David (vers 1040-970 av. J.-C.)

David, second roi d'Israël et ancêtre du Messie : son onction à Bethléem, Goliath, Jérusalem, la promesse de Nathan, son repentir, son accomplissement dans le Christ et sa place dans la prière de l'Église.

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David est, selon l'Écriture reçue par l'Église, le second roi d'Israël et l'ancêtre du Messie selon la chair : le plus jeune fils de Jessé, pris derrière les brebis de Bethléem pour être oint par Samuel, vainqueur du Philistin Goliath, persécuté par Saül qu'il refuse de frapper, puis roi à Hébron et fondateur de Jérusalem comme capitale. Son histoire occupe le centre des livres historiques de l'Ancien Testament, du chapitre 16 du Premier livre de Samuel jusqu'au chapitre 2 du Premier livre des Rois, et sa voix prolonge son règne dans les Psaumes que la prière de l'Église n'a jamais cessé de chanter.

Ni héros sans faute ni roi décoratif, David est un homme réel avec ses grandeurs et sa chute : le même qui danse devant l'arche commet l'adultère avec Bethsabée et fait périr Urie, puis se relève par un repentir dont le psaume Miserere reste le modèle. L'Église le tient pour une personne qui a vécu, citée par les prophètes, chantée par Ben Sira, racontée par Flavius Josèphe, attestée hors de la Bible par la stèle de Tel Dan qui nomme la maison de David un siècle et demi après sa mort, et relue par tout le Nouveau Testament comme le père du Christ : Jésus est acclamé Fils de David et meurt en citant son psaume.

L'article présente d'abord le récit tel que l'Église le reçoit, sa place dans le canon, ses auteurs traditionnels et ses témoins anciens, puis sa vie, sa théologie, son accomplissement dans le Christ, sa présence dans la liturgie, et enfin le débat avec l'exégèse historico-critique moderne.

David dans le canon des Écritures

Les six livres qui racontent David

David n'a pas de livre à son nom : il est le centre de gravité des livres historiques qui racontent la royauté, depuis son onction secrète jusqu'à sa mort. Six ensembles structurent tout le dossier, et le tableau ci-dessous donne les passages qui portent le récit[1].

Livre bibliquePassages principauxCe que le livre apporte sur David
Premier Samuel1 S 16 à 31L'onction à Bethléem, Goliath, la cour de Saül, l'amitié de Jonathan, la fuite et les deux pardons accordés à Saül
Deuxième Samuel2 S 1 à 24Hébron, la prise de Jérusalem, l'arche, la promesse de Nathan, Bethsabée, Absalom, le recensement
Premier des Rois1 R 1 à 2La vieillesse, la succession de Salomon, les dernières volontés et la mort
Premier des Chroniques1 Ch 11 à 29La relecture sacerdotale : les guerriers, l'arche, les préparatifs du Temple, les psaumes du culte
Psaumes73 titres portant son nomLa prière du roi : repentir, confiance, royauté, promesse messianique
Prophètes et ÉcritsIs 9 ; Jr 23 ; Ez 34 ; Am 9 ; Za 12 ; Si 47L'attente du rejeton : le rameau, le pasteur unique, la tente relevée
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Le Premier livre de Samuel fait entrer David au chapitre 16, quand l'Esprit se retire de Saül et que Samuel est envoyé à Bethléem oindre un fils de Jessé[2]. Le récit suit alors trois cercles concentriques : la cour, où le jeune musicien apaise le roi tourmenté et abat Goliath ; le désert, où le fugitif épargne deux fois son persécuteur ; puis Hébron et Jérusalem, où le chef de bande devient le roi de tout Israël[3]. Le Deuxième livre de Samuel est le livre du règne : il va de la complainte sur Saül et Jonathan jusqu'aux dernières paroles du roi, en passant par le sommet de la promesse faite par Nathan et par l'abîme de Bethsabée[4]. Le Premier livre des Rois ne garde de David que la fin : un vieillard frileux, une succession disputée entre Adonias et Salomon, puis le testament politique et religieux du chapitre 2 et la mort dans la paix[5].

Les Psaumes, voix de David dans la prière

Soixante-treize psaumes portent dans leur titre hébreu la mention de David, et treize d'entre eux rattachent même le poème à un épisode précis de sa vie : la fuite devant Saül, la caverne, Bethsabée, Absalom[6]. La tradition juive puis chrétienne a toujours lu ces titres comme une attribution réelle : le grand rouleau des Psaumes découvert à Qumrân affirme que David composa des psaumes et des chants au nombre de plusieurs centaines, preuve qu'au premier siècle avant notre ère personne ne doutait qu'il fût psalmiste[7]. Ben Sira, vers 180 avant Jésus Christ, le célèbre comme l'auteur des chants placés devant l'autel[8]. La Septante ajoute même un psaume 151, présenté par son titre comme l'œuvre autographe de David après son combat singulier avec Goliath : pièce hors du psautier hébraïque, elle témoigne que l'attribution des psaumes à David débordait déjà le recueil reçu[9]. Le Nouveau Testament cite les Psaumes comme parole de David : Pierre le jour de la Pentecôte déclare que David, étant prophète, a parlé d'avance de la résurrection du Christ[10].

Les autres mentions de David dans la Bible

Hors des livres historiques et des Psaumes, David est cité plus de cinquante fois dans le reste de l'Écriture, et chaque Testament le relit à sa manière[11]. Les livres des Rois mesurent chaque successeur à son aune : seuls Ézéchias et Josias reçoivent l'éloge d'avoir marché comme David, les autres sont jugés sur leur fidélité ou leur infidélité au modèle du père[12]. Les prophètes font du roi défunt une promesse vivante : Isaïe annonce le rejeton de Jessé, Jérémie le germe juste, Ézéchiel le pasteur unique qui paîtra le troupeau, Amos la hutte de David relevée, Zacharie la maison de David comme Dieu lui-même[13]. Les Évangiles recueillent cette attente du peuple : les aveugles de Jéricho, la Cananéenne, les foules des Rameaux et les enfants du Temple appellent Jésus Fils de David, et les pharisiens ne contestent jamais le titre, seulement la personne qui le porte[14]. Paul résume la foi apostolique en une généalogie : le Christ né de la descendance de David selon la chair, établi Fils de Dieu par sa résurrection[15]. L'Apocalypse referme le canon sur le même nom : le rejeton et la descendance de David, l'étoile resplendissante du matin[16].

