L'improbabilité sanguine des reliques de la Passion

Trois reliques textiles, deux miracles eucharistiques au typage AB publié ou rapporté (Lanciano, Tixtla) et des pollens d'affinité levantine rapportés relique par relique, à des degrés inégaux (Frei, Danin-Baruch, Ferreras, Lucotte) : un faisceau de convergences pointe vers le même sang AB et le même corps de crucifié — honnêtement gradué. Synthèse rigoureuse et résolument apologétique du dossier scientifique le plus documenté de l'histoire des reliques.

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Le même groupe sanguin est signalé sur plusieurs reliques associées à la mort de Jésus. Cette rencontre attire l'attention, car ce groupe est assez rare. Pour en comprendre la force, nous allons examiner les analyses, leurs rapprochements et leurs limites. Le dossier contient aussi des indices venus des plantes, des blessures et des formes des taches.

L'idée centrale est simple : plusieurs traces différentes pourraient raconter l'histoire d'un même homme crucifié. Aucun résultat isolé ne permet de l'identifier. Mais leur accord peut former un ensemble beaucoup plus parlant que chaque indice pris séparément.

Cette enquête rejoint celle sur l'existence historique de Jésus. Elle porte toutefois sur une question particulière : ces objets pourraient-ils conserver des traces matérielles de sa Passion ? Pour répondre sérieusement, il faut regarder ce que chaque examen montre réellement.

Un même groupe sanguin : pourquoi est-ce intéressant ?

Les défenseurs de ces reliques proposent un raisonnement facile à suivre. Trois linges conservés dans des lieux différents auraient porté le sang du même groupe rare. Certaines transformations extraordinaires d'hosties présenteraient aussi ce résultat. Une hostie consacrée est le pain devenu le corps du Christ pendant la messe. D'autres ressemblances viendraient renforcer ce premier rapprochement.

Ce raisonnement appartient à la défense raisonnée de la foi catholique. Vénérer un objet signifie lui rendre honneur pour ce qu'il rappelle. Il ne consiste pas à dire : « Cet objet est vénéré, donc il est authentique. » Il cherche des indices vérifiables, qui puissent intéresser aussi une personne sans conviction religieuse.

Pour comprendre l'argument, commençons par le sang. Les chercheurs distinguent notamment quatre groupes, nommés A, B, AB et O. Le classement dépend de marques présentes sur les globules rouges. Les globules rouges sont de minuscules éléments qui font partie du sang.

Le groupe AB possède les marques A et B. Il représente environ 3 à 5 % de la population mondiale. Cela correspond, pour la valeur de 5 %, à une personne sur vingt. Retrouver plusieurs fois ce groupe peut donc être plus étonnant que retrouver un groupe très fréquent.[1]

Mais deux personnes du même groupe ne sont pas nécessairement la même personne. Plusieurs personnes peuvent porter la même couleur de vêtement. De même, plusieurs personnes peuvent avoir le même groupe sanguin.

La force de l'argument dépend donc de ce qui accompagne le résultat AB. Les défenseurs invoquent aussi des plantes d'une même région et des taches placées aux mêmes endroits. Ils rapprochent également les blessures visibles du récit évangélique. C'est l'accord entre ces éléments qui leur paraît particulièrement convaincant.

Les critiques scientifiques formulent une autre explication. Peut-être certains tests donnent-ils le même résultat parce qu'ils rencontrent la même difficulté sur des objets anciens. Dans ce cas, la répétition du résultat ne montrerait pas nécessairement une origine commune. Cette objection mérite une réponse précise.

Les deux approches peuvent au moins partir d'une règle commune : distinguer une observation de son interprétation. Voir une réaction dans un test est une observation. Affirmer qu'elle révèle le sang de Jésus est une conclusion beaucoup plus large. Entre les deux, plusieurs étapes doivent être vérifiées.

Une analyse de laboratoire consiste à examiner de la matière avec des instruments et des produits adaptés. Les chercheurs en retirent généralement une très petite quantité de l'objet étudié. Cette petite quantité s'appelle un prélèvement. Ce qu'elle permet de conclure dépend de son origine, de son état et des vérifications effectuées.

Trois linges pour trois moments de la Passion

Les objets examinés n'auraient pas rempli la même fonction. La Tunique aurait été portée avant la mort. Le Sudarium aurait couvert le visage sur la croix, puis pendant le transport. Le Suaire aurait enveloppé le corps au tombeau.

Cette différence compte beaucoup. On ne compare pas trois copies d'une même image. On rapproche des traces qu'un même corps aurait pu laisser à des moments successifs. C'est un peu comme retrouver un parcours à travers plusieurs objets utilisés pendant une même journée. Un linceul est un linge destiné à envelopper un mort.

Trois linges, trois fonctions différentes dans le récit de la Passion. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le Saint Suaire de Turin est un grand linge de lin. Il mesure 4,42 mètres de long sur 1,13 mètre de large. Il porte l'image de l'avant et de l'arrière d'un homme mort. Ses blessures correspondent à celles d'un homme fouetté, couronné d'épines et crucifié.[2]

Les Évangiles mentionnent le linceul dans lequel le corps de Jésus fut placé. L'identification du Suaire avec ce linge repose sur son aspect, ses blessures et son histoire. Sa présence est documentée à Lirey, en Champagne, en 1357.

