosaïqué de Sixte III est l'un des plus précieux héritages de l'art paléochrétien. Le long de la nef court un cycle de quarante-deux panneaux d'origine illustrant les grands récits de l'Ancien Testament : l'histoire d'Abraham, de Jacob, de Moïse et de Josué, le passage de la mer Rouge, la conquête de la Terre promise — vingt-sept subsistent en mosaïque, neuf autres ayant été refaits en fresque en 1593, et six ayant été détruits lors du percement des chapelles Sixtine et Pauline.[28] Ces scènes, traitées avec la vivacité narrative et le sens du relief de l'art romain tardif, sont parmi les plus anciennes mosaïques bibliques figuratives conservées dans une église.
L'arc triomphal : l'enfance du Christ et Marie en impératrice
Au-dessus de l'autel, l'arc triomphal déploie un programme entièrement consacré à l'enfance du Christ : l'Annonciation, l'Adoration des Mages, la présentation au Temple, la fuite en Égypte. La nouveauté théologique y éclate : Marie y est représentée en majesté, vêtue d'un costume de cour, parée d'or et de pierreries, trônant comme une souveraine.[29] L'art se met au service du dogme d'Éphèse : celle qui a porté Dieu reçoit les honneurs d'une reine. Selon l'historien de l'art J. Osborne, c'est apparemment la première fois que Marie apparaît ainsi vêtue d'un costume de cour impériale dans l'art monumental — rang, comme l'a montré Beat Brenk, d'une femina clarissima plutôt que d'une impératrice.[30]
Trésors et métamorphoses à travers les siècles
Le plafond à caissons et l'or des Amériques
Le plafond à caissons qui couvre la nef est l'un des chefs-d'œuvre de la Renaissance romaine. Attribué à Giuliano da Sangallo à la fin du XVᵉ siècle pour le cardinal Rodrigo Borgia — le futur pape Alexandre VI —, il aurait été doré avec le premier or venu des Amériques, offert par les rois Ferdinand et Isabelle d'Espagne au pape espagnol.[31] Cet or du Nouveau Monde, déposé sur les caissons d'une basilique romaine, relie de façon saisissante la découverte de 1492 à la plus ancienne église mariale d'Occident. Sur le rapport de l'Espagne avec ce siège, voir aussi l'épisode des papes Borgia.
Sous les pieds du fidèle s'étend le pavement cosmatesque médiéval, marqueterie de marbres polychromes en disques et entrelacs, posée sous le pape Eugène III (1145-1153).[32]
Le Couronnement de la Vierge par Jacopo Torriti
L'abside est ornée d'une mosaïque éblouissante : le Couronnement de la Vierge, exécuté dans les années 1290 et signé en 1296 par le mosaïste franciscain Jacopo Torriti à l'initiative du pape Nicolas IV.[33] Au centre d'un grand médaillon constellé d'étoiles, le Christ et sa Mère trônent côte à côte, le Fils posant la couronne sur la tête de Marie, tandis que rinceaux d'acanthe, oiseaux et figures de saints se déploient sur un fond d'or. C'est l'une des plus belles absides médiévales de Rome, héritière des grandes compositions paléochrétiennes et sommet de l'art mosaïque romain au seuil du XIVᵉ siècle.
Le campanile, le plus haut de Rome
Sur le flanc de la basilique s'élève un campanile roman de brique, reconstruit entre 1370 et 1378 sous le pontificat de Grégoire XI (1370-1378) — le pape qui ramena la papauté d'Avignon à Rome le 17 janvier 1377 —, en remplacement du clocher endommagé par le tremblement de terre de 1348.[34] Avec ses soixante-quinze mètres, c'est le plus haut clocher de Rome. Ses étages percés de baies géminées et ornés de céramiques colorées dominent toute la ville depuis l'Esquilin ; visible de loin, il signale le sanctuaire marial comme un phare planté au cœur de la cité.