L'auteur et la datation reçus par l'Église

Samuel, Gad et Nathan, les chroniqueurs du roi

L'Église reçoit les livres de Samuel comme l'œuvre des prophètes qui ont vécu l'histoire qu'ils racontent : le Premier des Chroniques l'affirme expressément, les actes du roi David, des premiers aux derniers, sont écrits dans les Annales de Samuel le voyant, dans les Annales de Nathan le prophète et dans les Annales de Gad le voyant[17]. La tradition juive consignée dans le Talmud précise le partage : Samuel écrivit le livre qui porte son nom, puis Gad et Nathan l'achevèrent après sa mort, survenue au chapitre 25 du Premier livre[18]. Cette attribution explique la précision du récit : les détails de la cour, les noms des guerriers, les dialogues secrets et même les fautes du roi supposent des témoins directs, et Gad est nommé expressément comme le voyant attaché à David pendant sa fuite[19]. La canonicité de ces livres ne fut jamais discutée dans l'Église : le canon de la Bible hébraïque les range parmi les Prophètes antérieurs, la Septante les traduit parmi les livres historiques, et les conciles de l'Église les reçoivent sans débat dans la liste des Écritures inspirées[20].

La chronologie : trente ans, quarante ans, sept ans et demi

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La Bible donne de David une chronologie fermée, vérifiable par recoupements internes : il devient roi à trente ans, règne quarante ans, dont sept ans et six mois à Hébron sur Juda et trente-trois ans à Jérusalem sur tout Israël[21]. Le Premier des Rois et le Premier des Chroniques répètent les mêmes chiffres à l'année près, ce qui exclut une légende aux contours flous[22]. Dans la chronologie traditionnelle reçue par l'Église, ces quarante ans se placent au dixième siècle avant Jésus Christ, vers 1010 à 970, entre le règne de Saül et celui de Salomon, et la naissance du roi se situe donc vers 1040 à Bethléem[23]. Les généalogies de Ruth et des Chroniques rattachent Jessé à la tribu de Juda par Peres, fils de Juda, et l'Évangile selon Matthieu reprend cette lignée pour conduire de Abraham à David en quatorze générations puis de David au Christ en deux fois quatorze[24].

Les témoins anciens de David

Quatre témoins anciens, indépendants les uns des autres, confirment que David n'est pas une invention tardive mais une figure reçue dès l'Antiquité comme un roi réel[25].

Le premier est juif et extérieur à la Bible : Flavius Josèphe, dans les Antiquités judaïques rédigées vers 93 après Jésus Christ, consacre deux livres entiers au roi, qu'il présente comme un souverain historique dont il suit pas à pas le récit biblique, de l'onction à la succession de Salomon[26]. Le deuxième est le plus ancien manuscrit : le grand rouleau des Psaumes de Qumrân, copié vers le premier siècle avant notre ère, attribue à David des centaines de compositions et prouve que la figure du roi psalmiste était déjà fixée bien avant le christianisme[27]. Le troisième est grec : la Septante, traduite à Alexandrie au troisième et au deuxième siècle avant Jésus Christ, rend les livres de Samuel et les titres des Psaumes sans hésiter sur l'attribution à David[28]. Le quatrième est l'Église naissante elle-même : les Évangiles, les Actes et les épîtres parlent de David comme d'un ancêtre connu de tous, sans jamais avoir à démontrer son existence, et les Pères relisent son histoire comme celle d'un homme véritable, jusque dans ses fautes[29].

La vie de David

En quelques dates

  1. Vers 1040 av. J.-C.
    Naissance à Bethléem
    le plus jeune des huit fils de Jessé

    David naît à Bethléem de Juda, dans la tribu d'où sortira le Messie selon la prophétie de Michée. Il garde les brebis de son père dans les collines qui entourent le village[30].

  2. Vers 1025 av. J.-C.
    L'onction secrète
    Samuel verse l'huile à Bethléem

    Samuel, envoyé après le rejet de Saül, écarte les aînés et oint le plus jeune : l'Esprit du Seigneur fondit sur David à partir de ce jour-là[31].

  3. Vers 1025-1010 av. J.-C.
    Goliath, la cour et le désert
    de la vallée du Térébinthe à Engaddi

    Vainqueur du Philistin, gendre du roi, puis fugitif : David épargne deux fois Saül, à la caverne d'Engaddi et au campement de Ziph[32].

  4. Vers 1010 av. J.-C.
    Roi à Hébron
    sept ans et demi sur la maison de Juda

    Après la mort de Saül au mont Gelboé, David est oint roi à Hébron et y règne sur Juda pendant que le fils de Saül tient le nord[33].

  5. Vers 1003-970 av. J.-C.
    Roi à Jérusalem
    trente-trois ans sur tout Israël

    La prise de la forteresse jébuséenne, la montée de l'arche et la promesse de Nathan fondent la capitale et la dynastie[34].

  6. Vers 970 av. J.-C.
    Mort à Jérusalem
    enseveli dans la cité de David

    Après avoir fait oindre Salomon, David meurt et rejoint ses pères : Pierre rappellera que son tombeau se trouve encore parmi nous[35].

Le berger de Bethléem et l'onction

David entre dans l'histoire comme le cadet que personne ne songe à appeler : quand Samuel demande à voir les fils de Jessé, on fait venir le petit qui garde le troupeau, blond, aux beaux yeux, d'agréable apparence, et Dieu ordonne de l'oindre[36]. Le récit insiste sur le contraste avec Saül, choisi pour sa haute taille : l'homme regarde l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur[37]. Aussitôt oint, le berger devient musicien à la cour : sa harpe apaise le roi tourmenté par un mauvais esprit, et Saül l'aime beaucoup et fait de lui son écuyer[38]. Cette double entrée, prophétique et musicale, annonce déjà les deux visages du roi : l'élu et le psalmiste.

_« L'homme regarde l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »* Premier livre de Samuel, 16, 7[39]

Goliath dans la vallée du Térébinthe

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Le duel avec Goliath est le passage le plus célèbre de la vie de David et l'un des mieux ancrés dans la géographie : la vallée du Térébinthe, entre Sokho et Azéqa, sur la frontière entre Juda et la Philistie[40]. Le Philistin mesure six coudées et un empan selon le texte hébreu reçu, porte un casque de bronze et une cuirasse à écailles du poids de cinq mille sicles, et défie Israël pendant quarante jours[41]. La Septante, le manuscrit 4QSam-a de Qumrân et Flavius Josèphe donnent quatre coudées et un empan, taille d'un très grand guerrier plutôt que d'un colosse : la variante ne change rien au duel, mais elle montre avec quel soin la transmission du texte mérite d'être pesée[42]. David refuse l'armure de Saül, choisit cinq pierres lisses dans le torrent et abat le géant d'une pierre au front, avant de lui trancher la tête de sa propre épée[43]. Le texte précise qu'il met l'épée du Philistin dans sa tente comme trophée, détail de chroniqueur plutôt que de conteur[44]. La victoire vaut au jeune homme la main de Mikal, fille du roi, et l'amitié indestructible de Jonathan, fils de Saül, dont l'âme s'attache à la sienne comme à sa propre vie[45].

