Concile de Constance (1414-1418)

Concile décisif de la fin du Grand Schisme d'Occident : renonciation de Grégoire XII, déposition des prétendants rivaux, condamnations de Wyclif et Hus, réforme par Frequens et élection de Martin V.

Ignispedia

Le concile de Constance, convoqué le 9 décembre 1413 et réuni du 5 novembre 1414 (ouverture solennelle dans la cathédrale ; première session publique le 16 novembre) au 22 avril 1418, est le concile qui met fin au Grand Schisme d'Occident. Depuis 1378, la chrétienté latine est divisée entre plusieurs obédiences pontificales ; après le concile de Pise de 1409, la situation s'est même aggravée, puisqu'il y a désormais trois prétendants : Grégoire XII à Rome, Benoît XIII à Avignon-Peñíscola et Jean XXIII dans la ligne de Pise.[1][2]

Constance traite trois dossiers à la fois : l'unité de l'Église, la réforme du gouvernement ecclésiastique, et la répression des doctrines issues de John Wyclif et de Jan Hus. Son résultat le plus durable est clair : après l'élection de Martin V le 11 novembre 1417, l'Occident retrouve un pape universellement reconnu.[3][4]

Constance concentre quatre années de crise : résorption du schisme, procès de Jean XXIII, renonciation de Grégoire XII, condamnations doctrinales et élection de Martin V. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Mais Constance est aussi un concile théologiquement délicat. Les premières sessions, tenues avant la reconvocation par Grégoire XII, produisent le décret Haec sancta, utilisé ensuite par les gallicans et les conciliaristes pour soutenir la supériorité du concile sur le pape. La réception catholique est plus précise : le concile est reçu comme œcuménique dans ce qu'il a accompli légitimement et ratifié, non comme validation d'une doctrine opposée à la primauté pontificale définie plus tard à Vatican I.[5][6]

Pourquoi ce concile était-il nécessaire ?

Un schisme devenu insoluble par les voies ordinaires

Le schisme naît après le retour de la papauté à Rome et la mort de Grégoire XI en 1378. L'élection d'Urbain VI est contestée par une partie des cardinaux, qui élisent Clément VII à Fondi. Deux obédiences s'installent alors durablement : Rome et Avignon. Pendant près de quarante ans, royaumes, universités, diocèses, ordres religieux et fidèles se répartissent entre lignes rivales.[7]

La crise n'est pas une simple querelle de personnes. Si deux ou trois hommes revendiquent simultanément le Siège de Pierre, chaque nomination épiscopale, chaque légation, chaque censure, chaque bénéfice et chaque décision diplomatique devient suspect. Des saints et des théologiens de bonne foi se retrouvent dans des obédiences opposées, ce qui rend l'état de l'Église pratiquement intenable.[8]

L'échec du concile de Pise

En 1409, le concile de Pise tente de déposer Grégoire XII et Benoît XIII et élit Alexandre V. L'intention est de restaurer l'unité ; le résultat est paradoxal : les deux prétendants déposés ne se retirent pas, et la ligne pisane ajoute un troisième pape. Jean XXIII succède ensuite à Alexandre V dans cette ligne.[9]

Constance est donc convoqué dans un contexte où les solutions ordinaires ont échoué : les renonciations volontaires sont refusées ou conditionnées, les obédiences politiques paralysent les décisions, et la chrétienté ne peut plus attendre que l'un des prétendants meure ou cède seul.

Où et quand le concile s'est-il réuni ?

Constance, ville impériale au bord du lac

Le concile se réunit à Constance, ville impériale située au bord du lac de Constance. Le choix est politique et pratique : la ville se trouve dans l'espace germanique de Sigismond, roi des Romains, assez loin de Rome et d'Avignon pour ne pas paraître capturée par une seule obédience, et assez centrale pour attirer les délégations européennes.[10]

Sigismond, roi des Romains, joue un rôle diplomatique majeur : il soutient la convocation, pèse sur les obédiences et cherche une issue européenne au schisme. Il ne sera couronné empereur qu'en 1433. Gravure tirée de l'Histoire du concile de Constance de Jacques Lenfant (1714). Wikimedia Commons, domaine public.

