La vénérable Antonietta Meo (1930-1937), que tout Rome appela bientôt « Nennolina », est l'une des figures les plus déconcertantes de la sainteté catholique du XXᵉ siècle : une petite fille de six ans, morte d'un cancer des os après l'amputation d'une jambe, qui laissa derrière elle plus de cent lettres adressées à Jésus, à Dieu le Père, à l'Esprit Saint et à la Vierge.[1][2] Si l'Église la reconnaissait un jour sainte, elle deviendrait la plus jeune non-martyre jamais élevée aux honneurs des autels, selon les procédures modernes de canonisation comme l'écrit CNS.[3][4][5]
Rien, dans cette enfance romaine ordinaire, ne semblait préparer un tel destin : une famille aisée et croyante, une école maternelle tenue par des sœurs, des jeux au jardin. Puis, à cinq ans, une chute, un genou qui ne guérit pas, un diagnostic terrible — l'ostéosarcome — et l'amputation. C'est dans cette épreuve que jaillit, presque sans transition, une vie intérieure d'une maturité stupéfiante, consignée dans des letterine que sa mère glissait, le soir, sous une petite statue de l'Enfant Jésus.[6][7]
L'Église ne canonise jamais une émotion ni une précocité touchante : elle juge des vertus vécues de façon héroïque. Le 17 décembre 2007, le pape Benoît XVI a reconnu l'héroïcité des vertus d'Antonietta Meo, la déclarant Vénérable.[8][9] Cet article appartient à la série Ignispedia consacrée aux vénérables et serviteurs de Dieu, aux côtés de la vénérable Marthe Robin et du vénérable Fulton Sheen.
L'enfant de Rome
Naissance et baptême (décembre 1930)
Antonietta Meo naît le 15 décembre 1930 à Rome, dans une famille de la bourgeoisie romaine pratiquante.[10][11] Elle est la cadette de Michele et Maria Meo ; elle a une sœur aînée, Margherita, qui restera l'une des principales mémoires de sa courte vie.[12][13] Treize jours après sa naissance, le 28 décembre 1930, fête des Saints Innocents, elle est baptisée dans la basilique paroissiale Santa Croce in Gerusalemme — l'antique « Jérusalem de Rome » où sont vénérées les reliques de la Passion, et qui deviendra plus tard le lieu de sa sépulture.[14][15]
C'est dans cette paroisse que se déroulera toute sa brève existence chrétienne : la famille y vit la messe quotidienne et le chapelet en famille, dans cette atmosphère de piété ordinaire et solide qui formera la sensibilité religieuse de l'enfant.[16][17]
« Nennolina », une enfant de la grâce
Le surnom « Nennolina » — diminutif affectueux romain — lui reste très tôt.[18][19] Ses proches décrivent une fillette vive, joyeuse, espiègle, mais habitée par une familiarité précoce avec Dieu qui frappe son entourage. Elle aime les sœurs de son école maternelle catholique, à qui elle confie ses désirs spirituels ; et très jeune, elle manifeste le souhait de recevoir Jésus dans la communion.[20][21]
Cette précocité n'a rien d'une dévotion plaquée par les adultes. Les témoins notent au contraire que Nennolina devance souvent sa famille : c'est elle qui réclame, qui interroge, qui veut « faire sa première communion à Noël ». La sainteté, ici, ne descend pas d'une éducation forcée ; elle monte d'un cœur d'enfant qui semble avoir reçu, très tôt, une grâce particulière.
L'irruption du cancer
La chute, et le mal qui ne guérit pas
Au cours de l'année 1935-1936, alors qu'elle n'a que cinq ans, Antonietta se blesse au genou — une chute banale, sur un caillou du jardin de l'école, selon les récits.[22][23] Mais la plaie ne guérit pas. Les douleurs persistent, la jambe enfle ; les médecins finissent par poser un diagnostic redoutable : un ostéosarcome, cancer des os parmi les plus agressifs, déjà avancé.[24][25]
Le mal qui ronge cette enfant de cinq ans est de ceux qui, aujourd'hui encore, comptent parmi les plus douloureux. Antonietta entre alors dans une épreuve physique que les adultes eux-mêmes supportent difficilement — et c'est précisément là, dans ce corps blessé, que va s'épanouir sa vie spirituelle.
