Le concile de Constantinople II est le cinquième concile œcuménique de l'Église. Réuni du 5 mai au 2 juin 553 dans la capitale impériale, il traite la crise des Trois Chapitres : la condamnation de Théodore de Mopsueste, de certains écrits anti-cyrilliens de Théodoret de Cyr et de la lettre attribuée à Ibas d'Édesse à Maris le Perse.[1]
Sa question n'est pas un détail byzantin. Un siècle après Chalcédoine, une partie de l'Orient soupçonne encore le concile de 451 d'avoir laissé entrer une christologie trop proche de Nestorius. Justinien veut montrer que Chalcédoine n'autorise ni la division du Christ en deux sujets, ni une lecture qui ferait de Marie seulement la mère d'un homme uni au Verbe.[2]
Constantinople II garde donc deux lignes en même temps : il confirme Chalcédoine et il le lit dans la continuité d'Éphèse et de saint Cyrille d'Alexandrie. Sa formule centrale est la confession d'un seul et même Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, une seule personne ou hypostase, sans confusion des deux natures et sans division du sujet.[3]
Pourquoi ce concile était-il nécessaire ?
Le problème laissé par Chalcédoine
Le concile de Chalcédoine avait confessé en 451 le Christ en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation. Cette définition protège à la fois la vraie divinité et la vraie humanité du Christ. Mais, dans plusieurs Églises d'Égypte, de Syrie et de Palestine, elle est reçue avec suspicion : beaucoup craignent que l'expression "en deux natures" ouvre la porte à une séparation nestorienne entre le Verbe de Dieu et l'homme Jésus.[4]
Cette suspicion explique l'enjeu politique et pastoral du VIᵉ siècle. Justinien ne veut pas abolir Chalcédoine ; il veut obtenir son acceptation plus large en retirant aux adversaires du concile un argument précis : l'idée que Chalcédoine aurait protégé des auteurs ou des textes liés à l'école antiochienne la plus anti-cyrillienne.[5]
Les Trois Chapitres
L'expression "Trois Chapitres" ne désigne pas trois chapitres de livre. Elle désigne trois dossiers doctrinaux : la personne et les écrits de Théodore de Mopsueste, certains écrits de Théodoret de Cyr contre saint Cyrille et contre Éphèse, et la lettre attribuée à Ibas d'Édesse à Maris le Perse.[6]
| Dossier | Personne ou texte visé | Pourquoi le dossier choque |
|---|---|---|
| 1 | Théodore de Mopsueste et ses écrits | Le concile lui reproche de séparer le Verbe et le Christ comme deux sujets. |
| 2 | Écrits de Théodoret contre Cyrille | Ils attaquent Éphèse et les douze anathématismes de Cyrille. |
| 3 | Lettre d'Ibas à Maris | Elle défend Théodore et Nestorius et critique violemment Cyrille. |
Le concile juge que ces textes ne peuvent pas être invoqués au nom de Chalcédoine. Autrement dit, il distingue la définition catholique de 451 de certains usages polémiques que des auteurs nestorianisants prétendaient en tirer.[7]
Le but de Justinien
Justinien présente lui-même la convocation comme une tentative d'unifier les Églises et de faire accepter les quatre conciles précédents. Dans la lettre lue à la première session, il affirme vouloir rétablir la communion autour de Nicée, Constantinople I, Éphèse et Chalcédoine, puis dénonce les défenseurs de Nestorius qui s'appuient sur Théodore, Théodoret et Ibas.[8]
Le calcul impérial est cependant risqué. En touchant à des hommes morts, dont certains avaient été réhabilités ou réintégrés à Chalcédoine, Justinien donne aux Latins l'impression de rouvrir un procès déjà clos. Le problème devient donc double : doctrinal, parce qu'il faut clarifier la christologie ; ecclésial, parce qu'il faut éviter de sembler corriger Chalcédoine par pression impériale.[9]
Où et quand le concile s'est-il réuni ?
