Le fine-tuning cosmologique

Les ~30 constantes physiques fondamentales de l'univers sont ajustées avec une précision extrême — jusqu'à 1 partie sur 10¹²⁰ pour la constante cosmologique Λ — sans laquelle aucune vie ne serait possible. L'un des arguments contemporains les plus puissants en faveur d'un Concepteur intelligent.

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Pourquoi notre univers permet-il l'existence d'étoiles, de matière stable et d'êtres vivants ? Cet article explique pourquoi cette question conduit certains chercheurs à reconnaître une intelligence créatrice. Vous comprendrez aussi les réponses proposées par leurs contradicteurs, et les raisons de préférer l'explication par Dieu.

L'expression anglaise fine-tuning cosmologique signifie « réglage fin de l'univers ». Elle désigne la précision de certaines valeurs physiques nécessaires à un univers capable d'abriter la vie. Le mot « réglage » décrit d'abord cette précision. Il ne prouve pas encore, à lui seul, que quelqu'un a effectué un réglage.

La question porte sur les conditions qui rendent la vie possible. Elle est différente de celle posée par l'argument cosmologique, qui s'intéresse notamment au commencement de l'univers. Ici, nous examinons surtout pourquoi l'univers possède des propriétés si favorables aux étoiles, aux assemblages de matière et au vivant.

Des nombres qui rendent la vie possible

La physique étudie la matière et les lois de la nature. Les phénomènes naturels suivent des lois. Une loi physique décrit une régularité dans la manière dont la nature se comporte. La gravité, par exemple, attire les corps les uns vers les autres. Mais connaître cette règle ne suffit pas : il faut aussi savoir avec quelle force cette attraction agit.

Une constante physique est une valeur que les physiciens utilisent pour décrire le fonctionnement de la nature. Certaines concernent la force des attractions, d'autres les propriétés de la matière. Les chercheurs les mesurent, puis calculent ce qui se passerait si elles avaient d'autres valeurs.

Ils constatent alors que certaines possibilités de vie dépendent de marges très étroites. Modifier une valeur peut empêcher la formation d'étoiles ou rendre la matière nécessaire à la vie indisponible. L'enjeu dépasse donc les caractéristiques de notre planète. Il concerne les conditions générales d'un monde habitable.

Une comparaison aide à comprendre. Un appareil peut fonctionner seulement si plusieurs réglages restent dans leurs limites acceptables. La bonne température ne suffit pas si l'alimentation manque. De même, une valeur physique favorable ne compense pas nécessairement une autre valeur qui interdit les structures indispensables au vivant.

Cette comparaison montre ce qu'est une dépendance entre conditions. Elle ne démontre pas que l'univers ressemble en tout à une machine construite. L'argument vient ensuite : faut-il comprendre cette réunion de conditions comme un accident, une obligation des lois ou le résultat d'une intention ?

La cosmologie étudie l'univers pris dans son ensemble. Le problème s'est imposé progressivement aux chercheurs. Robert Dicke a attiré l'attention sur le lien entre les propriétés de l'univers et l'existence d'observateurs. Brandon Carter a proposé en 1973 l'expression « principe anthropique ». Un principe anthropique relie ce que nous pouvons observer aux conditions qui permettent notre existence.[1]

Le constat ne repose pas seulement sur des auteurs croyants. Les chercheurs Luke Barnes, qui croit en Dieu, et Geraint Lewis, qui est athée, ont écrit ensemble A Fortunate Universe. La philosophie examine des questions fondamentales par le raisonnement. Leurs conclusions philosophiques diffèrent, mais ils reconnaissent tous deux le problème physique.

« Les propriétés fondamentales de l'Univers apparaissent réglées finement pour la vie. »

Luke Barnes et Geraint Lewis[2]

Une théorie physique est un ensemble d'explications et de règles permettant de comprendre les phénomènes. Le physicien Richard Feynman exprimait aussi son étonnement devant les nombres utilisés par les théories physiques :

« Nous utilisons les chiffres dans toutes nos théories, mais nous ne les comprenons pas, ni ce qu'ils sont, ni d'où ils viennent. »

Richard Feynman[3]

Ces déclarations ne remplacent pas les explications. Un grand scientifique peut reconnaître un fait tout en refusant d'y voir un Créateur. Elles montrent cependant que la question mérite mieux qu'un sourire : les valeurs fondamentales de la nature demandent une réflexion sérieuse.

Des étoiles, de la matière et un départ très particulier

Commençons par la matière qui nous compose. Un atome est une petite unité de matière composée de particules. Une particule est un petit constituant de la matière.

Le noyau est la partie centrale de l'atome. Un électron est une particule bien plus légère que le noyau, présente autour de celui-ci. Un proton est une particule présente dans le noyau. Les propriétés de ces éléments permettent aux atomes de s'associer et de former les substances du monde vivant.

Un élément est une catégorie de matière définie par le type d'atomes qui la compose.

