Concile du Latran V (1512-1517)

Cinquième concile du Latran, réuni de 1512 à 1517 sous Jules II puis Léon X : réponse au conciliabule de Pise, définition sur l'immortalité personnelle de l'âme, monts-de-piété, réforme et autorité pontificale sur les conciles.

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Le concile du Latran V, réuni à Rome du 10 mai 1512 au 16 mars 1517, est le dix-huitième concile œcuménique reconnu par l'Église catholique. Il est convoqué par le pape Jules II pour répondre au conciliabule de Pise de 1511, puis poursuivi et clos par Léon X. Son enjeu immédiat est l'unité : empêcher qu'un groupe de cardinaux, soutenu par le roi de France Louis XII, impose un concile hostile au pape au nom d'un conciliarisme devenu politique.[1][2]

Latran V répond au conciliabule de Pise, définit l'immortalité personnelle de l'âme, approuve les monts-de-piété et réaffirme l'autorité pontificale sur les conciles. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Latran V est souvent jugé sévèrement parce qu'il se clôt le 16 mars 1517, sept mois et demi avant l'affichage des 95 thèses de Martin Luther à Wittenberg, traditionnellement daté du 31 octobre 1517 — une datation que les historiens discutent.[3] Cette proximité chronologique ne doit pourtant pas faire oublier ses textes réels : définition sur l'âme humaine contre les néo-aristotéliciens, défense des monts-de-piété, règles sur l'impression des livres, réforme curiale, paix entre princes chrétiens, condamnation de la Pragmatique Sanction de Bourges et rappel de l'autorité pontificale sur la convocation, le transfert et la dissolution des conciles.[4][5][6]

Pourquoi ce concile était-il nécessaire ?

Le conciliarisme après Constance et Bâle

Le problème de fond vient du XVe siècle. Le concile de Constance avait mis fin au Grand Schisme d'Occident ; le concile de Bâle avait ensuite ravivé l'idée qu'un concile pouvait se dresser durablement contre le pape. La question n'était plus seulement théorique : des princes pouvaient utiliser le vocabulaire de la réforme conciliaire pour faire pression sur Rome.[7]

En France, la Pragmatique Sanction de Bourges de 1438 avait reçu plusieurs décisions de Bâle et renforcé les libertés gallicanes. Pour Rome, le danger était double : une Église nationale trop autonome et un usage politique du concile général contre le Siège apostolique.[8]

Le conciliabule de Pise de 1511

En 1511, quelques cardinaux opposés à Jules II, appuyés par Louis XII, convoquent une assemblée à Pise. Les actes de Latran V et les notices historiques la désignent comme un conciliabule, c'est-à-dire une assemblée qui prétend au rang conciliaire sans légitimité canonique suffisante. Son échec progressif est décisif : plusieurs soutiens se retirent, l'assemblée se déplace et perd sa crédibilité.[9][10]

Le Latran V est donc d'abord une réponse romaine. Il ne naît pas dans le calme d'un programme pastoral longuement mûri, mais dans une crise d'autorité : qui peut convoquer un concile universel ? Un groupe de cardinaux avec l'appui d'un roi, ou le pape en communion avec l'Église ?

Une réforme attendue mais tardive

Le concile parle aussi de réforme. Les abus ecclésiastiques sont réels : cumul des bénéfices, absentéisme, fiscalité curiale, prédication déréglée, livres imprimés sans contrôle, tensions entre princes chrétiens. Latran V tente d'y répondre par des décrets disciplinaires, mais l'application reste insuffisante.[11]

Ce point explique sa réception ambivalente. Le concile n'est pas vide ; il promulgue de vrais textes. Mais la réforme qu'il esquisse n'a pas le temps, la profondeur ni la vigueur qui auraient été nécessaires à la veille de la rupture protestante.

Où et quand le concile s'est-il réuni ?

Le Latran, siège romain du gouvernement pontifical

Le concile se tient au Latran, dans le lieu traditionnel du gouvernement pontifical médiéval. La basilique Saint-Jean-de-Latran est la cathédrale de l'évêque de Rome ; le choix du lieu manifeste donc une continuité avec les quatre conciles du Latran précédents.[12]

Les Pères se réunissent au Latran dès le 3 mai 1512 ; la première session solennelle se tient le 10 mai 1512 sous Jules II. Après la mort de ce dernier, le 21 février 1513, Léon X poursuit le concile et le conduit jusqu'à la douzième session, le 16 mars 1517.[13][14]

Douze sessions sur deux pontificats

Les douze sessions ne forment pas un bloc uniforme. Les premières répondent surtout au schisme pisain ; les sessions centrales contiennent les textes doctrinaux et disciplinaires les plus importants ; les dernières visent la paix chrétienne, la réforme et la clôture.

