Les persécutions de Néron

Après l'incendie de Rome en 64, Néron accuse les chrétiens et organise des supplices publics dans ses jardins. Sources antiques, faits sûrs, mémoire de Pierre et Paul.

Ignispedia

Les persécutions de Néron désignent la répression infligée aux chrétiens de Rome après le grand incendie de juillet 64. L'épisode est célèbre parce qu'il associe trois faits majeurs : la catastrophe urbaine qui détruit une grande partie de Rome, la rumeur accusant Néron d'avoir provoqué ou exploité le feu, et l'exécution publique de chrétiens transformés en boucs émissaires.

La source décisive est Tacite, sénateur romain et historien païen, qui écrit ses Annales au début du IIe siècle. Il déteste les chrétiens, qu'il décrit avec le vocabulaire hostile de son milieu, mais il rapporte précisément que Néron leur attribua la culpabilité de l'incendie pour détourner la rumeur populaire.[1] Suétone confirme, plus brièvement, qu'un châtiment fut infligé aux chrétiens sous Néron.[2]

De l'incendie de juillet 64 aux supplices des chrétiens dans les jardins de Néron. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Pour l'histoire de l'Église, cette persécution n'est pas seulement un épisode de cruauté impériale. Elle fixe dans la mémoire chrétienne la figure de Rome comme lieu du martyre, et elle s'attache très tôt à la mort des apôtres Pierre et Paul, que la tradition ancienne situe sous Néron.[3][4]

Que s'est-il passé à Rome en 64 ?

Le grand incendie commence près du Circus Maximus

Tacite situe le départ du feu dans la zone du Circus Maximus, près du Palatin et du Caelius, là où des boutiques contenaient des marchandises inflammables.[5] La topographie compte : la vieille Rome, avec ses ruelles étroites, ses immeubles serrés et ses matériaux combustibles, était particulièrement vulnérable. Le feu se propage d'abord sur les parties basses, puis remonte les collines et revient vers les quartiers inférieurs.[6]

Le bilan urbain est massif. Selon Tacite, Rome comptait quatorze régions administratives : quatre restèrent indemnes, trois furent rasées, et sept ne gardèrent que des restes d'habitations brûlées.[7] L'incendie n'est donc pas un simple fait divers ; c'est une catastrophe civique, religieuse et politique.

Néron aide les sinistrés, mais la rumeur ne disparaît pas

Tacite rapporte que Néron se trouvait à Antium au début du désastre, puis revint à Rome lorsque les flammes menacèrent ses propres bâtiments.[8] Il ouvrit le Champ de Mars, les bâtiments d'Agrippa et même ses jardins aux sans-abri ; il fit venir du ravitaillement et baissa temporairement le prix du blé.[9]

Ces mesures n'éteignirent pas la rumeur. On disait que l'empereur avait chanté la chute de Troie pendant que Rome brûlait.[10] Tacite ne présente pas cette accusation comme démontrée ; il insiste plutôt sur la persistance d'une opinion publique hostile, aggravée par le fait que Néron construisit ensuite la Domus Aurea, son immense résidence, dans les espaces libérés par l'incendie.[11]

Pourquoi les chrétiens deviennent-ils des boucs émissaires ?

Tacite donne la logique politique : les rites expiatoires, les dons impériaux et les reconstructions ne suffisant pas à faire taire la rumeur, Néron chercha un groupe à accuser.[12] Les chrétiens étaient déjà connus à Rome ; ils étaient assez visibles pour être désignés, mais socialement assez faibles pour ne pas pouvoir se défendre.

Le mot même de chrétien était alors récent dans l'usage romain. Tacite explique que le nom vient de Christus, exécuté sous Tibère par le gouverneur Ponce Pilate.[13] Cette phrase est précieuse : elle atteste, dans une source païenne hostile, l'existence du Christ, sa condamnation sous Tibère et la diffusion de son mouvement jusqu'à Rome.

Que disent les sources antiques ?

Tacite : le témoignage principal

Tacite est le témoin le plus important parce qu'il n'écrit pas comme chrétien et parce qu'il insère l'épisode dans un récit politique de Rome. Son passage distingue clairement trois niveaux : la rumeur contre Néron, l'accusation portée contre les chrétiens, puis le caractère spectaculaire des supplices.