L'équipe qui a examiné le Suaire en 1978 a aussi étudié l'image du corps. Elle a conclu qu'il ne s'agissait ni d'une peinture, ni d'un dessin, ni d'une brûlure. Elle n'a pas déterminé comment cette image s'était formée.[3]

Le Sudarium d'Oviedo est beaucoup plus petit : 84 sur 53 centimètres. Il est conservé dans la cathédrale d'Oviedo, en Espagne. Contrairement au Suaire, il ne porte aucune image du corps. Il présente des taches de sang et d'autres liquides.[4]

Le Sudarium d'Oviedo ne porte pas d'image. Ses taches sont au centre des comparaisons avec le Suaire.

Le nom Sudarium désigne ici ce linge facial. La tradition le rapproche du linge qui avait couvert la tête de Jésus, mentionné par saint Jean. Son histoire est racontée par des chroniques anciennes. Une ouverture solennelle du coffre contenant les reliques est attestée à Oviedo en 1075.

Le médecin José Delfín Villalaín Blanco a étudié la formation de ses taches. Il y décrit du sang mêlé à du liquide pleural. Le liquide pleural est un liquide provenant de la région qui entoure les poumons. Dans sa lecture, ce mélange correspond à l'état d'un homme mort crucifié.[5]

Il distingue des taches formées lorsque la tête était verticale, puis d'autres après son déplacement à l'horizontale. Cette succession convient au passage de la croix au transport du corps. Elle ne nomme pas le mort. Elle établit une correspondance entre les traces et le déroulement de la Passion.

La Tunique d'Argenteuil est un vêtement de laine conservé en France. Elle était, à l'origine, tissée sans couture. Saint Jean précise que la tunique de Jésus présentait cette particularité. La première mention écrite incontestée de la relique d'Argenteuil date de 1156.

La Tunique présentée à Argenteuil en 2016. Ses fragments ont été réassemblés en 1795 sur une étoffe de satin.

Son histoire matérielle est mouvementée. En 1793, le curé Pierre-Jean Ozet la découpe pour tenter de la sauver pendant la Révolution française. Des fragments sont enterrés, puis récupérés. En 1795, vingt pièces sont recousues sur du satin.[6]

Ces événements expliquent pourquoi l'objet actuel demande tant de précautions. Les chercheurs examinent un vêtement fragmenté, manipulé et réassemblé.

Son fil est torsadé vers la droite. Beaucoup de textiles juifs du temps de Jésus le sont plutôt vers la gauche. Cette différence demande une explication, sans suffire à exclure l'objet. Les règles bibliques citées interdisent de mêler laine et lin dans un vêtement. Elles n'interdisent pas la laine pure.[7][8]

Ce que les examens du sang ont réellement montré

Il faut distinguer deux questions : les taches contiennent-elles du sang humain ? Et, si oui, de quel groupe ? Un examen peut répondre à la première sans résoudre la seconde. Confondre ces deux étapes donnerait aux résultats une force qu'ils n'ont pas.

Sur le Suaire, John Heller et Alan Adler ont identifié plusieurs constituants caractéristiques du sang. Leurs travaux répondent à l'explication selon laquelle les taches rouges seraient simplement de la peinture. Ils reconnaissent des traces infimes de pigments. Les pigments sont des matières colorantes. Mais leur répartition ne permet pas d'expliquer ainsi les taches sanglantes.[9]

Le groupe sanguin a été recherché par Pierluigi Baima Bollone. En 1982, son équipe annonce un résultat AB. Des examens complémentaires suivent en 1984. Le principe consiste à chercher les marques A et B à l'aide de produits qui les reconnaissent.[10][11]

Ces marques sont appelées des antigènes. Un antigène est ici une structure que le produit du test peut reconnaître. Les produits employés contiennent des anticorps. Un anticorps est une substance capable de se fixer sur certaines marques.

Les chercheurs peuvent rendre cette fixation visible grâce à un colorant qui brille sous un éclairage adapté. Ils observent ensuite les fibres au microscope. Un microscope est un instrument qui permet de voir des éléments trop petits pour l'œil. La réaction observée les conduit au classement AB.

Les vérifications ne portent pas seulement sur les taches. Certaines fibres tachées réagissent aux produits reconnaissant A et B, tandis que des fibres non tachées ne réagissent pas. Cette comparaison est un contrôle. Un contrôle sert à vérifier que le test répond bien à ce qu'on cherche, plutôt qu'à autre chose.[12]

Sur le Sudarium, les annonces du groupe AB datent de 1993 et de 1994. La première analyse est attribuée à Carlo Goldoni avec Villalaín. La seconde est réalisée par Baima Bollone sur sept fragments. Le même résultat est rapporté pour ces différents prélèvements.

Une limite documentaire doit cependant rester visible. Ces résultats nous sont connus par la synthèse de Mark Guscin, publiée en 1998. Les publications originales détaillant ces typages n'ont pas été retrouvées. Il s'agit donc d'analyses rapportées par une autre source, et non de rapports directement contrôlables.[13]

Pour la Tunique, les premiers examens sont restés inédits. Leurs résultats sont transmis de seconde main, sans rapport original accessible. Ils ne peuvent donc pas compter comme confirmations indépendantes. Une information répétée dans plusieurs récits ne devient pas, pour cette seule raison, plusieurs preuves.

Le travail de Gérard Lucotte et André Marion est présenté dans un ouvrage de 2006. Lucotte y rapporte du sang humain et le groupe AB. Il décrit aussi de petits globules rouges desséchés. Ces observations appuient la présence du sang, mais ne déterminent pas à elles seules son groupe.

