La servante de Dieu Léonie Martin (1863-1941), en religion Sœur Françoise-Thérèse, est la troisième fille de saint Louis et sainte Zélie Martin, et la sœur aînée de sainte Thérèse de Lisieux. Dans une famille qui a donné à l'Église deux époux canonisés et une docteur de l'Église, elle fut longtemps « la pauvre Léonie » : l'enfant maladive, au caractère ingrat, moins douée et moins jolie que ses sœurs, celle qui rata trois fois son entrée au couvent avant d'y réussir à trente-cinq ans.[1][2]
Son histoire n'est pas celle d'une héroïne éclatante, mais d'une faiblesse transfigurée. Terrorisée dans l'enfance par une servante brutale, orpheline de mère à quatorze ans, rejetée par deux communautés qui la jugèrent inapte, elle trouva enfin sa place à la Visitation de Caen et y vécut, plus de quarante ans, la petite voie de confiance et d'abandon que sa petite sœur Thérèse lui avait enseignée par lettres.[3][4] Depuis 2015, l'Église la reconnaît comme servante de Dieu ; le peuple chrétien, lui, l'a déjà adoptée comme la patronne des enfants difficiles et des parents qui n'y arrivent plus.[5][6]
Cet article appartient à la série Ignispedia consacrée aux vénérables et serviteurs de Dieu, aux côtés du vénérable Jérôme Lejeune, de la vénérable Marthe Robin, du vénérable Fulton Sheen et de la vénérable Antonietta Meo.
Une enfant « à part » dans une famille de saints
La troisième fille de Louis et Zélie
Marie-Léonie Martin naît le 3 juin 1863 à Alençon, dans l'Orne, et est baptisée le lendemain, jour de la Fête-Dieu, en l'église Saint-Pierre de Montsort.[7][8] Elle est le troisième enfant du couple formé par Louis Martin, horloger, et Zélie Guérin, dentellière au point d'Alençon — deux figures qui rêvèrent d'abord de vie religieuse avant de fonder un foyer, et que l'Église canonisera ensemble le 18 octobre 2015.[9] Sur les neuf enfants Martin, quatre meurent en bas âge ; cinq filles atteignent l'âge adulte, et toutes entreront en religion.
Léonie arrive après Marie (1860) et Pauline (1861), les deux aînées brillantes et sûres d'elles. Très vite, la comparaison joue contre elle. Là où ses sœurs charment et réussissent, Léonie inquiète : santé fragile, développement lent, humeur imprévisible.
Selon la notice biographique du sanctuaire Louis-et-Zélie d'Alençon, sa naissance ouvre un quart de siècle de souffrances pour la famille Martin.[10]
Santé fragile, caractère difficile
Dès ses premiers mois, Léonie vit « entre la vie et la mort ».[11] Guérie à dix-huit mois d'une maladie qui aurait dû l'emporter, elle traîne ensuite une santé précaire — eczéma, troubles pulmonaires, nervosité — et un tempérament que ses proches jugent « difficile », buté, sujet à des colères et à des accès de tristesse.[12][13] Son intelligence se développe plus lentement que celle de ses sœurs ; on la croit « en retard », et son physique ingrat achève de la mettre à l'écart.
Une tante, Sœur Marie-Dosithée, visitandine au Mans, garde pourtant toute l'espérance de la famille : cette enfant difficile à élever vaudra un jour, selon elle, autant que ses sœurs.[14]
Louise Marais, la bonne qui la terrorisa
La clé de ce caractère « ingrat » ne sera comprise que tardivement. Pendant près de neuf ans, la servante de la maison, Louise Marais (1849-1923), a maltraité Léonie en secret : elle la terrorise, la coupe de sa mère, la tient sous une emprise brutale, tout en la présentant comme une enfant impossible.[15][16] Zélie, aveuglée, ne comprend pas pourquoi sa fille lui échappe.
