Concile de Constantinople III (680-681)

Le concile de Constantinople III condamne le monothélisme et affirme que le Christ possède deux volontés, divine et humaine, dans l'unique personne du Verbe incarné.

Ignispedia

Le concile de Constantinople III est le sixième concile œcuménique de l'Église. Réuni du 7 novembre 680 au 16 septembre 681, il condamne le monothélisme, doctrine selon laquelle le Christ n'aurait qu'une seule volonté, et définit que l'unique Jésus-Christ possède deux volontés naturelles et deux opérations naturelles, divine et humaine, sans division ni confusion.[1]

Le concile ne corrige pas Chalcédoine ; il en tire une conséquence décisive. Si le Christ est vrai Dieu et vrai homme en deux natures, alors son humanité n'est pas une apparence privée d'énergie propre : elle comporte une intelligence humaine, une liberté humaine et une volonté humaine parfaitement accordées au Verbe. Refuser cette volonté humaine revient à diminuer l'Incarnation.[2]

Constantinople III : deux volontés et deux opérations naturelles dans l'unique personne du Verbe incarné. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Constantinople III est aussi célèbre pour la condamnation posthume du pape Honorius Iᵉʳ. Cette condamnation ne signifie pas qu'un pape aurait défini solennellement une hérésie pour toute l'Église. Le concile motive sa sentence par un fait précis : il déclare avoir trouvé dans la lettre d'Honorius à Sergius qu'Honorius « a suivi en tout l'opinion de celui-ci » et « a confirmé ses enseignements impies ».[3] La réception romaine, elle, insistera sur la faute de gouvernement : Léon II anathématise Honorius parce qu'il « n'a pas purifié cette Église apostolique par l'enseignement de la tradition apostolique ».[4]

Pourquoi ce concile était-il nécessaire ?

Le compromis monothélite

Le monothélisme naît dans le contexte très concret de l'Empire byzantin du VIIᵉ siècle. Après les fractures ouvertes par Chalcédoine, plusieurs empereurs cherchent une formule capable de rapprocher les chalcédoniens et les groupes opposés à Chalcédoine. L'idée paraît simple : sans renoncer officiellement aux deux natures, on propose de parler d'une seule opération, puis d'une seule volonté dans le Christ.[5]

Ce compromis se voulait pacificateur, mais il déplaçait la crise au cœur même de l'Incarnation. Une nature humaine sans volonté humaine n'est plus pleinement humaine. La volonté n'est pas une faiblesse ajoutée au péché ; elle appartient à la nature raisonnable créée par Dieu. C'est pourquoi les défenseurs de la foi catholique répondent : si le Verbe assume notre humanité pour la sauver, il assume aussi une volonté humaine sainte, obéissante, non rebelle.[6]

L'Ecthèse et le Type

En 638, l'empereur Héraclius publie l'Ecthèse, rédigée sous l'influence de Sergius de Constantinople. Le texte interdit de parler de deux opérations et promeut la formule d'une seule volonté. Après de nouvelles résistances, l'empereur Constant II publie en 648-649 le Type, qui cherche à faire taire la controverse en interdisant de discuter une ou deux volontés et une ou deux opérations.[7]

Rome refuse cette politique du silence. Un dogme ne se règle pas en interdisant de nommer le problème. Le concile du Latran de 649, réuni par saint Martin Iᵉʳ avec une forte présence de moines grecs et l'influence théologique de saint Maxime le Confesseur, condamne l'Ecthèse, le Type et les promoteurs du monothélisme.[8]

Maxime le Confesseur et Martin Iᵉʳ

Saint Maxime le Confesseur défendit la pleine volonté humaine du Christ avant Constantinople III. Son enseignement fut confirmé par le sixième concile œcuménique. Icône Wikimedia Commons.

