Les Psaumes

Les Psaumes sont le grand livre de prière de la Bible : cent cinquante chants reçus d'Israël, attribués d'abord au roi David, priés par le Christ lui-même et devenus l'école de prière de l'Église.

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Le psautier, ou livre des Psaumes, est le grand livre de prière de la Bible. Cent cinquante chants venus d'Israël, attribués d'abord au roi David, priés par Jésus lui-même jusque sur la croix, chantés chaque jour par les moines, les prêtres et des millions de fidèles : aucun autre livre de l'Ancien Testament n'a autant irrigué la vie chrétienne. Le Catéchisme l'appelle le chef-d'œuvre de la prière dans l'Ancien Testament[1].

Ce n'est pas un traité ni un récit, mais une école : on y apprend à tout dire à Dieu, la joie comme la plainte, la faute comme la louange. Les Psaumes sont, selon la belle formule reprise par les évêques américains, une véritable « école de prière » : ils donnent des modèles, et ils inspirent à chacun de mettre ses propres sentiments en paroles[2].

L'Église reçoit ce livre comme Écriture Sainte, inspirée et sans erreur, avec l'auteur et la datation que la tradition lui reconnaît. Les hypothèses récentes de l'exégèse, qui voudraient en faire une compilation très tardive et retirer à David presque tout le psautier, seront exposées loyalement dans la dernière partie, avec leurs fragilités. Car la position traditionnelle, loin d'être un pieux réflexe, s'appuie sur des témoins anciens, des arguments internes et la lecture que le Christ lui-même a faite de ces chants.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » — Psaume 22, 2[3]

Qu'est-ce que le psautier ?

Le nom : des « louanges » pour cordes pincées

Le titre hébreu du livre est Tehillim, « louanges », forme abrégée de Sepher Tehillim, « livre des louanges »[4]. Saint Jérôme le transcrit sephar tallim, « le volume des hymnes », et Origène l'avait déjà noté sous la forme Spharthelleim[5]. Le nom surprend au premier abord : tout le psautier n'est pas louange, il s'y trouve des plaintes, des supplications et même des malédictions. Mais un seul psaume porte en titre le mot tehillah, « louange » : le Ps 145[6]. Le nom dit la destination du recueil plutôt que son contenu : ces cent cinquante prières, même les plus sombres, sont ordonnées à la louange, et c'est par la louange qu'elles finissent presque toutes.

Le mot français « psaume » vient du grec psalmos, qui désigne un chant accompagné de cordes pincées : le verbe psallein signifie d'abord « pincer » une corde, puis « jouer » et enfin « chanter en s'accompagnant »[7]. Le psaume est donc, à l'origine, une prière qui se chante avec un instrument. Saint Paul gardera le mot avec ce sens musical quand il demande aux chrétiens de chanter « des psaumes, des hymnes et des chants inspirés » en s'accompagnant dans leurs cœurs[8]. Le latin psalterium désignait d'abord l'instrument lui-même, puis le recueil, puis le gros volume d'office où le clergé trouvait les cent cinquante psaumes répartis par jours et par heures : le psautier.

Cent cinquante chants en cinq livres

La Bible hébraïque imprimée compte 150 psaumes[9]. Le psautier est découpé en cinq livres, fermés chacun par une courte doxologie, sauf le dernier, dont le Ps 150 tient lui-même lieu de doxologie finale[10]. Le tableau donne la carte d'ensemble, avec les doxologies dans la traduction liturgique française.

LivrePsaumes (numérotation hébraïque)Doxologie de clôture
Livre I1–41, presque entièrement davidique« Béni soit le Seigneur, Dieu d'Israël, depuis toujours et pour toujours ! Amen ! Amen ! » (Ps 41, 14)[11]
Livre II42–72, clos par la mention « fin des prières de David, fils de Jessé » (Ps 72, 20)[12]« Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, lui seul fait des merveilles ! Béni soit à jamais son nom glorieux ! Amen ! Amen ! » (Ps 72, 18-19)[13]
Livre III73–89, dominé par Asaph et les fils de Coré« Béni soit le Seigneur pour toujours ! Amen ! Amen ! » (Ps 89, 53)[14]
Livre IV90–106, anonyme pour l'essentiel, ouvert par le psaume de Moïse« Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, depuis toujours et pour la suite des temps ! Et tout le peuple dira : Amen ! Amen ! » (Ps 106, 48)[15]
Livre V107–150, montée vers la louange pure, du retour d'exil aux cinq alléluia finauxPas de doxologie ajoutée : le Ps 150, tout entier un appel à louer, clôt le recueil[16]

Cette division en cinq est très ancienne : un midrash sur le Ps 1 explique que David a donné aux Juifs cinq livres de psaumes pour répondre aux cinq livres de la Loi donnés par Moïse, et saint Jérôme défend ce découpage dans son Prologus Galeatus comme dans sa lettre à Marcella[17]. Le psautier est ainsi une sorte de second Pentateuque, non plus la Loi promulguée, mais la Loi priée.

Deux numérotations : l'hébraïque et la latine

Le lecteur français rencontre vite une difficulté : nos Bibles ne numérotent pas toutes les psaumes de la même façon. L'hébreu et le grec ont découpé différemment quelques psaumes, et les deux traditions divergent d'une unité sur une centaine de psaumes[18]. La numérotation hébraïque est celle des Bibles modernes en français (Bible de Jérusalem, TOB) ; la numérotation grecque et latine, suivie par la Septante puis la Vulgate, est celle de la liturgie catholique et donc du site de l'AELF[19]. Concrètement : les Ps 1 à 8 portent le même numéro partout ; les Ps 9 et 10 hébraïques n'en font qu'un seul en grec ; ensuite le grec compte un de moins jusqu'au Ps 147, qui se dédouble à son tour ; les Ps 148 à 150 coïncident de nouveau[20].

Le tableau des repères les plus utiles évite bien des confusions, par exemple quand le missel annonce un psaume avec son numéro latin.

Psaume (hébreu, Bibles modernes)Numéro latin (liturgie, AELF)Surnom traditionnel
Ps 22, « Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné »Ps 21Le psaume de la croix
Ps 23, « Le Seigneur est mon berger »Ps 22Le psaume du Berger
Ps 51, « Pitié pour moi, mon Dieu »Ps 50Le Miserere
Ps 95, « Venez, crions de joie »Ps 94Le Venite, invitatoire quotidien
Ps 110, « Oracle du Seigneur à mon seigneur »Ps 109Le Dixit Dominus
Ps 117, « Louez le Seigneur, tous les peuples »Ps 116Le plus court (deux versets)[21]
Ps 118, « Voici le jour que fit le Seigneur »Ps 117Le psaume de Pâques
Ps 119, le grand psaume de la Loi (176 versets)[22]Ps 118Le plus long
Ps 130, « Des profondeurs je crie vers toi »Ps 129Le De profundis
Ps 137, « Au bord des fleuves de Babylone »Ps 136Le psaume de l'exil
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Dans tout cet article, sauf mention contraire, les psaumes sont cités dans leur numérotation hébraïque, celle des Bibles françaises courantes, avec le numéro latin entre parenthèses à la première mention importante. Les liens vers la traduction liturgique de l'AELF utilisent sa numérotation latine, vérifiée psaume par psaume[23].

Qui a écrit les Psaumes ?

David, le doux chantre d'Israël

La tradition, juive puis chrétienne, désigne d'abord David, roi d'Israël au Xᵉ siècle av. J.-C. Soixante-treize psaumes portent son nom en titre dans le texte hébreu, et la Septante lui en attribue encore davantage[24][25]. Le Nouveau Testament parle couramment du « livre des Psaumes » comme de la parole de David : quand les pharisiens reconnaissent que le Christ est fils de David, Jésus leur répond « Comment donc David, inspiré par l'Esprit, l'appelle-t-il Seigneur ? » en citant le Ps 110[26]. Saint Pierre, à la Pentecôte, commente le Ps 16 comme une parole de David prophétisant la résurrection[27], et saint Paul attribue à David les Ps 32 et 69[28]. L'épître aux Hébreux cite un psaume comme une parole dite « en David »[29]. Pour des lecteurs qui croient à l'inspiration et à la divinité du Christ, ces citations comptent : Jésus et les apôtres traitent David comme l'auteur véritable de ces chants, et non comme une simple étiquette de recueil[30].

Les arguments internes convergent. David avait le talent et la fonction : joueur de harpe appelé auprès de Saül pour apaiser son tourment[31], chef de guerre devenu roi qui organisa le chant des lévites devant l'arche, avec Asaph, Héman et Yedoutoun pour maîtres de chœur[32]Les livres des Chroniques. Le deuxième livre de Samuel conserve de lui un cantique identique au Ps 18 et, pour dernières paroles, un court poème où il se nomme lui-même « le doux chantre d'Israël »[33]. Le Chroniste cite comme davidique un chant tressé des Ps 105, 96 et 106[34]. Le prophète Amos, au VIIIᵉ siècle, raille les grands de Samarie qui « chantent au son du luth et inventent, comme David, des instruments de musique » : la renommée du roi musicien appartient déjà à l'histoire, non à la légende[35].

