Saint Edmond le Martyr, roi d'Est-Anglie (mort le 20 novembre 869/870)

Saint Edmond le Martyr (Eadmund) est le roi d'Est-Anglie tombé face à la Grande Armée danoise en 869 ou 870, le 20 novembre. Les sources contemporaines attestent sa mort violente ; la Passio d'Abbon de Fleury (vers 985-987) en fait un martyr de la foi. Fêté le 20 novembre. Bury St Edmunds.

Ignispedia

Saint Edmond le Martyr, en vieil anglais Eadmund, est le roi d'Est-Anglie tombé face à la Grande Armée danoise en 869 ou 870, le 20 novembre. Les sources contemporaines de l'événement attestent sa mort violente au combat ; la tradition hagiographique, un siècle plus tard, en fait un martyr de la foi, tué parce qu'il refusait d'apostasier.[1][2][3][4]

L'Église le fête le 20 novembre, comme fête locale selon Nominis.[5] Le calendrier de l'Église d'Angleterre l'inscrit au même jour : « 20 Edmund, King of the East Angles, Martyr, 870 ».[6]

« Dans le Norfolk en Angleterre, l'an 870, saint Edmond, martyr. Roi des Angles de l'Est, il lutta contre l'invasion des Vikings, fut vaincu, capturé et tué, parce qu'il refusait de renier la foi chrétienne. » Martyrologe romain, cité par Nominis[7]

Un roi d'Est-Anglie face à la Grande Armée

Le royaume et l'invasion

L'Est-Anglie (en vieil anglais East Engle) est l'un des royaumes anglo-saxons de l'est de l'Angleterre. Au milieu du IXe siècle, elle est régulièrement exposée aux incursions scandinaves. La Chronique anglo-saxonne et la Vie d'Alfred le Grand d'Asser, sources les plus proches des faits, racontent le même épisode.

L'armée païenne, la fameuse Grande Armée, traverse la Mercie jusqu'aux Angles de l'Est et prend ses quartiers d'hiver à Thetford (Deodforda en vieil anglais, Theodford chez Asser). Le même hiver, le roi Eadmund engage le combat.[8][9]

La Chronique anglo-saxonne, à l'entrée de l'année 870, dit en substance : l'armée passa par la Mercie jusqu'en Est-Anglie et prit ses quartiers d'hiver à Thetford ; cet hiver-là, le roi Edmond combattit contre elle ; les Danois remportèrent la victoire, tuèrent le roi et s'emparèrent de tout le pays.[10]

Asser, contemporain des événements, écrit dans les mêmes termes, avec une emphase qui trahit la proximité du drame :

« Eodem anno Eadmund, Orientalium Anglorum rex, contra ipsum exercitum atrociter pugnavit, Sed, proh dolor! paganis nimium gloriantibus, ipso cum magna suorum parte ibidem occiso, inimici loco funeris dominati sunt, et totam illam regionem suo dominio subdiderunt. » Asser, Vie d'Alfred le Grand, chapitres 32-33[11]

Traduction de travail : la même année, Eadmund, roi des Angles de l'Est, combattit héroïquement contre cette armée ; mais, hélas, les païens triomphèrent avec excès ; lui-même fut tué là avec une grande partie des siens ; les ennemis régnèrent sur le lieu de ses funérailles et soumirent toute la région.

Ce que disent, et ne disent pas, les sources contemporaines

Ni la Chronique ni Asser ne parlent de flèches, de décapitation, de refus de foi ou de loup. Pour elles, Edmond meurt au combat, avec une grande partie de ses troupes, et l'Est-Anglie est conquise.[12][13] L'introduction de l'édition Stevenson note même que l'auteur d'Asser ne connaît pas encore le culte du roi martyr : le texte est antérieur à l'hagiographie.[14]

L'année de la mort : 869 ou 870

Les calendriers modernes et les notices savantes divergent sur le millésime, sans qu'aucune ne soit fautive :

  • la Chronique anglo-saxonne porte l'entrée sous 870 (annale dccc.lxx), mais les manuscrits varient : l'un d'eux la place sous 871 ;
  • Asser écrit « Anno … DCCCLXX » ;
  • la Catholic Encyclopedia (1913) : « November 20, 870 » ;
  • Nominis et le calendrier de l'Église d'Angleterre : 870 ;
  • la Wikipédia FR et l'historiographie moderne retiennent 869, en faisant remarquer que l'annale 870 correspond à l'année réelle 869.[15][16][17][18][19]

La tradition retient le 20 novembre, jour que la Passio d'Abbon fixe explicitement (duodecimo Kal. Decembr.) et que tous les calendriers ultérieurs reprennent.[20][21][22] L'article présente les deux millésimes plutôt que de trancher.