Lucotte rapporte également avoir extrait de l'ADN humain. L'ADN est une matière du corps dont certaines caractéristiques permettent de comparer des traces humaines. Il interprète ses résultats en faveur d'une seule personne. Cette conclusion reste à confirmer, notamment parce que son exposé reconnaît aussi des traces humaines récentes.

L'ouvrage n'a pas été évalué comme un article destiné à une revue scientifique spécialisée. Il ne compare pas non plus l'ADN des trois reliques. Lucotte exprime sa conviction personnelle par cette phrase :

« Je vois toute la Passion à travers le microscope. »

Gérard Lucotte, chercheur qui étudie l'ADN.[14]

Cette conviction est frappante. Elle ne remplace toutefois pas les étapes manquantes de la vérification. La présence d'un même groupe et l'identité d'une même personne restent deux affirmations différentes.

Les plantes, les taches et les blessures racontent-elles la même histoire ?

Le sang n'est qu'une partie du dossier. D'autres chercheurs ont examiné des traces végétales et la position des taches. Ces recherches intéressent les défenseurs des reliques parce qu'elles posent des questions différentes. Une explication du test sanguin ne répond pas automatiquement aux autres observations.

Le pollen est une poussière très fine produite par les plantes. Des grains peuvent rester sur un tissu et être examinés au microscope. Reconnaître les plantes concernées peut donner des indications sur les régions fréquentées par ce tissu. Cela ressemble à la recherche d'une provenance à partir des traces laissées sur un vêtement.

Max Frei a ouvert cette recherche sur le Suaire. Des travaux ultérieurs d'Avinoam Danin et d'Uri Baruch ont repris ses identifications. Ils ont réduit le nombre d'espèces tenues pour certaines. Ils ont néanmoins maintenu l'intérêt des rapprochements avec la région palestinienne.[15][16]

D'autres relevés concernent le Sudarium et la Tunique. Deux plantes sont signalées sur les trois linges : le pistachier de Palestine et le tamaris de Hampe. Les documents n'ont pas tous la même valeur. Pour la Tunique, les résultats viennent notamment de l'ouvrage de Lucotte et Marion.

Sur le Sudarium, les relevés de pollens recoupent aussi plusieurs étapes du parcours raconté par les chroniques. Ils rapprochent notamment Jérusalem, l'Afrique du Nord, Tolède et l'Espagne. Cette concordance entre des traces végétales et le récit du voyage renforce l'intérêt du dossier.[17][18]

Deux plantes communes sont signalées dans les relevés des trois linges. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Ces plantes orientent vers la Méditerranée orientale. Cette région est la partie est du monde méditerranéen. Elles ne poussent pas uniquement en Palestine. Le tamaris de Hampe s'étend notamment jusqu'en Sicile. Les présenter comme une signature exclusivement palestinienne serait donc inexact.[19][20]

D'après les flores citées, ces deux plantes ne poussent naturellement ni en Espagne, ni en France, ni en Italie continentale. Les flores décrivent les plantes présentes dans les régions étudiées. C'est le contraste avec les lieux de conservation qui retient l'attention.

Le rapprochement garde pourtant sa force. Des plantes d'une même grande région sont signalées sur des linges conservés séparément. Pour les défenseurs, une fabrication volontaire devrait expliquer ces détails, difficiles à préparer sans les connaissances nécessaires. L'argument demande donc un examen propre, au-delà de la seule discussion sur le sang.

La position des taches apporte une autre comparaison. Alan D. Whanger a superposé des images du Suaire et du Sudarium. Il rapporte 70 points de correspondance à l'avant et 50 à l'arrière. Cela donne le total souvent cité de 120 points.[21]

Ces comparaisons concernent notamment les marques à l'arrière du crâne, la blessure de la pommette droite et la longueur du nez. Ce nombre désigne des rapprochements entre des formes et des emplacements. Il ne signifie pas 120 examens indépendants. Les résultats ont été présentés à un congrès en 1994, puis rapportés par Guscin. Ils n'ont pas été reproduits dans un laboratoire indépendant.

Marion a, de son côté, rapproché la Tunique du Suaire. Les zones sanglantes du dos correspondent, dans son analyse, aux blessures visibles sur le linceul. Les épaules portent aussi des traces compatibles avec le frottement de la croix. Le vêtement et le linge funéraire offriraient ainsi deux vues complémentaires des mêmes souffrances.[22]

Enfin, le chirurgien Pierre Barbet a étudié les blessures du Suaire. Un chirurgien est un médecin qui pratique des opérations. Il y relève des clous au niveau des poignets et de nombreuses marques de fouet. Il décrit aussi des saignements sur l'ensemble du cuir chevelu. La couronne aurait donc couvert la tête, plutôt que formé un simple cercle.[23]

Selon Barbet, une fixation dans la paume risquerait de déchirer la main sous le poids du corps. Il voit dans la marque au poignet un détail médical précis. Il relève aussi la blessure de lance au côté droit, à l'endroit attendu dans sa reconstitution.[24]

Pour Barbet, ces détails révèlent une connaissance très précise du corps crucifié. Ils rendent exigeante l'explication par un artiste médiéval : celui-ci aurait dû comprendre et représenter cet ensemble de particularités. Cette cohérence médicale ne donne pourtant pas, à elle seule, le nom de l'homme.