Une assemblée à dominante orientale
Le concile se tient à Constantinople du 5 mai au 2 juin 553. La Catholic Encyclopedia donne huit sessions et signale que la présence occidentale est très faible : le concile rassemble surtout des évêques orientaux, avec seulement quelques évêques occidentaux.[10]
Cette disproportion explique une grande partie de la crise. Vigile souhaite un concile en Italie ou en Sicile, ou au moins une représentation équilibrée de l'Orient et de l'Occident. Justinien refuse et ouvre le concile par son autorité impériale. Le résultat est un concile œcuménique dans sa réception finale, mais très conflictuel dans son déroulement immédiat.[11]
Les actes grecs perdus
Les actes originaux grecs ne sont pas conservés. On possède une ancienne version latine, probablement contemporaine et liée au dossier de Vigile. Cette situation oblige à lire Constantinople II avec méthode : la substance doctrinale est reçue par l'Église, mais l'histoire textuelle des actes reste complexe.[12]
L'édition moderne de référence en anglais est celle de Richard Price, The Acts of the Council of Constantinople of 553, publiée par Liverpool University Press en 2009 dans la collection Translated Texts for Historians. Elle rassemble les actes, les textes liés à la controverse des Trois Chapitres, les Constituta de Vigile et des appendices sur Origène.[13]
Qui sont les acteurs principaux ?
Justinien, empereur théologien
Justinien n'est pas un simple arbitre administratif. Il écrit, convoque, presse, sanctionne et veut obtenir une ligne doctrinale susceptible de pacifier l'Empire chrétien. Son objectif religieux est réel : il veut protéger la foi de Nicée, d'Éphèse et de Chalcédoine. Mais son mode d'action crée une tension durable entre autorité impériale, liberté conciliaire et réception romaine.[14]
Cette tension est visible dans le vocabulaire même des sources. Le concile agit comme assemblée d'évêques, mais l'empereur encadre étroitement le processus. La crise montre à quel point, dans l'Antiquité tardive, unité doctrinale, ordre politique et communion ecclésiale sont encore étroitement mêlés.
Vigile, un pape sous pression
Le pape Vigile arrive à Constantinople dans une situation extraordinairement difficile. Depuis 547, il est retenu dans la capitale impériale. Il a d'abord refusé de condamner les Trois Chapitres, puis publié le Judicatum de 548 qui les condamne tout en maintenant explicitement l'autorité de Chalcédoine ; la réaction occidentale est très dure.[15]
En mai 553, Vigile refuse de siéger au concile. Il publie le premier Constitutum du 14 mai : il condamne plusieurs propositions de Théodore de Mopsueste, mais interdit de condamner sa personne, les écrits de Théodoret et la lettre d'Ibas au-delà d'une certaine limite.[16]
La rupture atteint son point extrême lorsque le nom de Vigile est retiré des diptyques à la septième session, sans rompre formellement la communion avec le Siège apostolique. Après le concile, Vigile finit par confirmer la condamnation des Trois Chapitres : lettre à Eutychius du 8 décembre 553, puis second Constitutum du 23 février 554.[17]
Eutychius de Constantinople et les patriarches orientaux
La présidence effective revient à Eutychius, patriarche de Constantinople, successeur de Mennas. Les patriarches ou représentants d'Alexandrie, Antioche et Jérusalem sont associés au dossier. La géographie de l'assemblée est donc celle d'un Orient impérial : Constantinople conduit, Alexandrie et Antioche sont directement concernées, Jérusalem participe, Rome est présente par l'absence conflictuelle de son pape.[18]
Cette configuration explique pourquoi l'article de foi est solide mais la réception lente. L'Orient obtient une clarification anti-nestorienne. L'Occident doit être convaincu que cette clarification ne détruit pas Chalcédoine.
Que définit le concile ?