Persécuté par Saül, deux fois clément

La jalousie de Saül transforme le héros en fugitif : le roi lance sa lance contre le musicien, promet sa fille contre cent prépuces de Philistins en espérant le voir périr, puis le pourchasse avec trois mille hommes d'élite[46]. David fuit de Guibéa à Rama, à Nob où le prêtre Abimélek lui donne les pains de proposition, à Gat où il simule la folie, puis dans la caverne d'Adullam où se rassemblent autour de lui tous les opprimés et les endettés[47]. Deux scènes fondent sa réputation de clémence : dans la caverne d'Engaddi, il coupe seulement le pan du manteau du roi endormi et lui crie qu'il n'étendra pas la main sur l'oint du Seigneur ; au campement de Ziph, il emporte la lance et la cruche d'eau sans toucher au dormeur[48]. Saül lui-même reconnaît alors sa justice : tu es plus juste que moi, car tu m'as fait du bien, et moi je t'ai fait du mal[49]. Pendant ces années, le futur roi apprend le commandement dans l'épreuve : il consulte Dieu avant chaque campagne, partage le butin entre combattants et gardiens du bagage, et pleure même ses ennemis tombés[50].

Roi à Hébron, puis à Jérusalem

À la mort de Saül et de Jonathan au mont Gelboé, David pleure ses persécuteurs dans une complainte que le récit conserve intégralement : comment sont tombés les héros au milieu du combat[51]. Oint roi à Hébron par les hommes de Juda, il y règne sept ans et demi pendant qu'Abner fait régner Ishbaal, fils de Saül, sur le nord, jusqu'à l'assassinat des deux chefs et au ralliement de toutes les tribus[52]. Les anciens d'Israël viennent alors trouver David et concluent alliance avec lui : il a trente-sept ans environ quand il devient le roi de tout le peuple[53]. Aussitôt, il s'empare de la forteresse jébuséenne de Sion, y établit sa résidence, l'appelle cité de David et y fait monter l'arche d'alliance au milieu des danses, au scandale de sa femme Mikal[54]. La capitale neuve, prise à aucun parti tribal, devient le centre politique et religieux du royaume, et Hiram, roi de Tyr, envoie à David bois de cèdre, charpentiers et maçons pour lui bâtir une maison[55]. Les derniers chapitres gardent aussi la liste de ses vaillants, des Trois aux Trente, chacun nommé avec ses exploits : archives de guerre, non légende[56]. À Hébron naissent six fils de six femmes, dont Amnon l'aîné et Absalom ; à Jérusalem naissent encore les fils nommés au nombre de onze, dont Salomon, né de Bethsabée[57].

Nathan : la promesse d'une maison éternelle

Quand David propose de bâtir une maison au Seigneur, le prophète Nathan lui apporte la réponse qui domine toute la Bible à venir : ce n'est pas le roi qui bâtira une maison à Dieu, c'est Dieu qui bâtira une maison au roi[58]. La promesse tient en trois dons : un lieu assuré pour le peuple, le repos devant les ennemis, et une descendance dont le règne sera affermi pour toujours[59]. Le verset central fonde la dynastie : quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras avec tes pères, je susciterai après toi ta descendance, et j'affermirai son règne[60]. David répond par une prière d'action de grâce qui est l'un des sommets de l'Ancien Testament, où le roi confesse qu'il n'est rien et que Dieu a tout promis[61]. L'alliance davidique rejoint ainsi l'alliance abrahamique et l'alliance sinaïtique : après la terre promise à Abraham et la Loi donnée à Moïse, Dieu promet à David une royauté sans fin, que les prophètes puis le Nouveau Testament liront comme l'annonce du Messie[62].

_« Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras avec tes pères, je susciterai après toi ta descendance, issue de tes entrailles, et j'affermirai son règne. C'est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et j'affermirai pour toujours son trône royal. »* Deuxième livre de Samuel, 7, 12-13[63]

Bethsabée : la chute et le repentir

Au temps où les rois partent en campagne, David reste à Jérusalem, voit Bethsabée au bain depuis sa terrasse, la fait venir et la rend mère, puis fait placer Urie le Hittite au plus fort du combat pour qu'il y périsse[64]. Le prophète Nathan vient alors raconter au roi la parabole de la brebis du pauvre, et quand David s'indigne, il lâche le mot qui traverse les siècles : cet homme-là, c'est toi[65]. Le roi ne discute pas, ne se justifie pas, il dit seulement : j'ai péché contre le Seigneur, et Nathan répond que le Seigneur a pardonné son péché[66]. Le psaume 50, intitulé lorsque Nathan le prophète vint à lui après qu'il fut allé vers Bethsabée, conserve la prière du pénitent : rends-moi la joie de ton salut, qu'un esprit généreux me soutienne[67]. L'enfant meurt comme Nathan l'avait annoncé, mais de Bethsabée naîtra ensuite Salomon, aimé du Seigneur, preuve que le pardon rouvre un avenir même après l'irréparable[68]. Saint Ambroise consacrera à cette chute un traité entier, l'Apologie de David, pour montrer que les saints tombent et se relèvent, et que leur repentir instruit l'Église plus que leur faute ne la scandalise[69].

_« Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. »* Psaume 50, 3-4[70]

Absalom, le recensement et la fin

Le pardon n'efface pas les conséquences : l'épée promise ne quittera plus la maison du roi. Amnon déshonore Tamar, Absalom venge sa sœur puis se révolte, et David fuit Jérusalem pieds nus, pleurant la montée des Oliviers, trahi par son conseiller Achitophel et insulté par Semeï qui lui jette des pierres[71]. Le roi interdit qu'on frappe l'insulteur : si le Seigneur lui a dit de me maudire, qui lui dira pourquoi agis-tu ainsi, et cette douceur dans l'humiliation achève le portrait du roi selon le cœur de Dieu[72]. La bataille de la forêt d'Éphraïm coûte la vie à Absalom, suspendu par sa chevelure au térébinthe, et le cri du père couvre la victoire : mon fils Absalom, mon fils, mon fils Absalom, que ne suis-je mort à ta place[73]. Viennent ensuite la famine, puis le recensement orgueilleux : le Deuxième livre de Samuel l'attribue à la colère du Seigneur qui excite David contre Israël, le Premier des Chroniques à Satan qui se dresse contre Israël[74]. Joab déconseille l'opération en vain, la peste frappe le peuple, et David achète l'aire d'Arauna le Jébuséen où s'élèvera le Temple[75]. Vieilli et frileux, David fait oindre Salomon à la source de Guihôn, lui confie ses dernières volontés : garder les observances du Seigneur pour que jamais ne manque un successeur sur le trône, puis il meurt et est enseveli dans la cité de David[76].

La théologie du roi selon le cœur de Dieu

L'élection gratuite et l'onction

Le titre que Dieu donne à David par la bouche de Paul résume toute sa théologie : je me suis trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés[77]. L'élection ne repose sur aucun mérite visible : le cadet oublié, le berger sans armée, le fugitif sans terre devient le roi de qui naîtra le Christ. L'onction triple, à Bethléem par Samuel, à Hébron par Juda, à Jérusalem par tout Israël, marque les degrés de cette élection reconnue peu à peu[78]. Les Pères y voient le sacrement de la royauté véritable : comme l'huile coule sur la tête d'Aaron et descend sur sa barbe, l'Esprit descend sur l'élu et le rend capable de gouverner le peuple de Dieu[79].

