Le concile de Lyon II, réuni du 7 mai au 17 juillet 1274 sous le pape Grégoire X, est le quatorzième concile œcuménique reconnu par l'Église catholique. Il répond à trois urgences que le pape formule dès la convocation du 31 mars 1272 : rétablir l'union avec les Grecs, organiser une nouvelle croisade pour la Terre sainte et réformer l'Église latine.[1]
Le concile est surtout célèbre pour deux raisons. D'abord, il proclame le 6 juillet 1274 l'union officielle avec les représentants de l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue. Ensuite, il promulgue la constitution Ubi periculum, qui donne au conclave pontifical sa forme classique : les cardinaux enfermés, isolés, privés progressivement de confort si l'élection tarde.[2][3]
Lyon II est donc un concile de grande ambition et de réception fragile. L'union orientale, signée par diplomatie impériale plus que reçue par le peuple byzantin, s'effondre après la mort de Michel VIII en 1282. La croisade, financée sur le papier par une dîme de six ans, ne part pas. Mais la réforme du conclave survit : suspendue puis rétablie, elle demeure l'un des héritages institutionnels les plus durables du XIIIᵉ siècle.[4][5]
Pourquoi ce concile était-il nécessaire ?
Trois blessures de la chrétienté
Grégoire X devient pape après l'une des plus longues vacances du Siège apostolique : de la mort de Clément IV le 29 novembre 1268 à l'élection de Teobaldo Visconti le 1ᵉʳ septembre 1271, près de trois ans s'écoulent avant qu'un pape soit choisi.[6] Cette expérience explique directement la dureté d'Ubi periculum. Pour Grégoire, une Église sans pasteur universel devient vulnérable aux factions, aux intérêts civils et aux lenteurs cardinalices.
La deuxième urgence vient de l'Orient. En 1261, Michel VIII Paléologue reprend Constantinople et met fin à l'Empire latin né de la quatrième croisade. Mais il reste menacé par Charles d'Anjou, roi de Sicile, qui rêve de restaurer une domination latine sur Constantinople. L'empereur byzantin voit donc dans l'union avec Rome un moyen de neutraliser une attaque occidentale.[7][8]
La troisième urgence est la Terre sainte. Grégoire X avait lui-même connu l'Orient latin avant son pontificat. La constitution Zelus fidei présente la Terre sainte comme le lieu où le Christ a accompli le salut et impose une dîme ecclésiastique de six ans pour préparer l'expédition.[9] Le concile cherche ainsi à réunifier les forces chrétiennes avant de les orienter vers Jérusalem.
Un concile au croisement de la théologie et de la diplomatie
Lyon II n'est pas un simple colloque doctrinal sur le Filioque. Le concile touche à la fois la théologie trinitaire, la primauté romaine, la discipline sacramentelle, la fiscalité de croisade, les ordres mendiants, l'usure, les rapports entre clercs séculiers et religieux, et l'élection du pape.[10]
Cette densité explique son intérêt historique. Lyon II montre comment un concile médiéval peut traiter simultanément la foi, la guerre, la diplomatie, la réforme morale et le gouvernement institutionnel. Sa faiblesse est symétrique : trop d'objectifs dépendaient de volontés politiques extérieures que le concile ne pouvait pas commander durablement.
Où et quand le concile s'est-il réuni ?
