La Pentecôte et la naissance de l'Église

La Pentecôte manifeste publiquement l'Église : l'Esprit promis par le Christ transforme le Cénacle en mission universelle.

Ignispedia

La Pentecôte est l'événement où l'Esprit Saint, promis par le Christ ressuscité, est donné aux Apôtres réunis à Jérusalem. Le récit central se trouve en Actes 2 : un bruit comme un violent coup de vent, des langues comme de feu, les disciples remplis de l'Esprit Saint, puis la première prédication publique de Pierre et les premiers baptêmes en masse.[1]

La Pentecôte : de la promesse à la mission. L'événement relie la promesse du Christ, la prière du Cénacle, l'effusion de l'Esprit, la prédication de Pierre et l'envoi universel de l'Église. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Pour la foi catholique, il ne s'agit pas seulement d'un épisode spectaculaire de l'âge apostolique. Le Catéchisme dit que, ce jour-là, la Pâque du Christ s'accomplit dans l'effusion de l'Esprit Saint ; l'Église y voit la manifestation publique de son identité et l'inauguration de sa mission dans l'histoire.[2][3] La Pentecôte est donc souvent appelée, avec justesse, la naissance visible de l'Église : non parce que Dieu n'avait rien préparé avant, mais parce que le Corps apostolique reçoit alors la force de sortir, d'annoncer, de baptiser et de rassembler les nations.

Que signifie le mot Pentecôte ?

Le mot Pentecôte vient du grec pentekostê, « cinquantième ». Dans le judaïsme biblique, il désigne la fête des Semaines, célébrée sept semaines après la Pâque, avec offrande des prémices et joie devant Dieu, dans le souvenir de l'esclavage en Égypte.[4] Le lien avec le don de la Loi au Sinaï est plus tardif : la tradition rabbinique voit dans Chavouot « le jour où la Torah fut donnée »[5], et saint Augustin rapproche les cinquante jours de la Pâque au Sinaï, où la Loi est écrite du doigt de Dieu, des cinquante jours après la Pâque du Christ, où l'Esprit, doigt de Dieu, est donné[6]. Le livre de Tobie parle déjà de cette fête comme de la « sainte fête des Semaines » ; 2 Maccabées emploie aussi le nom grec de Pentecôte.[7]

« Lors de notre fête de la Pentecôte, qui est la sainte fête des Semaines, on me prépara un bon repas et je m'étendis pour le prendre. » — Livre de Tobie 2, 1 (traduction liturgique AELF)[8]

Le choix du calendrier n'est donc pas décoratif. Actes 2 situe l'effusion de l'Esprit pendant une fête de pèlerinage : Jérusalem est pleine de Juifs pieux venus de la diaspora. C'est précisément cette foule multilingue qui entendra les Apôtres proclamer les merveilles de Dieu.[9] Le signe des langues n'est pas une curiosité privée : il manifeste que l'Évangile est destiné à sortir immédiatement du cercle galiléen.

De la fête juive à l'accomplissement chrétien

La tradition chrétienne a très tôt uni la Pentecôte à Pâques : au début du IIIe siècle, Tertullien compte déjà la Pentecôte, avec Pâques, parmi les temps les plus solennels pour conférer le baptême[10]. La Catholic Encyclopedia rappelle que la fête commémore la descente de l'Esprit Saint cinquante jours après la Résurrection, sur l'ancienne fête juive des Semaines.[11] Ce lien est théologiquement décisif : de même que Pâques chrétienne accomplit la Pâque d'Israël dans la mort et la résurrection du Christ, la Pentecôte chrétienne accomplit la fête des Semaines dans le don de l'Esprit et la naissance missionnaire du peuple nouveau.

Dans l'Ancienne AllianceDans l'accomplissement chrétien
Cinquantième jour après la PâqueCinquantième jour après la Résurrection
Fête des prémices et des SemainesPremières récoltes missionnaires de l'Église
Peuple convoqué à JérusalemNations appelées à entrer dans l'Église
Mémoire de l'Alliance (lecture ultérieure : le jour du don de la Torah)Loi nouvelle écrite par l'Esprit dans les cœurs[12]

Le rapprochement avec Babel est également classique. À Babel, les langues divisent l'humanité ; à la Pentecôte, elles ne disparaissent pas, mais deviennent transparentes à une même annonce.[13] Vatican II dira que l'Église de la Nouvelle Alliance « parle toutes les langues » et embrasse toutes les langues dans sa charité.[14]

Que se passe-t-il dans le récit des Actes ?