Saint Maxime le Confesseur donne à la controverse sa profondeur théologique. Pour lui, la volonté appartient à la nature, non à la personne. Dans la Trinité, une seule nature divine implique une seule volonté divine ; dans le Christ, deux natures, divine et humaine, impliquent deux volontés naturelles dans l'unique personne du Verbe.[9]

Cette précision évite deux erreurs. Dire deux volontés ne veut pas dire deux personnes : la volonté humaine du Christ appartient au Verbe incarné. Dire une seule personne ne veut pas dire une seule volonté : l'union hypostatique (l'union des deux natures, divine et humaine, en l'unique personne du Verbe) ne détruit pas ce que le Verbe assume. Constantinople III reprendra exactement cette logique.

Où et quand le concile s'est-il réuni ?

La salle du Trullus

Le concile s'ouvre le 7 novembre 680 dans une salle à coupole du palais impérial de Constantinople, appelée Trullus. La Catholic Encyclopedia signale environ 100 évêques au début et 174 dans la phase finale ; les légats romains président l'assemblée, tandis que l'empereur Constantin IV participe activement aux premières sessions.[10]

Le lieu a donné son nom au concile disciplinaire de 692, appelé in Trullo ou Quinisexte, que l'Orient rattache souvent à la réception disciplinaire des cinquième et sixième conciles. Constantinople III lui-même, en 680-681, est cependant le concile dogmatique qui tranche le monothélisme.[11]

Dix-huit sessions

Le concile tient dix-huit sessions. Les premières lisent les lettres romaines apportées par les légats du pape Agathon et examinent les dossiers des patriarches de Constantinople. Les sessions centrales confrontent les sources, les florilèges patristiques et les déclarations de Macaire d'Antioche. La dix-huitième session, le 16 septembre 681, promulgue la définition de foi.[12]

Cette procédure est importante : le concile ne se contente pas d'une formule impériale. Il examine les textes, fait lire les lettres contestées, confronte les dossiers aux Pères reconnus et demande aux évêques de souscrire. L'autorité du concile vient de cette articulation entre la tradition reçue, le jugement épiscopal et la confirmation romaine.

Qui sont les acteurs principaux ?

Constantin IV, empereur pacificateur

L'empereur Constantin IV convoque le concile pour restaurer la communion entre Rome et Constantinople après plusieurs décennies de crise. La Catholic Encyclopedia souligne que l'assemblée est voulue comme une sortie de la politique violente de Constant II, dont le Type avait supprimé le débat au lieu de résoudre la question.[13]

Constantin IV ne dicte pas la définition dogmatique ; il rend possible un jugement conciliaire. La nuance compte : l'empereur ouvre l'espace politique de la discussion, mais le critère doctrinal reste la foi transmise par les conciles précédents, par les Pères et par la lettre d'Agathon.

Agathon et les légats romains

Saint Agathon prépare Constantinople III par une lettre dogmatique et un synode romain de 125 évêques. Son successeur Léon II confirmera les actes du concile. Image Wikimedia Commons.

Le pape Agathon prépare le concile par sa lettre dogmatique personnelle Consideranti mihi aux empereurs, rédigée lors du synode romain réuni à Rome à Pâques 680, accompagnée de la lettre synodale Omnium bonorum spes des 125 évêques réunis à Rome. Ces textes sont lus à la quatrième session, le 15 novembre 680. Ils affirment que la tradition apostolique exige de confesser deux volontés et deux opérations dans le Christ.[14]

« [...] là où nous confessons dans l'unique personne de notre Seigneur Jésus-Christ, le médiateur de Dieu et des hommes, deux natures, à savoir la divine et l'humaine, [...] nous confessons également ses deux volontés naturelles et ses deux opérations naturelles. » — Agathon, lettre personnelle Consideranti mihi aux empereurs (synode romain, Pâques 680), lue à Constantinople III[15]