Une Trinité consubstantielle
Les canons de 553 commencent par une confession trinitaire. Le premier anathématisme condamne celui qui ne confesse pas "une seule nature ou substance du Père, du Fils et du Saint-Esprit" et "une Trinité consubstantielle". Le concile ne traite donc pas seulement une querelle d'auteurs : il réinscrit la christologie dans la confession trinitaire de Nicée et de Constantinople I.[19]
« Une Trinité consubstantielle, une seule divinité adorée en trois hypostases ou personnes. »
— Constantinople II, canon 1, Denzinger §421[20]
Deux générations du Verbe
Le deuxième anathématisme confesse les deux générations du Verbe : génération éternelle du Père avant les siècles, naissance temporelle de Marie dans les derniers jours. Cette articulation protège simultanément la divinité éternelle du Fils et la réalité de l'Incarnation.[21]
La conséquence mariologique est nette. Marie n'est pas appelée Mère de Dieu par honneur verbal ou par simple transfert. Elle est proprement et véritablement Mère de Dieu, parce que celui qu'elle enfante selon la chair est le Verbe éternel incarné.[22]
« La sainte, glorieuse et toujours vierge Marie est Mère de Dieu. »
— Constantinople II, canon 6, Denzinger §427[23]
L'union selon l'hypostase
Le cœur doctrinal du concile est l'expression union selon l'hypostase. Le Verbe ne s'unit pas à un homme comme à un autre sujet ; il assume une chair animée d'une âme raisonnable. Il n'y a donc pas deux Christs, ni deux Fils, ni deux adorations.[24]
Constantinople II corrige deux erreurs opposées. Contre Nestorius et Théodore, il refuse la division du Christ en deux sujets. Contre Eutychès et les lectures monophysites confuses, il refuse la fusion des natures. La formule est précise : un seul Christ, Dieu et homme, consubstantiel au Père selon la divinité et consubstantiel à nous selon l'humanité.[25]
« L'Église de Dieu rejette ceux qui divisent le mystère du Christ et ceux qui y introduisent une confusion. »
— Constantinople II, canon 8, Denzinger §430[26]
Une seule adoration du Christ
Le neuvième anathématisme refuse l'idée de deux adorations : une pour le Verbe, une pour l'homme. L'adoration chrétienne vise le Dieu Verbe incarné avec sa propre chair. La chair du Christ n'est pas une personne séparée ; elle appartient personnellement au Verbe.[27]
Cette précision a une portée liturgique. Quand l'Église adore le Christ crucifié, ressuscité ou présent dans l'Eucharistie, elle n'adore pas une humanité isolée ; elle adore le Fils éternel fait homme. Le concile protège donc la prière chrétienne autant que le vocabulaire dogmatique.
Quels canons le concile promulgue-t-il ?
Les onze premiers anathématismes
Les onze premiers anathématismes fixent la doctrine générale : Trinité consubstantielle, deux générations du Verbe, unité personnelle du Christ, union hypostatique, vérité du titre Theotokos, interprétation correcte de "en deux natures", une seule adoration et confession du Crucifié comme "vrai Dieu" et "un de la sainte Trinité".[28]
| Numéros Denzinger | Point doctrinal | Erreur visée |
|---|---|---|
| §421 | Trinité consubstantielle | Subordination ou division trinitaire |
| §422 | Deux générations du Verbe | Réduction de l'Incarnation à un homme inspiré |
| §423-426 | Un seul Christ, union hypostatique | Deux sujets ou deux personnes dans le Christ |
| §427 | Marie Mère de Dieu en vérité | Maternité divine seulement verbale |
| §428-430 | Deux natures sans division ni confusion | Nestorianisme et confusion monophysite |
| §431-432 | Une seule adoration, Crucifié vrai Dieu | Double adoration ou Christ seulement humain |
| §433 | Condamnation des hérésies déjà rejetées | Arius, Nestorius, Eutychès, Origène, etc. |
Les trois derniers anathématismes
Les canons 12 à 14 visent directement les Trois Chapitres. Le canon 12 condamne la défense de Théodore de Mopsueste et de ses écrits ; le canon 13 condamne les écrits de Théodoret contre Éphèse, saint Cyrille et ses douze anathématismes ; le canon 14 condamne la défense de la lettre attribuée à Ibas à Maris.[29]
Le point décisif est que le concile ne condamne pas Chalcédoine. Il condamne une lecture de Chalcédoine qui prétendrait justifier des textes hostiles à Éphèse ou favorables à Nestorius. C'est pourquoi l'article final déclare avoir reçu les déclarations de l'Écriture, des Pères et des quatre conciles précédents avant de condamner ceux qui défendent les Trois Chapitres.[30]
Et Origène ?
