Karl Keating : le fondateur de Catholic Answers

Karl Keating (1950-), avocat de San Diego devenu apologète, fondateur de Catholic Answers en 1979 et auteur de Catholicism and Fundamentalism (1988).

Ignispedia

Karl Keating, né en 1950, est un apologète catholique américain, avocat de formation, fondateur en 1979 de Catholic Answers, l'apostolat laïc de San Diego devenu l'une des principales maisons anglophones d'explication et de défense de la foi catholique.[1][2] Son nom reste attaché à un livre, Catholicism and Fundamentalism, paru chez Ignatius Press en 1988, qui a donné à une génération de catholiques américains un modèle de réponse documentée aux objections des protestants fondamentalistes.[3]

Keating n'est ni prêtre, ni évêque, ni théologien d'université. Catholique depuis l'enfance, et non un converti, il a d'abord exercé le droit pendant douze ans avant de fermer son cabinet en 1988 pour se consacrer à plein temps à l'apologétique.[4][5] Son autorité est donc celle d'un auteur, d'un débatteur et d'un fondateur d'apostolat laïc reconnu dans son diocèse. Elle n'est pas celle du magistère, distinction que cet article garde partout : quand Keating cite un concile, le Catéchisme ou un pape, c'est ce texte cité qui fait autorité, pas l'apologète qui le cite.

Son apport tient en trois gestes répétés pendant près de quarante ans. D'abord répondre par écrit, tract après tract, à une objection précise. Ensuite former des catholiques ordinaires capables de répondre à leur tour, par des livres, un magazine et des débats publics. Enfin passer le relais : la présidence de Catholic Answers a été transmise à Christopher Check, succession annoncée en février 2015 et située en 2016 par la chronologie de la maison, puis Keating a pris sa retraite de l'apostolat le 30 juin 2017.[6][7]

En quelques dates

  1. 1950
    Naissance

    Karl Keating naît en 1950 aux États-Unis. Les sources publiques consultées donnent l'année, sans jour ni lieu de naissance vérifiés.

  2. 1972
    Mathématiques appliquées

    Diplôme de mathématiques appliquées à l'université de Californie à San Diego, avant des études de droit et de théologie à l'université de San Diego.

  3. 1979
    Le tract de pare-brise

    À la sortie d'une messe à San Diego, il trouve sur son pare-brise un tract fondamentaliste contre l'Eucharistie, rédige une réponse, la signe « Catholic Answers » et ouvre une boîte postale sous ce nom.

  4. 1982
    Constitution de l'apostolat

    Keating date lui-même de 1982 la constitution formelle de Catholic Answers, entre le premier tract de 1979 et le travail à plein temps de 1988.

  5. Août 1986
    La lettre mensuelle

    Premier numéro de la lettre d'information de Catholic Answers, pour faire connaître l'apologétique et suivre l'activité naissante.

  6. 1988
    Le droit quitté, le livre paru

    Il ferme son cabinet d'avocat, passe à l'apologétique à plein temps et publie Catholicism and Fundamentalism chez Ignatius Press.

  7. Janvier 1990
    This Rock

    La lettre devient le magazine This Rock, dont Keating est rédacteur pendant neuf ans. La publication se poursuit aujourd'hui en ligne comme Catholic Answers Magazine.

  8. 2015-2016
    Le passage de relais

    Christopher Check est annoncé en février 2015 pour lui succéder à la présidence. La chronologie de Catholic Answers situe la succession en 2016, Keating restant alors senior fellow.

  9. 30 juin 2017
    La retraite

    Dernier jour de Keating à Catholic Answers. Il écrit qu'à partir du lendemain il sera pleinement retraité de l'apostolat, tout en continuant l'apologétique comme invité et auteur.

Un avocat catholique de San Diego

Mathématiques, droit et théologie

Le parcours de formation de Keating ne ressemble pas à celui d'un séminariste devenu apologète. Il obtient d'abord, en 1972, un diplôme de mathématiques appliquées à l'université de Californie à San Diego, puis un diplôme de droit et une formation de théologie à l'université de San Diego.[8] Cette double culture, scientifique puis juridique, marque sa manière d'écrire : définir les termes, poser la question exacte, citer la source, puis conclure seulement ce que les pièces permettent de conclure.

Il exerce ensuite comme avocat en droit civil à San Diego pendant douze ans, jusqu'en 1988.[9] En parallèle, il écrit tôt : le San Diego Reader, hebdomadaire local, rappelle qu'il a écrit pour ce journal de 1973 à 1987, avant et pendant ses années d'avocat au centre de San Diego.[10] L'apologétique n'arrive donc pas chez un homme sans plume. Elle arrive chez un juriste qui publie déjà, et qui va mettre cette habitude d'argumentation écrite au service d'une controverse religieuse précise.

