Sainte Rita de Cascia (1381-1457)

Sainte Rita de Cascia, épouse, mère, veuve puis religieuse augustinienne, est la « sainte des causes impossibles ». Mariée jeune, par obéissance à ses parents, à Paolo Mancini, elle pardonna aux meurtriers de son mari, porta quinze ans une plaie au front comme une épine de la couronne du Christ, et reçut une rose en plein hiver. Canonisée par Léon XIII en 1900, son corps est vénéré incorrompu à Cascia.

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Sainte Rita de Cascia (vers 1381 – 1457), née Margherita Lotti, est l'une des saintes les plus aimées du peuple catholique : une femme d'Ombrie qui traversa successivement les trois grands états de la vie chrétienne — épouse, mère, veuve, puis religieuse — sans jamais cesser de chercher Dieu au milieu de la violence, du deuil et de l'épreuve. Mariée contre son désir à un homme difficile et emporté, mère de deux fils, elle perdit son mari assassiné dans une vendetta, puis ses enfants, avant d'entrer chez les Augustines de Cascia.

Son nom est resté attaché à deux signes : une plaie au front, reçue dans la prière devant un crucifix « comme une épine de la couronne d'épines », qu'elle porta jusqu'à sa mort ; et une rose épanouie en plein hiver, demandée à une parente quelques mois avant sa mort. Ces deux symboles — la douleur partagée du Christ et la fécondité contre toute attente — résument sa spiritualité.

Morte en 1457, son corps fut trouvé préservé de la corruption et n'a cessé d'attirer les pèlerins. Béatifiée par Urbain VIII au XVIIᵉ siècle, elle fut canonisée par Léon XIII le 24 mai 1900, lors du Jubilé de l'Année sainte. Le peuple l'a proclamée « sainte des causes impossibles et désespérées » (santa dei casi impossibili) — patronne des situations sans issue humaine, des foyers brisés et des épouses maltraitées.[1][2]

Sa vie, transmise d'abord par la dévotion populaire et les procès de béatification plus que par des archives contemporaines, mêle des faits historiques solides et une tradition hagiographique dont l'article distingue soigneusement les degrés de certitude.

Une enfant de Roccaporena

Naissance et famille

Rita naît vers 1381[3] — la tradition retient le mois de mai — dans le hameau de Roccaporena, blotti au pied d'un éperon rocheux à quelques kilomètres de Cascia, en Ombrie, alors dans les États pontificaux. Son nom de baptême est Margherita Lotti, abrégé en Rita. Ses parents, Antonio Lotti et Amata Ferri, sont d'humbles paysans d'une grande piété ; la tradition locale les surnomme les « pacificateurs du Christ » (Pacieri di Cristo), parce qu'on faisait appel à eux pour apaiser les querelles entre familles rivales.[4][5][6]

Le Scoglio de Roccaporena. Florixc, 2009 — Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Miniature sans recadrage.

Ce milieu n'est pas anodin pour comprendre sa vocation : Rita grandit dans une vallée minée par les vendettas, ces vengeances de sang qui opposaient durablement les clans de la montagne ombrienne. La paix, le pardon et la réconciliation, qu'elle pratiquera héroïquement, sont des valeurs qu'elle a vues à l'œuvre dès l'enfance dans la maison de ses parents.

Le désir précoce de la vie religieuse

Très tôt, la jeune fille manifeste le souhait de se consacrer à Dieu et d'entrer au couvent.[7] Mais ses parents, déjà âgés, en décident autrement : selon les usages du temps, ils arrangent son mariage. Rita, par obéissance et pour ne pas leur causer de peine, accepte — un renoncement qui ouvre une longue période d'épreuve.

La tradition y lit déjà l'abandon à la volonté de Dieu qui traversera toute sa vie, jusqu'à sa mort.

Le mariage avec Paolo Mancini

Un mariage subi par obéissance

Vers l'âge de quatorze ans — les sources hésitent entre douze et seize ans (quinze ans selon la tradition augustinienne)[8][9][10] — Rita épouse Paolo di Ferdinando Mancini, un homme de Roccaporena décrit par la tradition comme violent, colérique et au caractère difficile : la mémoire augustinienne rapporte qu'il levait la main sur sa jeune épouse, jusqu'à la frapper pour un mauvais prétexte.[11][12] Les chroniques hagiographiques le rattachent aux querelles de clans qui ensanglantaient la région.