C'est Marie, l'aînée, qui découvre le manège et le révèle à sa mère.[17] Pour Zélie, cette découverte est l'une des plus grandes souffrances de sa vie. Deux mois avant sa propre mort, en 1941, Léonie — devenue religieuse — évoquera encore devant ses sœurs cette servante « cruelle et méchante » dans des termes bouleversants :
« C'est miraculeux qu'il ne me soit rien resté car je vivais dans une perpétuelle terreur. » — Léonie Martin, deux mois avant sa mort (1941)[18][19]
Mais, dans la même confidence, elle ajoute avoir « pardonné de tout cœur à son bourreau » — pardon qui dit, à lui seul, le chemin parcouru.[20][21]
La foi obstinée d'une mère
Face à cette enfant que beaucoup auraient abandonnée au rôle de « vilain petit canard », Louis et Zélie choisissent l'inverse : une double confiance, dans leur fille et dans Dieu.[22] Zélie « harcèle » le Ciel de prières pour Léonie et refuse de la réduire à ses échecs. Ses lettres, aujourd'hui éditées, sont l'un des plus beaux monuments de l'espérance maternelle :
« Plus je la vois difficile, plus je me persuade que le bon Dieu ne permettra pas qu'elle reste ainsi. Je prierai tant qu'il se laissera fléchir. Elle a été guérie, à l'âge de dix-huit mois, d'une maladie dont elle devait mourir ; pourquoi le bon Dieu l'aurait-il sauvée de la mort, s'il n'avait pas eu sur elle des vues de miséricorde ? » — Zélie Martin, lettre à sa belle-sœur, avril 1874[23][24]
C'est dans ce climat de prière que grandit la vocation la plus tenace de Léonie. À la question de ce qu'elle fera plus tard, l'enfant répond invariablement : « Je serai religieuse à la Visitation, avec ma tante. » Zélie n'ose y croire : « Dieu veuille qu'il en soit ainsi, mais c'est trop beau, je n'ose l'espérer. »[25][26]
Après la mort de Zélie : les années d'errance
1877 : la perte de la mère
Le 28 août 1877, Zélie meurt d'un cancer du sein. Léonie a quatorze ans.[27][28] Elle perd d'un coup la seule personne qui avait su, malgré tout, croire en elle sans réserve. La famille quitte Alençon pour Lisieux, afin de se rapprocher des Guérin. Chacune des filles se range peu à peu : Marie et Pauline entrent au Carmel de Lisieux, la petite Thérèse mûrit sa vocation. Léonie, elle, cherche sa voie et la manque, encore et encore.
Thérèse, la petite sœur qui devient éducatrice
Fait remarquable : c'est la cadette, Thérèse, de dix ans sa cadette, qui va peu à peu jouer auprès de Léonie un rôle d'éducatrice spirituelle. Léonie avait assisté, en 1883, à la guérison miraculeuse de Thérèse par le sourire de la Vierge, et fut marraine de sa confirmation le 14 juin 1884.[29] Vers 1887, l'adolescente Thérèse entreprend, avec un « tact exquis », de gagner le cœur de sa grande sœur difficile.[30]
Plus tard, du Carmel, Thérèse ne cessera de soutenir Léonie par lettres, l'établissant peu à peu dans la confiance et l'abandon. C'est à Léonie qu'elle adresse, le 12 juillet 1896, l'une des plus limpides expressions de la petite voie :
« Je t'assure que le bon Dieu est bien meilleur que tu crois. Il se contente d'un regard, d'un soupir d'amour... » — Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, lettre à Léonie, 12 juillet 1896[31][32]
Les vocations manquées
Le chemin de Léonie vers le cloître fut un calvaire de portes refermées. Par trois fois, elle frappe et repart, jugée inapte ou physiquement incapable de suivre la règle. La quatrième tentative sera la bonne.