La cathédrale Saint-Jean de Lyon
Le concile s'ouvre le 7 mai 1274 dans l'église Saint-Jean de Lyon. La ville avait déjà accueilli Lyon I en 1245. Elle offrait un espace assez occidental pour rassembler les délégations latines et assez lié à la papauté pour garantir une grande assemblée conciliaire.[11]
Tanner donne six sessions générales : 7 mai, 18 mai, 4 ou 7 juin, 6 juillet, 16 juillet et 17 juillet. La quatrième session, le 6 juillet, proclame l'union avec les Grecs ; la dernière approuve la constitution dogmatique sur la procession du Saint-Esprit.[12]
Une assemblée internationale
La Catholic Encyclopedia parle de l'une des assemblées conciliaires les plus fréquentées du Moyen Âge : environ 500 évêques, 60 abbés et plus de 1 000 prélats ou procurateurs. Tanner, plus prudent, estime environ 300 évêques, 60 abbés et un grand nombre de clercs et théologiens. Les deux traditions s'accordent sur l'essentiel : l'Occident latin est fortement représenté, avec le roi Jacques Iᵉʳ d'Aragon, des délégués de France, d'Angleterre, d'Allemagne et de Sicile.[13][14]
Les Grecs n'arrivent que le 24 juin, retardés par un naufrage. La délégation comprend notamment Germanos, ancien patriarche de Constantinople, Théophane de Nicée, le grand logothète Georges Akropolites, Nicolas Panaretos et d'autres représentants impériaux. Une délégation tatare est également présente, signe que la diplomatie mongole entre déjà dans les calculs de croisade et de sécurité orientale.[15][16]
Qui sont les acteurs principaux ?
Grégoire X, pape de croisade et de réforme
Grégoire X n'était pas cardinal au moment de son élection. Il se trouvait en Orient lorsque les cardinaux le choisissent après la longue vacance de Viterbe. Son pontificat, court mais concentré, porte une intuition simple : l'Église ne pourra secourir la Terre sainte que si elle répare d'abord ses divisions internes et ses mécanismes de gouvernement.[17]
Cette cohérence relie les trois thèmes du concile. L'union avec les Grecs doit élargir le front chrétien ; la dîme de croisade doit financer l'effort ; le conclave doit empêcher que l'Église reste de nouveau sans pape pendant des années. Le concile est l'expression institutionnelle d'un pape qui veut transformer son expérience personnelle de crise en règles durables.
Michel VIII Paléologue, empereur en quête de sécurité
Michel VIII Paléologue a restauré l'Empire byzantin à Constantinople en 1261. Mais son succès le place immédiatement sous menace. Charles d'Anjou, installé en Sicile avec l'appui pontifical antérieur, peut devenir le champion d'une revanche latine. Michel propose donc à Rome une union ecclésiale qui a aussi une fonction diplomatique : obtenir la protection du pape contre une expédition occidentale.[18]
La difficulté vient de la réception. L'empereur peut envoyer des lettres, instruire ses ambassadeurs, accepter la primauté romaine et les points de foi latins ; il ne peut pas forcer durablement la conscience du clergé grec, des moines et du peuple. C'est pourquoi Lyon II réussit juridiquement à proclamer une union, mais échoue ecclésialement à la faire vivre.
Bonaventure, Thomas d'Aquin et Pierre de Tarentaise
Le concile se tient dans l'ombre de deux grands docteurs. Thomas d'Aquin, convoqué par le pape, meurt le 7 mars 1274 à Fossanova alors qu'il se rendait à Lyon. Bonaventure, ministre général des franciscains et cardinal, participe au concile, travaille aux échanges avec les Grecs, puis meurt à Lyon le 15 juillet 1274.[19]
Pierre de Tarentaise, cardinal-évêque d'Ostie et ancien archevêque de Lyon, prêche lors de la session du 6 juillet et prononce ensuite l'oraison funèbre de Bonaventure. Il deviendra pape sous le nom d'Innocent V en 1276. Lyon II se situe donc au cœur du grand XIIIᵉ siècle théologique : Thomas meurt sur la route, Bonaventure meurt au concile, Pierre de Tarentaise passe du gouvernement conciliaire au pontificat.
Que définit le concile ?