La Passio d'Abbon de Fleury

Une tradition écrite un siècle plus tard

La plus ancienne Passio complète de saint Edmond est celle d'Abbon de Fleury, moine de l'abbaye de Fleury (aujourd'hui Saint-Benoît-sur-Loire), composée vers 985-987 à Ramsey.[23][24] Abbon y explique, dans sa préface à l'archevêque Dunstan, comment le récit lui est parvenu : Dunstan, jeune, l'aurait appris d'un vieillard qui le racontait au roi Æthelstan, en jurant avoir été le porte-épée (armiger) d'Edmond le jour de son martyre.[25]

C'est une chaîne de transmission déclarée, non une preuve au sens moderne. Elle montre néanmoins que le récit circulait en Angleterre à la fin du Xe siècle, bien avant Abbon.

Le récit du martyre

Selon Abbon, Edmond est un roi de noble origine saxonne. Les envahisseurs, conduits par Hinguar et Hubba, exigent sa soumission. Le messager d'Hinguar reçoit cette réponse :

« Christianus rex Edmundus non se subdet pagano duci, nisi prius effectus fueris compos nostrae religionis. » Abbon de Fleury, Passio Sancti Edmundi, chapitre IX[26]

Traduction de travail : le roi chrétien Edmund ne se soumettra pas à un chef païen, à moins que celui-ci n'ait d'abord embrassé notre religion.

Le roi est alors capturé dans son palais, lié, frappé de verges et de fouets, attaché à un arbre. Abbon décrit le supplice des flèches en des termes qui l'assimilent explicitement au martyre de saint Sébastien : criblé de traits « comme un hérisson », puis décapité.[27] La date est fixée au 20 novembre.[28]

Le récit se poursuit par un épisode célèbre : la tête du roi, jetée dans la forêt de Haegilisdun, est retrouvée grâce à un loup qui la garde entre ses pattes ; la tête elle-même répond « Her, her, her! » (« Ici, ici, ici! ») à ceux qui la cherchent.[29] Un chrétien caché (delitescendo), témoin du spectacle, rapporte les derniers moments.[30] Le mot « ermite » n'apparaît pas dans le texte d'Abbon : toute figure d'ermité relève de développements postérieurs.

Abbon signale encore que le corps serait resté incorrupt, avec un fil rouge au cou, et qu'une veuve nommée Oswyn coupait les cheveux et les ongles du saint.[31] Ce sont là traits de la tradition hagiographique, non faits d'histoire moderne.

Ælfric d'Eynsham

Vers l'an 1000, Ælfric d'Eynsham reprend la Passio d'Abbon dans une homélie en vieil anglais, intitulée « XXXII. NOV. 20. PASSION OF SAINT EDMUND, KING AND MARTYR ».[32] Ælfric n'est pas une source indépendante : il met en forme le récit d'Abbon, en citant la même chaîne de transmission (Dunstan, le porte-épée, Æthelstan) et les mêmes noms (Hingwar et Hubba). Son intérêt est d'avoir fixé la tradition dans la langue et la prédication anglaises.[33]

Ce qui relève de la légende tardive

Plusieurs détails, souvent recueillis dans les notices modernes, ne sont pas confirmés par les textes lus et sont présentés ici comme non vérifiés :

  • la naissance à Nuremberg ou la filiation avec Alcmund de Saxe : la Catholic Encyclopedia elle-même signale ce récit comme légende ultérieure ;
  • la naissance à Norbury en 841 et le sacre à Noël 855 : rapportés par Hermann de Bury (Miracula Eadmundi), mais que les historiens modernes tiennent pour des inventions[34] ;
  • le sacre par l'évêque Hunberht à Burna : figure dans Asser (chapitre 10) et dans les annales de Saint Neots, mais l'index de l'édition Stevenson le signale comme interpolé[35] ;
  • l'identification de Hinguar avec Ivar le Désossé : hypothèse, présentée comme « probable » par la Wikipédia FR[36] ;
  • Guthrum comme meurtrier : non attesté dans Abbon, Ælfric, Asser ni la Chronique ;
  • le lieu exact du martyre : Hoxne (Catholic Encyclopedia, Nominis) contre Thetford (Wikipédia FR) contre Haegilisdun, non localisé (Abbon). Le débat reste ouvert.[37][38][39][40]

