Les Actes des Apôtres

Le cinquième livre du Nouveau Testament, attribué à Luc le médecin compagnon de Paul : sa place dans le canon, la datation au début des années 60, les témoins anciens, son plan de Jérusalem à Rome, sa théologie de l'Esprit Saint et le débat avec l'exégèse moderne.

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Les Actes des Apôtres sont, dans l'ordre reçu par l'Église, le cinquième livre du Nouveau Testament : vingt-huit chapitres qui racontent la naissance et l'expansion de l'Église, de l'Ascension du Christ à Jérusalem jusqu'à la captivité de saint Paul à Rome. Second tome de l'œuvre dédiée à Théophile, ils forment avec le troisième évangile un diptyque qui pèse à lui seul plus du quart du Nouveau Testament, davantage qu'aucun autre auteur sacré. La tradition attribue le livre à saint Luc, le médecin compagnon de saint Paul, et le date du début des années 60, avant le martyre de Paul et la chute de Jérusalem.

Le vrai protagoniste n'est ni Pierre ni Paul, mais l'Esprit Saint : il descend à la Pentecôte, pousse Philippe vers l'eunuque éthiopien, renverse Saul sur le chemin de Damas, ouvre aux nations la porte du baptême chez Corneille et conduit le concile de Jérusalem. Les discours des Actes résument le kérygme primitif, le Christ mort et ressuscité selon les Écritures, l'appel à la conversion et le don de l'Esprit. Témoins du IIe siècle, exactitude des titres officiels confirmée par l'archéologie, inscription de Delphes pour le proconsul Gallion : le dossier de la datation traditionnelle reste solide, comme l'a confirmé la Commission biblique pontificale en 1912.

L'article présente d'abord le livre tel que l'Église le reçoit, sa place dans le canon, son auteur, sa datation, ses témoins anciens, son texte, son plan, ses figures, sa théologie, son accomplissement des Écritures et sa présence dans la liturgie, puis le débat avec l'exégèse historico-critique moderne. La synthèse des vingt-sept livres se lit dans Le Nouveau Testament, le premier tome du diptyque dans L'Évangile selon saint Luc, les trois autres récits du Christ dans L'Évangile selon saint Matthieu, L'Évangile selon saint Marc et L'Évangile selon saint Jean, et la vie de l'évangéliste dans Saint Luc l'Évangéliste.

La place des Actes dans le canon des Écritures

Le cinquième livre, charnière du Nouveau Testament

Dans toutes les Bibles catholiques, les Actes occupent la cinquième place, entre les quatre évangiles et les lettres : ils sont la charnière qui fait passer du récit du Christ au récit de son Corps[1]. Le livre compte vingt-huit chapitres et 1 007 versets dans l'édition critique grecque de référence, soit un volume comparable à celui du troisième évangile[2]. Joints à cet évangile, dont ils sont la suite directe adressée au même Théophile, les deux tomes représentent près de vingt-huit pour cent du Nouveau Testament par le nombre de mots : aucun auteur, pas même Paul avec ses treize lettres, n'occupe une telle place dans le corpus apostolique[3].

Le titre lui-même vient de la tradition : Actes des Apôtres, en grec Praxeis Apostolon, désigne les hauts faits accomplis par Dieu à travers ses envoyés[4]. Certains manuscrits anciens portent le titre plus sobre d'Actes, et un Père comme saint Jean Chrysostome prêcha à Constantinople cinquante-cinq homélies sur ce livre, preuve de sa lecture assidue dans l'Église ancienne[5]. Saint Augustin y voyait le livre de la charité en acte, et saint Bède le Vénérable le commenta au VIIIe siècle vers par vers[6].

Les Actes dans les listes reçues

Les Actes figurent dans toutes les listes qui jalonnent la réception du canon, sans jamais être contestés ni attribués à un autre auteur que Luc. Le tableau suivant reprend les étapes communes à tout le Nouveau Testament, détaillées dans Le canon du Nouveau Testament.

ÉtapeDateCe qui est attesté pour les Actes
Fragment de Muratori, cinquième livrevers 170 à 200Les Actes de tous les apôtres écrits en un seul livre, Luc rassemblant pour Théophile ce qui s'est passé sous ses yeux[7]
Saint Irénée, usage massifvers 180Les Actes cités comme Écriture contre les hérétiques, avec Luc compagnon de Paul pour auteur[8]
Tertullien, contre Marcion207 à 212Les Actes, autorité apostolique qui établit l'unité des Testaments face au canon mutilé[9]
Eusèbe, livres reconnusvers 325Les Actes au nombre des écrits universellement reçus, sans discussion[10]
Saint Athanase, 39e lettre festalePâques 367Liste complète des 27 livres, les Actes à leur place entre les évangiles et les lettres[11]
Concile d'Hippone, canon 36393Catalogue des Écritures lues à l'église, Actes inclus[12]
IIIe concile de Carthage, canon 4728 août 397Même catalogue pour l'Afrique, avec consultation de l'Église d'outre-mer[13]
Concile de Florence, bulle Cantate Domino4 février 1442Liste des livres reçus, confirmée pour les Jacobites[14]
Concile de Trente, session IV8 avril 1546Définition solennelle du canon avec anathème, les Actes parmi les livres du Nouveau Testament[15]
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Jamais, dans aucune liste ancienne, les Actes ne sont rangés parmi les écrits discutés ou rejetés : les hésitations patristiques portent sur sept brèves lettres, jamais sur le récit de Luc[16]. Le cas de Marcion est révélateur par contraste : vers 144, cet hérétique retrancha les Actes de sa Bible mutilée avec tout l'Ancien Testament ; c'est précisément par les Actes, livre de l'unité des deux Testaments, que Tertullien lui répondit[17]. Le magistère moderne confirme cette réception : le concile Vatican II enseigne que l'Église tient les livres du Nouveau Testament pour sacrés et canoniques, et le Catéchisme de l'Église catholique donne la liste officielle des 27 livres, Actes compris[18][19].

L'auteur reçu par l'Église : Luc le médecin

Le prologue à Théophile et le diptyque

Les Actes s'ouvrent par une dédicace qui les rattache explicitement au troisième évangile : « Cher Théophile, dans mon premier livre, j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement », puis le récit reprend là où l'évangile s'était arrêté, à l'Ascension[20]. Les deux tomes partagent le même destinataire, le même grec soigné, le même vocabulaire propre et la même méthode d'historien annoncée dans le prologue de l'évangile : s'être informé exactement de tout depuis les origines auprès de ceux qui furent dès le commencement témoins oculaires[21]. La critique la plus indépendante, depuis Henry Cadbury et ses travaux sur le style de Luc, reconnaît cette unité littéraire : les deux volumes sont d'une seule main[22].

« Cher Théophile, dans mon premier livre, j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement, jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel. » (Actes des Apôtres, 1, 1 à 2, AELF) [23]

Le Nouveau Testament nomme Luc trois fois, toujours aux côtés de Paul. Dans la lettre aux Colossiens, Paul transmet la salutation de Luc, le médecin bien-aimé, juste après avoir énuméré ceux de la circoncision qui l'ont consolé, ce qui fait de Luc, par contraste, un chrétien d'origine païenne[24]. Dans la brève lettre à Philémon, Luc figure parmi les compagnons d'œuvre de l'Apôtre captif[25]. Et dans la seconde lettre à Timothée, écrite depuis la prison romaine à l'approche du martyre, Paul confie que Luc est seul avec lui, tous les autres étant partis en mission ou ayant fait défection[26].

« Vous avez la salutation de Luc, le médecin bien-aimé, et celle de Démas. » (Lettre aux Colossiens, 4, 14, AELF) [27]

Ces trois mentions dessinent un homme instruit, fidèle dans l'épreuve, présent dans l'entourage paulinien à des dates et des lieux différents : la fidélité du témoin vaut ici certificat d'historien. Le théologien Adolf von Harnack, pourtant peu suspect de complaisance confessionnelle, conclut au début du XXe siècle que le vocabulaire médical des deux tomes confirme l'attribution au médecin d'Antioche[28].

Les sections en nous : le compagnon de voyage

Les Actes changent brusquement de personne à quatre reprises : à Troas, sur la route de Philippes, puis de Philippes à Jérusalem, et enfin de Césarée à Rome, le récit passe au nous, comme si l'auteur montait lui-même dans le bateau[29]. Ce détail stylistique, relevé depuis l'Antiquité, désigne un compagnon réel des voyages de Paul, présent par intermittence : exactement le profil que les lettres donnent à Luc[30]. L'auteur est donc, de l'intérieur même du texte, un homme de la génération apostolique qui a côtoyé Paul sur les routes de la mission, assisté à la traversée vers la Macédoine, au séjour à Philippes et au voyage mouvementé vers Rome avec sa tempête et son naufrage à Malte[31].

L'objection selon laquelle ce nous serait un simple artifice littéraire, un faux journal de bord pour faire vrai, se heurte au contenu : les sections en nous contiennent des détails nautiques et géographiques d'une précision qui suppose le vécu, les ports, les vents, les durées de traversée, les relâches, et elles cessent exactement quand Paul est seul ou gardé sans son entourage[32]. Un faussaire tardif n'aurait ni les moyens ni l'intérêt de doser ainsi sa propre présence.