Le Saint-Esprit procède du Père et du Fils
La constitution doctrinale la plus nette de Lyon II porte sur la procession du Saint-Esprit. Elle formule la doctrine latine de manière précise : le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils, non comme de deux principes séparés, mais comme d'un seul principe et par une seule spiration.[20]
Le Saint-Esprit procède du Père et du Fils « non comme de deux principes, mais comme d'un seul principe ». — Lyon II, constitution sur la Trinité[21]
Cette précision vise un malentendu central du débat gréco-latin. La doctrine latine ne veut pas poser deux sources indépendantes dans la Trinité. Elle affirme que le Père et le Fils, dans leur communion divine, sont l'unique principe de la procession du Saint-Esprit. Pour Rome, le Filioque n'est donc pas une addition arbitraire, mais une manière de confesser la consubstantialité du Fils avec le Père.
La profession de foi de Michel Paléologue
La profession de foi présentée par les représentants de Michel VIII comprend les points qui cristallisent l'union : foi trinitaire et christologique, sept sacrements, sort des âmes après la mort, purification post mortem, primauté romaine, et possibilité pour les Grecs de conserver leurs rites légitimes.[22][23]
Sur le purgatoire, la profession parle de peines « purgatives ou purificatrices » pour ceux qui meurent dans la charité avant d'avoir satisfait pleinement pour leurs péchés. C'est une étape importante dans la formulation magistérielle latine, reprise plus tard à Florence puis à Trente.[24][25]
Sur la primauté, la profession attribue au Siège romain une autorité suprême dans l'Église universelle. C'est précisément ce point, avec le Filioque, qui suscite la résistance la plus forte en Orient. La délégation impériale accepte ; une grande partie du clergé byzantin refuse de reconnaître cette acceptation comme la voix réelle de l'Église grecque.[26]
Quels canons le concile promulgue-t-il ?
Ubi periculum et la naissance du conclave
La constitution 2, connue par son incipit Ubi periculum, répond directement à la vacance de 1268-1271. Après la mort d'un pape, les cardinaux présents doivent attendre les absents pendant dix jours seulement. Passé ce délai, ils se réunissent dans le palais où le pape résidait, vivent en commun dans une seule pièce, sans cloison ni rideau, avec un accès strictement contrôlé.[27]
Le texte interdit les messages secrets et prévoit une pression matérielle progressive. Si aucun pape n'est élu au bout de trois jours, les cardinaux ne reçoivent plus qu'un plat par repas pendant cinq jours ; si l'élection tarde encore, ils ne reçoivent plus que pain, vin et eau.[28]
| Élément d'Ubi periculum | Règle | But |
|---|---|---|
| Attente des absents | Dix jours maximum | Éviter une vacance interminable |
| Lieu | Palais du pape défunt ou lieu équivalent | Empêcher la dispersion |
| Isolement | Conclave fermé, messages secrets interdits | Protéger la liberté de l'élection |
| Serviteurs | Un par cardinal, deux en cas de nécessité | Réduire l'influence extérieure |
| Nourriture | Restrictions progressives | Forcer la décision sans violence |
| Autorités civiles | Serment et sanctions si elles trichent | Garantir l'application locale |
La règle sera rapidement contestée. Adrien V la suspend en 1276, Jean XXI la révoque quelques mois plus tard, mais elle est ensuite rétablie dans plusieurs de ses dispositions. La Catholic Encyclopedia note qu'elle reste la base durable de la législation sur les conclaves.[29]
Croisade, dîme et organisation financière
La constitution Zelus fidei organise le financement de la croisade. Le pape et les cardinaux doivent eux-mêmes payer le dixième de leurs revenus ecclésiastiques pendant six ans ; le concile impose ensuite la même dîme aux personnes ecclésiastiques de tout rang, avec paiement semestriel.[30]
