Bienheureux Fulton Sheen (1895-1979)

Le bienheureux Fulton Sheen (1895-1979), philosophe de Louvain devenu évêque, fut le premier grand évangélisateur catholique des médias de masse : sa radio The Catholic Hour et sa télévision Life Is Worth Living touchèrent des millions d'Américains. Mais le secret de cet apôtre des écrans fut son Heure sainte quotidienne, tenue soixante ans durant. Déclaré vénérable en 2012, il a été béatifié le 24 septembre 2026.

Ignispedia

Le bienheureux Fulton John Sheen (1895-1979) est l'une des figures catholiques les plus célèbres du XXᵉ siècle américain : philosophe formé à Louvain, prêtre, évêque, et surtout prédicateur de génie qui sut faire passer la foi catholique sur les ondes de la radio puis sur les écrans de télévision, à une époque où le catholicisme américain cherchait sa voix dans la culture moderne.[1][2] Son émission Life Is Worth Living (« La vie vaut la peine d'être vécue ») rassembla jusqu'à trente millions de téléspectateurs chaque semaine et lui valut, en 1952, un Emmy Award que ne reçut jamais aucun autre évêque.[3][4]

Mais derrière l'orateur célèbre se cachait un homme de prière acharnée. Le jour de son ordination, en 1919, Sheen fit la promesse de passer une Heure sainte chaque jour devant le Saint-Sacrement ; il la tint soixante ans durant, jusqu'à sa mort.[5][6] C'est de cette heure d'adoration silencieuse, affirmait-il, que naissaient toutes ses idées de sermons, de livres et d'émissions. L'apôtre des médias était d'abord un adorateur.

Mort le 9 décembre 1979, Sheen a laissé une œuvre écrite immense — environ soixante-treize livres —, des milliers de convertis, et le souvenir d'un évêque qui prit au sérieux la nouvelle culture de l'image sans jamais sacrifier la profondeur de la doctrine.[7][8] L'Église a reconnu l'héroïcité de ses vertus le 28 juin 2012, et il a été béatifié le 24 septembre 2026 à Saint-Louis (Missouri).[9][10][11] Cet article appartient à la série Ignispedia consacrée aux bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu.

L'enfant de l'Illinois

Naissance à El Paso (1895)

Fulton Sheen naît le 8 mai 1895 à El Paso, petite ville de l'Illinois, dans une famille d'immigrés irlandais.[12][13] On le baptise Peter John Sheen ; il est l'aîné de quatre fils de Newton et Delia Sheen, dont les familles étaient originaires de Croghan, dans le comté de Roscommon, en Irlande.[14] Très tôt, l'enfant adopte le nom de jeune fille de sa mère, Fulton, qui deviendra son nom public — au point d'éclipser presque son prénom de baptême.

La famille s'installe à Peoria, où le jeune Fulton sert la messe à la cathédrale Sainte-Marie. Une scène rapportée par lui-même eut une portée prophétique : enfant de chœur, il laissa tomber l'encensoir aux pieds de l'évêque John Lancaster Spalding, qui lui glissa qu'un jour il étudierait à Louvain et deviendrait à son tour évêque.[15]

Une famille croyante et travailleuse

Les Sheen étaient des fermiers et commerçants catholiques, durs à la tâche et fidèles à la pratique religieuse. Cette ascendance irlandaise, marquée par la mémoire des persécutions et par un attachement viscéral à la foi, façonna chez Fulton un catholicisme à la fois populaire et combatif, capable plus tard de parler aussi bien à l'ouvrier qu'au professeur d'université.

Premières études et vocation

Brillant élève, Sheen fréquente le St. Viator College de Bourbonnais (Illinois), où il obtient sa licence puis sa maîtrise, avant d'entrer au séminaire Saint-Paul dans le Minnesota.[16][17] Sa vocation sacerdotale, mûrie dès l'enfance, se double d'un appétit intellectuel exceptionnel : il veut comprendre la philosophie de son temps pour mieux y répondre en chrétien.

Le philosophe de Louvain

Catholic University of America et Louvain

Infographie originale Ignispedia créée par IA

Après son ordination, Sheen poursuit des études supérieures à la Catholic University of America de Washington, puis traverse l'Atlantique pour rejoindre l'Université catholique de Louvain, en Belgique, alors l'un des grands foyers du renouveau thomiste.[18][19] Il y obtient en 1923 un doctorat en philosophie, puis complète sa formation à Rome, à l'Angelicum (l'actuelle Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin).[20]

Le prix Cardinal Mercier (1923)

À Louvain, Sheen devient le premier Américain à remporter le prestigieux prix Cardinal Mercier de philosophie internationale, pour sa thèse intitulée L'esprit de la philosophie contemporaine et le Dieu fini.[21][22] Cette distinction le place d'emblée parmi les penseurs catholiques de premier plan : il a saisi, mieux que beaucoup, que la crise spirituelle de l'Occident moderne était d'abord une crise de la pensée sur Dieu.

Pour Sheen, le drame de l'homme moderne tenait moins à un excès de pensée qu'à la perte de la méditation : la crise spirituelle de l'Occident était d'abord une crise de la pensée sur Dieu.