Pour apaiser ces rumeurs, il offrit d'autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. — Tacite, Annales, XV, 44 (trad. Jean-Louis Burnouf, 1863)[14]

Tacite ajoute que les premières arrestations furent suivies d'une condamnation d'une « multitude immense » ; il précise cependant que l'accusation retenue dans l'opinion n'était pas tant l'incendie que la « haine du genre humain », formule typique du regard romain sur un groupe perçu comme séparé des cultes publics et de la sociabilité religieuse ordinaire.[15]

Ce passage appelle une lecture critique honnête. Tacite rédige les Annales vers 115-120, un demi-siècle après l'incendie : il n'est pas un témoin contemporain des faits de 64. Le texte nous parvient par des copies médiévales tardives, sans manuscrit antique direct, et aucun auteur du Ier siècle ne mentionne explicitement une répression des chrétiens sous Néron. Surtout, l'ampleur de l'épisode fait débat : Brent D. Shaw a soutenu que le récit tacitéen ne suffit pas à établir une persécution d'État massive personnellement ordonnée par Néron, thèse depuis discutée par d'autres spécialistes. L'authenticité du passage lui-même reste néanmoins tenue par les éditeurs critiques : son latin est celui de Tacite, et son hostilité même envers les chrétiens rend improbable une interpolation chrétienne.[16]

Suétone : une notice courte mais indépendante

Suétone, dans la Vie de Néron, donne une notice beaucoup plus brève : il range le châtiment des chrétiens parmi diverses mesures de police et de discipline urbaine.[17] Il n'associe pas explicitement cette mesure à l'incendie. Cette différence est importante : Suétone confirme une répression sous Néron, mais Tacite reste la source qui explique le lien avec l'incendie.

Source antiqueDate approximativeApport principalLimite
Tacite, Annales XV, 38-44vers 115-120Incendie, rumeur contre Néron, accusation des chrétiens, supplicesHostilité païenne envers les chrétiens
Suétone, Néron 16vers 120Confirmation d'un châtiment des chrétiens sous NéronNotice très courte, sans lien explicite avec le feu
1 Clément 5-6vers 95-96 (datation débattue)Mémoire romaine des martyrs, Pierre et Paul, « grande multitude »Ne nomme pas Néron directement
Eusèbe, Histoire ecclésiastique II, 25début IVe siècleTradition chrétienne sur Pierre et Paul sous NéronSource tardive, compilant des traditions antérieures

Clément de Rome : mémoire chrétienne très ancienne

La Première lettre de Clément aux Corinthiens, généralement datée vers 95-96, datation débattue, est un témoin exceptionnel parce qu'elle vient de l'Église de Rome elle-même. Clément évoque Pierre et Paul comme des exemples proches, puis ajoute une grande multitude d'élus ayant subi indignités et supplices.[18][19]

Il ne nomme pas Néron, mais le contexte romain et la proximité chronologique rendent le passage capital. Clément ne fait pas une chronique judiciaire ; il écrit une exhortation ecclésiale. Son intérêt est de montrer que la mémoire du martyre romain est déjà présente dans la génération qui suit les apôtres.

Eusèbe : la tradition ecclésiale sur Pierre et Paul

Henryk Siemiradzki, Les Torches de Néron, 1876. Cette peinture du XIXe siècle n'est pas une source historique directe, mais elle illustre la mémoire artistique des supplices rapportés par Tacite. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Eusèbe de Césarée, au IVe siècle, présente Néron comme le premier empereur à s'être déclaré ennemi de la foi chrétienne.[20] Il rapporte la tradition selon laquelle Paul fut décapité à Rome et Pierre crucifié sous Néron, et il cite des témoins antérieurs, notamment Gaïus, ecclésiastique romain, et Denys de Corinthe, au sujet des « trophées » des apôtres au Vatican et sur la voie d'Ostie.[21]

Quels supplices Tacite décrit-il ?