Les témoins anciens, unanimes

La tradition ancienne précise le portrait et ne varie jamais sur le nom. Le tableau suivant rassemble les principaux témoins de l'attribution à Luc.

TémoinDateCe qu'il atteste
Prologue anti-marcionitevers 160 à 180Luc, Syrien d'Antioche et médecin, disciple de Paul, composa les Actes sous l'impulsion de l'Esprit[33]
Fragment de Muratorivers 170 à 200Les Actes de tous les apôtres en un seul livre, Luc rassemblant pour Théophile ce qui s'est passé sous ses yeux[34]
Saint Irénée de Lyonvers 180Luc, compagnon de Paul, consigna dans un livre l'Évangile prêché par celui-ci, et les Actes cités comme Écriture[35]
Tertullien207 à 212Les Actes, document apostolique opposé au canon mutilé de Marcion[36]
Clément d'Alexandrievers 200La prédication de Pierre mise par écrit, et le milieu apostolique de Luc confirmé[37]
Origènevers 230 à 250Luc auteur du troisième évangile et des Actes, au nombre des livres incontestés[38]
Eusèbe de Césaréevers 325Luc originaire d'Antioche, médecin, compagnon de Paul, auteur des deux tomes[39]
Saint Jérôme392 à 393Luc, médecin d'Antioche, disciple de Paul et compagnon de tous ses voyages, auteur de l'évangile et des Actes[40]

« Luc, compagnon de Paul, consigna dans un livre l'Évangile prêché par celui-ci. » (Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 1, 1) [41]

« Les Actes de tous les apôtres ont été écrits en un seul livre. Luc a rassemblé pour l'excellent Théophile les événements qui se sont passés sous ses yeux. » (Fragment de Muratori, liste romaine des livres reçus) [42]

Eusèbe écrit que Luc est originaire d'Antioche de Syrie et médecin de formation, qu'il vécut longtemps avec Paul et fréquenta assidûment les autres apôtres[43]. Saint Jérôme résume d'un trait : Luc, médecin d'Antioche, disciple de l'apôtre Paul et compagnon de tous ses voyages[44]. Le prologue anti-marcionite ajoute que Luc composa son second tome en Achaïe sous l'impulsion de l'Esprit[45]. Trois sources indépendantes, trois fois les mêmes trois traits : Antioche, la médecine, Paul.

La personne appartient à son article

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Luc l'homme, sa fête au 18 octobre, son symbole du veau, son patronage des médecins et des peintres, tout cela est raconté dans Saint Luc l'Évangéliste. Ici, c'est le livre qui compte : un médecin païen de naissance, devenu le plus grand historien du Nouveau Testament, qui offre à l'Église plus du quart de ses Écritures apostoliques avec le troisième évangile.

La datation traditionnelle : le début des années 60

Une fin abrupte, en pleine captivité romaine

Les Actes s'achèvent sur une scène étrangement suspendue : Paul, en résidence surveillée à Rome, « resta deux années entières dans le logement qu'il avait loué », y accueillant tous ceux qui venaient à lui et y proclamant le Royaume « en toute assurance et sans entrave »[46]. Puis plus rien : ni procès, ni libération, ni martyre, ni retour en Orient, ni mort de Pierre, ni persécution de Néron, ni chute de Jérusalem. Pour un livre qui raconte avec un soin minutieux les procès, les libérations miraculeuses et les morts des témoins, Étienne lapidé, Jacques décapité, Hérode Agrippa frappé, ce silence final est assourdissant[47][48].

L'explication la plus naturelle est aussi la plus simple : Luc s'arrête parce qu'il a rattrapé son présent. Paul est arrivé à Rome vers 60, après son appel à César et sa traversée mouvementée ; deux années de captivité portent le récit vers 62[49]. Si Luc écrivait après 67, date du martyre de Paul sous Néron attestée par la tradition romaine la plus ferme, comment aurait-il tu la mort de son héros, lui qui a raconté celle d'Étienne avec tant d'éclat[50] ? Et s'il écrivait après 70, comment aurait-il tu la ruine du Temple, lui dont tout le récit montre Jérusalem comme le point de départ de la mission[51] ? John Robinson, évêque anglican nullement suspect de traditionalisme, en tira la conclusion logique : un récit qui s'achève sur Paul prêchant librement à Rome, sans évoquer ni le martyre de 67 ni la catastrophe de 70, se comprend naturellement comme écrit avant ces drames[52].

Le repère de Gallion, daté par la pierre

La chronologie interne des Actes s'ancre dans l'histoire romaine par un repère extérieur célèbre : le proconsulat de Gallion en Achaïe. Luc raconte que les Juifs de Corinthe traînèrent Paul devant le tribunal pendant que Gallion était proconsul, et que celui-ci refusa de juger une querelle religieuse interne, renvoyant les plaignants[53]. Or une inscription trouvée à Delphes, copie d'une lettre de l'empereur Claude mentionnant Gallion comme proconsul, se date de 52 et permet de placer son mandat en 51 et 52[54]. Paul séjourna dix-huit mois à Corinthe : son passage s'inscrit donc vers 50 à 52, en plein accord avec la chronologie des lettres[55].

Ce n'est pas le seul point d'amarrage. L'expulsion des Juifs de Rome sous Claude, mentionnée au même chapitre à propos d'Aquilas et Priscille, correspond à l'édit rapporté par Suétone[56]. La mort d'Hérode Agrippa Ier, frappé après avoir accepté les acclamations divines, recoupe le récit de Flavius Josèphe sur ce roi[57]. La famine sous Claude, qui motive la collecte d'Antioche, est attestée par les mêmes Antiquités juives[58]. Chaque fois que Luc touche à l'histoire profane vérifiable, il tombe juste.

La chronologie du récit, de l'Ascension à Rome

Le tableau suivant résume la chronologie traditionnelle des événements racontés, avec leurs repères. Les dates absolues des débuts restent approximatives, mais l'enchaînement et l'ancrage romain sont fermes.

  1. Vers 30
    L'Ascension et la Pentecôte

    Quarante jours après la Résurrection, le Christ est enlevé au ciel devant les apôtres ; dix jours plus tard, l'Esprit descend sur les Cent Vingt réunis au Cénacle[59][60].

  2. Vers 30 à 35
    L'Église de Jérusalem

    Prédication de Pierre, guérison du paralytique de la Belle Porte, communion des biens, comparution devant le sanhédrin : il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes[61][62].

  3. Vers 31 à 36
    Étienne et la dispersion

    Étienne, premier martyr, voit le ciel ouvert avant de mourir en pardonnant ; la persécution disperse les hellénistes, et Philippe évangélise la Samarie puis l'eunuque éthiopien[63][64].

  4. Vers 34 à 37
    La conversion de Saul

    Renversé sur le chemin de Damas, le persécuteur devient l'Apôtre des nations ; Ananie le baptise malgré sa crainte[65].

  5. Vers 40 à 44
    Corneille et Agrippa

    Pierre baptise le centurion Corneille : les nations entrent dans l'Église ; Jacques est décapité, Pierre libéré de prison, Agrippa meurt frappé[66][67].

  6. 48 ou 49
    Le concile de Jérusalem

    Pierre, Paul, Barnabé et Jacques tranchent : les païens convertis n'ont pas à porter le joug de la Loi ; lettre apostolique aux Églises[68].

  7. 50 à 52
    Corinthe et Gallion

    Dix-huit mois de mission à Corinthe, comparution devant Gallion proconsul, datée par l'inscription de Delphes[69].

  8. 58 à 60
    Arrestation et Césarée

    Paul arrêté au Temple, gardé deux ans à Césarée sous Félix puis Festus, appel à César, discours devant Agrippa II[70].

  9. 60 à 62
    Rome, sans entrave

    Traversée, tempête, naufrage à Malte, arrivée à Rome ; deux années de captivité où Paul prêche librement : le livre s'achève ici[71][72].

La confirmation romaine de 1912

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L'Église ne s'est pas contentée de recevoir cette datation : elle l'a défendue. Le 26 juin 1912, la Commission biblique pontificale répondit aux questions posées sur les Actes : Luc est bien l'auteur du livre, qui raconte une histoire vraie, et la date haute se tient[73]. Cette réponse, donnée au temps où l'école de Tübingen renvoyait le livre au IIe siècle, garde son poids : elle tranche, au nom de l'autorité doctrinale, un débat où les indices internes et externes convergent déjà vers le début des années 60.

Le texte et sa transmission

Le grec de Luc, le plus soigné du Nouveau Testament

Les Actes sont écrits dans le même grec soigné que le troisième évangile, avec un prologue aux tournures classiques et des discours qui manient la rhétorique antique[74]. Comme tout le Nouveau Testament, le livre fut composé en grec de la koinè, la langue commune du monde méditerranéen, mais la plume de Luc s'y montre la plus littéraire du corpus, avec un vocabulaire riche de plus de mille mots qui ne reviennent nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament[75]. Les paroles de Jésus y gardent parfois leur saveur araméenne, et les discours à Jérusalem citent les Écritures d'après la Septante, la Bible grecque des apôtres[76].