Agathon meurt avant la fin du concile. C'est son successeur Léon II qui confirmera les actes en 682-683. Le concile manifeste donc une continuité romaine : Agathon fournit la règle de foi reçue par les Pères ; Léon II confirme le jugement final.[16]

Macaire d'Antioche, dernier défenseur du monothélisme

Le principal opposant dans l'assemblée est Macaire d'Antioche. Interrogé par l'empereur, il répond nettement qu'il ne professe pas deux volontés ni deux opérations dans l'économie de l'Incarnation, mais une seule volonté et une seule opération théandrique (une seule activité à la fois divine et humaine).[17]

Cette réponse rend la divergence impossible à masquer. Le débat ne porte plus sur une nuance de vocabulaire : Macaire maintient précisément ce que le concile juge contraire à Chalcédoine. Il sera déposé au cours du concile, puis anathématisé avec les autres chefs monothélites.[18]

Que définit le concile ?

Deux volontés naturelles

La définition de foi de la dix-huitième session reprend Chalcédoine presque mot pour mot : un seul et même Christ, parfait en divinité et parfait en humanité, consubstantiel au Père selon la divinité (de même nature divine que le Père) et consubstantiel à nous selon l'humanité (de même nature humaine que nous), reconnu en deux natures sans confusion, sans changement, sans séparation et sans division.[19]

Puis le concile ajoute le point propre du dossier :

« Nous proclamons de la même manière en lui, selon l'enseignement des saints Pères, deux volontés ou vouloirs naturels et deux activités naturelles, sans division, sans changement, sans partage et sans confusion. » — Constantinople III, définition de foi, Denzinger §556[20]

Le mot naturelles est décisif. La volonté n'est pas ici une personne concurrente. Elle est la faculté propre d'une nature raisonnable. Le Christ n'a donc pas une volonté humaine séparée du Verbe ; il a une volonté humaine assumée personnellement par le Verbe.

Une volonté humaine parfaitement obéissante

Le concile précise aussitôt que les deux volontés ne sont pas opposées. La volonté humaine du Christ « suit » sa volonté divine, ne lui résiste pas et se soumet à elle. Le Christ n'est pas divisé intérieurement comme le pécheur ; il est pleinement homme sans la révolte du péché.[21]

Cette affirmation éclaire l'Évangile. À Gethsémani, Jésus peut dire : « non pas ma volonté, mais la tienne » sans que cette parole introduise deux sujets. Elle révèle au contraire l'existence réelle de sa volonté humaine, librement accordée au Père jusqu'à la Passion.[22]

Deux opérations naturelles

Le concile définit aussi deux opérations ou activités naturelles. L'activité divine accomplit ce qui est propre à Dieu ; l'activité humaine accomplit ce qui est propre à l'homme. Mais les deux appartiennent au même Christ. C'est le même Seigneur qui marche, pleure, souffre, pardonne, guérit et ressuscite.[23]

« Chaque nature fait en communion avec l'autre ce qui lui est propre, le Verbe opérant ce qui est du Verbe, et le corps exécutant ce qui est du corps. » — Léon le Grand, Tome à Flavien, cité par Constantinople III[24]

Cette phrase montre la continuité entre Chalcédoine et Constantinople III. Le sixième concile ne remplace pas le quatrième : il protège la même doctrine contre une nouvelle réduction.

Quels noms le concile condamne-t-il ?

Les promoteurs orientaux du monothélisme

Le concile condamne notamment Théodore de Pharan, Cyrus d'Alexandrie, Sergius, Pyrrhus, Paul et Pierre de Constantinople, ainsi que Macaire d'Antioche. Les actes leur reprochent d'avoir enseigné une seule volonté ou une seule opération dans le Christ, contre la tradition apostolique et patristique.[25] Macaire, qui a défendu l'erreur jusque dans l'assemblée, est nommé parmi les anathématisés et déposé par le concile.[26]