Les actes s'étendent sur 45 sessions, de novembre 1414 à avril 1418. New Advent et l'édition Tanner reproduite par EWTN soulignent un point essentiel : parler du concile sans distinguer les périodes est trompeur. Avant le 4 juillet 1415, l'assemblée fonctionne sous l'autorité contestée de Jean XXIII puis dans une situation d'urgence ; à partir de cette date, Grégoire XII la reconvoque par légat et rend possible une réception catholique plus solide.[11][12]

Le vote par nations

Le concile adopte une méthode originale : les votes ne sont pas simplement comptés par personnes, mais par nations. Les quatre premières nations sont italienne, française, allemande et anglaise ; la nation espagnole est ajoutée après l'arrivée des délégations de Castille et d'Aragon en 1416.[13][14]

Ce système vise à limiter le poids numérique d'un seul bloc, notamment italien, et à forcer une décision européenne. Il donne cependant au concile une physionomie très politique : évêques, théologiens, ambassadeurs, juristes et princes y agissent dans un même espace, avec des intérêts parfois divergents.

Qui sont les acteurs principaux ?

Sigismond

Sigismond, roi des Romains puis empereur, n'est pas père conciliaire, mais il est l'un des moteurs de l'événement. Il comprend qu'un schisme pontifical durable mine aussi l'ordre politique chrétien : traités, alliances, investitures, croisades, universités et conflits nationaux se trouvent pris dans la division des obédiences.[15]

Son rôle est ambivalent. Sans lui, la pression diplomatique sur Jean XXIII et Benoît XIII aurait probablement échoué ; mais son implication impériale renforce aussi l'impression que la crise ne peut être résolue qu'en mêlant gouvernement ecclésiastique et puissance civile.

Jean XXIII, Grégoire XII et Benoît XIII

Jean XXIII, de son nom Baldassare Cossa, ouvre le concile dans l'espoir de renforcer la ligne de Pise. Il promet d'abord de renoncer si ses rivaux font de même, puis fuit Constance en mars 1415. Le concile le suspend, le juge, puis le dépose le 29 mai 1415, non comme pape légitime déposé par un concile supérieur, mais comme prétendant dont la conduite et la position rendent impossible l'unité.[16]

Grégoire XII, reconnu rétrospectivement par la liste catholique comme le pape légitime, adopte une autre voie. Par son représentant Jean Dominici, il reconvoque le concile le 4 juillet 1415, puis renonce à toute prétention. Cette renonciation volontaire devient le pivot canonique de la sortie de crise.[17]

Benoît XIII, Pedro de Luna, refuse jusqu'au bout de céder. Après l'échec des négociations de Perpignan et l'abandon de ses principaux soutiens ibériques, le concile le dépose le 26 juillet 1417. Il mourra à Peñíscola en 1423 en maintenant sa revendication.[18]

Que décide le concile ?

L'unité : obtenir un pape reconnu par toute l'Église latine

Le cœur du concile est la restauration d'une tête visible unique. Après la renonciation de Grégoire XII, la déposition de Jean XXIII et l'isolement de Benoît XIII, le concile peut organiser une élection exceptionnelle. Aux cardinaux sont adjoints trente députés des nations, six par nation, pour former un collège électoral élargi.[19]

Le 11 novembre 1417, ce collège élit le cardinal romain Oddone Colonna, qui prend le nom de Martin V. Sa couronne pontificale le 21 novembre, puis la clôture du concile le 22 avril 1418, symbolisent la fin effective du schisme occidental.[20]

PrétendantLigneSort à ConstancePortée canonique
Jean XXIIIPiseSuspendu puis déposé le 29 mai 1415La ligne pisane cesse d'être une solution d'unité
Grégoire XIIRomeReconvoque le concile et renonce le 4 juillet 1415Pivot catholique de la légitimation conciliaire
Benoît XIIIAvignon-PeñíscolaDéposé le 26 juillet 1417Son obédience se réduit puis s'éteint politiquement
Martin VÉlu à ConstanceÉlu le 11 novembre 1417Pape reconnu par la chrétienté latine