L'attente au Cénacle

Avant l'événement, les disciples ne sont pas dispersés au hasard. Jésus ressuscité leur a ordonné d'attendre à Jérusalem la promesse du Père : ils seront baptisés dans l'Esprit Saint et recevront une force pour être ses témoins « jusqu'aux extrémités de la terre ».[15] Luc précise que les Apôtres, les femmes, Marie mère de Jésus et les frères du Seigneur — ses frères, c'est-à-dire ses proches parents[16] — sont assidus à la prière.[17]

Cette attente est déjà ecclésiale. On y trouve la mémoire du Christ, la présence de Marie, le collège apostolique reconstitué après le choix de Matthias, la prière commune et l'obéissance à une parole reçue.[18] L'Église ne naît pas d'une stratégie de communication ; elle naît d'une promesse reçue, d'une prière persévérante et d'un envoi venu d'en haut.

« Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous. »
— Actes 1, 8[19]

Le vent, le feu et les langues

Actes 2 accumule trois signes : un bruit venu du ciel comme un vent violent, des langues comme de feu qui se posent sur chacun, et la parole en d'autres langues.[20] Le vent rappelle le souffle créateur de Dieu ; le feu évoque la présence divine qui purifie, éclaire et envoie ; les langues indiquent que la mission n'est pas réservée à une élite religieuse ou ethnique.

Le Catéchisme range explicitement le feu parmi les symboles majeurs de l'Esprit Saint : la Pentecôte en donne l'une des manifestations les plus expressives.[21] Le récit ne dit pas que les Apôtres deviennent soudain des orateurs brillants par tempérament. Il dit qu'ils sont remplis de l'Esprit, et que cet Esprit rend leur témoignage audible dans la diversité des peuples.

La première prédication de Pierre

Pierre interprète l'événement à partir du prophète Joël : dans les derniers jours, Dieu répand son Esprit sur toute chair.[22] Il annonce ensuite Jésus crucifié et ressuscité, établi Seigneur et Christ. Le cœur de la première annonce de la foi (le kérygme apostolique) est déjà là : la mort réelle du Christ, sa résurrection, son exaltation à la droite de Dieu, le don de l'Esprit comme signe visible de cette exaltation.[23]

La foule ne reçoit pas une leçon abstraite de doctrine sur le Saint-Esprit. Elle est touchée au cœur — les Actes disent : « Les auditeurs furent touchés au cœur » (Ac 2, 37, traduction liturgique AELF) — et demande quoi faire. La réponse de Pierre tient en trois actes : conversion, baptême au nom de Jésus Christ, réception du don de l'Esprit Saint.[24] Le même jour, environ trois mille personnes sont agrégées à la communauté.[25]

« Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. » — Actes 2, 38 (traduction liturgique AELF)[26]

Étape du discours de PierreContenu doctrinal
Joël accompliL'Esprit est répandu dans les temps messianiques
Jésus attesté par DieuMiracles, signes et prodiges renvoient à sa mission
Jésus crucifiéLa Passion n'est pas un accident hors du dessein de Dieu
Jésus ressuscitéDieu ne l'a pas abandonné à la mort
Jésus exaltéIl reçoit et répand l'Esprit promis
Appel finalConversion, baptême, pardon des péchés, don de l'Esprit

Pourquoi parler de naissance de l'Église ?

L'Église est préparée avant la Pentecôte

Dire que la Pentecôte est la naissance de l'Église ne signifie pas que l'Église aurait commencé sans racines. Vatican II enseigne qu'elle est annoncée en figure dès l'origine du monde, préparée dans l'histoire d'Israël, établie dans ces temps qui sont les derniers et manifestée par l'effusion de l'Esprit Saint[27] ; le même concile dit que le Seigneur Jésus « posa le commencement de son Église »[28]. Le Christ a déjà choisi les Douze, promis les clefs à Pierre (Mt 16, 19) puis, ressuscité, lui a confié ses brebis (Jn 21, 15-17), institué l'Eucharistie, donné aux Apôtres le pouvoir de remettre les péchés (Jn 20, 22-23), donné le commandement missionnaire et ouvert son côté sur la Croix, d'où est née l'Église[29][30].