Personne ou texteRôle dans la criseDécision de Constantinople III
Sergius de ConstantinoplePromoteur de la formule d'une seule volontéCondamné
Cyrus d'AlexandrieUnion d'Alexandrie sur base monoénergisteCondamné
Pyrrhus, Paul, PierrePatriarches de Constantinople liés au dossierCondamnés
Macaire d'AntiocheDéfenseur actif du monothélisme au concileDéposé et condamné
Honorius IᵉʳLettre à Sergius : suivi de son opinion et confirmation de ses enseignements, selon le concileCondamné posthumément

Le cas Honorius

Le cas Honorius doit être traité sans esquive ni simplification. Le concile déclare rejeter ses lettres à Sergius et le frappe d'anathème, en motivant ainsi sa sentence : il a trouvé dans la lettre d'Honorius à Sergius qu'Honorius « a suivi en tout l'opinion de celui-ci » et « a confirmé ses enseignements impies ».[27]

La réception romaine déplace l'accent sur la faute de gouvernement doctrinal. Léon II confirme le concile et anathématise Honorius, en retenant contre lui de n'avoir pas purifié l'Église apostolique par l'enseignement de la tradition apostolique.[28]

« [...] de même aussi [Nous anathématisons] Honorius, qui n'a pas purifié cette Église apostolique par l'enseignement de la tradition apostolique, mais a tenté de subvertir la foi immaculée en une trahison impie. » — Léon II, confirmation de Constantinople III, Denzinger §563 (le texte grec porte : « a permis que l'Église immaculée soit souillée par une trahison impie »)[29]

Dans la lecture catholique, l'affaire Honorius ne contredit donc pas l'infaillibilité pontificale définie à Vatican I : Honorius n'a pas engagé une définition ex cathedra imposée à toute l'Église. Elle demeure toutefois un avertissement sévère sur la responsabilité doctrinale du pape quand une ambiguïté menace la foi.[30]

Comment le concile a-t-il été reçu ?

Confirmation par Léon II

Léon II confirme les décisions du sixième concile œcuménique et déclare que le synode s'est attaché sans défaillance à la prédication apostolique, en accord avec les cinq conciles précédents. Sa lettre souligne que Constantinople III n'ajoute pas une nouveauté arbitraire : il avance sur le « chemin royal et évangélique » en explicitant ce que Chalcédoine implique.[31]

Cette confirmation est importante parce qu'Agathon est mort pendant le concile. Le jugement final est donc reçu par Rome sous son successeur, puis intégré dans la liste des conciles œcuméniques de l'Église catholique et des Églises orthodoxes.

Une réception commune en Orient et en Occident

L'Orthodox Church in America résume la réception orientale en reliant le concile à saint Sophrone, saint Maxime et saint Martin : leur doctrine « prévalut » à Constantinople III, qui condamna les patriarches monothélites et restaura la communion entre Rome et les Églises orientales.[32]

Ce point donne au concile une portée œcuménique forte. Constantinople III fait partie du noyau dogmatique commun aux catholiques et aux orthodoxes : le Christ est un seul sujet divin, mais son humanité est complète, active, volontaire et libre.

  1. 638
    Ecthèse d'Héraclius
    compromis impérial

    Le texte promeut la formule d'une seule volonté et cherche à stabiliser l'Orient après les divisions post-chalcédoniennes.

  2. 648-649
    Type de Constant II
    silence imposé

    L'empereur interdit de discuter une ou deux volontés et une ou deux opérations, ce qui ne résout pas la crise doctrinale.

  3. 649
    Concile du Latran
    Martin Iᵉʳ et Maxime

    Rome condamne l'Ecthèse, le Type et le monothélisme ; Martin Iᵉʳ et Maxime seront ensuite persécutés.

  4. 7 novembre 680
    Ouverture de Constantinople III
    salle du Trullus

    Les légats d'Agathon présentent la lettre romaine et le synode commence l'examen des dossiers.