La réforme : Frequens et les limites du programme

La réforme de l'Église est l'autre grand objectif. Beaucoup de pères conciliaires veulent corriger les abus de la curie, limiter les taxes, réduire les réserves pontificales, encadrer les bénéfices, réformer les mœurs cléricales et éviter qu'une crise semblable ne se reproduise.[21]

Le décret le plus durable est Frequens, adopté à la session 39 le 9 octobre 1417. Il prévoit une tenue régulière de conciles généraux : le premier cinq ans après Constance, le second sept ans après, puis un concile tous les dix ans. L'intuition est simple : des conciles fréquents doivent prévenir les hérésies, les schismes et les déformations institutionnelles.[22]

Cette réforme reste partielle. Le 21 mars 1418, sept points sont adoptés ; d'autres matières sont traitées par concordats nationaux. Constance obtient donc plus qu'un symbole, mais moins qu'une refondation générale du gouvernement ecclésiastique.[23]

Le cas Haec sancta : pourquoi le texte est-il disputé ?

Le contenu du décret

Le décret Haec sancta, lu dans les sessions 4 et 5 du printemps 1415, affirme que le concile, représentant l'Église militante, tient son pouvoir immédiatement du Christ et que chacun, même s'il est pape, doit lui obéir dans ce qui concerne la foi, l'extirpation du schisme et la réforme de l'Église.[24]

Cette formule naît dans une situation extrême : Jean XXIII a fui, l'unité est menacée, et l'assemblée cherche à empêcher que le concile soit dissous par la disparition de son propre convocateur. Elle sert donc d'abord à maintenir l'action commune malgré l'effondrement pratique de l'autorité qui l'avait ouverte.

La réception catholique

La difficulté est que le texte a été utilisé ensuite comme argument de conciliarisme, c'est-à-dire comme thèse selon laquelle un concile général serait supérieur au pape de manière ordinaire. La réception catholique refuse cette lecture. New Advent note que les cinq articles célèbres de la cinquième session n'ont pas reçu de confirmation papale comme doctrine anti-pontificale.[25]

EWTN résume la ligne catholique en distinguant les sessions non ratifiées de celles qui suivent la reconvocation par Grégoire XII : Martin V ratifie ce qui a été déterminé « conciliariter » dans le concile légitimé, non une théorie générale contredisant la primauté du Siège apostolique.[26]

Ce point est essentiel pour éviter deux erreurs symétriques. Il serait faux de nier l'importance historique de Constance ; il serait tout aussi faux d'en faire une preuve catholique contre la primauté pontificale. Constance est un concile de sortie de crise, non un modèle constitutionnel ordinaire.

Quels canons et condamnations doctrinales le concile promulgue-t-il ?

Wyclif

La session 8 condamne 45 propositions de John Wyclif. Le Denzinger les reproduit sous les numéros 1151-1195. Elles touchent l'eucharistie, l'autorité ecclésiastique, la propriété des biens d'Église, les ordres religieux, l'excommunication, les indulgences et la primauté romaine.[27]

Plusieurs propositions révèlent le cœur du conflit : Wyclif nie ou affaiblit la présence réelle, subordonne l'autorité des prélats à leur état moral, conteste les biens ecclésiastiques et attaque directement la fonction romaine. Le concile ne traite donc pas seulement un dissident anglais isolé ; il réagit à un ensemble doctrinal qui peut renverser sacramentalement et juridiquement l'Église latine.