Catholique depuis l'enfance, pas un converti

Beaucoup d'apologètes américains de sa génération racontent une conversion, comme Jimmy Akin, reçu dans l'Église en 1992, ou Trent Horn, entré dans l'Église à 17 ans après une étude personnelle.[11][12] Le parcours de Keating est inverse. Il est catholique depuis l'enfance et n'a pas eu à traverser une autre confession pour arriver à la foi qu'il défend.[13]

Cette différence explique un trait de son œuvre. Là où un converti témoigne souvent d'un chemin, Keating répond à une attaque. Son point de départ n'est pas « comment je suis devenu catholique », mais « pourquoi ce que l'on vous dit du catholicisme est faux, pièce par pièce ». Son apologétique est donc moins autobiographique et plus documentaire : Écriture, Pères de l'Église, histoire et enseignement de l'Église, convoqués objection par objection.

1979 : un tract sur un pare-brise

Le dimanche où tout commence

L'histoire de Catholic Answers commence un dimanche de 1979, à la sortie d'une messe à San Diego. Une église fondamentaliste locale avait déposé sur toutes les voitures du parking paroissial un tract qui attaquait l'Eucharistie et reprenait des accusations classiques contre l'Église catholique.[14] Keating trouve le tract sur son pare-brise. Le récit officiel de l'apostolat le résume ainsi, en français :

« Catholic Answers a commencé en 1979, quand notre fondateur, Karl Keating, avocat à San Diego, est sorti d'une messe et a trouvé sur son pare-brise un tract qui attaquait l'Eucharistie. » Récit officiel de fondation de Catholic Answers.[15]

Le geste suivant est minuscule, et c'est lui qui compte. Keating rentre chez lui avec un but modeste, selon le même récit : rédiger une réponse qui présente les croyances catholiques de base et qui réfute les charges du tract.[16] Il signe sa réponse du nom « Catholic Answers », ouvre une boîte postale sous ce nom, puis dépose son texte sur les pare-brise des voitures de l'église qui avait distribué le tract.[17]

Vingt-quatre autres tracts, puis une lettre

Les retours reçus le convainquent qu'un besoin réel existe. D'un côté, beaucoup de non-catholiques ne connaissent du catholicisme que des caricatures. De l'autre, beaucoup de catholiques ne savent pas répondre quand on les interroge sur le purgatoire, la primauté du pape, la prière aux saints ou la présence réelle. Dans les années suivantes, Keating rédige d'autres tracts, vingt-quatre de plus selon le compte repris par l'encyclopédie en ligne du sujet.[18]

En août 1986, il lance une lettre d'information mensuelle, d'abord appelée Catholic Answers, pour suivre cette activité et faire connaître l'apologétique.[19] En janvier 1990, cette lettre est remplacée par This Rock, magazine d'apologétique et d'évangélisation publié dix fois par an, dont Keating assure la rédaction pendant neuf ans.[20][21] La suite de cette histoire, radio, site et vidéo, est racontée dans l'article Catholic Answers. Le présent article garde le fil de l'homme : un avocat qui, pendant presque dix ans, mène cette œuvre à temps partiel, à côté de son cabinet, avant d'en faire son métier.

1982 ou 1979 : deux dates qui ne se contredisent pas

Keating lui-même distingue trois commencements possibles, et la distinction évite une fausse précision. Dans son texte d'adieu de 2017, il demande à partir de quand compter ses années de travail, et il énumère les trois réponses sans en trancher une seule :

« Dois-je compter depuis mon entrée dans le travail d'apologétique à plein temps, le premier jour de 1988 ? Depuis la constitution de Catholic Answers en 1982 ? Ou depuis mon premier acte public d'apologétique, quand j'ai commencé à utiliser le nom Catholic Answers en 1979 ? » Karl Keating, texte d'adieu à Catholic Answers, 30 juin 2017.[22]

La date de 1979 est donc celle du premier acte et du nom. Celle de 1982 est celle de la constitution formelle que Keating cite lui-même. Celle de 1988 est celle du passage à plein temps. Un article qui ne garderait qu'une de ces dates raconterait juste, mais incomplet.

1988 : quitter le droit, publier le livre

Le passage à plein temps

L'année 1988 est le tournant biographique. Keating ferme son cabinet d'avocat et fait de Catholic Answers un apostolat à plein temps, avec un premier bureau et des collaborateurs salariés.[23] Il a alors exercé le droit pendant douze ans.[24] Le choix est net : quitter une profession établie pour une œuvre qui, neuf ans plus tôt, tenait en une boîte postale et des tracts posés sur des pare-brise.

