Concile du Latran II (1139)

Deuxième concile du Latran, réuni en 1139 sous Innocent II : fin du schisme d'Anaclet II, réforme du clergé, simonie, usure, hérésies et canon décisif sur le mariage clérical.

Ignispedia

Le concile du Latran II, réuni à Rome en avril 1139 sous le pape Innocent II, est le dixième concile œcuménique dans la liste catholique. Il suit de près Latran I : le premier concile du Latran avait confirmé la paix de Worms ; le deuxième doit refermer le schisme né de la double élection pontificale de 1130 et reprendre la réforme morale, disciplinaire et canonique de l'Église latine.[1][2]

Latran II intervient après huit années de schisme : il rétablit l'unité visible autour d'Innocent II et transforme la sortie de crise en programme de réforme. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Son importance tient à un paradoxe. Latran II ne donne pas une grande définition dogmatique comparable à Nicée I ou à Chalcédoine. Mais il touche des points très concrets : validité des ordinations conférées pendant le schisme, simonie, usure, discipline du clergé, violences militaires, faux pénitents et groupes hérétiques que l'historiographie rattache aux milieux de Pierre de Bruys et d'Henri de Lausanne (le canon 23, lui, ne nomme personne).[3][4][5]

Pourquoi ce concile était-il nécessaire ?

La double élection de 1130

À la mort du pape Honorius II, dans la nuit du 13 au 14 février 1130, le collège cardinalice se divise. Une minorité d'environ seize cardinaux, rassemblée autour du chancelier Aimeric, élit rapidement le cardinal Grégoire Papareschi, qui prend le nom d'Innocent II ; quelques heures plus tard, la majorité des cardinaux élit Pierre Pierleoni, qui prend le nom d'Anaclet II. Les deux élus reçoivent la consécration épiscopale le 23 février : Innocent à Sainte-Marie-Nouvelle, Anaclet à Saint-Pierre. Le conflit n'est pas une querelle de tempérament : il engage la légitimité même de l'évêque de Rome, donc la communion juridique de l'Église latine.[6][7]

Anaclet II contrôle d'abord Rome, tandis qu'Innocent II doit quitter la ville. La reconnaissance internationale devient alors décisive. Innocent reçoit l'appui de figures majeures, notamment saint Bernard de Clairvaux, et des souverains qui finissent par peser en faveur de sa légitimité. Le schisme dure jusqu'à la mort d'Anaclet, le 25 janvier 1138, puis jusqu'à la résorption de la brève candidature de Victor IV, rapidement soumis à Innocent.[8][9]

Une unité retrouvée mais fragile

Le concile de 1139 est donc d'abord une assemblée de pacification. Il ne suffit pas qu'Anaclet soit mort : il faut décider ce que deviennent les évêques, abbés, clercs, bénéfices, serments et actes posés pendant huit années de division. Sans jugement public, chaque diocèse peut rester traversé par des contestations locales.[10]

La solution choisie par le concile est sévère : les ordinations et promotions reçues d'Anaclet et de ses principaux partisans sont annulées. Le but est clair : empêcher que le schisme laisse derrière lui une hiérarchie parallèle ou une mémoire canonique ambiguë.[11]

Où et quand le concile s'est-il réuni ?

Le Latran, cathédrale du pape

Comme Latran I, l'assemblée se tient dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de l'évêque de Rome. Le lieu a une valeur politique et ecclésiale : après des années où Rome avait été disputée, tenir un concile œcuménique au Latran manifeste que le siège romain est de nouveau gouverné par un pape reconnu.[12]

Innocent II, pape de 1130 à 1143, représenté dans la mosaïque de Sainte-Marie-du-Trastevere, reconstruite sous son pontificat. Wikimedia Commons, domaine public.

La Catholic Encyclopedia avance près de mille prélats, venus de la plupart des nations chrétiennes[13] ; l'introduction de Tanner donne pour sa part un plancher d'au moins cinq cents pères réunis à Rome (vol. 1, p. 195)[14]. L'écart tient peut-être à la nature des deux chiffres : Tanner donne un plancher (« at least five hundred »), tandis que la Catholic Encyclopedia avance un total plus large de prélats présents. On retient donc, en hypothèse de lecture prudente, un rassemblement de plusieurs centaines de participants, pensé comme réception universelle de la fin du schisme.