Aucun autographe ne survit, comme pour toute l'Antiquité, mais la documentation manuscrite des Actes est abondante : le livre figure dans les grands papyri du IIIe siècle comme dans les onciaux du IVe, et sa transmission ne présente aucune variante qui touche un dogme[77].

Les papyri et les grands onciaux

Le tableau suivant présente les principaux témoins du texte des Actes, du IIIe au Ve siècle.

TémoinDateCe qu'il apporte
Papyrus P45, Chester BeattyIIIe siècleÉvangiles et Actes, l'un des plus anciens recueils du livre[78]
Papyrus P48IIIe siècleFragment des Actes (chapitre 23), témoin précoce du texte occidental[79]
Papyrus P53IIIe siècleFragment des Actes, milieu égyptien[80]
Papyrus P74VIIe siècleActes et lettres catholiques, texte alexandrin[81]
Codex Vaticanus (B)IVe siècleBible grecque presque complète, base des éditions critiques[82]
Codex SinaiticusIVe siècleNouveau Testament complet, découvert au Sinaï au XIXe siècle[83]
Codex Alexandrinus (A)Ve siècleLes Actes dans un texte de haute qualité[84]
Vulgate de saint Jérômefin du IVe siècleLa traduction latine reçue par l'Église d'Occident, ordre des livres fixé[85]

La critique textuelle, qui compare ces témoins pour remonter au texte primitif, dispose pour les Actes d'un matériau ancien et convergent : le papyrus P45 et le Vaticanus, séparés par plus d'un siècle, livrent un texte substantiellement identique sur de longs passages[86]. L'Église encourage ce travail sans en faire un tribunal : Léon XIII promut les études orientales, Pie XII ordonna le recours aux langues originales, et Vatican II demanda de chercher l'intention des auteurs à travers leurs modes d'expression[87][88][89].

Le texte occidental et le codex de Bèze

Les Actes existent en deux formes anciennes : le texte dit alexandrin, bref et retenu par les éditions critiques, et le texte dit occidental, plus long d'environ dix pour cent, conservé surtout par le codex de Bèze (D, Ve siècle), ce manuscrit bilingue grec-latin offert à Cambridge par Théodore de Bèze[90]. Le texte occidental ajoute des précisions narratives, des noms, des détails de voyage, sans rien changer à la doctrine[91].

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Les explications divergent : gloses de copistes pieux accumulées, ou première édition de Luc lui-même ensuite resserrée par l'auteur. L'hypothèse d'une double édition, défendue par des spécialistes comme Marie-Émile Boismard avec la reconstitution d'un texte primitif en deux temps, montre au moins que l'étoffe narrative circulait tôt et abondamment[92]. En aucun cas ces variantes ne fournissent un second livre des Actes : elles témoignent de la vitalité de la transmission, pas de son infidélité.

Le plan du livre : de Jérusalem aux extrémités de la terre

Le programme du premier chapitre

Tout le livre tient dans un verset. Avant de s'élever au ciel, le Ressuscité donne aux apôtres le programme de la mission : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre »[93]. Jérusalem, la Judée et la Samarie, les extrémités : trois cercles concentriques que les vingt-huit chapitres vont parcourir un à un, jusqu'à Rome, capitale du monde d'alors[94].

« Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » (Actes des Apôtres, 1, 8, AELF) [95]

Luc ponctue lui-même la progression par six sommaires qui scandent la croissance de la Parole : la Parole croissait à Jérusalem, elle se répandait en Samarie, elle gagnait Antioche, elle franchissait les mers avec Paul, elle s'imposait à Éphèse, elle arrivait à Rome sans entrave[96]. Le tableau suivant suit ce découpage, avec les chapitres et les bascules.

PanneauChapitresContenu
L'Église de Jérusalem1 à 7Ascension, Pentecôte, prédication de Pierre, communion des biens, Étienne premier martyr[97]
La Samarie et l'eunuque8 à 9Philippe en Samarie et vers Gaza, baptême de l'eunuque éthiopien, conversion de Saul à Damas[98]
L'ouverture aux nations10 à 12Baptême de Corneille, fondation d'Antioche, Jacques décapité, Pierre libéré[99]
Le premier voyage et le concile13 à 15Chypre et l'Asie Mineure avec Barnabé, concile de Jérusalem et lettre apostolique[100]
La Grèce et l'Asie16 à 19Philippes, Thessalonique, Athènes et l'Aréopage, Corinthe et Gallion, Éphèse[101]
Les chaînes et Rome20 à 28Adieux de Milet, arrestation à Jérusalem, Césarée, appel à César, naufrage, Rome sans entrave[102]

Les discours : le kérygme primitif en acte

Un tiers du livre environ est occupé par des discours, et c'est là que bat le cœur apostolique : Pierre à la Pentecôte, Étienne devant le sanhédrin, Pierre chez Corneille, Paul à Antioche de Pisidie, à l'Aréopage, aux anciens d'Éphèse, devant Félix, Festus et Agrippa[103]. Tous suivent le même schéma, que les exégètes appellent le kérygme : les prophéties annoncées, Jésus de Nazareth accrédité par Dieu, la croix subie selon le dessein divin, la résurrection attestée par les témoins, l'appel à la conversion et la promesse de l'Esprit[104].

« Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. » (Actes des Apôtres, 2, 38, AELF) [105]

Ces discours sont-ils des procès-verbaux ou des compositions de Luc ? Les anciens n'y voyaient pas de difficulté : Thucydide lui-même expliquait qu'il faisait dire aux orateurs ce que la situation exigeait, en se tenant aussi près que possible du sens général de ce qui fut dit[106]. Luc, historien antique, résume et ordonne sans inventer la substance : la densité scripturaire des discours, tissés de citations de la Septante, suppose des traditions jérusalémites authentiques, et leur christologie sobre convient aux toutes premières années[107].

Le concile de Jérusalem, charte de l'universalisme

Au centre exact du livre se tient l'événement qui décida de l'avenir : vers 48 ou 49, des judéo-chrétiens exigeant la circoncision des convertis païens, Paul et Barnabé montent à Jérusalem avec les délégués d'Antioche[108]. Pierre rappelle que Dieu a donné l'Esprit aux nations comme aux Juifs, sans établir de différence ; Paul et Barnabé racontent les signes accomplis chez les païens ; Jacques, frère du Seigneur et garant de Jérusalem, conclut en proposant de ne pas imposer le joug de la Loi, sauf quelques abstinences pour la vie commune[109].

« Nous croyons, nous aussi, que c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu'eux. » (Actes des Apôtres, 15, 11, AELF) [110]

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Une lettre apostolique porte la décision aux Églises, avec sa formule inoubliable : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé »[111]. C'est le premier concile de l'histoire de l'Église, le modèle de tous les autres : une difficulté réelle, un débat libre, l'Écriture et l'expérience de l'Esprit confrontées, une décision collégiale reçue dans la joie[112].

Pierre puis Paul : les deux témoins

Pierre, le pêcheur devenu roc

Les douze premiers chapitres appartiennent à Pierre : c'est lui qui préside au remplacement de Judas, qui prêche à la Pentecôte et ramène trois mille âmes en un jour, qui guérit le paralytique de la Belle Porte, qui tient tête au sanhédrin, qui châtie Ananie et Saphire, qui ouvre aux nations la maison de Corneille[113][114]. Le peureux du prétoire est devenu le roc : Luc montre l'accomplissement de la promesse faite à Césarée de Philippe, et la primauté de Pierre s'exerce dans les faits avant de s'écrire dans les décrets[115].

« En nul autre que lui, il n'y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n'est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » (Actes des Apôtres, 4, 12, AELF) [116]

Pierre disparaît du récit après le concile de Jérusalem, non par disgrâce mais par dessein : une fois l'ouverture aux nations scellée par son témoignage, le relais passe à Paul, et Luc suit la mission qui avance[117]. La tradition romaine prend le relais : Pierre à Rome, Pierre martyr sous Néron, Pierre au Vatican, que les fouilles du XXe siècle ont éclairé d'un jour nouveau[118].

Étienne, Philippe et les hellénistes

Entre Pierre et Paul se tient la génération des hellénistes, ces Juifs de langue grecque dont la foi audacieuse fit sortir l'Évangile de Jérusalem. Étienne, plein de grâce et de force, confond ses adversaires par une sagesse irrésistible, puis livre devant le sanhédrin le plus long discours des Actes, toute l'histoire sainte relue comme le procès d'un peuple qui tue les envoyés[119][120]. Lapidé, il meurt à genoux en pardonnant, comme son Maître : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché », tandis qu'un jeune homme nommé Saul gardait les vêtements des bourreaux[121].

« Seigneur Jésus, reçois mon esprit. Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » (Actes des Apôtres, 7, 59 à 60, AELF) [122]

Philippe, autre helléniste, évangélise la Samarie avec des signes qui remplissent la ville de joie, puis, poussé par l'Esprit sur la route déserte de Gaza, baptise l'eunuque éthiopien qui lisait Isaïe sans comprendre[123]. Ces deux figures montrent comment la persécution, qui voulait étouffer la Parole, la dissémina : « ceux qui s'étaient dispersés allèrent de lieu en lieu en annonçant la Bonne Nouvelle »[124].