Le texte prévoit aussi des coffres à trois clés dans les églises, afin de recevoir les offrandes pour la Terre sainte. Il interdit certains commerces utiles aux ennemis chrétiens, vise les pirates et cherche à coordonner les forces latines. Mais cette architecture fiscale ne suffit pas : faute d'union orientale réellement stable et faute de leadership politique durable après la mort de Grégoire X, l'expédition ne se réalise pas.[31]
Ordres mendiants, usure et discipline des églises
Lyon II intervient dans la croissance rapide des ordres religieux. Il confirme explicitement l'utilité des Frères Prêcheurs et des Frères Mineurs, laisse subsister les Carmes et les Ermites de saint Augustin, mais supprime ou encadre strictement les ordres mendiants récents non confirmés par le Siège apostolique.[32]
Le concile légifère aussi contre l'usure. Les territoires doivent expulser les usuriers notoires dans les trois mois ; nul ne doit assister aux testaments des usuriers, ni les confesser ou les absoudre, sans restitution de l'usure ou garantie suffisante ; la sépulture ecclésiastique leur est refusée tant que la restitution n'est pas faite ou garantie.[33]
Un canon remarquable porte sur l'immunité des églises. Il interdit d'utiliser les églises et cimetières pour les procès laïcs, les marchés, les discours publics, les parlements ou les occupations profanes qui troublent le culte. Le canon sur le Nom de Jésus demande aussi un geste de révérence lorsqu'il est prononcé, spécialement pendant les mystères de la messe.[34]
Comment le concile a-t-il été reçu ?
Une union grecque officiellement proclamée
Le 6 juillet 1274, après la lecture de la lettre impériale, Georges Akropolites et les autres représentants promettent fidélité à l'Église latine. Grégoire X entonne le Te Deum et écrit le 28 juillet à Michel VIII, à son fils Andronic et à quarante et un métropolites pour annoncer l'union.[35]
Pour Rome, la session marque un succès doctrinal et diplomatique. Les Grecs conservent leurs rites ; les points contestés sont acceptés ; la communion semble rétablie. Pour Constantinople, la situation est beaucoup plus fragile : le patriarche Joseph refuse l'accord, Jean Beccos devient le chef du parti unioniste, et l'opposition populaire demeure profonde.[36]
Un rejet rapide en Orient
Après la mort de Michel VIII en 1282, son fils Andronic II change de politique. Jean Beccos est déposé, Joseph est restauré, et l'union de Lyon est renoncée officiellement. L'OCA souligne même que l'opposition populaire à Michel fut assez forte pour qu'il soit privé de sépulture ecclésiastique.[37]
Ce rejet ne signifie pas que Lyon II n'a rien produit. Il fournit un dossier doctrinal clair sur les points que Rome juge nécessaires à l'union. Mais il révèle aussi la limite d'une union négociée par ambassadeurs lorsque l'Église locale, son clergé, ses moines et son peuple ne la reçoivent pas.
Une croisade préparée mais jamais lancée
La croisade est l'autre grand échec pratique. Grégoire X obtient l'approbation du principe et une fiscalité lourde ; Jacques d'Aragon veut organiser l'expédition rapidement ; les représentants des Templiers s'y opposent et la décision opérationnelle est différée.[38]
La mort de Grégoire X le 10 janvier 1276 prive le projet de son moteur. Les rivalités européennes, la faiblesse de l'union grecque et les intérêts divergents des puissances latines empêchent le passage de la décision conciliaire à l'action militaire.[39]
Que reste-t-il aujourd'hui de Lyon II ?
Un jalon majeur dans l'histoire du conclave
Le legs le plus visible de Lyon II est institutionnel. Aucun catholique contemporain ne peut comprendre le conclave sans remonter à l'expérience de Viterbe et à Ubi periculum. Le mot conclave dit exactement l'intuition de 1274 : enfermer les électeurs pour protéger l'Église d'une vacance interminable et d'influences politiques destructrices.
Cette mesure est sévère, mais elle n'est pas arbitraire. Elle transforme une crise en procédure. Le concile ne se contente pas de blâmer les cardinaux du passé ; il donne aux autorités locales, aux règles d'isolement, au calendrier et même à la nourriture une fonction juridique.