La force nucléaire forte maintient ensemble les constituants des noyaux. Dans les calculs présentés par Bolloré et Bonnassies, une baisse de 9 % empêcherait la formation d'éléments plus lourds que l'hydrogène. L'hydrogène est un élément de matière. Ce n'est pas seulement une fleur particulière qui manquerait. C'est une partie du matériel de base nécessaire à la vie.[4]

La chimie étudie comment les substances se forment, s'associent et se transforment. Pour le vivant, cette organisation est essentielle : disposer de matière ne suffit pas. Encore faut-il que cette matière puisse former des assemblages stables, capables de participer au fonctionnement d'un organisme.

La force électromagnétique intervient notamment dans les liens qui unissent les atomes. La force nucléaire faible intervient dans certaines transformations des particules. Avec la gravité et la force forte, ces forces participent à la possibilité d'étoiles et d'une chimie complexe.

Le rapport entre les masses des particules compte également. Le proton est environ 1 836 fois plus lourd que l'électron. Cette proportion intervient dans la stabilité des assemblages nécessaires à la chimie du vivant. Un petit changement de proportion pourrait donc avoir de grandes conséquences pour ces assemblages.[5]

Une autre difficulté apparaît à l'échelle de l'univers entier. L'expansion désigne le fait que l'univers s'étend. La gravité tend, au contraire, à rassembler la matière. Selon les calculs étudiés, un déséquilibre initial peut conduire à une dispersion trop rapide ou à un effondrement trop précoce.

Dans les deux cas, la formation de galaxies est compromise. Une galaxie est un immense ensemble d'étoiles. La question du réglage initial concerne donc la possibilité même de constituer ces grands ensembles. Une matière présente partout, mais qui ne forme jamais d'étoiles, ne donne pas le même univers.

La densité indique combien de matière se trouve dans un espace donné. Ces calculs sont formulés dans le modèle cosmologique standard. Un modèle est une représentation construite pour expliquer les observations et en tirer des calculs.

Pour comprendre la précision en jeu, considérons un calcul attribué à Robert Dicke. Une seconde après le début décrit par ce modèle, l'expansion devait être ajustée jusqu'à la quinzième décimale. Une décimale est un chiffre situé après la virgule d'un nombre. Cela signifie que des écarts minuscules pouvaient déjà changer le devenir de l'univers.[6]

La constante cosmologique décrit un aspect de l'expansion accélérée de l'univers et de l'énergie du vide. L'énergie du vide est l'énergie que les théories physiques associent à l'espace même quand il semble vide. Les calculs théoriques et les observations font apparaître un écart immense concernant cette énergie. Steven Weinberg décrit un problème souvent exprimé par un rapport de l'ordre de 1 sur 10¹²⁰.[7]

Le nombre 10¹²⁰ signifie un 1 suivi de 120 zéros. Il donne une idée de l'ampleur du problème. Une probabilité exprime la chance qu'un événement se produise. Ce rapport entre calcul et observation n'est pas, à lui seul, une probabilité mesurée de tirage au hasard. Il exprime ici une précision à expliquer, dans les calculs discutés.

L'état de départ pose une autre question encore. L'entropie est une mesure liée aux différentes façons dont la matière peut être disposée. Pour l'approcher, pensons à un jeu de cartes. Un rangement précis ne correspond qu'à un ordre particulier. Les cartes peuvent en revanche être mélangées de très nombreuses façons.

Cette comparaison distingue une disposition très particulière d'autres dispositions beaucoup plus nombreuses. Elle ne résume pas toute l'entropie de l'univers à des cartes rangées ou mélangées. L'entropie initiale très faible étudiée ici correspond à un état de départ extrêmement particulier. Cet état rend possible la formation ultérieure de structures ordonnées.

Roger Penrose a estimé la précision correspondant à cet état initial. Le résultat est 1 sur 10^(10^123). Le signe ^ signifie ici « élevé à la puissance ». Le nombre 10^123 est un 1 suivi de 123 zéros. Le nombre placé après « sur » serait donc un 1 suivi de 10^123 zéros.

Il s'agit d'une estimation concernant l'état initial, et non d'une fréquence observée de naissances d'univers. L'essentiel est de comprendre que cette difficulté concerne le départ de l'univers, pas seulement les valeurs de ses constantes.[8]

Roger Penrose a étudié la précision de l'état initial de l'univers. Photo : Festival della Scienza, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA, avec attribution et partage dans les mêmes conditions.

On peut comparer ces deux questions à une partie de jeu. Les règles déterminent quels coups sont possibles. La position de départ détermine la partie qui va se jouer. Expliquer les règles ne suffit donc pas toujours à expliquer pourquoi les pièces occupent précisément cette position au commencement.

Le carbone : un exemple concret

Le carbone est un élément de matière essentiel à la chimie du vivant. Le carbone permet des associations nécessaires aux organismes que nous connaissons. Comprendre sa production dans les étoiles fournit un exemple particulièrement parlant du réglage fin.

