Pape Benoît XVI (1927-2022)

Théologien devenu pape de 2005 à 2013, Benoît XVI a défendu la foi contre la « dictature du relativisme » et lu Vatican II dans la continuité, avant de devenir le premier pape à renoncer librement depuis le Moyen Âge.

Ignispedia

Benoît XVI (Benedictus XVI), né Joseph Aloisius Ratzinger le 16 avril 1927 à Marktl am Inn et mort le 31 décembre 2022 au Vatican, est le 265e pape de l'Église catholique, du 19 avril 2005 au 28 février 2013. Successeur de Jean-Paul II et prédécesseur du pape François, il est l'un des plus grands théologiens à être monté sur le trône de Pierre depuis des siècles, et le premier pape à renoncer librement à sa charge depuis Célestin V au XIIIe siècle.[1]

Élu à soixante-dix-huit ans après vingt-quatre années passées comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi auprès de Jean-Paul II, Ratzinger arrive au pontificat avec un programme intellectuel déjà mûri : défendre la foi contre ce qu'il appelle la « dictature du relativisme », réconcilier la foi et la raison, et lire le concile Vatican II non comme une rupture mais selon une « herméneutique de la réforme dans la continuité ».[2] Ces trois axes — vérité, raison, continuité — résument un pontificat à la fois doctrinalement dense et politiquement éprouvé.

Le règne de Benoît XVI est jalonné de trois encycliques sur la charité, l'espérance et la justice sociale, du motu proprio Summorum Pontificum qui libéralise la messe en latin, et d'une série de crises retentissantes : le discours de Ratisbonne et le dialogue heurté avec l'islam, la levée des excommunications lefebvristes assombrie par l'affaire Williamson, le traitement de la crise des abus sexuels du clergé, et le scandale des fuites de documents (Vatileaks). Affaibli, il prend en février 2013 la décision la plus inattendue de l'histoire récente de la papauté : abdiquer.

Devenu « pape émérite », vêtu de blanc, retiré dans un monastère des jardins du Vatican, il vit encore près de dix ans dans le silence et la prière, jusqu'à sa mort à quatre-vingt-quinze ans. Ses funérailles, présidées par son successeur le pape François, sont sans précédent dans l'histoire moderne de l'Église. La postérité retient d'abord la figure d'un docteur humble, qui a préféré l'autorité de la vérité à celle du pouvoir.

Pourquoi le pontificat de Benoît XVI compte-t-il ?

Le théologien devenu pape

Aucun pape du XXe siècle n'est arrivé au Siège de Pierre avec une œuvre théologique aussi vaste que celle de Joseph Ratzinger. Professeur de théologie dogmatique à Bonn, Münster, Tübingen puis Ratisbonne, peritus (expert) influent du concile Vatican II, auteur d'une Introduction au christianisme (1968) traduite dans le monde entier, il a passé un quart de siècle à la tête de l'ancien Saint-Office avant son élection.[3] Son pontificat est, à bien des égards, la mise à l'épreuve d'une pensée par le gouvernement.

Cette singularité explique le caractère magistral de son règne : Benoît XVI gouverne moins par les structures que par la parole. Ses homélies, ses catéchèses du mercredi sur les Pères de l'Église et les grands mystiques, ses trois encycliques et ses livres Jésus de Nazareth forment un corpus doctrinal qui pèse davantage que ses décisions administratives. Il est, selon une formule répandue, le « pape professeur ».

Le pape de l'« herméneutique de la continuité »

Le cœur doctrinal de son pontificat tient en une expression devenue célèbre, prononcée dès le 22 décembre 2005 devant la Curie romaine. Benoît XVI y oppose deux manières de lire Vatican II : une « herméneutique de la discontinuité et de la rupture », qui voit dans le concile un nouveau départ contre la tradition, et une « herméneutique de la réforme », du renouveau dans la continuité du même sujet-Église.[4]

Cette clé de lecture n'est pas un détail d'érudit : elle est l'acte fondateur d'une troisième voie entre deux extrêmes. Contre les courants qui dissolvent le dogme, l'Écriture et la tradition au nom de l'« esprit du concile », et contre les traditionalistes radicaux qui rejettent Vatican II comme une trahison, Benoît XVI affirme que l'Église se réforme sans jamais se renier. C'est précisément la position que défend une lecture pleinement catholique de la modernité.

Le premier pape à renoncer librement depuis Célestin V

Enfin, Benoît XVI restera dans l'histoire pour un geste unique : sa renonciation du 11 février 2013. Avant lui, seul Célestin V, en 1294, avait abdiqué de son plein gré ; Grégoire XII, en 1415, l'avait fait pour résoudre le Grand Schisme d'Occident, sous la contrainte des circonstances.[5] En décidant, à quatre-vingt-cinq ans, que ses forces déclinantes ne lui permettaient plus de gouverner, Benoît XVI a posé un acte qui interroge encore la nature même de la charge papale.

Du cardinal Ratzinger au conclave de 2005

Le préfet de la Doctrine de la foi (1981-2005)

Le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi de 1981 à 2005, principal collaborateur doctrinal de Jean-Paul II. Photo d'archive, Wikimedia Commons.

Nommé archevêque de Munich-Freising par Paul VI le 24 mars 1977, créé cardinal trois mois plus tard, Joseph Ratzinger est appelé à Rome par Jean-Paul II qui en fait, le 25 novembre 1981, le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi.[6] Pendant près d'un quart de siècle, il est le bras doctrinal du pontificat polonais : il signe les grandes interventions contre la théologie de la libération marxiste, supervise le Catéchisme de l'Église catholique (1992), et publie en 2000 la déclaration Dominus Iesus sur l'unicité salvifique du Christ.

Cette fermeté lui vaut, dans la presse, le surnom de « Panzerkardinal » — le cardinal blindé. L'image est trompeuse : ceux qui le côtoient décrivent un homme timide, courtois, d'une grande douceur de manières, étranger au goût du pouvoir. Doyen du Collège des cardinaux depuis 2002, il est, à la mort de Jean-Paul II, la figure la plus respectée — et la plus connue — du Sacré Collège.

La mort de Jean-Paul II et la vacance du Siège

Jean-Paul II meurt le 2 avril 2005, au terme d'une longue agonie suivie par le monde entier. C'est au cardinal Ratzinger, comme doyen, qu'il revient de présider les funérailles du 8 avril devant des centaines de milliers de fidèles scandant « Santo subito », puis d'ouvrir le conclave. Pendant la vacance, il dirige les congrégations générales des cardinaux et incarne la continuité du gouvernement de l'Église.

L'homélie de la « dictature du relativisme »

Le 18 avril 2005, au matin de l'entrée en conclave, le cardinal Ratzinger prononce l'homélie de la messe Pro eligendo Romano Pontifice. Il y dénonce une époque où la foi claire est traitée de fondamentalisme, tandis que le scepticisme passe pour l'unique attitude adulte :

« On est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs. » — Cardinal Joseph Ratzinger, homélie Pro eligendo Romano Pontifice, 18 avril 2005[7]

La formule, prononcée la veille même de son élection, deviendra le mot d'ordre de son pontificat. Il faut toutefois la situer avec exactitude : elle relève encore du cardinal, non du pape — mais elle exprime une pensée constante du théologien, et les fidèles y entendront aussitôt le programme du règne qui s'ouvre.