Le voile de Manoppello est parfois ajouté à ces rapprochements. Heinrich Pfeiffer a défendu une correspondance entre son visage et celui du Suaire.[25] Aucun résultat de groupe sanguin pour ce voile n'est présenté dans ce dossier. Ce voile peut donc entrer dans une discussion sur les images, pas dans le calcul portant sur le sang.

Le calcul « une chance sur huit mille » expliqué simplement

Une probabilité exprime la chance qu'un événement se produise dans des conditions précises. Elle ne vaut que si ces conditions sont correctement choisies. C'est pourquoi un calcul impressionnant peut être mathématiquement juste, mais mal adapté aux objets étudiés.

Prenons la fréquence AB de 5 %, soit une personne sur vingt. Choisissons au hasard trois personnes dans une population où AB représente 5 %. Chaque choix doit être indépendant des autres.

Cela donne une sur vingt, puis une sur vingt, puis une sur vingt. Vingt fois vingt fois vingt font huit mille. On obtient une chance sur huit mille que toutes trois soient AB. C'est le calcul illustratif proposé pour le Suaire, le Sudarium et Lanciano.

Le calcul attire l'attention sur une rencontre peu fréquente. Il ne donne pas la probabilité que les reliques soient authentiques. Ce sont deux questions différentes. Un chiffre décrivant un résultat attendu ne mesure pas directement la vérité de toute une histoire.

Le calcul suppose une fréquence AB de 5 %, des tests fiables et des résultats indépendants. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Les bactéries sont des êtres vivants minuscules. La première condition concerne l'indépendance. Des résultats sont indépendants lorsqu'une même cause ne vient pas les produire ou les fausser ensemble. Si plusieurs tests réagissent à une même présence bactérienne, leur accord ne représente plus plusieurs rencontres séparées. Il peut refléter un seul problème répété.

La deuxième condition concerne la fréquence choisie. Les 3 à 5 % décrivent un ordre de grandeur mondial actuel. Les enquêtes citées donnent environ 7 % dans des populations juives modernes. Elles ne nous indiquent pas la fréquence exacte parmi les contemporains de Jésus.[26]

Choisir une fréquence plus élevée rend la rencontre moins rare. Il serait donc trompeur d'utiliser le chiffre mondial comme une mesure certaine du contexte de la Passion. Nous ne disposons pas des données anciennes nécessaires. Le calcul reste une illustration, pas une reconstitution précise.

La troisième condition concerne la fiabilité des tests eux-mêmes. Un résultat faussement classé AB fragiliserait tout le raisonnement. Les degrés documentaires comptent aussi : les résultats du Sudarium sont connus indirectement. Ceux de la Tunique ne peuvent pas être ajoutés comme s'ils avaient tous subi les mêmes vérifications.

Certains textes annoncent des chances beaucoup plus faibles encore. Ils assemblent toutefois des cas de valeur inégale, parfois sans groupe AB établi. Ces grands chiffres ne sont pas retenus ici, car ils mélangent des résultats de valeur différente. Leur effet spectaculaire ne remplace pas les conditions manquantes.

La formulation solide est donc plus simple. Plusieurs annonces concordantes d'un groupe peu fréquent forment déjà un rapprochement remarquable. Elles donnent des raisons sérieuses d'envisager une histoire commune, tout en demandant une confirmation des tests. Pour identifier une même personne, il faudrait toutefois comparer des caractéristiques bien plus précises.

Les miracles eucharistiques : cinq cas, plusieurs degrés de preuve

Les miracles eucharistiques concernent ici des transformations physiques extraordinaires liées à des hosties consacrées. La foi catholique affirme cette présence même lorsqu'aucune transformation visible ne se produit.

Dans les cas étudiés, des fragments devenus rouges ou présentant l'aspect de la chair ont été examinés. Les défenseurs des reliques rapprochent ces résultats du sang signalé sur les linges. Ce rapprochement demande la même précision documentaire. Les cinq cas souvent cités ne fournissent pas cinq confirmations du groupe AB.

Le plus ancien est Lanciano, en Italie. Le récit situe vers 750 la transformation d'une hostie en chair et du vin en caillots de sang. Les éléments conservés ont été examinés par Odoardo Linoli. Son rapport de 1971 identifie du tissu cardiaque humain et conclut au groupe AB.[27]

Le tissu cardiaque est la matière qui compose le cœur. Cette identification concerne donc la nature de la chair examinée. La détermination du groupe sanguin est un autre résultat du rapport. Une nouvelle expertise de Linoli, en 1981, retrouve les mêmes conclusions.[28]

Le reliquaire de Lanciano. L'expertise de Linoli, en 1971, identifie du tissu cardiaque humain et le groupe AB. Photo Wikimedia Commons, licence libre.

Buenos Aires est un cas différent. En 1996, une hostie placée dans l'eau devient rouge. Les analyses rapportent du tissu cardiaque et du sang humains. Mais le groupe AB, souvent affirmé dans les présentations populaires, n'est pas établi dans les sources contrôlées retenues par l'étude scientifique récente.[29]

Pour Tixtla, au Mexique, l'événement date de 2006. La présence d'hémoglobine humaine est établie. L'hémoglobine est un constituant caractéristique du sang. Le groupe AB est rapporté, mais sans publication détaillée permettant les vérifications attendues.

Sokółka, en Pologne, concerne une hostie transformée en 2008. Les examens rapportent du tissu cardiaque présentant des signes de souffrance. À Legnica, également en Pologne, l'événement date de 2013. Du tissu cardiaque et de l'ADN humains sont rapportés.