Dans les étoiles, du carbone peut se former lorsque trois noyaux d'hélium s'assemblent. L'hélium est un autre élément de matière. La fusion est l'assemblage de noyaux atomiques pour former un noyau différent. Mais la possibilité générale de fusionner ne garantit pas une production suffisante de carbone.

Cette production dépend d'une propriété très précise du noyau de carbone. Les physiciens la nomment une résonance. Dans ce cas, cela signifie qu'un état particulier du noyau facilite la réaction à une énergie précise. Sans cette possibilité, la production de carbone utile à la chimie du vivant serait fortement compromise.

En 1953, l'astronome Fred Hoyle a prédit l'existence de cet état particulier. L'expérience menée par William Fowler l'a ensuite confirmé. Les conditions nécessaires à la vie ont donc guidé la recherche. Une propriété physique a été prédite, puis trouvée.[9]

Hoyle, qui défendait alors une position athée, en a tiré une interrogation saisissante. Le mot « super-intellect » désigne ici une intelligence supérieure à la nôtre.

« Ne diriez-vous pas à vous-même : "Un super-intellect calculateur doit avoir conçu les propriétés de l'atome de carbone" ? »

Fred Hoyle[10]

Fred Hoyle, l'astronome qui a prédit cet état du carbone. Photo : Wikimedia Commons, domaine public.

Cette réaction ne transforme pas une expérience de physique en démonstration de toute la foi chrétienne. Elle montre pourquoi le passage de conditions physiques précises à la question d'une intelligence créatrice peut être raisonnable.

Ces cinq exemples concernent les lois physiques et l'état de départ de l'univers. Infographie originale Ignispedia créée par IA

L'infographie rassemble les cinq exemples examinés : force forte, densité initiale, constante cosmologique, entropie initiale et résonance du carbone.

Quelle explication rend le mieux compte du réglage fin ?

Le constat physique conduit à une comparaison d'explications. Dans l'hypothèse du hasard, les valeurs auraient pu être différentes. Elles seraient tombées sur des conditions favorables à la vie sans avoir été choisies pour cela. La nécessité physique signifie que les lois ne permettraient aucune autre valeur. Le dessein intelligent signifie qu'une intelligence aurait voulu un univers capable d'abriter la vie.

Une quatrième réponse invoque le multivers. Ce mot désigne un ensemble d'univers différents, dont les propriétés pourraient varier. Si leur nombre était immense, certains pourraient permettre la vie. Notre présence dans un univers favorable deviendrait alors moins surprenante, selon les défenseurs de cette hypothèse.

Avant d'examiner ces réponses, une objection mérite toute notre attention. Un résultat très improbable finit bien par se produire lorsqu'on effectue un tirage. Une main de cartes particulière est peu probable. Pourtant, après avoir distribué les cartes, personne n'est surpris qu'une main précise se trouve sur la table.

Pourquoi l'univers serait-il différent ? Le critique estime que nous trouvons notre résultat extraordinaire simplement parce qu'il est le nôtre. Toute autre combinaison précise aurait été tout aussi improbable. Présenter notre combinaison comme un miracle de chance pourrait donc être une manière de regarder le résultat après coup.

La réponse distingue un résultat particulier et un résultat appartenant à un groupe très réduit. L'argument ne dit pas : cette combinaison est la nôtre, donc elle est spéciale. Il dit : cette combinaison fait partie de celles qui permettent des structures nécessaires à la vie. C'est cette propriété qui appelle une explication.

Une combinaison quelconque et une combinaison permettant la vie ne posent pas la même question. Infographie originale Ignispedia créée par IA

L'auteur catholique Matthieu Lavagna propose une comparaison avec un sac de billes. Une seule bille rouge permet de survivre, tandis que les autres sont mortelles. Chaque bille précise peut avoir la même chance d'être tirée. Mais obtenir la seule bille qui sauve ne revient pas, pour notre question, à obtenir n'importe laquelle.[11]

Le philosophe John Leslie utilise une autre image : cinquante tireurs visent une personne, puis tous la manquent. Le survivant peut constater qu'il serait absent pour parler si les tirs avaient réussi. Cela ne répond pourtant pas à sa question : pourquoi tous les tireurs ont-ils manqué leur cible ?[12]

Ces comparaisons ne calculent pas les chances réelles d'un univers. Elles expliquent pourquoi le simple fait qu'un événement soit possible ne suffit pas à l'éclairer. Les défenseurs du réglage fin jugent donc le hasard insuffisant. Ils cherchent une explication qui rende ces conditions favorables plus compréhensibles.

Notre présence suffit-elle à tout expliquer ?

Le principe anthropique faible rappelle une évidence : nous pouvons observer seulement un univers dans lequel notre existence est possible. Cette remarque ne dit pas que l'univers a été créé pour nous. Elle dit que des observateurs ne peuvent pas se trouver là où aucun observateur ne peut exister.