  5. 16 septembre 681
    Définition de foi
    deux volontés et deux opérations

    Le concile promulgue la définition des deux volontés et des deux opérations, et anathématise les promoteurs du monothélisme, dont Honorius.

  6. 682-683
    Confirmation par Léon II
    réception romaine

    Le pape confirme les actes et précise la faute d'Honorius comme négligence doctrinale grave.

Que reste-t-il aujourd'hui de Constantinople III ?

Une protection de la vraie humanité du Christ

Constantinople III protège une vérité spirituelle très concrète : Jésus n'a pas sauvé l'homme en contournant la liberté humaine, mais en assumant une vraie volonté humaine et en l'accordant parfaitement au Père. Son obéissance n'est pas mécanique ; elle est l'acte humain saint du Fils incarné.[33]

Cette doctrine donne toute sa force à la Passion. Le Christ ne subit pas seulement extérieurement un plan divin : il offre humainement sa vie, avec une volonté humaine entièrement unie à la volonté divine. C'est pourquoi l'obéissance du Christ guérit la désobéissance d'Adam.

Une clé pour lire Gethsémani

Le monothélisme rend difficile la scène de Gethsémani. Si le Christ n'a pas de volonté humaine, la prière « non pas ma volonté, mais la tienne » devient presque théâtrale. Constantinople III permet de la lire dans toute sa vérité : la volonté humaine du Christ éprouve réellement l'horreur de la Passion, mais elle ne se révolte jamais contre le Père.[34]

La Déisis de Sainte-Sophie montre le Christ juge et intercesseur. Constantinople III protège la confession du même Christ : vrai Dieu, vrai homme, une seule personne, deux volontés naturelles. Photo Wikimedia Commons.

La sainteté chrétienne y trouve aussi son modèle. L'union à Dieu ne détruit pas la volonté humaine ; elle la guérit, l'élève et l'unit. Plus l'homme est uni à Dieu, plus il devient vraiment homme.

Une leçon sur les compromis doctrinaux

Le sixième concile montre enfin le danger des compromis ambigus. Le monoénergisme et le monothélisme semblaient proposer une formule de paix ; ils ont prolongé la crise parce qu'ils ne nommaient pas correctement le mystère. L'unité de l'Église ne se construit pas en diminuant la vérité du Christ.[35]

Cette leçon reste actuelle. Chaque fois qu'une doctrine cherche à être acceptable en supprimant un élément essentiel de l'Incarnation, Constantinople III rappelle la règle catholique : le Christ sauve tout ce qu'il assume. S'il assume pleinement notre nature, il assume aussi une volonté humaine capable d'obéir, d'aimer et de s'offrir.

Pour aller plus loin

  • Lire d'abord Chalcédoine et Constantinople II : Constantinople III suppose leurs définitions christologiques.
  • Retenir la formule-clé : une seule personne, deux natures, deux volontés, deux opérations.
  • Ne pas confondre deux volontés avec deux personnes : les deux volontés appartiennent au même Christ.
  • Lire le cas Honorius à partir des deux textes : la sentence du concile (suivi de l'opinion de Sergius et confirmation de ses enseignements, §552) et la lecture romaine de Léon II (défaut de vigilance doctrinale, §563) — non comme une définition pontificale hérétique.

Notes et références

  1. Thomas Shahan, "Third Council of Constantinople", The Catholic Encyclopedia, vol. 4, New York, Robert Appleton Company, 1908, New Advent : convocation par Constantin IV, ouverture le 7 novembre 680, salle du Trullus, participants passant d'environ 100 à 174 évêques, condamnation du monothélisme.

    1 10 13
  2. IIIᵉ concile de Constantinople, 18ᵉ session, 16 septembre 681, définition des deux volontés naturelles, Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §556. Texte anglais (DH) : « we proclaim two natural wills in Him, and two natural operations indivisibly, inconvertibly, inseparably, unfusedly » (Denzinger en ligne, clerus.org) ; cf. actes du concile, 18ᵉ session, NPNF 2/14, New Advent.