L'un des conclaves les plus brefs de l'histoire moderne

Du décès de Jean-Paul II à l'élection de Benoît XVI : les dates clés d'avril 2005. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le conclave s'ouvre le 18 avril 2005 avec cent quinze cardinaux électeurs. Le lendemain, 19 avril 2005, au quatrième tour de scrutin, le cardinal Ratzinger réunit la majorité des deux tiers requise et accepte son élection.[8] C'est l'un des conclaves les plus brefs de l'histoire moderne — moins de vingt-quatre heures de votes effectifs.

Le secret du conclave demeure : les comptes de voix qui ont circulé dans la presse italienne — Ratzinger autour de quatre-vingts voix au tour décisif, devant le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio, futur pape François — proviennent d'indiscrétions non confirmées et doivent être cités avec prudence.[9] La rapidité de l'élection, elle, est un fait public : elle traduit l'autorité morale exceptionnelle dont jouissait le doyen.

« Un simple et humble ouvrier dans la vigne du Seigneur »

Au balcon de la basilique Saint-Pierre, le nouvel élu se présente dans des termes d'une humilité frappante :

« Chers frères et sœurs, après le grand pape Jean-Paul II, Messieurs les cardinaux m'ont élu, moi, un simple et humble ouvrier dans la vigne du Seigneur. » — Benoît XVI, premier salut Urbi et Orbi, 19 avril 2005[10]

La messe d'inauguration du pontificat, le 24 avril 2005, place Saint-Pierre, lui donne l'occasion de définir son « programme de gouvernement » : non pas faire sa propre volonté, mais se mettre à l'écoute de la parole et de la volonté du Seigneur avec toute l'Église.[11]

Pourquoi le nom de Benoît ?

Lors de l'audience générale du 27 avril 2005, le pape explique lui-même son choix. Le nom évoque d'abord Benoît XV, le pape de la Première Guerre mondiale, « courageux et authentique prophète de paix » ; il renvoie ensuite à saint Benoît de Nursie, patriarche du monachisme occidental et co-patron de l'Europe :

« Le nom de Benoît évoque l'extraordinaire figure du grand patriarche du monachisme occidental, saint Benoît de Nursie, co-patron de l'Europe. » — Benoît XVI, audience générale, 27 avril 2005[12]

Le choix dit le programme : la paix, l'Europe chrétienne, et l'enracinement monastique de la civilisation — la primauté absolue du Christ, selon la Règle bénédictine que le pape cite : « Ne rien préférer au Christ. »[13]

Le programme doctrinal d'un pontificat

L'herméneutique de la réforme dans la continuité

Les deux lectures de Vatican II selon Benoît XVI : rupture contre réforme dans la continuité. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le discours à la Curie du 22 décembre 2005 est le texte programmatique du pontificat. Benoît XVI y diagnostique le malaise de l'après-concile : pourquoi la réception de Vatican II a-t-elle été si difficile ? Sa réponse tient au choc de deux herméneutiques :

« D'un côté, il existe une interprétation que je voudrais appeler herméneutique de la discontinuité et de la rupture [...]. D'autre part, il y a l'herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité de l'unique sujet-Église, que le Seigneur nous a donné ; c'est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, unique sujet du peuple de Dieu en marche. » — Benoît XVI, discours à la Curie romaine, 22 décembre 2005[14]

L'enjeu est immense. L'herméneutique de la rupture transforme le concile en anti-tradition : on y lit la permission de tout changer, de relativiser le dogme, de dissoudre la liturgie héritée. L'herméneutique de la continuité, au contraire, soutient que l'Église de Vatican II est la même que celle de Trente et de Nicée — elle approfondit sa doctrine sans la contredire. Cette distinction est devenue un repère pour toute une génération de théologiens et de pasteurs soucieux de fidélité.

Foi et raison : l'« élargissement de la raison »

Foi et raison selon Benoît XVI : la raison ne se réduit pas au mesurable, et la foi chrétienne appelle une intelligence ouverte au Logos. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le second pilier doctrinal est le rapport entre foi et raison, thème de toute la vie de Ratzinger. Contre une modernité qui réduit la raison au seul vérifiable et mesurable — et chasse Dieu hors du champ du rationnel — Benoît XVI plaide pour un élargissement de la raison, capable de reposer la question du sens et de Dieu :

« Il n'est pas question de recul ni de critique négative, mais d'élargissement de notre conception et de notre usage de la raison. » — Benoît XVI, discours à l'université de Ratisbonne, 12 septembre 2006[15]

Foi et raison ne sont pas ennemies : une foi sans raison dérive vers le fanatisme, une raison sans ouverture au transcendant se referme sur elle-même. C'est l'un des fils conducteurs les plus profonds du pontificat, et la clé du fameux discours de Ratisbonne.

Les trois encycliques de la charité, de l'espérance et de la vérité

Benoît XVI a signé trois encycliques, méditation sur les trois vertus théologales — la charité, l'espérance, et (par le livre inachevé devenu Lumen fidei) la foi.

Deus caritas est (2006)

Signée le jour de Noël 2005 et publiée le 25 janvier 2006, Deus caritas est (« Dieu est amour ») surprend par sa douceur : on attendait un gardien du dogme, on découvre une méditation sur l'amour. Le pape y articule l'eros et l'agapè et présente la charité (caritas) comme l'activité propre de l'Église :

« "Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui" (1 Jn 4, 16). Ces paroles expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne. » — Benoît XVI, encyclique Deus caritas est, 25 décembre 2005[16]

Spe salvi (2007)

Datée du 30 novembre 2007, Spe salvi (« Sauvés par l'espérance », d'après Rm 8, 24) explore l'espérance chrétienne face aux faux espoirs du progrès matériel. Le pape y développe une théologie de l'eschatologie, du Jugement et du purgatoire comme purification par le feu qui est le Christ lui-même. Sa thèse centrale est austère et lumineuse :

« L'homme a besoin de Dieu, autrement il reste privé d'espérance. » — Benoît XVI, encyclique Spe salvi, 30 novembre 2007[17]

Sur l'enfer, le même texte reste sobre et conditionnel : il « peut y avoir des personnes qui ont détruit totalement en elles le désir de la vérité », et « dans de semblables individus, il n'y aurait plus rien de remédiable » — l'enfer comme une liberté définitivement fixée contre l'amour[18].