La même année paraît le livre qui va porter son nom bien au-delà de San Diego. Ce n'est pas un hasard de calendrier. Le livre et le passage à plein temps se renforcent : l'ouvrage donne une assise écrite à l'apostolat, et l'apostolat donne au livre un public organisé, par la lettre, puis par le magazine de 1990.

Catholicism and Fundamentalism, le livre de 1988

Catholicism and Fundamentalism: The Attack on « Romanism » by « Bible Christians » paraît chez Ignatius Press en 1988.[25] Le sous-titre dit l'adversaire et son vocabulaire : le « romanisme », mot polémique par lequel certains fondamentalistes désignaient le catholicisme, et les « chrétiens de la Bible », nom que ces mêmes courants se donnaient. Le livre reprend une série d'articles d'apologétique publiés pendant trente semaines dans la presse catholique, notamment dans The Wanderer.[26]

Keating en donne lui-même, trente ans plus tard, la définition la plus sobre :

« Mon livre Catholicism and Fundamentalism, paru en 1988, a été la première réponse suivie aux percées du fondamentalisme moderne. Il cherchait à endiguer le flot des catholiques vers les églises qui se disent bibliques, et il semble y avoir en partie réussi. » Karl Keating, « Present at the Creation », Catholic Answers Magazine, 1er juillet 2017.[27]

Deux précisions s'imposent sur cette phrase. « Première réponse suivie » est la présentation que Keating fait de son propre livre, dans un texte rétrospectif de 2017. Ce n'est ni un jugement du magistère, ni un fait que cet article peut vérifier seul. En revanche, la diffusion et la longévité du livre sont attestées autrement : son éditeur Ignatius Press le garde en catalogue, en édition papier et en édition numérique, et présente son auteur comme un auteur de livres à succès, dont celui-ci.[28] La notice en ligne du sujet le dit, elle aussi, best-seller durable de son éditeur.[29]

Ce que le livre répond, point par point

Le livre répond aux objections fondamentalistes de son époque, et sa table des matières forme encore une carte des controverses catholiques et protestantes. L'autorité de l'Écriture seule, la justification par la foi seule, le purgatoire, la primauté du pape, la vénération de Marie et des saints, la présence réelle dans l'Eucharistie : chaque chapitre prend l'objection telle que l'adversaire la formule, puis répond par l'Écriture lue dans son contexte, par les témoins des premiers siècles et par l'enseignement de l'Église.[30]

Le cœur de la méthode est la question de l'autorité. Si la Bible seule est la règle de foi, encore faut-il dire qui a fixé la liste de ses livres, et avec quelle autorité un lecteur d'aujourd'hui tranche entre deux interprétations contraires du même verset. Keating retourne ainsi l'objection : le débat ne porte pas d'abord sur tel verset isolé, mais sur l'instance qui peut dire, de manière stable, ce que le texte enseigne. C'est ce déplacement, de la citation isolée vers la question de l'autorité, qui a fait la force pédagogique du livre chez des lecteurs catholiques pris au dépourvu dans des conversations réelles.

Pourquoi ce livre a compté

Son importance est historique autant que doctrinale. Avant internet, un catholique américain interpellé sur son parking, à son travail ou dans sa famille disposait de peu de réponses courtes, bibliques et documentées, écrites dans une langue non universitaire. Le livre de 1988, puis les tracts et le magazine, ont fourni ce premier étage de réponse. Trent Horn, apologète de la génération suivante à Catholic Answers, travaille aujourd'hui sur d'autres questions, athéisme, avortement, passages difficiles de la Bible. Mais la fonction reste celle de 1988 : donner une réponse prononçable dans une conversation réelle, étayée en coulisses par des sources vérifiables.

La méthode Keating

Répondre à l'objection sous sa forme forte

La règle pratique de Keating se lit dans la construction même de ses livres. Une objection n'est jamais réfutée sous une forme affaiblie que son auteur ne reconnaîtrait pas. Elle est d'abord exposée avec les mots et les arguments de ceux qui la portent, fondamentalistes d'hier, athées ou protestants d'aujourd'hui dans la suite de l'apostolat, puis examinée avec les sources. Sans ce premier temps, la réfutation ne vaut rien, et le lecteur le sent.

Cette exigence vaut aussi pour le ton. Le débat public, chez Keating, n'a pas pour but d'humilier un interlocuteur devant un public acquis. Il a pour but de rendre la position catholique intelligible à quelqu'un qui peut répliquer. C'est pourquoi ses formats de prédilection sont écrits et vérifiables : le tract que l'on peut relire, le livre que l'on peut annoter, l'article de magazine que l'on peut citer, puis, dans l'apostolat qu'il a fondé, l'émission d'appels en direct où aucune question n'est filtrée pour sa facilité.