Un précédent œcuménique lourd mais incomplet
Lyon II reste aussi un précédent majeur dans les relations entre catholiques et orthodoxes. Du point de vue catholique, le concile montre qu'une union peut reconnaître la primauté romaine et le Filioque tout en laissant aux Grecs leurs rites propres. Du point de vue orthodoxe, il reste l'exemple d'une union imposée par nécessité politique, sans réception ecclésiale réelle.[40]
La leçon est exigeante : l'unité de l'Église ne peut pas être seulement un acte diplomatique. Elle exige une confession de foi, une autorité reconnue et une réception vivante. Lyon II a obtenu la première sur le papier ; il n'a pas obtenu la troisième dans l'Orient byzantin.
Un miroir du XIIIᵉ siècle finissant
Lyon II résume le XIIIᵉ siècle au moment où ses grands équilibres vacillent. La papauté veut encore organiser toute la chrétienté ; l'Empire latin de Constantinople a disparu ; l'Orient byzantin cherche des protections ; les ordres mendiants doivent être régulés ; l'usure devient un problème social massif ; la croisade reste un idéal, mais les moyens politiques s'effritent.
Comparé à Latran IV, Lyon II est moins une synthèse pastorale qu'une tentative de coordination globale. Comparé à Lyon I, il est moins centré sur l'affrontement pape-empereur que sur l'union orientale, la croisade et la réforme de l'élection pontificale. Sa grandeur tient à l'ambition ; sa fragilité, à la réception.
Chronologie
- 1261Michel VIII reprend Constantinoplefin de l'Empire latin
La restauration byzantine modifie tout l'équilibre oriental et rend l'union avec Rome politiquement utile à Michel VIII.[41]
- 29 novembre 1268Mort de Clément IVdébut d'une longue vacance
Les cardinaux tardent près de trois ans avant d'élire Grégoire X.[42]
- 31 mars 1272Convocation du concileunion, croisade, réforme
Grégoire X fixe les trois grands thèmes de l'assemblée.[43]
- 7 mai 1274Ouverture à Lyoncathédrale Saint-Jean
Le concile s'ouvre avec une représentation latine très large.[44]
- 24 juin 1274Arrivée des Grecsdélégation byzantine retardée
Les représentants de Michel VIII arrivent après un naufrage.[45]
- 6 juillet 1274Union avec les Grecsquatrième session
La délégation impériale accepte la communion avec Rome et les points doctrinaux demandés.[46]
- 16-17 juillet 1274Conclave et Filioquedernières sessions
Le concile approuve les grandes constitutions de réforme, dont Ubi periculum, et la constitution trinitaire.[47]
- 1282Mort de Michel VIIIrejet de l'union
Andronic II renonce à l'union de Lyon et le parti anti-unioniste reprend le dessus.[48]
Pour aller plus loin
- Lire Lyon I : le premier concile lyonnais, marqué par la déposition de Frédéric II.
- Lire Vienne : le concile suivant, autour des Templiers, de la Terre sainte et de la réforme.
- Lire Florence : autre tentative d'union entre Grecs et Latins, plus développée théologiquement.
- Retenir le cœur du sujet : Lyon II réussit durablement dans le droit du conclave, mais échoue dans l'union orientale et la croisade.
Notes et références
Norman P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990, "Second Council of Lyons 1274", introduction ; texte anglais reproduit par Daily Catholic, "Second Council of Lyons - 1274", part one : convocation du 31 mars 1272 et trois thèmes, union avec les Grecs, croisade, réforme de l'Église. Source consultée : https://www.dailycatholic.org/history/14ecume1.htm.
1 43Georges Goyau, "Second Council of Lyons (1274)", The Catholic Encyclopedia, vol. 9, New York, Robert Appleton Company, 1910, New Advent : ouverture du 7 mai 1274, 500 évêques, 60 abbés, plus de 1 000 prélats ou procurateurs, présence de Jacques d'Aragon, ambassadeurs occidentaux, grecs et tatars. Source : https://www.newadvent.org/cathen/09476c.htm.