Paul et ses voyages jusqu'à Rome

La seconde moitié du livre appartient à Paul : trois voyages missionnaires, des milliers de kilomètres à pied et en mer, des Églises fondées de Chypre à la Grèce, des flagellations, des prisons, des naufrages, et une ténacité que rien n'arrête[125]. À Philippes, il baptise Lydie puis le geôlier avec toute sa maison : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et les tiens »[126]. À Thessalonique, les Juifs le dénoncent comme l'homme qui bouleverse le monde. À Athènes, debout au milieu de l'Aréopage, il cite les poètes grecs pour annoncer le Dieu inconnu[127].

« C'est en lui, en effet, que nous avons la vie, le mouvement et l'être. Ainsi l'ont également dit certains de vos poètes : Nous sommes de sa descendance. » (Actes des Apôtres, 17, 28, AELF) [128]

À Milet, ses adieux aux anciens d'Éphèse restent le testament du pasteur : veiller sur le troupeau acquis au prix du sang du Christ, se souvenir qu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir[129]. À Césarée puis à Rome, le prisonnier devient prédicateur de ses juges : devant Agrippa II, il raconte Damas et conclut par un appel si pressant que le roi s'écrie, à moitié gagné : encore un peu, et il deviendrait chrétien[130].

« Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. » (Actes des Apôtres, 20, 35, AELF) [131]

Jacques et l'Église de Jérusalem

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Dans l'ombre des deux géants se tient Jacques, le frère du Seigneur, garant de l'Église mère de Jérusalem : c'est lui qui conclut le concile et rédige la lettre aux nations[132]. Flavius Josèphe rapporte sa lapidation vers 62 sous le grand prêtre Anân, preuve extérieure que les colonnes de l'Église primitive ne sont pas des figures de légende[133]. Avec lui, toute une Église de Judée, zélée pour la Loi et fidèle au Temple, porte le premier christianisme avant que la ruine de 70 ne déplace le centre de gravité vers Antioche, Éphèse et Rome[134].

Le vrai protagoniste : l'Esprit Saint

La Pentecôte, naissance de l'Église

Le chapitre 2 est le sommet du livre : cinquante jours après Pâques, les disciples réunis entendent comme un violent coup de vent, voient des langues de feu se partager, et se mettent à parler d'autres langues pendant que des Juifs de toutes les nations séjournent à Jérusalem pour la fête[135]. Pierre explique par le prophète Joël : « Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur toute créature », puis annonce le Christ ressuscité dont ils sont témoins, et trois mille personnes demandent ce qu'elles doivent faire[136].

« Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur toute créature : vos fils et vos filles prophétiseront. » (Actes des Apôtres, 2, 17, AELF) [137]

Le Catéchisme voit dans ce jour l'accomplissement de la Pâque et la manifestation publique de l'Église : l'Esprit, donné sans mesure aux apôtres, fait d'eux des témoins et inaugure le temps de l'Église[138]. La Pentecôte n'est pas un miracle isolé : elle est la naissance d'un peuple, avec son baptême, sa doctrine, sa fraction du pain et ses prières[139]. Le récit détaillé de ce jour se lit dans La Pentecôte et la naissance de l'Église.

Les pentecôtes successives : Samarie, Corneille, Éphèse

Luc montre l'Esprit franchissant une à une toutes les frontières. En Samarie, les baptisés de Philippe ne reçoivent l'Esprit que par l'imposition des mains de Pierre et Jean, scellant l'unité avec Jérusalem[140]. Chez Corneille, l'Esprit tombe sur des païens avant même leur baptême, forçant Pierre à conclure que Dieu ne fait pas de différence entre les hommes[141]. À Éphèse, Paul impose les mains à douze disciples de Jean-Baptiste qui n'avaient même pas entendu parler de l'Esprit, et l'Esprit vient sur eux[142].

« En vérité, je le comprends, Dieu est impartial : il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes. » (Actes des Apôtres, 10, 34 à 35, AELF) [143]

Chaque effusion répond à une résistance : les Samaritains méprisés, les païens impurs, les disciples incomplets. L'Esprit ne se contente pas d'accompagner la mission : il la précède, il la provoque, il convertit les missionnaires eux-mêmes avant leurs auditeurs[144].

Visions, songes et guidances

Les Actes sont le livre le plus surnaturel du Nouveau Testament après les évangiles : un ange ouvre les portes des prisons, l'Esprit enlève Philippe après le baptême de l'eunuque, une lumière renverse Saul, une nappe descend trois fois vers Pierre, un Macédonien appelle Paul en songe, l'Esprit interdit l'Asie puis la Bithynie avant d'appeler vers l'Europe[145]. Loin de gêner l'historien, ce merveilleux est raconté avec la même précision topographique que le reste : rues, maisons, heures du jour, noms des hôtes[146].

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Cette conduite visible fonde la doctrine catholique du gouvernement de l'Église par l'Esprit : le concile de Jérusalem ne dit pas nous avons jugé utile, mais l'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé[147]. C'est la charte de tous les conciles à venir, jusqu'à Vatican II invoquant l'Esprit à chaque session[148].

La théologie des Actes : l'Église en acte

Une Église visible, une et apostolique

Les Actes sont la charte de l'ecclésiologie catholique : l'Église y apparaît comme une société visible et structurée, avec ses apôtres, ses anciens, ses diacres institués pour le service des tables, ses décisions reçues par toutes les communautés[149]. L'élection de Matthias montre le collège apostolique se complétant lui-même ; l'institution des Sept montre le ministère se diversifiant ; le concile montre l'autorité tranchant au nom de l'Esprit[150]. Le Catéchisme s'appuie sur ce livre pour enseigner que l'Église est à la fois moyen et but : le lieu où l'Esprit fait des hommes des témoins[151].

« Ils étaient assidus à l'enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » (Actes des Apôtres, 2, 42, AELF) [152]

Quatre piliers portent la vie commune, énumérés dès le sommaire du chapitre 2 : la doctrine des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, les prières[153]. On y reconnaît déjà la messe des siècles à venir : Parole, offrande, eucharistie, intercession. L'Église des Actes prie sans cesse, de la chambre haute au bord de la mer, dans les prisons comme dans les maisons, et chaque tournant de la mission naît d'une prière[154].

La communion des biens et la joie dans l'épreuve

Luc insiste sur la mise en commun : « la multitude des croyants avait un seul cœur et une seule âme », nul ne disait sien ce qu'il possédait, et l'on déposait le prix des champs aux pieds des apôtres pour qu'il fût distribué à chacun selon ses besoins[155]. Ananie et Saphire, frappés pour avoir menti à l'Esprit en retenant une part, montrent que cette communion n'est pas une aimable option mais l'œuvre de l'Esprit lui-même[156].

« La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. » (Actes des Apôtres, 4, 32, AELF) [157]

Et cette Église pauvre est une Église joyeuse : les apôtres sortent du sanhédrin tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom, Paul et Silas chantent dans leur prison de Philippes, les convertis d'Antioche sont remplis de joie et d'Esprit Saint[158]. La joie dans la persécution est la signature lucanienne : elle prouve que la force vient d'ailleurs[159].

Le salut offert à tous, Juifs et nations

La théologie des Actes est universaliste sans être relativiste : le salut vient des Juifs, par le Christ fils de David mort et ressuscité selon les Écritures, mais il est offert à tous sans acception de personnes[160]. Pierre l'apprend chez Corneille, Paul le vérifie à chaque étape : partout où les Juifs refusent, les païens accueillent, et Luc note avec une pointe de triomphe que les nations se réjouissent en entendant la Parole[161]. Loin d'opposer Pierre et Paul, comme le voudra l'école de Tübingen, le livre montre les deux témoins prêchant le même Christ, avec les mêmes Écritures et la même promesse[162].

L'accomplissement des Écritures

Joël, les Psaumes et Isaïe

Les discours des Actes sont tissés de citations de la Septante, et chacune fonctionne comme une preuve : ce qui arrive était annoncé. Pierre explique la Pentecôte par Joël et la résurrection par le psaume 15, dont David ne peut parler de lui-même puisqu'il est mort et enterré[163]. Étienne relit toute l'histoire, d'Abraham à Salomon, pour montrer que le Temple lui-même annonçait un culte en esprit[164]. Philippe part d'Isaïe 53, la brebis conduite à l'abattoir, pour annoncer Jésus à l'eunuque[165]. Paul, à Antioche de Pisidie, enchaîne les psaumes et les prophètes pour établir que Dieu a ressuscité Jésus selon sa promesse faite aux pères[166].

Le mot accomplissement revient comme un refrain : les temps de l'ignorance sont passés, Dieu a accompli par le Christ ce qu'il avait annoncé par tous les prophètes[167]. C'est la lecture typologique que l'Église n'a jamais abandonnée : l'Ancien Testament prépare, le Christ accomplit, les Actes racontent l'accomplissement se répandant[168].

La résurrection, preuve des preuves

Le centre de tout l'édifice est la résurrection, attestée par les témoins qui ont mangé et bu avec le Ressuscité[169]. Pierre la proclame dès la Pentecôte, les apôtres en rendent témoignage avec une grande force, Paul la défend devant tous les tribunaux jusqu'à diviser ses juges[170]. Le discours d'Étienne, la conversion de Saul, la prédication de Corneille, l'Aréopage : chaque grande scène ramène au Ressuscité, vivant et juge des vivants et des morts[171].