Le tract, le livre, le débat

Trois formats portent cette méthode, à trois profondeurs différentes. Le tract répond en quelques pages à une question unique, par exemple le purgatoire ou la prière aux saints, avec versets, témoins anciens et enseignement de l'Église. Le livre traite un front entier, comme le fondamentalisme en 1988. Le débat public met la réponse à l'épreuve d'un contradicteur réel, en temps limité.

Keating a pratiqué ce troisième format contre des contradicteurs protestants nommés. Dave Hunt, auteur anticatholique très lu dans les milieux fondamentalistes, a débattu avec lui sur la question historique de savoir si l'Église des premiers siècles était catholique. Un témoin de ce débat, l'apologète Dave Armstrong, rapporte que Hunt y a soutenu que seuls les textes bibliques pouvaient trancher, sans citer un seul Père de l'Église de la soirée.[31] Ce récit est celui d'un témoin engagé du côté catholique. Il est cité ici pour ce qu'il atteste du format et du sujet du débat, pas comme un verdict sur sa qualité.

Des débats publics de Keating et d'autres apologètes catholiques contre Dave Hunt ont aussi été diffusés en coffrets audio, signe que ce format appartenait bien au travail ordinaire de l'apologétique américaine de ces années.[32] James White, apologète réformé et directeur d'Alpha and Omega Ministries, est un autre contradicteur régulier de cette génération. Ses propres archives discutent les arguments de Keating, notamment sur les doctrines de la grâce.[33] Cet article ne tranche aucun de ces débats. Il retient le fait, attesté des deux côtés : la controverse publique, argument contre argument, était un lieu de travail revendiqué, pas un accident de parcours.

Former des catholiques qui répondent à leur tour

Une grande partie de l'œuvre de Keating ne s'adresse pas d'abord aux adversaires de l'Église, mais aux catholiques eux-mêmes. Le lecteur visé est le catholique ordinaire qui veut pouvoir expliquer sa foi sans agressivité, au travail, en famille ou dans une paroisse. D'où les formes brèves et transmissibles : tracts à distribuer, réponses en 52 chapitres courts dans What Catholics Really Believe, quiz, essais et conférences.

Le passage de relais prolonge cette intention. Quand Jimmy Akin entre à Catholic Answers en 1993, puis Trent Horn en 2012, l'apostolat cesse d'être l'œuvre d'un seul homme pour devenir une école de répondants.[34][35] La méthode survit à son fondateur parce qu'elle a été institutionnalisée : mêmes sources, même exigence de réponse précise, nouveaux canaux.

Les livres : de 1988 à la retraite

Le premier cercle : répondre aux fondamentalistes

OuvrageÉditeur et annéeSujet
Catholicism and FundamentalismIgnatius Press, 1988Réponse suivie aux objections fondamentalistes, autorité, Eucharistie, Marie, purgatoire, pape
What Catholics Really BelieveServant Publications, 1992 ; réédition Ignatius Press, 199552 réponses courtes aux idées reçues sur la foi catholique
Nothing but the Truth: Essays in ApologeticsCatholic Answers Press, 2000Essais d'apologétique
The Usual Suspects: Answering Anti-Catholic FundamentalistsIgnatius Press, 2000Réponses aux polémistes anticatholiques
Controversies: High-Level Catholic ApologeticsIgnatius Press, 2001Apologétique de niveau avancé

Le premier livre reste le plus diffusé. Son éditeur le présente toujours en catalogue avec son auteur, aux côtés de What Catholics Really Believe et de Controversies.[36] Le deuxième, paru chez Servant Publications en 1992 sous le sous-titre « Setting the Record Straight », compte 52 réponses à des idées reçues, et il a été réédité par Ignatius Press en 1995.[37] Le passage d'un éditeur à l'autre, entre 1992 et 1995, dit la diffusion atteinte : un livre de réponses courtes, d'abord publié par une maison d'Ann Arbor, repris par l'éditeur de San Francisco qui avait lancé l'auteur en 1988.