Le repentir, première grandeur du roi

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David n'est pas grand parce qu'il ne tombe jamais, il est grand parce qu'il se relève aussitôt et sans détour. Entre le double adultère et meurtre et l'aveu, il ne s'écoule que le temps d'une parabole : Nathan parle, David avoue, Dieu pardonne[80]. Le psaume 50 donne à l'Église le vocabulaire du repentir : le péché reconnu contre toi, toi seul, le cœur brisé que Dieu ne méprise pas, la demande d'un esprit ferme[81]. Saint Augustin commente que David fut puni et pardonné ensemble, puni dans son fils et pardonné dans sa personne, pour que les hommes apprennent à ne pas désespérer après la chute ni à s'enorgueillir avant elle[82]. Le concile de Trente citera le Miserere parmi les modèles de la contrition requise pour le sacrement de pénitence[83].

_« Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé. Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. »* Psaume 50, 19[84]

Le psalmiste et l'homme de prière

La tradition fait de David l'organisateur du chant sacré : il institue les chantres Asaph, Héman et Yedoutoun, fait monter l'arche au son des harpes et des cymbales, et compose les louanges que le culte chantera après lui[85]. Les Chroniques lui attribuent même la préparation minutieuse du service du futur Temple, avec les classes de lévites et les instruments faits pour louer[86]. Cette prière n'est pas décorative : traqué, David écrit le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ; pardonné, il écrit heureux l'homme dont la faute est enlevée ; vieilli, il écrit je t'aime, Seigneur, ma force[87]. L'Église a reçu de lui le psautier comme son propre bréviaire : moines, clercs et fidèles prient chaque semaine avec les mots du roi berger, et les psaumes de David portent encore aujourd'hui l'office divin[88].

L'accomplissement dans le Christ

Le Fils de David dans le Nouveau Testament

Aucune figure de l'Ancien Testament n'est autant citée par le Nouveau que David : quinze fois sous le titre de Fils de David, dix-sept psaumes repris comme paroles du Christ ou sur le Christ, et chaque étape de la vie de Jésus relue à la lumière du roi[89]. Le tableau ci-dessous rassemble les passages qui structurent cette lecture[90].

Moment du Nouveau TestamentParole ou événementLe David accompli
Annonciation et naissanceJésus fils de Joseph, de la maison de David, né à BethléemLe rejeton de Jessé attendu par Michée et Isaïe
Ministère en GaliléeLes aveugles et la Cananéenne crient Fils de David, prends pitiéLe roi berger qui guérit et rassemble
Entrée à JérusalemHosanna au Fils de David, les enfants acclament dans le TempleLe roi doux monté sur un âne, annoncé par Zacharie
Controverse au TempleComment le Christ peut-il être fils de David, si David l'appelle SeigneurLe psaume 109 lu comme parole du Messie
PassionMon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné, le vinaigre, les vêtements partagésLes psaumes 21 et 68 devenus récit de la croix
Pentecôte et lettresDavid prophète de la résurrection, né de sa descendance selon la chairLe serment fait à David accompli dans le Ressuscité

Les Évangiles de l'enfance insistent sur la chair : Matthieu ouvre son livre par la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham, Luc fait monter Joseph de la maison et de la lignée de David, et le recensement conduit l'enfant à naître à Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée de David[91]. Pendant la Passion, Jésus meurt en priant avec les mots de David : le cri du psaume 21 ouvre les trois heures de ténèbres, et Jean note que les soldats se partagent ses vêtements pour que l'Écriture s'accomplisse, citant le même psaume[92]. Pierre, le jour de la Pentecôte, tire la conclusion devant la foule : David est mort, enseveli, son tombeau est parmi nous, donc la promesse d'un fruit de ses entrailles assis sur son trône ne parlait pas de lui mais du Ressuscité[93].

Les Pères lisent David comme figure du Christ

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Les Pères ne voient pas dans ces rapprochements de simples ornements : David est pour eux le type vivant du Christ, berger comme lui, persécuté comme lui, doux comme lui. Saint Augustin, dans La Cité de Dieu, consacre le livre dix-septième à la prophétie de Nathan et montre que la maison promise pour toujours dépasse Salomon, dont le règne finit, et ne trouve son accomplissement qu'en celui dont le règne n'aura pas de fin[94]. Saint Jérôme, dans ses commentaires sur les Psaumes, lit chaque verset davidique à double niveau : l'histoire du roi et la Passion du Seigneur, sans jamais dissoudre l'histoire dans l'allégorie[95]. Saint Ambroise défend le roi jusque dans sa faute : si David pleure, c'est pour apprendre aux pécheurs à pleurer, et si Dieu lui pardonne, c'est pour apprendre à l'Église à relever[96]. Le Catéchisme de l'Église catholique recueille cette lecture : la prière des Psaumes, prière de David et du Christ ensemble, enseigne à prier dans toutes les situations de la vie[97].

_« David, dans son humiliation, préfigurait le Christ humilié ; David, dans sa gloire, préfigurait le Christ glorifié. »* Saint Augustin, La Cité de Dieu, livre XVII[98]

David dans la prière de l'Église

Le psautier, bréviaire du peuple chrétien

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Depuis les origines, l'Église prie avec les mots de David : les Actes montrent les premiers chrétiens chantant les Psaumes, Paul ordonne de se les réciter entre vous, et la Règle de saint Benoît organise tout l'office autour du psautier hebdomadaire[99]. Le lectionnaire actuel garde les psaumes davidiques au cœur de chaque messe comme chant méditatif, et le Miserere ouvre le vendredi de la première semaine du temps ordinaire comme l'école permanente du repentir[100]. Les psaumes royaux, 2, 44, 71, 88, 109 et 131, se chantent aux fêtes du Christ Roi, de Noël et de l'Épiphanie, là où la royauté de David confesse celle du Seigneur[101]. Benoît XVI rappelait que les Psaumes, priés par Jésus lui-même, restent l'école où le chrétien apprend à parler à Dieu dans la joie comme dans l'épreuve[102].

Le 29 décembre et l'Avent de la maison de David

Le Martyrologe romain inscrit saint David au 29 décembre, au lendemain des saints Innocents et à côté de Thomas Becket, comme roi et prophète : fils de Jessé le Bethléemite, oint par Samuel, transférant l'arche à Jérusalem, recevant le serment que sa descendance demeurerait à jamais, parce que de lui naîtrait le Christ selon la chair[103]. L'Orient le fête le dimanche après Noël avec Joseph et Jacques, frère du Seigneur, comme ancêtre du Dieu enfant[104]. L'Avent romain chante la maison de David dans la grande antienne du 20 décembre, O Clavis David, qui appelle la clé de la maison royale à ouvrir aux captifs[105]. Les lectures de l'Avent proclament le rameau de Jessé, et la vigile de Noël fait entendre la généalogie qui conduit d'Abraham à David puis au Christ[106]. Ainsi la liturgie ne commémore pas un souvenir mort : elle présente chaque année le roi d'autrefois comme le gage du Royaume qui vient.