L'épreuve de ce foyer devient le premier lieu de la sainteté de Rita. Ni révolte, ni dureté en retour : la tradition la montre patiente, priante, cherchant par la douceur à adoucir le tempérament de son mari. Le récit veut qu'au fil des années Paolo se soit progressivement converti, touché par la patience de son épouse, jusqu'à se réconcilier avec la foi.[13][14]

L'Église ne fait pas de cette patience héroïque une règle imposée aux épouses maltraitées : se mettre à l'abri de la violence, avec ses enfants, est légitime ; ce qu'elle propose en Rita, c'est le pardon et la douceur évangélique, non la résignation à subir.

Mère de deux fils

De cette union naissent deux fils, que la tradition nomme Giangiacomo Antonio et Paolo Maria.[15] Rita les élève dans la foi, redoutant par-dessus tout qu'ils ne soient happés à leur tour par l'esprit de vengeance qui régnait dans la vallée.

Le meurtre de Paolo et le pardon public

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Après environ dix-huit ans de mariage[16], Paolo Mancini est assassiné — victime, selon la tradition, des inimitiés qu'il s'était attirées dans le réseau des vendettas locales (vers 1406-1413 selon les reconstitutions).[17][18] Le geste de Rita devant ce drame est resté célèbre : loin d'appeler à la vengeance, elle pardonne publiquement aux meurtriers de son mari, lors même des funérailles.[19]

« Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font. » — Parole du Christ en croix (Lc 23, 34), que le pardon public de Rita prolonge : il est la clé de toute sa sainteté ultérieure.

La prière pour ses fils

La loi non écrite de la vendetta réclamait que les fils vengent le sang de leur père. Voyant ses deux garçons gagnés par ce désir de représailles, Rita prend une décision déchirante : plutôt que de les voir commettre un meurtre et perdre leur âme, elle demande à Dieu de les rappeler à lui s'ils doivent autrement devenir des assassins.[20][21] Peu après, les deux fils meurent de maladie — la tradition parle de dysenterie ou de peste — sans avoir versé le sang.[22][23][24] La tradition augustinienne précise que les deux garçons, avant de mourir, demandèrent pardon et reçurent les derniers sacrements.[25]

Ce trait, souvent jugé rude par la sensibilité moderne, doit se lire dans la logique spirituelle de Rita : à ses yeux, la mort du corps est un moindre mal que la mort de l'âme par le péché. Il dit la radicalité de sa foi en la vie éternelle.

L'entrée chez les Augustines de Cascia

Trois refus

Veuve et privée de ses enfants, Rita revient au désir de sa jeunesse : la vie religieuse. Elle frappe à la porte du monastère Sainte-Marie-Madeleine de Cascia, communauté de moniales augustines. Sa demande est refusée par trois fois.[26] Les raisons tenaient à sa condition : elle était veuve et non vierge, alors que la communauté n'accueillait alors que des jeunes filles ; et surtout, sa famille restait liée, par le sang de Paolo, à une querelle non éteinte avec le clan des meurtriers. Admettre Rita, c'était risquer d'introduire la vendetta dans le cloître.[27]

La condition : réconcilier les familles ennemies

Le monastère pose une condition apparemment impossible : que Rita éteigne d'abord la querelle qui opposait sa famille à celle des assassins de son mari.[28] Par sa prière, sa douceur et sa médiation persévérante, Rita obtient l'inespéré : la réconciliation des deux clans. Ce qui, aux yeux des hommes, paraissait sans issue se dénoue — premier des « cas impossibles » associés à son nom.

L'admission « miraculeuse »

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La tradition rapporte que Rita, ayant rempli la condition, fut introduite dans le monastère d'une manière prodigieuse : conduite de nuit, portes closes, par ses trois saints protecteurs — saint Jean-Baptiste, saint Augustin et saint Nicolas de Tolentino, lui-même augustin —, elle se serait retrouvée à l'intérieur de la clôture sans que personne ne lui ait ouvert.[29] Ce récit, qui appartient à la tradition pieuse plutôt qu'à une documentation contemporaine, exprime une conviction théologique : c'est Dieu lui-même, par l'intercession des saints, qui a forcé la porte fermée à Rita.