Une punition transformée en spectacle

Tacite insiste sur la mise en scène. Les condamnés sont livrés à des formes de mort destinées à frapper l'imagination : certains sont couverts de peaux de bêtes et exposés aux chiens ; d'autres sont attachés à des croix ; d'autres encore sont brûlés pour illuminer la nuit.[22] L'historien précise que Néron offrit ses jardins pour le spectacle et se mêla au public en habit de cocher.[23]

Le point décisif n'est pas seulement la cruauté. Dans la logique romaine, le supplice public produit un message : les condamnés sont présentés comme ennemis de la cité. Or Tacite lui-même note que le dispositif finit par susciter de la compassion, non parce que les Romains admiraient les chrétiens, mais parce que le spectacle semblait servir la cruauté d'un homme plus que l'intérêt public.[24]

La formule « haine du genre humain »

L'accusation de « haine du genre humain » ne veut pas dire que les chrétiens auraient réellement voulu détruire Rome. Elle exprime le soupçon romain envers ceux qui refusaient les cultes civiques, les sacrifices aux dieux, certaines fêtes et les liens religieux qui structuraient la vie sociale.[25]

Plus tard, Tertullien répondra à ce type d'accusation en soulignant l'absurdité judiciaire d'un procès où l'on punit surtout le nom de chrétien, non un crime prouvé.[26] Son témoignage est postérieur à Néron, mais il éclaire le mécanisme : dans l'Empire, le christianisme devient suspect parce qu'il refuse de faire de la religion un acte de loyauté envers les dieux de la cité.

Une persécution locale ou générale ?

La persécution de 64 est surtout romaine. Les sources ne permettent pas d'affirmer qu'un édit général contre les chrétiens aurait été publié dans tout l'Empire à cette date. Tacite parle de Rome, des jardins de Néron et du spectacle organisé dans la capitale.[27]

Cela n'en diminue pas l'importance. La répression vient de l'empereur lui-même, dans la capitale, et elle donne un précédent mémoriel durable. Les persécutions impériales ultérieures, de Dèce à Dioclétien, auront des formes juridiques et territoriales plus larges ; Néron inaugure plutôt une logique de bouc émissaire politique, spectaculaire et urbaine.

Pierre et Paul sont-ils morts sous Néron ?

Ce que dit le Nouveau Testament

Les Actes des Apôtres s'arrêtent sur Paul à Rome, vivant deux ans en résidence surveillée et annonçant le Royaume de Dieu « avec une entière assurance et sans obstacle ».[28] Le livre ne raconte pas sa mort. La Deuxième lettre à Timothée, en revanche, laisse entendre que Paul se sait proche de l'offrande finale : « le moment de mon départ est venu ».[29]

Ces textes ne suffisent pas, à eux seuls, à dater juridiquement le martyre de Paul. Ils préparent cependant le cadre romain que la tradition ancienne développera.

Le témoignage de Clément

Clément met Pierre et Paul au premier plan des « exemples de notre génération ».[30] Pour Pierre, il parle de nombreux travaux puis du martyre. Pour Paul, il évoque emprisonnements, fuite, lapidation, prédication jusqu'à l'extrémité de l'Occident, puis martyre « sous les préfets ».[31]

Cette formulation est prudente : elle ne donne ni jour, ni année, ni procédure. Mais elle atteste qu'à Rome, dès la génération qui suit les apôtres, Pierre et Paul sont déjà tenus pour martyrs.

La tradition romaine conservée par Eusèbe

Henryk Siemiradzki, Dirce chrétienne, 1897. Le tableau transpose dans l'arène la mémoire des supplices chrétiens ; il relève de l'imaginaire historique moderne, non d'un document du Ier siècle. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Eusèbe rapporte explicitement que Paul fut décapité et Pierre crucifié à Rome sous Néron.[32] Il ajoute que les lieux de leur mémoire étaient visibles : le Vatican pour Pierre, la voie d'Ostie pour Paul.[33] Cette donnée rejoint la topographie chrétienne romaine : la basilique Saint-Pierre et Saint-Paul-hors-les-Murs ne sont pas des inventions tardives sans racine, mais la monumentalisation de mémoires funéraires anciennes.

Pourquoi Néron est-il resté le symbole du persécuteur ?

Un empereur déjà détesté par les sources romaines

La figure de Néron est noire chez les historiens romains. Tacite, Suétone et Dion Cassius[34] écrivent après sa mort, dans un monde où la mémoire de l'empereur est largement dépréciée.[35] Il faut donc lire ces auteurs avec esprit critique : ils ont leurs biais sénatoriaux, moraux et politiques.