La façade de Ferdinando Fuga
La façade actuelle, qui ferme la place, est l'œuvre de l'architecte Ferdinando Fuga, achevée entre 1741 et 1743 sous le pape Benoît XIV.[35] Fuga sut résoudre un problème délicat : moderniser l'entrée sans détruire la mosaïque médiévale de la loggia. Il enveloppa l'ancienne façade d'un portique à arcades surmonté d'une loggia, conservant à l'abri les mosaïques de Filippo Rusuti (vers 1300) qui racontent précisément la légende du miracle de la neige.[36] Derrière l'élégant écran baroque, le pèlerin retrouve ainsi l'image médiévale de la nuit miraculeuse.
La Salus Populi Romani : l'icône qui veille sur Rome
Une image attribuée à saint Luc
Le plus aimé des trésors de la basilique est l'icône de la Salus Populi Romani — le « salut du peuple romain ». Peinte sur un panneau de cèdre d'environ 117 sur 79 centimètres, elle représente la Vierge à mi-corps portant l'Enfant, dans le type byzantin de l'Hodigitria, « celle qui montre le chemin ».[37] La tradition l'attribue à saint Luc l'évangéliste, présenté comme le premier peintre de la Vierge ; sa datation reste discutée : le support de bois est daté par le radiocarbone entre la fin du IXᵉ siècle et le début du XIᵉ, tandis que la peinture elle-même est plutôt rapprochée des XIᵉ-XIIIᵉ siècles par la direction des Musées du Vatican.[38]
Grégoire le Grand, la peste et la dévotion des papes
L'icône est mêlée à l'histoire de Rome depuis le haut Moyen Âge. Selon le récit du cardinal Baronius, le pape saint Grégoire le Grand (590-604) l'aurait portée en procession à travers la ville pour implorer la fin d'une épidémie de peste.[39] De siècle en siècle, les papes lui offrirent couronnes et joyaux en ex-voto : Clément VIII, Grégoire XVI — qui la couronna canoniquement en 1838 —, Pie XII lors de l'Année mariale de 1954.[40] L'image est devenue la protectrice maternelle de la Ville, invoquée dans toutes les détresses publiques.
La chapelle Pauline de Paul V
Pour abriter dignement l'icône, le pape Paul V Borghèse fit construire, entre 1605 et 1616, la somptueuse chapelle Pauline — dite aussi Borghèse —, l'un des joyaux du baroque romain, tout incrustée de marbres précieux et de lapis-lazuli.[41] La Salus Populi Romani y trône au-dessus de l'autel, entourée d'anges de bronze doré. C'est là que se sont agenouillés des générations de papes, et c'est tout près d'elle que repose désormais le pape François.
Reliques de la Crèche : « Sainte-Marie-de-la-Crèche »
Les planches de la mangeoire de Bethléem
La basilique conserve une relique insigne : cinq pièces de bois de sycomore vénérées comme les restes de la mangeoire où fut couché l'Enfant Jésus à Bethléem. La tradition rapporte qu'elles furent apportées à Rome sous le pape Théodore Ier (642-649), natif de Jérusalem, lorsque la Ville accueillit, fuyant les invasions, une partie des reliques de Terre sainte — mais on ignore en réalité comment ni quand la relique parvint ici.[42] Le nom de Santa Maria ad Praesepe, « Sainte-Marie-de-la-Crèche », est en tout cas antérieur à cet apport : il figure déjà, au VIᵉ siècle, dans l'acte de donation de Flavia Xantippa.[43]
Les cinq pièces sont aujourd'hui enchâssées dans la Sacra Culla, reliquaire de cristal en forme de berceau dessiné par Giuseppe Valadier (1802), exposé dans la crypte de la Nativité — la Confessio aménagée par Vespignani en 1861-1864 à la demande de Pie IX —, où une statue d'Ignazio Jacometti (1883) représente Pie IX agenouillé en adoration.[44]
Noël à Sainte-Marie-Majeure
Parce qu'elle abritait la relique de la Crèche, la basilique devint très tôt le sanctuaire romain de la Nativité : la messe de minuit de Noël y eut sa station traditionnelle, ad Praesepe — la messe de l'aurore revenant, elle, à Sainte-Anastasie —, et les papes y célébrèrent la vigile de la Nativité jusqu'au XIXᵉ siècle.[45] Ce lien entre Sainte-Marie-Majeure et Noël en fait, plus encore que toute autre, l'église de l'Incarnation : le lieu où l'Occident chrétien est venu, pendant des siècles, adorer le Dieu fait petit enfant, déposé dans une mangeoire par celle qu'Éphèse venait de proclamer Mère de Dieu.