Quarante ans de vie religieuse

Rita prononce ses vœux vers 1407-1417 selon les sources — à trente-six ans selon une notice paroissiale —, et demeure au monastère environ quarante ans, jusqu'à sa mort.[30][31] Elle y mène une vie d'austérité, de prière, de pénitence et de charité : soin des sœurs malades, jeûnes, longues oraisons devant le crucifix. La spiritualité augustinienne qui l'imprègne est tout entière tournée vers l'amour de l'humanité souffrante du Christ.[32]

Une chronologie incertaine

L'historien doit ici reconnaître honnêtement les limites de la documentation. Rita a vécu au tournant des XIVᵉ-XVᵉ siècles dans une région pauvre ; sa renommée s'est construite surtout après sa mort, par la dévotion populaire et les enquêtes de béatification du XVIIᵉ siècle. Les dates précises varient selon les sources :

ÉvénementDatation traditionnelleVariantes attestées dans les sources
Naissancevers 13811371 selon certaines reconstitutions[33]
Âge au mariage~14 ans12 ans (Wikipédia) ; 16 ans (Vatican)[34][35]
Mort du marivers 1406-1413« environ 1406 », après 18 ans de mariage[36][37]
Entrée au monastèrevers 1407-1417« vers 1407 » (Vatican) ; « à 36 ans » (~1417)[38][39]
Plaie au front1432 (date traditionnelle, notice du Vatican)vers 1442 — stigmate reçu à 61 ans selon les Augustiniens, soit quinze ans avant la mort de 1457[40][41]
Mort21-22 mai 14571447 selon une partie de la tradition[42]

Notons au passage que 1432 + quinze ans donne 1447, non 1457 : c'est l'une des raisons pour lesquelles certaines reconstitutions retiennent vers 1442 pour la plaie. Le titre canonique retenu ici — 1381-1457 — suit la datation la plus répandue dans le culte et la liturgie. Mais l'essentiel n'est pas la chronologie exacte : c'est la figure spirituelle que l'Église a discernée et proposée à la vénération.

La spiritualité de sainte Rita

Une âme augustinienne centrée sur la Passion

Formée à l'école de saint Augustin, Rita place au cœur de sa vie intérieure la contemplation de la Passion du Christ. Loin d'une dévotion sentimentale, il s'agit d'une configuration au Crucifié : désirer souffrir avec lui, pour aimer comme lui. La tradition rapporte qu'après avoir entendu un sermon sur la couronne d'épines, Rita demanda au Seigneur de partager au moins une part de sa douleur.[43][44]

L'État de la Cité du Vatican, dans sa notice du 22 mai, voit dans cette plaie portée une quinzaine d'années le signe d'un amour ardent pour le Crucifié, avec qui Rita partagea la blessure d'une épine.[45]

« Ô mon Jésus, laisse-moi partager ta souffrance, au moins par l'une de tes épines. » — La prière de Rita devant le crucifix, selon la tradition rapportée par la paroisse Saint-Grégoire-le-Grand[46]

L'épine au front (vers 1442)

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Vers 1442 — soit une quinzaine d'années avant sa mort de 1457 —, alors qu'elle est absorbée dans la prière devant le crucifix de son monastère, une plaie ouverte apparaît sur son front, « comme si une épine de la couronne qui ceignait la tête du Christ s'était détachée » pour la frapper.[47][48] La notice du Vatican retient la date traditionnelle de 1432 tout en donnant la même durée de quinze ans[49] ; les Augustiniens situent ce stigmate aux 61 ans de Rita, soit vers 1442.[50] La blessure, profonde et douloureuse, suppure et saigne, dégageant une odeur qui contraint Rita à vivre en partie recluse, à l'écart de la communauté. Elle la portera une quinzaine d'années, jusqu'à sa mort.[51]

Ce phénomène, que l'on rapproche des stigmates partiels, n'est pas pour Rita une décoration mystique mais une participation réelle aux souffrances rédemptrices du Christ. La tradition note un détail révélateur : lors de l'unique voyage qu'elle fit à Rome, à l'occasion de la canonisation de saint Nicolas de Tolentino (1446), la plaie se referma le temps du pèlerinage — pour ne pas la rendre impure aux yeux des foules — puis rouvrit à son retour à Cascia.[52][53]

Le pardon comme chemin de sainteté

Le fil conducteur de toute la vie de Rita est le pardon. Pardon à un mari violent, pardon public aux meurtriers, médiation pour éteindre la vendetta, intercession pour que ses fils ne deviennent pas assassins : Rita incarne, dans un monde régi par la loi du sang, l'Évangile du pardon poussé jusqu'au bout.