Les lectures des livres de Samuel

Le lectionnaire férial fait entendre les livres de Samuel aux semaines ordinaires : l'onction de David, Goliath, l'amitié de Jonathan, la promesse de Nathan et le repentir rythment la prière de l'Église qui y reconnaît sa propre histoire[107]. La vigile pascale ne cite pas David directement, mais l'Exode qu'elle chante est celui que David accomplit en roi : rassembler le peuple, le conduire à Jérusalem, lui donner le culte[108]. Les vêpres du Christ Roi reprennent le psaume 109, oracle du Seigneur à mon seigneur, que Jésus lui-même attribuait à David parlant sous l'Esprit[109].

Ce que propose l'exégèse moderne, et ses limites

L'histoire deutéronomiste et les doublets

Une partie de l'exégèse contemporaine propose de lire les livres de Samuel comme une composition tardive : une histoire dite deutéronomiste, rédigée pendant l'exil à Babylone ou après, qui aurait projeté sur un passé idéalisé les débats de son propre temps[110]. Les deux pardons accordés à Saül, Engaddi puis Ziph, y sont lus comme deux versions d'un même événement maladroitement conservées, et l'arrivée de David à la cour deux fois racontée, comme musicien puis comme vainqueur de Goliath, comme la trace de sources cousues ensemble[111]. La promesse de Nathan appartiendrait à une théologie de la dynastie forgée pour légitimer Jérusalem face au Nord, et les chiffres du règne comme les listes de guerriers relèveraient de l'amplification courtisane[112]. Présentée ainsi, l'histoire de David deviendrait une construction exilique : un petit chef de bande du dixième siècle, grossi par des scribes du sixième en fondateur d'empire.

Les fragilités de la reconstruction

Cette reconstruction, même exposée loyalement, repose sur des fondations fragiles que le lecteur doit connaître avant de la tenir pour un verdict[113]. D'abord, aucun manuscrit de ces sources supposées n'existe : leurs frontières et leurs dates varient selon les écoles, et ce que l'une attribue à une source ancienne l'autre l'attribue à un rédacteur tardif[114]. Ensuite, la datation procède souvent en cercle : les morceaux sont découpés selon des critères stylistiques, datés selon un présupposé d'évolution religieuse linéaire, puis invoqués comme preuve de cette même évolution[115]. Surtout, le présupposé anti-surnaturel pèse sur toute la construction : quand une prophétie précise classe d'office le texte qui la porte parmi les écrits tardifs, la datation basse est présupposée, non démontrée, et Nathan annonçant une maison éternelle devient suspect par principe[116]. Enfin, l'argument du silence joue un rôle excessif : l'absence de mention d'un détail dans un livre postérieur est traitée comme preuve de son inexistence, comme si les auteurs anciens devaient tout citer[117]. Et les prétendus doublets prouvent moins qu'on ne dit : deux clémences en deux lieux différents, devant des témoins différents, font deux actes d'un même caractère, non deux versions d'un seul, et la cour comme le désert connaissent des répétitions que la vie explique mieux que la couture des sources[118].

La pierre de Tel Dan et les fouilles du dixième siècle

La stèle de Tel Dan (IXe siècle av. J.-C.), qui nomme la maison de David. Photo Oren Rozen, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

L'archéologie a tranché au moins un point du débat, et en faveur de la tradition. En 1993, l'équipe d'Avraham Biran découvre à Tel Dan un fragment de stèle araméenne du neuvième siècle avant Jésus Christ où le roi vainqueur se vante d'avoir tué le roi d'Israël et le roi de la maison de David, en araméen bytdwd[119]. Un siècle et demi seulement après le règne, les voisins araméens désignent donc le royaume de Juda par le nom de son fondateur : on ne nomme pas une dynastie d'après un personnage inventé par des scribes de l'exil, qui n'existaient pas encore[120]. Les tenants du minimalisme ont tenté de lire maison comme un temple ou un lieu-dit, mais la formule suit l'usage royal connu, maison de tel roi pour sa dynastie, et l'unanimité des épigraphistes s'est faite sur la lecture dynastique[121]. La stèle de Mésha, roi de Moab, semble contenir la même expression à la ligne 31, lecture discutée mais convergente[122]. Surtout, le dixième siècle a cessé d'être un vide : la structure en grand appareil mise au jour par Eilat Mazar dans la cité de David, les fortifications de Khirbet Qeiyafa face à la Philistie avec son ostracon hébraïque, datées par le radiocarbone du début du dixième siècle, dessinent une Judée capable de porter la royauté que la Bible décrit, sans trancher à elles seules l'ampleur de l'empire[123]. Aucune fouille n'a jamais prouvé l'existence de David au sens d'une démonstration de laboratoire, mais l'hypothèse d'une invention exilique est devenue l'explication la plus coûteuse : elle doit supposer des faussaires capables d'inventer des précisions géographiques vérifiées, des listes de guerriers cohérentes et une dynastie reconnue par les ennemis d'Israël un siècle avant leur propre existence supposée[124].

Pourquoi la datation et l'attribution traditionnelles restent défendables

Infographie originale Ignispedia créée par IA

Reste le faisceau positif en faveur de la lecture reçue, que l'article a exposé et qu'il faut rassembler : des auteurs nommés par les Chroniques et confirmés par la tradition talmudique, contemporains des événements ; une chronologie fermée et recoupée entre trois livres ; des témoins anciens indépendants, Josèphe, Qumrân, la Septante et le Nouveau Testament, qui reçoivent David comme un roi réel sans jamais avoir à le démontrer ; des précisions d'archives, noms, poids, lieux, qui sont la marque des chroniques de cour et non des légendes ; la conservation même des fautes du fondateur, adultère et meurtre, qu'aucune propagande n'invente contre son héros[125]. Comme le rappelait Benoît XVI, une exégèse qui dissout le texte en strates anonymes sans jamais rencontrer les personnes dont il parle manque son objet : l'Écriture veut faire connaître un dessein accompli dans des vies, non un dossier de sources[126].

Pour aller plus loin

  • Samuel, le prophète qui oint David et l'accompagne jusqu'à sa mort
  • Saül, le premier roi, persécuteur puis pardonné deux fois
  • Salomon, le fils de David et de Bethsabée, bâtisseur du Temple
  • Aaron, le premier grand prêtre, figure du sacerdoce accompli dans le Christ
  • Moïse, le libérateur dont David accomplit la royauté promise
  • Abraham, le père des croyants à qui la terre fut promise avant la couronne
  • Josué, la conquête dont Jérusalem devient l'achèvement
  • Gédéon, le juge sauveur avant la royauté
  • Samson, le juge nazir, force sans sagesse face au roi selon le cœur de Dieu
  • Isaac, le fils de la promesse dans la lignée qui conduit à Bethléem
  • Jacob, le père des douze tribus que David rassemble
  • Joseph, le rêveur élevé en Égypte, figure de l'élévation du cadet
  • Noé, le juste des origines dans la généalogie du salut
  • Adam et Ève, les premiers parents dont le Christ, fils de David, relève la chute

Notes et références

  1. Premier et Deuxième livres de Samuel, Premier livre des Rois chapitres 1 et 2, Premier des Chroniques chapitres 11 à 29 : Bible de Jérusalem, Éditions du Cerf, Paris, 2000.

