Sainte Gianna Beretta Molla (1922-1962) est une pédiatre italienne, épouse et mère de famille, devenue l'une des figures les plus aimées de la sainteté contemporaine. Lombarde, croyante, joyeuse, sportive, elle exerce la médecine au service des pauvres, des mères, des enfants et des vieillards, avant d'épouser l'ingénieur Pietro Molla en 1955 et de fonder un foyer chrétien.
En septembre 1961, enceinte de son quatrième enfant, on lui découvre un fibrome utérin. Les médecins lui proposent trois solutions : l'avortement, l'ablation totale de l'utérus — qui aurait sauvé sa vie en sacrifiant l'enfant — ou la seule ablation de la tumeur, au prix d'un grave danger pour elle. Elle choisit la troisième, pour préserver la vie de son enfant. Sa fille, Gianna Emanuela, naît le 21 avril 1962 ; Gianna meurt sept jours plus tard, le 28 avril 1962, d'une péritonite septique, à trente-neuf ans.
Béatifiée le 24 avril 1994 puis canonisée le 16 mai 2004 par saint Jean-Paul II, elle est la première sainte à la canonisation de laquelle un époux a assisté pour sa propre femme, entouré de ses enfants. Patronne des mères, des médecins et des enfants à naître, elle incarne moins un héroïsme isolé qu'une vie entière de don de soi, ramassée dans un dernier acte d'amour. Son message tient en quelques mots qu'elle écrivait avant son mariage : « l'amour est le plus beau sentiment que le Seigneur ait placé dans l'âme des hommes ».
Une vie lombarde au service de la vie
En quelques dates
- 4 octobre 1922Naissance à Magenta
Giovanna Francesca Beretta naît à Magenta, dans la province de Milan ; elle est le dixième de treize enfants d'une famille profondément chrétienne. Elle est baptisée une semaine plus tard, le 11 octobre, à la basilique San Martino.
- 1942La mort des parents
Sa mère Maria De Micheli meurt le 1ᵉʳ mai 1942, son père Alberto Beretta le 1ᵉʳ septembre suivant. Gianna a dix-neuf ans.
- 30 novembre 1949Doctorat de médecine
Elle obtient son diplôme de médecine et de chirurgie à l'université de Pavie.
- 1950Médecin à Mesero
Elle ouvre un cabinet médical à Mesero, près de Magenta, et se tourne vers les pauvres, les mères, les enfants et les personnes âgées.
- 7 juillet 1952Spécialisation en pédiatrie
Elle se spécialise en pédiatrie à l'université de Milan.
- 24 septembre 1955Mariage avec Pietro Molla
Elle épouse l'ingénieur Pietro Molla en la basilique San Martino de Magenta.
- 1956-1959Trois enfants
Naissance de Pierluigi (1956), de Mariolina (1957) et de Laura (1959).
- Septembre 1961Le fibrome
Au deuxième mois de sa quatrième grossesse, on lui découvre un fibrome utérin. Elle refuse l'avortement et l'ablation de l'utérus pour sauver son enfant.
- 21 avril 1962Naissance de Gianna Emanuela
Le Samedi saint, sa quatrième enfant naît par césarienne, en parfaite santé.
- 28 avril 1962La mort de Gianna
Sept jours après l'accouchement, Gianna meurt d'une péritonite septique, à trente-neuf ans.
- 24 avril 1994Béatification
Jean-Paul II la béatifie place Saint-Pierre.
- 16 mai 2004Canonisation
Jean-Paul II la proclame sainte, en présence de son époux et de ses enfants.
Une enfance nombreuse et croyante à Magenta
Giovanna Francesca Beretta naît le 4 octobre 1922 à Magenta, petite ville de la plaine lombarde à l'ouest de Milan, et reçoit le baptême dès le 11 octobre à la basilique San Martino[1]. Elle est le dixième de treize enfants d'Alberto Beretta et de Maria De Micheli, un couple de tertiaires franciscains pour qui la foi n'est pas un décor mais le centre de la vie domestique[2]. Installée à Bergame dès ses trois ans, c'est là qu'elle grandit[3]. De cette fratrie sortiront plusieurs vocations religieuses, dont son frère Giuseppe, prêtre missionnaire au Brésil : la sainteté de Gianna n'est pas un éclat solitaire, elle pousse sur un terreau familial[4].