Avril 1139

Le Denzinger situe le concile comme commencé le 4 avril 1139. Les éditions modernes des décrets le présentent simplement comme le concile tenu en avril 1139 sous Innocent II. Ce cadre chronologique est important : l'assemblée suit presque immédiatement la fin effective du schisme, avant que les situations locales ne se solidifient.[15][16]

Qui sont les acteurs principaux ?

Innocent II

Innocent II, né Grégoire Papareschi, devient pape dans une situation extrêmement défavorable : l'autre élu occupe Rome et dispose de soutiens puissants. Sa victoire finale ne vient pas seulement d'un rapport de force militaire ; elle vient d'une reconnaissance progressive par une grande partie de l'épiscopat occidental et par plusieurs souverains. Latran II transforme cette reconnaissance en acte conciliaire.[17]

Son pontificat prolonge la réforme grégorienne : défendre la liberté de l'Église contre les pressions laïques, purifier les charges ecclésiastiques de l'argent, imposer la discipline du clergé et restaurer la cohérence canonique après une crise politique.[18]

Anaclet II

Anaclet II, Pierre Pierleoni, n'est plus vivant au moment du concile. Il reste pourtant la figure négative autour de laquelle s'organise la première décision : annuler les actes, promotions et ordinations issus du camp schismatique. La sévérité de Latran II s'explique par la nature de la crise : un schisme pontifical ne produit pas seulement une opinion divergente, mais des actes de gouvernement concurrents.[19][20]

Bernard de Clairvaux

Saint Bernard de Clairvaux ne préside pas le concile, mais son rôle dans la reconnaissance d'Innocent II est central. La Catholic Encyclopedia souligne son action auprès des princes, des évêques et des cités pour faire reconnaître Innocent contre Anaclet. Son autorité spirituelle donne à la cause d'Innocent une force qui dépasse les seuls calculs politiques.[21]

Que décide le concile sur le schisme ?

Annuler les actes d'Anaclet

Le trentième et dernier canon, dans les collections modernes, vise les ordinations conférées par Anaclet ou ses partisans : elles sont déclarées nulles et non avenues (paraphrase d'après le texte du canon 30).[22] En mots simples : l'ordination, c'est le geste qui fait un prêtre ou un évêque ; la promotion, c'est la nomination à une charge d'Église. La logique est radicale : ce qui a été conféré dans la ligne du schisme ne doit pas continuer comme si l'unité n'avait jamais été rompue. Selon la lettre du canon, ces actes sont privés d'effet et tenus pour nuls (« render void [...] and deem them null ») : offices et bénéfices reçus dans la ligne schismatique ne subsistent pas.[23]

Cette décision peut paraître dure, mais elle répond à un risque très concret. Si les nominations schismatiques restent debout, chaque Église locale peut conserver deux mémoires concurrentes : celle d'Innocent et celle d'Anaclet. Le concile veut donc refermer le dossier par un acte juridique public.

Restaurer une discipline commune

Latran II ne se contente pas d'effacer des actes passés. Il rétablit une discipline commune, parce que le schisme a révélé une Église latine encore vulnérable aux pressions de familles romaines, de princes et de réseaux d'intérêt. La pacification devient inséparable d'une réforme : pour éviter de nouveaux schismes, il faut aussi réduire les causes morales et institutionnelles qui les rendent possibles.[24]

Quels canons le concile promulgue-t-il ?

Simonie : rien de sacré ne s'achète

Le canon 2 condamne la simonie — en mots simples, acheter ou vendre une charge d'Église, un sacrement ou une réalité sacrée — sous une forme très concrète : prébende, prieuré, doyenné, promotion ecclésiastique, saint chrême, huile sainte, consécration d'autels ou d'églises. Le texte frappe d'infamie tous les acteurs du trafic — acheteur, vendeur et intermédiaire — et fait retirer le bénéfice ou l'honneur mal acquis (paraphrase d'après le texte du canon 2).[25]

Ce canon montre que la réforme médiévale n'est pas un idéal abstrait. Elle touche l'économie réelle de l'Église : nominations, bénéfices, cérémonies sacrées, droits coutumiers et tentation de transformer le sacré en revenu.