    1
  2. 1 S 16, 1-13 : l'envoi à Bethléem et l'onction. Traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    2
  3. 1 S 16 à 2 S 5 : cour, désert, Hébron. La structure en trois cercles suit l'ordre du récit reçu.

    3
  4. 2 S 1 à 24 : de la complainte sur Gelboé aux dernières paroles, chapitre 23. Bible de Jérusalem, Cerf, 2000.

    4
  5. 1 R 1 à 2 : succession et testament. Le récit de la fin suppose connu tout le règne.

    5
  6. Treize psaumes à titre historique : 3, 7, 18, 34, 51, 52, 54, 56, 57, 59, 60, 63, 142. Titres de la Bible de Jérusalem, Cerf, 2000.

    6
  7. Grand rouleau des Psaumes de la grotte 11, 11QPs-a, colonne 27 : David composa trois mille six cents psaumes et chants, dont quatre cent cinquante-quatre chants. Éd. James Sanders, The Psalms Scroll of Qumran Cave 11, Clarendon Press, Oxford, 1965.

    7
  8. Si 47, 2-11, vers 180 av. J.-C. : David auteur des chants devant l'autel et organisateur de la louange. Bible de Jérusalem, Cerf, 2000.

    8
  9. Septante, Psaume 151, titre : psaume autographe de David, composé après son combat singulier avec Goliath. Éd. Rahlfs, Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart, 2006. Le canon catholique compte cent cinquante psaumes.

    9
  10. Ac 2, 29-31 : étant donc prophète, David savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un fruit de ses entrailles. Traduction AELF.

    10
  11. Plus de cinquante mentions hors Samuel, Rois, Chroniques et Psaumes : Rois, Prophètes, Évangiles, Actes, épîtres, Apocalypse. Compte sur le texte hébreu et grec.

    11
  12. 1 R 15, 11 ; 2 R 18, 3 ; 2 R 22, 2 : Asa, Ézéchias et Josias marchent comme David. Seuls ces éloges égalent le modèle.

    12
  13. Is 9, 6 et 11, 1 ; Jr 23, 5 ; Ez 34, 23 ; Am 9, 11 ; Za 12, 8 : le rejeton, le germe, le pasteur, la hutte relevée, la maison comme Dieu. Bible de Jérusalem, Cerf, 2000.

    13
  14. Mt 9, 27 ; Mt 15, 22 ; Mt 21, 9 ; Mt 21, 15 : aveugles, Cananéenne, Rameaux, enfants du Temple. Le titre n'est jamais discuté, seule la personne l'est.

    14
  15. Rm 1, 3-4 : né de la descendance de David selon la chair, établi Fils de Dieu selon l'Esprit de sainteté par sa résurrection. Traduction AELF.

    15
  16. Ap 22, 16 : je suis le rejeton et la descendance de David, l'étoile resplendissante du matin. Traduction AELF.

    16
  17. 1 Ch 29, 29 : les Annales de Samuel, de Nathan et de Gad. Source interne du texte lui-même.

    17
  18. Traité Baba Batra 14b-15a : Samuel écrivit son livre, Gad et Nathan l'achevèrent. Éd. Vilna, trad. anglaise Soncino Press, Londres, 1935.

    18
  19. 1 S 22, 5 : Gad ordonne à David de quitter Masfa pour la forêt de Héreth. Le voyant suit le fugitif.

    19
  20. Prophètes antérieurs du canon hébraïque ; livres historiques de la Septante ; conciles de Carthage en 397 et de Trente en 1546 : liste des Écritures inspirées. Denzinger, Symboles et définitions, Cerf, 2001.

    20
  21. 2 S 5, 4-5 : David âgé de trente ans à son avènement, quarante ans de règne, sept ans et six mois à Hébron, trente-trois ans à Jérusalem.

    21
  22. 1 R 2, 11 et 1 Ch 29, 27 : les mêmes durées répétées à l'année près dans trois livres distincts.

    22
  23. Vers 1010-970 pour le règne, vers 1040 pour la naissance : chronologie classique reçue, entre Saül et Salomon. Cf. Catholic Encyclopedia, vol. 4, New York, 1908, article David.

    23
  24. Rt 4, 18-22 ; 1 Ch 2, 3-15 ; Mt 1, 1-17 : Peres, Jessé, David, puis trois fois quatorze générations jusqu'au Christ.

    24
  25. Josèphe, Qumrân, Septante, Nouveau Testament et Pères : quatre pôles indépendants de réception antique.

    25
  26. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, livres VI, chapitres 8 à 14, et VII, vers 93 apr. J.-C. Éd. Les Belles Lettres, Paris, trad. Étienne Nodet.

    26
  27. 11QPs-a copié vers 30-50 apr. J.-C. d'un original plus ancien : la figure du psalmiste est fixée avant le christianisme. Éd. Sanders, Clarendon Press, 1965.

    27
  28. Septante d'Alexandrie, IIIe-IIe s. av. J.-C. : les Basileiai et les titres des Psaumes attribués à David. Éd. Rahlfs, Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart, 2006.

    28
  29. Mt 1 ; Ac 2 ; Rm 1 ; puis Augustin, Jérôme, Ambroise : David reçu comme un homme véritable, jusque dans ses fautes.

    29
  30. 1 S 16, 1 ; Mi 5, 1 : Bethléem, la plus petite des clans de Juda, d'où sortira le chef. Traduction AELF.

    30
  31. 1 S 16, 13 : l'Esprit du Seigneur fondit sur David à partir de ce jour-là. Traduction AELF.

    31
  32. 1 S 17 à 26 : du Térébinthe à Engaddi et Ziph, les années de formation du roi.

    32
  33. 2 S 2, 1-4 : l'onction à Hébron après Gelboé. Sept ans et demi sur Juda.

    33
  34. 2 S 5 à 7 : Sion, l'arche, Nathan. Trente-trois ans sur tout Israël.

    34
  35. 1 R 2, 10-11 ; Ac 2, 29 : enseveli dans la cité de David, tombeau encore visible au temps de Pierre.

    35
  36. 1 S 16, 11-12 : le petit qui garde les brebis, blond, aux beaux yeux. Traduction AELF.

    36
  37. 1 S 16, 7 : le cœur contre l'apparence, Saül contre David. Traduction AELF.

    37
  38. 1 S 16, 21-23 : l'écuyer musicien qui apaise le mauvais esprit. Traduction AELF.

    38
  39. 1 S 16, 7, texte cité d'après la traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    39
  40. 1 S 17, 1-3 : Sokho, Azéqa, le Térébinthe entre les deux camps. Géographie vérifiable sur le terrain.