L'éducation reçue à la maison est faite de messe quotidienne, de chapelet et de charité concrète. Gianna fait sa première communion à cinq ans, en 1928, et grandit dans un climat où prier et servir vont de pair[5]. La perte de ses deux parents en 1942, à quelques mois d'intervalle, la marque en pleine jeunesse, sans entamer ni sa foi ni sa joie : témoins et proches décrivent une jeune fille équilibrée, gaie, aimant la montagne, le ski et la musique autant que la prière[6].
La médecine comme vocation, non comme métier
Gianna entreprend des études de médecine à Milan puis à Pavie, où elle obtient son doctorat de médecine et de chirurgie le 30 novembre 1949[7]. Dès 1950, elle ouvre un cabinet à Mesero, près de Magenta, et complète sa formation par une spécialisation en pédiatrie à l'université de Milan, obtenue le 7 juillet 1952[8]. Elle envisage un temps de rejoindre son frère missionnaire au Brésil comme médecin, mais une santé fragile l'en empêche[9]. En 1952, l'année même de sa spécialisation, elle se rend à Lourdes où elle figure parmi les médecins enregistrés au Bureau des constatations médicales, l'instance qui examine les guérisons déclarées[10].
Pour Gianna, la médecine n'est pas seulement une compétence : c'est un ministère de la charité. Elle soigne avec une attention particulière les mères, les nouveau-nés, les vieillards et les indigents, voyant dans chaque patient une présence du Christ[11]. Selon les biographies qui citent ses notes, elle voyait dans le corps du malade un lieu où Dieu lui-même doit se laisser voir du monde : soigner, c'était pour elle un ministère de la charité, non un simple métier.
Le discernement de la vocation
Gianna est restée célèbre pour sa manière limpide de parler du discernement de l'état de vie. D'après les récits de ses proches — son frère étant prêtre missionnaire —, elle rappelait que la vocation est un don de Dieu dont il faut patiemment discerner la volonté, sans forcer les portes, et que cette docilité éclaire ensuite tout son choix d'épouse et de mère.
Cette spiritualité du « comme Dieu le veut » n'a rien d'abstrait. Elle prépare, sans le savoir, la décision qui scellera sa vie : recevoir l'événement, même tragique, comme une part de la volonté divine, et y répondre par l'amour plutôt que par le calcul[12].
Épouse et mère : la beauté de l'amour conjugal
La rencontre de Pietro Molla
En décembre 1954, Gianna rencontre Pietro Molla, ingénieur, directeur d'une usine de la région[13]. Les fiançailles sont annoncées le 11 avril 1955 ; le mariage est célébré le 24 septembre 1955 en la basilique San Martino de Magenta, là même où elle avait été baptisée[14]. La correspondance échangée avant les noces révèle une femme qui attend du mariage non un confort, mais un chemin de sainteté à deux. Quelques jours avant la cérémonie, elle écrit à son futur mari une phrase que Jean-Paul II citera lors de la canonisation :
« L'amour est le plus beau sentiment que le Seigneur ait placé dans l'âme des hommes. » — Gianna Beretta Molla, lettre à Pietro Molla, septembre 1955[15]
Un foyer chrétien dans le monde ordinaire
Gianna ne renonce ni à son métier ni à sa vie de mère : elle continue d'exercer la médecine tout en élevant ses enfants. Pierluigi naît en novembre 1956, Mariolina en décembre 1957, Laura en juillet 1959[16]. Le foyer Molla est un foyer ordinaire — travail, enfants, vacances à la montagne, vie de paroisse — mais habité par une intention surnaturelle constante. Gianna voulait, selon ses biographes, tout faire pour Jésus, et voyait la sainteté non dans l'extraordinaire mais dans le devoir quotidien accompli par amour.
C'est précisément cette sainteté de l'état laïc et conjugal que l'Église a voulu mettre en lumière en la canonisant : non une religieuse, non une mystique extraordinaire, mais une femme mariée, médecin, mère, dont la vie ordinaire fut traversée de part en part par la grâce[17].
Le sacrifice de 1961-1962
Le fibrome et les trois options
En septembre 1961, alors qu'elle est enceinte de son quatrième enfant depuis deux mois, les médecins découvrent un fibrome utérin qui menace gravement sa santé[18]. Trois solutions médicales se présentent à elle. La gravité du choix tient au fait que deux d'entre elles auraient écarté le danger pour la mère — mais au prix de la vie de l'enfant.