Treize psaumes davidiques portent en titre l'occasion historique de leur composition : la persécution de Saül (Ps 7, 18, 34, 52, 54, 56, 57, 59, 142), les victoires de Mésopotamie et de Syrie (Ps 60), le péché avec Bethsabée après la visite de Nathan (Ps 51), la fuite devant Absalom (Ps 3 et 63)[36]. Ces précisions ont la saveur du souvenir, non du roman : le Ps 51, né de la faute la plus honteuse du roi, serait une étrange invention pour glorifier David. Saint Augustin, commentant ce titre, tranche avec sa netteté habituelle : le récit de la chute dans le deuxième livre de Samuel et le titre du psaume sont pareillement Écriture canonique, « Utraque Scriptura canonica est », et le chrétien doit aux deux la même foi[37].

« Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. » — Psaume 51 (50), 3[38]

L'archéologie a apporté sa pierre, modeste mais réelle. La stèle de Tel Dan, inscription araméenne de victoire du IXᵉ siècle av. J.-C. découverte en 1993 et publiée par Biran et Naveh, nomme le roi de Juda comme roi de la « maison de David » (bytdwd) : c'est la plus ancienne mention du nom de David hors de la Bible largement reçue par les spécialistes, même si une minorité discute la lecture[39]. Un ennemi païen, un siècle et demi après le roi, connaissait donc la dynastie davidide : David n'est pas une figure de brume inventée par des scribes tardifs.

La position catholique précise a été fixée par la Commission biblique pontificale le 1er mai 1910 : ni les décrets des conciles ni les opinions de quelques Pères n'imposent de faire de David l'unique auteur de tout le psautier ; mais on ne peut prudemment nier qu'il en soit l'auteur principal, ni surtout l'auteur des psaumes que l'Ancien ou le Nouveau Testament citent sous son nom : les Ps 2, 16, 18, 32, 69 et 110[40]. Le concile de Trente, en inscrivant au canon le « Psalterium Davidicum, 150 Psalmorum », n'a rien défini de plus : seize Pères voulaient ce titre, quinze préféraient « Psalmi David », neuf « Libri Psalmorum », et le choix final désigne le livre sans définir l'auteur[41]. L'Église appelle donc le recueil « de David » parce qu'il est le psalmiste par excellence, sans exiger que chacun des cent cinquante soit sorti de sa harpe.

Les autres noms des titres : Asaph, Coré, Moïse, Salomon

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Les titres nomment d'autres auteurs ou collecteurs, et l'Église les reçoit avec le même respect. Asaph signe douze psaumes (Ps 50, 73–83) : lévite, fils de Barachias, l'un des trois chefs du chœur sous David, dont les fils « prophétisaient avec harpes, cithares et cymbales »[42]. Ses psaumes, nationaux et didactiques, rappellent l'histoire d'Israël pour instruire : certains semblent regarder l'invasion assyrienne, d'autres l'Exil lui-même[43]. Les fils de Coré, famille de chantres du Temple, signent onze psaumes (Ps 42–49, 84–85, 87–88) pleins d'amour pour Jérusalem et de confiance[44]. Moïse ouvre le livre IV avec le Ps 90, la grande méditation sur la brièveté de la vie ; Augustin en doutait, Jérôme l'admettait, et l'auteur imite visiblement les cantiques du Deutéronome[45]. Salomon reçoit les Ps 72 et 127[46]. Héman l'Ezrahite signe le Ps 88, le plus sombre du recueil, et Étan le Ps 89[47]. La Septante attribue en outre à David une huitaine de psaumes anonymes dans l'hébreu, et les derniers alléluia aux prophètes Aggée et Zacharie, du temps du retour d'exil[48].

La tradition juive a gardé le souvenir de cette pluralité : le Talmud de Babylone explique que David a composé le livre des Psaumes par dix anciens, Adam, Melchisédech, Abraham, Moïse, Héman, Yedoutoun, Asaph et les trois fils de Coré[49]. Un autre passage talmudique attribue tout le recueil à David seul[50]. Les deux formules ne se contredisent pas : David est l'auteur éminent et le rassembleur, les autres sont ses sources et ses chantres. Les Pères se sont partagés de même : Ambroise et Philastrius pour David seul, Origène, Hilaire et Eusèbe pour la pluralité, Jérôme rappelant qu'« ils se trompent, ceux qui estiment que tous les psaumes sont de David »[51]. La grande souscription du Ps 72, 20, « Fin des prières de David, fils de Jessé », plus ancienne que la Septante, serait incompréhensible si David n'était l'auteur principal des deux premiers livres qu'elle referme[52].

Le sens des suscriptions : un psautier qui se présente lui-même

Trente-quatre psaumes seulement sont sans titre en hébreu, et la plupart reçoivent un titre en grec ou en latin : ce sont les « psaumes orphelins » de la tradition juive[53]. Les titres renseignent sur cinq choses : l'auteur ou le recueil, l'occasion historique, le genre poétique, la musique et l'usage liturgique[54].

Quelques clés, parmi les mieux établies. Lamnatseah, « au chef de chœur », ouvre cinquante-cinq psaumes : le mot désigne le maître lévite qui dirigeait le chant (1 Ch 15, 22), et le titre signale probablement un recueil du Directeur, trente-neuf psaumes davidiques, neuf coréites, cinq asaphites et deux anonymes[55]. Mizmor, cinquante-sept fois, c'est le chant pour cordes ; shir, trente fois, le chant en général ; maskil, treize fois, une méditation savante ; miktam, six fois, toujours davidique, une pièce d'orfèvrerie ; tephillah, cinq fois, une prière ; tehillah, une seule fois, le Ps 145[56]. Huit titres citent l'air sur lequel chanter : « Ne détruis pas », « La biche de l'aurore » (Ps 22), « La colombe des lointains » (Ps 56), « Les lys » (Ps 45, 69)[57]. D'autres notent les instruments, à cordes (neginoth), ou la hauteur de voix, aiguë (alamoth) ou grave (sheminith, « la huitième », l'octave du dessous)[58]. Le mystérieux Selah, soixante et onze fois dans les Psaumes et trois fois en Habacuc, marque une pause musicale ou un soulèvement des voix et des instruments : la Septante le rend par diapsalma, « interlude »[59]. Quinze psaumes portent le titre de « cantique des montées » (Ps 120–134) : pèlerins montant à Jérusalem pour les fêtes, ou degrés du Temple, la lecture la plus reçue aujourd'hui y voit les chants des caravanes de fête[60].

Faut-il croire ces titres ? Les catholiques les ont toujours tenus pour partie intégrante de l'Écriture : saint Thomas les attribue à Esdras, Augustin les commente comme inspirés, et la Commission biblique de 1910 décide qu'ils sont plus anciens que la Septante, venus de l'antique tradition juive, et qu'on ne peut les révoquer en doute sans raison grave[61]. Les versions anciennes, massorètes, Septante, Aquila, Symmaque, Théodotion et Jérôme, s'accordent sur l'essentiel tout en ayant perdu le sens musical précis : preuve que ces indications remontent très haut, à un temps où l'on chantait encore, mais où déjà l'on ne comprenait plus tout[62].

Comment le psautier s'est-il formé ?

Des recueils cousus ensemble

Le psautier n'est pas né d'un seul jet : c'est une collection de collections, cousues ensemble au fil des siècles[63]. On y reconnaît encore les coutures. Les fils de Coré forment un bloc (Ps 42–49), Asaph un autre (Ps 73–83), les « montées » un petit psautier de pèlerinage (Ps 120–134), les alléluia un psautier de louange pour le Temple[64]. Les Ps 42 et 43, aujourd'hui séparés, n'étaient qu'un seul poème : même sujet, même mètre, même refrain[65]. Les Ps 14 et 53, le Ps 40, 14-18 et le Ps 70, le Ps 108 recomposé des Ps 57 et 60, disent la même fluidité ancienne : on copiait, on adaptait à la liturgie, on regroupait[66]. La Commission biblique l'admet sans crainte : pour des raisons liturgiques ou musicales, des psaumes ont pu être coupés ou soudés, et quelques-uns légèrement retouchés, tant que le sens inspiré demeure intact[67].

Un indice fameux trahit une étape de l'assemblage : les Ps 42 à 83 évitent le nom de YHWH et lui préfèrent Élohim. C'est le psautier élohiste, probablement édité à part avant d'être fondu dans le grand recueil[68]. Autre indice : la Septante donne aux psaumes un ordre parfois différent et des attributions plus nombreuses, signe que le recueil a continué de vivre entre l'hébreu fixé et le grec d'Alexandrie[69].

La tradition juive, généralement suivie par les exégètes catholiques, place la clôture du canon au temps d'Esdras, après le retour d'exil[70]. L'histoire générale de la formation de la Bible, avec ses témoins et ses dates, est racontée dans l'article L'Ancien Testament : on ne la redoublera pas ici. Retenons le jalon décisif pour les Psaumes : vers 132 av. J.-C., le prologue du Siracide atteste déjà en grec « la Loi, les Prophètes et les autres livres », donc un psautier traduit et reçu[71]. Le recueil que priaient Jésus et les apôtres était pour l'essentiel celui que nous lisons.