  1. 1511
    Conciliabule de Pise
    crise conciliariste

    Des cardinaux hostiles à Jules II tentent de réunir une assemblée contre Rome, avec l'appui politique français.[15]

  2. 3-10 mai 1512
    Ouverture du Latran V
    Jules II

    Les Pères se réunissent au Latran dès le 3 mai ; la première session solennelle s'ouvre à Rome le 10 mai comme réponse canonique au conciliabule de Pise.[16]

  3. 21 février 1513
    Mort de Jules II
    transition pontificale

    Le concile continue sous Léon X, élu le 11 mars 1513 et couronné le 19 mars 1513.[17][18]

  4. 19 décembre 1513
    Apostolici regiminis
    âme humaine

    La huitième session condamne l'idée que l'âme intellective serait mortelle ou unique pour tous les hommes.[19][20]

  5. 4 mai 1515
    Inter multiplices
    monts-de-piété

    La dixième session approuve les monts-de-piété avec frais modérés d'administration, sans lucre usuraire.[21]

  6. 19 décembre 1516
    Pastor aeternus gregem
    Pragmatique Sanction

    La onzième session abroge la Pragmatique Sanction de Bourges et rappelle le droit pontifical de convoquer, transférer et dissoudre les conciles.[22]

  7. 16 mars 1517
    Clôture
    Léon X

    Le concile est clos quelques mois avant l'explosion publique de la crise luthérienne.[23]

Qui sont les acteurs principaux ?

Jules II, pape de combat et de restauration

Jules II, portrait par Raphaël, vers 1511-1512. Le pape convoque Latran V pour répondre au conciliabule de Pise et restaurer l'autorité romaine. Wikimedia Commons, domaine public.

Jules II, pape de 1503 à 1513, est célèbre pour son énergie politique, militaire et artistique. Il confie à Michel-Ange la voûte de la chapelle Sixtine et protège Raphaël, mais il gouverne aussi en prince de la Renaissance. Dans le dossier conciliaire, son rôle est net : il refuse que Pise devienne un nouveau Bâle et convoque un concile légitime au Latran.[24]

Son pontificat montre la tension du temps : un pape peut défendre une position ecclésiologique juste tout en appartenant à une culture politique très marquée par les rivalités italiennes, les alliances militaires et les ambitions temporelles.

Léon X, pape Médicis et clôture du concile

Léon X, élu le 11 mars 1513 et couronné le 19 mars 1513, est le pape qui promulgue les textes majeurs de Latran V. C'est sous son pontificat que sont publiés Apostolici regiminis, Inter multiplices et Pastor aeternus gregem. Il clôt le concile le 16 mars 1517.[25][26]

Léon X avec les cardinaux Giulio de' Medici et Luigi de' Rossi, par Raphaël, vers 1518-1519. Léon X poursuit et clôt Latran V ; quelques mois plus tard éclate la crise luthérienne. Wikimedia Commons, domaine public.

Son image historique reste dominée par la crise des indulgences et par la condamnation ultérieure de Luther. Pour Latran V, il faut distinguer deux choses : Léon X fait bien promulguer des textes doctrinaux et disciplinaires ; mais il ne parvient pas à transformer ces textes en réforme assez forte pour prévenir la fracture.

Louis XII et les cardinaux de Pise

Le roi de France Louis XII utilise le dossier conciliaire dans son conflit avec Jules II. Les cardinaux qui soutiennent Pise s'appuient sur le vocabulaire de la réforme, mais leur mouvement est vite perçu comme un instrument de pression politique. Selon H. Leclercq, la huitième session de Latran V — datée du 17 décembre 1513 dans sa notice, du 19 décembre dans l'édition critique[27] — lut un acte par lequel Louis XII désavouait Pise et adhérait au concile du Latran ; le texte de cet acte, distinct des constitutions imprimées, n'a pas été retrouvé dans l'édition critique des actes.[28] Le fond — l'adhésion du roi de France au Latran et le rejet du conciliabule de Pise — est en revanche constaté par un acte du concile lui-même : la bulle de clôture de la douzième session enregistre que le roi Louis adhéra au concile du Latran et tint Pise pour condamné.[29]

Cette évolution donne au concile son premier succès : le front pisain se désagrège. Latran V ne règle pas toutes les faiblesses de l'Église, mais il empêche la constitution durable d'un concile rival.

Que définit le concile ?