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. » (Actes des Apôtres, 5, 29 à 30, AELF) [172]

Les Actes dans la prière de l'Église

Le livre du temps pascal

Le lectionnaire romain issu du concile fait des Actes la première lecture de toutes les messes du temps pascal, en semaine comme le dimanche : pendant cinquante jours, l'Église qui célèbre le Ressuscité entend le récit de sa première expansion[173]. La Vigile pascale elle-même, sommet de l'année, fait retentir la Parole avant les baptêmes d'adultes, dont le catéchuménat suit le modèle des conversions des Actes[174]. Aucun autre livre historique ne jouit d'un tel privilège liturgique : les Actes sont lus comme l'Évangile continué.

« Le jour qu'on appelle jour du soleil, tous ceux qui habitent la ville ou la campagne se rassemblent en un même lieu, et l'on lit les mémoires des apôtres ou les écrits des prophètes, autant que le temps le permet. » (Saint Justin, Première Apologie, 67) [175]

Dès le milieu du IIe siècle, les récits apostoliques étaient donc lus à la messe au même titre que les prophètes : les Actes sont Écriture en acte avant d'être Écriture définie[176].

Baptême, confirmation et ordinations

La pratique sacramentelle de l'Église cite les Actes comme son titre de fondation : le baptême au nom de Jésus pour le pardon des péchés avec le don de l'Esprit, l'imposition des mains qui donne l'Esprit en Samarie et à Éphèse, figure de la confirmation, l'imposition des mains avec jeûne et prière pour l'envoi de Paul et Barnabé, figure des ordinations[177]. Le Catéchisme renvoie à ces passages pour chacun de ces sacrements, et la liturgie des ordinations reprend les gestes décrits par Luc[178][179].

Les fêtes des apôtres et des martyrs

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Le calendrier romain est rythmé par les figures des Actes : Pierre et Paul le 29 juin, la conversion de Paul le 25 janvier, Étienne le 26 décembre, Jacques le 25 juillet, Barnabé le 11 juin, Luc le 18 octobre, Marc le 25 avril[180]. Chaque fête puise ses lectures dans le livre : la messe de la Pentecôte proclame le chapitre 2, celle de saint Étienne le chapitre 7, celle de la Chaire de Pierre les passages de la primauté[181]. Les Actes ne sont pas seulement lus : ils sont fêtés.

Ce que propose l'exégèse moderne, et ses limites

Depuis deux siècles, une partie de l'exégèse contemporaine propose une autre lecture : les Actes seraient l'œuvre tardive d'un chrétien de la deuxième génération, admirateur de Paul mais mal informé, qui aurait idéalisé les origines. Il faut exposer loyalement ces hypothèses, puis montrer pourquoi la datation et l'attribution traditionnelles restent défendables.

Les datations tardives : des années 80 au IIe siècle

L'école de Tübingen, avec Ferdinand Christian Baur au XIXe siècle, fit des Actes une œuvre de conciliation du IIe siècle, réconciliant après coup un Pierre judéo-chrétien et un Paul pagano-chrétien qui se seraient en réalité affrontés[182]. Ernest Renan lui-même, peu suspect de piété, maintenait pourtant que le dernier rédacteur des Actes est bien le disciple de Paul qui dit nous dans les derniers chapitres, tout en descendant la composition vers 71 ou 72[183]. Au XXe siècle, Ernst Haenchen puis Hans Conzelmann placèrent le livre vers 100 à 120, et Richard Pervo proposa même le milieu du IIe siècle en faisant de Luc un lecteur de Flavius Josèphe[184][185].

Dans cette veine, les discours seraient des compositions libres, la première communauté idéalisée, les chiffres gonflés, et le nous un artifice littéraire emprunté aux récits de voyages antiques[186]. Les contradictions apparentes avec les lettres de Paul, le récit du concile comparé à l'épître aux Galates, les itinéraires confrontés aux indications des épîtres, serviraient de preuves que l'auteur écrit loin des événements[187].

Les fragilités des reconstructions

Quatre faiblesses reviennent dans ces hypothèses. D'abord le présupposé anti-miraculeux : si toute prophétie précise est jugée impossible et tout miracle exclu d'avance, alors un livre qui raconte Pentecôte, visions, libérations et guérisons est forcément légendaire et tardif. Ce n'est pas une conclusion de la recherche, c'en est la prémisse philosophique, et elle décide du résultat avant l'enquête[188].

Ensuite les datations circulaires : on date les écrits par une théorie de l'évolution des communautés, puis on prouve la théorie par la succession des écrits ainsi datés. Le cercle tourne sans point d'appui extérieur, et les rares points durs, comme l'inscription de Delphes qui ancre Paul à Corinthe en 51 et 52, gênent les datations les plus tardives au lieu de les confirmer[189][190].

Puis l'argument du silence, manié dans les deux sens selon les besoins : le silence des Actes sur la mort de Paul prouverait tantôt qu'on écrit trop tôt pour la connaître, tantôt qu'on écrit trop tard pour s'y intéresser. Or un récit qui s'achève sur Paul prêchant librement à Rome, sans évoquer ni le martyre de 67 ni la catastrophe de 70, se comprend naturellement comme écrit avant ces drames : le silence parle ici en faveur de la date haute, et un auteur tardif aurait triomphé de l'accomplissement des prophéties au lieu de le taire[191].

Enfin la confusion entre possibilité littéraire et preuve : montrer que l'auteur aurait pu connaître Josèphe, ou que le nous pourrait être un artifice, ne prouve ni la dépendance ni l'artifice. Richard Pervo lui-même reconnaît que la datation haute reste possible sur les indices internes : c'est la prémisse philosophique, non les faits, qui fait pencher son choix vers le IIe siècle[192].

L'exactitude de Luc, vérifiée par la pierre et les archives

Face aux reconstructions, il y a les faits. L'historien Colin Hemer releva dans les seize derniers chapitres des Actes 84 détails vérifiables, titres officiels, toponymes, usages nautiques, procédures, tous confirmés par l'histoire et l'archéologie, et conclut à une datation vers 62[193].

« Les détails sans conséquence sont difficiles à expliquer autrement que comme des souvenirs vivaces rappelés à peu de distance des événements. » (Colin Hemer, The Book of Acts in the Setting of Hellenistic History) [194]

Le tableau suivant donne un échantillon de cette exactitude : des titulatures locales disparues, inconnues de la littérature conservée, que Luc emploie chacune au bon endroit.

LieuTitre employé par LucVérification
ChypreProconsul pour Sergius PaulusChypre, province sénatoriale : le titre convient[195]
PhilippesStratèges, ville colonieColonie romaine avec ses magistrats propres[196]
ThessaloniquePolitarchesTitre macédonien rare, confirmé par les inscriptions[197]
ÉphèseGrammate de la villeLe premier magistrat d'Éphèse porte bien ce nom[198]
MaltePremier de l'île pour PubliusTitre local attesté par les inscriptions[199]
CorintheProconsul pour GallionConfirmé par l'inscription de Delphes, 51 et 52[200]

Le juriste romain Sherwin-White montra que les procédures décrites, appels à César, comparutions devant proconsuls, garde militaire, correspondent exactement au droit romain du Ier siècle[201]. L'archéologue William Ramsay, parti en Asie Mineure pour réfuter Luc et converti par ses propres fouilles à sa fiabilité, écrivit que les Actes sont un guide de premier ordre pour la géographie et les antiquités du temps[202]. Une exactitude de ce grain ne s'invente pas à un siècle de distance : elle suppose la proximité des événements.

Les tensions avec Paul, lues honnêtement

Restent les vraies difficultés, qu'il ne faut ni nier ni gonfler. Le récit du concile ne se superpose pas trait pour trait au chapitre 2 de l'épître aux Galates ; les itinéraires des Actes et les indications des lettres se recoupent sans toujours coïncider ; la théologie de Paul, justifiée par la foi, paraît moins tranchée sous la plume de Luc[203]. Mais ces écarts sont ceux de deux genres différents : des lettres de combat, écrites sous le coup de crises précises, et un récit d'historien qui résume et ordonne pour un autre destinataire. Les témoins oculaires vivaient encore quand Luc publiait : ni Paul, ni Pierre, ni Jacques n'auraient laissé passer une falsification de leur propre histoire, et les Églises destinataires connaissaient les faits[204].

La voie catholique : critique des textes, oui ; dissolution, non

L'Église ne refuse ni la philologie ni l'histoire : Léon XIII encouragea les études orientales, Pie XII ordonna le recours aux langues originales et reconnut les genres littéraires, Vatican II demanda de chercher l'intention des auteurs à travers leurs modes d'expression[205][206][207]. La Commission biblique de 1993 juge la méthode historico-critique indispensable pour entendre le texte dans son passé, mais insuffisante sans la Tradition vivante qui l'a porté[208]. Et le Catéchisme rappelle la formation des évangiles en trois étapes : la vie de Jésus, la prédication orale des apôtres, puis la mise par écrit : critiquer le troisième temps sans les deux premiers, c'est couper la chaîne[209].