Le psautier de Qumrân : un témoin inattendu

Parmi les manuscrits de la mer Morte, découverts à partir de 1947, se trouvait un rouleau des Psaumes venu de la onzième grotte, le 11QPs-a, édité par Sanders[72]. Il contient des psaumes canoniques dans un ordre différent, mêlés à des pièces apocryphes : le Ps 151 en deux morceaux, les Ps 154 et 155 connus jusque-là par le syriaque, un Ps 51 de Sirach, une « supplication de délivrance », une « apostrophe à Sion », un « hymne au Créateur » et les « dernières paroles de David »[73]. Le rouleau s'achève sur un catalogue, les « Compositions de David », qui porte à plus de quatre mille le nombre de ses chants[74].

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Que prouve ce rouleau ? D'abord que le Ps 151, conservé par la Septante comme un écrit de la main de David berger, existait en hébreu avant le Christ : la vieille Bible grecque n'inventait pas[75]. Ensuite que la figure de David psalmiste dominait tout : pour ce milieu, tout psaume lu à la lumière de David faisait autorité[76]. Enfin que le psautier a connu, à côté du texte qui deviendra massorétique, des éditions liturgiques plus libres. Mais ces éditions n'ont pas prévalu : c'est le texte de cent cinquante psaumes, celui que Trente définira, qui s'est imposé partout, preuve que l'Église et la Synagogue savaient distinguer le recueil reçu des arrangements locaux.

Quand le recueil a-t-il été clos ?

La réponse traditionnelle, Esdras, a été contestée à partir du XIXᵉ siècle. Pour Driver, il n'existe dans l'Antiquité aucun fondement à une clôture par Esdras ; pour Wellhausen, la question n'est pas de savoir si le psautier contient des psaumes postexiliques, mais s'il en contient un seul d'avant l'exil ; Hitzig faisait des livres III à V un bloc maccabéen, Olshausen descendait jusqu'à Jean Hyrcan, et Duhm ne fermait le recueil qu'en 70 av. J.-C.[77]. Briggs, le moins téméraire des critiques radicaux, répartissait les psaumes en douze psautiers successifs, des sept Miktam de l'époque perse au psautier des « montées » maccabéen, au fil d'une méthode qui découpe, recoud et réédite selon un sentiment intérieur assez subjectif[78].

L'exégète catholique n'est pas tenu de suivre ces reconstructions, et il a de bonnes raisons de résister. D'abord les extrêmes se contredisent entre eux et se révisent sans fin : ce qui prouve que la méthode produit des hypothèses, non des résultats. Ensuite les arguments manquent : comme l'écrivait Driver lui-même, pourtant peu suspect de conservatisme, si tant de psaumes dataient de l'âge maccabéen, ils en porteraient des marques plus visibles dans la langue et le style[79]. Les quatre psaumes parfois concédés comme maccabéens (Ps 44, 74, 79, 83) gênent par leur place même dans les livres II et III[80]. Surtout, les datations tardives reposent souvent sur un présupposé : un psaume qui parle avec précision d'événements à venir ou qui respire la royauté davidique ne peut pas être ancien, donc il est tardif. C'est raisonner en cercle.

Reste un point d'honnêteté : l'hypothèse d'un « concile de Jamnia » qui aurait clos le canon juif vers 90, lancée par Graetz en 1871 et populaire pendant un siècle, est aujourd'hui largement discréditée, contestée dès les années 1960 par Lewis, Leiman et Brown[81]. Les catholiques n'ont jamais eu besoin de Jamnia : leur canon vient de l'Église apostolique et de Trente, non d'un sanhédrin. L'exemple est précieux : une « certitude » universitaire peut s'effondrer en une génération, pendant que la réception vivante de l'Église demeure. Les datations traditionnelles des Psaumes, portées par vingt siècles de prière, restent donc parfaitement défendables.

  1. Vers 1010–970 av. J.-C.
    David, le psalmiste

    Le roi berger organise le chant devant l'arche ; la tradition lui attribue le noyau du psautier et treize psaumes datés de sa vie[82].

  2. VIIIe–VIe siècle av. J.-C.
    Asaph, Coré et l'Exil

    Chœurs lévitiques, invasions assyriennes, ruine de Jérusalem : les psaumes nationaux et les lamentations collectives s'ajoutent au trésor[83].

  3. Ve siècle av. J.-C.
    Esdras et le rassemblement

    Selon la tradition juive reçue par les catholiques, le canon, Psaumes compris, est pratiquement clos au retour d'exil[84].

  4. IIIe–IIe siècle av. J.-C.
    La Septante grecque

    Le psautier est traduit à Alexandrie avec ses 151 psaumes, le dernier déclaré hors nombre ; le prologue du Siracide atteste les « autres livres » en grec[85].

  5. Ier siècle
    Le psautier de Jésus et des apôtres

    Hallel de la Cène, cri de la croix, citations de la Pentecôte : le Nouveau Testament prie avec ces cent cinquante chants[86].

  6. IIe–Xe siècle
    Les versions et les massorètes

    Vulgate de Jérôme, qui suit la numérotation grecque ; les massorètes fixent voyelles, accents et titres avec le soin du texte sacré[87].

Les genres de prière des Psaumes

L'hymne, l'action de grâce, la lamentation

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Les Psaumes suivent des formes littéraires reconnaissables, et les repérer aide à prier : on n'entre pas de la même façon dans un cri de détresse et dans un chant de fête[88]. L'hymne appelle à louer, motive la louange par les œuvres de Dieu, création et histoire, puis reprend l'appel : les Ps 135 et 136 en sont les modèles, avec leur refrain inlassable[89]. Certains hymnes exaltent Sion, la cité où Dieu habite (Ps 47, 96–99) ; d'autres célèbrent Yahvé roi (Ps 93, 96–100)[90]. L'action de grâce raconte une délivrance : le psalmiste fait le récit de sa détresse passée, du cri poussé vers Dieu, du secours reçu, et il offre le sacrifice de louange, la todah, avec ses amis au Temple (Ps 30, 116)[91].

Mais le genre le plus nombreux est la lamentation, individuelle (Ps 3–7, 22) ou collective (Ps 44, 74, 79)[92]. Elle commence par un cri, décrit la détresse avec les images larges de la Bible, le shéol, la fosse, les bêtes, puis bascule souvent dans la confiance : plusieurs se terminent sur la certitude d'avoir été entendu, comme le Ps 7, tandis que le Ps 88, unique, reste dans la nuit[93]. Le Ps 51, et avec lui le Ps 130, vise clairement la délivrance du péché[94]. Le psautier a été décrit comme un mouvement de la lamentation vers la louange : la formule force un peu le trait, mais elle dit bien la pente du recueil, qui s'achève en cinq alléluia[95].

« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! » — Psaume 130 (129), 1-2[96]

Confiance, royauté, sagesse, histoire

De la lamentation se détache parfois le pur chant de confiance : les Ps 23, 62 et 91 semblent n'être que cela, un abandon sans demande[97]. Les psaumes royaux (Ps 20, 21, 72) concernent le roi régnant, ses batailles, son sacre, sa justice : lus à la lumière de l'alliance davidique du deuxième livre de Samuel, les chrétiens y ont reconnu le Messie, et les Juifs, même sans roi, les ont gardés comme promesse[98]. Les psaumes de sagesse (Ps 37, 49) méditent le sort du juste et du méchant ; les psaumes de la Torah glorifient la Loi du Seigneur (Ps 1, 19, 119) ; les psaumes historiques (Ps 78, 105, 106) racontent les merveilles de Dieu pour instruire[99]. Les Ps 15 et 24, avec leur dialogue aux portes du sanctuaire, gardent la trace d'une liturgie d'entrée[100].

« Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. » — Psaume 23 (22), 1-2[101]

Le Catéchisme résume ces formes d'une phrase qui vaut tous les classements : hymne, prière de détresse ou d'action de grâce, supplication individuelle ou communautaire, chant royal ou de pèlerinage, méditation sapientielle, les psaumes sont « le miroir des merveilles de Dieu dans l'histoire de son peuple et des situations humaines vécues par le psalmiste », avec une sobriété telle que tout homme de tout temps peut les prier en vérité[102].

La poésie du parallélisme

La poésie hébraïque ne rime pas et ne compte pas les syllabes : elle pense en deux temps. Chaque verset juxtapose deux membres qui se répondent, en écho, en contraste ou en prolongement : « Le Seigneur est mon berger » puis « je ne manque de rien ». Cette structure, le parallélisme, rend le psaume facile à chanter en deux chœurs et facile à retenir par cœur[103]. Huit psaumes poussent l'artifice plus loin : ce sont des acrostiches, chaque verset ou strophe commençant par une lettre successive de l'alphabet (Ps 9–10, primitivement un seul poème, 25, 34, 37, 111, 112, 119, 145)[104]. Le Ps 119, huit versets par lettre sur vingt-deux lettres, porte le procédé à sa perfection : cent soixante-seize versets pour dire l'amour de la Loi[105].

« Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur ! » — Psaume 119 (118), 1[106]

Le Christ des Psaumes

Le psautier, livre de prière de Jésus

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Le Ressuscité l'a dit lui-même aux disciples d'Emmaüs : il fallait que s'accomplisse « tout ce qui est écrit dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes » à son sujet[107]. Les « Psaumes » désignent ici toute la troisième partie des Écritures : le psautier est nommé pour le tout, tant il domine la prière d'Israël. Jésus a prié ces chants toute sa vie. À la Cène, il chante avec les siens le Hallel de la Pâque avant de monter au mont des Oliviers[108]. Sur la croix, il crie le premier verset du Ps 22[109], il voit ses vêtements partagés comme l'annonçait ce même psaume[110], et il remet son esprit avec les mots du Ps 31 : « Entre tes mains je remets mon esprit »[111]. Le psautier est le seul livre que Jésus ait prié en mourant.