L'amputation du 25 avril 1936
Pour tenter d'arrêter la progression de la tumeur, les médecins n'ont qu'un recours : amputer. Le 25 avril 1936, la jambe d'Antonietta est amputée ; on lui adaptera ensuite une prothèse, avec laquelle elle réapprendra à marcher.[26][27] Elle a cinq ans.
Les témoins rapportent qu'elle traversa l'opération et les soins sans se plaindre, avec une patience qui désarmait les adultes.[28][29] Le cancer, cependant, avait déjà commencé à se répandre dans son corps ; l'amputation ne serait qu'un répit. Antonietta vivra ses derniers mois dans des douleurs croissantes, qu'elle refusera obstinément de transformer en révolte.
« La douleur est comme l'étoffe »
C'est de cette période que datent les mots les plus célèbres de Nennolina. À son père, qui s'inquiète de la voir souffrir, elle aurait répondu par une image d'une justesse théologique stupéfiante chez une enfant de six ans :
« La douleur est comme l'étoffe : plus elle est forte, plus elle a de valeur. » — Antonietta Meo[30][31]
Cette phrase — « Il dolore è come la stoffa, più è forte più vale » — condense toute sa spiritualité.[32] La souffrance n'y est jamais glorifiée pour elle-même : elle est un tissu, une matière qu'on peut offrir, et dont la valeur croît avec l'amour qu'on y met. On retrouve là, dans une bouche d'enfant, l'intuition centrale de la tradition des âmes victimes : la douleur, mal réel, devient féconde lorsqu'elle est unie par amour à la Croix du Christ. Sur le sens chrétien de l'épreuve, voir aussi le dossier Ignispedia Le mal et la souffrance.
Les letterine : une correspondance avec le Ciel
Comment naissent les lettres
Le trait le plus singulier de Nennolina est sa correspondance. À partir du 15 septembre 1936, l'enfant se met à adresser au Ciel des petites lettres — les letterine.[33][34] Ne sachant pas encore bien écrire, elle les dicte d'abord à sa mère, puis, à mesure qu'elle apprend, les trace de sa propre main, avec une orthographe d'enfant.[35][36] Chaque soir, la lettre était déposée sous une petite statue de l'Enfant Jésus ou aux pieds d'une image sainte, comme on glisse un message à un ami très proche.[37][38]
La toute première lettre donne le ton — directe, familière, tout entière tournée vers la communion désirée :
« Cher Jésus, aujourd'hui je vais me promener et je vais chez mes sœurs et je leur dis que je veux faire ma première communion à Noël. » — Antonietta Meo, première letterina, 15 septembre 1936 (letterina n. 1)[39][40]
On a conservé plus de cent de ces lettres : selon les éditions de référence, 105 letterine adressées à Jésus, auxquelles s'ajoutent celles destinées à la Vierge Marie, à Dieu le Père, à l'Esprit Saint, et à des saintes comme Agnès et Thérèse de l'Enfant-Jésus.[41][42][43] Ces textes, examinés ensuite par des théologiens, sont au cœur de la cause : ils révèlent, disent les experts, une vie d'union mystique que rien dans son âge ne laissait attendre.[44][45]
Lettres à Jésus
Le cœur des letterine est eucharistique. Quand Antonietta obtient enfin sa première communion, dans la nuit de Noël 1936, sa joie déborde dans une lettre devenue célèbre :
« Cher Jésus-Eucharistie, je suis tellement, vraiment tellement contente que tu sois venu dans mon cœur. Ne pars plus jamais de mon cœur, reste toujours, toujours avec moi. » — Antonietta Meo[46]