« Mais l'Église est née principalement du don total du Christ pour notre salut, anticipé dans l'institution de l'Eucharistie et réalisé sur la Croix. » — Catéchisme de l'Église catholique, §766[31]

La Pentecôte n'est donc pas la fondation totale à partir de rien ; elle est la manifestation publique et la mise en mouvement. C'est le moment où ce qui était déjà constitué par le Christ reçoit son souffle missionnaire, sa parole publique et sa fécondité sacramentelle.

L'Église se manifeste publiquement

Le Catéchisme cite directement Vatican II : le jour de Pentecôte, l'Esprit est envoyé pour sanctifier l'Église en permanence ; alors l'Église se manifeste publiquement devant la multitude et la diffusion de l'Évangile commence avec la prédication.[32] Cette précision évite deux réductions. La Pentecôte n'est pas seulement une expérience intérieure ; elle est un événement public. Mais elle n'est pas non plus une simple prise de parole humaine ; elle est l'effet de l'Esprit envoyé par le Christ.

« L'Église se manifesta publiquement devant la multitude. »
— Vatican II, Ad Gentes §4[33]

La mission commence immédiatement

Le signe le plus concret de cette naissance est missionnaire. Dès le premier jour, l'Église parle, appelle à la conversion et baptise : ce jour-là, environ trois mille personnes sont agrégées (Ac 2, 41). Puis la vie de la communauté se déploie dans la durée : Actes 2, 42 donne son portrait durable — enseignement des Apôtres, communion fraternelle, fraction du pain, prières.[34][35]

Ces quatre traits resteront structurants. L'enseignement apostolique donne la foi ; la communion donne le corps visible ; la fraction du pain renvoie à l'Eucharistie ; les prières inscrivent la communauté dans la louange et l'attente. La Pentecôte fait donc naître une Église reconnaissable : doctrinale, sacramentelle, fraternelle et missionnaire.

Quel rôle joue Marie ?

Actes 1 mentionne explicitement Marie au milieu des disciples en prière.[36] Sa présence est sobre, mais théologiquement forte. Celle sur qui l'Esprit était déjà venu à l'Annonciation se trouve maintenant au milieu de l'Église qui reçoit l'Esprit pour enfanter le Christ dans les nations.[37]

Vatican II présente Marie comme type et modèle de l'Église dans la foi, la charité et l'union parfaite au Christ.[38] Dans la scène du Cénacle, elle n'est pas au-dessus des Apôtres comme une autorité parallèle ; elle est au cœur de l'Église priante, maternelle, disponible à l'Esprit. C'est pourquoi l'iconographie catholique la place souvent au centre des représentations de la Pentecôte.[39]

« On voit les Apôtres, avant le jour de Pentecôte, « persévérant d'un même cœur dans la prière avec quelques femmes dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1, 14) ; et l'on voit Marie appelant elle aussi de ses prières le don de l'Esprit qui, à l'Annonciation, l'avait déjà elle-même prise sous son ombre. » — Vatican II, Lumen Gentium §59[40]

Que change la Pentecôte pour les sacrements ?

Le Catéchisme relie la Pentecôte au baptême et à la confirmation. Dès ce jour, l'Église administre le baptême : Pierre demande à ceux qui accueillent la Parole de se convertir et d'être baptisés pour le pardon des péchés.[41]

« Dès le jour de la Pentecôte, l'Église a célébré et administré le saint Baptême. » — Catéchisme de l'Église catholique, §1226[42] Pour la confirmation, le Catéchisme explique que la plénitude de l'Esprit reçue par le Messie devait être communiquée au peuple messianique ; cette promesse est réalisée d'abord le soir de Pâques, puis plus éclatamment à la Pentecôte.[43]

Cela éclaire la vie chrétienne ordinaire. La Pentecôte n'est pas un souvenir isolé réservé aux débuts de l'Église ; elle demeure sacramentellement présente. Le baptisé est incorporé au Christ, reçoit l'Esprit et entre dans le peuple de Dieu. Le confirmé est fortifié pour témoigner. La liturgie, selon le Catéchisme, appartient elle-même au temps inauguré par le don de l'Esprit : le temps de l'Église, où le Christ rend présent son mystère par les sacrements.[44]

Pentecôte, catholicité et unité des peuples

La liste des peuples en Actes 2 est volontairement ample : Parthes, Mèdes, Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée, de Cappadoce, du Pont, d'Asie, de Phrygie, de Pamphylie, d'Égypte, de Libye, de Rome, Crétois et Arabes.[45] Luc veut montrer que la mission commence déjà dans une géographie symboliquement universelle.