    2 20 21 33
  3. IIIᵉ concile de Constantinople, Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §552 : le concile bannit Honorius et le frappe d'anathème « parce que nous avons trouvé dans la lettre écrite par lui à Serge qu'il a suivi en tout l'opinion de celui-ci et qu'il a confirmé ses enseignements impies ». Formule conforme aux actes : voir l'adresse finale de la 18ᵉ session et la lettre du concile à Agathon (NPNF 2/14, New Advent), et J. Chapman, « Honorius I », The Catholic Encyclopedia, New Advent.

    3 27
  4. Léon II, confirmation de Constantinople III, Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §563 : anathème contre Honorius « qui n'a pas purifié cette Église apostolique par l'enseignement de la tradition apostolique » (le texte grec porte : « a permis que l'Église immaculée soit souillée par une trahison impie »). Sur cette divergence grec/latin de la clausule, voir J. Chapman, « Honorius I », The Catholic Encyclopedia, New Advent : « the milder reading of the Latin [...] "but by profane treachery attempted to pollute its purity" ».

    4 28 29
  5. John Chapman, "Monothelitism and Monothelites", The Catholic Encyclopedia, vol. 10, New York, Robert Appleton Company, 1911, New Advent : historique de la controverse, Ecthèse, Type, Latran 649, Agathon et Constantinople III.

    5 35
  6. Agathon, lettre personnelle Consideranti mihi aux empereurs (synode romain, Pâques 680), Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §545 : si la volonté est naturelle, deux natures dans le Christ impliquent deux volontés naturelles. La lettre synodale du concile de Rome (Omnium bonorum spes) commence au §546.

    6 15
  7. J. Chapman, "Monothelitism and Monothelites", New Advent : l'Ecthèse de 638 promeut l'unique volonté ; le Type, dont Chapman place la date entre septembre 648 et septembre 649, interdit de discuter une ou deux volontés et opérations.

    7
  8. J. Chapman, "Monothelitism and Monothelites", New Advent : concile du Latran de 649, 105 évêques, condamnation de l'Ecthèse, du Type, de Cyrus, Sergius, Pyrrhus et Paul ; voir aussi "Lateran Councils", Catholic Encyclopedia, vol. 9, 1910, notice sur le concile de 649 contre le monothélisme.

    8
  9. Benoît XVI, audience générale du 25 juin 2008, « Saint Maxime le Confesseur », vatican.va : Maxime refuse toute amputation de l'humanité du Christ et défend sa pleine volonté humaine, visible au drame de Gethsémani : « l'opposition entre la volonté humaine de ne pas mourir et la volonté divine qui s'offre à la mort ». Pour la formule technique — la faculté de vouloir appartient à la nature, d'où deux volontés dans le Christ et une seule volonté divine commune au Père et à l'Esprit — voir J. Chapman, « Monothelitism and Monothelites », The Catholic Encyclopedia, New Advent : « The faculty of willing is an integral part of human nature [...] His Divine will [...] is numerically one with that of the Father and the Holy Ghost. »

    9
  10. T. Shahan, "Council in Trullo", The Catholic Encyclopedia, New Advent : concile tenu en 692 sous Justinien II dans la même salle à coupole que le sixième concile ; les cinquième et sixième conciles n'ayant pas promulgué de canons disciplinaires, le Trullo les complète en ce domaine — d'où son nom de Quinisexte.

    11
  11. Third Council of Constantinople, dans The Seven Ecumenical Councils, trad. Henry R. Percival, Nicene and Post-Nicene Fathers, 2ᵉ série, vol. 14, Buffalo, Christian Literature Publishing Co., 1900 ; New Advent, actes du concile, sessions et définition finale.