2 13Lyon II, constitution 2, On election and the power of the elected person (Ubi periculum), dans Tanner/Daily Catholic part two : attente de dix jours, enfermement commun, interdiction des messages secrets, règles de serviteurs et d'accès. Source : https://www.dailycatholic.org/history/14ecume2.htm.
3 27Tanner, introduction à Lyon II, Daily Catholic part one : union imposée du côté grec par Michel VIII, résistance majoritaire du clergé grec, union qualifiée de fugitive, faiblesse de l'union rendant la croisade impossible.
4Goyau, "Second Council of Lyons (1274)", New Advent : constitution sur le conclave suspendue par Adrien V en 1276, révoquée par Jean XXI, mais rétablie plus tard en plusieurs articles et base durable de la législation sur les conclaves.
5 29Tanner, introduction à Lyon II : mort de Clément IV le 29 novembre 1268, élection de Grégoire X le 1ᵉʳ septembre 1271, contexte de longue vacance pontificale.
6 17 42Tanner, introduction à Lyon II : Michel VIII reprend Constantinople en 1261, fin de l'Empire latin, stratégie de Grégoire X pour traiter la question orientale.
7 41Orthodox Church in America, "The Second Council of Lyons", The Orthodox Faith, vol. III, Church History : pressions serbes, bulgares, seldjoukides et surtout Charles d'Anjou ; Michel VIII cherche l'appui de Grégoire X contre les projets latins sur Constantinople. Source : https://www.oca.org/orthodoxy/the-orthodox-faith/church-history/thirteenth-century/the-second-council-of-lyons.
8 18Lyon II, constitution Zelus fidei, dans Tanner/Daily Catholic part one : Terre sainte présentée comme le lieu consacré par le sang du Christ, convocation du concile pour décider des moyens de la libérer.
9Tanner, introduction à Lyon II : constitution Zelus fidei, trente et une constitutions, constitution 23 sur clercs séculiers et religieux, 26-27 sur l'usure, 2 sur le conclave, questions de réforme et de discipline.
10Goyau, New Advent : ouverture du concile le 7 mai 1274 dans l'église Saint-Jean de Lyon.
11 44Tanner, introduction à Lyon II : six sessions générales les 7 et 18 mai, 4 ou 7 juin, 6, 16 et 17 juillet ; quatrième session sur l'union grecque, dernière session sur la procession du Saint-Esprit.
12 47Tanner, introduction à Lyon II : environ 300 évêques, 60 abbés, nombreux clercs et théologiens, mort de Thomas d'Aquin en route, Jacques d'Aragon, délégués de France, Allemagne, Angleterre, Sicile, Grecs arrivés le 24 juin, délégation tatare.
14 16Goyau, New Advent : arrivée des représentants de Michel VIII le 24 juin 1274 ; Germanos, Théophane de Nicée, Georges Akropolites, Nicolas Panaretos, Berrhoeota, Georges Zinuchi ; lettre impériale présentée au concile.
15 45Goyau, New Advent : mort de saint Thomas d'Aquin à Fossanova le 7 mars 1274 en route vers Lyon ; mort de saint Bonaventure à Lyon le 15 juillet 1274 après des entretiens importants avec les ambassadeurs grecs.
19Lyon II, constitution 1, On the supreme Trinity and the catholic faith, Tanner/Daily Catholic part one et PDF Laikos, lignes sur la procession du Saint-Esprit : "not as from two principles, but as from one principle; not by two spirations, but by one single spiration". Source PDF : https://www.laikos.org/Lyon2.pdf.
20 21Denzinger, Enchiridion Symbolorum, anciens numéros 461-466 / DH 851-861, "Profession of Faith of Michael Palaeologus", traduction anglaise reproduite par Patristica.net : Trinité, Incarnation, jugement, sacrements, purgatoire et primauté romaine. Source : https://www.patristica.net/denzinger/.