En somme : les hypothèses critiques décrivent ce que le texte pourrait être si la tradition se trompait ; les témoins anciens, les manuscrits, les inscriptions et l'usage de l'Église disent ce qu'il est depuis qu'on le lit. La datation au début des années 60 et l'attribution à Luc restent non seulement permises, mais savamment défendables.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Dans toutes les Bibles catholiques, les Actes suivent les quatre évangiles et précèdent les lettres de Paul : cinquième livre du Nouveau Testament. Cf. Novum Testamentum Graece, Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart.

    1
  2. 28 chapitres et 1 007 versets dans l'édition critique grecque de référence. Cf. Kurt Aland, Barbara Aland, The Text of the New Testament, Eerdmans, Grand Rapids, 2e éd. 1989.

    2
  3. Luc et Actes réunis : près de 28 pour cent du Nouveau Testament par le nombre de mots grecs, davantage que le corpus paulinien. Cf. Donald A. Carson, Douglas J. Moo, An Introduction to the New Testament, Zondervan, Grand Rapids, 2e éd. 2005.

    3
  4. Grec Praxeis Apostolon, les hauts faits accomplis par Dieu à travers ses envoyés ; certains manuscrits portent le titre bref Praxeis. Cf. F. F. Bruce, The Acts of the Apostles, Eerdmans, Grand Rapids, 3e éd. 1990.

    4
  5. Saint Jean Chrysostome, 55 homélies sur les Actes prêchées à Constantinople : Patrologia Graeca 60, Paris, 1862.

    5
  6. Saint Bède le Vénérable, Expositio Actuum Apostolorum et Retractatio, VIIIe siècle : Patrologia Latina 92, Paris, 1850.

    6
  7. Fragment de Muratori, liste romaine des livres reçus, fin du IIe siècle : Acta autem omnium apostolorum sub uno libro scripta sunt. Lucas optimo Theophilo comprehendit, quia sub praesentia eius singula gerebantur. Traduction française dans le corps ; texte latin : éditions du canon de Muratori ; cf. Frederick F. Bruce, The Canon of Scripture, 1988.

    7 34 42
  8. Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 12 à 15, vers 180 : les Actes cités comme Écriture contre les hérétiques. Édition Sources Chrétiennes 211, Cerf, Paris, 1974.

    8
  9. Tertullien, Contre Marcion, livres IV et V, 207 à 212 : les Actes contre le canon mutilé. Édition Sources Chrétiennes, Cerf, Paris.

    9 36
  10. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, III, 25, vers 325 : les Actes parmi les livres universellement reçus. Édition Sources Chrétiennes, Cerf, Paris.

    10
  11. Saint Athanase, Lettre festale 39, pour Pâques 367 : première liste complète des 27 livres. Traduction dans Edmon L. Gallagher, John D. Meade, The Biblical Canon Lists from Early Christianity, Oxford University Press, Oxford, 2017.

    11
  12. Concile d'Hippone, canon 36, 393 : catalogue des Écritures lues à l'église. Cf. Gallagher-Meade, 2017.

    12
  13. IIIe concile de Carthage, canon 47, 28 août 397 : même catalogue pour l'Afrique. Cf. Gallagher-Meade, 2017.

    13
  14. Concile de Florence, bulle Cantate Domino, 4 février 1442 : liste des livres reçus. Denzinger-Hünermann 1334-1336.

    14
  15. Concile de Trente, session IV, décret Sacrosancta, 8 avril 1546 : liste des livres saints et anathème. Denzinger-Hünermann 1501-1505 ; texte sur vatican.va.

    15
  16. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, III, 25 : les hésitations ne portent que sur sept brèves lettres, jamais sur les évangiles ni les Actes. Édition Sources Chrétiennes, Cerf, Paris.

    16
  17. Vers 144, Marcion ne retient qu'un Luc expurgé et dix lettres de Paul, rejetant tout l'Ancien Testament et les Actes avec lui. Cf. Adolf von Harnack, Marcion : l'Évangile du Dieu étranger, Hinrichs, Leipzig, 1924, trad. fr. Cerf, Paris, 2003 ; Bruce, The Canon of Scripture, 1988.

    17
  18. Concile Vatican II, constitution Dei Verbum, § 11 : les livres du Nouveau Testament tenus pour sacrés et canoniques. Texte sur vatican.va.

    18
  19. Catéchisme de l'Église catholique, § 120 : liste des 46 livres de l'Ancien Testament et des 27 du Nouveau. Édition Mame-Plon, Paris, 1992.

    19
  20. Actes des Apôtres, 1, 1 à 2 : le premier livre adressé à Théophile. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    20 23
  21. Évangile selon saint Luc, 1, 1 à 4 : le prologue et l'enquête soigneuse. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    21
  22. Henry J. Cadbury, The Style and Literary Method of Luke, Harvard University Press, Cambridge, 1920 : l'unité littéraire des deux tomes ; The Making of Luke-Acts, Macmillan, Londres, 1927.

    22
  23. Épître de saint Paul aux Colossiens, 4, 14 : Luc, le médecin bien-aimé. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    24 27
  24. Lettre de saint Paul à Philémon, 22 à 24 : Luc parmi les compagnons d'œuvre. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    25
  25. Deuxième épître de saint Paul à Timothée, 4, 11 : Luc seul est avec moi. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    26
  26. Adolf von Harnack, Lukas der Arzt, Hinrichs, Leipzig, 1906 : le vocabulaire médical des deux tomes confirme le médecin d'Antioche ; Die Apostelgeschichte, Hinrichs, Leipzig, 1908.

    28
  27. Actes des Apôtres, 16, 10 à 17 : le premier passage en nous, à Troas. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    29 101 196
  28. Les sections en nous, Ac 16, 10 à 17 ; 20, 5 à 21, 18 ; 27, 1 à 28, 16 : un compagnon réel des voyages de Paul. Cf. Bruce, Acts, 1990 ; Hemer, 1989.

    30
  29. Actes des Apôtres, 27 : la tempête et le naufrage vers Malte. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    31 71
  30. Détails nautiques et géographiques des sections en nous, ports, vents, durées, relâches. Colin J. Hemer, The Book of Acts in the Setting of Hellenistic History, éd. Conrad H. Gempf, Mohr Siebeck, Tübingen, 1989.

    32
  31. Prologue anti-marcionite au troisième évangile et aux Actes, vers 160 à 180 : Luc, Syrien d'Antioche et médecin, disciple de Paul, composa sous l'impulsion de l'Esprit. Texte transmis dans les manuscrits de la Vulgate.

    33 45
  32. Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 1, 1, vers 180 : Matthieu chez les Hébreux, Marc après Pierre, Luc compagnon de Paul, Jean à Éphèse. Édition Sources Chrétiennes 211, Cerf, Paris, 1974.

    35 41
  33. Clément d'Alexandrie, Hypotyposes, vers 200, fragment sur Marc à Rome transmis par Eusèbe, Histoire ecclésiastique, VI, 14, 5 à 7, et milieu apostolique confirmé. Édition Sources Chrétiennes, Cerf, Paris.

    37
  34. Origène, recension des livres vers 230 à 250, transmise par Eusèbe, Histoire ecclésiastique, VI, 25, 3 à 14 : évangiles et Actes incontestés. Édition Sources Chrétiennes, Cerf, Paris.

    38
  35. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, III, 4, vers 325 : Luc originaire d'Antioche, médecin, compagnon de Paul. Édition Sources Chrétiennes, Cerf, Paris.

    39 43
  36. Saint Jérôme, De viris illustribus, 7, 392 à 393 : Luc, médecin d'Antioche, disciple de Paul et compagnon de tous ses voyages. Édition : Texte und Untersuchungen ; traduction anglaise NPNF sur newadvent.org/fathers.

    40 44
  37. Actes des Apôtres, 28, 30 à 31 : deux années entières à Rome, sans entrave. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    46 72
  38. Actes des Apôtres, 7 : le discours et la lapidation d'Étienne. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    47 63 120 164
  39. Actes des Apôtres, 12 : Jacques décapité, Pierre libéré, Agrippa frappé. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    48 67
  40. Paul arrive à Rome vers 60 après l'appel à César et la traversée ; deux années portent le récit vers 62. Cf. Carson-Moo, 2005 ; Hemer, 1989.

    49
  41. Martyre de Paul à Rome sous Néron, vers 67, tradition romaine constante : Eusèbe, Histoire ecclésiastique, II, 25 ; Clément de Rome, Lettre aux Corinthiens, 5.

    50
  42. Ni le martyre de 67 ni la ruine du Temple en 70 ne sont évoqués, alors que Luc raconte avec soin procès, libérations et morts. Cf. Robinson, 1976.

    51 191
  43. John A. T. Robinson, Redating the New Testament, SCM Press, Londres, 1976 : aucun livre postérieur à 70, arguments internes et silences.

    52 190
  44. Actes des Apôtres, 18, 12 à 17 : Paul devant Gallion proconsul d'Achaïe. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    53 69
  45. Inscription de Delphes, lettre de Claude mentionnant Gallion proconsul : mandat en 51 et 52. Cf. Hemer, 1989 ; Bible du Semeur, note sur Ac 18, 12.