Les apôtres ont suivi. Pierre, à la Pentecôte, explique la résurrection par le Ps 16 et l'ascension par le Ps 110[112]. La première communauté, menacée, prie d'une seule voix avec les mots du Ps 2[113]. Paul tresse en Romains 3 une chaîne de psaumes pour conclure que nul n'est juste par lui-même[114], il console par le Ps 32 le pécheur pardonné[115], et il applique au Christ monté au ciel le Ps 68 : « Il a emmené des captifs, il a fait des dons aux hommes »[116]. L'épître aux Hébreux, pour dire la divinité du Fils, enchaîne les Ps 2, 45, 102 et 110[117]. Aucun livre de l'Ancien Testament n'est autant cité : le seul verset « Oracle du Seigneur à mon seigneur : siège à ma droite » (Ps 110, 1) revient dans Matthieu, Marc, Luc, les Actes, les Corinthiens et les Hébreux, le verset de l'Ancienne Alliance le plus repris du Nouveau[118].

« Oracle du Seigneur à mon seigneur : "Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône." » — Psaume 110 (109), 1[119]

Les psaumes messianiques

Les Pères, unanimes, lisent beaucoup de psaumes comme des prophéties de la venue, du règne, du sacerdoce, de la passion et de la résurrection du Messie[120]. Le tableau rassemble les principales lectures, avec leur ancrage dans le Nouveau Testament.

PsaumeParoleAccomplissement reconnu
Ps 2, « Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré »L'intronisation du RoiLe baptême et la résurrection (Ac 4, 25-26 ; He 1, 5)[121]
Ps 8, la gloire de l'homme couronnéL'abaissement puis l'élévationL'incarnation et l'ascension (He 2, 6-8)
Ps 16, « tu ne peux abandonner mon âme au shéol »La non-corruption du SaintLa résurrection (Ac 2, 25-32)[122]
Ps 22, le juste souffrant, insulté, dépouilléLa passion en détailLa croix : le cri, les habits, le vinaigre (Mt 27 ; Jn 19)[123]
Ps 40, « tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande »L'obéissance qui remplace les ritesL'offrande du corps du Christ (He 10, 5-7)
Ps 45, « ton trône, ô Dieu, est pour toujours »Le roi-époux divinLa divinité du Fils (He 1, 8-9)[124]
Ps 69, le zèle de la maison et le vinaigreLe rejeté qui porte nos fautesLe Temple purifié, l'éponge de la croix, le sort de Judas (Jn 2, 17 ; Ac 1, 20)[125]
Ps 72, le règne de justice et de paixLe roi universelLe Christ roi des nations
Ps 89, l'alliance jurée à DavidLa fidélité malgré la ruineLa résurrection, gage tenu
Ps 110, le prêtre « à la manière de Melchisédech »Le sacerdoce éternelLe sacerdoce du Christ (He 5–7)[126]
Ps 118, « la pierre rejetée est devenue la pierre d'angle »Le rejeté devenu fondationLe Christ rejeté par les chefs (Mt 21, 42)

La Commission biblique de 1910 rejette l'opinion de ceux qui enlèvent aux Psaumes leur caractère messianique et prophétique pour n'y voir que le destin futur du peuple élu[127]. Les protestants libéraux, eux, ont largement abandonné la lecture messianique : Delitzsch ne gardait au sens littéral que le Ps 110, Cheyne niait tout sens messianique, Davison doutait qu'il restât une seule prophétie directe[128]. Le contraste est instructif : moins on croit que Dieu parle, moins on entend le Christ dans les Psaumes.

Augustin donne la clé de cette lecture dès le premier psaume : « Heureux l'homme… », dit-il, cela s'entend de Notre Seigneur Jésus Christ, l'Homme Seigneur, qui n'est pas allé au conseil des impies, qui n'est pas resté sur le chemin des pécheurs, qui ne s'est pas assis sur le siège de la corruption[129]. Tout le psautier se lit ainsi, comme la voix du Christ et de son Corps. C'est pourquoi l'athée y trouve un vieux recueil oriental, le Juif fidèle la promesse, et le chrétien son Seigneur : le livre n'a pas changé, le regard, si.

« Comme un cerf altéré cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu. » — Psaume 42 (41), 2[130]

La lecture de l'Église : le jardin et le miroir

Au IVᵉ siècle, Athanase d'Alexandrie écrit à son ami Marcellin une petite lettre sur l'interprétation des Psaumes qui reste le plus beau mode d'emploi du psautier. Chaque livre biblique, dit-il, est comme un jardin qui porte son fruit propre ; mais le livre des Psaumes est un jardin qui porte, avec son fruit à lui, quelque chose des fruits de tous les autres, et il met le tout en musique[131]. On y trouve l'histoire, la Loi, les prophètes et la sagesse, chantés. Et ce jardin est aussi un miroir : les paroles du psaume deviennent comme un miroir pour celui qui chante, où il se reconnaît lui-même avec les mouvements de son âme, pour y choisir le remède propre à chaque émotion[132].

« Que celui qui lit le livre des Psaumes prenne son contenu avec simplicité comme inspiré de Dieu, et qu'il y choisisse, comme parmi les fruits d'un jardin, ce dont il voit qu'il a besoin. » — Saint Athanase, Lettre à Marcellin[133]

Le psautier dans la prière de l'Église

Israël en prière : Temple et synagogue

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Les Psaumes sont nés pour le culte : la plupart ont été composés pour la liturgie, avec leurs chefs de chœur, leurs refrains et leurs dialogues entre le soliste et l'assemblée[134]. Au Temple, chaque jour avait son psaume pour le sacrifice perpétuel, selon la Mishna[135]. Le Ps 92 était celui du sabbat, le Ps 30 celui de la Dédicace, depuis Judas Maccabée[136]. Les grandes fêtes chantaient le Hallel (Ps 113–118), et les pèlerins montant à Jérusalem les « montées » (Ps 120–134)[137]. Le samedi à la synagogue, sans sacrifice, la prière des psaumes remplaçait l'offrande : c'est là que le psautier est devenu le livre du peuple, prié et appris par cœur[138].

Le chant des moines et des clercs

L'Église n'a rien eu à inventer : elle a continué. Paul décrit déjà les Éphésiens qui se répondent « par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés », un chœur répondant à l'autre[139]. Basile atteste cette psalmodie à deux chœurs, et l'on raconte que c'est Ignace d'Antioche qui l'introduisit, à la manière des anges vus en vision[140]. Ambroise l'acclimate en Occident, au temps où Augustin pleure de joie en entendant chanter l'Église de Milan[141].

Benoît de Nursia, au VIᵉ siècle, fait du psautier l'ossature de l'office monastique : les cent cinquante psaumes doivent être chantés chaque semaine, et recommencés chaque dimanche aux vigiles ; le moine qui en chante moins est paresseux, car les saints Pères, dit la Règle, accomplissaient la tâche en un seul jour[142]. Le rite romain répartissait ainsi tout le psautier sur la semaine, les Ps 1 à 109 à matines et laudes, les Ps 110 à 147 à vêpres, le grand Ps 119 distribué aux petites heures[143]. Bénédictins, franciscains, carmes et dominicains ont gardé le psautier hebdomadaire, chacun avec son rite[144].

Sept psaumes de pénitence (Ps 6, 32, 38, 51, 102, 130, 143) se récitent depuis Innocent III pendant le carême, et Pie V les fixa à l'office férial du vendredi[145]. Le rite ambrosien de Milan répartit les psaumes sur deux semaines, et les rites orientaux, catholiques ou non, n'ont jamais cessé la récitation intégrale du psautier à l'office divin[146].

Les fidèles qui ne chantaient pas l'office au chœur ont reçu leur propre psautier : le chapelet, puis le rosaire. Cent cinquante Ave Maria, autant que les cent cinquante psaumes : le vieux nom de la dévotion, le « psautier de la Vierge », attesté dès le XIIIᵉ siècle, dit cette équivalence[147]. La tradition attribue à saint Dominique sa diffusion comme remède à l'hérésie et au péché, et les papes l'ont recommandée avec insistance, Léon XIII en tête avec sa série d'encycliques commencée en 1883[148]. Par ce détour, le psautier est resté le livre de prière de tout le peuple chrétien, au chœur comme aux champs.

Le psautier d'aujourd'hui : messe et Liturgie des Heures

Vatican II a demandé que les psaumes ne soient plus répartis sur une seule semaine mais sur un temps plus long, et que la révision du psautier, heureusement commencée, soit menée à bonne fin[149]. La Liturgie des Heures répartit désormais le psautier sur quatre semaines, avec ses hymnes, ses antiennes et ses oraisons psalmiques. Chaque journée s'ouvre par l'invitatoire, le plus souvent le Ps 95 : « Venez, crions de joie pour le Seigneur »[150].

« Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! » — Psaume 95 (94), 1[151]

À la messe, le psaume a gardé sa place après la première lecture : le psaume responsorial, chanté ou lu, fait répondre l'assemblée à la Parole entendue. Les antiennes de communion et beaucoup de chants puisent au psautier. Le fidèle qui suit la messe dominicale prie donc les Psaumes sans toujours le savoir, et celui qui ajoute l'office ou un psaume quotidien rejoint la chaîne ininterrompue des chanteurs, de David aux moines, des apôtres aux enfants du catéchisme.