Le tableau ci-dessous résume les trois possibilités telles que les sources de référence et la biographie du Saint-Siège les rapportent.
| Option médicale | Conséquence pour l'enfant | Conséquence pour Gianna | Choix de Gianna |
|---|---|---|---|
| Avortement thérapeutique | Mort de l'enfant | Vie sauvée | Refusé |
| Hystérectomie (ablation de l'utérus) | Mort de l'enfant | Vie sauvée, mais stérilité | Refusé |
| Ablation du seul fibrome | Enfant préservé | Grossesse menée à terme, danger pour la mère | Choisi |
Gianna opte pour l'ablation du seul fibrome, intervention qui préserve la grossesse mais laisse subsister le risque le plus grave pour elle[19]. Avant l'opération, elle adresse au chirurgien une consigne que la biographie officielle du Saint-Siège a conservée :
« Si vous devez choisir entre moi et l'enfant, n'hésitez pas : choisissez l'enfant — je l'exige. Sauvez-le. » — Gianna Beretta Molla, septembre 1961[20]
« Sauvez l'enfant »
Loin d'être un geste de désespoir, le choix de Gianna est l'application, en situation extrême, de sa conviction de toujours : la vie de l'enfant n'est pas négociable, et l'amour vrai va jusqu'au don total. Pendant les mois qui suivent, elle poursuit sa grossesse en pleine lucidité sur le danger, tout en continuant autant que possible son travail et sa vie de famille[21]. À l'approche de l'accouchement, elle redit sa décision à son entourage : s'il faut choisir, c'est l'enfant qu'il faut sauver[22].
La naissance de Gianna Emanuela et la mort
Le matin du 21 avril 1962, Samedi saint, Gianna est conduite à l'hôpital de Monza où naît, par césarienne, sa quatrième enfant, Gianna Emanuela, en parfaite santé[23]. Mais une péritonite septique se déclare. Malgré les soins, Gianna souffre intensément durant une semaine. Elle meurt le matin du 28 avril 1962, à trente-neuf ans. La biographie du Saint-Siège rapporte ses dernières paroles :
« Jésus, je t'aime. Jésus, je t'aime. » — Gianna Beretta Molla, 28 avril 1962[24]
Sa fille Gianna Emanuela, dont la vie fut sauvée par ce sacrifice, deviendra elle-même médecin — gériatre — et la première témoin vivante de la sainteté de sa mère, présente à la béatification comme à la canonisation[25].
Une spiritualité de la joie et de l'abandon
On trahirait Gianna en réduisant sa vie à son dernier choix. Ce qui rend ce choix possible, c'est une spiritualité de la joie chrétienne patiemment cultivée, faite d'amour de Dieu, de service du prochain et d'abandon à la volonté divine. Sa sainteté est celle d'une femme active et heureuse, non d'une héroïne tragique.
« Tout pour Jésus » : la sainteté du quotidien
Selon les biographies qui rapportent ses propos, elle confiait trouver le bonheur non dans les grandes choses, mais dans l'accueil reconnaissant de chaque instant comme un don de la bonté de Dieu.
Cette manière de sanctifier le quotidien — la profession, le foyer, les patients, les enfants — rejoint la grande intuition de la sainteté laïque que d'autres figures contemporaines ont portée, de saint Josemaría Escrivá à saint Pier Giorgio Frassati : il n'y a pas de vie trop ordinaire pour devenir sainte[26].
Amour et sacrifice, inséparables
D'après les témoignages recueillis par ses biographes, elle disait, bien avant 1962, que l'amour est inséparable du sacrifice comme la lumière l'est du soleil — lien que sa propre mort illustrerait jusqu'au bout.
C'est cette doctrine vécue qui permet de comprendre son geste non comme un suicide héroïque, mais comme l'achèvement d'une vie de don. L'Église ne la canonise pas pour avoir cherché la mort, mais pour avoir aimé jusqu'au bout la vie — celle de son enfant et la sienne, remises l'une et l'autre entre les mains de Dieu[27].
De la tombe aux autels
Le procès et les vertus héroïques
La réputation de sainteté de Gianna se répand vite dans la région de Magenta et bien au-delà. La cause de béatification est ouverte le 6 novembre 1972, sous le pontificat de Paul VI[28]. Dès 1973, le pape Paul VI évoque publiquement, lors d'un Angelus, « une mère du diocèse de Milan qui, pour donner la vie à son enfant, sacrifie la sienne par une immolation réfléchie »[29] — passage que les biographes rapportent à Gianna. Elle est déclarée vénérable le 6 juillet 1991, après la reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus[30].