Mais la critique des sources ne transforme pas Néron en innocent. Même chez Tacite, qui distingue ce qui est certain de ce qui relève de la rumeur, l'utilisation des chrétiens comme boucs émissaires apparaît comme un acte politique crédible, cohérent avec la crise de réputation provoquée par l'incendie.[36]

Un précédent pour l'apologétique chrétienne

Tertullien, à la fin du IIe siècle, utilise Néron comme argument paradoxal : si le premier persécuteur fut un homme aussi infâme, alors la honte retombe moins sur les chrétiens que sur leur accusateur.[37] Eusèbe reprendra cette ligne : Néron devient le premier empereur ouvertement ennemi de la religion chrétienne.[38]

Cette mémoire a une fonction théologique. Elle ne dit pas seulement : « les chrétiens ont souffert ». Elle dit : l'Église naissante a été jugée par un pouvoir violent, mais elle a survécu ; Rome, qui exécutait, deviendra plus tard le centre visible de la mémoire apostolique.

Une distinction nécessaire : histoire, mémoire, légende

Il faut distinguer trois niveaux. Historiquement, l'épisode de 64 est attesté par Tacite et confirmé partiellement par Suétone. Mémoriellement, l'Église romaine relie très tôt cette période au martyre de Pierre et Paul. Légendairement, les siècles suivants ajouteront des détails dramatiques, des scènes d'arène et des récits édifiants qui ne doivent pas être traités comme des procès-verbaux du Ier siècle.

Cette distinction protège la crédibilité de l'article. Le catholicisme n'a pas besoin d'enjoliver l'événement : les sources les plus sobres suffisent déjà à montrer qu'après l'incendie de Rome, des chrétiens furent publiquement exécutés à l'initiative de Néron.

Chronologie

  1. Juillet 64
    Début du grand incendie de Rome
    Circus Maximus

    Le feu commence dans la zone du cirque, près du Palatin et du Caelius, puis ravage une grande partie de la ville.[39]

  2. Juillet 64
    La rumeur vise Néron
    Rome

    Les secours impériaux ne suffisent pas à faire disparaître l'idée que l'incendie aurait été ordonné ou exploité par l'empereur.[40]

  3. Après l'incendie
    Les chrétiens sont accusés
    Boucs émissaires

    Tacite rapporte que Néron fait porter la culpabilité sur les chrétiens afin de détourner la rumeur publique.[41]

  4. 64-67 ?
    Mémoire du martyre de Pierre et Paul
    Rome

    La tradition romaine, attestée par Clément puis explicitée par Eusèbe, rattache le martyre des deux apôtres au temps de Néron.[42][43]

  5. 68
    Mort de Néron
    Fin de la dynastie julio-claudienne

    La chute de Néron ouvre l'année des quatre empereurs ; sa mémoire restera durablement associée à la tyrannie et à la persécution.[44]

Que retenir ?

La persécution de Néron est le premier épisode où le pouvoir impérial romain frappe les chrétiens de manière spectaculaire dans la capitale. Elle naît moins d'une politique religieuse générale que d'une crise politique : l'empereur doit éteindre la rumeur née de l'incendie, et les chrétiens, déjà mal vus, fournissent un groupe commode à accuser.

L'épisode est solidement attesté par Tacite, confirmé en bref par Suétone et conservé dans la mémoire chrétienne par Clément de Rome puis Eusèbe. Les détails tardifs doivent être triés, mais le noyau historique est ferme : Rome a vu, sous Néron, une exécution publique de chrétiens dont la cruauté frappa même une partie de l'opinion païenne.

Pour l'Église, le sens profond est dans le retournement historique : la ville qui avait fait des chrétiens un spectacle de mort deviendra la ville des tombeaux apostoliques. Le sang des martyrs n'est pas un argument de revanche ; il est le signe que la foi chrétienne entre dans l'histoire romaine non par la force, mais par le témoignage.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Tacite, Annales, XV, 44 : accusation des chrétiens, mention de Christus exécuté sous Tibère par Ponce Pilate, supplices dans les jardins de Néron. Traduction française Jean-Louis Burnouf, Œuvres complètes de Tacite, Hachette, 1863, via Wikisource FR ; texte anglais Church & Brodribb via Wikisource EN ; texte Loeb consulté aussi via LacusCurtius.