22Encyclopedia.com, "Lyons, Councils of", section "The Second Council" : la quatrième session du 6 juillet accepte la réunion, sans objection des représentants grecs sur Filioque, primauté pontificale, purgatoire et sept sacrements ; demande de conserver le symbole et les rites grecs. Source : https://www.encyclopedia.com/religion/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/lyons-councils.
23United States Conference of Catholic Bishops, "The Hope of Eternal Life", note 196 : la confession de Michel Paléologue à Lyon II parle de "poenis purgatoriis et catharteriis" (DS 856) et sert de déclaration théologique d'accord avec les orthodoxes. Source : https://www.usccb.org/committees/ecumenical-interreligious-affairs/hope-eternal-life.
24Voir aussi l'article Ignispedia Le purgatoire, section sur les définitions magistérielles : Lyon II 1274, Florence 1439, Trente 1563, Catéchisme de l'Église catholique §§ 1030-1032.
25OCA, "The Second Council of Lyons" : acceptation papale et du Filioque par la délégation grecque, conservation des rites, résistance à Constantinople, remplacement du patriarche Joseph par Jean Beccos, rejet après la mort de Michel VIII.
26 36 40Lyon II, Ubi periculum, Tanner/Daily Catholic part two : après trois jours sans élection, un seul plat par repas pendant cinq jours ; après ce délai, pain, vin et eau jusqu'à l'élection.
28Lyon II, Zelus fidei, Tanner/Daily Catholic part one : le pape et les cardinaux paient un dixième de leurs revenus pendant six ans ; même dîme imposée aux personnes ecclésiastiques, payable à Noël et à la Saint-Jean-Baptiste.
30Tanner, introduction à Lyon II : la croisade est décidée mais ne passe pas à l'exécution ; mort de Grégoire X le 10 janvier 1276 et insuffisance de son influence pour mener ses plans à terme.
31 39Lyon II, constitution 23, On religious houses, that they are to be subject to the bishop, Tanner/Daily Catholic part three : suppression ou encadrement des formes récentes non confirmées, exception favorable aux Prêcheurs, Mineurs, Carmes et Ermites de saint Augustin. Source : https://www.dailycatholic.org/history/14ecume3.htm.
32Lyon II, constitutions 26-27, On usury, Tanner/Daily Catholic part three et PDF Laikos : expulsion des usuriers notoires, interdiction de leur louer des maisons, refus de sépulture tant que la restitution n'est pas garantie.
33Lyon II, constitution 25, On the immunity of churches, Tanner/Daily Catholic part three : révérence au Nom de Jésus, interdiction des usages profanes des églises et cimetières, nullité des sentences séculières rendues dans ces lieux.
34Goyau, New Advent : le 6 juillet 1274, après la prédication de Pierre de Tarentaise et la lecture de la lettre de Michel VIII, Georges Akropolites et les ambassadeurs promettent fidélité à l'Église latine ; Grégoire X entonne le Te Deum et écrit ensuite aux responsables byzantins.
35 46OCA, "The Second Council of Lyons" : après la mort de Michel VIII en 1282, Jean Beccos est déposé, Joseph restauré, l'union officiellement renoncée ; Michel VIII privé de sépulture ecclésiastique selon cette synthèse orthodoxe. Fait corroboré par une source académique indépendante : Dumbarton Oaks (centre d'études byzantines) : "Michael was denied a Christian burial when he died in 1282". Source : https://www.doaks.org/resources/online-exhibits/gods-regents-on-earth-a-thousand-years-of-byzantine-imperial-seals/rulers-of-byzantium/michael-viii-palaiologos-1261-82.
37 48Goyau, New Advent : Grégoire X obtient la dîme de six ans pour la croisade, mais l'expédition immédiate voulue par Jacques d'Aragon est différée après opposition des représentants templiers.
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