Le physicien Sean Carroll et le biologiste Richard Dawkins invoquent cette idée contre l'argument du réglage fin. Puisque nous sommes là, les conditions permettant notre existence devaient être réunies. Pourquoi s'étonner d'une condition obligatoire pour que nous puissions poser la question ? Leur objection porte donc sur la valeur explicative de notre étonnement.[13][14]

La réponse accepte pleinement ce point de départ. Oui, un univers sans observateurs ne sera jamais observé. Mais deux questions restent différentes : où des observateurs peuvent-ils se trouver, et pourquoi un lieu permettant leur existence existe-t-il ? La première réponse ne fournit pas automatiquement la seconde.

Dans l'image des tireurs, survivre est nécessaire pour raconter ce qui s'est passé. Cela ne suffit pas à expliquer les tirs manqués. De même, notre présence impose certaines conditions à l'univers observé. Elle ne produit pas ces conditions et n'explique pas, à elle seule, leur réunion.

Le principe anthropique fort porte sur les propriétés de l'univers lui-même. Selon cette formulation, l'univers doit posséder les propriétés permettant à la vie de se développer. Cette version se distingue donc du simple rappel de notre place d'observateurs. L'image compare ces deux formulations.

La version faible concerne ce que nous pouvons observer. La version forte concerne les propriétés permettant la vie. Infographie originale Ignispedia créée par IA

Une autre objection porte sur ce que nous appelons la vie. Peut-être imaginons-nous trop étroitement les formes qu'elle pourrait prendre. Des organismes très différents des nôtres pourraient utiliser d'autres substances. Un univers qui interdit notre manière de vivre pourrait alors permettre une autre organisation, encore inconnue.

Le physicien Victor Stenger a défendu cette critique. Elle demande de ne pas confondre les besoins de la vie terrestre et toute possibilité de vie. La réponse doit donc porter sur des conditions plus générales. Des structures durables et une énergie utilisable restent au cœur du problème étudié.

Luke Barnes reproche à Stenger de ne pas traiter correctement les relations entre les valeurs physiques. Selon sa réponse, faire varier une valeur en laissant les autres fixes peut masquer leurs dépendances. Il lui reproche aussi de changer de critère de vie possible selon les passages.[15]

Avec Geraint Lewis, Barnes conclut que les conditions favorables restent très limitées, même avec une définition plus large de la vie. Imaginer d'autres organismes ne suffit donc pas : il reste à montrer comment les lois permettraient leur fonctionnement.[16]

Une comparaison simple permet de situer la réponse. Remplacer un matériau par un autre peut résoudre une difficulté de construction. Cela ne résout rien si aucune structure ne peut tenir. L'argument vise ce genre de difficulté fondamentale, plutôt qu'une préférence pour les seules formes de vie que nous connaissons.

Une future théorie pourrait-elle tout rendre obligatoire ?

Les physiciens ne disposent pas encore d'une explication complète des valeurs fondamentales de l'univers. Certains espèrent découvrir une théorie qui montrerait pourquoi elles doivent être exactement celles que nous observons. Dans ce cas, les constantes ne seraient pas choisies parmi plusieurs possibilités. Elles découleraient nécessairement de lois plus profondes.

Une théorie du tout chercherait à réunir les lois fondamentales dans un même cadre. L'espoir de la trouver mérite donc un examen sérieux.

Cependant, l'espoir d'une découverte ne constitue pas encore cette découverte. Aucune théorie présentée dans ce débat n'a établi que toutes les valeurs favorables à la vie seraient inévitables. La réponse par la nécessité reste donc à démontrer. Elle ne permet pas d'écarter aujourd'hui la question du réglage fin.

Stephen Hawking a envisagé des explications physiques qui éviteraient de recourir à un Créateur. Il reconnaissait pourtant le point de départ du débat :

« Les valeurs de ces nombres semblent avoir été réglées très finement pour rendre possible le développement de la vie. »

Stephen Hawking[17]

Même une théorie parfaitement réussie laisserait deux questions à distinguer. Expliquer comment des valeurs découlent de règles ne montre pas encore pourquoi ces règles décrivent un univers réel. Une recette détaillée explique comment préparer un repas. Sa présence sur une page ne fait pas apparaître le repas.

Cette comparaison ne prouve pas que les lois physiques sont des recettes écrites par quelqu'un. Elle éclaire la différence entre une description et ce qu'elle décrit. Une règle mathématique peut décrire des possibilités. La question reste de comprendre pourquoi il existe quelque chose qui correspond réellement à cette description.[18]

L'autre question concerne l'état initial étudié par Penrose. Des lois peuvent autoriser plusieurs situations de départ. Expliquer les constantes ne montre donc pas automatiquement pourquoi l'univers a commencé dans un état aussi particulier. Comme dans le jeu évoqué plus haut, connaître les règles ne fixe pas nécessairement la disposition des pièces.

Le multivers résout-il le problème ?