Culte, reliques et iconographie

De la tombe à Bury St Edmunds

Abbon rapporte que le corps d'Edmond est d'abord inhumé à Haegilisdun, lieu qu'il ne localise pas.[41] « Après que les guerres furent apaisées », le corps est transféré à Bedricesgueord (Beodericsworth), la future Bury St Edmunds.[42] Abbon ne donne aucune année pour ce transfert. La Wikipédia FR propose « vers 900-920 » ; la Wikipédia EN le place sous Æthelstan (à partir de 924), avec un monastère fondé vers 925.[43][44] La date de 903, parfois citée, n'est pas confirmée par les sources lues : elle ne doit pas être publiée comme certaine.

Le culte est en tout cas précoce. Des monnaies portant la légende SCE EADMVND REX (« saint Edmond roi »), frappées à la fin du IXe ou au début du Xe siècle, témoignent d'une vénération antérieure à la Passio d'Abbon.[45][46] L'abbaye de Bury St Edmunds devient l'un des grands centres de pèlerinage de l'Angleterre médiévale.[47][48]

La châsse est détruite lors de la dissolution des monastères, en 1539.[49][50] Des reliques sont revendiquées à Toulouse (Saint-Sernin) et à Arundel ; ces affirmations, portées par la seule Wikipédia EN, relèvent d'une polémique des XIXe-XXe siècles et ne sont pas présentées comme certaines ici.[51]

Patronage

Saint Edmond est, avec saint Édouard le Confesseur puis saint Georges, l'un des patrons successifs de l'Angleterre.[52][53] On le invoque comme patron des rois, des victimes de torture et, selon certains catalogues, contre les pestes.[54][55] Ces patronages sont attestés par des catalogues modernes ; la source liturgique primaire (Missel romain) n'a pas été lue.

Iconographie

L'iconographie d'Edmond est bien établie. Le roi est représenté soit tenant une flèche (diptyque de Wilton, 1395), soit lié à un arbre et criblé de flèches.[56] Il se distingue de saint Sébastien par la couronne royale ; le loup, gardien de sa tête, est un autre de ses attributs.[57][58]

Saint Edmond conduit à la mort, enluminure anglaise vers 1130, Bury St Edmunds, Morgan Library MS M.736. Wikimedia Commons, domaine public.

L'enluminure du MS M.736 de la Morgan Library (Life and Miracles of St Edmund, vers 1130) appartient au même cycle que le martyre reproduit en infobox : elle montre le roi couronné, vêtu de soie, conduit à la mort.[59] C'est l'un des témoins les plus anciens de la représentation du saint.

Monnaie d'argent du trésor de Cuerdale, Xe siècle, British Museum 1838,0710.632. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Les monnaies du trésor de Cuerdale, conservées au British Museum, portent la légende commémorative SCE EADMVND REX : elles attestent le culte du roi martyr dès la fin du IXe siècle.[60]

Note sur les sources

Ce qui est établi par les sources lues :

  • Edmond, roi d'Est-Anglie, est tué lors de l'invasion de la Grande Armée, le 20 novembre 869 ou 870 (l'écart vient du comput des annales) ;
  • les quartiers d'hiver danois sont à Thetford ; Edmond combat et périt avec une grande partie des siens (Chronique anglo-saxonne, Asser) ;
  • la Passio d'Abbon de Fleury (vers 985-987) est la plus ancienne narration complète du martyre ; elle fixe la date au 20 novembre et raconte le refus d'apostasier, les flèches, la décapitation et l'épisode du loup ;
  • Ælfric d'Eynsham (vers 1000) reprend Abbon en vieil anglais ;
  • le culte est précoce (monnaies SCE EADMVND REX, fin IXe / début Xe) ;
  • le corps est transféré à Beodericsworth / Bury St Edmunds ; la châsse est détruite en 1539 ;
  • la fête est au 20 novembre (Nominis : « Fête locale » ; calendrier de l'Église d'Angleterre : 20 Edmund, Martyr, 870).