Pour ces deux derniers cas, aucun groupe AB n'est établi dans une source contrôlée. Les observations sur la chair gardent leur intérêt propre. Elles ne permettent simplement pas de compléter une série de résultats sanguins. Dire « du tissu cardiaque » ne revient pas à dire « du sang AB ».

Lanciano, Tixtla et les trois autres cas ne présentent pas le même degré de preuve concernant AB. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le bilan est donc précis. Lanciano apporte un résultat AB publié. Tixtla apporte un résultat AB rapporté. Buenos Aires, Sokółka et Legnica ne peuvent pas être retenus comme confirmations établies de ce groupe.

Cette distinction préserve la force réelle du dossier. Le tissu cardiaque rapporté dans plusieurs cas reste frappant. Le rapprochement avec la Passion mérite lui aussi l'attention. Mais aucune comparaison suffisamment précise n'a encore montré que ces différents éléments provenaient d'une seule personne.

L'objection des bactéries et les réponses apportées

La principale critique moderne est portée par Kelly P. Kearse, un scientifique catholique. Son article paraît en 2024 dans une revue scientifique. Il ne conteste pas la valeur spirituelle des reliques. Il examine ce que les tests permettent réellement d'affirmer.[30]

Certaines bactéries portent des structures ressemblant aux marques recherchées pour déterminer les groupes sanguins. Un produit du test peut alors réagir sans reconnaître la bonne origine. Le test donne une réponse positive, mais cette réponse est trompeuse.

Cette difficulté concerne particulièrement les objets anciens, longtemps exposés et manipulés. Le mot contamination désigne ici l'ajout de matière étrangère sur l'objet. Il peut s'agir de bactéries ou de traces laissées par des personnes. Un résultat actuel ne provient donc pas nécessairement de la trace ancienne recherchée.

« Les antigènes AB ne sont pas uniques aux globules rouges humains : ils sont également exprimés par des bactéries, ce qui fournit une connexion pratique entre des objets aussi variés. Un échantillon peut donc tester positif pour AB sans qu'aucun globule rouge ne soit même présent. »

Kelly P. Kearse.[31]

Ce n'est pas une objection inventée pour écarter les reliques. Adler lui-même, qui avait contribué à identifier le sang du Suaire, avait signalé ce risque. Sur le Sudarium, une réaction correspondant à B a même été observée dans des zones non tachées. Cette observation impose des vérifications supplémentaires.

La réponse des défenseurs comporte plusieurs éléments. D'abord, les examens ne se limitent pas tous à une réaction A ou B. Ils recherchent aussi du sang humain par d'autres moyens. Lucotte rapporte même de l'ADN extrait de cellules humaines sur la Tunique.

Une bactérie ne produit pas cet ADN humain. Si son ancienneté était confirmée, il constituerait donc un élément important contre une explication entièrement bactérienne. Mais la présence d'ADN humain ne règle pas automatiquement la question du groupe sanguin. Il faut encore vérifier l'origine de chaque résultat.

De plus, du matériel humain récent peut se déposer sur un objet ancien. L'ADN rapporté par Lucotte demande donc une nouvelle analyse indépendante. Son ouvrage reconnaît lui-même des traces récentes. L'objection bactérienne rencontre ainsi une limite, sans être déjà réfutée pour l'ensemble du dossier.

Les défenseurs rappellent ensuite les contrôles utilisés et la répétition des examens. Ils soulignent surtout les pollens, les taches et les blessures. Une bactérie n'explique pas directement la position de toutes ces traces. L'enquête doit donc continuer sur l'ensemble des indices, pas seulement sur une réaction chimique.

Une autre difficulté concerne les publications originales. Une revue à comité de lecture fait examiner les articles par d'autres spécialistes avant leur publication. Certaines revues sont aussi répertoriées dans des bases scientifiques. Selon Kearse, aucun ancien résultat de groupe sanguin sur ces trois linges n'avait été publié dans une telle revue avant 2024.

Les résultats étaient diffusés dans des revues spécialisées, des congrès ou des livres. Franco Serafini a défendu leur valeur historique dans la même revue que Kearse, en 2025. Il rappelle que les techniques employées avaient déjà servi dans d'autres enquêtes. Il souligne aussi les comparaisons entre fibres tachées et non tachées.[32][33]

Kearse lui répond que réussir ailleurs ne suffit pas à garantir un résultat fiable sur ces objets. Les reliques ont été longtemps manipulées et exposées à des ajouts de matière étrangère. Leurs conditions de conservation demandent donc des vérifications particulières.[34]

Le débat reste ouvert, avec des arguments examinables des deux côtés. Sa publication permet enfin cette discussion dans une revue à comité de lecture. Elle ne valide pas rétroactivement chacune des analyses anciennes.

Pourquoi les datations donnent-elles des âges plus récents ?

Une datation cherche à déterminer l'âge d'un objet. La datation au carbone 14 est une analyse utilisée pour des matières anciennes comme les textiles. Elle a été appliquée aux trois reliques. Les résultats donnent des âges postérieurs à l'époque de Jésus.

Cette difficulté doit être présentée franchement. Prises à la lettre, ces dates ne confirment pas une origine au temps de la Passion. Les défenseurs répondent que les morceaux analysés peuvent avoir subi des modifications. Comme pour le sang, il faut donc regarder ce qui a réellement été mesuré.