Le second cercle : essais, débats et sujets nouveaux

Après 2000, la bibliographie de Keating s'élargit et change de rythme. Les livres Rasselas House de 2015 réunissent des essais et des sujets plus ponctuels, dont The New Geocentrists, consacré aux catholiques qui défendent le géocentrisme, et Debating Catholicism, transcripts édités de débats publics avec des anticatholiques de métier.[38][39] En 2017, année de sa retraite, paraissent encore plusieurs titres Rasselas House, dont The Bible Battle et Tracking Down the True Church, ainsi que Booked for Life chez Catholic Answers Press.[40]

Le profil que Catholic Answers consacre à son fondateur le présente comme l'auteur de sept livres, dont les plus récents cités alors, The New Geocentrists et The Ultimate Catholic Quiz, et il précise que Catholicism and Fundamentalism et What Catholics Really Believe ont été des best-sellers nationaux.[41] Ce décompte de sept livres est celui de la maison à la date de ce profil. Il ne couvre pas toute la bibliographie ultérieure, notamment les titres Rasselas House et les livres de randonnée. Il faut donc le lire comme une présentation datée, pas comme une bibliographie complète.

Les livres de montagne, une autre plume

Keating a aussi écrit, hors apologétique, sur la randonnée en montagne, dont How to Fail at Hiking Mt. Whitney et How to Fail at Hiking Grand Canyon, tous deux chez Rasselas House en 2017.[42] Une présentation d'auteur ancienne résumait déjà ce goût en une phrase : pour se divertir, il randonne sur les sommets de la Sierra Nevada et dans les profondeurs du Grand Canyon.[43] Ces livres ne font pas partie de son apport d'apologète. Ils complètent le portrait d'un écrivain prolifique, qui n'a jamais cessé d'écrire, y compris après avoir quitté la présidence puis l'apostolat.

PériodeLivres et écrits principauxFonction dans l'œuvre
1979-1988Tracts, série de trente semaines dans The WandererRépondre objection par objection
1988-2001Catholicism and Fundamentalism, What Catholics Really Believe, ControversiesDonner des livres de référence aux catholiques
1990-1999Rédaction de This Rock pendant neuf ansFormer chaque mois, par le magazine
2015-2017Titres Rasselas House, Booked for Life, textes d'adieuEssais, débats, transmission et bilan

Catholic Answers Action et le guide de vote

Un épisode doit être rapporté avec ses faits datés, sans en faire ni un procès, ni un titre de gloire. En 2004, une plainte déposée auprès de l'administration fiscale américaine par l'organisation Catholics for a Free Choice a conduit à une enquête fiscale sur Catholic Answers, que Keating a décrite comme coûteuse et lourde.[44] À la suite de cette enquête, il a fondé une organisation distincte, Catholic Answers Action, dotée d'un statut fiscal séparé, qui a continué à publier son Voter's Guide for Serious Catholics.[45]

Ce guide invitait les lecteurs à ne pas voter pour des candidats favorables à la légalisation de cinq questions présentées comme non négociables : l'avortement, l'euthanasie, la recherche sur les cellules souches embryonnaires, le clonage humain et le mariage homosexuel.[46] Cet article rapporte le contenu du guide tel que la notice du sujet le documente. Il ne le reprend pas à son compte comme une consigne de vote, et il ne tranche pas le débat américain sur la place d'un tel guide dans une campagne électorale. Le fait pertinent pour ce portrait est institutionnel : Keating a séparé juridiquement l'action civique de l'apostolat d'enseignement, après une enquête qu'il jugeait menaçante pour ce dernier.

Le passage de relais et la retraite

Christopher Check, annoncé en 2015

En février 2015, Catholic Answers annonce que Christopher Check succédera à Karl Keating à la présidence. Check était directeur du développement depuis 2012, après un parcours lié au Rockford Institute et un passé d'officier du corps des Marines.[47] La chronologie officielle de l'apostolat situe la succession effective en 2016, Keating restant alors présent comme senior fellow.[48] Les deux dates ne se contredisent pas : l'annonce précède la prise de fonction pleine, et les sources de la maison les donnent toutes les deux.

Keating décrit lui-même cette période comme une semi-retraite de plus de deux ans. Dans son texte d'adieu, il écrit qu'il est semi-retraité depuis qu'il a quitté la présidence, et que la transition ne sera donc pas rude, même s'il trouvera étrange d'avoir une clé de moins à son trousseau.[49]

Le 30 juin 2017, dernier jour

Le 30 juin 2017, Keating publie son texte d'adieu, « Farewell to Catholic Answers ». Sa première phrase fixe la date sans détour, en français :

« Aujourd'hui est mon dernier jour à Catholic Answers. À partir de demain, je serai pleinement retraité de l'apostolat. » Karl Keating, « Farewell to Catholic Answers », Catholic Answers Magazine, 30 juin 2017.[50]

« J'ai pris plaisir à la controverse, même si je m'y suis parfois livré avec trop d'ardeur. » Karl Keating, « Farewell to Catholic Answers », Catholic Answers Magazine, 30 juin 2017.[51]