Apostolici regiminis : l'âme humaine est personnelle et immortelle

Le texte doctrinal majeur est la bulle Apostolici regiminis, promulguée à la huitième session. Elle vise des courants néo-aristotéliciens ou averroïstes — des philosophes qui, lisant Aristote à travers son commentateur Averroès, refusaient à chaque homme sa propre âme immortelle — lorsqu'ils soutiennent, au moins au plan philosophique, que l'âme intellective serait mortelle ou unique pour tous les hommes.[30]

« Nous condamnons et réprouvons tous ceux qui affirment que l'âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes, ou qui sont dans le doute à ce sujet. » — Latran V, Apostolici regiminis, DS 1440 (traduction française)[31]

Le concile reprend la doctrine du concile de Vienne : l'âme rationnelle est forme du corps humain. Mais il ajoute explicitement deux précisions : elle est immortelle et elle est multipliée selon la multiplicité des corps. Autrement dit, chaque personne humaine possède sa propre âme spirituelle ; il n'existe pas une intelligence humaine commune dans laquelle les individus ne seraient que des supports passagers.[32]

Vérité philosophique et vérité de foi

La suite du texte refuse la thèse d'une double vérité. On ne peut pas soutenir qu'une proposition serait vraie en philosophie et fausse dans la foi si elle contredit une vérité révélée. Le Denzinger résume ainsi la décision : la vérité ne peut pas être contraire à la vérité ; toute assertion opposée à la foi éclairée est fausse.[33]

Ce point a une portée durable. Latran V ne condamne pas la philosophie ; il condamne une manière de se réfugier derrière la philosophie pour maintenir une proposition incompatible avec la doctrine catholique. La raison et la foi ne sont pas deux mondes ennemis, mais deux accès à la vérité qui ne peuvent pas se contredire réellement.

Quels canons et décrets le concile promulgue-t-il ?

Les monts-de-piété : charité économique et refus de l'usure

Le décret Inter multiplices traite des monts-de-piété, institutions de prêt charitable destinées à offrir aux pauvres une alternative aux prêteurs usuraires. Le débat est subtil : certains théologiens craignent que le prélèvement de frais au-delà du capital prêté soit déjà une usure ; d'autres répondent que des frais modérés d'administration, sans profit, sont nécessaires au fonctionnement de l'institution.[34][35]

Latran V tranche en faveur de la licéité des monts-de-piété lorsqu'ils ne cherchent pas le lucre et ne prélèvent qu'une indemnité modérée pour les dépenses nécessaires. Le texte déclare même ce prêt méritoire, louable et non usuraire.[36]

QuestionDécision de Latran VLimite imposée
Prêt aux pauvresLes monts-de-piété peuvent être licites et méritoiresPas de lucre
Frais demandésFrais modérés possibles pour l'administrationSeulement les dépenses nécessaires
UsureLe prêt charitable ainsi réglé n'est pas usuraireLes profits injustifiés restent condamnés

Cette décision est importante parce qu'elle montre une réforme concrète. Le concile ne se contente pas de condamner l'usure ; il protège une institution sociale capable d'aider les pauvres sans abandonner la doctrine morale traditionnelle.

L'impression des livres

La dixième session promulgue aussi, dans les actes datés du 4 mai 1515, des règles sur l'impression (bulle dite Inter sollicitudines) — un texte distinct du décret sur les monts-de-piété (Inter multiplices) donné dans la même session. Le livre imprimé transforme déjà la circulation des idées : textes théologiques, pamphlets, traductions, satires et traités circulent beaucoup plus vite qu'au siècle précédent. Latran V demande donc un examen préalable des livres, surtout dans les lieux où l'imprimerie est active.[37]

La mesure peut paraître défensive à un lecteur moderne, mais elle répond à un fait nouveau : l'écrit imprimé a une puissance de diffusion que le manuscrit n'avait pas. Quelques années plus tard, la controverse luthérienne montrera exactement cette force.

Pastor aeternus gregem et la Pragmatique Sanction de Bourges

La bulle Pastor aeternus gregem, à la onzième session, abroge la Pragmatique Sanction de Bourges. Elle affirme que les actes de Bâle reçus par Bourges ne peuvent pas servir de fondement contre Rome, car ils appartiennent à la phase où Bâle s'était opposé au transfert voulu par Eugène IV.[38]

« [...] il apparaît clairement que seul le pontife romain en exercice, du fait qu'il a autorité sur tous les conciles, a plein droit et plein pouvoir de convoquer, de transférer et de dissoudre les conciles. » — Latran V, Pastor aeternus gregem, DS 1445 (traduction française)[39]

Il ne faut pas lire ce texte comme une définition de l'infaillibilité pontificale, qui appartient au concile Vatican I. Latran V traite ici d'abord du rapport entre le pape et le concile : un concile œcuménique n'est pas une assemblée permanente pouvant se retourner contre le pape légitime selon les intérêts d'un royaume.