L'hypothèse du multivers mérite également une présentation loyale. Elle ne consiste pas simplement à affirmer une multitude d'univers pour éviter Dieu. Des chercheurs envisagent des mécanismes physiques capables de produire des univers aux propriétés différentes. Leonard Susskind défend cette piste pour rendre compréhensible notre présence dans un univers habitable.[19]

L'idée ressemble à une multiplication des essais. Si un résultat favorable est rare, davantage d'essais peuvent augmenter les chances de l'obtenir. Des observateurs apparaîtraient seulement dans les univers qui les permettent. Nous ne devrions donc pas nous étonner d'habiter l'un de ces univers favorables.

Cette proposition rencontre d'abord une difficulté d'observation. Les autres univers invoqués ne sont pas directement accessibles à nos observations. Il faut donc distinguer un mécanisme envisagé dans une théorie et une multitude d'univers effectivement constatée. L'hypothèse ne peut pas être présentée comme un inventaire déjà réalisé.

Il faut ensuite préciser comment compter les chances. Dire qu'il existe énormément d'univers ne dit pas lesquels sont produits le plus souvent. Pour comparer les possibilités, une règle de calcul est nécessaire. Sans elle, la seule multiplication des univers ne permet pas de mesurer la probabilité d'obtenir les conditions favorables.

Une troisième difficulté concerne le mécanisme producteur. Selon les critiques présentés ici, ce mécanisme devrait lui aussi remplir des conditions physiques précises. Ses lois devraient permettre des variations conduisant à des univers habitables. Il faudrait donc expliquer ces conditions, plutôt que croire que le seul nombre d'univers règle toute la question.[20]

Multiplier les univers laisse ouverte la question des lois qui permettraient de les produire. Infographie originale Ignispedia créée par IA

Certains scénarios rencontrent aussi le problème des cerveaux de Boltzmann. Ce nom désigne des observateurs qui apparaîtraient momentanément par des fluctuations aléatoires, avec des impressions ou des souvenirs trompeurs. Une fluctuation est une variation passagère d'un état physique. Le problème apparaît lorsque de tels observateurs deviennent plus probables que des observateurs dans un univers ordonné.

Dans ce cas, la théorie fragilise la confiance dans les observations qui servent à la soutenir. C'est une difficulté à résoudre pour les scénarios concernés. Enfin, multiplier les univers ne règle pas automatiquement la question de leur origine. Si l'ensemble possède un commencement, expliquer ce commencement reste nécessaire.

Le philosophe Richard Swinburne estime qu'un seul Créateur fournit une explication plus simple qu'une multitude d'univers inobservés. Son jugement ne repose pas seulement sur un décompte. Il compare ce que chaque explication doit supposer pour rendre compte des faits. Le multivers conserve donc des questions que son immensité ne fait pas disparaître.[21]

Pourquoi proposer une intelligence créatrice ?

Les défenseurs du dessein avancent une idée positive. Une intelligence peut viser un résultat et choisir les conditions qui le rendent possible. Si la vie est voulue, des conditions favorables à son existence deviennent compréhensibles. Elles ne sont plus seulement une heureuse rencontre sans intention.

Le philosophe William Lane Craig résume ainsi la démarche :

« L'argument du fine tuning est fondé sur ce que nous savons de la physique, pas sur ce que nous ignorons »

William Lane Craig[22]

Une objection connue parle pourtant du Dieu bouche-trou. Cette expression critique le recours à Dieu pour remplir une lacune scientifique provisoire. Le danger est réel : si une explication naturelle arrive ensuite, l'argument fondé sur cette ignorance s'effondre. La question est de savoir si le réglage fin raisonne ainsi.

La réponse est qu'il compare plusieurs explications à partir de propriétés connues. Il ne se contente pas de dire que les physiciens ignorent quelque chose. Il demande pourquoi les valeurs mesurées et les conditions initiales permettent des structures favorables à la vie. Les mécanismes naturels décrivent le fonctionnement ; leur existence et leurs propriétés restent aussi des questions.

Richard Dawkins formule une autre objection : une intelligence capable de concevoir l'univers serait encore plus difficile à expliquer que l'univers. Selon lui, un être d'une telle complexité demanderait lui aussi une explication. Ajouter un Créateur déplacerait donc le problème au lieu de le résoudre.[23]

Richard Dawkins conteste l'explication par un Créateur, notamment en interrogeant sa complexité. Photo : Cooper Union, Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0, qui demande de nommer l'auteur.

Alvin Plantinga, un philosophe, et John Lennox, un mathématicien, répondent que cette critique suppose une intelligence composée de parties matérielles. Or ce n'est pas ainsi que la philosophie chrétienne comprend Dieu. La simplicité divine signifie que Dieu n'est pas un assemblage de pièces. Elle ne signifie pas qu'il serait pauvre en intelligence.[24][25]

Cette réponse ne démontre pas toute seule l'existence de Dieu. Elle montre que l'objection doit discuter le Dieu réellement proposé. La richesse d'un résultat n'oblige pas son origine à être composée d'autant de parties. Un programme simple peut, par exemple, produire des figures très riches.

