Le concile de Constantinople IV est, dans la liste catholique, le huitième concile œcuménique. Réuni à Sainte-Sophie du 5 octobre 869 au 28 février 870, il condamne Photius, confirme la restauration de saint Ignace sur le siège patriarcal de Constantinople et promulgue des canons sur la tradition, les images, la liberté de l'Église et l'ordre des patriarcats.[1]
Son statut est l'un des plus disputés de l'histoire conciliaire. L'Église catholique le reçoit comme le VIIIᵉ concile œcuménique ; la tradition orthodoxe orientale privilégie au contraire le synode de 879-880, qui réhabilita Photius après la mort d'Ignace et annula pratiquement le jugement de 869-870 dans l'usage byzantin.[2]
Le concile ne doit donc pas être lu comme un simple épisode administratif. Il cristallise trois questions majeures : qui peut juger la déposition d'un patriarche, comment résister à l'intervention du pouvoir impérial dans l'Église, et quelle place reconnaître au siège de Rome dans une crise qui touche l'ensemble de la communion ecclésiale.[3]
Pourquoi ce concile était-il nécessaire ?
La déposition d'Ignace en 858
La crise commence sous l'empereur Michel III et son oncle Bardas. Ignace, patriarche de Constantinople depuis 847, refuse de servir les calculs politiques de la cour et reproche publiquement à Bardas sa conduite morale. Il est alors banni le 23 novembre 858[4], puis remplacé par Photius, un haut fonctionnaire brillant mais encore laïc au moment de son choix.[5]
La rapidité de l'élévation de Photius devient l'un des griefs centraux. En six jours, il passe par les ordres ecclésiastiques avant d'être consacré patriarche le 25 décembre 858 par Grégoire Asbestas, lui-même en conflit avec Ignace. Pour Rome et les ignatiens, le problème n'est pas l'intelligence de Photius, unanimement reconnue, mais l'occupation d'un siège dont le titulaire vivant n'a pas librement renoncé.[6]
Nicolas Iᵉʳ tranche pour Ignace
Photius et Michel III demandent l'intervention romaine. Le pape Nicolas Iᵉʳ envoie deux légats pour enquêter, mais ceux-ci acceptent en 861 la déposition d'Ignace dans des conditions que Rome jugera ensuite irrégulières. Après examen du dossier, Nicolas tient un synode au Latran en 863, annule l'action de ses légats, reconnaît Ignace comme patriarche légitime et déclare Photius excommunié s'il ne quitte pas le siège.[7]
Photius répond en durcissant le conflit. En 867, il réunit un synode qui prétend déposer Nicolas Iᵉʳ et attaque plusieurs usages latins : jeûne du samedi, discipline du carême, célibat des prêtres, confirmation administrée par des prêtres et addition du Filioque au Credo.[8]
Basile Iᵉʳ change la situation politique
La même année 867, Michel III est assassiné et Basile Iᵉʳ le Macédonien prend le pouvoir. Le changement impérial bouleverse l'équilibre. Photius est retiré du palais patriarcal, Ignace est rappelé, et l'empereur comme le patriarche restauré demandent à Rome un concile général pour régler le dossier.[9]
Le pape Nicolas meurt le 13 novembre 867. Son successeur, Adrien II, reprend la ligne romaine : un synode romain de juin 869 condamne de nouveau Photius, puis trois légats, Donat d'Ostie, Étienne de Nepi et le diacre Marin, sont envoyés à Constantinople pour présider le concile au nom du pape.[10]
Où et quand le concile s'est-il réuni ?
Sainte-Sophie, 5 octobre 869
Le concile s'ouvre le 5 octobre 869 dans la cathédrale Sainte-Sophie. Les actes latins conservés par Anastase le Bibliothécaire décrivent l'assemblée comme réunie dans la « très fameuse église qui porte le nom de la sainte et grande Sagesse ».[11]
Le nombre de participants reste modeste au début et n'atteint jamais les dimensions des grands conciles antiques. La Catholic Encyclopedia signale qu'il n'y eut jamais plus de 102 évêques présents, outre les trois légats romains, avec Ignace, des représentants d'Antioche et de Jérusalem, puis vers la fin des représentants d'Alexandrie.[12]
Dix sessions jusqu'au 28 février 870
Le concile tient dix sessions. Les premières exigent la signature d'un formulaire de réconciliation inspiré du Libellus Hormisdae, texte romain du VIᵉ siècle utilisé pour clore le schisme acacien. La formule oblige les signataires à suivre la communion du siège apostolique, ce qui explique une partie de l'irritation grecque contre l'assemblée.[13]
Les sessions suivantes examinent les documents, réconcilient des évêques passés du côté photien, écartent plusieurs prélats photiens et confrontent Photius lui-même. Selon la Catholic Encyclopedia, Photius comparaît à la cinquième session et répond très peu ; à la septième, il revient avec Grégoire Asbestas, mais refuse toujours de reconnaître Ignace comme patriarche légitime.[14]
Qui sont les acteurs principaux ?