Comment le concile a-t-il été reçu ?

Un succès contre Pise

Sur son objectif immédiat, Latran V réussit. Le conciliabule de Pise ne devient pas un nouveau centre durable d'autorité ecclésiale. Louis XII se rapproche du Latran, les soutiens de Pise se dispersent et l'unité juridique autour du pape est restaurée.[40]

Ce résultat a une vraie importance. Après le Grand Schisme, l'Église latine ne pouvait pas se permettre une nouvelle concurrence institutionnelle entre conciles rivaux, royaumes et papauté. Latran V ferme ce danger.

Une réforme trop faible avant la Réforme

La réception négative du concile vient de son autre objectif : la réforme. Les textes existent, mais ils ne produisent pas le choc spirituel et institutionnel attendu. Les abus qui alimenteront la crise protestante ne disparaissent pas. Le contraste est brutal : Latran V clôt ses travaux en mars 1517 ; la contestation de Luther devient publique en octobre de la même année.[41]

Cette faiblesse ne signifie pas que le concile aurait été inutile. Elle signifie que la réforme catholique avait besoin de plus qu'une série de décrets : elle demandait une conversion institutionnelle, pastorale et doctrinale qui ne prendra sa pleine forme qu'avec le concile de Trente.

Un concile discret mais doctrinalement réel

Latran V demeure cité pour la doctrine de l'âme. Le Catéchisme de l'Église catholique renvoie à cette tradition lorsqu'il enseigne que toute âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu, qu'elle n'est pas produite par les parents et qu'elle est immortelle.[42]

Le concile garde donc une place précise : moins célèbre que Latran IV, moins structurant que Trente, mais important pour l'anthropologie catholique et pour la clôture du cycle conciliariste médiéval.

Que reste-t-il aujourd'hui de Latran V ?

Une limite nette au matérialisme anthropologique

Latran V rappelle que l'être humain n'est pas seulement un organisme biologique. Son âme intellective est personnelle, immortelle et irréductible à une fonction matérielle. Cette doctrine ne résout pas toutes les questions contemporaines sur le cerveau, la conscience ou l'évolution, mais elle fixe une frontière : aucune explication scientifique de l'homme ne peut supprimer l'âme spirituelle sans sortir de la foi catholique.[43][44]

Une clarification du rapport pape-concile

Le concile marque aussi la fin pratique d'une certaine tentation conciliariste occidentale. Un concile œcuménique n'est pas une arme politique que des cardinaux ou des princes peuvent retourner contre le pape. Cette clarification prépare indirectement l'ecclésiologie moderne, même si Vatican I et Vatican II préciseront ensuite autrement la primauté, l'épiscopat et la collégialité.

Un avertissement sur les réformes trop tardives

Enfin, Latran V reste un avertissement historique. Une réforme vraie ne peut pas se contenter d'avoir raison dans les textes. Elle doit toucher les pasteurs, les institutions, les finances, la prédication, la catéchèse et la vie spirituelle réelle. Latran V a vu plusieurs problèmes ; il n'a pas su les transformer assez vite. Trente sera, en partie, la réponse catholique à ce retard.

Pour aller plus loin

  • Lire Florence : le concile précédent dans la liste catholique, encore marqué par les dossiers d'union et par l'héritage de Bâle.
  • Lire Le concile de Trente : la grande réforme doctrinale et disciplinaire après la rupture protestante.
  • Lire L'âme immédiatement créée par Dieu : pour approfondir la doctrine catholique de l'âme spirituelle.
  • Retenir le cœur du sujet : Latran V clôt le cycle conciliariste médiéval, affirme l'immortalité personnelle de l'âme et tente une réforme qui restera trop faible à la veille de 1517.

Notes et références

  1. Norman P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990, "Fifth Lateran Council 1512-1517", introduction et actes, texte anglais reproduit par EWTN : History and Text. Source principale pour les sessions, la structure et les décrets.

    1 9 11 13 16 20 23 25 37
  2. Henri Leclercq, "Fifth Lateran Council (1512-17)", The Catholic Encyclopedia, vol. 9, New York, Robert Appleton Company, 1910, texte repris par EWTN : Fifth Lateran Council (canonical New Advent : Fifth Lateran Council). Notice sur Pise, Jules II, Léon X, les sessions et les principaux actes.