Le pape François à Sainte-Marie-Majeure
Une dévotion de toute une vie à la Salus
De tous les sanctuaires de Rome, Sainte-Marie-Majeure fut celui que le pape François chérit le plus. Dès le lendemain de son élection, en mars 2013, il s'y rendit prier devant la Salus Populi Romani ; et il prit l'habitude de venir s'y recueillir avant et après chacun de ses voyages apostoliques, confiant chaque mission à la protection de la Vierge.[46] Selon l'inscription commémorative apposée dans la basilique pour le premier anniversaire, il s'y rendit cent vingt-six fois au cours de son pontificat.[47]
La tombe « Franciscus » (2025)
Dans son testament, François avait demandé à reposer non au Vatican, mais à Sainte-Marie-Majeure, « auprès de la Vierge ».[48] Décédé le 21 avril 2025, il y fut inhumé le 26 avril 2025, devenant le premier pape enseveli hors du Vatican depuis Léon XIII en 1903.[49] Sa tombe se trouve dans la nef latérale, entre la chapelle Pauline — celle de la Salus Populi Romani — et la chapelle Sforza, près de l'autel de saint François d'Assise.[50]
Fidèle à sa simplicité, le tombeau ne porte qu'un seul mot : « Franciscus ». La dalle est taillée dans un marbre de Ligurie, en hommage à la terre de ses aïeux italiens ; au-dessus, en métal argenté, une reproduction de la croix pectorale qu'il portait, ornée du Bon Pasteur.[51] Aucune effigie, aucun titre, aucun blason : le pape qui prêcha l'Église pauvre repose sous une pierre nue, à l'ombre de l'icône qu'il aima toute sa vie.
Ainsi la plus ancienne église mariale d'Occident, née de la foi d'Éphèse en la Mère de Dieu, est-elle devenue, seize siècles plus tard, le dernier abri d'un successeur de Pierre venu se confier une dernière fois à celle qu'elle honore.
Pour aller plus loin
- Le concile d'Éphèse (431) — le concile qui proclama Marie Mère de Dieu et inspira la fondation de la basilique.
- Marie, Mère de Dieu (Theotokos) — le dogme marial que Sainte-Marie-Majeure célèbre dans la pierre.
- La basilique Saint-Jean-de-Latran — la cathédrale du pape, « mère de toutes les églises », l'autre grand sanctuaire fondé à l'aube de l'Église libre.
- L'ancienne basilique Saint-Pierre — la basilique constantinienne du tombeau de l'apôtre Pierre.
- Le dogme de l'Immaculée Conception (1854) — l'autre grand approfondissement de la foi mariale de l'Église.
Notes et références
EWTN Vatican, « Who are the many popes not buried in the Vatican? » (avril 2025) : la basilique abrite les tombeaux d'Honorius III, Nicolas IV, saint Pie V, Sixte V, Paul V, Clément VIII et Clément IX ; National Catholic Register / CNA, « Six popes are buried at St. Mary Major » (décembre 2023) : mêmes six papes avant François. Sur Honorius III, dont le tombeau ne subsiste plus, voir la note honorius-tombeau.
1Treccani, Enciclopedia dei Papi (2000), « Onorio III » (S. Carocci, M. Vendittelli) : mort le 18 mars 1227, funérailles le lendemain, inhumé dans la basilique Sainte-Marie-Majeure dans une « concha porfyretica », sa tombe devenant objet de dévotion publique ; Turismo Roma (office officiel du tourisme de Rome), page « The Basilica of Santa Maria Maggiore » (https://www.turismoroma.it/en/places/basilica-santa-maria-maggiore) : Honorius III (1216-1227) au nombre des papes inhumés dans la basilique. Le monument funéraire est attesté par Vasari, Vies des peintres, « Arnolfo di Lapo » : tombeau d'Honorius III à Sainte-Marie-Majeure construit par Arnolfo, avec le portrait du pape pris sur le vif. Aucun monument d'Honorius III ne subsiste aujourd'hui dans la basilique : les présentations modernes de ses tombeaux visibles (site officiel de la basilique, Turismo Roma) n'en montrent aucun.