Pour le Suaire, trois laboratoires ont annoncé en 1988 une fabrication entre 1260 et 1390. Ces résultats ont été publiés dans la revue Nature. Ils constituent donc une objection importante à l'origine antique. Ils n'ont pas été officiellement retirés.[35]

Le prélèvement provenait toutefois d'un seul coin du linge. Raymond N. Rogers a ensuite observé du coton et des différences chimiques dans des fils de cette zone. Il y voit la trace d'une réparation. Son étude de 2005 soutient donc que le morceau pourrait mal représenter le tissu original.[36]

La comparaison avec un vêtement repris aide à comprendre. Dater une pièce ajoutée ne donne pas nécessairement l'âge du vêtement entier. Encore faut-il établir que le morceau analysé provient bien d'une réparation. Cette explication reste discutée, et ne peut être présentée comme un aveu des laboratoires.

En 2022, Liberato De Caro et son équipe proposent une autre étude, utilisant des rayons X. Leur méthode examine le vieillissement de la matière du lin. Le résultat est compatible avec environ deux mille ans. Il conteste la datation médiévale, sans la réfuter à lui seul.[37]

Pour la Tunique, deux analyses donnent des périodes différentes. Celle de 2004 indique 530 à 650. Celle de 2005 indique 670 à 880. Ces périodes sont des estimations avec une marge d'incertitude, pas des limites absolument certaines. Les deux périodes annoncées ne se recouvrent pas, ce qui appelle une explication.[38]

Les défenseurs invoquent notamment les fragments recousus sur du satin après la Révolution. Serafini souligne aussi que les deux mesures concernent le même fragment. La cause précise de la différence reste difficile à établir. Cette discordance fragilise une lecture trop simple des résultats, mais ne fournit pas une date antique.[39]

Pour le Sudarium, les analyses de 1990 convergent autour de l'an 700. Les chercheurs favorables à son authenticité signalent des particules provenant d'incendies. Une étude examine la quantité de carbone plus récent nécessaire pour déplacer ainsi la date. Elle propose donc un mécanisme possible de perturbation.[40]

Mais montrer qu'une modification est possible ne démontre pas qu'elle s'est produite dans la proportion nécessaire. Cette distinction compte autant que dans l'étude du sang. Les datations ne doivent être ni ignorées, ni transformées en verdict indépendant de tout examen des prélèvements.

Le bilan demeure ouvert. Les résultats anciens posent une vraie difficulté, et les contestations demandent encore des vérifications. Aucune de ces discussions ne fournit à elle seule une datation certaine au temps de Jésus. De nouveaux prélèvements bien choisis permettraient d'avancer.

Les recherches qui permettraient de franchir une étape

Le point manquant le plus important est une comparaison directe entre les reliques. Retrouver AB revient à reconnaître une catégorie commune. Pour reconnaître une même personne, il faudrait comparer des caractéristiques beaucoup plus précises de son ADN. Ce travail n'a pas été publié pour les trois linges.

L'étude de Lucotte concerne la Tunique seule. Même si elle établissait parfaitement la présence du sang d'une seule personne, une question resterait entière. Cette personne serait-elle aussi celle du Suaire et du Sudarium ? Sans comparaison entre les objets, le rapprochement reste incomplet.

Les tests appelés STR comparent de courts passages répétés de l'ADN. Les marqueurs appelés HLA sont d'autres caractéristiques humaines que les chercheurs proposent de comparer. Un marqueur est ici un élément reconnaissable servant à comparer des traces.

Plusieurs laboratoires pourraient recevoir les échantillons sous des codes. Ils ne sauraient pas de quelle relique vient chaque morceau. Cette méthode limite le risque que l'attente d'un résultat influence l'examen. Dans un travail en double aveugle, l'origine des échantillons est cachée aux personnes qui réalisent et évaluent les tests.

De nouvelles analyses pourraient vérifier le sang, comparer les traces humaines et reprendre les datations. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Une nouvelle campagne devrait aussi distinguer les marques sanguines humaines des structures bactériennes ressemblantes. Elle devrait séparer les traces anciennes des ajouts récents. Pour les datations, les chercheurs auraient besoin de morceaux éloignés des réparations. L'état chimique des fibres devrait être examiné en même temps.

Il faudrait enfin publier les méthodes, les contrôles et les résultats détaillés. D'autres équipes pourraient alors les discuter et tenter de les reproduire. La confiance ne reposerait plus seulement sur la réputation d'un chercheur. Elle porterait sur un travail vérifiable.

Même une identité biologique commune ne suffirait pas, seule, à nommer Jésus. Elle montrerait d'abord que plusieurs traces proviennent d'une même personne. L'identification historique demanderait encore de rapprocher ce résultat de l'histoire des objets et de leurs blessures.

Cette enquête concerne la matière examinée. Pour reconnaître un miracle, l'Église examine aussi si l'événement peut être accueilli comme un signe donné par Dieu. Les deux démarches peuvent dialoguer sans être confondues. Pour les défenseurs des reliques, demander de meilleurs tests est une manière de prendre les indices au sérieux.