Ordination et le vœu de l'Heure sainte (1919)

Sheen est ordonné prêtre le 20 septembre 1919 à la cathédrale Sainte-Marie de Peoria.[23] Ce jour-là, il prend une décision qui orientera toute sa vie : promettre de passer chaque jour une Heure sainte d'adoration devant le Saint-Sacrement.[24][25] Il y voyait la source secrète de toute fécondité apostolique — une discipline qu'il tiendra fidèlement pendant soixante ans, et qu'il transmettra avec insistance aux prêtres du monde entier.

La voix de l'Amérique catholique

The Catholic Hour à la radio (1930-1950)

Infographie originale Ignispedia créée par IA

De 1928 à 1950, Sheen enseigne la philosophie et la théologie à la Catholic University of America.[26] Mais c'est à la radio qu'il trouve sa vocation de communicateur de masse. À partir de 1930, il anime sur le réseau NBC l'émission hebdomadaire The Catholic Hour.[27][28] En vingt ans, l'audience atteint quatre millions d'auditeurs par semaine ; en 1946, il reçoit jusqu'à plusieurs milliers de lettres chaque semaine.[29] Pour des millions d'Américains non catholiques, cette voix posée et lumineuse fut le premier contact sérieux avec la foi de Rome.

Life Is Worth Living à la télévision (1952-1957)

Le 12 février 1952, Sheen passe au nouveau média qui va bouleverser le siècle : la télévision. Son émission Life Is Worth Living, diffusée d'abord sur le réseau DuMont, le montre seul en scène, en habit épiscopal, devant un simple tableau noir, sans notes apparentes, traitant en une demi-heure de sujets aussi vastes que la souffrance, l'amour, la psychologie, le communisme ou la mort.[30][31] L'audience grimpe jusqu'à trente millions de téléspectateurs par semaine — un chiffre vertigineux pour une émission ouvertement religieuse, programmée face aux plus grandes vedettes du divertissement.[32]

Comme le disait le titre même de l'émission, l'enjeu n'était pas seulement de gagner sa vie, mais de mener une vie qui vaille la peine d'être vécue.

Le magazine Time le qualifia de « premier télévangéliste », bien avant que le mot ne désigne les prédicateurs protestants des décennies suivantes.[33][34] Sheen comprit, le premier parmi les évêques, que l'image allait devenir le langage du monde moderne, et qu'il fallait l'évangéliser au lieu de la fuir.

L'Emmy Award et le mot célèbre (1952)

En 1952, Sheen reçoit l'Emmy Award de la personnalité télévisée la plus remarquable, devançant des stars consacrées du petit écran.[35][36] En montant chercher son prix, il prononça l'un de ses traits d'humour restés légendaires :

« Je crois qu'il est temps que je rende hommage à mes quatre auteurs : Matthieu, Marc, Luc et Jean. » — Fulton Sheen, en recevant l'Emmy Award (1952)[37]

Sous la plaisanterie perçait toute sa conviction : sa parole n'était jamais la sienne, mais celle de l'Évangile rendue audible à un public moderne.

Le faiseur de convertis

Une méthode patiente d'instruction

Infographie originale Ignispedia créée par IA

Au-delà des foules, Sheen excellait dans l'accompagnement personnel vers la foi. Il consacrait en moyenne vingt-cinq heures d'instruction à chaque candidat au baptême, refusant toute conversion superficielle.[38] Sa pédagogie partait des questions réelles de l'interlocuteur — le doute, la souffrance, le sens de la vie — pour le conduire pas à pas jusqu'au Christ et à son Église.

« Tant que les âmes ne sont pas sauvées, rien n'est sauvé ; il ne peut y avoir de paix dans le monde sans paix dans les âmes. » — Fulton Sheen, Peace of Soul (1949), ch. 1, p. 1[39]

Des conversions retentissantes

Plusieurs personnalités de premier plan de la vie américaine reçurent le baptême ou l'entrée dans l'Église catholique de ses mains. Les biographies citent notamment :[40][41]

ConvertiNotoriétéParticularité
Clare Boothe LuceFemme politique, dramaturge, future ambassadriceL'une de ses conversions les plus célèbres
Louis F. BudenzAncien rédacteur en chef du Daily Worker communisteRetour spectaculaire du marxisme à la foi
Bella DoddMilitante et organisatrice communisteQuitte le Parti pour l'Église
Heywood BrounJournaliste influentConverti en fin de vie
Fritz KreislerVioloniste virtuose de réputation mondialeGrande figure de la musique
Henry Ford IIIndustriel de l'automobileHéritier de l'empire Ford
Jo MielzinerDécorateur de théâtre de BroadwayArtiste reconnu

Le cas de Louis Budenz et de Bella Dodd, anciens cadres communistes, frappa particulièrement l'opinion : l'évêque qui dénonçait sans relâche le matérialisme athée du marxisme savait aussi accueillir ceux qui en sortaient.

L'évêque missionnaire

Directeur de la Propagation de la Foi (1950-1966)

Fulton Sheen en 1956. ABC Radio, Wikimedia Commons, domaine public aux États-Unis.