C'est ce qui fait d'elle une sainte si proche des situations humaines les plus inextricables. Elle n'a pas vaincu le mal par la force ni par le retrait, mais en absorbant la violence sans la rendre, à l'image du Christ. Sa sainteté n'est pas celle des grands traités ni des fondations éclatantes : c'est la sainteté du quotidien, vécue dans le mariage, le deuil et le cloître.

Les derniers jours et le miracle de la rose

La rose et les figues de Roccaporena

Durant l'hiver qui précède sa mort, Rita, alitée et affaiblie, demande à une parente venue la visiter de lui rapporter, du jardin de la maison familiale de Roccaporena, une rose — et, selon plusieurs versions, deux figues.[54][55] En plein hiver, la demande paraît absurde. Mais la parente, se rendant au jardin — à la mi-janvier —, y trouve, stupéfaite, une rose épanouie sur un buisson nu et, sur le figuier dénudé, des fruits mûrs.[56][57]

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Pour Rita, ce prodige n'est pas une coquetterie : la rose et les figues sont, à ses yeux, le signe que Dieu a accueilli au Ciel son mari et ses deux fils, et que la fécondité spirituelle peut surgir même de l'hiver le plus mort.[58] La rose est depuis lors devenue l'attribut iconographique de sainte Rita, et la bénédiction des roses le 22 mai une dévotion vivante.

La mort (21-22 mai 1457)

Rita s'éteint dans la nuit du 21 au 22 mai 1457[59], au terme d'une longue maladie que les sources rapprochent de la tuberculose. La tradition entoure sa mort de signes : le parfum qui se dégagea de sa cellule, les cloches du monastère qui sonnèrent d'elles-mêmes, la plaie de son front qui resplendit. Son corps, loin de se corrompre, demeura intact et odorant.[60]

Le culte, le corps incorrompu et la canonisation

Un corps préservé de la corruption

Le tombeau de Rita à Cascia. Bocachete, 2008 — Wikimedia Commons, domaine public. Miniature sans recadrage.

Dès sa mort, le corps de Rita ne se décompose pas. Exhumé à plusieurs reprises au cours des siècles, lors des enquêtes canoniques, il est trouvé préservé de la corruption — phénomène qui a profondément frappé les fidèles et nourri son culte.[61] Aujourd'hui encore, son corps réputé incorrompu est vénéré dans une châsse vitrée à Cascia ;[62] il fait partie des plus célèbres incorruptibles de l'hagiographie catholique. L'Église ne fait pas de l'incorruption une preuve absolue de sainteté, mais elle y voit un signe qui accompagne le jugement, fondé sur la vie héroïquement vertueuse et les miracles vérifiés.

Béatification par Urbain VIII (1626-1627)

Le culte de Rita, longtemps local, est officiellement reconnu au XVIIᵉ siècle. Le pape Urbain VIII ouvre la procédure (l'enquête débute le 19 octobre 1626) et accorde, le 2 octobre 1627, au diocèse de Spolète et à l'ordre de Saint-Augustin la faculté de célébrer la messe en l'honneur de la bienheureuse Rita.[63] Sa cause restera ensuite près de trois siècles avant la canonisation.

Canonisation par Léon XIII (24 mai 1900)

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C'est le pape Léon XIII qui inscrit Rita au catalogue des saints, le 24 mai 1900, pendant l'Année sainte jubilaire.[64][65] La canonisation, attendue par une immense dévotion populaire surtout en Italie, consacre une figure qui parlait au cœur des familles, des épouses éprouvées et des pauvres. En 2025, Cascia a célébré le 125ᵉ anniversaire de cette canonisation.[66]

La sainte des causes impossibles et désespérées

Le peuple chrétien a donné à Rita un titre qui résume sa vie : « sainte des causes impossibles et désespérées » (santa dei casi impossibili, avvocata dei casi disperati).[67] Là où, humainement, toute issue semble fermée — un mariage détruit, un mort à venger, une porte close, une rose en hiver —, la vie de Rita témoigne qu'aucune situation n'est sans recours pour Dieu. Elle est ainsi invoquée comme patronne des épouses maltraitées, des veuves, des mères, des foyers en crise et des causes que les hommes jugent perdues. La piété populaire la place souvent aux côtés de saint Jude, l'autre grand patron des causes désespérées.