Ailleurs, c'est le désir des âmes qui domine — une soif apostolique étonnante chez une fillette :
« Mon bon Jésus, donne-moi des âmes, donne-m'en beaucoup, je te le demande de bon cœur. » — Antonietta Meo[47]
Et toujours, la conscience aiguë que rien de bon ne vient d'elle-même, mais de la grâce :
« Sans ta grâce, je ne peux rien faire. » — Antonietta Meo[48]
Lettres au Père, à l'Esprit Saint, à la Trinité
Ce qui frappe les théologiens, c'est que la prière de Nennolina n'est pas restée fixée sur l'image douce de l'« Enfant Jésus ». Elle s'adresse distinctement aux trois Personnes de la Trinité — preuve d'une intelligence spirituelle qui dépasse la simple piété sentimentale.[49][50] À Dieu le Père, le recueil de ses letterine rapporte cet émerveillement tout simple devant ce beau nom de « Père ».[51]
À l'Esprit Saint, le même recueil rapporte une formule qui touche au cœur même du dogme trinitaire : l'Esprit y est nommé l'Amour qui unit le Père au Fils.[52]
Que cette définition de l'Esprit comme lien d'amour entre le Père et le Fils — l'antique intuition augustinienne et thomiste de l'Esprit comme Amour et Don — affleure dans la lettre d'une enfant de six ans est l'un des éléments qui ont retenu l'attention des examinateurs de la cause.
Lettres à la Vierge et aux saintes
Antonietta confie aussi ses lettres à la Vierge Marie, qu'elle appelle de ce diminutif tendre, Madonnina :
« Petite Madone, tu es bonne. Descends sur nous et bénis-nous. » — Antonietta Meo, letterina n. 3 (18 septembre 1936)[53][54]
Sa dévotion s'étend enfin aux saintes proches de son âge et de son cœur — sainte Agnès, jeune martyre romaine, et sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, dont la « petite voie » d'enfance spirituelle offre le parallèle le plus juste à la sienne.[55][56] Comme la carmélite de Lisieux, Nennolina rêve d'un Ciel actif, tourné vers le salut des autres :
« Au Paradis, je ne me reposerai pas : je veux travailler pour les âmes. Je ferai descendre une pluie de lys. » — Antonietta Meo, parole confiée à sa mère le 12 juin 1937[57]
L'écho de Thérèse — « je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre » (Carnet jaune, 17 juillet 1897), « ce sera comme une pluie de roses » (Carnet jaune, 9 juin 1897, à sœur Marie du Sacré-Cœur) — est ici manifeste, sans qu'on puisse parler d'imitation consciente : la même grâce d'enfance produit les mêmes fruits.[58]
| Destinataires des letterine | Aperçu |
|---|---|
| Jésus (et Jésus-Eucharistie) | 105 lettres recensées — cœur eucharistique du recueil |
| Vierge Marie (Madonnina) | Lettres de tendresse filiale et de demande de bénédiction |
| Dieu le Père | Émerveillement devant le nom de « Père » |
| Esprit Saint | L'Esprit comme « Amour qui unit le Père au Fils » |
| Saintes (Agnès, Thérèse de l'Enfant-Jésus) | Modèles d'enfance et de martyre |
Une spiritualité d'enfant
L'Eucharistie au centre
Toute la vie spirituelle de Nennolina gravite autour de l'Eucharistie. La première communion de Noël 1936 est le sommet de sa courte existence ; à partir de là, elle vit dans le désir de recevoir Jésus et de ne plus jamais en être séparée.[59][60] Sa prière rejoint, dans sa simplicité d'enfant, le cœur de la foi catholique en la Présence réelle et l'amour de l'adoration. C'est l'Hostie qui donne à ses lettres leur ton d'intimité brûlante — celui d'une enfant qui parle à Quelqu'un de réellement présent.