Clergé : le canon 7 et l'invalidité du mariage clérical

Le canon 7 est l'un des textes les plus connus de Latran II. Il reprend la discipline latine contre le mariage ou la cohabitation conjugale des clercs majeurs, mais il franchit une étape juridique. La lettre du texte vise les cas où des évêques, prêtres, diacres, sous-diacres, chanoines réguliers, moines ou frères lais profès « ont présumé prendre femme » (« have presumed to take wives ») : ils doivent alors être séparés de leurs compagnes — « car nous ne tenons pas pour un mariage celui qui, de l'aveu commun, a été contracté contre la loi de l'Église » (« For we do not deem there to be a marriage which, it is agreed, has been contracted against ecclesiastical law », paraphrase d'après le texte du canon 7).[26][27]

La portée exacte doit être bien comprise. Le concile ne définit pas un dogme disant qu'un prêtre ne pourrait jamais avoir été marié dans toute l'histoire de l'Église. Il fixe, dans l'Église latine du XIIᵉ siècle, une discipline canonique stricte : ceux qui ont reçu les ordres majeurs ne peuvent pas contracter validement mariage contre la loi de l'Église. C'est une étape majeure dans l'histoire occidentale du célibat sacerdotal.[28]

Usure : une exclusion sacramentelle sévère

Le canon 13 condamne l'usure — en mots simples, prêter de l'argent en exigeant un intérêt, un surplus que l'emprunteur doit rembourser en plus — avec un vocabulaire très fort. Le Denzinger la présente comme une rapacité rejetée par l'Écriture dans l'Ancien et le Nouveau Testament ; les usuriers, exclus de toute consolation de l'Église, ne doivent pas être admis aux sacrements sans une extrême prudence ; tenus pour infâmes, ils sont privés de sépulture ecclésiastique s'ils ne viennent pas à résipiscence (paraphrase d'après le texte du canon 13).[29]

La sévérité s'explique par le contexte social. Dans une économie où l'endettement peut écraser durablement des familles, l'usure est comprise comme une violence financière contre les faibles. Latran II place donc la réforme morale de l'argent à côté de la réforme morale du clergé.

Fausse pénitence : on ne garde pas un péché volontairement

Le canon 22 traite de la fausse pénitence — en mots simples, se confesser d'un péché tout en refusant de quitter les autres. Il vise le cas du pénitent qui confesse un péché tout en refusant d'abandonner les autres, ou qui conserve une fonction incompatible avec la justice, ou encore qui refuse de réparer, de pardonner ou de renoncer à une violence injuste.[30]

Cette doctrine pastorale est dense : la pénitence n'est pas une formalité sacramentelle, mais une conversion réelle. Le concile rappelle ainsi que la discipline extérieure n'a de sens que si elle conduit à la réforme intérieure.

Hérésies : Pierre de Bruys et Henri de Lausanne

Le canon 23 condamne ceux qui rejettent le sacrement du corps et du sang du Seigneur, le baptême des enfants, le sacerdoce, les ordres ecclésiastiques et le lien des mariages légitimes. Le texte du canon ne nomme personne ; l'historiographie moderne y voit les milieux petrobrusiens et henriciens, liés à Pierre de Bruys et à Henri de Lausanne, qui avait repris et développé les thèses du premier d'après Pierre le Vénérable.[31][32][33] La Catholic Encyclopedia (1913) rattachait pour sa part ces erreurs à Pierre de Bruys et à Arnaud de Brescia[34] ; mais Arnaud n'est nommé dans aucun canon : c'est en personne, par une sentence distincte d'Innocent II prononcée lors de ce même concile — silence imposé et exil, avec interdiction de retourner à Brescia sans permission pontificale — qu'il est condamné.[35]

Le canon vise donc ceux qui, sous couvert de piété, nient des sacrements et l'ordre ecclésial (paraphrase d'après le texte du canon 23).[36]

La condamnation montre que Latran II n'est pas seulement un concile de discipline interne. Il répond aussi à des mouvements qui contestent des éléments fondamentaux de la vie sacramentelle : Eucharistie, baptême des enfants, sacerdoce, ordres et mariage.

Arbalètes et violences entre chrétiens

Le canon 29 interdit l'usage meurtrier de l'arc et de l'arbalète contre les chrétiens et les catholiques. La formule est souvent citée parce qu'elle semble viser une technique militaire précise. Elle doit être lue dans la tradition des paix et trêves de Dieu : l'Église ne possède pas encore une théorie moderne du droit international, mais elle cherche à limiter certaines formes de violence entre chrétiens.[37]

DomaineCanonCe que Latran II cherche à corriger
Schisme30Empêcher la survie canonique des actes d'Anaclet II
Simonie2Exclure l'achat des charges, bénéfices et réalités sacrées
Clergé7Déclarer invalides les mariages contractés par les clercs majeurs
Usure13Sanctionner l'exploitation financière obstinée
Pénitence22Refuser les confessions sans conversion réelle
Hérésies23Condamner les rejets sacramentels petrobrusiens et henriciens
Violence29Limiter l'usage de l'arbalète contre les chrétiens

Comment le concile a-t-il été reçu ?