Vatican II lit explicitement cette scène comme préfiguration de la catholicité : l'Église de la Nouvelle Alliance « parle toutes les langues, comprend et embrasse dans sa charité toutes les langues, et triomphe ainsi de la dispersion de Babel ».[46] L'unité chrétienne n'est donc pas l'uniformité culturelle.

« [F]ut préfigurée l'union des peuples dans la catholicité de la foi, par l'Église de la Nouvelle Alliance, qui parle toutes les langues, comprend et embrasse dans sa charité toutes les langues, et triomphe ainsi de la dispersion de Babel. » — Vatican II, Ad Gentes §4[47] L'Esprit ne supprime pas les peuples ; il leur donne d'entendre la même foi et d'entrer dans la même communion.

Cette catholicité est aussi apostolique. Pierre parle au nom du groupe apostolique ; les nouveaux baptisés persévèrent dans l'enseignement des Apôtres.[48] L'Esprit ne crée pas une inspiration privée contre l'Église visible : il édifie une communion fondée sur les Apôtres, nourrie par les sacrements et envoyée aux nations.

La Pentecôte dans la liturgie

La solennité de la Pentecôte conclut les cinquante jours du temps pascal[49]. La couleur liturgique rouge — portée le dimanche de la Pentecôte[50] — rappelle le feu de l'Esprit et l'ardeur de la charité. La tradition latine chante le jour de la Pentecôte sa séquence propre, le Veni Sancte Spiritus — obligatoire ce jour-là, comme la séquence pascale l'est à Pâques ; les deux autres séquences gardées par le Missel, le Lauda Sion de la Fête-Dieu et le Stabat Mater de Notre-Dame des Douleurs, sont facultatives[51][52] — ainsi que l'hymne Veni Creator Spiritus, deux grands textes de supplication à l'Esprit.[53]

« Le jour de la Pentecôte, par l'effusion de l'Esprit Saint, l'Église est manifestée au monde. » — Catéchisme de l'Église catholique, §1076[54]

Historiquement, la vigile de Pentecôte a été, comme la vigile pascale, un temps de baptêmes. La Catholic Encyclopedia signale que ceux qui se préparaient au baptême (les catéchumènes) et n'avaient pas été baptisés à Pâques y étaient baptisés, ce qui explique la proximité ancienne entre les rites du samedi saint et ceux de la vigile pentecostale.[55]

Le lien avec Pâques reste essentiel. La Pentecôte n'ajoute pas un second centre à la foi chrétienne ; elle déploie la Résurrection dans l'Église. Le Christ ressuscité répand l'Esprit ; l'Esprit rend le Christ présent, compris, annoncé et reçu.

Ce qu'il faut retenir

La Pentecôte est à la fois un événement biblique précis et une clef de ce que l'Église catholique comprend d'elle-même. Elle accomplit la promesse du Christ, manifeste publiquement l'Église, inaugure le temps missionnaire, rend visible la catholicité et inscrit la vie sacramentelle dans le souffle de l'Esprit.

En Actes 2, l'Église apparaît déjà avec ses traits fondamentaux : apostolique par l'enseignement de Pierre et des Douze, sacramentelle par le baptême et la fraction du pain, mariale par la prière du Cénacle, catholique par les langues et les peuples, missionnaire par l'annonce immédiate du Christ ressuscité. Voilà pourquoi parler de « naissance de l'Église » n'est pas une formule pieuse vague : c'est dire, avec le Catéchisme, la naissance visible de l'Église et sa manifestation publique.[56]

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Bible, Actes 2, 1-13 : récit du vent, des langues comme de feu et de la parole donnée aux disciples.

    1 20
  2. Catéchisme de l'Église catholique, §§731-732 : la Pâque du Christ s'accomplit dans l'effusion de l'Esprit Saint ; le Royaume est ouvert à ceux qui croient.

    2
  3. Catéchisme de l'Église catholique, §767, citant Vatican II, Lumen Gentium §4 et Ad Gentes §4.

    3 32 56
  4. Bible, Exode 34, 22 (fête des Semaines, prémices, moisson) ; Deutéronome 16, 9-12 (offrande, joie devant Dieu, souvenir de l'esclavage en Égypte) : ni l'Alliance ni le Sinaï n'y sont mentionnés.

    4
  5. Talmud de Babylone, traité Pesahim 68b : Chavouot y est « le jour où la Torah fut donnée » (texte anglais sur Sefaria).