Le dossier d'Origène est le plus délicat historiquement. Le onzième anathématisme de Constantinople II mentionne Origène avec Arius, Nestorius et Eutychès parmi les hérétiques à anathématiser.[31] New Advent transmet aussi une série d'anathèmes contre des thèses origénistes, notamment la préexistence des âmes et une restauration finale comprise comme retour nécessaire de toutes les créatures.[32]
Les historiens discutent toutefois le statut exact de ces anathèmes anti-origénistes dans les actes conciliaires conservés. La Catholic Encyclopedia signale que la question est disputée, notamment parce que les actes grecs originaux sont perdus et que leur tradition textuelle a connu des difficultés.[33] Pour l'article, la formulation sûre est donc celle-ci : Constantinople II reçoit une tradition anti-origéniste et son canon 11 nomme Origène, mais la place exacte des quinze anathèmes anti-origénistes dans le dossier conciliaire reste discutée.
Comment le concile a-t-il été reçu ?
Une réception romaine douloureuse
La réception par Rome passe par Vigile. D'abord absent et opposé à la méthode impériale, il finit par confirmer la condamnation des Trois Chapitres après le concile. La Catholic Encyclopedia insiste sur un point important : son opposition ne porte pas d'abord sur la doctrine en elle-même, mais sur l'opportunité, la violence impériale et la crainte de nuire à l'autorité de Chalcédoine.[34]
Cette distinction est essentielle. Vigile n'est pas présenté comme défenseur du nestorianisme. Il craint que l'Occident interprète la condamnation comme une capitulation devant les adversaires de Chalcédoine. Quand il est convaincu que Chalcédoine n'est pas aboli, il ratifie la condamnation.
Les schismes d'Aquilée et de Milan
La crise ne s'arrête pas en 554. En Italie du Nord, les provinces ecclésiastiques de Milan et d'Aquilée rompent la communion avec Rome à cause de la ratification pontificale. Milan revient vers la fin du VIᵉ siècle ; Aquilée-Grado prolonge la résistance jusqu'aux environs de 700.[35]
Cette lente réception montre que l'œcuménicité d'un concile ne se réduit pas à son ambiance immédiate. Constantinople II est reconnu comme cinquième concile œcuménique, mais il a fallu du temps pour que sa condamnation soit comprise comme une défense de Chalcédoine, non comme une trahison de Chalcédoine.
- 451ChalcédoineIVᵉ concile œcuménique
Le concile confesse un seul Christ en deux natures, sans confusion ni séparation.
- 543-544Premier édit contre les Trois ChapitresJustinien
L'empereur cherche à retirer aux anti-chalcédoniens l'argument d'une tolérance envers Nestorius.
- 547-548Vigile à ConstantinopleJudicatum
Le pape est retenu dans la capitale, condamne les Trois Chapitres dans le Judicatum, puis affronte l'opposition occidentale.
- 5 mai-2 juin 553Concile de Constantinople IIHuit sessions
Les évêques condamnent les Trois Chapitres et formulent quatorze anathématismes.
- 553-554Ratification de VigileLettre à Eutychius et second Constitutum
Vigile confirme la condamnation, sans présenter cette ratification comme une annulation de Chalcédoine.