Caritas in veritate (2009)

Deus caritas est, Spe salvi, Caritas in veritate : les trois encycliques de Benoît XVI sur la charité, l'espérance et la justice sociale. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Signée le 29 juin 2009, en pleine crise économique mondiale, Caritas in veritate (« L'amour dans la vérité ») est la grande encyclique sociale du pontificat. Dans la lignée de Populorum progressio de Paul VI, elle plaide pour un développement humain intégral — qui « promeut tout homme et tout l'homme » — et critique une mondialisation sans éthique. Le développement, affirme le pape, n'est vrai que s'il est animé par la charité dans la vérité.[19]

Une quatrième encyclique, consacrée à la foi, était presque achevée lorsque Benoît XVI renonça. Son successeur la reprit et la publia en 2013 sous le titre Lumen fidei — un texte « écrit à quatre mains », le seul de l'histoire commencé par un pape et achevé par un autre.[20]

Jésus de Nazareth : le pape théologien à découvert

Fait sans équivalent, Benoît XVI publie pendant son pontificat une trilogie sur la vie du Christ — Jésus de Nazareth (2007, 2011, 2012) — non comme acte du magistère, mais comme recherche personnelle d'un théologien. Il la signe « Joseph Ratzinger – Benoît XVI » et accorde au lecteur une liberté inhabituelle :

« Il va de soi que chacun est libre de me contredire. » — Joseph Ratzinger – Benoît XVI, avant-propos de Jésus de Nazareth, tome 1, 2007[21]

Ce geste d'humilité intellectuelle — un pape qui se soumet au débat scientifique — résume sa conception du rapport entre l'autorité et la vérité : l'autorité n'est jamais au-dessus de la vérité, elle est à son service.

La liturgie : Summorum Pontificum et la « réforme de la réforme »

Deux formes d'un unique rite romain

Le Missel romain de 1962, dont l'usage est libéralisé par Summorum Pontificum (2007) comme forme extraordinaire de l'unique rite romain. Photo Wikimedia Commons.

Le 7 juillet 2007, par le motu proprio Summorum Pontificum, Benoît XVI libéralise l'usage du Missel romain de 1962 — la messe traditionnelle en latin. Il établit que le Missel de Paul VI (1970) en est la forme ordinaire, et celui de saint Pie V réédité par Jean XXIII la forme extraordinaire ; mais qu'il s'agit de deux usages d'un unique rite romain, non de deux rites.[22]

Dans la lettre adressée le même jour aux évêques, le pape précise un point juridique décisif :

« Quant à l'usage du Missel de 1962 [...], ce Missel n'a jamais été juridiquement abrogé et, par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. » — Benoît XVI, lettre aux évêques accompagnant Summorum Pontificum, 7 juillet 2007[23]

Une main tendue aux traditionalistes

Cette décision relève de l'herméneutique de la continuité appliquée à la liturgie. Pour Benoît XVI, ce qui fut sacré pour les générations passées ne peut soudain devenir interdit ou nuisible ; les deux formes du rite romain peuvent s'enrichir mutuellement. L'idée d'une « réforme de la réforme » — corriger les excès de l'application post-conciliaire sans renier le concile — sous-tend toute sa pensée liturgique, même si l'expression n'appartient pas au texte du motu proprio lui-même.[24]

Le geste est aussi un acte de réconciliation envers les fidèles attachés à la liturgie ancienne, et une tentative de désamorcer le schisme traditionaliste. La décision sera fortement restreinte par son successeur en 2021 (Traditionis custodes), ce qui en souligne, a contrario, le caractère personnel et délibéré.

Les grandes crises du pontificat

Le discours de Ratisbonne et le dialogue avec l'islam (2006)

Ratisbonne 2006 : une crise née d'une leçon sur foi et raison, puis un dialogue relancé par les clarifications du pape et les initiatives catholiques-musulmanes. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le 12 septembre 2006, lors d'une leçon magistrale à l'université de Ratisbonne sur la foi et la raison, Benoît XVI cite un dialogue de la fin du XIVe siècle entre l'empereur byzantin Manuel II Paléologue et un lettré persan. La phrase, tirée de son contexte par les médias, déclenche une crise mondiale :

« Montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain, comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait. » — citation de Manuel II Paléologue reprise par Benoît XVI, Ratisbonne, 12 septembre 2006[25]

Le pape introduisait cette citation « avec une rudeté qui nous surprend », pour illustrer un point philosophique — agir contre la raison est contraire à la nature de Dieu, donc la violence religieuse est déraisonnable.[26] L'intention n'était pas de condamner l'islam, mais l'amalgame fut immédiat : protestations dans le monde musulman, manifestations, violences contre des églises. Le 17 septembre, à l'angélus, Benoît XVI se dit « vivement attristé » et précise que la citation médiévale ne reflète en rien sa pensée personnelle.

La crise débouche paradoxalement sur un dialogue renforcé. En octobre 2007, cent trente-huit savants musulmans adressent au pape la lettre ouverte Une parole commune entre nous et vous, fondée sur le double commandement de l'amour de Dieu et du prochain ; elle ouvre la voie au Forum catholique-musulman.[27] Et lors du voyage en Turquie, le 30 novembre 2006, le pape se recueille en silence dans la Mosquée bleue d'Istanbul, tourné vers La Mecque — geste d'apaisement abondamment commenté.[28]

La levée des excommunications lefebvristes et l'affaire Williamson (2009)

Le 21 janvier 2009, un décret de la Congrégation pour les évêques lève l'excommunication des quatre évêques sacrés sans mandat pontifical par Mgr Marcel Lefebvre en 1988 — geste qui avait consommé le schisme de la Fraternité Saint-Pie X.[29] L'intention de Benoît XVI est œcuménique : rapprocher les traditionalistes. Mais le geste tourne au désastre médiatique.

Quelques jours plus tôt, une interview télévisée de l'un des quatre, Mgr Richard Williamson, révèle ses propos négationnistes sur la Shoah. La conjonction d'une grâce canonique et d'un évêque niant les chambres à gaz provoque une crise internationale et de vives tensions avec les communautés juives. Le 10 mars 2009, dans une lettre rare d'autocritique adressée aux évêques, le pape reconnaît une faute de communication :

« Une erreur, qui m'attriste sincèrement, réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n'ont pas été commentées de façon suffisamment claire. » — Benoît XVI, lettre aux évêques de l'Église catholique, 10 mars 2009[30]

Le pape rappelle dans le même texte un point souvent ignoré : la levée de l'excommunication est une mesure disciplinaire qui ne régularise pas la Fraternité. Tant qu'elle n'a pas de statut canonique, ses ministres n'exercent pas de ministère légitime dans l'Église.[31] L'obstacle de fond reste doctrinal : l'acceptation de Vatican II.

La crise des abus sexuels

Du préfet de la Doctrine de la foi au pape

Trois lignes de réponse de Benoît XVI face aux abus : centralisation canonique des dossiers, sanctions et rencontres avec les victimes, lettre pastorale aux catholiques d'Irlande. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

La crise des abus sexuels commis par des clercs domine la seconde moitié du pontificat. Le rôle de Ratzinger commence avant son élection : en 2001, le motu proprio Sacramentorum sanctitatis tutela de Jean-Paul II réserve à la Congrégation pour la Doctrine de la foi, qu'il préside, la compétence sur les crimes les plus graves, dont l'abus de mineurs.[32] Devenu pape, il poursuit cette ligne de fermeté, contre l'image d'une Église qui aurait protégé ses coupables.