Il précise aussitôt qu'il ne prend pas sa retraite de l'apologétique elle-même, qu'il continuera à pratiquer, mais que ses visites au bureau de Catholic Answers seront désormais celles d'un invité, non d'un salarié.[52] Il remercie les salariés présents et passés, attribue les forces de l'apostolat à leur dévouement plutôt qu'à lui-même, et il en assume les faiblesses. Il résume la mission à laquelle il a consacré près de quatre décennies par la formule de la maison : expliquer et défendre la foi.[53]

Après 2017, le site de Catholic Answers conserve son profil d'auteur et des textes postérieurs à sa retraite, dont des articles de 2018 et 2019.[54] Ce fait suffit à dire qu'il est resté un auteur publié par la maison qu'il a fondée. Il ne suffit pas à lui attribuer un rôle salarié ou dirigeant après le 30 juin 2017, date que son propre texte fixe comme son dernier jour.

L'apport de Karl Keating

Avoir rendu l'apologétique catholique grand public

L'apport le plus visible de Keating est institutionnel. Un tract de 1979 est devenu, sous sa direction, un apostolat complet : lettre en 1986, passage à plein temps en 1988, magazine en 1990, puis, après lui et avec lui, radio quotidienne à partir de 1998, site catholic.com, conférences et école d'apologétique en ligne. L'article Catholic Answers raconte cette croissance en détail. Le présent portrait en retient la part de l'homme : sans le premier tract, sans le livre de 1988 et sans la décision de quitter le droit, cette maison n'existe pas sous cette forme.

Le second apport est littéraire et pédagogique. Catholicism and Fundamentalism a fixé un gabarit repris ensuite par des centaines de tracts et de réponses courtes : une question, les sources, une réponse prononçable. What Catholics Really Believe a décliné le même geste en 52 réponses brèves. La série des livrets courts et les émissions d'appels en direct de l'apostolat prolongent ce gabarit, avec d'autres voix que la sienne.

Le troisième apport est une génération. Jimmy Akin, entré en 1993, Trent Horn, entré en 2012, Tim Staples et bien d'autres ont travaillé dans la maison fondée par Keating, avec sa méthode et ses sources.[55][56] Dire cela n'efface pas leur apport propre. Cela situe le rôle du fondateur : il a créé le lieu où leur travail est devenu possible, et le format dans lequel il s'est d'abord exercé.

Ce que son œuvre n'est pas

Cette place doit être dite avec ses limites, pour rester juste. Catholic Answers est un apostolat laïc, reconnu dans le diocèse de San Diego, qui revendique de travailler en fidélité au magistère.[57] Ce n'est ni un organe du Saint-Siège, ni une rédaction du magistère. Les livres de Keating engagent leur auteur et leurs éditeurs. Quand ils exposent un dogme, c'est le dogme défini par l'Église qui oblige le catholique, pas la formulation de l'apologète. Quand ils tranchent une question que l'Église laisse ouverte aux théologiens, leur position reste une position d'auteur, à discuter comme telle.

Son contexte est aussi daté, et il faut le savoir pour le lire utilement. Keating écrit d'abord contre le fondamentalisme américain des années 1980, dans un pays où la controverse entre catholiques et protestants évangéliques structure les questions. Les objections européennes, laïcité, indifférence religieuse, sécularisation des institutions, tiennent moins de place dans ses premiers livres. Un lecteur francophone y trouvera des réponses toujours utilisables sur l'autorité, l'Eucharistie, Marie et le purgatoire. Il devra les compléter, pour ses propres questions, par des voix formées dans son contexte, comme Matthieu Lavagna pour l'apologétique francophone contemporaine.

Enfin, ses contradicteurs existent et ont répondu. Les archives de James White discutent ses arguments, les témoins protestants de ses débats contestent ses conclusions, et cet article ne les a pas tranchés.[58] Présenter Keating comme un apologète majeur de langue anglaise est un fait de diffusion, d'institution et de bibliographie. Cela ne dispense aucun lecteur de vérifier, source par source, les réponses qu'il donne. C'est d'ailleurs sa propre méthode qui l'exige : on ne croit pas un apologète sur parole, on suit ses références.

Pour aller plus loin

Lire d'abord l'article de la maison qu'il a fondée, Catholic Answers, puis les portraits des apologètes de la génération suivante, Jimmy Akin et Trent Horn, et, côté francophone, Matthieu Lavagna. Pour les controverses qui structurent ses livres, lire Réponses au protestantisme et EWTN, le réseau qui diffuse l'émission quotidienne née dans sa maison.