Ignace, patriarche restauré
Ignace représente la continuité canonique contestée. Fils de l'empereur Michel Iᵉʳ, devenu moine après les bouleversements politiques de son enfance, il accède au patriarcat en 847. Sa résistance à Bardas en 857 fait de lui un patriarche politiquement gênant, puis un symbole de la liberté ecclésiale contre la cour.[15]
Sa restauration par Basile et Rome ne signifie pas que toutes les tensions disparaissent. Après le concile, la question bulgare opposera encore Rome et Constantinople, et Ignace soutiendra la juridiction byzantine sur la Bulgarie, au grand mécontentement romain. Le dossier montre donc un point important : Constantinople IV ne transforme pas Ignace en simple agent latin ; il tranche d'abord la légitimité de son siège contre une déposition jugée violente.[16]
Photius, savant immense et patriarche contesté
Photius est l'une des figures les plus complexes du IXᵉ siècle chrétien. Même les sources catholiques les plus sévères reconnaissent son érudition exceptionnelle : grammaire, rhétorique, philosophie, droit, théologie, critique biblique et immense culture littéraire. Son Myriobiblon conserva des fragments d'auteurs antiques autrement perdus.[17]
Mais cette grandeur intellectuelle ne règle pas la question canonique. Pour Rome, Photius reste installé sur un siège occupé, promu trop vite, consacré par un évêque excommunié et soutenu par un pouvoir impérial qui avait banni Ignace. Pour l'Orthodoxie postérieure, au contraire, Photius deviendra le défenseur de Constantinople contre les prétentions romaines et contre le Filioque latin.[18]
Adrien II et les légats romains
Adrien II ne vient pas personnellement à Constantinople. Il agit par ses légats, qui président l'assemblée, présentent leur mandat et signent les décrets avec réserve de la confirmation pontificale. La procédure est typique des conciles orientaux reçus par Rome : l'empereur facilite matériellement la réunion, mais l'autorité romaine constitue le concile comme tribunal ecclésial universel.[19]
La liste catholique des conciles retiendra ce critère : Constantinople IV est œcuménique non par son nombre d'évêques, relativement faible, mais par la présidence des légats, la participation patriarcale orientale, la confirmation romaine et la réception ultérieure de l'Église latine.[20]
Que décide le concile ?
La condamnation de Photius
La décision la plus visible est la condamnation de Photius. Le concile renouvelle contre lui les excommunications romaines, le prive de toute prétention patriarcale et confirme Ignace comme patriarche légitime. Les clercs ordonnés par Photius sont déposés ou ramenés à une communion réduite selon les cas.[21]
Les actes emploient un langage très dur, propre aux controverses ecclésiastiques du temps. L'enjeu n'est pas seulement une personnalité : il s'agit de savoir si un patriarche peut être déposé par pression politique, remplacé par un laïc promu en urgence, puis opposer un synode local à la décision romaine qui avait été elle-même sollicitée.[22]
La tradition comme règle de foi
Le premier canon ouvre par une affirmation de méthode : les règles reçues des apôtres, des conciles et des Pères doivent être gardées comme norme de vie ecclésiale. Le Denzinger français classe ce passage sous le titre « La tradition, règle pour la foi ».[23]
« Nous déclarons observer et garder les règles transmises à la sainte Église catholique et apostolique, tant par les saints apôtres que par les conciles œcuméniques et locaux des orthodoxes, ou même par n'importe quel Père docteur de l'Église. » — Constantinople IV, canon 1, Denzinger §§650-652[24]
Ce canon est plus qu'une introduction pieuse. Il affirme que la réforme d'une crise ne se fait pas en inventant une règle nouvelle pour gagner un conflit présent, mais en revenant à la tradition canonique reçue. Dans le dossier photien, cela vise directement les promotions accélérées, les pseudo-synodes de circonstance et les dépositions obtenues par intimidation.