Des signes qui conduisent au Christ

L'Église distingue l'intérêt des reliques du fondement de la foi. Un dogme est une vérité que l'Église demande aux catholiques de croire. L'authenticité du Suaire, du Sudarium ou de la Tunique n'est pas un dogme. Leur vénération fait partie des manières de prier et d'exprimer sa foi.[41]

Le regard ne s'arrête pas au tissu, au coffre ou aux taches. Il se porte vers le Christ et sa Passion. Saint Augustin explique ainsi ce qu'est un signe :

« Le signe est en effet une chose qui, en dehors de l'impression qu'elle produit sur les sens, fait penser d'elle-même à quelque autre chose. »

Saint Augustin, De Doctrina Christiana, livre II, chapitre 1.[42]

Autrement dit, le tissu attire notre regard, puis nous fait penser au Christ. Cela n'enlève rien à l'importance de la vérité matérielle. Chercher si un objet a réellement touché Jésus reste une question légitime. Mais la vie chrétienne ne dépend pas du résultat d'un test. Elle repose sur la Résurrection du Christ, annoncée par les Apôtres.

La Sainte Couronne d'épines à Notre-Dame de Paris : une autre relique de la Passion, vénérée comme signe. Photo Wikimedia Commons, licence libre.

« Mais si le Christ n'est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. »

Saint Paul, 1 Corinthiens, 15, 14, Bible de Jérusalem.[43]

Paul affirme ensuite que le Christ est ressuscité. Il ne propose pas un classement sanguin comme fondement de cette annonce. Une révision future des analyses ne changerait donc pas la foi catholique. Elle changerait notre jugement sur certains indices matériels.

Cette liberté permet d'accueillir les résultats favorables avec gratitude, tout en poursuivant les vérifications nécessaires. Elle vaut aussi pour d'autres dossiers de signes matériels, comme Notre-Dame de Guadalupe. L'émerveillement et l'examen attentif peuvent avancer ensemble.

Saint Alphonse de Liguori invite à contempler les plaies du Christ comme un accès à son cœur. Il y fait découvrir un amour infini.[44] C'est vers cet amour que conduisent finalement les linges de la Passion. Leurs traces parlent de souffrance, mais leur sens chrétien est celui d'un amour donné jusqu'au bout.

Ce qu'il faut retenir

  • Le groupe AB est peu fréquent. Le retrouver sur plusieurs objets mérite l'attention.
  • Les résultats n'ont pas tous la même valeur documentaire.
  • Lanciano présente un résultat AB publié ; Tixtla, un résultat rapporté.
  • Les pollens, les taches et les blessures apportent d'autres rapprochements importants.
  • Une origine bactérienne peut fausser certains tests. Les contrôles restent indispensables.
  • Aucun examen comparatif publié n'a identifié une même personne sur les trois linges.
  • Les datations sont discutées. La foi catholique ne dépend pas de leur issue.

Le dossier est plus riche qu'un simple chiffre étonnant. Il rassemble du sang humain, des annonces concordantes du groupe AB, des plantes et des formes de blessures. Leur accord constitue une présomption sérieuse en faveur d'une histoire commune de la Passion. Autrement dit, ces rapprochements donnent des raisons de penser que les objets pourraient être liés à cette même histoire. Ils ne démontrent encore ni une origine biologique commune ni l'identité de Jésus.

On peut donc s'intéresser aux reliques sans renoncer à l'exigence scientifique. On peut aussi reconnaître les limites des analyses sans effacer les rapprochements qu'elles ont fait apparaître. Le croyant peut accueillir ces indices comme des signes que Dieu lui donne pour tourner son regard vers le Christ. La foi ne dépend pas de leur confirmation.

Pour le pèlerin, ces linges renvoient surtout à Jésus. Ils rappellent que la Passion fut vécue dans un corps réel, avec de vraies blessures. La science peut éclairer ces traces. Ce qu'elles invitent à contempler demeure l'amour du Christ, qui a donné sa vie pour nous.

Notes et références

  1. Ordres de grandeur usuels. Registres de donneurs de sang : Croix-Rouge américaine, AB autour de 4 % ; Établissement français du sang, AB de l'ordre de 3 à 4 % en France. Pour les populations juives modernes : Mourant, Kopeć et Domaniewska-Sobczak, The Distribution of the Human Blood Groups and Other Polymorphisms, Oxford University Press, 1976, autour de 7 %. Ces moyennes modernes ne donnent pas la fréquence exacte au temps de Jésus.

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  2. Jean-Christian Petitfils, Le Saint Suaire de Turin : Témoin de la Passion de Jésus-Christ, Tallandier, Paris, 2022.

    2
  3. John H. Heller et Alan D. Adler, A Chemical Investigation of the Shroud of Turin, Canadian Society of Forensic Science Journal, vol. 14, n° 3, 1981, p. 81-103.

    3 9
  4. Janice Bennett, Sacred Blood, Sacred Image: The Sudarium of Oviedo, New Evidence for the Authenticity of the Shroud of Turin, Libri di Sant'Anselmo Inc., 2001.

    4
  5. José Delfín Villalaín Blanco, Estudio anatomo-forense del Sudario de Oviedo, actes du Premier Congrès international sur le Sudarium d'Oviedo, 1994, publiés en 1996.

    5
  6. André Marion et Gérard Lucotte, Le Linceul de Turin et la Tunique d'Argenteuil : Le point sur l'enquête, Presses de la Renaissance, Paris, 2006. Ouvrage grand public non évalué comme un article de revue scientifique à comité de lecture.

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  7. Wikipédia, « Tunique d'Argenteuil », version consultée le 19 mai 2026. Source secondaire mentionnant notamment l'objection sur le sens de torsion du fil.

    7
  8. Pierluigi Baima Bollone, M. Jorio et A. L. Massaro, Identificazione del gruppo dei sangue delle tracce di tipo ematico della Sindone, Sindon, n° 31, 1982, p. 5-9.