    54 189 200
  46. Actes des Apôtres, 18, 11 et 18, 18 : dix-huit mois à Corinthe, puis le départ pour la Syrie. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    55
  47. Suétone, Vie de Claude, 25 : l'expulsion des Juifs de Rome, rapprochée d'Ac 18, 2 et d'Aquilas et Priscille. Les Belles Lettres, Paris.

    56
  48. Flavius Josèphe, Antiquités juives, XIX, 8, 2, vers 93 : la mort d'Hérode Agrippa Ier, à rapprocher d'Ac 12, 20 à 23. Traduction Théodore Reinach, Les Belles Lettres, Paris.

    57
  49. Flavius Josèphe, Antiquités juives, XX, 2, 5 et XX, 5, 2 : la famine sous Claude, à rapprocher d'Ac 11, 27 à 30. Traduction Théodore Reinach, Les Belles Lettres, Paris.

    58
  50. Actes des Apôtres, 1, 9 à 11 : l'Ascension devant les apôtres. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    59 97
  51. Actes des Apôtres, 2 : la Pentecôte et le discours de Pierre. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    60 113 135
  52. Actes des Apôtres, 3 : la guérison du paralytique de la Belle Porte. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    61 114
  53. Actes des Apôtres, 5, 29 à 30 : il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    62 172
  54. Actes des Apôtres, 8, 26 à 40 : Philippe et l'eunuque éthiopien. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    64 98 123
  55. Actes des Apôtres, 9 : la conversion de Saul sur le chemin de Damas. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    65
  56. Actes des Apôtres, 10 : Corneille et l'ouverture aux nations. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    66 99 141 143
  57. Actes des Apôtres, 15 : le concile de Jérusalem. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    68 108 115
  58. Actes des Apôtres, 24 à 26 : Paul devant Félix, Festus et Agrippa II. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    70
  59. Commission biblique pontificale, réponse sur les Actes des Apôtres, 26 juin 1912 : Luc auteur, date haute et vérité historique. Acta Apostolicae Sedis 4, 1912.

    73
  60. Le prologue aux tournures classiques, Lc 1, 1 à 4, et le vocabulaire propre aux deux tomes. Cf. Loveday Alexander, The Preface to Luke's Gospel, Cambridge University Press, Cambridge, 1993.

    74
  61. Bruce M. Metzger, Bart D. Ehrman, The Text of the New Testament : Its Transmission, Corruption, and Restoration, Oxford University Press, New York, 4e éd. 2005 : manuscrits, papyri et transmission du texte grec.

    75 77 86
  62. Les discours jérusalémites citent les Écritures d'après le grec de la Septante. Relevés dans Novum Testamentum Graece, Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart.

    76
  63. Papyrus P45, Chester Beatty I, IIIe siècle : évangiles et Actes. Chester Beatty Library, Dublin ; cf. Metzger-Ehrman, 2005.

    78
  64. Papyrus P48, IIIe siècle : fragment des Actes, chapitre 23. Biblioteca Medicea Laurenziana, Florence ; cf. Metzger-Ehrman, 2005.

    79
  65. Papyrus P53, IIIe siècle : fragment des Actes. University of Michigan Library ; cf. Metzger-Ehrman, 2005.

    80
  66. Papyrus P74, VIIe siècle : Actes et lettres catholiques, texte alexandrin. Bibliotheca Bodmeriana, Cologny ; cf. Metzger-Ehrman, 2005.

    81
  67. Codex Vaticanus (B), IVe siècle : Bible grecque presque complète. Biblioteca Vaticana ; cf. Metzger-Ehrman, 2005.

    82
  68. Codex Sinaiticus, IVe siècle : Nouveau Testament complet. British Library, Londres ; cf. Metzger-Ehrman, 2005.

    83
  69. Codex Alexandrinus (A), Ve siècle : les Actes en haute qualité. British Library, Londres ; cf. Metzger-Ehrman, 2005.

    84
  70. Saint Jérôme, Vulgate, fin du IVe siècle : la traduction latine reçue, avec les Actes à leur place. Biblia Sacra Vulgata, Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart.

    85
  71. Léon XIII, encyclique Providentissimus Deus, 18 novembre 1893 : inspiration sans erreur et études orientales. Denzinger-Hünermann 3291-3294 ; texte sur vatican.va.

    87 205
  72. Pie XII, encyclique Divino afflante Spiritu, 30 septembre 1943 : langues originales, genres littéraires, critique textuelle. Texte sur vatican.va.

    88 206
  73. Concile Vatican II, constitution Dei Verbum, § 12 : chercher l'intention des auteurs à travers leurs modes d'expression. Texte sur vatican.va.

    89 207
  74. Codex de Bèze (D), Ve siècle : manuscrit bilingue grec-latin du texte occidental, offert à Cambridge par Théodore de Bèze. Cambridge University Library ; cf. Metzger-Ehrman, 2005.

    90
  75. Le texte occidental, plus long d'environ dix pour cent, ajoute précisions narratives et détails de voyage sans changer la doctrine. Cf. Metzger, A Textual Commentary on the Greek New Testament, United Bible Societies, Londres, 1971.

    91
  76. Marie-Émile Boismard, Arnaud Lamouille, Le texte occidental des Actes des Apôtres, 2 vol., Éditions Recherche sur les civilisations, Paris, 1984 : reconstitution d'un texte primitif en deux temps.

    92
  77. Actes des Apôtres, 1, 8 : le programme, de Jérusalem aux extrémités de la terre. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    93 95
  78. Jérusalem, la Judée et la Samarie, les extrémités : trois cercles parcourus jusqu'à Rome. Cf. Jacques Dupont, Études sur les Actes des Apôtres, Cerf, Paris, 1967.

    94
  79. Les six sommaires de la croissance, Ac 6, 7 ; 9, 31 ; 12, 24 ; 16, 5 ; 19, 20 ; 28, 30 à 31. Cf. Dupont, 1967.

    96
  80. Actes des Apôtres, 13 : Chypre, Sergius Paulus proconsul, Antioche de Pisidie. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    100 195
  81. Actes des Apôtres, 20 : les adieux de Milet aux anciens d'Éphèse. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    102 129 131
  82. Pierre, Étienne, Paul : une vingtaine de discours occupant près d'un tiers du livre. Relevé dans Bruce, Acts, 1990.

    103
  83. Prophéties, Jésus accrédité, croix selon le dessein, résurrection attestée, appel et promesse : le schéma du kérygme primitif. Cf. C. H. Dodd, The Apostolic Preaching and Its Developments, Hodder and Stoughton, Londres, 1936.

    104
  84. Actes des Apôtres, 2, 37 à 39 : que devons-nous faire, la conversion et le don de l'Esprit. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    105
  85. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, I, 22 : faire dire aux orateurs ce que la situation exigeait, au plus près du sens général. Les Belles Lettres, Paris.

    106
  86. Martin Dibelius, Studies in the Acts of the Apostles, SCM Press, Londres, 1956 : les discours comme compositions historiques antiques, à lire avec la densité scripturaire des traditions jérusalémites.

    107
  87. Actes des Apôtres, 15, 7 à 21 : Pierre, Paul, Barnabé et Jacques au concile. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    109 110 132
  88. Actes des Apôtres, 15, 28 à 29 : l'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé, la lettre apostolique. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    111 147
  89. Le premier concile comme modèle : difficulté réelle, débat libre, Écriture et Esprit confrontés, décision reçue dans la joie. Cf. Dupont, 1967.

    112
  90. Actes des Apôtres, 4, 12 : en nul autre que lui, il n'y a de salut. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    116
  91. Après Ac 15, Luc suit la mission qui avance vers Rome : dessein du récit, non disgrâce. Cf. Bruce, Acts, 1990.

    117
  92. Pierre à Rome et martyr sous Néron : Eusèbe, Histoire ecclésiastique, II, 25 ; fouilles de la nécropole vaticane au XXe siècle. Cf. Margherita Guarducci, La tomba di Pietro, Rusconi, Milan, 1989.

    118
  93. Actes des Apôtres, 6 : l'institution des Sept et Étienne plein de grâce. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    119
  94. Actes des Apôtres, 7, 54 à 60 : le ciel ouvert, la lapidation et le pardon d'Étienne. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    121 122
  95. Actes des Apôtres, 8, 1 à 4 : la dispersion qui dissémine la Parole. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    124
  96. Trois voyages missionnaires, Églises de Chypre à la Grèce, prisons et naufrages : Ac 13 à 28. Cf. Ramsay, St. Paul the Traveller and the Roman Citizen, Hodder and Stoughton, Londres, 1895.

    125
  97. Actes des Apôtres, 16, 14 à 15 et 16, 30 à 34 : Lydie, puis le geôlier et les siens. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    126
  98. Actes des Apôtres, 17 : Thessalonique, Bérée, Athènes et l'Aréopage. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    127 128
  99. Actes des Apôtres, 26 : Paul devant Agrippa II, le récit de Damas et l'appel. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    130
  100. Flavius Josèphe, Antiquités juives, XX, 9, 1, vers 93 : la lapidation de Jacques, frère de Jésus, sous le grand prêtre Anân. Traduction Théodore Reinach, Les Belles Lettres, Paris.