| Tentative | Communauté | Entrée | Issue |
|---|---|---|---|
| 1 | Clarisses d'Alençon | octobre 1886 | Part au bout de 7 semaines : règle trop austère pour sa santé |
| 2 | Visitation de Caen | 16 juillet 1887 | Repart après 6 mois |
| 3 | Visitation de Caen | 24 juin 1893 | Prend l'habit (Sœur Thérèse-Dosithée, 6 avril 1894) mais doit repartir le 20 juillet 1895 |
| 4 | Visitation de Caen | 28 janvier 1899 | Reste : profession le 2 juillet 1900 |
Chaque échec est vécu comme une humiliation publique : on renvoie chez elle la fille des futurs saints, incapable de « tenir » là où ses sœurs excellent. C'est précisément cette série de faillites qui fait aujourd'hui de Léonie une figure si proche des cœurs blessés.[33][34]
L'entrée définitive à la Visitation (1899)
Enfin à sa place
Le 28 janvier 1899, Léonie franchit une dernière fois la clôture de la Visitation de Caen. Cette fois, elle y restera. Sainte Thérèse, mourante au Carmel en 1897, n'aura pas vu ce dénouement ; mais la correspondance familiale témoigne du soulagement des sœurs à voir enfin Léonie là où elle pouvait être heureuse.[35] La Visitation, ordre de la douceur fondé par saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal, était sans doute le seul cadre à sa mesure : moins d'austérité corporelle qu'au Carmel ou chez les Clarisses, davantage d'accent sur l'humilité du cœur et la vie intérieure cachée.[36]
Sœur Françoise-Thérèse
Le 2 juillet 1900, Léonie prononce enfin ses vœux. Elle prend le nom de Sœur Françoise-Thérèse — associant saint François de Sales, patron de son ordre, et Thérèse, sa petite sœur déjà en réputation de sainteté.[37][38] Ce nom dit tout : la faible d'hier place désormais sa vie sous le double patronage de la douceur salésienne et de la petite voie carmélitaine.
Une vie cachée
La vie de Sœur Françoise-Thérèse, pendant plus de quarante ans, tient tout entière dans une fidélité obscure. Aucun miracle spectaculaire, aucune fondation, aucune œuvre visible : la prière, le travail, la vie commune, l'obéissance, et une santé qui ne cesse de défaillir. Ses consœurs remarquent chez elle un « très grand amour de Dieu » et une humilité qui frappe les visiteurs.[39][40] La correspondance familiale la dépeint comme une âme pleine de bonté et d'humilité.[41]
La petite voie vécue dans la faiblesse
L'héritage spirituel de Thérèse
Après la mort de Thérèse (1897) et la publication de l'Histoire d'une âme, Léonie devient l'une des premières et des plus assidues disciples de sa petite sœur. Elle relit sans cesse le manuscrit, se nourrit de tout ce qui se dit d'elle, et fait sienne cette petite voie de confiance et d'amour taillée précisément pour les âmes qui se savent petites, fragiles et pauvres.[42][43] Ce que Thérèse a formulé, Léonie l'a incarné dans sa chair d'éternelle « ratée » : la sainteté n'est pas réservée aux forts, aux doués, aux réguliers ; elle est offerte à quiconque consent à sa faiblesse et se jette dans la miséricorde.
Les biographes résument sa devise ainsi : trouver toute sa joie dans sa petitesse.[44]
La sainteté des faibles
Là est le paradoxe qui donne à Léonie sa place propre dans la famille Martin. Ses sœurs offrent le visage d'une sainteté réussie ; elle offre celui d'une sainteté raccommodée, faite d'échecs assumés et de recommencements. Sa fragilité même devient son titre de gloire : elle prouve que la petite voie n'est pas une belle théorie pour âmes d'élite, mais un chemin praticable par les plus démunis.
À sa tante visitandine, elle demande de prier pour qu'elle devienne une vraie religieuse.[45]
Le pardon de son bourreau
Le signe le plus sûr de sa sainteté n'est pas dans un prodige, mais dans un pardon. Avoir subi neuf ans de terreur, en garder toute sa vie la mémoire vive — et déclarer pourtant, au seuil de la mort, avoir pardonné « de tout cœur » à Louise Marais : voilà l'exploit caché de Léonie.[46][47] Ce pardon, arraché à une blessure jamais refermée, est la vérification évangélique de son abandon.