Deux miracles brésiliens
Fait remarquable, les deux miracles retenus pour sa béatification puis sa canonisation concernent tous deux le Brésil, et tous deux des maternités en péril — une cohérence que beaucoup ont lue comme un signe du Ciel avec la cause même de Gianna : la défense de la vie naissante.
Le tableau ci-dessous présente les deux guérisons reconnues par l'Église comme miraculeuses par l'intercession de Gianna.
| Miracle | Bénéficiaire | Fait médical | Reconnaissance |
|---|---|---|---|
| Béatification | Lucia Silva Cirilo (Grajaú, Brésil) | Fistule recto-vaginale et septicémie après un accouchement (enfant mort-né) ; disparition instantanée constatée le 9 novembre 1977 | Décret du 21 décembre 1992 ; béatification le 24 avril 1994 |
| Canonisation | Elizabeth Comparini Arcolino (Franca, Brésil) | Rupture prématurée des membranes à seize semaines (2000), perte totale du liquide amniotique ; enfant né en parfaite santé | Décret du 20 décembre 2003 ; canonisation le 16 mai 2004 |
Le premier dossier est celui de la béatification. Lucia Silva Cirilo, une jeune protestante de vingt-huit ans, vient d'accoucher pour la quatrième fois à l'hôpital Saint-François-d'Assise de Grajaú (Maranhão), fondé par le frère missionnaire de Gianna : l'enfant, une petite fille, est mort-né, et une fistule recto-vaginale « de la dimension d'un doigt » s'est ouverte, suivie d'une septicémie qui engage le pronostic vital. L'hôpital n'est pas équipé pour une opération aussi délicate, et le transfert vers São Luís, à quatre cents kilomètres, risque de tuer la malade en route. Dans la nuit du 8 au 9 novembre 1977, trois religieuses infirmières prient devant une petite photographie de Gianna ; au matin, vers neuf heures, les médecins constatent avec stupéfaction que la fistule a disparu, laissant « une cicatrice parfaitement nette et saine », et que toute trace d'infection s'est effacée[31]. Saisie du dossier en 1986, la consulta medica reconnaît à l'unanimité le caractère instantané, radical et définitif de la guérison ; Jean-Paul II signe le décret sur le miracle le 21 décembre 1992[32].
Dans le second cas — celui de la canonisation —, la rupture prématurée des membranes à la seizième semaine, avec perte totale du liquide amniotique, rendait, selon la médecine ordinaire, toute issue favorable impensable. La consulta medica conclut pourtant le 10 avril 2003, à l'unanimité, au caractère rapide, complet, durable et inexplicable de l'évolution favorable de la grossesse, et l'enfant naquit sans séquelle après que la mère eut imploré l'intercession de Gianna[33]. Le décret sur le miracle est promulgué le 20 décembre 2003[34].
Une canonisation unique
Gianna est béatifiée le 24 avril 1994 puis canonisée le 16 mai 2004, l'une et l'autre fois par saint Jean-Paul II, place Saint-Pierre[35]. La canonisation est un événement sans précédent : pour la première fois, un époux assiste à la canonisation de sa propre femme. Pietro Molla, alors âgé de plus de quatre-vingt-dix ans, est présent avec leurs enfants — dont Gianna Emanuela, l'enfant sauvée[36]. Dans son homélie, Jean-Paul II résume le sens de cette vie :
« Gianna Beretta Molla fut une simple messagère de l'amour divin, mais elle le fut de façon profondément significative. [...] Le sacrifice extrême qui scella sa vie, témoigne que seul celui qui a le courage de se donner totalement à Dieu et à ses frères se réalise lui-même. » — Jean-Paul II, homélie de canonisation, 16 mai 2004[37]
Patronage et postérité
Sainte Gianna Beretta Molla est aujourd'hui invoquée comme patronne des mères, des médecins, des époux, des familles et des enfants à naître[38]. Sa fête liturgique est fixée au 28 avril, jour de sa mort. Des cliniques, des maternités, des centres médicaux et des associations familiales portent son nom à travers le monde, et elle est devenue une référence majeure de la pensée catholique sur la dignité de la vie humaine dès la conception et sur la sainteté du mariage.
Son rayonnement tient à ce qu'elle parle à des chrétiens ordinaires : une femme qui travaillait, aimait son mari, élevait ses enfants, partait skier, et qui a fait de sa vie entière — pas seulement de sa mort — une offrande. C'est ce que soulignait Jean-Paul II : « Puisse notre époque redécouvrir, à travers l'exemple de Gianna Beretta Molla, la beauté pure, chaste et féconde de l'amour conjugal, vécu comme une réponse à l'appel divin ! »[39].