    133
  101. Une Église de Judée zélée pour la Loi avant 70, puis le déplacement vers Antioche, Éphèse et Rome. Cf. Eusèbe, Histoire ecclésiastique, III, 5 ; Bruce, Acts, 1990.

    134
  102. Actes des Apôtres, 2, 16 à 21 : Joël et la résurrection selon le psaume 15. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    136 137 163
  103. Catéchisme de l'Église catholique, § 731 : à la Pentecôte s'accomplit la Pâque et se manifeste publiquement l'Église. Édition Mame-Plon, Paris, 1992.

    138
  104. Actes des Apôtres, 2, 42 à 47 : les quatre piliers de la vie commune. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    139 152 153
  105. Actes des Apôtres, 8, 14 à 17 : Pierre et Jean en Samarie, le don de l'Esprit. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    140
  106. Actes des Apôtres, 19 : Éphèse, les disciples de Jean-Baptiste et le grammate de la ville. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    142
  107. L'Esprit précède et provoque la mission, convertissant les missionnaires avant leurs auditeurs : Samarie, Corneille, Macédoine. Cf. Dupont, 1967.

    144
  108. L'ange des prisons, Ac 5 et 12 ; Philippe enlevé, Ac 8 ; la nappe de Pierre, Ac 10 ; le Macédonien, Ac 16 ; l'interdit d'Asie et de Bithynie, Ac 16, 6 à 10. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    145
  109. Le merveilleux raconté avec la même précision topographique que le reste : rues, maisons, heures, hôtes. Cf. Hemer, 1989.

    146
  110. Concile Vatican II, constitutions et décrets invoquant l'Esprit à chaque session, à la suite du l'Esprit Saint et nous-mêmes d'Ac 15, 28. Textes sur vatican.va.

    148
  111. Actes des Apôtres, 6, 1 à 6 : les Sept institués pour le service des tables. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    149
  112. Actes des Apôtres, 1, 15 à 26 : l'élection de Matthias au collège apostolique. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    150
  113. Catéchisme de l'Église catholique, § 767 : l'Église, moyen et but, où l'Esprit fait des hommes des témoins. Édition Mame-Plon, Paris, 1992.

    151
  114. La prière à chaque tournant : Cénacle, Belle Porte, prisons, maisons, rivage de Tyr. Cf. Dupont, 1967.

    154
  115. Actes des Apôtres, 4, 32 à 35 : un seul cœur et une seule âme, tout en commun. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    155 157
  116. Actes des Apôtres, 5, 1 à 11 : Ananie et Saphire devant l'Esprit. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    156
  117. Actes des Apôtres, 5, 41 : tout joyeux d'avoir été jugés dignes ; cf. Paul et Silas à Philippes, Ac 16, 25. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    158
  118. La joie dans la persécution, signature lucanienne : Ac 5, 41 ; 13, 52 ; 16, 25. Cf. Dupont, 1967.

    159
  119. Actes des Apôtres, 13, 16 à 41 : Paul à Antioche de Pisidie et l'histoire du salut. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    160 166
  120. Actes des Apôtres, 13, 48 : les nations se réjouissent en entendant la Parole. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    161
  121. Pierre et Paul prêchent le même Christ, mêmes Écritures, même promesse : contre l'opposition de l'école de Tübingen. Cf. Dodd, 1936 ; Bruce, Acts, 1990.

    162
  122. Actes des Apôtres, 8, 32 à 35 : Isaïe 53 lu par l'eunuque, annoncé par Philippe. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    165
  123. Actes des Apôtres, 3, 18 : Dieu a accompli ce qu'il avait annoncé par tous les prophètes. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    167
  124. Catéchisme de l'Église catholique, § 128 à 130 : unité des Testaments et typologie. Édition Mame-Plon, Paris, 1992.

    168
  125. Actes des Apôtres, 10, 39 à 41 : les témoins qui ont mangé et bu avec le Ressuscité. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    169
  126. Actes des Apôtres, 4, 33 : les apôtres rendent témoignage avec une grande force. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    170
  127. La résurrection au centre de chaque grande scène : Pentecôte, Étienne, Corneille, Aréopage, tribunaux. Cf. Dodd, 1936.

    171
  128. Ordo Lectionum Missae, 1969 : les Actes en première lecture de tout le temps pascal. Typis Polyglottis Vaticanis, 1969.

    173
  129. La Vigile pascale et les baptêmes d'adultes selon le modèle des conversions des Actes. Missale Romanum, Typis Polyglottis Vaticanis, 2002.

    174
  130. Saint Justin, Première Apologie, 66 à 67, vers 150 à 155 : les mémoires des apôtres lus le dimanche. Édition Sources Chrétiennes 507, Cerf, Paris, 2006.

    175
  131. Dès le milieu du IIe siècle, les récits apostoliques lus à la messe comme les prophètes : les Actes, Écriture en acte. Cf. Justin, Apologie 67.

    176
  132. Baptême, Ac 2, 38 ; imposition des mains en Samarie et à Éphèse, Ac 8 et 19 ; envoi de Paul et Barnabé, Ac 13, 1 à 3. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    177
  133. Catéchisme de l'Église catholique, § 1226 et 1242 : le baptême selon les Actes. Édition Mame-Plon, Paris, 1992.

    178
  134. Catéchisme de l'Église catholique, § 1288 : l'imposition des mains qui donne l'Esprit, Ac 8 et 19. Édition Mame-Plon, Paris, 1992.

    179
  135. Pierre et Paul le 29 juin, la conversion de Paul le 25 janvier, Étienne le 26 décembre, Jacques le 25 juillet, Barnabé le 11 juin, Luc le 18 octobre. Calendarium Romanum, Typis Polyglottis Vaticanis, 1969.

    180
  136. La messe de la Pentecôte proclame Ac 2, celle de saint Étienne Ac 6 à 7, celle de la Chaire de Pierre les passages de la primauté. Ordo Lectionum Missae, 1969.

    181
  137. Ferdinand Christian Baur, école de Tübingen, Kritische Untersuchungen über die kanonischen Evangelien, 1847, et Paulus, 1845 : quatre lettres authentiques et conflits du IIe siècle.

    182
  138. Ernest Renan, Les Apôtres, Michel Lévy, Paris, 1866 : le dernier rédacteur est bien le disciple de Paul qui dit nous, composition vers 71 ou 72.

    183
  139. Ernst Haenchen, Die Apostelgeschichte, MeyerKEK, Vandenhoeck et Ruprecht, Göttingen, 1977 : datation vers 100 à 120 ; Hans Conzelmann, Die Mitte der Zeit, Mohr, Tübingen, 1954, et Acts, Hermeneia, Fortress, Philadelphie, 1987 : théologie lucanienne tardive.

    184
  140. Richard I. Pervo, Dating Acts, Polebridge Press, Santa Rosa, 2006 : le milieu du IIe siècle, Luc lecteur de Josèphe, tout en reconnaissant la datation haute possible sur les indices internes.

    185 192
  141. Le nous comme artifice de récit de voyage antique : hypothèse sans preuve, contredite par le dosage et la précision des passages. Cf. Hemer, 1989.

    186
  142. Concile comparé à Ga 2, itinéraires confrontés aux lettres, théologie moins tranchée : vraies difficultés de genres différents. Cf. Carson-Moo, 2005 ; Bruce, Paul : Apostle of the Heart Set Free, Eerdmans, Grand Rapids, 1977.

    187 203
  143. Commission biblique pontificale, L'interprétation de la Bible dans l'Église, 1993 : méthodes historico-critiques indispensables mais insuffisantes sans la Tradition. Texte sur vatican.va.

    188 208
  144. Colin J. Hemer, The Book of Acts in the Setting of Hellenistic History, éd. Conrad H. Gempf, Mohr Siebeck, Tübingen, 1989 : 84 détails vérifiables dans les seize derniers chapitres, datation vers 62. Original anglais de la citation : inconsequential details are hard to explain except as vivid experiences recalled at no great distance.

    193 194
  145. Politarches à Thessalonique, Ac 17, 6 : titre macédonien confirmé par les inscriptions. Cf. Hemer, 1989.

    197
  146. Actes des Apôtres, 19, 35 : le grammate de la ville d'Éphèse. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    198
  147. Actes des Apôtres, 28, 7 : Publius, premier de l'île de Malte. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    199
  148. A. N. Sherwin-White, Roman Society and Roman Law in the New Testament, Oxford University Press, Oxford, 1963 : les procédures des Actes conformes au droit romain du Ier siècle.

    201
  149. William M. Ramsay, St. Paul the Traveller and the Roman Citizen, Hodder and Stoughton, Londres, 1895 : les Actes, guide de premier ordre pour la géographie et les antiquités du temps.

    202
  150. Les témoins oculaires vivaient encore à la publication : ni Paul, ni Pierre, ni Jacques, ni les Églises destinataires n'auraient laissé passer une falsification. Cf. Robinson, 1976.

    204
  151. Catéchisme de l'Église catholique, § 126 : les trois étapes de la formation des évangiles. Édition Mame-Plon, Paris, 1992.

    209