Ce qui reste non vérifié ou légendaire, et que cet article ne présente jamais comme établi :

  • la date exacte de la translation des reliques : la date de 903 n'est pas confirmée ; les sources disent « vers 900-920 » (FR) ou le règne d'Æthelstan (EN) ; Abbon ne donne aucune année ;
  • le lieu exact de la mort : Hoxne (CE, Nominis) contre Thetford (Wikipédia FR) contre Haegilisdun non localisé (Abbon) ;
  • l'identité de Hinguar et Hubba avec Ivar et Ubba historiques : hypothèse ; Guthrum non attesté comme meurtrier ;
  • le témoin « ermite » : Abbon dit un chrétien caché, sans qualité d'ermité ;
  • le sacre par Hunberht à Burna, Noël 855/856 : signalé interpolé dans l'édition Stevenson d'Asser ;
  • la naissance à Nuremberg, à Norbury, et les dates d'Avignon et de sacre données par Hermann de Bury : tenues pour des inventions par les historiens modernes ;
  • les reliques à Toulouse, Arundel ou Westminster : polémique non examinée ;
  • les patronages (torture, pestes, loups) : affirmés par des catalogues modernes, sans source liturgique primaire lue ;
  • le statut du 20 novembre dans le calendrier romain universel : Nominis écrit « Fête locale » ; le missel romain n'a pas été consulté ;
  • Bède, Fursa et Geoffroy de Monmouth : aucune mention d'Edmond vérifiée ; l'Historia Regum Britanniae n'a pas été contrôlé dans son texte latin.

Pour aller plus loin

  • Saint Alfred le Grand, roi du Wessex : le contemporain d'Edmond, dont la résistance aux mêmes invasions changea le sort de l'Angleterre.
  • Saint Édouard le Confesseur : l'autre roi-saint d'Angleterre, qui succéda à Edmond dans le patronage national avant saint Georges.
  • Saint Sébastien : le martyr aux flèches, dont l'iconographie a servi de modèle à celle d'Edmond.
  • Saint Colomban : autre figure du haut Moyen Âge chrétien, dans un monde où la frontière entre l'histoire et la légende est souvent difficile à tracer.

Notes et références

  1. Chronique anglo-saxonne, entrée de l'année 870 (annale dccc.lxx), éd. Thorpe, The Anglo-Saxon Chronicle, 1861, Rolls Series, texte numérisé : archive.org/details/anglosaxonchroni01thor. Vieil anglais (ms. Cott. Tiber. A.vi) : « Her rad se here ofer Myrce on East-engle • 3 paer winter setl nam set Deodforda • 3 py wintra Eadmund cing him wiS feaht • 3 pa Deniscan sige naman • 3 pone cing ofslogon • 3 f land geeodan eall. » Les manuscrits divergent sur le millésime (870, 871). La Chronique ne mentionne ni flèches, ni décapitation, ni refus de foi.

    1 8 10 12 15
  2. Asser, Vie d'Alfred le Grand, éd. Stevenson, Asser's Life of King Alfred…, 1904 (repr. 1906), texte latin et apparat numérisés : archive.org/details/asserslifekinga00stevgoog. Chapitres 32-33 : « supra memoratus paganorum exercitus per Merciam in Orientales Anglos transivit, et ibi in loco, qui dicitur Theodford, hiemavit. Eodem anno Eadmund, Orientalium Anglorum rex, contra ipsum exercitum atrociter pugnavit… ». L'index de Stevenson signale comme interpolées les notices sur l'avènement (c. 10, sacre par Hunberht à Burna). L'introduction note qu'Asser ne connaît pas encore le culte du roi martyr.

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  3. Abbon de Fleury, Passio Sancti Edmundi regis et martyris (vers 985-987), texte latin intégral : thelatinlibrary.com/abbofloracensis.html. Page lue le 11 octobre 2026. Préface à Dunstan (chaîne de transmission, armiger) ; c. V (Hinguar et Hubba) ; c. VI (villa Haegilisdun) ; c. IX (« Christianus rex Edmundus non se subdet pagano duci… ») ; c. X (liens, verges, flèches « velut asper herecius… in passione similis Sebastiano egregio martyri », décapitation, date duodecimo Kal. Decembr. = 20 novembre) ; c. XII (chrétien delitescendo, pas d'ermité) ; c. XIII-XIV (loup, « Her, her, her! », translation sans date à Bedricesgueord) ; c. XV (corps incorrupt, fil rouge, Oswyn).