Reste la question de l'origine du Créateur. Si Dieu peut exister sans avoir été créé, pourquoi ne pas accorder la même exception à l'univers ? Pourquoi ne pas dire simplement que l'univers existe sans explication ?

Une cause est ce qui produit quelque chose ou explique pourquoi cela existe. L'argument ne dit pas que tout, sans exception, doit avoir une cause. Il cherche quelle explication rend le mieux compte d'une précision particulière. Expliquer un couteau par un artisan reste pertinent avant de connaître l'origine de l'artisan.

Un être contingent pourrait ne pas exister. Un être nécessaire ne pourrait pas manquer d'exister. La philosophie catholique distingue ces deux manières d'exister. Elle ne cherche pas seulement un endroit où arrêter les questions. Elle cherche une réalité qui ne reçoive pas son existence d'une autre.

Selon cette réflexion, Dieu existe sans recevoir l'existence d'un autre. Il ne serait donc pas un objet supplémentaire attendant lui-même un fabricant.

Cette distinction vient d'une réflexion antérieure au réglage fin. Thomas d'Aquin, un philosophe catholique, l'a notamment développée. Son idée est qu'une suite d'êtres recevant leur existence ne s'explique pas simplement en allongeant la suite. Il faut chercher ce qui ne dépend pas d'un autre. Cette réflexion complète l'argument physique sans se confondre avec lui.

Des lois favorables à la vie à l'information du vivant

Un univers habitable n'est pas encore un organisme vivant. Il reste à expliquer comment la matière peut former un être capable de se nourrir et de se reproduire. Cette seconde question concerne notamment l'information biologique. Il s'agit des instructions inscrites dans les organismes et utiles à leur fonctionnement.

Une cellule est une petite unité vivante qui entre dans la composition des organismes. Une molécule est un assemblage d'atomes liés entre eux. Dans les cellules, ces instructions sont portées par une grande molécule. L'ordre des éléments de ce support joue un rôle essentiel. La comparaison avec un texte aide à comprendre : les mêmes caractères ne transmettent pas les mêmes instructions dans n'importe quel ordre.

Les protéines sont des molécules qui accomplissent de nombreuses tâches nécessaires aux organismes. Elles sont constituées de petites unités appelées acides aminés. Un acide aminé est un élément qui peut s'assembler avec d'autres pour former ces chaînes. Là encore, l'ordre des unités compte pour le fonctionnement de l'ensemble.

Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies examinent le cas d'une protéine d'environ 150 acides aminés. Pour le calcul d'assemblage au hasard qu'ils présentent, ils avancent l'ordre de grandeur d'une chance sur 10¹⁹⁵. Ce chiffre concerne un calcul déterminé. Il ne décrit pas à lui seul toutes les étapes imaginables d'une apparition de la vie.[26]

Le chercheur Hubert Yockey a lui aussi étudié la difficulté de produire une chaîne fonctionnelle par hasard.[27] Le philosophe des sciences Stephen Meyer propose une raison de reconnaître ici une intelligence. Il soutient que, dans les cas connus, une information complexe organisée pour une fonction précise provient d'une intelligence. Selon lui, nous n'avons pas observé une telle information fonctionnelle naître spontanément du seul hasard chimique.

C'est cette comparaison avec l'origine connue de telles informations qui fonde son argument concernant le vivant. Il rapproche cette recherche de celle du réglage des conditions physiques. Cette raison proposée s'ajoute au calcul des possibilités ; elle ne se confond pas avec lui.[28]

Le biologiste Christian de Duve envisage une autre réponse : la vie serait inscrite dans les lois de l'univers. Cela signifierait qu'elle ne dépend pas seulement d'une rencontre accidentelle de substances. Bolloré et Bonnassies rapprochent cette idée de lois voulues pour permettre la vie. Ce rapprochement reste leur interprétation.[29]

La distinction entre les deux questions est importante. Des lois permettant l'existence d'étoiles et de carbone ne constituent pas encore l'explication d'un organisme fonctionnel. De même, disposer de papier et d'encre ne donne pas encore un texte. Cette comparaison illustre une différence de questions ; elle ne remplace pas l'étude des mécanismes.

Les conditions permettant les étoiles et les instructions du vivant posent deux questions distinctes. Infographie originale Ignispedia créée par IA

Pour les défenseurs de l'argument, les deux recherches convergent. L'une étudie les conditions générales d'un monde habitable. L'autre étudie l'organisation nécessaire au vivant lui-même. Répondre à une difficulté cosmologique ne répond donc pas automatiquement à la seconde. C'est cette convergence, plutôt qu'un chiffre isolé, qu'ils proposent de considérer.

Ce que cet argument apporte à la foi

Le réglage fin propose un raisonnement à partir du monde observable. Il demande quelle explication rend le mieux compte de certaines propriétés précises de l'univers. Il n'exige pas de commencer par croire la Bible. C'est pourquoi il peut nourrir une discussion entre croyants et incroyants sur l'existence de Dieu.