Un concile moins célèbre que Latran IV, mais décisif

Latran II est souvent moins connu que Latran IV, dont les constitutions doctrinales et pastorales marqueront profondément l'Occident médiéval. Pourtant, il joue un rôle essentiel dans la série des conciles latéraux : il consolide le modèle d'un concile romain occidental, centré sur la réforme juridique, morale et pastorale de l'Église latine.[38]

Il confirme aussi que les conciles médiévaux ne sont pas seulement des assemblées de doctrine spéculative. Ils gouvernent : ils annulent, sanctionnent, règlent, pacifient, protègent les sacrements et imposent des normes de conduite.

Une réforme qui prépare les conciles suivants

Fac-similé ancien d'une bulle d'Innocent II. Latran II ne se limite pas à un événement romain : il s'inscrit dans un gouvernement pontifical concret, fait d'actes, de sceaux et de décisions canoniques. Bibliothèque municipale de Reims, Wikimedia Commons, domaine public.

Plusieurs thèmes de Latran II reviendront à Latran III et Latran IV : simonie, discipline du clergé, hérésies, usure, protection des fidèles, réforme des mœurs. La continuité est nette : l'Église médiévale comprend que la crise ne se résout pas par un acte unique, mais par une série de décisions qui construisent progressivement un ordre canonique plus ferme.[39]

Que reste-t-il aujourd'hui de Latran II ?

Une leçon sur la sortie de crise

Latran II enseigne qu'une crise d'unité ne se termine pas seulement quand le conflit visible cesse. Il faut encore traiter les actes posés pendant la crise, clarifier l'autorité légitime et restaurer une discipline commune. C'est pourquoi le concile lie si fortement schisme et réforme.

Cette logique demeure actuelle. Toute réconciliation ecclésiale exige autre chose qu'une émotion d'unité : elle demande des actes vérifiables, des règles communes, une purification des abus et une mémoire canonique claire.

Une réforme concrète de l'Église latine

Le concile rappelle aussi que la réforme catholique est concrète. Elle touche l'argent, la sexualité, les nominations, les sacrements, la pénitence, la prédication et même les formes de violence sociale. Latran II ne propose pas un slogan de réforme ; il promulgue des canons.

Enfin, son canon 7 explique pourquoi l'histoire du célibat sacerdotal latin ne peut pas être réduite à une opinion tardive ou à une simple coutume. Au XIIᵉ siècle, la discipline devient une norme juridique forte : le mariage clérical n'est plus seulement interdit, il est déclaré invalide par un concile œcuménique reçu dans la tradition catholique.[40][41]

Pour aller plus loin

  • Lire Latran I : le concile qui confirme la sortie de la querelle des Investitures.
  • Lire Que penser du célibat des prêtres ? : pour replacer le canon 7 dans toute l'histoire de la discipline latine.
  • Lire Latran III : prochaine étape de la réforme conciliaire médiévale.
  • Retenir le cœur du sujet : Latran II transforme la fin du schisme d'Anaclet II en acte public de pacification et de réforme.

Notes et références

  1. Joseph F. Loughlin, "Lateran Councils", The Catholic Encyclopedia, vol. 9, New York, Robert Appleton Company, 1910, New Advent : Lateran Councils. Notice sur le deuxième concile du Latran : réunion en avril 1139, près de mille prélats, annulation des actes d'Anaclet II et trente canons disciplinaires.

    1 12 13 34 38
  2. Norman P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990, "Second Lateran Council 1139", p. 195-205 (introduction p. 195 : "a good number of fathers, at least five hundred, met in Rome"), texte anglais reproduit par EWTN : Second Lateran Council 1139. L'introduction situe le concile après le schisme de 1130-1138, sous Innocent II, et présente les trente canons.

    2 10 14 16 24
  3. IIᵉ concile du Latran, avril 1139, dans Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§715-718, PDF local de la bibliothèque Benoît, p. 322 : simonie (can. 2), usure (can. 13), fausse pénitence (can. 22) et condamnation des erreurs sacramentelles (can. 23) ; le sommaire situe le concile comme « commencé le 4 avril 1139 ».

    3 15
  4. Latran II, canons 1-30, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 ; texte anglais reproduit par EWTN. Les canons traitent notamment du schisme d'Anaclet, de la simonie, du clergé, de l'usure, des hérésies et de l'usage de l'arbalète.