« Fiat voluntas tua » : l'abandon
Au fil de la maladie, les letterine laissent affleurer une acceptation de la volonté de Dieu que l'on dirait apprise à l'école des grands mystiques. L'enfant reprend, à sa manière, le Fiat voluntas tua du Notre Père : non par résignation passive, mais par abandon confiant à un Père qu'elle sait bon.[61][62] Cette docilité du cœur — accueillir ce que Dieu permet sans se cabrer — est exactement ce que la tradition spirituelle appelle l'abandon à Dieu, et que Nennolina vit non comme une théorie, mais dans sa chair d'enfant malade.
L'âme victime de six ans
Le plus saisissant reste l'offrande de la souffrance. Nennolina ne subit pas seulement son mal : elle l'offre, consciemment, pour les pécheurs, pour les âmes du purgatoire, pour la paix.[63][64] Sa phrase sur l'étoffe n'est pas un mot d'enfant isolé : elle exprime une logique d'oblation qui traverse toutes ses lettres. À six ans, elle entre dans la lignée des âmes victimes — celles qui unissent leur douleur à la Passion du Christ pour le salut des autres — avec une lucidité que peu d'adultes atteignent.
Elle confie ainsi vouloir, selon le recueil de ses letterine, que chacun de ses pas devienne une petite parole d'amour.[65]
Cette spiritualité de l'offrande, loin de tout dolorisme morbide, est tout entière ordonnée à l'amour : la souffrance n'a de prix qu'en tant qu'elle est aimée, donnée, transformée en bien pour autrui.
Le désir des âmes
Enfin, comme chez les grands apôtres, le moteur de tout est le salut des âmes. Nennolina réclame des âmes à Jésus, propose son cœur en échange, et projette jusque dans l'éternité son désir de servir.[66][67] Cette dimension apostolique d'une enfant clouée par la maladie rappelle, en miniature, la fécondité paradoxale de la vénérable Marthe Robin : un corps immobilisé qui devient, par la prière et l'offrande, un foyer de grâce pour les autres.
Le rayonnement et les derniers mois
L'attention de Pie XI
La renommée de Nennolina franchit très vite les murs de la maison familiale. On rapporte que le pape Pie XI, informé de l'existence de cette enfant et de ses lettres par un proche, en fut touché au point d'envoyer un émissaire chez les Meo pour lui demander de prier pour lui.[68][69] Le détail, attesté par les biographies, dit assez l'impression que produisait déjà, du vivant même de l'enfant, cette vie spirituelle hors du commun.
Confirmation (mai 1937)
Au printemps 1937, alors que la maladie progresse, Antonietta reçoit le sacrement de confirmation — selon les sources, le 19 mai 1937.[70] Avec l'Eucharistie, la confirmation achève son initiation chrétienne : l'enfant a reçu, en quelques mois et au seuil de la mort, la plénitude des sacrements de l'initiation. En juin 1937, devant l'aggravation de son état, on lui administre l'onction des malades.[71]
La dernière lettre (2 juin 1937)
La dernière letterina conservée est datée du 2 juin 1937.[72] Au-delà, la maladie a raison de ses forces : l'enfant ne peut plus écrire, mais continue d'offrir, en silence, des douleurs devenues extrêmes. Le cancer s'est généralisé ; les derniers témoins décrivent une agonie supportée avec une paix qui marqua tous ceux qui l'approchèrent.[73][74]
La mort, le 3 juillet 1937
Antonietta Meo meurt à Rome le samedi 3 juillet 1937, à six ans et demi.[75][76] Elle n'avait pas connu sept étés. Sa courte vie, presque entièrement enfermée dans la maladie, laissait pourtant un trésor : un paquet de lettres d'enfant qui allaient bientôt étonner les théologiens et toucher des papes.