La mort et la cause de béatification
1941 : la mort à Caen
Sœur Françoise-Thérèse s'éteint au monastère de la Visitation de Caen dans la nuit du 16 au 17 juin 1941, à l'âge de 78 ans.[48][49] Elle meurt discrètement, comme elle a vécu, quelques semaines seulement après avoir livré à ses sœurs le témoignage de son pardon. Son corps repose au monastère de Caen, où une dévotion populaire ne tardera pas à naître : dès 1962-1963, des fidèles écrivent pour demander son intercession.[50]
Servante de Dieu (2015-2020)
Portée par cette réputation grandissante et par le rayonnement de sa famille — ses parents canonisés en 2015, sa sœur proclamée docteur de l'Église en 1997 —, la cause de Léonie est officiellement lancée.[51][52] Une fois obtenu le nihil obstat de la Congrégation pour les causes des saints, le P. Antonio Sangalli est nommé postulateur le 22 décembre 2014 ; le 24 janvier 2015, Mgr Boulanger annonce publiquement l'ouverture du procès de la servante de Dieu Léonie Martin ; le procès diocésain s'ouvre solennellement le 2 juillet 2015 au monastère de Caen ; il se clôt le 22 février 2020, et le dossier — 31 870 pages selon l'association Léonie Martin — part pour Rome le mois suivant.[53][54][55] Le 3 février 2021, la Congrégation (aujourd'hui Dicastère) pour les causes des saints reconnaît la validité de l'enquête diocésaine : l'examen de ses vertus pourra un jour la faire déclarer vénérable.[56][57]
Voici les principales étapes de cette cause :
| Étape | Date | Autorité / lieu |
|---|---|---|
| Nomination du postulateur (le prêtre chargé de porter la cause devant l'Église) | 22 décembre 2014 | Diocèse de Bayeux-Lisieux |
| Annonce publique — titre de servante de Dieu | 24 janvier 2015 | Diocèse de Bayeux-Lisieux |
| Exhumation du corps | 25 avril 2015 | Visitation de Caen |
| Ouverture du procès diocésain | 2 juillet 2015 | Visitation de Caen |
| Clôture de l'enquête diocésaine | 22 février 2020 | Visitation de Caen |
| Remise du dossier à Rome | mars 2020 | Dicastère pour les causes des saints |
| Reconnaissance de la validité du procès | 3 février 2021 | Dicastère pour les causes des saints |
Patronne des enfants difficiles
Sans attendre le verdict de Rome, le peuple chrétien a déjà trouvé en Léonie une intercession de proximité. Parce qu'elle a « beaucoup souffert, physiquement et psychiquement », parce qu'elle a été l'enfant compliquée et la religieuse ratée trois fois, elle attire naturellement les plus fragiles et rassure les parents à bout de forces.[58] Le père Olivier Ruffray, recteur du sanctuaire de Lisieux, l'a résumé :
« Léonie attire les plus fragiles, les plus simples ; ils se sentent bien avec elle. De nombreux parents, en difficulté avec leurs enfants, viennent lui demander son intercession. » — Père Olivier Ruffray[59]
Là est peut-être la mission posthume de la « pauvre Léonie » : dire à tous les enfants « à part », à tous les cœurs blessés, à tous les parents désemparés, qu'aucune faiblesse ne ferme la porte de la sainteté.
Pour aller plus loin
- Découvrir la famille de Léonie : ses parents, les saints Louis et Zélie Martin, et sa sœur, sainte Thérèse de Lisieux et sa petite voie de confiance et d'amour.
- Lire les autres figures de la série Ignispedia des vénérables et serviteurs de Dieu : le vénérable Jérôme Lejeune, la vénérable Marthe Robin, le vénérable Fulton Sheen et la vénérable Antonietta Meo.
- Retenir l'essentiel : la servante de Dieu Léonie Martin (1863-1941), en religion Sœur Françoise-Thérèse, fut l'enfant fragile et « difficile » de la famille Martin, terrorisée dans son enfance par une servante brutale, orpheline à quatorze ans, refusée trois fois par des communautés religieuses avant d'entrer définitivement à la Visitation de Caen en 1899. Elle y vécut, cachée et souffrante, la petite voie de confiance que lui avait enseignée sa petite sœur Thérèse, pardonna à son bourreau, et mourut en 1941. Reconnue servante de Dieu depuis 2015, elle est devenue la patronne officieuse des enfants difficiles et des parents désemparés : la preuve vivante que la sainteté est offerte aux faibles.
Notes et références
Wikipédia (FR), « Léonie Martin » : fr.wikipedia.org. Notice encyclopédique de référence — naissance le 3 juin 1863 à Alençon, baptême le 4 juin (Fête-Dieu) à Saint-Pierre de Montsort, troisième des filles Martin, santé fragile (« entre la vie et la mort » ses premiers mois, guérison à 18 mois), mauvais traitements de la servante Louise Marais (1849-1923) pendant environ neuf ans découverts par Marie, mort de Zélie le 28 août 1877, tentatives religieuses (Clarisses d'Alençon 1886, Visitation de Caen 1887, 1893 avec prise d'habit sous le nom de Sœur Thérèse-Dosithée puis départ 1895, entrée définitive 1899), profession le 2 juillet 1900 sous le nom de Sœur Françoise-Thérèse, mort en 1941 à Caen, ouverture de la cause en 2015. Devise « la petitesse fait toute ma joie » donnée par Wikipédia d'après Le Courrier de Mondaye n°251 (janvier 2016) — reprise dans l'article en paraphrase, faute de source primaire vérifiable. Utilisé pour le recoupement des dates et faits.