2Gian Lorenzo Bernini (b. 1598), mort le 28 novembre 1680, inhumé avec ses parents dans le caveau familial de Sainte-Marie-Majeure ; New York Review of Books (juin 2015), « Bernini: He Had the Touch » : la famille repose dans la basilique, en face de la maison familiale de l'Esquilin.
3Traités du Latran (1929) : la basilique, en territoire italien, est propriété du Saint-Siège et jouit du statut extraterritorial — cf. liste des propriétés extraterritoriales du Saint-Siège (« Extraterritorial properties of the Holy See » : Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure, Saint-Paul-hors-les-murs, Castel Gandolfo…), statut en vigueur à ce jour.
4mariedenazareth.com, « Éphèse : la basilique du concile (431) » et « Concile d'Éphèse (431) — Marie, Mère de Dieu, Theotokos » : Sixte III, successeur de Pierre de 432 à 440, dédia à la Vierge l'église dite plus tard Sainte-Marie-Majeure, probablement la première église d'Occident placée sous le vocable de la Vierge, au lendemain de la définition de la maternité divine de Marie (Theotokos) au concile d'Éphèse en 431. Nuance : sacred-destinations.com, « Santa Maria in Trastevere » : titulus Callisti fondé sous Calixte Ier (217-222), rebâti vers 350 sous Jules Ier (337-352), puis redédié à la Vierge sous Célestin Ier — la primauté de Sainte-Marie-Majeure s'entend donc de la première grande basilique mariale monumentale, non du premier lieu de culte marial romain ; le site même de l'Esquilin portait déjà la basilique libérienne de Libère (voir note liberienne).
5 22 24Liber Pontificalis, Vie de Sixte III : Sixte III bâtit la basilique Sainte-Marie près du marché de Livia ; mosaïques de la nef et de l'arc triomphal datées du pontificat de Sixte III (432-440) — site officiel de la basilique, page « Interni » ; Victor Saxer, Sainte-Marie-Majeure. Une basilique de Rome dans l'histoire de la ville et de son Église (Ve–XIIIe siècle), École française de Rome, 2001 : l'année 434 n'est retenue que comme une datation probable, non comme une date certaine.
6 27J. Osborne, « The Cult of Maria Regina in Early Medieval Rome », Acta ad archaeologiam et artium historiam pertinentia, vol. 21, n° 7 N.S. (2008), p. 96 : sur l'arc triomphal de Sainte-Marie-Majeure, Marie apparaît « apparemment pour la première fois vêtue d'un costume de cour impériale » — rang, comme l'a montré B. Brenk (Die frühchristlichen Mosaiken in S. Maria Maggiore zu Rom, Wiesbaden, 1975), d'une femina clarissima plutôt que d'une impératrice.
7 29 30Barbara Jatta, directrice des Musées du Vatican, dans L'Osservatore Romano (janvier 2018, repris par l'AP le 24 janvier 2018) : la peinture date plus vraisemblablement des XIᵉ-XIIIᵉ siècles ; The Art Newspaper (17 avril 2018, restauration 2017-2018 des Musées du Vatican) : le support de bois est daté par le radiocarbone entre la fin du IXᵉ siècle et le début du XIᵉ siècle.
8 38Basilique papale Sainte-Marie-Majeure, site officiel (basilicasantamariamaggiore.va), « Salus Populi Romani » : icône attribuée par la tradition à saint Luc ; procession de saint Grégoire le Grand (590-604) contre la peste selon le récit de Baronius ; couronnes et joyaux offerts par les papes de Clément VIII à Pie XII ; chapelle Pauline construite par Paul V comme écrin de l'icône.