La vénération des images saintes
Le canon 3 reprend et prolonge Nicée II. Il demande que l'image du Christ soit vénérée avec un honneur analogue à celui rendu au livre des saints Évangiles, parce que l'image instruit par les couleurs ce que le livre transmet par les syllabes.[25]
« Ce qui est dit dans les syllabes, l'expression qui emploie les couleurs le proclame et le rehausse. » — Constantinople IV, canon 3, Denzinger §654[26]
Cette précision est importante : en 869-870, l'iconoclasme byzantin est officiellement vaincu depuis 843, mais ses traces restent suffisamment sensibles pour que le concile confirme encore l'enseignement sur les images. Constantinople IV se présente ainsi comme héritier de Nicée II, non comme un concile isolé de police ecclésiastique.
L'unicité de l'âme humaine
Le canon 11 condamne une doctrine selon laquelle l'homme aurait deux âmes. Le texte affirme, contre cette thèse, que l'Ancien et le Nouveau Testament enseignent une seule âme raisonnable et intellectuelle dans l'homme, comme le confessent les Pères et docteurs de l'Église.[27]
Cette condamnation paraît éloignée de Photius, mais elle montre que l'assemblée ne se limite pas au contentieux patriarcal. Elle traite aussi des erreurs doctrinales circulantes et intègre le concile dans une continuité dogmatique plus large : défendre l'ordre de l'Église suppose aussi de défendre l'anthropologie chrétienne.
Quels canons disciplinaires sont les plus importants ?
Contre les promotions imposées par les puissants
Le canon 12 condamne les promotions épiscopales obtenues par la « fourberie ou la tyrannie des puissants ». Le contexte explique la force du canon : toute la crise vient d'une déposition et d'une promotion soutenues par le pouvoir impérial.[28]
Le canon 22 formule la même logique de manière positive : la promotion et la consécration des évêques doivent se faire par élection et décision du collège épiscopal, sans intervention directe d'une autorité laïque. Une puissance civile peut aider si l'Église l'invite, mais elle ne doit pas imposer le choix du patriarche, du métropolite ou de l'évêque.[29]
| Canon | Sujet | Portée concrète |
|---|---|---|
| 1 | Tradition canonique | Les règles reçues des apôtres, conciles et Pères obligent l'Église |
| 3 | Images saintes | Confirmation de la vénération des images du Christ, de Marie, des anges et des saints |
| 11 | Âme humaine | Condamnation de la théorie des deux âmes |
| 12 | Promotions forcées | Déposition d'un évêque promu par pression des puissants |
| 21 | Patriarcats et Rome | Respect des patriarches, première place du pape de l'ancienne Rome |
| 22 | Élections épiscopales | Exclusion de l'ingérence laïque dans les élections ecclésiastiques |
La place de Rome dans l'ordre patriarcal
Le canon 21 énumère les patriarcats dans l'ordre traditionnel : d'abord le pape de l'ancienne Rome, ensuite Constantinople, puis Alexandrie, Antioche et Jérusalem. Il interdit aux pouvoirs séculiers de chasser un patriarche de son siège et condamne les écrits injurieux dirigés contre le siège de Pierre, en visant explicitement l'exemple récent de Photius.[30]
« Avant tout le très saint pape de l'ancienne Rome, ensuite le patriarche de Constantinople, puis ceux d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem. » — Constantinople IV, canon 21, Denzinger §661[31]
Le même canon précise qu'un concile universel peut examiner avec respect une controverse touchant l'Église romaine, mais ne doit pas prononcer avec témérité une sentence contre les pontifes de l'ancienne Rome. C'est la réponse directe au synode photien de 867, qui avait prétendu déposer Nicolas Iᵉʳ.[32]
Comment le concile a-t-il été reçu ?
Une réception catholique
Dans la tradition catholique, Constantinople IV entre dans la liste des conciles œcuméniques comme le huitième. La Catholic Encyclopedia le présente explicitement comme « Eighth General Council » et le résumé des conciles généraux de New Advent le place après Nicée II, sous Adrien II et Basile Iᵉʳ, avec 102 évêques, trois légats pontificaux et les représentants patriarcaux.[33][34]
Cette réception sera redite dans des professions de foi postérieures. La profession prescrite par Urbain VIII pour les Églises orientales mentionne « le quatrième de Constantinople, le huitième dans l'ordre » et professe que Photius y fut justement condamné et saint Ignace rétabli comme patriarche.[35]
Une réception orthodoxe opposée
La réception orientale suit une autre mémoire. Après la mort d'Ignace le 23 octobre 877, Photius revient sur le siège de Constantinople. Un synode réuni en 879-880 à Sainte-Sophie le réhabilite, annule le concile de 869-870 dans la pratique byzantine et devient, pour beaucoup d'orthodoxes, le véritable concile de Constantinople IV.[36][37]
Cette divergence explique pourquoi le concile est un sujet sensible dans le dialogue catholique-orthodoxe. Il ne porte pas seulement sur Photius, mais sur la manière dont un concile devient œcuménique : par confirmation romaine, selon la logique catholique ; par réception de l'Église d'Orient, selon l'argument orthodoxe contre 869-870.