Premier pape à rencontrer en privé des victimes, il le fait dès le voyage aux États-Unis, le 17 avril 2008, puis à plusieurs reprises ; devant les évêques américains, il qualifie la crise de « très mal gérée ».[33] À Sydney, en juillet 2008, il présente des excuses publiques pour les abus commis en Australie.[34]

La lettre aux catholiques d'Irlande (2010)

Le document le plus marquant est la lettre pastorale aux catholiques d'Irlande du 19 mars 2010, écrite après les rapports accablants sur les abus dans ce pays. Le pape s'y adresse directement aux victimes avec une gravité inhabituelle :

« Vous avez terriblement souffert et j'en suis vraiment désolé. Je sais que rien ne peut défaire le mal que vous avez enduré. Votre confiance a été trahie et votre dignité a été violée. » — Benoît XVI, lettre pastorale aux catholiques d'Irlande, 19 mars 2010[35]

Aux prêtres coupables, il adresse des paroles d'une sévérité sans détour : ils devront répondre de leurs actes devant Dieu et devant des tribunaux dûment constitués.[36] Pour le détail de cette crise et de ses enquêtes, on se reportera aux dossiers Ignispedia consacrés à la crise des abus dans l'Église et au rapport CIASE.

Le cas Maciel et le rapport de Munich

Deux affaires personnalisent cette crise. Le cas de Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ : en mai 2006, la Congrégation pour la Doctrine de la foi, renonçant à un procès en raison de son grand âge, l'invite à une vie retirée de prière et de pénitence, en renonçant à tout ministère public ; Benoît XVI ordonnera ensuite une visite apostolique de la congrégation.[37]

Plus douloureux pour sa mémoire, le rapport de Munich de janvier 2022 reproche à l'ancien archevêque Ratzinger des manquements dans la gestion de quatre cas d'abus entre 1977 et 1982. Benoît XVI, après une rectification sur sa présence à une réunion de 1980 qu'il attribue à une erreur d'édition de sa déposition, exprime en février 2022 sa honte et demande pardon aux victimes, tout en niant avoir sciemment couvert un abuseur.[38] L'historiographie présente ces faits avec prudence, sans trancher entre les conclusions du rapport et la défense de l'intéressé.

Vatileaks (2012)

En 2012, des documents confidentiels du Vatican — dont la correspondance privée du pape — fuitent vers la presse italienne. L'enquête remonte jusqu'au majordome de Benoît XVI, Paolo Gabriele, arrêté en mai 2012 et condamné le 6 octobre à dix-huit mois de prison pour vol aggravé.[39] Le pape, magnanime, le gracie le 22 décembre 2012 en lui rendant visite dans sa cellule.[40]

Le scandale, qui révèle des luttes internes à la Curie, a parfois été présenté comme une cause de la renonciation. Le lien reste une hypothèse journalistique : Benoît XVI a toujours expliqué son abdication par le seul déclin de ses forces, et rien ne permet d'affirmer davantage.[41]

Gouverner et évangéliser le monde

Les voyages apostoliques

Malgré sa réputation d'homme de cabinet, Benoît XVI a accompli vingt-quatre voyages internationaux. Plusieurs ont marqué le pontificat : les Journées mondiales de la jeunesse de Cologne (2005), Sydney (2008) et Madrid (2011), qui rassemblent des foules de jeunes ; le voyage en Terre sainte (mai 2009), avec la visite de Yad Vashem et la prière au Mur des Lamentations ; et le voyage au Royaume-Uni (septembre 2010), couronné par la béatification du cardinal Newman.

VoyageDatesFait marquant
JMJ de Cologne (Allemagne)18-21 août 2005Premier voyage ; visite de la synagogue de Cologne
Bavière (dont Ratisbonne)9-14 septembre 2006Discours de Ratisbonne (12 septembre)
Turquie28 novembre-1er décembre 2006Recueillement à la Mosquée bleue
États-Unis et ONU15-20 avril 2008Première rencontre avec des victimes d'abus
JMJ de Sydney (Australie)12-21 juillet 2008Excuses publiques pour les abus
Terre sainte8-15 mai 2009Yad Vashem ; Mur des Lamentations ; Bethléem
Royaume-Uni16-19 septembre 2010Béatification du cardinal Newman
Liban14-16 septembre 2012Dernier voyage international
Quelques voyages majeurs du pontificat : JMJ, Ratisbonne, Istanbul, États-Unis, Terre sainte, Royaume-Uni et Liban. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le voyage au Liban, en septembre 2012, sera le dernier : moins de cinq mois plus tard, le pape renonce.

Béatifications, années jubilaires et nouvelle évangélisation

Le sanctuaire du cardinal John Henry Newman à l'Oratoire de Birmingham. Benoît XVI le béatifie à Cofton Park le 19 septembre 2010 — l'une des deux béatifications qu'il ait présidées en personne, avec celle de Jean-Paul II le 1er mai 2011. Photo Wikimedia Commons.

Benoît XVI réserve en principe les béatifications à des délégués, pour mieux distinguer béatification et canonisation. Il fait deux exceptions notables : la béatification de Jean-Paul II, le 1er mai 2011, devant un million et demi de personnes ; et celle du cardinal John Henry Newman, le 19 septembre 2010 à Birmingham — l'une des deux béatifications qu'il préside en personne —, par admiration pour ce grand convert anglais.[42] [43]

Soucieux de raviver la foi en Occident sécularisé, il multiplie les années jubilaires : Année saint Paul (2008-2009), Année sacerdotale (2009-2010), enfin Année de la foi (2012-2013), convoquée pour le cinquantenaire de Vatican II.[44] En 2010, il institue le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, structure permanente vouée à la ré-annonce de l'Évangile dans les pays anciennement chrétiens.[45]

Anglicanorum coetibus et l'œcuménisme

En matière œcuménique, Benoît XVI pose en 2009 un geste audacieux : la constitution apostolique Anglicanorum coetibus crée des ordinariats personnels permettant à des groupes d'anglicans d'entrer dans la pleine communion catholique tout en conservant des éléments de leur patrimoine liturgique.[46] Cette structure inédite, parfois critiquée comme un « débauchage », exprime sa conviction que l'unité des chrétiens ne se fait pas dans le flou doctrinal, mais dans la vérité partagée.