    1 12 13 14 15 22 23 24 27 36 41
  2. Suétone, Vie de Néron, 16, 2 : notice sur le châtiment des chrétiens comme groupe attaché à une superstition nouvelle. Traduction anglaise J. C. Rolfe, Loeb Classical Library, via LacusCurtius.

    2 17 35
  3. Clément de Rome, Première lettre aux Corinthiens, 5 : Pierre et Paul donnés comme exemples proches de martyre. Traduction John Keith (Ante-Nicene Fathers, vol. 9), via New Advent.

    3 18 30 31 42
  4. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, 25, 1-5 : Néron premier persécuteur impérial, tradition du martyre de Pierre et Paul à Rome. Traduction NPNF, via New Advent.

    4 20 32 38 43
  5. Tacite, Annales, XV, 38 : départ du grand incendie près du Circus Maximus, propagation rapide dans la vieille ville. Texte anglais de la traduction Church & Brodribb, via Wikisource.

    5 6 39
  6. Tacite, Annales, XV, 40 : bilan des quatorze régions de Rome après l'incendie. Texte via Wikisource.

    7
  7. Tacite, Annales, XV, 39 : retour de Néron depuis Antium, secours aux sinistrés, rumeur du chant sur Troie. Texte via Wikisource.

    8 9 10 40
  8. Tacite, Annales, XV, 42 : construction de la demeure impériale après l'incendie. Texte via Wikisource.

    11
  9. Éditions critiques citées : Tacite, Annales, XV, 44, éd. H. Heubner, P. Cornelii Taciti libri qui supersunt, t. I, Teubner, Stuttgart, 1983 ; commentaire H. Furneaux, The Annals of Tacitus, vol. II, 2e éd., Oxford, 1907. Tacite, né vers 56, écrit un demi-siècle après les faits ; les livres XI-XVI sont transmis par copie médiévale tardive (Mediceus II, Florence, Laur. 68.2, XIe siècle). Débat sur l'ampleur : B. D. Shaw, « The Myth of the Neronian Persecution », Journal of Roman Studies 105 (2015), p. 73-100 ; réponse C. P. Jones, « The Historicity of the Neronian Persecution », New Testament Studies 63 (2017), p. 146-152.

    16
  10. Clément de Rome, Première lettre aux Corinthiens, 6 : mention d'une grande multitude d'élus ayant enduré indignités et supplices. Traduction John Keith (Ante-Nicene Fathers, vol. 9), via New Advent.

    19
  11. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, 25, 6-8 : citation de Gaïus sur les trophées des apôtres au Vatican et sur la voie d'Ostie, puis Denys de Corinthe sur Pierre et Paul. Source : New Advent.

    21 33
  12. Tertullien, Apologétique, 2 : critique de la procédure romaine contre les chrétiens, où le nom chrétien devient l'objet central de l'accusation. Traduction S. Thelwall (Ante-Nicene Fathers, vol. 3), via New Advent.

    25 26
  13. Actes des Apôtres, 28, 30-31 : Paul à Rome pendant deux ans, annonçant le Royaume de Dieu sans obstacle. Traduction liturgique AELF : aelf.org.

    28
  14. 2 Timothée, 4, 6-8 : Paul parle de son départ proche et du combat achevé. Traduction liturgique AELF : aelf.org.

    29
  15. Dion Cassius, Histoire romaine, LXII, 16-18 : récit de l'incendie de 64 — Néron accusé d'avoir fait mettre le feu par des agents déguisés, soldats attisant l'incendie au lieu de l'éteindre, puis l'empereur chantant la « Prise de Troie » en costume de citharède face à Rome en flammes. Traduction anglaise Earnest Cary, Loeb Classical Library, vol. VIII, via LacusCurtius.

    34
  16. Tertullien, fragment cité par Eusèbe, Histoire ecclésiastique, II, 25, 4 : Néron présenté comme premier persécuteur de la doctrine chrétienne. Source : New Advent.

    37
  17. Suétone, Vie de Néron, 49 : mort de Néron en 68. Traduction anglaise J. C. Rolfe, via LacusCurtius.

    44