La question bulgare
La dernière session se tient en présence de l'empereur, de son fils Constantin, du roi bulgare Michel et d'ambassadeurs occidentaux. La question bulgare surgit immédiatement après le concile : la Bulgarie récemment évangélisée relève-t-elle de Rome ou de Constantinople ? La réponse byzantine l'attribue à Constantinople, ce que Rome juge comme une perte injuste d'un territoire anciennement lié à l'Illyrie romaine.[38]
Ce point montre que le concile ne supprime pas les tensions Est-Ouest. Au moment même où Ignace est restauré grâce à Rome, Constantinople obtient la Bulgarie. La communion est rétablie, mais l'équilibre entre juridiction romaine, prestige constantinopolitain et politique impériale demeure fragile.
Que reste-t-il aujourd'hui de Constantinople IV ?
Un concile sur la liberté de l'Église
Constantinople IV rappelle qu'une Église gouvernée par la cour cesse rapidement de discerner librement. La déposition d'Ignace, la promotion accélérée de Photius et les synodes contradictoires montrent ce qui arrive quand l'autorité impériale devient l'arbitre pratique du patriarcat.[39]
Sa réponse n'est pas une théorie moderne de séparation politique, mais une discipline ecclésiale précise : les évêques doivent être élus selon les canons, les patriarches ne doivent pas être chassés par des puissances civiles, et les conciles doivent juger selon la tradition reçue, non selon l'intérêt du moment.
Un miroir des tensions catholiques-orthodoxes
Le concile reste aussi un miroir de la fracture entre catholiques et orthodoxes. Pour les catholiques, il manifeste que Rome peut juger une crise patriarcale orientale quand l'unité de l'Église est menacée. Pour les orthodoxes, la réhabilitation ultérieure de Photius et le synode de 879-880 montrent au contraire que 869-870 n'a pas été reçu comme concile œcuménique par l'Orient.[40]
La meilleure lecture n'est donc pas de masquer le désaccord. Constantinople IV doit être présenté avec précision : concile œcuménique dans la tradition catholique, rejeté dans la tradition orthodoxe, lié à la crise photienne, à la primauté romaine, aux élections patriarcales et à la juridiction bulgare.
Une leçon de prudence historique
Photius n'est pas seulement le personnage noir que décrivent certaines sources latines, ni simplement le saint champion que célèbre l'Orient. C'est un immense savant, un patriarche politiquement imposé en 858, un adversaire redoutable de Rome, puis un patriarche rétabli après la mort d'Ignace. Cette complexité oblige à distinguer jugement canonique, mémoire confessionnelle et valeur intellectuelle d'une personne.[41]
Pour un lecteur catholique, Constantinople IV reste pourtant clair sur son centre : la communion ecclésiale ne peut pas être reconstruite par des dépositions forcées, des promotions irrégulières et des synodes fabriqués pour couvrir une décision politique. Le concile répond par le retour aux canons, à la tradition et au jugement de l'Église universelle.
Pour aller plus loin
- Lire Nicée II : Constantinople IV confirme encore la vénération des saintes images.
- Lire Constantinople III : autre concile constantinopolitain reçu en commun par l'Orient et l'Occident.
- Retenir la distinction : 869-870 est Constantinople IV dans la liste catholique ; 879-880 est souvent appelé Constantinople IV dans la mémoire orthodoxe.
- Observer le thème central : liberté canonique de l'Église contre les promotions imposées par le pouvoir politique.
Notes et références
Thomas Shahan, "Fourth Council of Constantinople", The Catholic Encyclopedia, vol. 4, New York, Robert Appleton Company, 1908, New Advent : ouverture le 5 octobre 869 à Sainte-Sophie, présidence des légats d'Adrien II, 102 évêques au maximum, dix sessions, condamnation de Photius, 27 canons et question bulgare. Shahan distingue les trois légats envoyés par le pape du chiffre des évêques (« there were never more than 102 bishops present ») ; le résumé « General Councils » de Joseph Wilhelm compte de même « 102 bishops, 3 papal legates, and 4 patriarchs » : les 102 n'incluent pas les légats.