1 7 11 15 28 37 44 49Sanctuaire Louis-et-Zélie d'Alençon, « Léonie Martin » : louisetzelie.com. Notice du sanctuaire des parents (santé fragile et eczéma, développement intellectuel plus lent, confiance de la tante visitandine, contexte de la canonisation de Louis et Zélie Martin le 18 octobre 2015). Page inaccessible en session (4 octobre 2026) : la teneur est reprise en paraphrase, sans citation au mot près. Source pour l'environnement familial.
2 8 9 10 12 14 27Archives du Carmel de Lisieux, « MARTIN Léonie, Sœur Françoise-Thérèse » : archives.carmeldelisieux.fr. Biographie du P. Piat (Office central de Lisieux, 1967) mise en ligne : noms religieux successifs (Sœur Thérèse-Dosithée, puis Sœur Françoise-Thérèse) ; entrée à la Visitation de Caen le 16 juillet 1887 ; spiritualité salésienne de la Visitation (prière intérieure et charité) ; Léonie témoin de la guérison de Thérèse (1883) et marraine de sa confirmation (14 juin 1884) ; Thérèse l'instruisant avec « tact exquis » vers 1887 ; lettres de Zélie (fin 1873, avril 1874) ; découverte du manège de Louise Marais par Marie, l'aînée ; lettre de Thérèse à Léonie du dimanche 12 juillet 1896 (« Je t'assure que le bon Dieu est bien meilleur que tu crois… ») ; dernières confidences de Léonie (1941). Source de l'identité religieuse et du lien avec Thérèse.
3 17 19 21 23 25 29 30 31 36 38 43 47Association Léonie Martin / Visitation de Caen, « Procès de béatification » et pages associées : leonie-martin.fr. Chronologie officielle de la cause : nomination du postulateur (P. Antonio Sangalli, 22 décembre 2014), annonce de l'ouverture le 24 janvier 2015, exhumation le 25 avril 2015, ouverture du procès diocésain le 2 juillet 2015, dépôt du corps dans une châsse de verre (2016) et installation du tombeau à la chapelle (2017), clôture de l'enquête le 22 février 2020, remise du dossier à Rome (31 870 pages au format A4, chiffre de la commission historique), reconnaissance de validité le 3 février 2021 (rapporteur Mgr Maurizio Tagliaferri, postulatrice Francesca Consolini) ; premiers courriers demandant son intercession dès 1962-1963. Date de mort le 17 juin 1941 (la nuit du 16 au 17 selon les récits). Source de référence sur la cause.
4 48 50 53Aleteia, « Léonie Martin, patronne des enfants difficiles et des parents désemparés ? », 19 janvier 2021 : fr.aleteia.org. Maltraitances de Louise Marais « à l'insu des parents », puis « pot aux roses découvert » (l'article ne nomme pas qui découvre le manège ; c'est Marie, l'aînée, selon la biographie du P. Piat) ; Louis et Zélie refusent d'enfermer Léonie dans le rôle de « vilain petit canard » ; Zélie « harcèle » Dieu de prières ; témoignage du père Olivier Ruffray (« Léonie attire les plus fragiles, les plus simples, ils se sentent bien avec elle ; de nombreux parents, en difficulté avec leurs enfants, viennent lui demander son intercession ») ; « très grand amour de Dieu » constaté par ses consœurs ; enfance de « beaucoup de souffrances, physiquement et psychiquement » ; mort le 17 juin 1941. Libellés vérifiés sur la page le 4 octobre 2026. Source de la réputation de patronne des enfants difficiles.
5 22 39 58 59Église catholique en France, « La cause de Léonie Martin, sœur de sainte Thérèse de Lisieux » : eglise.catholique.fr. Présentation officielle : fille de saint Louis et sainte Zélie Martin, sœur de sainte Thérèse, titre de servante de Dieu, étapes du procès et perspective d'une reconnaissance de vertus héroïques (vénérable). Source institutionnelle française.