- VIᵉ-VIIᵉ sièclesRéception occidentale difficileMilan et Aquilée
Les schismes nés de la controverse disparaissent progressivement.
Que reste-t-il aujourd'hui de Constantinople II ?
Une clé pour lire Chalcédoine
Constantinople II est le concile qui empêche deux caricatures de Chalcédoine. Il interdit de lire "deux natures" comme s'il y avait deux sujets dans le Christ. Il interdit aussi de défendre l'unité du Christ en absorbant son humanité dans sa divinité. La foi catholique tient les deux vérités : distinction réelle des natures, unité personnelle du Fils incarné.[36]
Cet équilibre reste fondamental pour la christologie. Sans lui, on finit soit par un Christ divisé, moralement uni à Dieu ; soit par un Christ dont l'humanité n'est plus pleinement humaine. Dans les deux cas, le salut est atteint : si le Verbe n'assume pas vraiment notre humanité, il ne la guérit pas ; si l'homme Jésus n'est pas personnellement le Verbe, l'adoration chrétienne devient impossible.
Une précision mariologique
Le canon 6 est aussi une borne mariologique. Il confesse Marie comme Mère de Dieu "proprement et en vérité", non par simple façon de parler. Ce n'est pas d'abord un privilège isolé de Marie : c'est une conséquence de l'identité de son Fils. Celui qui naît d'elle selon la chair est le Verbe éternel.[37]
Constantinople II prolonge donc Éphèse : le titre Theotokos n'est pas une formule dévotionnelle tardive, mais un garde-fou christologique. Refuser ce titre au sens propre revient à introduire une séparation entre le Verbe et l'homme né de Marie.
Un avertissement sur la politique religieuse
Enfin, Constantinople II demeure un avertissement historique. Le concile a rendu une clarification doctrinale reçue par l'Église ; mais la manière impériale d'imposer le dossier a provoqué violences, méfiances et schismes. La vérité dogmatique n'est pas abolie par les faiblesses politiques de son contexte, mais son accueil peut être gravement blessé par la contrainte.
Cette leçon explique pourquoi l'article doit tenir ensemble deux jugements. Théologiquement, Constantinople II est un concile œcuménique nécessaire pour préciser Chalcédoine. Historiquement, c'est l'un des conciles les plus difficiles : il révèle la fragilité d'une Église où la défense de la foi passe encore par des mécanismes impériaux très lourds.
Pour aller plus loin
- Lire d'abord Nicée I, Constantinople I, Éphèse et Chalcédoine : Constantinople II suppose ces quatre conciles.
- Retenir la formule-clé : un seul Christ, deux natures, une seule personne.
- Ne pas confondre les Trois Chapitres avec les trois doctrines condamnées : ils désignent trois dossiers d'auteurs ou de textes.
- Comprendre la crise de Vigile comme une crise de réception et d'autorité, pas comme une défense pontificale du nestorianisme.
Notes et références
Thomas Shahan, "Second Council of Constantinople", The Catholic Encyclopedia, vol. 4, New York, Robert Appleton Company, 1908, New Advent : dates 5 mai-2 juin 553, convocation par Justinien, majorité orientale, présidence d'Eutychius et huit sessions.
1 10 18Francis Joseph Bacchus, "Three Chapters", The Catholic Encyclopedia, vol. 14, New York, Robert Appleton Company, 1912, New Advent : les Trois Chapitres désignent Théodore de Mopsueste et ses écrits, certains écrits de Théodoret, et la lettre d'Ibas à Maris.
2 6IIᵉ concile de Constantinople, 8ᵉ session, 2 juin 553, canons 4-8, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §§424-430 : union selon l'hypostase, refus de deux personnes, deux natures sans confusion ni division.