Pour aller plus loin
- Saint Jean-Paul II — le pape qui l'a béatifiée et canonisée, grand promoteur de la dignité de la vie et de la famille.
- Saint Pier Giorgio Frassati et saint Josemaría Escrivá — autres grandes figures de la sainteté laïque au cœur du monde.
- Saint Carlo Acutis — autre saint contemporain dont la vie ordinaire fut habitée par la grâce.
Notes et références
Saint-Siège, biographie officielle de canonisation de Gianna Beretta Molla, 16 mai 2004, sur vatican.va. Source de référence pour les dates de naissance (4 octobre 1922), de baptême (11 octobre 1922), le doctorat de médecine (30 novembre 1949), la spécialisation en pédiatrie (7 juillet 1952), le cabinet de Mesero (1950), le mariage (24 septembre 1955), le diagnostic du fibrome (septembre 1961), la consigne au chirurgien, la naissance de Gianna Emanuela (21 avril 1962), la mort (28 avril 1962) et les dernières paroles.
1 5 7 8 11 14 18 19 20 23 24 35Notice biographique de référence (langue française), recoupée avec les sources du Saint-Siège et le sanctuaire : fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Beretta_Molla et nominis.cef.fr. Famille de tertiaires franciscains, treize enfants, mort des parents en 1942, tempérament joyeux et sportif, réaffirmation de la décision de sauver l'enfant à l'approche de l'accouchement.
2 6 22Notice biographique de référence (langue anglaise), recoupée avec Vatican News et la documentation de la cause : en.wikipedia.org/wiki/Gianna_Beretta_Molla. Détails : fratrie de treize enfants (vocations sacerdotale et missionnaire dans la famille), projet missionnaire au Brésil empêché par la santé, rencontre de Pietro Molla (décembre 1954) et fiançailles (11 avril 1955), naissances de Pierluigi (1956), Mariolina (1957) et Laura (1959), ouverture de la cause (6 novembre 1972), déclaration de vénérabilité (6 juillet 1991), miracles brésiliens de béatification et de canonisation, présence de l'époux et des enfants à la canonisation, fille Gianna Emanuela devenue médecin gériatre, patronages et fête au 28 avril.
3 4 9 13 16 21 25 28 30 36 38Yves Chiron, Enquête sur les miracles de Lourdes, Librairie Académique Perrin, Paris, 2000, p. 76, note 1. Parmi les médecins enregistrés au Bureau des constatations médicales figure « Gianna Beretta-Molla, venue à Lourdes en 1952 ».
10Jean-Paul II, homélie pour la canonisation de six bienheureux, place Saint-Pierre, 16 mai 2004, § 7, texte intégral sur vatican.va. Citations : « Gianna Beretta Molla fut une simple messagère de l'amour divin… », citation de la lettre prénuptiale (« L'amour est le plus beau sentiment… ») et vœu final sur « la beauté pure, chaste et féconde de l'amour conjugal ».
12 15 17 26 27 37 39Paul VI, Angelus du dimanche 23 septembre 1973, texte intégral sur vatican.va : « Pensiamo ad una madre della Diocesi di Milano, che per dare la vita al suo bambino sacrifica, con meditata immolazione, la propria » (« Pensons à une mère du diocèse de Milan qui, pour donner la vie à son enfant, sacrifie la sienne par une immolation réfléchie »). Le pape ne la nomme pas ; les biographes identifient cette mère à Gianna Beretta Molla.
29Joachim Bouflet, Une histoire des miracles. Du Moyen Âge à nos jours, Éditions du Seuil, Paris, 2008, p. 221. Dossier de béatification : Grajaú, nuit du 8 au 9 novembre 1977, fistule recto-vaginale et septicémie chez Lucia Silva Cirilo, disparition constatée vers neuf heures, unanimité de la consulta medica saisie en 1986, décret signé par Jean-Paul II le 21 décembre 1992.
31 32Joachim Bouflet, Une histoire des miracles. Du Moyen Âge à nos jours, Éditions du Seuil, Paris, 2008, p. 224. Dossier de canonisation : conclusions unanimes de la consulta medica du 10 avril 2003 (rupture prématurée des membranes à la seizième semaine, perte totale du liquide amniotique, évolution favorable inexplicable), décret du 20 décembre 2003.
33 34