La renonciation du 11 février 2013

La Declaratio

De l'annonce au consistoire à la vacance du Siège : la renonciation de février 2013. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le 11 février 2013, au cours d'un consistoire convoqué pour des canonisations, Benoît XVI surprend le monde en lisant, en latin, une brève Declaratio. Il y constate que ses forces déclinantes ne lui permettent plus d'exercer le ministère pétrinien, et il renonce :

« Bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d'Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m'a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013, à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant. » — Benoît XVI, Declaratio, 11 février 2013[47]

Le texte, rédigé la veille et daté du 10 février, est prononcé le 11 ; la renonciation prend effet le 28 février 2013 à 20 heures, ouvrant la voie au conclave qui élira le pape François en mars.[48] L'acte est sans équivalent depuis sept siècles : c'est une décision libre, mûrie « après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à plusieurs reprises ».[49]

Les dernières semaines

Les dix-sept derniers jours sont d'une intensité particulière. Le 27 février 2013, lors de sa dernière audience générale, devant une place Saint-Pierre comble, le pape revient sur les huit années écoulées et confie qu'il a porté la barque de Pierre comme un service, non comme une gloire.[50] Le lendemain, 28 février 2013, depuis le balcon de Castel Gandolfo, il adresse au monde un dernier salut avant que la renonciation n'entre en vigueur :

« Je suis simplement un pèlerin qui commence la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre. » — Benoît XVI, Castel Gandolfo, 28 février 2013[51]

À vingt heures, la garde suisse quitte son poste : le Siège est vacant.

Pape émérite : une figure inédite

Benoît XVI devenu « pape émérite », vêtu de blanc, retiré au monastère Mater Ecclesiae dans les jardins du Vatican. Photo d'archive, Wikimedia Commons.

La renonciation crée une situation inédite : pour la première fois depuis des siècles, un ancien pape et un pape régnant coexistent. Benoît XVI choisit le titre de « pape émérite » (ou « Souverain Pontife émérite »), conserve la soutane blanche sans la mozette, abandonne les chaussures rouges et se retire au monastère Mater Ecclesiae, dans les jardins du Vatican, où il vit dans la prière, l'étude et le silence.[52] Il promet « obéissance inconditionnelle » à son successeur.

Cette coexistence nourrit des spéculations et même une théorie marginale selon laquelle Benoît XVI serait demeuré le vrai pape — le « bénévacantisme » —, position sans fondement canonique que Benoît XVI lui-même a constamment démentie et que l'Église rejette.[53] Le pape émérite a toujours affirmé qu'il n'existe qu'un seul pape, François.

Mort, funérailles et héritage

Une mort discrète (31 décembre 2022)

Affaibli, presque aveugle et de voix éteinte, Benoît XVI s'éteint le 31 décembre 2022 au matin, au monastère Mater Ecclesiae, à l'âge de quatre-vingt-quinze ans. Selon le témoignage rapporté par le Vatican, ses dernières paroles, prononcées en italien dans la nuit, auraient été : « Seigneur, je t'aime. »[54] Il avait été pape émérite pendant près de dix ans — durée presque égale à celle de son pontificat.

Des funérailles sans précédent

Les funérailles de Benoît XVI, place Saint-Pierre, le 5 janvier 2023, présidées par le pape François — un fait sans précédent dans l'histoire moderne de l'Église. Photo d'archive, Wikimedia Commons.

Pendant trois jours, près de deux cent mille fidèles défilent devant sa dépouille exposée dans la basilique Saint-Pierre. Le 5 janvier 2023, ses funérailles sont célébrées place Saint-Pierre et présidées par le pape François — situation sans précédent dans l'histoire moderne : un pape régnant préside les obsèques de son prédécesseur.[55] Benoît XVI est inhumé dans les grottes vaticanes, dans l'ancien tombeau qui avait abrité le corps de Jean-Paul II avant sa béatification.

Le testament spirituel

Le jour de sa mort, le Vatican publie le testament spirituel rédigé en 2006. Le pape défunt y lance un appel à la fidélité et témoigne de sa confiance que la foi résiste aux assauts apparents de la science :

« Tenez ferme dans la foi ! Ne vous laissez pas troubler ! » — Benoît XVI, testament spirituel, publié le 31 décembre 2022[56]

Il y observe que les certitudes des sciences naturelles ou historiques présentées comme contraires à la foi se sont souvent révélées être « non pas des sciences, mais des interprétations philosophiques », et conclut sur la certitude que « Jésus-Christ est vraiment le chemin, la vérité et la vie ».[57]

Que reste-t-il du pontificat de Benoît XVI ?

L'héritage de Benoît XVI peut se lire selon trois axes : intellectuel, institutionnel et spirituel. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le pontificat de Benoît XVI fut bref — moins de huit ans — mais d'une densité doctrinale rare. Sa postérité se mesure à trois héritages.

Le premier est intellectuel : l'herméneutique de la continuité, le couple foi-raison, la critique du relativisme et les trois encycliques forment une synthèse qui continue d'orienter la théologie catholique. Benoît XVI a montré qu'on pouvait être pleinement fidèle à la tradition et au concile, sans céder ni au progressisme dissolvant ni au refus intégriste.

Le second est institutionnel et plus ambigu : en renonçant, il a banalisé l'idée qu'un pape puisse abdiquer, transformant peut-être durablement la perception de la charge pétrinienne. La figure du « pape émérite » reste un objet de débat canonique.

Le troisième est spirituel : le portrait d'un homme d'une immense culture qui s'est défini jusqu'au bout comme un « humble ouvrier dans la vigne du Seigneur » et un « simple pèlerin ». Sa douceur, son refus du pouvoir, son obéissance à la vérité plus qu'à lui-même en font, pour beaucoup, un modèle d'intelligence au service de la foi — et l'une des plus grandes figures intellectuelles de l'Église contemporaine.

Pour aller plus loin

Articles connexes

Sources principales

  • Saint-Siège, biographie officielle de Benoît XVI et documents pontificaux (encycliques, motu proprio, lettres, discours), texte intégral sur vatican.va.
  • Benoît XVI, discours à la Curie romaine du 22 décembre 2005 (herméneutique de la continuité), vatican.va.
  • Benoît XVI, encycliques Deus caritas est (2005-2006), Spe salvi (2007), Caritas in veritate (2009), vatican.va.
  • Benoît XVI, motu proprio Summorum Pontificum et lettre aux évêques du 7 juillet 2007, vatican.va.
  • Benoît XVI, leçon de Ratisbonne du 12 septembre 2006 ; lettre aux évêques du 10 mars 2009 ; lettre pastorale aux catholiques d'Irlande du 19 mars 2010 ; Declaratio du 11 février 2013 ; testament spirituel, vatican.va.
  • Joseph Ratzinger – Benoît XVI, Jésus de Nazareth, 3 tomes, 2007-2012.
  • Peter Seewald, Benoît XVI. Une vie, biographie de référence (éd. originale allemande Droemer, 2020).
  • J. N. D. Kelly, The Oxford Dictionary of Popes, Oxford University Press (pour les précédents historiques de renonciation).