9 39Dicastère pour l'Évangélisation, décret sur l'indulgence du Jubilé 2025 (13 mai 2024, vatican.va) : les quatre basiliques papales majeures — Saint-Pierre au Vatican, Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-murs.
10vatican.va, rite d'ouverture de la Porte sainte (Jubilé 2000) : le pape ouvre la Porte sainte des quatre basiliques romaines ; Salle de presse du Saint-Siège (Jubilé 2025) : les quatre Portes saintes des basiliques papales, ouvertes pour le passage des pèlerins.
11OSV News (Catholic Review, avril 2025), « The history of St. Mary Major » : autel papal réservé au pape ou au prêtre qu'il y autorise ; messe coutumière du pape le 15 août, fête de l'Assomption.
12Site officiel de la basilique (basilicasantamariamaggiore.va), page « Interior of the Basilica » : seule basilique paléochrétienne à avoir gardé intact son aspect d'origine ; churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF) : la nef subsiste structurellement intacte avec son décor mosaïqué d'origine. Sur Saint-Jean-de-Latran, d'origine constantinienne mais remanié : pilgrim-info.com, « Archbasilica of St John Lateran » : réfection confiée par Innocent X à Borromini en 1646 pour le jubilé de 1650 ; italyscapes.com, « Basilica of Saint John Lateran » : Borromini conserva le plan antique à cinq nefs mais donna à l'église son aspect baroque ; façade d'Alessandro Galilei (1732-1736).
13churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Re-foundation : première église de Rome dédiée à Notre-Dame, antérieure d'environ un siècle à Santa Maria Antiqua — d'où la prééminence qu'exprime l'adjectif maggiore parmi les églises mariales romaines.
14churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), §§ Central Nave and Sanctuary, 17th century : à l'origine 21 travées et 42 colonnes ioniques (38 en marbre de l'Hymette, 4 en granit gris), quarante subsistantes (36 de marbre et 4 de granit). Les longueurs chiffrées (86 m intérieurs, 92 m hors œuvre) avancées par des sites touristiques non savants (roma-o-matic, zainoo, aroundus) n'ont pas été corroborées par un relevé savant ni par le site officiel : elles sont retirées en attendant mieux.
15Liber Pontificalis : première église (Basilica Liberiana) fondée le 5 août 358 par le pape Libère ; site officiel de la basilique, page « Storia » : songe de la Vierge au patricien Jean et au pape Libère, à l'origine de la tradition.
16Liber Pontificalis, Vie de Libère : fondation de la Basilica Liberiana le 5 août 358 par le pape Libère ; churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Liberian Basilica : légende du patricien Jean et de son épouse, songe de la Vierge au couple et au pape Libère, chute de neige en août (traditionnellement 358).
17churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Liberian Basilica : le pape traça au bâton, dans la neige, le périmètre de l'église, construite aux frais de Jean ; année traditionnelle 358.
18EWTN : la Dédicace de Sainte-Marie-Majeure est une mémoire facultative célébrée chaque 5 août ; Calendrier romain général (révision de 1969) : mémoire de la Dédicace, sans référence à la légende de la neige.
19Basilique papale Sainte-Marie-Majeure, site officiel (basilicasantamariamaggiore.va), section « Histoire, Art et Spiritualité » : tradition de la pluie de pétales de roses blanches lâchés de la voûte de la chapelle Pauline le 5 août, en mémoire de la neige miraculeuse, lors de la fête de la Dédicace.
20churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Liberian Basilica : le récit de la légende du miracle de la neige remonte à 1288 après J.-C.
21Catéchisme de l'Église catholique, § 495 : Marie, Theotokos, est vraiment Mère de Dieu parce que celui qu'elle a conçu du Saint-Esprit est vraiment son Fils selon la chair et n'est autre que le Fils éternel du Père. Voir aussi § 466 sur la définition d'Éphèse contre Nestorius.
23Inscription en mosaïque au centre de l'arc triomphal : XYSTUS EPISCOPUS PLEBI DEI, « Sixte, évêque, au peuple de Dieu ».