La conclusion défendue est qu'une intelligence créatrice explique mieux cet ensemble que le hasard sans intention. La nécessité reste à établir, et le multivers conserve des difficultés propres. Cette conclusion demande une comparaison réfléchie des réponses. Elle ne se réduit ni à une impression d'émerveillement ni à l'autorité de quelques grands noms.

L'Église catholique enseigne que la raison humaine peut connaître avec certitude l'existence de Dieu à partir du monde créé. Un concile est une réunion d'évêques qui exerce une autorité d'enseignement dans l'Église. Le concile Vatican I l'a affirmé dans le texte Dei Filius. Ce texte parle de notre capacité de connaître Dieu par la raison.[30]

Ce point ne signifie pas que l'Église a officiellement approuvé l'argument du réglage fin. Elle n'a pas tranché ce débat par un acte d'enseignement spécifique. Des auteurs catholiques proposent cet argument en accord avec la confiance de l'Église dans la raison. Leur jugement sur sa force demeure leur jugement.

Le prêtre et physicien Georges Lemaître mettait en garde contre les rapprochements trop rapides entre cosmologie et foi. Reconnaître une convergence ne consiste pas à transformer une théorie physique en article de foi. Une découverte scientifique peut soutenir une réflexion sur Dieu. Elle ne suffit pas à établir toute la foi chrétienne. La Révélation est ce que Dieu fait connaître de lui-même aux hommes.

Cette distinction vaut aussi pour les récits du commencement. Les calculs de départ évoqués ici appartiennent au modèle cosmologique standard. Ils sont présentés comme les résultats de ce cadre, avec ses hypothèses.

La chronologie est l'ordre des événements dans le temps, avec leurs dates. La Tradition désigne ici les enseignements transmis dans l'Église. Ces calculs du modèle cosmologique standard ne modifient pas la position tenue par Ignispedia. Celle-ci reste celle d'un monde jeune, suivant la chronologie courte reçue de la Tradition.

Enfin, reconnaître un Créateur n'établit pas encore toute l'identité chrétienne de Dieu. La question de l'existence historique de Jésus appelle une enquête historique. La résurrection de Jésus demande elle aussi d'examiner ses témoignages et ses raisons propres. Le réglage fin ouvre une voie ; d'autres arguments permettent de poursuivre la recherche.

Cette progression n'affaiblit pas l'argument. Elle permet de lui demander exactement ce qu'il peut apporter. Un premier indice solide ne devient pas inutile parce qu'une enquête comporte d'autres étapes. Ici, l'univers apparaît intelligible et favorable à la vie.

Au terme de la comparaison, le dessein intelligent apparaît comme l'explication la plus convaincante de ces conditions réunies. Il en rend compte par une intention, tandis que les autres réponses laissent les difficultés examinées.

Ce qu'il faut retenir

  • Le réglage fin concerne les conditions physiques qui rendent possible un univers habitable.
  • Les forces, l'expansion et l'état initial interviennent dans cette question.
  • Une combinaison permettant la vie pose une question différente d'une combinaison simplement particulière.
  • Notre présence explique ce que nous pouvons observer, pas pourquoi les conditions favorables existent.
  • La nécessité physique reste à démontrer ; le multivers conserve plusieurs difficultés.
  • Une intention créatrice offre une explication positive de cet ensemble de conditions.
  • L'Église affirme la capacité de la raison à connaître Dieu avec certitude, sans avoir défini cet argument particulier.

Nous ne regardons pas seulement un ciel immense. Nous découvrons un monde dont les propriétés permettent la matière organisée, les étoiles et la vie. Le hasard nomme une possibilité, mais il ne suffit pas à rendre cette rencontre satisfaisante. Le réglage fin invite à reconnaître une intention derrière les conditions qui rendent notre existence possible.

Pour la foi catholique, cette intelligence créatrice est Dieu. La science décrit les propriétés du monde ; la raison peut interroger ce qu'elles signifient. L'univers devient alors davantage qu'un ensemble de nombres difficiles à lire. Il offre un chemin de réflexion vers Celui qui a voulu qu'il y ait des êtres capables de vivre et de le connaître.

Notes et références

  1. Brandon Carter, Large Number Coincidences and the Anthropic Principle in Cosmology, conférence au symposium IAU de Cracovie sur les fondements physiques de la cosmologie, septembre 1973. Référence reprise de l'article complet.

    1
  2. Luke A. Barnes & Geraint F. Lewis, A Fortunate Universe: Life in a Finely Tuned Cosmos, Cambridge University Press, 2016. Traduction reproduite à l'identique de l'article complet.

    2 16
  3. Richard P. Feynman, QED: The Strange Theory of Light and Matter, Princeton University Press, 1985, p. 129. Citation et traduction reprises de l'article complet, qui renvoie également à Bolloré et Bonnassies, p. 165.

    3
  4. Michel-Yves Bolloré & Olivier Bonnassies, Dieu, la Science, les Preuves, Guy Trédaniel, 2021, chapitre 8, p. 182-183. Variations de la force nucléaire forte et conséquences sur la formation des noyaux et des éléments lourds, présentées selon l'article complet.