Les sources directes pour vérifier ce portrait sont le profil et le récit de fondation de catholic.com, le texte d'adieu de Karl Keating du 30 juin 2017, son bilan « Present at the Creation » du 1er juillet 2017, le catalogue d'Ignatius Press pour ses trois livres principaux, et Catholicism and Fundamentalism lui-même, Ignatius Press, 1988.

Notes et références

  1. Catholic Answers, profil officiel « Karl Keating », catholic.com/profile/karl-keating : fondateur et senior fellow de Catholic Answers, auteur de sept livres dont The New Geocentrists et The Ultimate Catholic Quiz ; Catholicism and Fundamentalism et What Catholics Really Believe présentés comme best-sellers nationaux.

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  2. Catholic Answers, page officielle « About » et récit « Our Story », catholic.com/about : fondation en 1979 à San Diego, tract fondamentaliste contre l'Eucharistie déposé sur les voitures d'une paroisse, réponse signée « Catholic Answers », boîte postale ouverte sous ce nom, réponse déposée sur les voitures de l'église émettrice. Texte original : « Catholic Answers started in 1979 when our founder, San Diego attorney Karl Keating, came out of Mass one day and found a flyer on his windshield that attacked the Eucharist ».

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  3. Karl Keating, Catholicism and Fundamentalism: The Attack on « Romanism » by « Bible Christians », Ignatius Press, San Francisco, 1988.

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  4. Notices biographiques de Karl Keating reprises par Catholic Answers et ses éditeurs : né en 1950, diplôme de mathématiques appliquées à l'université de Californie à San Diego en 1972, droit et théologie à l'université de San Diego, douze ans d'exercice comme avocat avant 1988.

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  5. Catholic Answers, page « About » : en 1988, Keating ferme son cabinet d'avocat et fait de Catholic Answers un apostolat à plein temps, avec premier bureau et collaborateurs salariés.

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  6. Catholic Answers, communiqué du 2 février 2015 et National Catholic Register, février 2015 : Christopher Check, directeur du développement depuis 2012, est nommé pour succéder à Karl Keating comme président, Keating restant senior fellow.

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  7. Karl Keating, « Farewell to Catholic Answers », Catholic Answers Magazine, 30 juin 2017, catholic.com : dernier jour à Catholic Answers, retraite pleine à partir du lendemain, semi-retraite depuis plus de deux ans après la présidence, trois dates de commencement possibles (1979, constitution en 1982, plein temps le 1er janvier 1988), mission résumée comme expliquer et défendre la foi. Texte original : « Today is my last day with Catholic Answers. Starting tomorrow, I will be fully retired from the apostolate ».

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  8. San Diego Reader, « Karl Keating and the Reader », 8 septembre 2019 : Keating a écrit pour le Reader de 1973 à 1987, tout en travaillant comme avocat au centre de San Diego, avant de fonder Catholic Answers.

    10
  9. Jimmy Akin, témoignage de conversion : reçu dans l'Église catholique en 1992, entré à Catholic Answers en 1993.

    11
  10. Trent Horn, récits de conversion publiés par Catholic Answers et Holy Apostles College : entré dans l'Église catholique à 17 ans, après une étude personnelle commencée au lycée.

    12
  11. Catholic Answers, article Ignispedia « Catholic Answers » : Keating, catholique depuis l'enfance, n'est pas un converti ; son apologétique naît d'une réaction de laïc formé.

    13
  12. Après le premier tract, Keating en publia vingt-quatre autres, selon la notice « Catholic Answers » de l'encyclopédie Wikipedia en anglais, consultée en octobre 2026, à croiser avec le récit officiel de catholic.com.

    18
  13. Catholic Answers, page « About » : lancement en août 1986 d'une lettre mensuelle de Catholic Answers. Patrick Madrid précise le premier numéro en août 1986.

    19
  14. Catholic Answers, page « About » : en janvier 1990, la lettre est remplacée par This Rock, magazine d'apologétique et d'évangélisation publié dix fois par an, devenu Catholic Answers Magazine en ligne.

    20
  15. Notice « Karl Keating », Wikipedia en anglais, consultée en octobre 2026 : Keating fut rédacteur de This Rock pendant neuf ans après son lancement en janvier 1990.

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  16. Karl Keating, Catholicism and Fundamentalism, Ignatius Press, 1988 : le livre reprend une série d'articles d'apologétique publiés pendant trente semaines, notamment dans The Wanderer.

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  17. Karl Keating, « Present at the Creation », Catholic Answers Magazine, 1er juillet 2017 : son livre de 1988 présenté par lui-même comme la première réponse suivie aux percées du fondamentalisme moderne, destinée à endiguer le départ de catholiques vers les églises dites bibliques. Texte original : « My book Catholicism and Fundamentalism, which appeared in 1988, was the first sustained response to the inroads made by modern Fundamentalism ».