    40
  41. 1 S 17, 4-7 : six coudées et un empan, cinq mille sicles de bronze, quarante jours de défi.

    41
  42. 1 S 17, 4 : six coudées et un empan dans le texte massorétique ; quatre coudées et un empan dans la Septante (éd. Rahlfs, Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart, 2006), le manuscrit 4QSam-a de Qumrân et Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, VI. Les deux mesures dépassent largement la stature ordinaire d'un guerrier antique.

    42
  43. 1 S 17, 40-51 : cinq pierres lisses, la fronde, l'épée du vaincu. Traduction AELF.

    43
  44. 1 S 17, 54 et 21, 10 : l'épée gardée puis retrouvée à Nob. Détail de chronique.

    44
  45. 1 S 18, 1-4 : l'âme de Jonathan attachée à celle de David, le manteau et les armes donnés. Traduction AELF.

    45
  46. 1 S 18, 7-11 ; 1 S 18, 25 ; 1 S 24, 3 : le refrain des milliers, les cent prépuces, les trois mille hommes.

    46
  47. 1 S 19 à 22 : Rama, Nob et les pains de proposition, Gat et la folie simulée, Adullam et les quatre cents opprimés.

    47
  48. 1 S 24 et 1 S 26 : Engaddi le pan du manteau, Ziph la lance et la cruche. Je n'étendrai pas la main sur l'oint du Seigneur.

    48
  49. 1 S 24, 18 : tu es plus juste que moi. L'aveu du persécuteur lui-même. Traduction AELF.

    49
  50. 1 S 23, 2 ; 1 S 30, 24-25 : la consultation avant chaque campagne, le partage entre combattants et gardiens.

    50
  51. 2 S 1, 19-27 : la complainte de l'arc, apprise aux fils de Juda. Traduction AELF.

    51
  52. 2 S 2 à 4 : Ishbaal, Abner, Joab, les assassinats et le ralliement. Sept ans et demi de partage.

    52
  53. 2 S 5, 1-3 : l'alliance avec les anciens, la troisième onction, le roi de tout Israël.

    53
  54. 2 S 5, 6-10 et 2 S 6 : Sion la forteresse, la cité de David, l'arche et la danse devant le Seigneur.

    54
  55. 2 S 5, 11 : Hiram envoie cèdre, charpentiers et maçons. Alliance phénicienne attestée par le récit.

    55
  56. 2 S 23, 8-39 et 1 Ch 11, 10-47 : les Trois, Abishaï, Benaya et les Trente, chacun avec le décompte et les exploits qui lui sont propres. Détail d'archives militaires, parallèle dans deux livres.

    56
  57. 2 S 3, 2-5 : les six fils nés à Hébron, Amnon, Kileab, Absalom, Adonias, Shephatia et Jithream ; 2 S 5, 13-16 : les onze fils nommés nés à Jérusalem, dont Salomon, né de Bethsabée selon 2 S 12, 24.

    57
  58. 2 S 7, 5-11 : ce n'est pas toi qui me bâtiras une maison, c'est moi qui te bâtirai une maison. Traduction AELF.

    58
  59. 2 S 7, 10-11 : un lieu pour le peuple, le repos devant les ennemis, une descendance affermie.

    59
  60. 2 S 7, 12, texte cité d'après la traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    60
  61. 2 S 7, 18-29 : qui suis-je, Seigneur, et qu'est-ce que ma maison. L'action de grâce du roi.

    61
  62. Gn 12 et 15 ; Ex 19 et 24 ; 2 S 7 : terre, Loi, royauté. Les trois promesses portent l'histoire sainte.

    62
  63. 2 S 7, 12-13, texte cité d'après la traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    63
  64. 2 S 11 : la terrasse, Bethsabée, Urie placé au plus fort du combat. Le récit n'atténue rien.

    64
  65. 2 S 12, 1-7 : la brebis du pauvre, puis cet homme-là, c'est toi. Traduction AELF.

    65
  66. 2 S 12, 13 : j'ai péché contre le Seigneur, et la réponse : le Seigneur a pardonné ton péché. Traduction AELF.

    66
  67. Ps 50, titre et verset 14 : le psaume du retour, rends-moi la joie de ton salut. Traduction AELF.

    67
  68. 2 S 12, 24-25 : Salomon-Yedidya, aimé du Seigneur, né de Bethsabée après le deuil.

    68
  69. Saint Ambroise, Apologie de David, vers 390 : la chute et le repentir du roi instruisent l'Église. Éd. Sources Chrétiennes, à paraître dans la collection ; trad. latine CSEL 32.

    69
  70. Ps 50, 3-4, texte cité d'après la traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    70
  71. 2 S 13 à 15 : Tamar, la vengeance, la révolte, la fuite pieds nus et pleurant vers les Oliviers.

    71
  72. 2 S 16, 10-11 : si le Seigneur lui a dit de me maudire. La douceur dans l'humiliation. Traduction AELF.

    72
  73. 2 S 19, 1 : mon fils Absalom, que ne suis-je mort à ta place. Le cri du père couvre la victoire.

    73
  74. 2 S 24, 1 : la colère du Seigneur excite David à dénombrer Israël ; 1 Ch 21, 1 : Satan se dresse contre Israël et excite David. Le même verbe dans les deux versets ; la lecture reçue y voit la permission de Dieu et l'instigation du Tentateur, non deux récits contradictoires.

    74
  75. 2 S 24 : le recensement, la peste, l'aire d'Arauna achetée pour le futur Temple.

    75
  76. 1 R 1 à 2, 10-12 : Guihôn, Salomon oint, les dernières volontés, la cité de David.

    76
  77. Ac 13, 22 citant 1 S 13, 14 : un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés. Traduction AELF.

    77
  78. 1 S 16, 13 ; 2 S 2, 4 ; 2 S 5, 3 : Bethléem, Hébron, Jérusalem. Trois onctions pour un seul élu.

    78
  79. Ps 132, 2 : l'huile sur la tête d'Aaron ; les Pères lisent l'onction de David dans la même lumière. Cf. Saint Augustin, Enarrationes in Psalmos.

    79
  80. 2 S 12, 13 : entre la parabole et l'aveu, aucun délai, aucune excuse. La rapidité fait la grandeur.

    80
  81. Ps 50, 6 et 19 : contre toi, toi seul, j'ai péché ; le cœur brisé que Dieu ne méprise pas. Traduction AELF.

    81
  82. Saint Augustin, Enarrationes in Psalmos, psaume 50, vers 416 : puni dans son fils, pardonné dans sa personne. Éd. Corpus Christianorum.

    82
  83. Concile de Trente, session XIV, chapitre 4, 1551 : la contrition parfaite illustrée par le Miserere. Denzinger, Cerf, 2001.

    83
  84. Ps 50, 19, texte cité d'après la traduction liturgique de l'AELF, sur aelf.org.

    84
  85. 1 Ch 15 à 16 et 25 : Asaph, Héman, Yedoutoun, les cymbales et les harpes devant l'arche.