25Pleiades (répertoire savant de lieux antiques), notice « Santa Maria Maggiore » : les origines de l'église remontent au règne de Célestin Ier (422-432).
26churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Central Nave and Sanctuary : quarante-deux panneaux d'origine, trente-six subsistants (six perdus lors de la construction des chapelles Pauline et Sixtine), dont neuf remplacés par des fresques en 1593 — soit vingt-sept mosaïques du Vᵉ siècle ; site officiel, page « Paleochristian Mosaics » : décor de Sixte III dans la nef et sur l'arc triomphal, début du grand art narratif chrétien ; à gauche Abraham et Jacob, à droite Moïse et Josué.
28churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Nave ceiling : nef couverte en 1455 sous Calixte III, attribution traditionnelle à Giuliano da Sangallo (douteuse — chantier commencé par Leon Battista Alberti, achevé par Sangallo) ; dorure réalisée, selon le récit traditionnel, avec le premier or venu de l'empire inca, offert au pape Alexandre VI (1492-1503) par Ferdinand et Isabelle ; site officiel, page « Interior of the Basilica » : plafond à caissons de bois doré dessiné par Giuliano et Antonio da Sangallo.
31churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Nave floor : le pavement cosmatesque subsistant de la nef centrale fut posé sous le pape Eugène III (1145-1153) aux frais des patrons Scoto di Paparone et de son fils Giovanni ; restauré en 1593 par le cardinal Pinelli, puis au XVIIIᵉ siècle par Fuga.
32churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Apse : Couronnement de la Vierge exécuté dans les années 1290 par le franciscain Jacopo Torriti (œuvre signée et datée 1296), venu à Rome pour le pape franciscain Nicolas IV, achevé après la mort du pape sous la supervision des cardinaux Pietro et Jacopo Colonna ; site officiel, page « Medieval Mosaics » : direction des travaux de l'abside confiée à Torriti sous Nicolas IV (1288-1292), scènes de la vie de Marie en bas, Couronnement en haut.
33churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Campanile : clocher roman de 75 mètres, le plus haut de Rome, reconstruit entre 1370 et 1378 sous le pontificat du pape Grégoire XI (1370-1378), en remplacement d'un clocher antérieur endommagé par un tremblement de terre (l'église ayant souffert du séisme de 1348, réparée dès 1377) ; M. Hayez, « Gregorio XI, papa », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 59, Treccani, 2002 : le 17 janvier 1377, le pape entra à Rome — retour effectif distinct du chantier 1370-1378.
34churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), §§ 18th century, Façade : restauration ordonnée par Benoît XIV (1740-1758), architecte Ferdinando Fuga, travaux dès 1741, façade dessinée en 1743 avec portique et loggia protégeant les mosaïques médiévales ; site officiel, page « Exterior of the Basilica » : façade élevée à l'occasion du jubilé de 1750.
35churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Façade : mosaïques commandées sous Nicolas IV (1288-1292), exécutées par Filippo Rusuti, achevées en 1308 (registre supérieur signé) ; site officiel, page « Exterior of the Basilica » : mosaïques de Rusuti (vers 1300), le Christ en trône entouré de saints et le Miracle des Neiges.
36Site officiel, page « Salus Populi Romani » : panneau de bois de cèdre (117 × 79 cm), Vierge à mi-corps portant l'Enfant, dans le type de l'Hodigitria ; icône nettoyée et restaurée par les Musées du Vatican en 2018.
37Vatican News : en 1838, Grégoire XVI couronna l'icône ; durant l'année mariale 1954, Pie XII renouvela le geste de dévotion ; site officiel, page « Salus Populi Romani » : offrandes de couronnes et joyaux de Clément VIII (1592-1605) à Grégoire XVI (1831-1846) et Pie XII (1939-1958) ; le 1er novembre 1954, Pie XII fit porter l'icône en procession de Sainte-Marie-Majeure à Saint-Pierre, où elle fut couronnée Reine.
40churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § 17th century : chapelle Pauline, chapelle funéraire de Paul V (1605-1621), commencée en 1605, gros œuvre achevé en 1611, décor poursuivi cinq ans (architecte Flaminio Ponzio) ; site officiel, page « Salus Populi Romani » : Paul V fit construire la chapelle Pauline comme écrin de l'icône.
41Site officiel, page « Holy Crib » : dès le pontificat de Théodore (642-649), natif de Jérusalem, le sanctuaire est dit Sancta Maria « ad Praesepem » ; cinq pièces de bois de sycomore (ficus sycomorus) de la mangeoire ; churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF) : on ignore comment ni quand la relique de la mangeoire parvint ici — la tradition l'attribue à Théodore Ier après la chute de Jérusalem (638), mais le nom ad Praesepem figure déjà dans un acte de donation du VIᵉ siècle (Flavia Xantippa).
42 43Site officiel, page « Holy Crib » : Confessio bâtie par Virginio Vespignani en 1861-1864 à la demande de Pie IX (1846-1878) ; reliquaire de cristal en forme de berceau dessiné par Giuseppe Valadier (1802) ; churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF), § Confessio : reliquaire d'argent doré offert par l'ambassadeur du Portugal, dessiné par Valadier, en remplacement d'un reliquaire du XVIIIᵉ siècle pillé par les Français ; statue de Pie IX par Ignazio Jacometti ajoutée en 1883.
44New Liturgical Movement, « Station Churches of the Christmas Season » : la messe de minuit (in nocte) a pour station Sainte-Marie-Majeure, à l'autel de la crèche, tandis que la messe de l'aurore (in aurora) a pour station Sainte-Anastasie ; cf. Dom Guéranger, L'Année liturgique, temps de Noël : la première messe de minuit est la station à Sainte-Marie-Majeure. churches-of-rome.info, fiche « Santa Maria Maggiore » (PDF) : Grégoire VII y célébrait la messe de la vigile de la Nativité lors de son enlèvement la veille de Noël 1075 — premier témoignage d'une tradition qui se prolongea jusqu'au XIXᵉ siècle.
45Basilique papale Sainte-Marie-Majeure / Vatican News, « Description de la tombe du pape François » et « La tombe du Pape, en marbre de la terre de ses aïeux italiens », avril 2025 : dévotion de François à la Salus Populi Romani, prière avant et après chaque voyage apostolique ; tombe située dans la nef latérale entre la chapelle Pauline et la chapelle Sforza, près de l'autel de saint François ; dalle de pierre ligure gravée du seul nom FRANCISCUS, reproduction de la croix pectorale du Pape sur le mur du loculus.
46 48 50 51Site officiel de la basilique (basilicasantamariamaggiore.va), page « Salus Populi Romani » (https://www.basilicasantamariamaggiore.va/en/basilica/storia-e-arte/salus-popoli-romani.html), page « Pope Francis and his devotion to Salus Populi Romani » (2025, https://www.basilicasantamariamaggiore.va/en/eventi-e-novita/2025/pope-francis-and-his-devotion-to-salus-populi-romani.html) et page « First Anniversary of Pope Francis's Death » (21 avril 2026, https://www.basilicasantamariamaggiore.va/en/eventi-e-novita/2026/primo-anniversario-della-morte-di-papa-francesco-le-celebrazioni.html) : plaque commémorative dévoilée le 21 avril 2026, premier anniversaire de la mort de François, apposée à droite de la chapelle Pauline ; inscription « Franciscvs Pont Max qui centies vicies sexies pie ad pedes Matris Salvtis Popvli Romani adstitit sua sponte hac in Basilica Papali quiescit – D XXI M Aprilis A MMXXVI – Primo obitus anniversario » ; le chiffre 126 correspond aux visites du pape devant l'icône (première visite le 14 mars 2013, dernière le 12 avril 2025).
47The Tablet (décembre 2023, confirmé avril 2025) : François premier pape inhumé hors de la crypte vaticane depuis plus d'un siècle, Léon XIII ayant été inhumé à Saint-Jean-de-Latran en 1903 ; dernier pape inhumé à Sainte-Marie-Majeure : Clément IX (1669).
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