« Louez Dieu dans son temple saint, louez-le au ciel de sa puissance ! Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare ! » — Psaume 150, 1.3[152]

Les psaumes difficiles : une objection honnête

Les imprécations : peut-on prier « heureux qui saisira tes enfants » ?

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Tout lecteur finit par buter sur les psaumes d'imprécation : le Ps 109 qui appelle le malheur sur un persécuteur, le Ps 69 et ses malédictions, et surtout la fin du Ps 137, chanté par les exilés de Babylone, qui s'achève sur une bénédiction promise à qui écrasera les nourrissons de l'ennemi[153]. Comment de telles paroles peuvent-elles être inspirées ? Comment l'Église ose-t-elle les faire chanter ?

« Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion. » — Psaume 137 (136), 1[154]

La réponse catholique, déjà formulée par la Catholic Encyclopedia, distingue les régimes. Les idéaux du sermon sur la montagne dépassent en spiritualité ceux du psaume d'imprécation, mais ceux-ci ne sont pas mauvais pour autant : ce sont des chants nationaux, la colère d'un peuple élu qui sait par révélation que Dieu veut en faire une grande nation et chasser ses ennemis du pays donné[155]. L'individu doit pardonner ; la nation théocratique, elle, exprime sa haine des ennemis de Dieu parce qu'elle aime Dieu d'un amour national[156]. Ajoutons que toute poésie, surtout sémitique, est haute en couleur et outrancière : prendre ces cris au pied de la lettre, c'est confondre un hurlement de douleur avec un programme politique[157].

Le Christ accomplit et dépasse. Sur la croix, au lieu de maudire, il prie le Ps 22, et pour ses bourreaux il invente la prière que les psaumes n'avaient pas : « Père, pardonne-leur »[158]. L'Église, qui a gardé les imprécations à l'office, les fait chanter contre le vrai ennemi, le péché, le démon et la mort, jamais contre des hommes de chair. Et le Catéchisme rappelle le trait constant qui les rend priables : le croyant des Psaumes vit « en butte à une foule d'ennemis et de tentations », dans l'attente du Dieu fidèle, la certitude de son amour et la remise à sa volonté[159]. L'imprécation devient alors ce qu'elle est au fond : une colère remise à Dieu au lieu d'être exercée par nous, et Dieu seul sait en faire justice.

Le silence de Dieu : le Ps 88 et les « jusqu'à quand »

Autre pierre d'achoppement : les psaumes où Dieu semble absent. Le Ps 88, d'Héman, est le seul qui finisse sans éclaircie, dans la nuit pure[160]. Les « jusqu'à quand, Seigneur ? » scandent les lamentations. Faut-il les censurer ? L'Église a fait l'inverse : elle les a tous gardés, parce que le cri vers Dieu est déjà une prière, et la plus honnête. Le psalmiste qui accuse Dieu de dormir croit encore assez en lui pour lui adresser la parole. Le Christ lui-même a assumé le cri sans la réponse immédiate : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » est le début du Ps 22, mais ce psaume s'achève en louange universelle, et le Crucifié le savait par cœur[161]. Prier les psaumes difficiles, c'est apprendre que la foi tient aussi dans le noir, et que la louange promise n'est jamais annulée, seulement différée.

Ce que propose l'exégèse moderne, et ses limites

L'apport réel : Gunkel et les genres

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Au XXᵉ siècle, l'étude des Psaumes a été renouvelée par Hermann Gunkel (1862–1932), qui a classé les psaumes par genres littéraires selon leur milieu de vie : hymnes, lamentations individuelles et collectives, actions de grâce, psaumes royaux, psaumes de sagesse[162]. Son commentaire de 1926 et son Introduction aux Psaumes, achevée par son élève Begrich en 1933, restent des instruments de travail[163]. Sigmund Mowinckel a prolongé la veine en rattachant les psaumes au culte du Temple, avec son hypothèse d'une fête d'intronisation annuelle de Yahvé qui aurait porté les psaumes du règne de Dieu[164]. Ces travaux ont affiné la lecture : ils ont montré combien les Psaumes sont des textes pour une assemblée, avec des rôles, des refrains, des gestes.

L'Église n'a rien à craindre de cette recherche des genres : Pie XII demandait à l'exégète de discerner « quels genres littéraires les auteurs de cet âge antique ont voulu employer », car les Orientaux n'exprimaient pas les choses à notre manière[165]. Et Vatican II a fait des genres littéraires une règle d'interprétation : la vérité s'exprime différemment selon les textes, historiques, prophétiques ou poétiques[166]. Classer les psaumes par genres, c'est donc faire exactement ce que le magistère demande. Le différend commence ailleurs.

Là où la méthode dérape

D'abord quand le genre devient machine à dater. Gunkel professait que le contexte littéraire du psautier n'avait guère de signification et rangeait chaque psaume dans son genre supposé originel : la démarche suppose déjà ce qu'elle prétend prouver[167]. Mowinckel reconstruisait une fête d'intronisation dont aucun texte ne parle directement, puis datait les psaumes d'après la fête qu'il venait d'inventer : c'est le cercle parfait. Ensuite quand la critique découpe sans fin : Briggs et ses douze psautiers successifs, Duhm et sa clôture en 70 av. J.-C., produisent des systèmes incompatibles entre eux, révisés à chaque génération[168][169]. Des méthodes qui se contredisent ne démontrent rien ; elles proposent.

Le présupposé le plus lourd est rarement avoué : beaucoup de datations tardives reposent sur l'idée qu'une prophétie précise ou un miracle raconté ne peuvent pas être anciens. Un psaume royal trop beau pour un petit roi de Juda sera donc forcément postexilique ; un psaume qui annonce trop juste sera forcément après l'événement. Or c'est précisément ce que la foi catholique affirme possible : Dieu inspire, David prophétise, et le Nouveau Testament le confirme en citant ces psaumes comme davidiques[170]. L'exégèse qui écarte le surnaturel par principe ne découvre pas que David n'a rien écrit : elle le suppose. Et l'argument du silence fait le reste : parce que tel psaume ne nomme ni le Temple ni l'Exil, on le déclare tardif, comme si un poème devait inventorier son époque.

Face à cela, la tradition aligne ses témoins : les titres plus vieux que la Septante[171], les treize psaumes datés de la vie de David[172], la souscription du Ps 72[173], le chant du Chroniste[174], Amos au VIIIᵉ siècle[175], la stèle de Tel Dan au IXᵉ[176], le Siracide et la Septante avant notre ère[177], le Christ et les apôtres qui citent David[178], les Pères unanimes sur le sens messianique[179], vingt siècles de liturgie[180]. Même Ewald, nullement conservateur, conservait à David une douzaine de psaumes[181]. La datation traditionnelle n'est pas un vestige : c'est l'hypothèse la mieux attestée.

Pourquoi l'inerrance n'est pas négociable

Vatican II l'a rappelé avec force : Dieu est l'auteur de l'Écriture, et les livres saints « enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées pour notre salut »[182]. Ce « pour notre salut » n'autorise pas à cantonner l'inerrance aux seules phrases dogmatiques : il dit que tout ce que l'Écriture affirme, elle l'affirme sans erreur. Un psaume qui se présente comme une prière de David persécuté par Saül ne trompe pas sur sa marchandise. On peut discuter, psaume par psaume, la portée exacte d'un titre ; on ne peut pas tenir pour acquis que les titres mentent, que le recueil est une imposture pieuse et que Jésus s'y est trompé. La foi reçoit le psautier comme il se donne : Parole de Dieu devenue prière de l'homme, selon le mot du Catéchisme[183].

Comment prier les Psaumes aujourd'hui ?

Trois portes d'entrée

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Le Catéchisme ouvre trois portes. D'abord la liturgie : « Priés et accomplis dans le Christ, les Psaumes demeurent essentiels à la prière de son Église »[184]. Qui suit la messe et, s'il le peut, un office, prie déjà les Psaumes dans leur milieu natal, l'assemblée. Ensuite la prière personnelle : le psautier est « le livre où la Parole de Dieu devient prière de l'homme », le même Esprit inspirant l'œuvre de Dieu et la réponse de l'homme[185]. Choisir chaque jour un psaume, le lire lentement, s'arrêter au verset qui brûle, le répéter comme une oraison : c'est la vieille lectio des moines, à la portée de tous. Enfin la confidence : les Psaumes « nourrissent et expriment la prière » du peuple de Dieu, personnelle et communautaire, pour soi et pour tous les hommes, du passé sauvé jusqu'à la consommation de l'histoire[186]. Prier un psaume, c'est prier avec toute l'Église et pour le monde entier.

Augustin raconte ce que cela fait, la première fois. Baptisé à Milan, il entend chanter l'Église et fond en larmes : « Combien j'ai pleuré dans tes hymnes et tes cantiques, vivement ému par les voix de ta suave Église ! Ces voix coulaient dans mes oreilles, et la vérité se versait dans mon cœur : ma piété débordait, mes larmes coulaient, et j'y étais heureux. »[187]. Les Psaumes ne s'expliquent pas d'abord : ils se chantent, et ils pleurent avec nous avant de nous apprendre à chanter.

« Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. » — Psaume 51 (50), 12[188]

Petit règlement pour débuter

Commencer par les psaumes les plus fréquentés : le Ps 1 (les deux voies), le Ps 23 (le Berger), le Ps 42 (la soif de Dieu), le Ps 51 (le pardon), le Ps 95 (l'invitatoire), le Ps 110 (le sacerdoce), le Ps 130 (la confiance), le Ps 150 (la louange)[189]. Ne pas chercher à tout comprendre du premier coup : les titres musicaux obscurs, les allusions historiques lointaines, les imprécations, tout cela s'éclaire avec le temps et avec les notes d'une bonne Bible. Ne pas sauter les psaumes sombres : ils sont les amis des jours mauvais, et l'Église les a gardés pour eux. Apprendre par cœur au moins un psaume entier, le Ps 23 ou le Ps 130 : une prière sue par cœur est une lampe pour la nuit. Et se souvenir du mot d'Athanase : dans ce jardin, choisir chaque jour le fruit dont on a besoin[190].

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Catéchisme de l'Église catholique, 2585 : « Depuis David jusqu'à la venue du Messie, les Livres saints contiennent des textes de prière qui témoignent de l'approfondissement de la prière, pour soi-même et pour les autres. Les psaumes ont été peu à peu rassemblés en un recueil de cinq livres : les Psaumes (ou "Louanges"), chef-d'œuvre de la prière dans l'Ancien Testament. » Source : https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P8W.HTM.

    1
  2. Conférence des évêques américains, introduction au livre des Psaumes : les Psaumes sont une « école de prière », modèles et inspiration des sentiments profonds. Source : https://bible.usccb.org/bible/psalms/0.

    2
  3. Psaume 22 (21), 2, AELF : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/21.

    3
  4. Catholic Encyclopedia, « Psalms », I. Name : hébreu Tehillim, « louanges », et Sepher Tehillim ; Origène Spharthelleim ; Jérôme sephar tallim, quod interpretatur volumen hymnorum ; seul le Ps 145 (144) porte le titre de « louange » ; les groupes de hallel. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    4 5 6 7
  5. Épître aux Éphésiens 5, 19 : chanter « des psaumes, des hymnes et des chants inspirés ». Source : https://www.aelf.org/bible/Ep/5.

    8
  6. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Number : 150 psaumes dans la Bible hébraïque ; les vieux manuscrits de la Septante en donnent 151, « hors nombre » (exothen tou arithmou) ; la Vulgate suit la numérotation grecque mais omet le Ps 151 ; Ps 9 et 10 un seul acrostiche ; Ps 42 et 43 un seul poème ; psaumes en double (14 et 53 ; 40, 14-18 et 70 ; 108 recomposé de 57 et 60). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    9 20 65 66 85
  7. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Division : cinq livres fermés par des doxologies (Ps 41, 14 ; 72, 18-20 ; 89, 53 ; 106, 48), le Ps 150 servant de doxologie finale ; midrash du Ps 1 (cinq livres pour répondre au Pentateuque) ; Jérôme, Prologus Galeatus et lettre à Marcella. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    10 16 17
  8. Psaume 41 (40), 14, AELF : « Béni soit le Seigneur, Dieu d'Israël, depuis toujours et pour toujours ! Amen ! Amen ! » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/40.

    11
  9. Catholic Encyclopedia, « Psalms », David : soixante-treize psaumes davidiques dans le texte massorétique, davantage dans la Septante ; le le-David hébreu ; la souscription du Ps 72, 20, « fin des prières de David, fils de Jessé », plus ancienne que la Septante. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    12 24 52 173
  10. Psaume 72 (71), 18-19, AELF : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, lui seul fait des merveilles ! Béni soit à jamais son nom glorieux... Amen ! Amen ! » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/71.

    13
  11. Psaume 89 (88), 53, AELF : « Béni soit le Seigneur pour toujours ! Amen ! Amen ! » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/88.

    14
  12. Psaume 106 (105), 48, AELF : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, depuis toujours et pour la suite des temps ! Et tout le peuple dira : Amen ! Amen ! » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/105.

    15
  13. USCCB, introduction aux Psaumes : cent cinquante chants ; numérotation grecque inférieure d'une unité à l'hébraïque ; suscriptions issues de la tradition juive préchrétienne. Source : https://bible.usccb.org/bible/psalms/0.

    18
  14. AELF, Bible liturgique : le site numérote les psaumes à la latine (son « Psaume 22 » est le Berger, héb. 23 ; son « Psaume 21 » est « Mon Dieu, pourquoi », héb. 22), avec les Ps 9A et 9B pour les deux moitiés de l'hébreu. Vérifié page par page le 8 octobre 2026. Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/22.

    19 23
  15. Psaume 117 (116), 1-2, AELF : « Louez le Seigneur, tous les peuples... » ; deux versets, le plus bref du psautier. Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/116.

    21
  16. Psaume 119 (118), AELF : cent soixante-seize versets, huit par lettre de l'alphabet, le plus long du psautier. Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/118.

    22 105
  17. USCCB, introduction aux Psaumes : soixante-treize psaumes attribués à David, sans datation sûre d'aucun psaume ; certains préexiliques (avant 587), d'autres postexiliques (après 539), aucun maccabéen (vers 165). Source : https://bible.usccb.org/bible/psalms/0.

    25
  18. Évangile selon saint Matthieu 22, 43-45 : « Comment donc David, inspiré par l'Esprit, l'appelle-t-il Seigneur ? » (Ps 110). Source : https://www.aelf.org/bible/Mt/22.

    26
  19. Actes des Apôtres 2, 25-32 et 2, 34-35 : Pierre cite les Ps 16 et 110 comme paroles de David. Source : https://www.aelf.org/bible/Ac/2.

    27 112 122
  20. Épître aux Romains 4, 6 et 11, 9 : Paul attribue à David les Ps 32 et 69. Source : https://www.aelf.org/bible/Rm/4.

    28 115
  21. Épître aux Hébreux 4, 7 : psaume cité comme parole dite « en David ». Source : https://www.aelf.org/bible/He/4.

    29
  22. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Witness of the New Testament : Ps 110 selon Mt 22, 43-45, Mc 12, 36-37, Lc 20, 42-44 et Ac 2, 34 ; Ac 1, 16, 4, 25 et 2, 25-32 ; Rm 4, 6 et 11, 9 ; He 4, 7 (« en David »). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    30 125 170 178
  23. Premier livre de Samuel 16, 16-23 : David joueur de harpe auprès de Saül. Source : https://www.aelf.org/bible/1S/16.

    31
  24. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Witness of the Old Testament : talent poétique de David (cantique de 2 S 22 identique au Ps 18 ; « doux chantre d'Israël » de 2 S 23, 1) ; chant lévitique devant l'arche (1 Ch 16) ; chant du Chroniste tressé des Ps 105, 96 et 106 ; Amos 6, 5 sur David musicien. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    32 33 34 35 82 174 175
  25. Catholic Encyclopedia, « Psalms », occasions historiques : treize psaumes davidiques titrés d'après sa vie, persécution de Saül (Ps 7, 18, 34, 52, 54, 56, 57, 59, 142), victoires de Mésopotamie et de Syrie (Ps 60), péché avec Bethsabée (Ps 51), fuite devant Absalom (Ps 3 et 63). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    36 172
  26. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Value of the titles : saint Thomas (titres d'Esdras) ; Augustin sur le titre du Ps 51, « Utraque Scriptura canonica est » ; décision de la Commission biblique du 1er mai 1910 (titres plus anciens que la Septante, issus de l'antique tradition juive) ; les massorètes les conservent comme Écriture. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    37 61 62 87 171
  27. Psaume 51 (50), 3, AELF : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour... » (début du Miserere). Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/50.

    38
  28. Stèle de Tel Dan (IXᵉ siècle av. J.-C.) : inscription araméenne de victoire nommant le roi de Juda comme roi de la « maison de David » (bytdwd), découverte en 1993 (Biran et Naveh) ; plus ancienne mention de David hors de la Bible largement reçue, lecture discutée par une minorité. Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Tel_Dan_stele.