    4 11 18 20 39
  5. Latran II, canon 23, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 ; texte anglais reproduit par EWTN : « Those who, simulating a kind of religiosity, condemn the sacrament of the Lord's body and blood, the baptism of children, the priesthood and other ecclesiastical orders, and legitimate marriages » — le canon ne nomme aucune personne.

    5 31 36
  6. Horace K. Mann, "Pope Innocent II", The Catholic Encyclopedia, vol. 8, New York, Robert Appleton Company, 1910, New Advent : Pope Innocent II. Notice sur l'élection de 1130, l'exil d'Innocent, ses soutiens et la fin du schisme.

    6 8 17
  7. Horace K. Mann, "Antipope Anacletus II", The Catholic Encyclopedia, vol. 1, New York, Robert Appleton Company, 1907, New Advent : Antipope Anacletus II. Notice sur Pierre Pierleoni, la double élection de 1130, son contrôle de Rome et sa mort en 1138.

    7 19
  8. Francis Aidan Gasquet, "St. Bernard of Clairvaux", The Catholic Encyclopedia, vol. 2, New York, Robert Appleton Company, 1907, New Advent : St. Bernard of Clairvaux. Notice sur l'intervention de Bernard dans le schisme de 1130 et son soutien à Innocent II.

    9 21
  9. Latran II, canon 30, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 ; texte anglais reproduit par Papal Encyclicals : « We render void the ordinances enacted by Peter Leoni and other schismatics and heretics, and deem them null » — les actes et ordinations de Pierre Pierleoni (Anaclet II) et des autres schismatiques sont déclarés nuls. Le canon 1, lui, vise l'ordination simoniaque (traduction Schroeder reprise par le Medieval Sourcebook de Fordham : « Anyone simoniacally ordained shall be deposed »).

    22 23
  10. Latran II, canon 2, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 ; texte anglais reproduit par EWTN : « let the buyer and seller and intermediary be stigmatised with the mark of infamy » — l'acheteur, le vendeur et l'intermédiaire sont frappés d'infamie.

    25
  11. Latran II, canon 7, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 ; texte anglais reproduit par EWTN : « where bishops, priests, deacons, subdeacons, canons regular, monks and professed lay brothers have presumed to take wives and so transgress this holy precept, they are to be separated from their partners. For we do not deem there to be a marriage which, it is agreed, has been contracted against ecclesiastical law » — séparation d'avec leurs compagnes, car un mariage contracté contre la loi de l'Église n'est pas tenu pour un mariage.

    26 40
  12. Article Ignispedia Que penser du célibat des prêtres ?, section "Latran I (1123) et Latran II (1139)" : rappel du passage de l'interdiction à l'invalidité juridique du mariage clérical en Occident.

    27 28 41
  13. Latran II, canon 13, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §716, PDF local p. 322 : condamnation de l'usure, restriction sacramentelle et privation de sépulture ecclésiastique en cas d'obstination.

    29
  14. Latran II, canon 22, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1957, §717, PDF local p. 322 : fausse pénitence, refus de quitter un péché ou une fonction injuste, réparation et pardon.

    30
  15. Nicholas Weber, "Petrobrusians", The Catholic Encyclopedia, vol. 11, New York, Robert Appleton Company, 1911, New Advent : Petrobrusians. Notice sur Pierre de Bruys, ses thèses et les condamnations conciliaires visant son mouvement.

    32
  16. « Petrobrusians », New Catholic Encyclopedia, via Encyclopedia.com : Petrobrusians. Henri de Lausanne reprend dans le Midi les thèses de Pierre de Bruys, qu'il modifie et développe (d'après Pierre le Vénérable) ; les Henriciens sont en conséquence identifiés aux Petrobrusiens.

    33
  17. Elphège Vacandard, "Arnold of Brescia", The Catholic Encyclopedia, vol. 1, New York, Robert Appleton Company, 1907, New Advent : Arnold of Brescia. Condamnation d'Arnaud par Innocent II au concile du Latran en 1139, avec silence et exil, faits établis d'après Jean de Salisbury (Historia Pontificalis).

    35
  18. Latran II, canon 29, dans N. P. Tanner (éd.), Decrees of the Ecumenical Councils, vol. 1, Georgetown University Press, 1990 ; texte anglais reproduit par EWTN : interdiction de l'usage meurtrier de l'arc et de l'arbalète contre les chrétiens et catholiques.

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