    2 7 10 14 15 17 24 28 40
  3. L'affichage des 95 thèses à la porte de l'église du château de Wittenberg est traditionnellement daté du 31 octobre 1517 ; depuis Erwin Iserloh (1961), les historiens discutent la réalité même de l'affichage — l'envoi des thèses à l'archevêque Albert de Mayence est en revanche attesté : Martin Luther ; Jared Wicks, S.J., « Martin Luther's Treatise on Indulgences », Theological Studies : texte.

    3
  4. Vᵉ concile du Latran, huitième session, bulle Apostolici regiminis, 19 décembre 1513, DS 1440 : condamnation de ceux qui affirment que l'âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes ; affirmation de son immortalité et de sa multiplicité selon les corps. Français donné comme traduction : latin « damnamus et reprobamus omnes asserentes animam intellectivam mortalem esse, aut unicam in cunctis hominibus... » ; anglais de N. P. Tanner (EWTN, session 8, 19 décembre 1513) : « we condemn and reject all those who insist that the intellectual soul is mortal, or that it is only one among all human beings, and those who suggest doubts on this topic ».

    4 19 30 31 32 43
  5. Vᵉ concile du Latran, Inter multiplices, DS 1444 : déclaration que les monts-de-piété approuvés, sans lucre et avec indemnité modérée pour frais nécessaires, ne sont pas usuraires et doivent être loués.

    5 21 36
  6. Vᵉ concile du Latran, onzième session, bulle Pastor aeternus gregem, 19 décembre 1516, DS 1445 : abrogation de la Pragmatique Sanction de Bourges et affirmation du droit du pontife romain de convoquer, transférer et dissoudre les conciles. Français donné comme traduction ; anglais de N. P. Tanner (EWTN, session 11, 19 décembre 1516) : « For it is clearly established that only the contemporary Roman pontiff, as holding authority over all councils, has the full right and power to summon, transfer and dissolve councils ».

    6 8 22 38 39
  7. Henri Leclercq, "Lateran Councils", The Catholic Encyclopedia, vol. 9, New York, Robert Appleton Company, 1910, New Advent : Lateran Councils. Notice générale sur le Latran comme lieu conciliaire romain.

    12
  8. John Paul Adams, « Sede Vacante 1513 » (California State University, Northridge), d'après le diaire du cérémoniaire pontifical Paris de Grassis et les dépêches contemporaines (Sanuto, ambassadeurs florentins) : scrutin écrit au matin du vendredi 11 mars 1513 — les capitulations électorales avaient été signées par tous les cardinaux le 9 mars ; ordination sacerdotale le 15 mars, consécration épiscopale le 17 mars, couronnement le 19 mars 1513, fête de saint Joseph, par le cardinal Farnese : Sede Vacante 1513.

    18 26
  9. Date de la huitième session : 19 décembre 1513 selon N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 (« Session 8 — 19 December 1513 », texte repris par EWTN : History and Text). H. Leclercq (Catholic Encyclopedia, 1910) date cette même huitième session — celle où fut lu l'acte de Louis XII désavouant Pise — du 17 décembre 1513 ; c'est la date de l'édition critique (Tanner, d'après Mansi) qui est retenue ici. L'acte de Louis XII lui-même (date, éditeur, cote) n'a pas été recoupé sur source primaire en session : le fait est donc donné ici au degré constaté, selon Leclercq.

    27
  10. Bulle de clôture de la douzième session, 16 mars 1517, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990, texte repris par EWTN : History and Text : « king Louis of France, of happy memory, in our own time, as well as other kings and princes adhered to the Lateran council, lawfully assembled in the holy Spirit [...] The quasi-council at Pisa [...] was treated by them as condemned in accordance with the decision of the said Julius ».

    29
  11. Vᵉ concile du Latran, Apostolici regiminis, DS 1441 : refus de la double vérité et interdiction d'enseigner une position contraire à la vérité de foi.

    33
  12. Vᵉ concile du Latran, dixième session, bulle Inter multiplices, 4 mai 1515, Denzinger, éd. française 1957, DS 1442 : objection des maîtres qui jugent usuraire tout prélèvement au-delà du capital dans les monts-de-piété.

    34
  13. Vᵉ concile du Latran, Inter multiplices, DS 1443 : argument des maîtres favorables aux frais modérés d'administration, avec rappel d'approbations pontificales antérieures.

    35
  14. EWTN, "The General Councils of the Church" : General Councils. Synthèse historique notant que Latran V constitue la dernière tentative de réforme avant l'irruption de Luther.

    41
  15. Catéchisme de l'Église catholique, §366 : toute âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu, n'est pas produite par les parents et est immortelle ; le paragraphe renvoie notamment à Humani generis (DS 3896) et au concile du Latran V (DS 1440) — texte vérifié sur vatican.va (CEC §366).

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