    5
  6. Saint Augustin, Lettre 55 à Janvier, ch. 16, § 29 : « after 50 days the Law is given, which inspires fear, written by the finger of God [...] after 50 days is given the Holy Spirit, who is the finger of God » (texte anglais sur New Advent).

    6
  7. Bible, Tobie 2, 1 ; 2 Maccabées 12, 32 : attestations bibliques de la fête des Semaines / Pentecôte dans la tradition juive hellénistique.

    7 8
  8. Bible, Actes 2, 5-11 : liste des peuples et régions représentés à Jérusalem.

    9 45
  9. Tertullien, De baptismo, 19 : après Pâques, « la Pentecôte est un temps très joyeux pour conférer les baptêmes » (texte anglais : « Pentecost is a most joyous space for conferring baptisms », trad. Thelwall, New Advent).

    10
  10. Frederick Holweck, « Pentecost (Whitsunday) », The Catholic Encyclopedia, vol. 15, Robert Appleton Company, New York, 1912, via New Advent.

    11
  11. Talmud, Pesahim 68b ; saint Augustin, Lettre 55 à Janvier, ch. 16, § 29 ; Bible, Jérémie 31, 33 (« Je mettrai ma Loi au plus profond d'eux-mêmes ; je l'inscrirai sur leur cœur », AELF) ; Catéchisme de l'Église catholique, §1966 (« La Loi nouvelle est la grâce du Saint-Esprit donnée aux fidèles par la foi au Christ »).

    12
  12. Bible, Genèse 11, 1-9 : récit de Babel ; comparaison traditionnelle avec Actes 2.

    13
  13. Concile Vatican II, décret Ad Gentes, 7 décembre 1965, §4 : mission du Saint-Esprit et manifestation publique de l'Église à la Pentecôte, texte officiel vatican.va.

    14 33 46 47
  14. Bible, Actes 1, 4-8 : promesse de l'Esprit et mandat de témoigner jusqu'aux extrémités de la terre.

    15 19
  15. Catéchisme de l'Église catholique, §500 : « Il s'agit de proches parents de Jésus, selon une expression connue de l'Ancien Testament ».

    16
  16. Bible, Actes 1, 14 : Marie, les Apôtres et les disciples persévèrent ensemble dans la prière.

    17 36
  17. Bible, Actes 1, 15-26 : choix de Matthias pour compléter le collège des Douze avant la Pentecôte.

    18
  18. Catéchisme de l'Église catholique, §696 : le feu comme symbole de l'énergie transformante de l'Esprit Saint, avec référence à Actes 2, 3-4.

    21
  19. Bible, Joël 3, 1-5 selon la numérotation liturgique française (Jl 2, 28-32 dans plusieurs éditions) ; Actes 2, 16-21.

    22
  20. Bible, Actes 2, 22-36 : annonce de Jésus crucifié, ressuscité, exalté et donateur de l'Esprit.

    23
  21. Bible, Actes 2, 37-39 : appel de Pierre à la conversion, au baptême et à la réception du don de l'Esprit.

    24 26
  22. Bible, Actes 2, 41 : environ trois mille personnes sont agrégées ce jour-là.

    25 34
  23. Concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen Gentium, 21 novembre 1964, §2 : l'Église préparée dans l'histoire du salut et manifestée par l'effusion de l'Esprit, texte officiel vatican.va.

    27
  24. Concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen Gentium, 21 novembre 1964, §5 : « le Seigneur Jésus posa le commencement de son Église », texte officiel vatican.va.

    28
  25. Catéchisme de l'Église catholique, §766 : « Mais l'Église est née principalement du don total du Christ pour notre salut, anticipé dans l'institution de l'Eucharistie et réalisé sur la Croix », citant Vatican II, Lumen Gentium §3 (« Le commencement et la croissance de l'Église sont signifiés par le sang et l'eau sortant du côté ouvert de Jésus crucifié ») et Sacrosanctum Concilium §5 (« Car c'est du côté du Christ endormi sur la croix qu'est né l'admirable sacrement de l'Église toute entière »).

    29 31
  26. Bible, Marc 3, 13-19 ; Matthieu 16, 18-19 (promesse des clefs : « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux ») ; Luc 22, 19-20 ; Jean 19, 34 ; Jean 20, 21-23 (pouvoir de remettre les péchés donné aux Apôtres) ; Jean 21, 15-17 (charge confiée à Pierre après la résurrection) ; Matthieu 28, 18-20. Cf. Vatican I, constitution dogmatique Pastor aeternus, ch. 1 : la primauté « promise et donnée » (lat. promissum atque collatum) à Pierre, conférée après la résurrection par « Pais mes agneaux, pais mes brebis » (lat. Pasce agnos meos, pasce oves meas).