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  4. Nominis (Conférence des évêques de France), « Saint Edmond le Martyr » : nominis.cef.fr/contenus/saint/17/Saint-Edmond-le-Martyr.html. Notice lue le 11 octobre 2026 : « Saint Edmond le Martyr — Roi d'Est-Anglia, martyr (+ 870) — ou saint Edme. » « Il était le roi d'un petit royaume de l'est de l'Angleterre que les Danois envahissaient souvent. Fait prisonnier lors d'une bataille dans le Suffolk, il refusa leurs conditions en particulier celle d'apostasier et périt décapité après avoir été criblé de flèches. » « Dates de fête — 20 novembre, Fête locale. » « Lieux associés — Hoxne — Mort. » Martyrologe romain cité : « Dans le Norfolk en Angleterre, l'an 870, saint Edmond, martyr… ». Attention interne à Nominis : Suffolk (Hoxne) contre Norfolk dans le libellé du Martyrologe.

    4 5 7 18 21 38 47 55
  5. Church of England, Common Worship, calendrier de l'année : churchofengland.org. Page lue le 11 octobre 2026 : « 20 Edmund, King of the East Angles, Martyr, 870 ».

    6 22
  6. Catholic Encyclopedia (1913), « St. Edmund the Martyr », G. E. Phillips : en.wikisource.org. Page lue le 11 octobre 2026 (l'article est introuvable sur newadvent.org aux URL testées ; copie Wikisource utilisée). Ouverture : « Edmund the Martyr, Saint, King of East Anglia, b. about 840; d. at Hoxne, Suffolk, November 20, 870. » La CE reprend la tradition d'Abbon sans critique moderne ; elle signale la naissance à Nuremberg comme légende ultérieure.

    17 37 52 54
  7. Wikipédia (FR), « Edmond le Martyr » : fr.wikipedia.org. Wikitexte lu le 11 octobre 2026 : mort « 869 (20 novembre ?) » ; infobox : lieu de décès « Thetford » ; Abbon à Ramsey « entre 985 et 987 » ; Hinguar « probablement » Ivar le Désossé ; reliques « vers 900-920 » ; culte centré à Beodricsworth / Bury St Edmunds ; Hermann de Bury et les Miracula Eadmundi (naissances et sacre « que les historiens modernes considèrent comme des inventions ») ; patron de l'Angleterre avant Édouard le Confesseur puis saint Georges ; châsse détruite à la dissolution ; iconographie (flèche, arbre, couronne, loup).

    19 24 34 36 39 43 48 50 53 56 57
  8. Ælfric d'Eynsham, homélie « Of Saint Edmund » (vers 1000), dans Lives of Saints : en.wikisource.org. En-tête exact : « XXXII. NOV. 20. PASSION OF SAINT EDMUND, KING AND MARTYR. » Même chaîne de transmission (Dunstan, porte-épée, Æthelstan) ; noms Hingwar et Hubba. Mise en vieil anglais de la Passio d'Abbon, non source indépendante. Version anglo-saxonne également en ligne : sourcebooks.fordham.edu/source/870abbo-edmund.asp (Sweet, Anglo-Saxon Primer, 9e éd., OUP 1961, trad. K. Cutler).

    32 33
  9. Wikipédia (EN), « Edmund the Martyr » : en.wikipedia.org. Wikitexte lu le 11 octobre 2026, plus critique (Whitelock, Gransden, Ridyard) : « The year of Edmund's death may have been 870, according to some calculations » ; identification Hoxne/Haegelisdun contestée ; translation sous Æthelstan, monastère vers 925 ; reliques à Toulouse / Arundel (polémique non examinée ici). Utilisé comme orientation.

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  10. Wikimedia Commons / British Museum, monnaie du trésor de Cuerdale : commons.wikimedia.org. Fichier lu le 11 octobre 2026 : « Silver coin from the Cuerdale hoard », Xe siècle ; British Museum 1838,0710.632 ; photographie CC BY-SA 4.0. Légende commémorative SCE EADMVND REX.

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  11. Wikimedia Commons, enluminures du MS M.736 de la Morgan Library : File:Edmundbeingmartyred05.jpg et File:12th-century painters - Life of St Edmund - WGA15723.jpg. Métadonnées lues le 11 octobre 2026 : Life and Miracles of St Edmund, Bury St Edmunds, vers 1130, Morgan Library & Museum MS M.736 ; domaine public (PD-old-100 / Public Domain Mark). Les pages de la Morgan Library elles-mêmes (themorgan.org) ont répondu 403 et n'ont pas été lues.

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