3 24 36Concile de Chalcédoine, définition de foi, 451, dans The Seven Ecumenical Councils, trad. Henry R. Percival, Nicene and Post-Nicene Fathers, 2ᵉ série, vol. 14, Buffalo, Christian Literature Publishing Co., 1900 ; contexte reçu à Constantinople II dans Denzinger §§428-430.
4F. J. Bacchus, "Three Chapters", New Advent, lignes sur le but de Justinien : faciliter le retour des monophysites en retirant l'accusation de nestorianisme portée contre Chalcédoine.
5IIᵉ concile de Constantinople, "The Sentence of the Synod", dans The Seven Ecumenical Councils, trad. Henry R. Percival, NPNF, 2ᵉ série, vol. 14, 1900 ; New Advent, section "The Sentence of the Synod".
7Justinian, lettre lue à la session I du concile, dans The Seven Ecumenical Councils, trad. Henry R. Percival, NPNF, 2ᵉ série, vol. 14, 1900 ; New Advent, session I : Justinien invoque les quatre conciles précédents et nomme Théodore, Théodoret et Ibas.
8 14F. J. Bacchus, "Three Chapters", New Advent : difficulté de condamner des hommes morts dans la paix de l'Église et inquiétude latine de voir un coup indirect porté à Chalcédoine.
9T. Shahan, "Second Council of Constantinople", New Advent : Vigile propose l'Italie ou la Sicile, puis refuse de participer au concile à cause de la disproportion orientale et de la pression impériale.
11T. Shahan, "Second Council of Constantinople", New Advent : les actes grecs originaux sont perdus ; subsiste une très ancienne version latine, probablement contemporaine.
12Council of Constantinople II, The Acts of the Council of Constantinople of 553: With Related Texts on the Three Chapters Controversy, trad. et introduction Richard Price, Translated Texts for Historians 51, Liverpool University Press, 2009, ISBN 978-1-84631-178-9 ; notice Princeton Byzantine translations.
13T. Shahan, "Second Council of Constantinople", New Advent : Vigile est à Constantinople à partir de 547, publie le Judicatum le 11 avril 548 et maintient l'autorité de Chalcédoine.
15Pape Vigile, premier Constitutum, 14 mai 553, résumé dans T. Shahan, "Second Council of Constantinople", New Advent : condamnation de propositions de Théodore, refus de condamner sa personne et limitation concernant Théodoret et Ibas.
16Pape Vigile, lettre à Eutychius, 8 décembre 553, et second Constitutum, 23 février 554 ; résumé dans T. Shahan, "Second Council of Constantinople", New Advent.
17IIᵉ concile de Constantinople, canon 1, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §421.
19 20IIᵉ concile de Constantinople, canon 2, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §422.
21IIᵉ concile de Constantinople, canon 6, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §427.
22 23 37IIᵉ concile de Constantinople, canon 8, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §430.
25 26IIᵉ concile de Constantinople, canon 9, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §431.
27IIᵉ concile de Constantinople, canons 1-11, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §§421-433.
28IIᵉ concile de Constantinople, canons 12-14, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §§434-437.
29IIᵉ concile de Constantinople, conclusion des anathématismes, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §438.
30IIᵉ concile de Constantinople, canon 11, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §433.
31Anathemas against Origen, transmis avec les actes de Constantinople II dans The Seven Ecumenical Councils, trad. Henry R. Percival, NPNF, 2ᵉ série, vol. 14, 1900 ; New Advent, section "The Anathemas Against Origen".
32T. Shahan, "Second Council of Constantinople", New Advent : discussion du statut de la condamnation d'Origène et difficultés de la tradition textuelle des actes.
33T. Shahan, "Second Council of Constantinople", New Advent : l'opposition de Vigile porte sur la méthode, l'opportunité et la crainte de nuire à Chalcédoine, non sur la doctrine de fond.
34T. Shahan, "Second Council of Constantinople", New Advent : Milan et Aquilée rompent avec Rome ; Milan revient vers la fin du VIᵉ siècle, Aquilée-Grado vers 700.
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