| Étape de la vie | Date |
|---|---|
| Naissance, Rome | 15 décembre 1930 |
| Baptême (Santa Croce in Gerusalemme) | 28 décembre 1930 |
| Amputation de la jambe | 25 avril 1936 |
| Première letterina | 15 septembre 1936 |
| Première communion | Noël 1936 |
| Confirmation | mai 1937 |
| Dernière letterina | 2 juin 1937 |
| Mort, Rome | 3 juillet 1937 |
La cause de béatification
De Servante de Dieu à Vénérable (2007)
La mémoire de Nennolina ne s'éteignit pas avec elle. Ses lettres furent recueillies, étudiées, publiées ; sa tombe devint un lieu de prière. Le 23 mai 1972, le dossier de sa cause fut transmis à la Congrégation pour les causes des saints, ouvrant officiellement le chemin vers les autels.[77] Antonietta fut dès lors Servante de Dieu.
Au terme de l'instruction, l'examen théologique de ses écrits et de ses vertus aboutit à la reconnaissance décisive : le 17 décembre 2007, le pape Benoît XVI approuva le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus.[78][79][80] Antonietta Meo était désormais Vénérable. En 1999, son corps avait été transféré dans la basilique Santa Croce in Gerusalemme, sa paroisse de baptême, où il repose aujourd'hui et où l'on conserve ses letterine.[81][82][83]
La plus jeune candidate non martyre
La cause de Nennolina pose une question rare : peut-on reconnaître des vertus héroïques chez une enfant de six ans ? La théologie classique réservait souvent l'héroïcité des vertus à un âge où l'exercice libre et répété de la volonté est manifeste. Or l'Église, en déclarant Antonietta Vénérable, a jugé que la grâce avait pu, dans ce cas, porter une maturité spirituelle authentique bien avant l'âge ordinaire — comme elle l'avait fait pour les jeunes martyrs.[84][85] Si sa cause aboutissait à la canonisation, Antonietta Meo deviendrait la plus jeune sainte non martyre de l'histoire de l'Église, selon les procédures modernes de canonisation comme l'écrit CNS.[86][87][88]
Cette singularité ne fait pas d'elle une curiosité dévote. Elle dit quelque chose de très catholique : la sainteté n'est pas d'abord affaire d'années, d'œuvres ou d'instruction, mais d'amour — et l'amour peut être total dans un cœur de six ans comme dans celui d'un vieillard. Benoît XVI a précisément présenté Nennolina comme un modèle pour les enfants et un signe que la vie chrétienne intense n'a pas d'âge minimum.[89][90]
| Étape de la cause | Date | Acteur |
|---|---|---|
| Mort d'Antonietta Meo | 3 juillet 1937 | Rome |
| Transmission du dossier à Rome | 23 mai 1972 | Congrégation pour les causes des saints |
| Transfert du corps à Santa Croce | 1999 | Basilique Santa Croce in Gerusalemme |
| Décret d'héroïcité des vertus (Vénérable) | 17 décembre 2007 | Pape Benoît XVI |
| Béatification | À venir (cause en cours) | — |
Pour aller plus loin
- Lire Les âmes victimes : la spiritualité de la souffrance offerte, que Nennolina résuma d'un mot — « la douleur est comme l'étoffe, plus elle est forte, plus elle a de valeur ».
- Lire Le mal et la souffrance : comment la foi catholique comprend la douleur qu'une enfant de six ans a su transformer en don.
- Lire Sainte Thérèse de Lisieux : la « petite voie » d'enfance spirituelle dont Nennolina est, à sa manière, une sœur cadette — jusqu'à la « pluie de lys ».
- Lire L'Eucharistie, Présence réelle et Grandir dans l'abandon à Dieu : les deux axes de sa vie intérieure, l'Hostie et le Fiat.
- Lire La vénérable Marthe Robin et Le vénérable Fulton Sheen : deux autres figures de la même série Ignispedia des vénérables du XXᵉ siècle.