    30
  27. Bible, Actes 2, 42 : enseignement des Apôtres, communion fraternelle, fraction du pain et prières.

    35 48
  28. Bible, Luc 1, 35 : l'Esprit Saint vient sur Marie à l'Annonciation.

    37
  29. Concile Vatican II, Lumen Gentium, §§63-65 : Marie comme type et modèle de l'Église dans la foi, la charité et l'union au Christ.

    38
  30. Place centrale non systématique dans les images occidentales les plus anciennes, où Marie peut être absente ; mais attestée tôt et durablement : miniature de la Pentecôte au folio 14v de l'Évangéliaire de Rabbula (copié en 586, Florence, Biblioteca Medicea Laurenziana, Plut. I.56 — Marie en bleu au centre, entourée des Apôtres sous la colombe) ; El Greco, La Pentecôte (vers 1600, retable du collège de Doña María de Aragón, musée du Prado, Madrid — Marie assise au centre de la composition) ; Jean II Restout, La Pentecôte (1732, pour le réfectoire de Saint-Denis, musée du Louvre, Paris — Marie debout au centre des Apôtres).

    39
  31. Concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen Gentium, 21 novembre 1964, §59, texte officiel vatican.va.

    40
  32. Catéchisme de l'Église catholique, §1226 : dès le jour de la Pentecôte, l'Église célèbre et administre le baptême.

    41 42
  33. Catéchisme de l'Église catholique, §1287 : la plénitude de l'Esprit du Messie communiquée au peuple messianique, réalisée de manière éclatante à la Pentecôte.

    43
  34. Catéchisme de l'Église catholique, §1076 : la Pentecôte inaugure le temps de l'Église dans la dispensation du mystère.

    44 54
  35. Église catholique, Normes universelles de l'année liturgique, n° 22-23 : les cinquante jours du dimanche de la Résurrection au dimanche de Pentecôte sont célébrés comme un seul jour de fête, et cette période sacrée de cinquante jours se conclut par le dimanche de Pentecôte ; cf. Catéchisme de l'Église catholique, §731 (« au terme des sept semaines Pascales »).

    49
  36. Église catholique, Présentation générale du Missel romain, n° 346 : le rouge est porté le dimanche de la Pentecôte (texte officiel italien : « Il colore rosso si usa [...] nella domenica di Pentecoste », vatican.va).

    50
  37. Église catholique, Présentation générale du Missel romain, n° 64 : « La séquence, qui est facultative sauf aux jours de Pâques et de la Pentecôte » (texte officiel italien : « La Sequenza, che, tranne nei giorni di Pasqua e Pentecoste, è facoltativa », vatican.va).

    51
  38. Outre le Victimae paschali (Pâques) et le Veni Sancte Spiritus (Pentecôte), le Missel ne prévoit une séquence que pour la Fête-Dieu — le Lauda Sion, séquence du rite romain pour le Corpus Christi écrite par saint Thomas d'Aquin vers 1264, d'un usage facultatif dans la forme ordinaire — et pour Notre-Dame des Douleurs — le Stabat Mater, hymne du XIIIe siècle chanté à la liturgie du mémorial. L'optionnalité découle de PGMR, n° 64 (séquence facultative sauf à Pâques et à la Pentecôte).

    52
  39. Frederick Holweck, « Pentecost (Whitsunday) », The Catholic Encyclopedia, 1912, alinéa « The office of Pentecost has only one Nocturn… » : Veni Creator chanté à Tierce au lieu de l'hymne habituelle (car l'Esprit descendit à la troisième heure), séquence Veni Sancte Spiritus à la messe, ornements rouges (symbole de l'amour de l'Esprit ou des langues de feu) ; même article, alinéa suivant : nom italien Pascha rossa tiré du rouge des ornements de la Pentecôte.

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  40. Frederick Holweck, « Pentecost (Whitsunday) », The Catholic Encyclopedia, 1912 : 1er alinéa (« A feast of the universal Church… ») — Whitsunday tiré des vêtements blancs portés par les baptisés de la vigile ; alinéa « That Whitsunday belongs to the Apostolic times… » — catéchumènes restés de Pâques baptisés pendant la vigile, d'où des cérémonies du samedi semblables à celles du Samedi saint.

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