Jan Hus

Le cas de Jan Hus est plus dramatique. Prédicateur de Prague, influencé par Wyclif, il arrive à Constance sous sauf-conduit impérial. Il est arrêté, jugé, refuse les formules de rétractation qu'on lui propose, puis est condamné le 6 juillet 1415 et livré au bras séculier. Sa mort sur le bûcher provoque une onde de choc en Bohême et prépare les guerres hussites.[28]

La réponse catholique sur le sauf-conduit distingue deux choses : ce document garantissait Hus contre toute violence illégale sur la route, mais ne pouvait le soustraire au jugement de ses juges légitimes une fois l'accusation d'hérésie portée. Sigismond lui-même déclara le 1er janvier 1415 qu'il n'empêcherait pas le concile de procéder selon le droit contre les accusés d'hérésie. Et contrairement à la légende, le concile n'a jamais déclaré qu'on ne doit pas garder la foi promise à un hérétique.[29]

Jan Hus devant le concile de Constance, peinture de Václav Brožík, 1883. L'œuvre est postérieure de plusieurs siècles, mais elle fixe l'imaginaire moderne du procès de Hus. Wikimedia Commons, domaine public.

Le Denzinger donne 30 propositions condamnées sous les numéros 1201-1230. Elles portent surtout sur la nature de l'Église comme assemblée des prédestinés, la légitimité des prélats pécheurs, l'autorité du pape, la prédication malgré les censures et l'obéissance ecclésiastique.[30]

L'article ne doit pas effacer la complexité morale du dossier : le procès médiéval, l'emprisonnement et l'exécution heurtent fortement le lecteur contemporain. Mais historiquement, le concile ne juge pas seulement une réforme morale du clergé ; il juge des thèses ecclésiologiques qui dissolvent l'autorité sacramentelle et hiérarchique dans une vérification invisible de prédestination ou de sainteté personnelle.

Communion sous une seule espèce

Le décret Cum in nonnullis, session 13 du 15 juin 1415, répond à la revendication utraquiste de la communion obligatoire sous les deux espèces pour les laïcs. Le concile rappelle que le Christ est tout entier présent sous chacune des espèces et que la coutume latine de communiquer les laïcs sous l'espèce du pain ne peut être déclarée sacrilège.[31]

Le Denzinger formule le point doctrinal en termes nets : sous la seule espèce du pain, le fidèle reçoit le Christ tout entier, corps, sang, âme et divinité. Cette décision sera reprise dans le conflit hussite, puis éclairée plus tard par le concile de Trente dans son décret sur la communion sous les deux espèces.[32][33]

Comment le concile a-t-il été reçu ?

Un succès d'unité

Sur le plan de l'unité visible, Constance réussit. Le schisme ouvert en 1378 est pratiquement clos en 1417 ; Martin V peut progressivement restaurer l'autorité romaine. Le concile laisse donc une trace immense : il montre qu'une crise institutionnelle presque insoluble peut être résolue par une combinaison de renonciation légitime, pression diplomatique, procédure canonique et élection reconnue.[34]

Cette réussite explique pourquoi Constance reste compté parmi les conciles œcuméniques catholiques, malgré les réserves sur certaines sessions et certains textes. Il est un concile reçu pour son œuvre de paix, de doctrine et de réforme, non pour toutes les opinions politiques ou théologiques exprimées dans son enceinte.

Une réception doctrinale prudente

La prudence porte surtout sur Haec sancta. La tradition catholique postérieure ne reçoit pas ce décret comme une définition dogmatique ordinaire. Vatican I définira au contraire la primauté de juridiction du pontife romain sur toute l'Église ; Constance ne peut donc pas être lu contre cette doctrine sans briser la continuité de réception.[35]

L'intérêt de Constance est précisément d'apprendre à distinguer un concile comme événement historique, un concile comme assemblée juridiquement légitime, et un concile comme porteur de décisions ratifiées. Dans une crise extrême, ces plans peuvent se chevaucher sans se confondre.

Que reste-t-il aujourd'hui de Constance ?

Une leçon sur l'unité visible

Constance rappelle que l'unité de l'Église n'est pas une abstraction. Sans tête visible reconnue, les diocèses, les universités, les princes et les fidèles se divisent concrètement. L'élection de Martin V n'est donc pas un simple épisode de diplomatie médiévale : elle rend à la chrétienté latine un centre de communion.

Une alerte sur les réformes mal ordonnées

Le concile montre aussi qu'une vraie demande de réforme peut produire des remèdes ambigus si elle n'est pas ordonnée à la constitution divine de l'Église. Beaucoup de critiques de la curie étaient réelles ; mais la tentation conciliariste de résoudre les abus en affaiblissant la primauté pontificale portait une autre crise en germe.