Roccaporena, Cascia et le sanctuaire

Les deux lieux liés à Rita — Roccaporena, son village natal au pied du Scoglio (le rocher où la tradition la montre en prière), et Cascia, où repose son corps — sont devenus des lieux de pèlerinage majeurs de l'Ombrie. Le détail architectural et historique du sanctuaire de Cascia (la basilique du XXᵉ siècle, le monastère, la châsse) relève d'un article distinct : voir le dossier Sanctuaire de Cascia.

Que retenir de sainte Rita ?

Sainte Rita de Cascia n'a laissé ni écrit, ni fondation, ni doctrine. Sa grandeur est ailleurs : elle a traversé tous les états de la vie d'une femme — fiancée, épouse, mère, veuve, religieuse — en y cherchant Dieu sans relâche, et en répondant à la violence par le pardon.

Elle rappelle que la sainteté n'est pas réservée aux cloîtres préservés ni aux destins exceptionnels : elle se joue dans un mariage difficile, dans un deuil, dans une querelle de famille, dans une chambre de malade en plein hiver. C'est la sainteté la plus accessible et, à sa manière, l'une des plus héroïques.

La leçon de toute la vie de Rita tient en une phrase, que résume son titre de patronne des causes impossibles : aucune situation n'est désespérée pour qui s'abandonne à Dieu.[68]

Sa plaie au front dit la part qu'elle a voulu prendre à la Croix ; sa rose en hiver dit l'espérance qui ne meurt pas. Entre les deux, il y a une vie entière offerte — et c'est pourquoi, plus de cinq siècles après sa mort, les fidèles continuent de venir à Cascia déposer aux pieds de Rita leurs causes que personne d'autre ne veut entendre.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. CathoBel, « Sainte Rita, qui est Rita de Cascia et quelle est son histoire ? » : désir précoce de la vie religieuse ; mariage accepté par obéissance aux parents ; veuvage et perte des fils ; entrée tardive au monastère ; titre populaire de sainte des causes désespérées.

    1 7 24 67
  2. Les Augustins (augustinian.org), « May 22 – Saint Rita of Cascia » (consulté en octobre 2026) : augustinian.org. L'une des saintes les plus connues de l'ordre et des plus populaires de l'Église ; ses épreuves traversées « avec une grande confiance en Dieu et un courage exemplaire » ; modèle dans ses états de vie successifs — épouse, mère, veuve, religieuse ; « elle nous rappelle que rien n'est impossible à Dieu ». Née en 1381 à Roccaporena, enfant unique d'un couple humble et pieux ; mariée jeune à Paolo Mancini, deux fils ; Paolo assassiné dans une rivalité familiale ; Rita pardonne par conviction chrétienne ; ses fils, alors adolescents, veulent venger leur père, mais ses prières les en empêchent ; tous deux meurent de causes naturelles.

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  3. Wikipédia (EN), article « Rita of Cascia » (consulté en juin 2026) : naissance vers 1381 (parfois 1371) à Roccaporena, près de Cascia, Ombrie ; nom de baptême Margherita Lotti, parents Antonio Lotti et Amata Ferri, surnommés Peacemakers of Christ ; mariage avec Paolo di Ferdinando Mancini (« exceedingly bad-tempered »), durée 18 ans ; deux fils Giangiacomo et Paolo Maria ; meurtre du mari dans un conflit familial ; pardon public aux meurtriers aux funérailles ; prière pour que ses fils ne commettent pas le péché de vengeance ; refus du monastère (veuve, non vierge, vendetta) ; condition de réconciliation ; trois patrons Jean-Baptiste, Augustin, Nicolas de Tolentino ; admission « miraculeuse » ; plaie au front « as though a thorn from the crown … had loosened itself » ; rose épanouie en janvier ; corps incorrompu ; mort le 22 mai 1457 ; béatification par Urbain VIII ; canonisation par Léon XIII le 24 mai 1900 ; patronne des causes perdues et impossibles, des abus, des mères ; corps vénéré à la basilique Santa Rita da Cascia.