    39 176
  29. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Biblical Commission (1er mai 1910) : David n'est pas imposé comme auteur unique ; il est l'auteur principal ; sont certainement de lui les psaumes cités sous son nom dans l'Ancien ou le Nouveau Testament (Ps 2, 16, 18, 32, 69, 110). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    40
  30. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Trent : le concile (session IV, 8 avril 1546) inscrit le « Psalterium Davidicum, 150 Psalmorum » ; votes partagés sur le nom ; le titre choisi désigne le livre sans définir l'auteur. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    41
  31. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Asaph : douze psaumes (Ps 50, 73–83), nationaux et didactiques ; Asaph lévite, fils de Barachias (1 Ch 6, 39), chef du chœur (1 Ch 15, 17), dont les fils « prophétisent » avec les instruments (1 Ch 25, 1). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    42 43 83
  32. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Sons of Korah : onze psaumes (Ps 42–49, 84–85, 87–88), famille de chantres du Temple (2 Ch 20, 19), amour de la cité sainte et confiance. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    44
  33. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Moses : le Ps 90 ; Augustin n'admet pas l'origine mosaïque, Jérôme oui ; imitation des cantiques du Deutéronome 32–33. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    45
  34. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Solomon : les Ps 72 et 127. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    46
  35. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Ethan : le Ps 89 (probablement Yedoutoun, qui signe aussi les Ps 39, 62 et 77) ; le Ps 88 est d'Héman l'Ezrahite. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    47
  36. Catholic Encyclopedia, « Psalms », surnuméraires de la Septante : huit psaumes anonymes en hébreu attribués à David en grec (autour des Ps 91–104) ; les derniers alléluia à Aggée et Zacharie. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    48 69
  37. Talmud de Babylone, Baba Batra 14b : David a composé le livre des Psaumes par dix anciens, Adam, Melchisédech, Abraham, Moïse, Héman, Yedoutoun, Asaph et les trois fils de Coré. Texte : https://www.sefaria.org/Bava_Batra.14b ; cf. https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    49
  38. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Witness of Tradition : tradition juive incertaine, Baba Batra 14b et ses dix auteurs, Pesachim attribuant tout à David. Texte du Talmud : https://www.sefaria.org/Bava_Batra.14b. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    50
  39. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Witness of Tradition : Ambroise et Philastrius pour David seul ; Origène, Hilaire et Eusèbe pour la pluralité ; Jérôme, lettre 140 : ils se trompent, ceux qui tiennent tous les psaumes pour davidiques. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    51
  40. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Titles : trente-quatre psaumes sans titre en hébreu (« orphelins »), la plupart titrés en grec ou en latin ; répartition par livres. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    53
  41. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Meaning of titles : les titres indiquent l'auteur ou le recueil, l'occasion historique, le genre poétique, la musique et l'usage liturgique. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    54
  42. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Lamenaççeah : « du Directeur », cinquante-cinq psaumes (trente-neuf davidiques, neuf coréites, cinq asaphites, deux anonymes) ; 1 Ch 15, 22. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    55
  43. Catholic Encyclopedia, « Psalms », titres poétiques : Mizmor cinquante-sept fois, shir trente fois, Maskil treize psaumes, Tephillah cinq psaumes, Tehillah le seul Ps 145, Mikhtam six psaumes davidiques, Shiggayon le seul Ps 7. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    56
  44. Catholic Encyclopedia, « Psalms », titres musicaux : airs indiqués par leurs premiers mots (« Ne détruis pas », « La biche de l'aurore » au Ps 22, « La colombe des lointains » au Ps 56, « Les lys » aux Ps 45, 60, 69, 80). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    57
  45. Catholic Encyclopedia, « Psalms », instruments et hauteurs : Neginoth (cordes), Alamoth (aigu) et Hassheminith (grave, l'octave du dessous), d'après 1 Ch 15, 20-21 ; Gittith. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    58
  46. Selah : soixante et onze occurrences dans les Psaumes (trente-neuf psaumes) et trois en Habacuc 3 ; pause ou interlude musical, rendu par diapsalma dans la Septante. Source : https://thirdmill.org/answers/answer.asp/file/47892.

    59
  47. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Hamma'aloth : les quinze « cantiques des montées » (Ps 120–134) ; théorie des degrés du Temple écartée ; lecture la plus reçue : les chants des pèlerins « montant » à Jérusalem pour les fêtes. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    60
  48. USCCB, introduction aux Psaumes : les Psaumes viennent de plusieurs recueils (montées, Ps 120–134) réunis en cinq « livres » marqués par les doxologies de Ps 41, 14, 72, 18-19, 89, 53 et 106, 48. Source : https://bible.usccb.org/bible/psalms/0.

    63
  49. Catholic Encyclopedia, « Psalms », critical view (Briggs) : collections repérables, Coré, Asaph, Mizmorim, Élohiste (Ps 42–83), Directeur, Hallels, montées. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    64
  50. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Catholic view : rédactions successives admises, inspiration intacte ; refus de nombreux psaumes maccabéens ; Driver lui-même sur l'absence de marques maccabéennes dans la langue ; difficultés des Ps 44, 74, 79 et 83 ; coupures et soudures liturgiques admises par la Commission de 1910. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    67 79 80
  51. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Elohist : psautier élohiste des Ps 42–83, préférant Élohim à YHWH, supposé édité à part. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    68
  52. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Jewish canon : opinion traditionnelle (canon pratiquement clos au temps d'Esdras), défendue par les exégètes catholiques ; prologue du Siracide (au plus tard 132 av. J.-C.) attestant la Loi, les Prophètes et les autres livres en grec. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    70 71 84 177
  53. J. A. Sanders, The Psalms Scroll of Qumrân Cave 11 (11QPs-a), Discoveries in the Judaean Desert IV, Oxford, 1965 : édition du rouleau des Psaumes de la onzième grotte.

    72
  54. Rouleau 11QPs-a : psaumes canoniques en ordre différent mêlés aux Ps 151A-B, 154 et 155, au Ps 51 de Sirach, à une supplication, à une apostrophe à Sion, à un hymne au Créateur et aux dernières paroles de David. Source : https://scholar.csl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1564&context=stm ; cf. https://www.degruyterbrill.com/document/doi/10.1515/zaw-2022-0004.

    73
  55. 11QPs-a, « Compositions de David » : catalogue final portant à plus de quatre mille le nombre des chants de David, signe de son autorité éminente pour ce milieu. Sources : J. A. Sanders, DJD IV ; https://scholar.csl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1564&context=stm.

    74 76
  56. Psaume 151 : conservé par la Septante comme écrit de la main de David, déclaré « hors nombre » ; son original hébreu retrouvé à Qumrân (11QPs-a). Sources : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm ; https://scholar.csl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1564&context=stm.

    75
  57. Catholic Encyclopedia, « Psalms », critical view : Driver contre Esdras ; Wellhausen ; Hitzig (livres III–V maccabéens) ; Olshausen (jusqu'à Jean Hyrcan) ; Duhm (clôture en 70 av. J.-C.). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    77 169
  58. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Briggs : douze psautiers successifs, des sept Miktam perses au psautier des montées maccabéen ; méthode subjective de découpage et de recousure. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    78 168
  59. Hypothèse du « concile de Jamnia » : lancée par Graetz en 1871, populaire au XXᵉ siècle, contestée depuis les années 1960 (Lewis, Leiman, Brown) et aujourd'hui largement discréditée. Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Council_of_Jamnia.

    81
  60. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Christian liturgy : le Christ récite les Hallels à la dernière Pâque, le Ps 22 en mourant ; citations dans ses discours et ceux des apôtres (Lc 20, 42 ; 24, 44 ; Ac 1, 20). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    86
  61. USCCB, introduction aux Psaumes : hymnes (Ps 135–136, Sion 47 et 96–99, Yahvé roi), actions de grâce et todah (Ps 30, 116), lamentations individuelles (Ps 3–7, 22) et collectives (Ps 44, 74, 79), confiance (Ps 23, 62, 91), royaux (Ps 20, 21, 72), sagesse (Ps 37, 49), Torah (Ps 1, 19, 119), historiques (Ps 78, 105, 106), liturgies (Ps 15, 24) ; mouvement de la lamentation vers la louange. Source : https://bible.usccb.org/bible/psalms/0.

    88 89 90 91 92 93 94 95 97 98 99 100 160
  62. Psaume 130 (129), 1-2, AELF : « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur. » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/129.

    96
  63. Psaume 23 (22), 1-4, AELF : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer... Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/22.

    101
  64. Catéchisme de l'Église catholique, 2588 : hymne, détresse, action de grâce, supplication, chant royal, pèlerinage, méditation sapientielle ; les psaumes sont « le miroir des merveilles de Dieu », priables par « les hommes de toute condition et de tout temps ». Source : https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P8W.HTM.

    102
  65. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Poetic form : le parallélisme, l'âme de la poésie des Psaumes, facile au chant alterné et à la mémoire. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    103
  66. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Number : les Ps 9 et 10 formaient primitivement un seul poème acrostiche, à raison réunis par la Septante. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    104
  67. Psaume 119 (118), 1, AELF : « Heureux les hommes intègres dans leurs voies. » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/118.

    106
  68. Évangile selon saint Luc 24, 44 : « tout ce qui est écrit dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes » devait s'accomplir. Source : https://www.aelf.org/bible/Lc/24.

    107
  69. Évangile selon saint Matthieu 26, 30 : « Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers » ; le Hallel de la Pâque (Ps 113–118). Source : https://www.aelf.org/bible/Mt/26 ; cf. https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    108
  70. Évangile selon saint Matthieu 27, 46 : le cri du Ps 22 sur la croix. Source : https://www.aelf.org/bible/Mt/27.

    109 123 161
  71. Évangile selon saint Jean 19, 24 : les soldats partagent les vêtements selon le Ps 22, 19. Source : https://www.aelf.org/bible/Jn/19.

    110
  72. Évangile selon saint Luc 23, 46 : « Entre tes mains je remets mon esprit » (Ps 31, 6). Source : https://www.aelf.org/bible/Lc/23.

    111
  73. Actes des Apôtres 4, 25-26 : la communauté prie avec le Ps 2, cité comme parole dite par l'Esprit « par la bouche de David ». Source : https://www.aelf.org/bible/Ac/4.

    113 121
  74. Épître aux Romains 3, 10-18 : chaîne de citations psalmiques sur le péché universel. Source : https://www.aelf.org/bible/Rm/3.