    85
  86. 1 Ch 23, 5 : quatre mille lévites avec les instruments que j'ai faits pour louer. Le roi organise le culte à venir.

    86
  87. Ps 22, 1 ; Ps 31, 1 ; Ps 17, 2 : le berger, le pardonné, le vieilli. Trois âges, une même prière.

    87
  88. Règle de saint Benoît, chapitres 8 à 18, VIe siècle : le psautier hebdomadaire ; office divin actuel : les psaumes portent chaque heure.

    88
  89. Quinze Fils de David, dix-sept psaumes christologiques : la figure la plus citée de l'Ancien Testament dans le Nouveau.

    89
  90. Mt 1 ; Lc 2 ; Mt 9, 21 ; Mt 22 ; Ps 21 et 68 ; Ac 2 ; Rm 1 ; Ap 22 : six stations de l'accomplissement.

    90
  91. Mt 1, 1 ; Lc 2, 4-7 : fils de David, fils d'Abraham ; Bethléem parce qu'il était de la maison et de la lignée de David. Traduction AELF.

    91
  92. Ps 21, 2 et 19 ; Jn 19, 24 : le cri des ténèbres et les vêtements partagés pour que l'Écriture s'accomplisse.

    92
  93. Ac 2, 29-36 : mort, enseveli, tombeau parmi nous, donc la promesse parlait du Ressuscité. Traduction AELF.

    93
  94. Saint Augustin, La Cité de Dieu, livre XVII, chapitres 8 à 12, vers 426 : la maison promise dépasse Salomon. Éd. Bibliothèque augustinienne, vol. 36.

    94
  95. Saint Jérôme, Tractatus in Psalmos, vers 390 : l'histoire du roi et la Passion du Seigneur, sans dissoudre l'histoire. Éd. Corpus Christianorum 78.

    95
  96. Saint Ambroise, Apologie de David, conclusion, vers 390 : si David pleure, les pécheurs apprennent à pleurer ; si Dieu pardonne, l'Église apprend à relever.

    96
  97. Catéchisme de l'Église catholique, § 2585 à 2589, Mame-Plon, Paris, 1998 : la prière des Psaumes enseigne à prier en toute situation.

    97
  98. Saint Augustin, La Cité de Dieu, XVII, 9, vers 426 : l'humiliation et la gloire de David préfigurent celles du Christ. Éd. Bibliothèque augustinienne, vol. 36.

    98
  99. Ac 4, 24-26 ; Ep 5, 19 ; Règle de saint Benoît, chapitres 8 à 18 : le chant des origines à l'office monastique.

    99
  100. Lectionnaire romain, vendredi de la première semaine du temps ordinaire : le psaume 50 en psaume responsorial.

    100
  101. Ps 2, 44, 71, 88, 109, 131 : Christ Roi, Noël, Épiphanie. Lectionnaire et Liturgie des Heures.

    101
  102. Benoît XVI, audiences sur les Psaumes, 2011 : l'école où le chrétien apprend à parler à Dieu. Libreria Editrice Vaticana, 2011.

    102
  103. Martyrologium Romanum, Typis Vaticanis, 2004, au 29 décembre : commemoratio sancti David, regis et prophetae.

    103
  104. Dimanche après la Nativité, Églises d'Orient : David le roi, Joseph le fiancé, Jacques le frère du Seigneur, ancêtres du Dieu enfant.

    104
  105. Antienne O Clavis David du 20 décembre : clé de la maison de David, qui ouvres et nul ne ferme. Bréviaire romain, temps de l'Avent.

    105
  106. Is 11, 1-10 ; Mt 1, 1-17 : le rameau de Jessé et la généalogie de la vigile de Noël. Lectionnaire de l'Avent.

    106
  107. Lectionnaire férial, semaines ordinaires : l'onction, Goliath, Jonathan, Nathan, le repentir. Ordo Lectionum Missae, 1981.

    107
  108. Vigile pascale, Ex 14 et 15 : l'Exode chanté que David accomplit en roi rassemblant le peuple à Jérusalem.

    108
  109. Vêpres du Christ Roi, Ps 109 : oracle du Seigneur à mon seigneur, attribué par Jésus à David sous l'Esprit, Mt 22, 43.

    109
  110. L'histoire deutéronomiste, exilique ou postexilique : Martin Noth, Überlieferungsgeschichtliche Studien, Halle, 1943. Thèse reprise et discutée depuis.

    110
  111. 1 S 16 contre 17 ; 1 S 24 contre 26 : lus comme deux versions d'un seul événement cousu. Lecture d'une partie de l'exégèse contemporaine.

    111
  112. 2 S 7 lu comme légitimation de Jérusalem face au Nord : thèse d'une partie de l'exégèse, discutée dans le corps.

    112
  113. Ce qui suit expose loyalement la thèse puis ses limites de méthode, selon la règle des articles bibliques Ignispedia.

    113
  114. Aucun manuscrit des sources supposées n'existe ; découpages et datations varient selon les écoles.

    114
  115. Découpage stylistique, datation par présupposé d'évolution, puis preuve de l'évolution par les morceaux datés : le cercle de la méthode.

    115
  116. Toute prophétie précise classée tardive par principe : la datation basse est alors présupposée, non démontrée.

    116
  117. L'absence de citation traitée comme preuve d'inexistence : l'argument du silence, fragile par nature.

    117
  118. Deux lieux, deux témoins, deux actes : la répétition appartient aussi à la vie, non seulement aux sources.

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  119. Fragment A découvert en juillet 1993 par Gila Cook, équipe d'Avraham Biran ; fragments B en 1994 ; publication Biran et Naveh, Israel Exploration Journal 43, 1993, puis 45, 1995. Araméen du IXe s. av. J.-C.

    119
  120. bytdwd, maison de David, ligne 9 : le royaume de Juda nommé par son fondateur un siècle et demi après lui. Musée d'Israël, Jérusalem.

    120
  121. Lecture dynastique reçue par l'unanimité des épigraphistes : la formule suit l'usage royal, maison de tel roi pour sa dynastie.

    121
  122. Stèle de Mésha, ligne 31 : lecture maison de David proposée par André Lemaire, discutée, convergente avec Tel Dan. Musée du Louvre, Paris.

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  123. Eilat Mazar, cité de David, fouilles de 2005 ; Garfinkel et Ganor, Khirbet Qeiyafa, 2007-2013, datation radiocarbone début Xe s. : une Judée capable de royauté. Israel Exploration Journal, rapports de fouilles.

    123
  124. L'hypothèse d'une invention exilique doit supposer des faussaires précis en géographie, cohérents en prosopographie, reconnus par les ennemis : l'explication la plus coûteuse.

    124
  125. Auteurs nommés, chronologie recoupée, témoins indépendants, précisions d'archives, fautes conservées : le faisceau en faveur de la lecture reçue.

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  126. Benoît XVI, exhortation Verbum Domini, 30 septembre 2010, § 19 et 35 : rencontrer les personnes dont l'Écriture parle, non seulement des strates anonymes.

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