- Retenir l'essentiel : la vénérable Antonietta « Nennolina » Meo (1930-1937), petite Romaine morte à six ans et demi d'un cancer des os après l'amputation d'une jambe, laissa plus de cent letterine à Jésus, au Père, à l'Esprit Saint et à la Vierge, où s'exprime une union mystique et une offrande de la souffrance d'une rare profondeur. Déclarée Vénérable par Benoît XVI le 17 décembre 2007, elle pourrait devenir la plus jeune sainte non martyre de l'histoire de l'Église, selon les procédures modernes de canonisation comme l'écrit CNS.[91]
Notes et références
Wikipedia (EN), « Antonietta Meo » : en.wikipedia.org. Notice encyclopédique de référence — naissance le 15 décembre 1930 à Rome, surnom « Nennolina », famille bourgeoise (Michele et Maria Meo, sœur aînée Margherita), ostéosarcome après une blessure au genou, amputation et prothèse, plus de cent lettres à Jésus et à la Vierge, onction des malades en juin 1937, mort le 3 juillet 1937, intérêt de Pie XI, transmission du dossier à la Congrégation pour les causes des saints le 23 mai 1972, transfert du corps à Santa Croce in Gerusalemme (1999), décret d'héroïcité des vertus le 17 décembre 2007 par Benoît XVI, statut de plus jeune personne considérée pour la béatification. Utilisée pour le recoupement des dates et des faits biographiques.
1 8 10 12 16 18 23 25 27 45 68 71 75 77 78 81Santi e Beati, « Venerabile Antonietta (Nennolina) Meo » : santiebeati.it. Fiche hagiographique italienne de référence — origine familiale très pieuse (rosaire et messe quotidiens), école maternelle des sœurs, désir précoce de la première communion, ostéosarcome après une chute, longues et atroces souffrances supportées sans plainte, plus de cent lettres révélant une union mystique extraordinaire, examen des écrits, déclaration de vénérabilité le 17 décembre 2007 par Benoît XVI, perspective de plus jeune sainte non martyre. Utilisée pour les faits biographiques et spirituels.
2 3 9 11 15 17 21 22 28 36 44 60 73 76 79 84 87 90Aleteia (IT), « Nennolina, la bambina mistica e sofferente che scriveva le letterine a Gesù » (15 octobre 2018) : it.aleteia.org. Citations textuelles — première lettre du 15 septembre 1936 (« Caro Gesù, oggi vado a spasso... voglio fare la prima Comunione a Natale »), « Madonnina tu sei buona... », « Io in Paradiso non mi divertirò; voglio lavorare per le anime. Farò scendere una pioggia di gigli » (parole confiée à sa mère le 12 juin 1937) ; présentation de Nennolina comme possible plus jeune sainte non martyre et modèle proposé par Benoît XVI. Utilisé pour ces trois textes en italien (traduits en français dans le corps).
4 24 33 35 39 53 57 59 66 72 85 86 89Catholic News Service (via l'archidiocèse de Baltimore), « Pope advances sainthood cause of 6-year-old Italian girl » (décembre 2007) : archbalt.org. Dépêche d'agence sur l'avancement de la cause par Benoît XVI — si elle était canonisée, Antonietta Meo deviendrait la plus jeune sainte non martyre reconnue selon les procédures modernes. Utilisée pour le décret de 2007 et la perspective du record de précocité.