    12
  12. Lettre d'Agathon et du synode romain, dans The Seven Ecumenical Councils, trad. Percival, NPNF 2/14, New Advent, section « The Letter of Agatho » (intitulé : lettre d'Agathon à l'empereur, et lettre d'Agathon avec les 125 évêques du synode romain, « Read at the Fourth Session, November 15 »). Incipits Consideranti mihi (lettre personnelle) et Omnium bonorum spes (lettre synodale) attestés par le répertoire des lettres pontificales dressé d'après Maassen (AGATHO A et B à l'empereur Constantin).

    14
  13. Léon II, lettre Regi regum à Constantin IV, en 682 (Léon II est consacré le 17 août 682 et confirme les actes la même année), Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §§561-563. Incipit Regi regum attesté par le répertoire des lettres pontificales dressé d'après Maassen (LEO II A à l'empereur Constantin).

    16
  14. Third Council of Constantinople, « Extracts from the Acts, Session VIII », New Advent, NPNF 2/14 (demande de l'empereur à Macaire et réponse de Macaire) : "I do not say that there are two wills or two operations in the dispensation of the incarnation of our Lord Jesus Christ, but one will and one theandric operation".

    17
  15. Third Council of Constantinople, New Advent, NPNF 2/14 : acclamations de la « Session XVI » (« To Macarius the heretic, anathema! ») et adresse finale à l'empereur (« The Prosphoneticus to the Emperor », à la suite des actes de la XVIIIᵉ session, 16 septembre 681) : « we anathematize and depose Macarius, who was bishop of Antioch ».

    18 26
  16. IIIᵉ concile de Constantinople, définition de foi, Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §§554-555 : reprise de la christologie de Chalcédoine. Texte anglais (DH) : « one and the same Christ [...] in two natures recognized unfusedly, unchangeably, inseparably, indivisibly » (Denzinger en ligne, clerus.org).

    19
  17. Luc 22,42 ; IIIᵉ concile de Constantinople, définition de foi, Denzinger §556 : le vouloir humain du Christ suit et se soumet à son vouloir divin sans opposition.

    22 34
  18. IIIᵉ concile de Constantinople, définition de foi, Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §557 ; citation du Tome à Flavien de Léon le Grand sur chaque nature opérant ce qui lui est propre. Texte anglais (DH) : « For each form does what is proper to itself with the mutual participation of the other » (Denzinger en ligne, clerus.org).

    23 24
  19. IIIᵉ concile de Constantinople, condamnation des monothélites et d'Honorius, Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §§550-552 (séquence cohérente avec les points d'ancrage §§548, 553-559, 566 de l'édition DH en ligne, qui omet ces extraits). Ces paragraphes nomment Serge, Cyrus, Pyrrhus, Paul, Pierre et Théodore de Pharan, mais pas Macaire : pour lui, voir les actes du concile, acclamations de la « Session XVI » (« To Macarius the heretic, anathema! ») et adresse finale (« The Prosphoneticus to the Emperor », à la suite des actes de la XVIIIᵉ session), New Advent, NPNF 2/14.

    25
  20. T. Shahan, "Third Council of Constantinople", New Advent, discussion de la condamnation d'Honorius et distinction avec une définition ex cathedra ; voir aussi Denzinger §§552-563 pour la condamnation conciliaire et la confirmation de Léon II.

    30
  21. Léon II, lettre Regi regum, Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, Paris, Cerf, 1996 (numérotation DH), §§561-562 (séquence cohérente avec les points d'ancrage §§553-559, 566 de l'édition DH en ligne, qui omet ces extraits) : confirmation du sixième concile et accord avec les cinq conciles précédents.

    31
  22. Orthodox Church in America, The Orthodox Faith, vol. III, "The Sixth Ecumenical Council" : réception orientale de la doctrine de Sophrone, Maxime et Martin, condamnation de Sergius, Pyrrhus, Paul, Pierre et Honorius, restauration de la communion.

    32