Notes et sources

Notes et références

  1. Saint-Siège, biographie officielle de Benoît XVI (Joseph Ratzinger), vatican.va. Donne : naissance le 16 avril 1927 à Marktl am Inn (Samedi saint, baptisé le jour même) ; ordination sacerdotale le 29 juin 1951 ; nomination comme archevêque de Munich-Freising le 24 mars 1977 ; création cardinalice au consistoire du 27 juin 1977 ; nomination comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi le 25 novembre 1981 ; élection comme doyen du Collège des cardinaux le 30 novembre 2002 ; élection au pontificat le 19 avril 2005. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/biography.html

    1 3 6 8
  2. Benoît XVI, discours à la Curie romaine pour la présentation des vœux de Noël, 22 décembre 2005, vatican.va. Texte original italien : « Da una parte esiste un'interpretazione che vorrei chiamare "ermeneutica della discontinuità e della rottura" [...]. Dall'altra parte c'è l'"ermeneutica della riforma", del rinnovamento nella continuità dell'unico soggetto-Chiesa, che il Signore ci ha donato. » URL (tirets bas) : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2005/december/documents/hf_ben_xvi_spe_20051222_roman-curia.html

    2 4 14
  3. France 24, « Avant Benoît XVI, ces papes qui ont renoncé », 11 février 2013, et J. N. D. Kelly, The Oxford Dictionary of Popes, Oxford University Press, 1986. Célestin V (Pietro da Morrone) renonce le 13 décembre 1294, de son plein gré ; Grégoire XII renonce en 1415 dans le cadre du concile de Constance pour résoudre le Grand Schisme d'Occident. Célestin V est généralement présenté comme le seul précédent d'une renonciation pleinement volontaire avant Benoît XVI. URL : https://www.france24.com/fr/20130211-benoit-xvi-celestin-v-gregoire-xii-papes-renonciation-eglise-catholicisme-precedents-ratzinger

    5
  4. Cardinal Joseph Ratzinger, homélie de la messe Pro eligendo Romano Pontifice, basilique vaticane, 18 avril 2005, vatican.va. Texte original italien : « Si va costituendo una dittatura del relativismo che non riconosce nulla come definitivo e che lascia come ultima misura solo il proprio io e le sue voglie. » La formule, antérieure d'un jour à l'élection, exprime une pensée constante du théologien Ratzinger. URL : https://www.vatican.va/gpII/documents/homily-pro-eligendo-pontifice_20050418_fr.html

    7
  5. Les décomptes de voix du conclave de 2005 (notamment Ratzinger autour de 84 voix au quatrième tour, devant le cardinal Jorge Mario Bergoglio) proviennent du « journal » d'un cardinal anonyme divulgué à la presse italienne (revue Limes, septembre 2005). Le secret du conclave n'ayant pas été officiellement levé, ces chiffres sont des indiscrétions non confirmées. Cf. Conclave de 2005, article encyclopédique de synthèse.

    9
  6. Benoît XVI, premier salut et bénédiction Urbi et Orbi depuis la loge centrale de la basilique vaticane, 19 avril 2005, vatican.va. Texte original italien : « Cari fratelli e sorelle, dopo il grande Papa Giovanni Paolo II, i Signori Cardinali hanno eletto me, un semplice e umile lavoratore nella vigna del Signore. » URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/it/speeches/2005/april/documents/hf_ben-xvi_spe_20050419_first-speech.html

    10
  7. Benoît XVI, homélie de la messe d'inauguration du pontificat, place Saint-Pierre, 24 avril 2005, vatican.va. Le pape y définit son « programme de gouvernement » : non pas faire sa propre volonté ni poursuivre ses idées, mais se mettre, avec toute l'Église, à l'écoute de la parole et de la volonté du Seigneur. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2005/documents/hf_ben-xvi_hom_20050424_inizio-pontificato.html

    11
  8. Benoît XVI, audience générale, 27 avril 2005, vatican.va. Le pape explique le choix de son nom par référence à Benoît XV, « courageux et authentique prophète de paix » pendant la Première Guerre mondiale, et à saint Benoît de Nursie, co-patron de l'Europe, dont il cite la Règle (chap. 72) : « Ne rien préférer au Christ. » URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2005/documents/hf_ben-xvi_aud_20050427.html

    12 13
  9. Benoît XVI, leçon magistrale « Foi, raison et université. Souvenirs et réflexions », université de Ratisbonne, 12 septembre 2006, vatican.va. Le pape cite l'empereur byzantin Manuel II Paléologue (dialogue de 1391 avec un lettré persan, édition de Théodore Khoury, Controverse VII), en l'introduisant « avec une rudesse qui nous surprend », pour illustrer que agir contre la raison est contraire à la nature de Dieu. Texte de la citation (traduction officielle vatican.va) : « Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait. » La phrase sur l'« élargissement de la raison » figure dans la conclusion du discours. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2006/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20060912_university-regensburg.html

    15 25 26
  10. Benoît XVI, encyclique Deus caritas est, signée le 25 décembre 2005, promulguée le 25 janvier 2006, vatican.va. Incipit latin : « DEUS CARITAS EST, et, qui manet in caritate, in Deo manet, et Deus in eo manet (1 Io 4, 16). » Première encyclique du pontificat, sur l'unité de l'eros et de l'agapè et la charité comme activité propre de l'Église. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20051225_deus-caritas-est.html

    16
  11. Benoît XVI, encyclique Spe salvi, 30 novembre 2007, vatican.va. Sur l'espérance chrétienne (Rm 8, 24), l'eschatologie, le Jugement et le purgatoire (§§ 45-48). URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi.html

    17
  12. Benoît XVI, encyclique Spe salvi, n. 45, 30 novembre 2007, vatican.va. Source de la citation : Matthieu Lavagna, La question difficile de l'enfer (titre et sommaire p. PDF 1 ; nom porté par le fichier source), p. PDF 18 ; passage attribué à Benoît XVI, Spe Salvi, n. 45. Texte pontifical disponible sur vatican.va. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi.html

    18
  13. Benoît XVI, encyclique Caritas in veritate, 29 juin 2009, vatican.va. Encyclique sociale dans la lignée de Populorum progressio (Paul VI, 1967), sur le développement humain intégral, l'économie, la mondialisation et la lecture de la crise financière de 2008. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate.html

    19
  14. François, encyclique Lumen fidei, datée du 29 juin 2013, publiée le 5 juillet 2013, vatican.va. Largement rédigée par Benoît XVI, qui avait quasiment achevé un projet d'encyclique sur la foi destiné à compléter sa trilogie des vertus théologales ; le pape François a repris et complété le texte, parlant d'une encyclique « écrite à quatre mains ». URL : https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20130629_enciclica-lumen-fidei.html

    20
  15. Joseph Ratzinger – Benoît XVI, Jésus de Nazareth, tome 1, Du baptême dans le Jourdain à la Transfiguration, avant-propos, 2007 (éd. française Flammarion). L'auteur y précise que l'ouvrage n'est « en aucune manière un acte du magistère » mais l'expression de sa recherche personnelle, et accorde au lecteur la liberté de le contredire. La trilogie comprend le tome 2 (De l'entrée à Jérusalem à la Résurrection, 2011) et le volume sur L'enfance de Jésus (2012).