    3 4 9 11 16 18 19 20 22 27 28 29 33 35 37 39 47 60 61 65
  4. Collège des Bernardins, « Sainte Rita : la force du pardon et des miracles » : insistance sur le pardon (mari violent peu à peu converti, pardon aux meurtriers, prière pour les fils), la médiation pour la réconciliation des familles, et la spiritualité de la Passion.

    5 13 21 44 55
  5. État de la Cité du Vatican (Vaticanstate.va), « Saint of the Day — 22 May, Saint Rita of Cascia » : née en 1381 à Roccaporena di Cascia ; morte dans la nuit du 21 au 22 mai 1457 ; mariée à Paolo di Ferdinando Mancini à 16 ans ; deux fils Giangiacomo et Paolo Maria ; mort du mari vers 1406 dans une attaque de vengeance, fils morts ensuite de maladie ; plaie au front en 1432, portée 15 ans, refermée seulement lors du voyage à Rome pour la canonisation de Nicolas de Tolentino ; entrée au monastère augustinien Sainte-Marie-Madeleine vers 1407 après trois refus ; quarante ans de vie religieuse ; béatification ouverte le 19 octobre 1626 puis faculté accordée le 2 octobre 1627 sous Urbain VIII ; canonisation le 24 mai 1900 par Léon XIII ; décrite comme « Woman of Dialogue and Peace » ayant partagé 15 ans la blessure d'une épine avec le Christ.

    8 15 17 26 30 34 36 38 40 45 48 49 51 52 59 63 64
  6. AugNet — International Resource for Saint Augustine & the Augustinian Order, « 3365 Rita of Cascia » (consulté en octobre 2026) : augnet.org. Dates 1381-1457 ; épouse, veuve et moniale — tous les états de vie traversés « avec un amour généreux ». Mariée à quinze ans, mariage arrangé par ses parents ; mari violent qui levait la main sur elle, jusqu'à la frapper sous l'effet de la colère (notamment après des pertes au jeu) ; deux fils gagnés aux mauvaises voies du père ; le mari meurt de mort violente après s'être réconcilié avec Dieu ; les fils meurent jeunes, non sans avoir demandé pardon et reçu les derniers sacrements ; dépouille de Rita dans une châsse vitrée au sanctuaire de Cascia.

    10 12 14 25 62
  7. Paroisse Saint-Grégoire-le-Grand (stgg.org), « Saint of the Day — Saint Rita of Cascia » (consulté en octobre 2026) : stgg.org. Entrée au couvent à trente-six ans, quarante ans de vie religieuse dans la pauvreté et les œuvres de miséricorde ; prière devant le crucifix : « Oh my Jesus, let me share in Thy suffering at least by one of Thy thorns » ; plaie ayant saigné jusqu'à la fin de sa vie ; rose demandée à une cousine à la mi-janvier, trouvée épanouie sur un buisson nu ; mort le 22 mai 1457 ; béatifiée par Urbain VIII en 1627 ; patronne des causes impossibles et des situations désespérées. (La coquille de cette page sur le pape de la canonisation n'est pas reprise ici : cf. [^vatican].)

    31 46 57
  8. Vatican News (FR), « Sainte Rita (Marguerite) da Cascia, veuve, religieuse augustinienne », notice du 22 mai : spiritualité augustinienne centrée sur l'amour de l'humanité du Christ ; demande en 1432 d'être unie aux souffrances de la Passion ; épine de la couronne plantée au front, stigmate porté 15 ans jusqu'à la mort ; au cours de l'hiver précédant sa mort, demande à une cousine deux figues et une rose du jardin de la maison paternelle, trouvées épanouies ; signe pour Rita de l'accueil au Ciel de ses enfants et de son mari.

    32 42 43 53 54 56 58
  9. Les Augustiniens (agostinjani.org), « Saint Rita of Cascia – 22nd May » (consulté en octobre 2026) : agostinjani.org. Quarante ans de vie religieuse à Cascia ; "At the age of 61, while at prayer on Good Friday before an image of Jesus crowned with thorns, she received the stigmata in the form of a single wound in her forehead. This remained until her death at 76 years of age on May 22, 1457" — soit un stigmate reçu vers 1442 et porté quinze ans.

    41 50
  10. Vatican News (FR), « Cascia célèbre les 125 ans de la canonisation de sainte Rita » (mai 2025) : commémoration du 125ᵉ anniversaire de la canonisation de 1900 à Cascia.

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