    4
  5. John Lennox, God's Undertaker: Has Science Buried God?, Lion Books, 2009. Rapport des masses des particules et réponses aux objections du Dieu bouche-trou et de la complexité divine, selon l'article complet.

    5 25
  6. Robert H. Dicke, calcul repris dans Alan H. Guth, The Inflationary Universe: The Quest for a New Theory of Cosmic Origins, Basic Books, 1997. Voir aussi Michel-Yves Bolloré & Olivier Bonnassies, Dieu, la Science, les Preuves, Guy Trédaniel, 2021, p. 173.

    6
  7. Steven Weinberg, The Cosmological Constant Problem, Reviews of Modern Physics, vol. 61, 1989, p. 1-23. Voir aussi Bolloré & Bonnassies, Dieu, la science, les preuves, chapitre 8, p. 179-181, pour la présentation du rapport de l'ordre de 1 sur 10¹²⁰.

    7
  8. Roger Penrose, The Emperor's New Mind, Oxford University Press, 1989 ; Cycles of Time: An Extraordinary New View of the Universe, Bodley Head, 2010. Estimation de la précision de l'entropie initiale reprise de l'article complet.

    8
  9. Fred Hoyle, prédiction de la résonance du carbone-12 en 1953, confirmée expérimentalement par William A. Fowler au Caltech. F. Hoyle, D. N. F. Dunbar, W. A. Wenzel, W. Whaling, A State in C¹² Predicted from Astrophysical Evidence, Physical Review, vol. 92, 1953, p. 1095. Citation française reproduite à l'identique de l'article complet et rattachée à la même note.

    9 10
  10. Matthieu Lavagna, Soyez rationnel, devenez catholique !, MDN Productions / diffusion Salvator, 2023, p. 87-88. Comparaison de la bille rouge reprise de l'article complet.

    11
  11. John Leslie, Universes, Routledge, 1989. Analogie du peloton d'exécution reprise de l'article complet.

    12
  12. Sean Carroll, The Big Picture: On the Origins of Life, Meaning, and the Universe Itself, Dutton, 2016. Objection présentée selon l'article complet.

    13
  13. Richard Dawkins, The God Delusion, Houghton Mifflin, 2006, chapitre 4. Traduction française : Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, 2008. Objections présentées selon l'article complet.

    14 23
  14. Luke A. Barnes, The Fine-Tuning of the Universe for Intelligent Life, Publications of the Astronomical Society of Australia, vol. 29, n° 4, 2012, p. 529-564. DOI : 10.1071/AS12015.

    15
  15. Stephen Hawking, A Brief History of Time, Bantam Books, 1988, p. 121-129. Citation française reproduite à l'identique de l'article complet.

    17
  16. Stephen Hawking, A Brief History of Time: From the Big Bang to Black Holes, Bantam Books, 1988, p. 174. Question de la différence entre les équations et l'existence d'un univers réel.

    18
  17. Leonard Susskind, The Cosmic Landscape: String Theory and the Illusion of Intelligent Design, Little, Brown, 2005.

    19
  18. Matthieu Lavagna, Soyez rationnel, devenez catholique !, MDN Productions / diffusion Salvator, 2023, p. 91-92. Difficultés du multivers et question du mécanisme générateur.

    20
  19. Richard Swinburne, The Existence of God, Clarendon Press, Oxford, 1979 ; deuxième édition révisée, Oxford University Press, 2004. Comparaison des explications présentée en paraphrase, comme dans l'article complet.

    21
  20. William Lane Craig, Reasonable Faith: Christian Truth and Apologetics, Crossway, troisième édition, 2008, chapitre 4. Citation française reproduite à l'identique de l'article complet.

    22
  21. Alvin Plantinga, Where the Conflict Really Lies: Science, Religion, and Naturalism, Oxford University Press, 2011. Réponse à l'objection de la complexité divine.

    24
  22. Michel-Yves Bolloré & Olivier Bonnassies, Dieu, la Science, les Preuves : l'aube d'une révolution, Guy Trédaniel, 2021, chapitre 11, p. 221-252. Calcul relatif à une protéine et discussion de l'origine de la vie.

    26
  23. Hubert P. Yockey, Information Theory, Evolution, and the Origin of Life, Cambridge University Press, 2005. Travaux sur l'information biologique présentés selon l'article complet.

    27
  24. Stephen C. Meyer, Return of the God Hypothesis: Three Scientific Discoveries That Reveal the Mind Behind the Universe, HarperOne, 2021.

    28
  25. Christian de Duve, Singularities: Landmarks on the Pathways of Life, Cambridge University Press, 2005. Sa position est donnée en paraphrase, comme dans l'article complet.

    29
  26. Concile Vatican I, constitution dogmatique Dei Filius, chapitre 2 et canon 1, 24 avril 1870. Référence reprise de l'article complet.

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