    21
  16. Benoît XVI, lettre apostolique en forme de motu proprio Summorum Pontificum, 7 juillet 2007, vatican.va. L'article 1 établit que le Missel romain de Paul VI (1970) est la forme ordinaire, et celui de saint Pie V réédité par Jean XXIII (1962) la forme extraordinaire de l'unique rite romain. Entrée en vigueur le 14 septembre 2007. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/motu_proprio/documents/hf_ben-xvi_motu-proprio_20070707_summorum-pontificum.html

    22
  17. Benoît XVI, lettre aux évêques accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum, 7 juillet 2007, vatican.va. Texte : « Quant à l'usage du Missel de 1962 [...], ce Missel n'a jamais été juridiquement abrogé » ; « il n'est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel romain comme s'il s'agissait de deux rites. Il s'agit plutôt d'un double usage de l'unique et même rite. » L'expression « réforme de la réforme » relève de la théologie liturgique de Ratzinger (L'Esprit de la liturgie, 2000) et non du texte du motu proprio. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/letters/2007/documents/hf_ben-xvi_let_20070707_lettera-vescovi.html

    23 24
  18. « Une parole commune entre nous et vous » (A Common Word Between Us and You), lettre ouverte adressée à Benoît XVI et aux chefs chrétiens le 13 octobre 2007 par 138 savants et dignitaires musulmans, fondée sur le double commandement de l'amour de Dieu et du prochain. La réponse du cardinal Tarcisio Bertone, au nom du pape, le 19 novembre 2007, ouvre la voie au Forum catholique-musulman (première rencontre à Rome, 4-6 novembre 2008). Source : Église catholique en France, « La Lettre des 138 ».

    27
  19. cath.ch, « Benoît XVI se recueille dans la Mosquée bleue d'Istanbul », 30 novembre 2006. Lors du voyage en Turquie (28 novembre-1er décembre 2006), Benoît XVI visite la Mosquée bleue (Sultan Ahmet), accueilli par le mufti d'Istanbul Mustafa Çağrıcı, et se recueille quelques instants en silence, tourné vers La Mecque — geste largement interprété comme un signe d'apaisement après Ratisbonne. URL : https://www.cath.ch/newsf/benoit-xvi-se-recueille-dans-la-mosquee-bleue-d-istanbul/

    28
  20. ZENIT, « Décret concernant la levée de l'excommunication des évêques de la Fraternité Saint-Pie X », 24 janvier 2009. Décret de la Congrégation pour les évêques du 21 janvier 2009 levant l'excommunication des quatre évêques (Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson, Alfonso de Galarreta) sacrés sans mandat pontifical par Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988 — sacres ayant entraîné une excommunication latae sententiae (cf. motu proprio Ecclesia Dei, Jean-Paul II, 2 juillet 1988). URL : https://fr.zenit.org/2009/01/24/decret-concernant-la-levee-de-l-excommunication-des-eveques-de-la-fraternite-pie-x/

    29
  21. Benoît XVI, lettre aux évêques de l'Église catholique au sujet de la levée de l'excommunication des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre, 10 mars 2009, vatican.va. Document rare d'autocritique : le pape reconnaît que la portée de la mesure du 21 janvier n'a pas été suffisamment expliquée, regrette le défaut de veille sur Internet (propos négationnistes de Mgr Williamson), et rappelle que tant que la Fraternité n'a pas de statut canonique, ses ministres n'exercent pas de ministère légitime dans l'Église ; l'obstacle de fond demeure l'acceptation de Vatican II. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/letters/2009/documents/hf_ben-xvi_let_20090310_remissione-scomunica.html

    30 31
  22. Jean-Paul II, motu proprio Sacramentorum sanctitatis tutela, 30 avril 2001, vatican.va. Réserve à la Congrégation pour la Doctrine de la foi (alors présidée par le cardinal Joseph Ratzinger) la compétence sur les delicta graviora, dont l'abus sexuel d'un mineur de moins de 18 ans par un clerc. Une lettre aux évêques du 18 mai 2001 notifie les nouvelles normes. URL : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/la/motu_proprio/documents/hf_jp-ii_motu-proprio_20020110_sacramentorum-sanctitatis-tutela.html

    32
  23. Catholic News Agency, rétrospective sur le voyage de Benoît XVI aux États-Unis (15-20 avril 2008). Le 16 avril 2008, devant les évêques américains, le pape qualifie la crise des abus de « very badly handled » (« très mal gérée ») ; le 17 avril 2008, il rencontre en privé un petit groupe de victimes à la chapelle de la nonciature à Washington — première rencontre de ce type pour un pape. URL : https://www.catholicnewsagency.com/news/253195/remembering-pope-benedict-xvi-s-visit-to-the-united-states

    33
  24. Benoît XVI, voyage apostolique à Sydney pour la XXIIIe Journée mondiale de la jeunesse (12-21 juillet 2008), vatican.va. Le 19 juillet 2008, à la cathédrale Sainte-Marie, le pape présente des excuses publiques pour les abus sexuels commis par des membres du clergé en Australie. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/travels/2008/index_australia.html

    34
  25. Benoît XVI, lettre pastorale aux catholiques d'Irlande, 19 mars 2010, vatican.va. Aux victimes (§ 6) : « Vous avez terriblement souffert et j'en suis vraiment désolé. Je sais que rien ne peut défaire le mal que vous avez enduré. Votre confiance a été trahie et votre dignité a été violée. » Texte original anglais : « You have suffered grievously and I am truly sorry. I know that nothing can undo the wrong you have endured. Your trust has been betrayed and your dignity has been violated. » Aux prêtres coupables (§ 7) : ils devront répondre de leurs actes devant Dieu tout-puissant et devant des tribunaux dûment constitués. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/letters/2010/documents/hf_ben-xvi_let_20100319_church-ireland.html

    35 36
  26. cath.ch, sur les mesures prises contre le père Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ, mai 2006. Le 19 mai 2006, un communiqué de la Congrégation pour la Doctrine de la foi annonce que, compte tenu de son âge avancé et de sa santé fragile, il est renoncé à un procès canonique, mais que Maciel est invité à une vie réservée de prière et de pénitence, en renonçant à tout ministère public. Benoît XVI ordonnera ensuite une visite apostolique des Légionnaires du Christ (2009-2010). URL : https://www.cath.ch/newsf/rome-accuse-d-abus-sexuels-le-pere-marcial-maciel-doit-renoncer-a-tout-ministere-public/

    37
  27. Vatican News, « Le rapport de Munich et la lutte de Joseph Ratzinger contre les abus », janvier 2022, et lettre de Benoît XVI sur le rapport, février 2022 (L'Osservatore Romano). Le rapport du cabinet WSW, publié le 20 janvier 2022, reproche à l'archevêque Ratzinger (Munich-Freising, 1977-1982) des manquements dans quatre cas. Benoît XVI rectifie une affirmation sur sa présence à une réunion de janvier 1980 (erreur attribuée à l'édition de sa déposition), exprime en février 2022 sa honte et demande pardon aux victimes, tout en niant avoir sciemment couvert un abuseur. URL : https://www.vaticannews.va/en/vatican-city/news/2022-01/munich-report-sexual-clerical-abuse-germany-ratzinger.html

    38
  28. Radio-Canada, « Vatileaks : le majordome du pape condamné à 18 mois de prison », 6 octobre 2012. Paolo Gabriele, majordome de Benoît XVI, est arrêté en mai 2012 pour la fuite de documents confidentiels du Vatican et condamné le 6 octobre 2012 à dix-huit mois de prison pour vol aggravé. URL : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/581817/vatican-verdict-majordome