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  18. Ignatius Press, page auteur « Karl Keating », ignatius.com/authors/karl-keating : fondateur et président de Catholic Answers, auteur à succès de Catholicism and Fundamentalism, What Catholics Really Believe et Controversies: High-Level Catholic Apologetics.

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  19. Notice « Karl Keating », Wikipedia en anglais : Catholicism and Fundamentalism, tiré d'une série de trente semaines dans The Wanderer, est un best-seller durable de son éditeur Ignatius Press.

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  20. Karl Keating, Catholicism and Fundamentalism, Ignatius Press, 1988 : controverses traitées, autorité de l'Écriture et Tradition, justification, purgatoire, primauté du pape, Marie et les saints, présence réelle dans l'Eucharistie.

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  21. Dave Armstrong, récit d'un débat entre Dave Hunt et Karl Keating dans la région de Detroit sur la question « l'Église primitive était-elle catholique ? », publié sur son blog Patheos : Hunt y soutient que seule la Bible peut trancher, sans citer de Père de l'Église. Témoignage d'un apologète catholique engagé, cité pour le format et le sujet.

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  22. Coffrets audio « The Catholic Debates » : débats publics de Dave Hunt avec des apologètes catholiques dont Karl Keating, Robert Fastiggi, Keith Fournier, Gerry Matatics et Robert Sungenis.

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  23. Alpha and Omega Ministries, archives de James White : discussions des arguments de Karl Keating, notamment sur les doctrines de la grâce, et réponse à Eric Svendsen sur l'état de l'apologétique catholique.

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  24. Jimmy Akin, notices de Catholic Answers : collaborateur depuis 1993, membre le plus ancien de l'apostolat, senior apologist.

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  25. Trent Horn, notices de Catholic Answers : apologète salarié entré en 2012, année de sa maîtrise de théologie à l'université franciscaine de Steubenville.

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  26. Ignatius Press, catalogue auteur Karl Keating : Catholicism and Fundamentalism, What Catholics Really Believe et The Ultimate Catholic Quiz en éditions papier et numériques, consulté en octobre 2026.

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  27. Karl Keating, What Catholics Really Believe: Setting the Record Straight, Servant Publications, Ann Arbor, 1992, 155 pages ; réédition Ignatius Press, 1995. Sous-titre complet : 52 réponses aux idées reçues sur la foi catholique.

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  28. Karl Keating, titres Rasselas House, 2015 : Jeremiah's Lament ; No Apology ; Anti-Catholic Junk Food ; The New Geocentrists ; Apologetics the English Way. Liste bibliographique de la notice « Karl Keating », Wikipedia en anglais.

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  29. Karl Keating, Debating Catholicism, Rasselas House, 2017 : transcripts édités de débats publics avec des anticatholiques de métier.

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  30. Karl Keating, titres de 2017 : How to Fail at Hiking Mt. Whitney, How to Fail at Hiking Grand Canyon, The Bible Battle, High Desert Showdown, Tracking Down the True Church, Face Off with an Ex-Priest et Debating Catholicism chez Rasselas House ; Booked for Life chez Catholic Answers Press. Liste bibliographique de la notice « Karl Keating », Wikipedia en anglais.

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  31. Karl Keating, How to Fail at Hiking Mt. Whitney et How to Fail at Hiking Grand Canyon, Rasselas House, 2017.

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  32. Présentation d'auteur de What Catholics Really Believe : pour se divertir, Keating randonne sur les sommets de la Sierra Nevada et dans les profondeurs du Grand Canyon. Texte repris dans les notices libraires de l'édition Servant Publications, 1992.

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  33. Notice « Karl Keating », Wikipedia en anglais, section Catholic Answers : plainte de Catholics for a Free Choice auprès de l'Internal Revenue Service en 2004, enquête fiscale décrite par Keating comme coûteuse et lourde, création de Catholic Answers Action au statut 501(c)(4) séparé, poursuite de la publication du Voter's Guide for Serious Catholics et ses cinq questions dites non négociables.

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  34. Catholic Answers, chronologie officielle, catholic.com/timeline : succession de Christopher Check comme deuxième président située en 2016, après l'annonce de février 2015.

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  35. Catholic Answers, profil « Karl Keating » : articles postérieurs à la retraite du 30 juin 2017, dont « The Faith Is Exciting If You Present It Right », 13 février 2018, et « Patriotism Begins at Home », 3 juillet 2019.

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  36. Catholic Answers, page « About » : organisation indépendante sans but lucratif, inscrite à l'Official Catholic Directory et reconnue comme apostolat en règle par le diocèse de San Diego.

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