5 80 88 9130Giorni, Stefania Falasca, « Le lettere di "Nennolina" » : 30giorni.it. Dossier de référence sur les letterine — 105 lettres adressées à Jésus, plus d'autres à la Vierge, à Dieu le Père, à l'Esprit Saint, à sainte Agnès et à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ; lettres d'abord dictées à la mère puis écrites de la main de l'enfant et déposées sous une statue de l'Enfant Jésus ; rôle de la sœur Margherita comme témoin. Citations textuelles des letterine — lettre après la première communion de Noël 1936 (« Caro Gesù eucarestia, sono tanto, proprio tanto contenta... resta sempre, sempre con me »), prière pour les âmes (« Mio buon Gesù, dammi delle anime, dammene tante, te lo chiedo volentieri... »), « senza la tua grazia nulla posso fare ». Utilisé pour le nombre et les destinataires des lettres, le mode de rédaction et ces trois citations en italien (traduites en français dans le corps) ; Stefania Falasca a édité Le lettere di Nennolina (San Paolo).
6 13 26 34 37 41 46 47 48 50 55BastaBugie, « Antonietta Meo, testimone di Gesù crocifisso a 6 anni » : bastabugie.it. Article biographique italien — phrase célèbre sur la souffrance « Il dolore è come la stoffa, più è forte più vale », patience devant l'amputation et les soins, offrande de la douleur pour les pécheurs et les âmes du purgatoire, dépôt des lettres sous une image sainte. Utilisé pour la citation sur la souffrance et l'esprit d'oblation.
7 19 29 30 32 38 62 64 74La Gioia della Preghiera, « Letterine di Antonietta Meo, detta "Nennolina" » (novembre 2017) : lagioiadellapreghiera.it. Recueil de letterine et de dates — baptême à Santa Croce in Gerusalemme le jour des Saints Innocents, confirmation le 19 mai 1937, lettres au Père (« Caro Dio Padre, che bel nome: Padre! »), à l'Esprit Saint (« Tu sei l'amore che unisce il Padre al Figlio »), à Jésus (« Ogni passo che faccio sia una parolina d'amore »), désir des âmes (« Dammi anime, io ti do il cuore »), conservation des écrits et du corps à Santa Croce in Gerusalemme. Utilisé pour les citations trinitaires et certaines dates.
14 42 49 51 52 56 61 63 65 67 70 82uCatholic, « The Remarkable Faith of Antonietta Meo: The Youngest Confessor on the Path to Sainthood » : ucatholic.com. Article anglophone — récit du dialogue avec son père sur la douleur (« the pain is like fabric, the stronger it is, the more value it has »), désir précoce de la communion, intérêt de Pie XI qui envoie un émissaire demander ses prières, conservation des écrits à Santa Croce in Gerusalemme. Utilisé pour le contexte du mot sur la souffrance et l'épisode de Pie XI.
20 31 69Association Antonietta Meo (site officiel de la cause), « Le letterine di Nennolina » : antoniettameo.it. Publication en ligne des letterine numérotées — letterina n. 1 (15 septembre 1936, la première) et letterina n. 3 (18 septembre 1936, à la Madonnina), textes conformes aux citations. Utilisée pour les numéros de lettres vérifiés.
40 54Antonietta Meo, Le lettere di Nennolina, édition et présentation par Stefania Falasca, San Paolo Edizioni (coll. Narrativa moderna), ISBN 978-88-215-4240-4. Édition de référence rassemblant les letterine d'Antonietta Meo — source publiée du corpus des lettres exploité dans cet article.
43Archives du Carmel de Lisieux, Dernières paroles — Carnet jaune : entrée du 9 juin 1897 §3 — à sœur Marie du Sacré-Cœur qui lui disait « Quelle peine nous aurons quand vous nous quitterez ! » : « Oh ! non, vous verrez, ce sera comme une pluie de roses » ; entrée du 17 juillet 1897 — « [...] Oui, je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre ». Textes conformes aux deux citations du corps.
58L'Osservatore Romano, « What does Nennolina tell us about? » (4 mai 2024) : osservatoreromano.va. Reportage du journal du Vatican sur la basilique Santa Croce in Gerusalemme — Nennolina, déclarée vénérable en 2007, y est inhumée et une salle entière est consacrée à ses reliques. Utilisé pour la sépulture et la conservation des reliques à Santa Croce.
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