6 51 56France Catholique, « Léonie Martin : la force dans la faiblesse » : france-catholique.fr. Page vérifiée le 5 octobre 2026 : enfance marquée par l'eczéma et les problèmes pulmonaires, intelligence plus lente à se développer ; deux mois avant sa mort, en 1941, Léonie évoque devant ses sœurs la « cruelle et méchante domestique » (« Ce qu'elle m'a fait endurer n'est ni plus ni moins que diabolique. C'est miraculeux qu'il ne me soit rien resté car je vivais dans une perpétuelle terreur ») et ajoute « avoir pardonné de tout cœur à son bourreau » — formule reprise au mot près dans l'article ; lettre à sa tante visitandine lui demandant de prier pour elle. Le pardon est recoupé par la biographie du P. Piat (Archives du Carmel) : note de début 1941, « Je pardonne de tout mon coeur à mon bourreau et je lui sais bon gré d'avoir si bien soigné notre maman chérie dans sa dernière maladie, avec affection et vrai dévouement ».
13 16 18 20 33 45 46P. Stéphane-Joseph Piat, biographie de Léonie Martin (Office central de Lisieux, 1967), mise en ligne par les Archives du Carmel de Lisieux : archives.carmeldelisieux.fr. Les deux passages sont cités au mot près d'après cette biographie : lettre de Zélie à Mme Guérin (sa belle-sœur) d'avril 1874, après le retour définitif de Léonie à Alençon le 6 avril (« Plus je la vois difficile… vues de miséricorde »), et lettre de fin 1873, avant l'entrée en pension fixée à début janvier 1874 (« Dieu veuille qu'il en soit ainsi, mais c'est trop beau, je n'ose l'espérer »). Textes vérifiés au mot près sur la page des Archives le 5 octobre 2026. Le numéro de ces lettres dans l'édition Cerf de la Correspondance familiale n'y est pas indiqué.
24 26Carmel de Lisieux, « La “petite voie” de confiance et d'amour » : carmeldelisieux.fr. Définition de la petite voie de l'enfance spirituelle (confiance, abandon, humilité, simplicité, amour dans les petites choses), faite pour les âmes qui acceptent leur petitesse et leur pauvreté ; citation « Si toutes les âmes faibles et imparfaites sentaient ce que sent la plus petite de toutes les âmes… » (Manuscrit B). Source doctrinale sur la petite voie reçue par Léonie.
32 42Aleteia, « Léonie, l'enfant à part de la famille Martin », 26 octobre 2023 : fr.aleteia.org. Portrait de l'« enfant à part » : solitude aggravée par les deuils (dont la petite Hélène, sa compagne de jeu, morte en 1870), tentatives religieuses répétées, figure atypique et attachante de la fratrie. Utilisé pour le contexte affectif et la série des échecs.
34Lettres de la famille Martin autour de l'entrée définitive de Léonie à la Visitation de Caen (1899), évoquées par l'association Léonie Martin et conservées pour partie aux Archives du Carmel de Lisieux. Teneur générale : soulagement des sœurs de voir Léonie enfin à sa place à la Visitation, portrait d'une âme bonne et humble. Aucune citation au mot près n'est reprise dans l'article, faute de lettre datée et signée vérifiable en session.
35 40 41Vatican News (FR), « Le dossier de béatification de Léonie Martin est arrivé à Rome », mars 2020 : vaticannews.va. Arrivée du dossier (une douzaine de boîtes) à la Congrégation pour les causes des saints le 10 mars 2020 ; contexte familial (fille des saints Louis et Zélie, sœur de sainte Thérèse). Le volume exact varie selon la source : Vatican News avance environ 38 870 pages, quand l'association Léonie Martin (leonie-martin.fr) parle de 31 870 pages — écart probablement dû à un mode de comptage différent (dossier complet vs pièces numérotées), non tranché à ce jour ; l'article retient la formule prudente « près de 32 000 pages ». Source romaine officielle.
52 55 57Zenit (FR), « Béatification de Léonie Martin : conclusion de la phase diocésaine le 22 février », 15 février 2020 : fr.zenit.org. Confirme la clôture de l'enquête diocésaine le 22 février 2020 à la chapelle de la Visitation et le volume du dossier transmis à Rome. Source de presse religieuse pour la phase diocésaine.
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