    114
  75. Épître aux Éphésiens 4, 8 : le Ps 68, 19 appliqué à l'ascension du Christ. Source : https://www.aelf.org/bible/Ep/4.

    116
  76. Épître aux Hébreux 1, 5-13 : les Ps 2, 45, 102 et 110 appliqués au Fils. Source : https://www.aelf.org/bible/He/1.

    117 124
  77. Psaume 110, 1 dans le Nouveau Testament : Mt 22, 44 ; Mc 12, 36 ; Lc 20, 42-43 ; Ac 2, 34-35 ; 1 Co 15, 25 ; He 1, 13. Le verset de l'Ancien Testament le plus cité du Nouveau.

    118 126
  78. Psaume 110 (109), 1, AELF : « Oracle du Seigneur à mon seigneur : "Siège à ma droite..." » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/109.

    119
  79. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Messianic psalms : venue (Ps 18, 50, 68, 96–98), règne (Ps 2, 18, 20, 21, 45, 61, 72, 89, 110, 132), sacerdoce (Ps 110), passion (Ps 22, 40, 69) ; positions de Delitzsch, Cheyne et Davison. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    120 128 179
  80. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Messianic value : la Commission biblique du 1er mai 1910 rejette l'opinion qui enlève aux Psaumes leur caractère messianique et prophétique. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    127
  81. Saint Augustin, Exposition du Psaume 1, 1 : « Heureux l'homme... » s'entend « de Notre Seigneur Jésus Christ, l'Homme Seigneur » (trad. française d'après l'anglais de Jebb : « This is to be understood of our Lord Jesus Christ, the Lord Man »). Source : https://www.newadvent.org/fathers/1801001.htm.

    129
  82. Psaume 42 (41), 2, AELF : « Comme un cerf altéré cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu. » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/41.

    130
  83. Saint Athanase, Lettre à Marcellin sur l'interprétation des Psaumes, 2 : chaque livre est comme un jardin à son fruit ; le psautier est le jardin qui porte, avec son fruit propre, quelque chose des fruits de tous les autres, et le met en musique. Trad. R. Gregg (Paulist Press, 1980).

    131
  84. Saint Athanase, Lettre à Marcellin, 10–12 : les paroles des psaumes deviennent comme un miroir pour celui qui chante, où il discerne les mouvements de son âme et le remède propre à chaque émotion. Trad. R. Gregg (Paulist Press, 1980).

    132
  85. Saint Athanase, Lettre à Marcellin : « Que celui qui lit le livre des Psaumes prenne son contenu avec simplicité comme inspiré de Dieu, et qu'il y choisisse, comme parmi les fruits d'un jardin, ce dont il voit qu'il a besoin. » (trad. française d'après R. Gregg). Texte anglais cité : https://cardinaljohnhenrynewman.com/the-psalms-as-solace-in-times-of-distress/.

    133 190
  86. USCCB, introduction aux Psaumes : la plupart composés pour le culte, avec chefs de chœur et dialogues avec l'assemblée. Source : https://bible.usccb.org/bible/psalms/0.

    134
  87. Catholic Encyclopedia, « Psalms », titres liturgiques et Mishna : Mishna Tamid et le psaume quotidien du Temple ; Ps 92 du sabbat ; Ps 30 de la Dédicace (1 M 4, 59 ; Jn 10, 22). Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    135 136 137
  88. Catéchisme de l'Église catholique, 2586 : « Les Psaumes nourrissent et expriment la prière du peuple de Dieu comme Assemblée [...] Priés et accomplis dans le Christ, les Psaumes demeurent essentiels à la prière de Son Église. » Source : https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P8W.HTM.

    138 184 186
  89. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Christian liturgy : Éphésiens chantant par chœurs alternés (Ep 5, 19 ; Col 3, 16) ; Basile et l'antipsallein ; Ignace d'Antioche selon Socrate ; Ambroise en Occident. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    139 140
  90. Saint Augustin, Confessions, IX, 7 : à Milan, pendant la persécution de Justine, institution du chant des hymnes et des psaumes « à la manière de l'Église d'Orient ». Source : https://www.newadvent.org/fathers/110109.htm.

    141
  91. Règle de saint Benoît, ch. 18 : « le psautier avec ses cent cinquante psaumes doit être chanté chaque semaine » ; le moine qui en chante moins est paresseux, car les saints Pères accomplissaient la tâche en un seul jour.

    142
  92. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Christian liturgy : psautier hebdomadaire romain (Ps 1–109 à matines et laudes, 110–147 à vêpres, Ps 119 aux petites heures) ; Bénédictins, Franciscains, Carmes et Dominicains hebdomadaires ; rite ambrosien sur deux semaines ; rites orientaux. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    143 144 146 180
  93. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Penitential Psalms : sept psaumes (Vg 6, 31, 37, 50, 101, 129, 142), carême d'Innocent III, office férial du vendredi de Pie V. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    145
  94. Catholic Encyclopedia, « Rosary » : la dévotion du « psautier de Notre-Dame » (Our Lady's Psalter), cent cinquante Ave Maria, nom attesté dès le XIIIᵉ siècle ; tradition de saint Dominique ; série d'encycliques de Léon XIII commencée en 1883. Source : https://www.newadvent.org/cathen/13184b.htm.

    147 148
  95. Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, 91 : « les psaumes ne seront plus répartis sur une seule semaine, mais sur un laps de temps plus long » ; la révision du psautier « doit être menée à bonne fin ». Source : https://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19631204_sacrosanctum-concilium_fr.html.

    149
  96. Psaume 95 (94), 1, AELF : « Venez, crions de joie pour le Seigneur. » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/94.

    150 151
  97. Psaume 150, AELF : « Louez Dieu dans son temple saint... Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare. » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/150.

    152
  98. Psaume 137 (136), 1, AELF : « Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions. » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/136.

    153 154
  99. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Theological value : les psaumes d'imprécation sont des chants nationaux, non des vengeances privées ; l'amour national de Dieu suppose la haine de ses ennemis dans l'économie théocratique ; poésie sémitique haute en couleur. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    155 156 157
  100. Évangile selon saint Luc 23, 34 : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font. » Source : https://www.aelf.org/bible/Lc/23.

    158
  101. Catéchisme de l'Église catholique, 2589 : traits constants, dont le croyant « en butte à une foule d'ennemis et de tentations », la certitude de l'amour de Dieu et la remise à sa volonté ; la prière des psaumes « toujours portée par la louange ». Source : https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P8W.HTM.

    159
  102. Hermann Gunkel (1862–1932) : classement des psaumes par genres et milieux de vie ; commentaire Die Psalmen (1926) ; Einleitung in die Psalmen achevée par Begrich (1933). Sources : https://en.wikipedia.org/wiki/Hermann_Gunkel ; https://en.wikipedia.org/wiki/Psalms.

    162 163
  103. Sigmund Mowinckel, Psalmenstudien (1921–1924) : les psaumes rattachés au culte du Temple ; hypothèse d'une fête annuelle d'intronisation de Yahvé. Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Mowinckel.

    164
  104. Pie XII, Divino Afflante Spiritu (1943) : l'exégète doit discerner « quels genres littéraires les auteurs de cet âge antique ont voulu employer » ; rappel des « essais tentés par saint Jérôme pour traduire les psaumes de façon à mettre clairement en lumière leur sens littéral ». Source : https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_30091943_divino-afflante-spiritu.html.

    165
  105. Concile Vatican II, Dei Verbum, 12 : pour découvrir l'intention des hagiographes, considérer les « genres littéraires », car la vérité s'exprime différemment selon les textes « diversement historiques, ou prophétiques, ou poétiques ». Source : https://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19651118_dei-verbum_fr.html.

    166
  106. H. Gunkel, critique des formes : interpréter chaque psaume par son genre plutôt que par sa place dans le psautier, dont il jugeait le contexte sans signification. Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Psalms.

    167
  107. Catholic Encyclopedia, « Psalms », Critics : Ewald lui-même conservait à David les Ps 3, 4, 7, 11, 15, 18, le début du 19, 24, 29, 32 et 101. Source : https://www.newadvent.org/cathen/12533a.htm.

    181
  108. Concile Vatican II, Dei Verbum, 11 : Dieu auteur de l'Écriture ; les livres saints « enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées pour notre salut ». Source : https://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19651118_dei-verbum_fr.html.

    182
  109. Catéchisme de l'Église catholique, 2587 : « Le Psautier est le livre où la Parole de Dieu devient prière de l'homme. [...] Le même Esprit inspire l'œuvre de Dieu et la réponse de l'homme. » Source : https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P8W.HTM.

    183 185
  110. Saint Augustin, Confessions, IX, 6 : « Combien j'ai pleuré dans tes hymnes et tes cantiques, vivement ému par les voix de ta suave Église ! » (trad. française d'après l'anglais : « How greatly did I weep in Thy hymns and canticles... »). Source : https://www.newadvent.org/fathers/110109.htm.

    187
  111. Psaume 51 (50), 12, AELF : « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. » Source : https://www.aelf.org/bible/Ps/50.

    188
  112. Huit psaumes pour commencer : Ps 1, 23, 42, 51, 95, 110, 130 et 150, parmi les plus priés de la tradition. Sources : https://www.aelf.org/bible/Ps/1 ; https://www.aelf.org/bible/Ps/22.

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