    10
  9. Pierluigi Baima Bollone, M. Jorio et A. L. Massaro, La dimostrazione della presenza di tracce di sangue umano sulla Sindone, Sindon, n° 33, 1984, p. 9-13.

    11
  10. Franco Serafini, Un cardiologue rencontre Jésus, Artège, 2025, p. 203. Description des réactions comparées de fibres tachées et non tachées dans les analyses de Baima Bollone.

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  11. Mark Guscin, The Sudarium of Oviedo: Its History and Relationship to the Shroud of Turin, shroud.com, 1998. Source secondaire des typages du Sudarium et des résultats de superposition de Whanger.

    13 17 21
  12. Abbé Jean de Massia, Enquête sur les reliques de la Passion (3/7) : La sainte tunique du Christ, Claves, 10 mars 2023. Source de la citation de Gérard Lucotte.

    14
  13. Max Frei-Sulzer, Nuovi risultati nell'esame dei pollini sulla Sindone, La Sindone, Scienza e Fede, actes du deuxième Congrès international, Bologne, 1981.

    15
  14. Avinoam Danin, Alan D. Whanger, Uri Baruch et Mary Whanger, Flora of the Shroud of Turin, Missouri Botanical Garden Press, 1999.

    16
  15. Carmen Gómez Ferreras, Análisis polínico del Sudario de Oviedo, actes du Premier Congrès international sur le Sudarium d'Oviedo, 1994.

    18
  16. Aire naturelle de Pistacia palaestina : Méditerranée orientale, Turquie, Chypre et Levant. Voir la synthèse du genre Pistacia dans Ecography, DOI : 10.1111/ecog.01496, et Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew.

    19
  17. Aire naturelle de Tamarix hampeana : Méditerranée orientale, avec extension jusqu'en Sicile et en Albanie. Voir la flore du nord Égée, la fiche Royal Horticultural Society et le projet BioEngine Plants, EUNIS F9.3133.

    20
  18. Pierre Barbet, La Passion de N.-S. Jésus-Christ selon le chirurgien, Dillen, Issoudun, 1950, multiples rééditions.

    23 24
  19. Thèse défendue publiquement par Heinrich Pfeiffer, annoncée à Rome en 1999 et reprise dans Il Volto Santo di Manoppello, Carsa Edizioni, Pescara, 2000. Rapprochement rendu en paraphrase.

    25
  20. Odoardo Linoli, Histological, immunological and biochemical studies on the flesh and blood of the eucharistic miracle of Lanciano (8th century), Quaderni Sclavo di diagnostica clinica e di laboratorio, vol. 7, n° 3, 1971, p. 661-674.

    27
  21. Odoardo Linoli, nouvelle expertise présentée aux Frères Mineurs Conventuels de Lanciano en 1981, confirmant les résultats de 1971.

    28
  22. Kelly P. Kearse, The relics of Jesus and Eucharistic miracles: scientific analysis of shared AB blood type, Forensic Science, Medicine and Pathology, Springer Nature, publié en ligne le 9 novembre 2024, vol. 21, n° 3, 2025, p. 1507-1510. DOI : 10.1007/s12024-024-00915-3. PMID : 39520651.

    29 30 31
  23. Franco Serafini, Praising a glorious page of forensic pathology: a reply to Kelly Kearse, Forensic Science, Medicine and Pathology, publié en ligne le 22 mars 2025. DOI : 10.1007/s12024-025-00996-8.

    32
  24. Kelly P. Kearse, Scientific analysis of shared AB blood type among relics and eucharistic miracles: A reply to Franco Serafini's commentary, Forensic Science, Medicine and Pathology, avril 2025. PMID : 40234367.

    34
  25. P. E. Damon, D. J. Donahue, B. H. Gore et autres, Radiocarbon dating of the Shroud of Turin, Nature, vol. 337, 16 février 1989, p. 611-615.

    35
  26. Raymond N. Rogers, Studies on the radiocarbon sample from the shroud of turin, Thermochimica Acta, vol. 425, 20 janvier 2005, p. 189-194. DOI : 10.1016/j.tca.2004.09.029.

    36
  27. Liberato De Caro et collaborateurs, X-ray Dating of a Turin Shroud's Linen Sample, Heritage, vol. 5, n° 2, 11 avril 2022, p. 860-870. DOI : 10.3390/heritage5020047.

    37
  28. Franco Serafini, Un cardiologue rencontre Jésus. Les miracles eucharistiques à l’épreuve de la science, Artège, 2025, p. 132-133.

    39
  29. Centro Español de Sindonología, étude sur la datation du Sudarium et les particules issues des incendies de la Cámara Santa, présentée au deuxième Congrès international sur le Sudarium, Oviedo, 2007.

    40
  30. Catéchisme de l'Église catholique, §1674, sur les formes de la piété populaire, dont la vénération des reliques. L'authenticité d'une relique particulière n'y est pas présentée comme une vérité de foi obligatoire.

    41
  31. Saint Augustin, De Doctrina Christiana, La Doctrine chrétienne, livre II, chapitre 1, De signis.

    42
  32. Saint Paul, 1 Corinthiens, 15, 14, Bible de Jérusalem.

    43
  33. Saint Alphonse-Marie de Liguori, Méditations sur la Passion de Jésus-Christ, multiples éditions. Le thème des plaies donnant accès au cœur du Christ est rendu en paraphrase. Aucune formulation textuelle n'est attribuée à un chapitre ou à une page déterminés.

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