Un dossier incontournable pour comprendre la Réforme

Enfin, Constance prépare indirectement le XVIᵉ siècle. La condamnation de Wyclif, le martyre politique et religieux de Hus aux yeux des Bohémiens, les guerres hussites, la question de l'autorité ecclésiale et la critique des abus annoncent plusieurs thèmes que la Réforme protestante radicalisera un siècle plus tard. Luther lui-même sera confronté à l'héritage de Hus lors de la dispute de Leipzig.[36]

Chronologie

  1. 1378
    Début du Grand Schisme
    Rome et Avignon

    Après la mort de Grégoire XI, l'élection d'Urbain VI est contestée et Clément VII ouvre la ligne avignonnaise.[37]

  2. 1409
    Concile de Pise
    une troisième ligne apparaît

    Pise veut déposer les deux prétendants, mais l'élection d'Alexandre V ajoute une obédience au lieu de résoudre le schisme.[38]

  3. 5 novembre 1414
    Ouverture à Constance
    ville impériale

    Ouverture solennelle dans la cathédrale le 5 novembre ; la première session publique suit le 16 novembre, sous la présidence de Jean XXIII, avec l'appui politique de Sigismond.[39][40]

  4. 29 mai 1415
    Déposition de Jean XXIII
    ligne de Pise

    Après sa fuite et son procès, Jean XXIII est déposé par la douzième session.[41]

  5. 4 juillet 1415
    Renonciation de Grégoire XII
    reconvocation légitime

    Le légat de Grégoire XII reconvoque le concile ; Grégoire renonce ensuite à la papauté.[42]

  6. 6 juillet 1415
    Condamnation de Jan Hus
    quinzième session

    Les trente propositions de Hus sont condamnées ; il est livré au bras séculier.[43]

  7. 9 octobre 1417
    Frequens
    conciles réguliers

    Le concile ordonne la tenue périodique de conciles généraux.[44]

  8. 11 novembre 1417
    Élection de Martin V
    fin effective du schisme

    Oddone Colonna est élu pape et prend le nom de Martin V.[45]

Pour aller plus loin

  • Lire Vienne : le concile précédent, marqué par l'affaire des Templiers et plusieurs décisions doctrinales.
  • Lire Florence : le concile suivant, décisif pour les unions orientales.
  • Lire Sédévacantisme : pour comprendre pourquoi une crise d'autorité ne supprime pas la visibilité de l'Église.
  • Lire Réponses au protestantisme : plusieurs débats de Constance réapparaissent dans les controverses du XVIᵉ siècle.

Notes et références

  1. James F. Loughlin, "Council of Constance", The Catholic Encyclopedia, vol. 4, New York, Robert Appleton Company, 1908, New Advent : Council of Constance. La notice situe le concile dans le Grand Schisme d'Occident et explique l'impasse créée par les obédiences rivales.

    1 7 37
  2. Norman P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990, "Council of Constance", introduction et sessions, texte anglais reproduit par EWTN : The Council of Constance. L'introduction rappelle la convocation par Jean XXIII, le rôle de Sigismond, l'ouverture à Constance et les trois prétendants.

    2 9 38 40
  3. James F. Loughlin, "Council of Constance", The Catholic Encyclopedia, New Advent, section "Election of Martin V" : élection d'Oddone Colonna le 11 novembre 1417, couronnement le 21 novembre et clôture du concile le 22 avril 1418.

    3 20 34 45
  4. N. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990, "Council of Constance", EWTN : distinction entre sessions ratifiées et sessions antérieures, table des sessions 14-45.

    4
  5. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent, lignes sur la réception de Haec sancta : les articles de la cinquième session établissant la supériorité du concile n'ont pas reçu de confirmation papale comme doctrine anti-pontificale.

    5 25
  6. N. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, "Council of Constance", EWTN, seconde introduction : la ratification par Martin V concerne ce qui a été déterminé "in a conciliar way" dans le concile reconvoqué le 4 juillet 1415.