    39
  29. France 24, « Vatileaks : le pape gracie son ancien majordome », 22 décembre 2012. Benoît XVI gracie Paolo Gabriele le 22 décembre 2012 en lui rendant visite dans sa cellule au Vatican. Le lien entre l'affaire Vatileaks et la renonciation de février 2013 reste une hypothèse journalistique non confirmée. URL : https://www.france24.com/fr/20121222-vatileaks-vatican-benoit-xvi-gracie-ancien-majordome-paolo-gabriele-condamnation-prison

    40 41
  30. Benoît XVI, homélie de la béatification de Jean-Paul II, place Saint-Pierre, 1er mai 2011, vatican.va. Miracle reconnu : guérison de sœur Marie Simon-Pierre (maladie de Parkinson). Jean-Paul II sera canonisé en 2014 par le pape François. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2011/documents/hf_ben-xvi_hom_20110501_beatificazione-gpii.html

    42
  31. Benoît XVI, homélie de la béatification du cardinal John Henry Newman, Cofton Park (Birmingham), 19 septembre 2010, vatican.va. L'une des deux béatifications présidées personnellement par Benoît XVI (l'autre étant celle de Jean-Paul II, le 1er mai 2011), lors de son voyage au Royaume-Uni (16-19 septembre 2010). Miracle reconnu : guérison du diacre Jack Sullivan. Newman sera canonisé en 2019 par le pape François. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2010/documents/hf_ben-xvi_hom_20100919_beatif-newman.html

    43
  32. Benoît XVI, lettre apostolique en forme de motu proprio Porta fidei, 11 octobre 2011, vatican.va. Convoque l'Année de la foi (11 octobre 2012-24 novembre 2013) pour le cinquantenaire de l'ouverture de Vatican II et le vingtième anniversaire du Catéchisme de l'Église catholique. L'Année s'achèvera sous le pontificat de François. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/motu_proprio/documents/hf_ben-xvi_motu-proprio_20111011_porta-fidei.html

    44
  33. Benoît XVI, lettre apostolique en forme de motu proprio Ubicumque et semper, 21 septembre 2010, vatican.va. Institue le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, voué à la ré-annonce de l'Évangile dans les pays de tradition chrétienne touchés par la sécularisation. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_letters/documents/hf_ben-xvi_apl_20100921_ubicumque-et-semper.html

    45
  34. Benoît XVI, constitution apostolique Anglicanorum coetibus, 4 novembre 2009, vatican.va. Établit des ordinariats personnels permettant à des groupes d'anglicans d'entrer dans la pleine communion catholique tout en conservant des éléments de leur patrimoine liturgique et spirituel. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_constitutions/documents/hf_ben-xvi_apc_20091104_anglicanorum-coetibus.html

    46
  35. Benoît XVI, Declaratio de renonciation au ministère pétrinien, lue au consistoire du 11 février 2013 (texte daté du 10 février), vatican.va. Texte original latin : « Quapropter bene conscius ponderis huius actus plena libertate declaro me ministerio Episcopi Romae, Successoris Sancti Petri, mihi per manus Cardinalium die 19 aprilis MMV commissum renuntiare ita ut a die 28 februarii MMXIII, hora 20, sedes Romae, sedes Sancti Petri vacet. » Le passage sur l'examen de conscience : « Conscientia mea iterum atque iterum coram Deo explorata ad cognitionem certam perveni vires meas ingravescente aetate non iam aptas esse ad munus Petrinum aeque administrandum. » La renonciation prend effet le 28 février 2013 à 20 heures. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2013/february/documents/hf_ben-xvi_spe_20130211_declaratio.html

    47 48 49
  36. Benoît XVI, dernière audience générale, place Saint-Pierre, 27 février 2013, vatican.va. Le pape y fait le bilan de ses huit années de pontificat et décrit le ministère pétrinien comme un service exigeant, porté dans la prière, jamais comme une gloire personnelle. URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2013/documents/hf_ben-xvi_aud_20130227.html

    50
  37. Benoît XVI, dernières paroles publiques depuis le balcon du palais apostolique de Castel Gandolfo, 28 février 2013, avant l'entrée en vigueur de la renonciation à 20 heures. Texte original italien : « sono semplicemente un pellegrino che inizia l'ultima tappa del suo pellegrinaggio su questa terra. » Source : Vatican News / cath.ch, comptes rendus du 28 février 2013.

    51
  38. Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, déclaration du 26 février 2013, et dispositions sur le statut du pape émérite. Benoît XVI conserve le titre de « Souverain Pontife émérite » (« pape émérite »), la soutane blanche sans la mozette, et se retire au monastère Mater Ecclesiae dans les jardins du Vatican (après un séjour transitoire à Castel Gandolfo). L'anneau du pêcheur est rituellement annulé par le cardinal camerlingue. Source : Vatican News ; comptes rendus de presse, février-mai 2013.

    52
  39. Sur la théorie marginale selon laquelle Benoît XVI serait demeuré le vrai pape après 2013 (« bénévacantisme »), voir le dossier Ignispedia Le bénévacantisme (Benoît XVI serait le dernier pape). Position sans fondement canonique : Benoît XVI a constamment affirmé la validité de sa renonciation et l'existence d'un seul pape, François.

    53
  40. Vatican News, « Les derniers mots de Benoît XVI : "Seigneur, je t'aime" », 31 décembre 2022-janvier 2023. Décès le 31 décembre 2022 au matin, au monastère Mater Ecclesiae (Cité du Vatican), à l'âge de 95 ans. Les dernières paroles, prononcées en italien (« Signore, ti amo ») dans la nuit, ont été rapportées par le Vatican (Matteo Bruni) sur le témoignage d'une infirmière présente, puis confirmées par le secrétaire particulier Georg Gänswein. URL : https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-01/les-derniers-mots-de-benoit-xvi-seigneur-je-t-aime.html

    54
  41. Comptes rendus officiels et de presse des funérailles de Benoît XVI, 5 janvier 2023, place Saint-Pierre. Près de 200 000 fidèles défilent devant la dépouille exposée à la basilique Saint-Pierre (2-4 janvier 2023) ; les obsèques, le 5 janvier 2023, sont présidées par le pape François — fait sans précédent dans l'histoire moderne, un pape régnant présidant les funérailles de son prédécesseur. Inhumation dans les grottes vaticanes, dans l'ancien tombeau de Jean-Paul II.

    55
  42. Benoît XVI, testament spirituel rédigé le 29 août 2006, publié le 31 décembre 2022, vatican.va. Citation (traduction officielle) : « Tenez ferme dans la foi ! Ne vous laissez pas troubler ! » Le pape y observe que des certitudes présentées comme scientifiques et contraires à la foi se sont révélées « non pas des sciences, mais des interprétations philosophiques », et conclut sur la certitude que « Jésus-Christ est vraiment le chemin, la vérité et la vie ». URL : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/elezione/documents/testamento-spirituale-bxvi.html

    56 57