1 9 12 13 14 16 21 33 38Norman P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, Georgetown University Press, 1990, vol. 1, "Constantinople IV, 869-870", introduction reproduite sur Papal Encyclicals Online : statut occidental de huitième concile, absence des collections canoniques byzantines, ouverture le 5 octobre 869, dixième session le 28 février 870, synode concurrent de 879-880 et transmission par Anastase le Bibliothécaire.
2 10 22 37 40Joseph Wilhelm, "General Councils", The Catholic Encyclopedia, vol. 4, New York, Robert Appleton Company, 1908, New Advent : définition d'un concile œcuménique, rôle de la confirmation pontificale, résumé du quatrième concile de Constantinople sous Adrien II et Basile Iᵉʳ.
3 19 20 34Datation 857 ou 858. Adrian Fortescue (« Photius of Constantinople », The Catholic Encyclopedia, vol. 12, 1911, New Advent) écrivait encore « deposed and banished (Nov. 23, 857) » et « on Christmas Day, 857 ». Mais l'article « Greek Church » de la même Catholic Encyclopedia (vol. 6) retient « On 23 November, 858, the Patriarch Ignatius was deposed, and on 25 December in the same year Photius succeeded him », ce qui s'accorde avec O'Connor (rappel d'Ignace le 23 novembre 867 « after nine years of exile ») : c'est la datation 858 qui est suivie ici.
4John Bonaventure O'Connor, "St. Ignatius of Constantinople", The Catholic Encyclopedia, vol. 7, New York, Robert Appleton Company, 1910, New Advent : naissance d'Ignace, patriarcat de 847, conflit avec Bardas, bannissement en 858, pseudo-synode contre lui, appel à Nicolas Iᵉʳ et restauration en 867.
5 15Adrian Fortescue, "Photius of Constantinople", The Catholic Encyclopedia, vol. 12, New York, Robert Appleton Company, 1911, New Advent : carrière de Photius, promotion rapide en 858, décision de Nicolas Iᵉʳ en faveur d'Ignace, synode photien de 867, concile de 869-870, retour de Photius après 877, synode de 879-880 et mémoire orthodoxe.
6 7 8 17 18 36 41Constantinople IV, définition du concile, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 ; traduction anglaise reproduite sur Papal Encyclicals Online, lignes d'ouverture situant l'assemblée à Constantinople dans l'église de la Sainte-Sagesse. Texte anglais vérifié mot à mot : « the most famous church bearing the name of holy and great Wisdom ».
11IVᵉ concile de Constantinople, canon 1, 28 février 870, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§650-652 : tradition apostolique, conciliaire et patristique comme règle à observer.
23 24IVᵉ concile de Constantinople, canon 3, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §§653-656 : vénération de l'image du Christ, de la Mère de Dieu, des anges et des saints.
25 26IVᵉ concile de Constantinople, canon 11, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §§657-658 : condamnation de la doctrine des deux âmes dans l'homme.
27IVᵉ concile de Constantinople, canon 12, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §659 : déposition des évêques promus par fourberie ou tyrannie des puissants.
28 39Constantinople IV, canons 21-22, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 ; texte anglais reproduit sur Papal Encyclicals Online et vérifié mot à mot : canon 21, ordre des sièges (« in the first place to the most holy pope of old Rome, secondly to the patriarch of Constantinople, and then to the patriarchs of Alexandria, Antioch and Jerusalem ») et « on no account pronounce sentence rashly against the supreme pontiffs of old Rome » ; canon 22, « the promotion and consecration of bishops should be done by means of an election and decision of the college of bishops » et « no lay authority or ruler may intervene ».
29IVᵉ concile de Constantinople, canon 21, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §§661-664 : prééminence romaine parmi les sièges patriarcaux et interdiction de prononcer témérairement contre les pontifes de l'ancienne Rome.
30 31 32Profession de foi prescrite par Urbain VIII pour les Églises orientales, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §1467 (texte anglais vérifié : « The fourth of Constantinople, eighth in order, and I profess that in it Photius was rightly condemned, and that Saint Ignatius, the Patriarch, was rightly reinstated ») : profession du quatrième concile de Constantinople comme huitième dans l'ordre, condamnation de Photius et rétablissement de saint Ignace.
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