    6 11 26
  7. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent : le texte souligne l'incertitude universelle produite par les prétendants rivaux et la présence de personnes droites dans les différentes obédiences.

    8
  8. James F. Loughlin, "Council of Constance", The Catholic Encyclopedia, New Advent : convocation par Jean XXIII depuis Lodi le 9 décembre 1413, ouverture solennelle le 5 novembre 1414 dans la cathédrale de Constance, première session publique le 16 novembre sous la présidence de Jean XXIII.

    10 39
  9. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent, section sur Grégoire XII : quatorzième session du 4 juillet 1415, reconvocation par Jean Dominici au nom de Grégoire XII, renonciation et reconnaissance comme cardinal-évêque de Porto.

    12 17 42
  10. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent : procédure par nations et arrivée de la nation espagnole à la vingt-et-unième session.

    13
  11. Encyclopaedia Britannica, "Council of Constance", révision Melissa Petruzzello, consulté le 19 mai 2026 : notice sur le vote par blocs nationaux et l'ajout ultérieur de l'Espagne.

    14
  12. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent : rôle de Sigismond dans les négociations avec Benoît XIII et dans la pression pour l'unité.

    15
  13. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent : fuite de Jean XXIII, procès, suspension et déposition lors de la douzième session du 29 mai 1415.

    16 41
  14. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent : négociations de Perpignan, traité de Narbonne, isolement puis déposition de Benoît XIII le 26 juillet 1417.

    18
  15. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent, "Election of Martin V" : collège électoral de 23 cardinaux et 30 députés des nations.

    19
  16. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent, section "Reformation of ecclesiastical government and life" : demandes de réforme de la curie, des bénéfices, des taxes et du gouvernement ecclésial.

    21
  17. N. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, "Council of Constance", EWTN, session 39, 9 octobre 1417, décret Frequens : concile suivant après cinq ans, puis sept ans, puis tous les dix ans.

    22 44
  18. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent : sept points de réforme adoptés à la quarante-troisième session du 21 mars 1418 et concordats nationaux.

    23
  19. N. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, "Council of Constance", EWTN, sessions 4-5 : texte de Haec sancta sur l'autorité revendiquée du concile dans la crise du schisme.

    24
  20. Concile de Constance, 8ᵉ session, condamnation des erreurs de John Wyclif, dans Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§1151-1195, PDF local Benoît.

    27
  21. James F. Loughlin, "Council of Constance", New Advent, section "Condemnation and execution of John Hus" : arrivée de Hus, sauf-conduit, arrestation, procès public des 5, 7 et 8 juin 1415, condamnation et exécution du 6 juillet ; même section, distinction de Funk sur la portée du sauf-conduit et déclaration de Sigismond du 1er janvier 1415.

    28 29
  22. Concile de Constance, 15ᵉ session, 6 juillet 1415, erreurs de Jean Hus, dans Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§1201-1230.

    30 43
  23. Concile de Constance, 13ᵉ session, 15 juin 1415, décret Cum in nonnullis, dans Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§1198-1200.

    31
  24. Martin V, bulle Inter cunctas, 22 février 1418, questionnaire destiné aux wyclifites et hussites, dans Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§1256-1258 sur la présence du Christ sous chaque espèce et la coutume de l'Église latine.

    32
  25. Concile de Trente, 21ᵉ session, 16 juillet 1562, chapitres et canons sur la communion sous les deux espèces, dans Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§1726-1734.

    33
  26. Concile Vatican I, constitution dogmatique Pastor aeternus, 18 juillet 1870, chap. 3, dans Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§3050-3064 : primauté de juridiction du pontife romain.

    35
  27. Martin Luther, Disputatio Lipsica (Dispute de Leipzig), juin-juillet 1519, dans D. Martin Luthers Werke. Kritische Gesamtausgabe (Weimarer Ausgabe), tome 2, Böhlau, Weimar, 1884, p. 254-383 ; débat avec Johann Eck sur la proximité des prémisses luthériennes avec certaines thèses hussites.

    36