En 1950, Sheen est nommé directeur national pour les États-Unis de l'Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi, charge qu'il occupera seize ans.[42][43] Il met sa célébrité au service des missions : il aurait reversé environ dix millions de dollars de ses revenus télévisés à l'œuvre missionnaire.[44] Pour lui, la mondialisation des médias devait servir la catholicité de l'Église — porter l'Évangile jusqu'aux périphéries les plus pauvres.

Évêque auxiliaire de New York (1951)

Le 11 juin 1951, Sheen est sacré évêque à Rome, dans la basilique des Saints-Jean-et-Paul, et nommé auxiliaire de l'archidiocèse de New York, avec le titre épiscopal de Caesariana.[45][46] Au sommet de sa gloire médiatique, il joint désormais la charge pastorale d'un prince de l'Église dans la plus grande métropole du pays.

Le conflit avec le cardinal Spellman

La carrière de Sheen connut une épreuve douloureuse : son conflit avec le cardinal Francis Spellman, archevêque de New York et l'un des prélats les plus puissants des États-Unis.[47] À la fin des années 1950, un différend financier les opposa au sujet de fonds destinés aux missions : Spellman réclamait que Sheen rembourse à l'archidiocèse la valeur de denrées (du lait en poudre fourni par le gouvernement) destinées aux pauvres. Sheen refusa et fit appel au pape Pie XII, qui lui donna raison.[48]

L'affaire eut un prix. Sheen fut progressivement écarté de la télévision et marginalisé dans les cercles cléricaux new-yorkais. La tradition rapporte une menace que Spellman lui aurait adressée — « Je me vengerai. Cela prendra peut-être six mois ou dix ans, mais tout le monde saura qui vous êtes ».[49] Sheen porta cette épreuve sans amertume publique, dans l'esprit de la Croix qu'il prêchait.

Évêque de Rochester (1966-1969) et Vatican II

En 1966, Sheen est nommé évêque de Rochester (État de New York), où il s'efforce d'appliquer les réformes du concile Vatican II, auquel il avait participé aux quatre sessions (1962-1965).[50][51] Son épiscopat à Rochester, marqué par des initiatives audacieuses, se révéla difficile ; il se retire en 1969, à soixante-quatorze ans.

Archevêque titulaire de Newport (1969-1979)

À sa démission de Rochester, le pape Paul VI lui confère le titre honorifique d'archevêque titulaire de Newport (au pays de Galles).[52][53] Délivré des charges administratives, Sheen consacre ses dernières années à la prédication, aux retraites de prêtres et à l'écriture, retrouvant pleinement sa vocation première d'apôtre de la parole.

Une spiritualité eucharistique

L'Heure sainte quotidienne, soixante ans durant

Infographie originale Ignispedia créée par IA

Le cœur de la vie spirituelle de Sheen fut son Heure sainte quotidienne — une heure entière, chaque jour, en adoration devant le Saint-Sacrement.[54][55] Il y voyait la condition même de la fécondité d'un prêtre :

« L'Heure sainte doit être un rendez-vous quotidien, car nos croix sont quotidiennes, non hebdomadaires. » — Fulton Sheen, The Priest Is Not His Own[56]

Il refusait d'y voir une dévotion accessoire ; pour lui, l'amour ne se mesure pas en visites espacées :

« Quelle mère se contente de voir son enfant une fois par semaine ? quelle épouse, son mari ? L'amour n'est pas intermittent. Des remèdes pris une fois par semaine ne donnent que peu de forces. » — Fulton Sheen, The Priest Is Not His Own[57]

Sheen attribuait à cette heure d'adoration toutes ses idées de conférences, de sermons et de livres : ce n'était pas un orateur qui priait, mais un adorateur qui parlait.[58][59]

Le prêtre, hostie et victime

Sa théologie du sacerdoce était profondément sacrificielle : le prêtre, disait-il, ne s'appartient pas (The Priest Is Not His Own) ; il est appelé à s'offrir avec le Christ, à devenir lui-même hostie. Cette intuition, voisine de la spiritualité des âmes victimes, irrigue toute son œuvre. Sur l'Eucharistie et sur la messe comme sacrifice, il rejoignait la plus pure tradition catholique.

La Croix, clé de toute vie

Prédicateur de l'espérance, Sheen n'a jamais caché que le chemin du bonheur passe par la Croix. L'une de ses formules les plus citées condense toute sa vision de la souffrance :

« S'il n'y a pas de Vendredi saint dans notre vie, il n'y aura jamais de dimanche de Pâques. » — Fulton Sheen, The Life of All Living: The Philosophy of Life (1929), ch. « The Second Law of Life — Mortification », p. 148[60]

Il enseignait que la souffrance acceptée et offerte n'est pas un gaspillage, mais une monnaie de rédemption — la voie par laquelle l'amour devient fécond.

Dévotion mariale

Sheen fut un grand dévot de la Vierge Marie. Sa devise épiscopale, Da per matrem me venire (« Fais que par la Mère je vienne à toi »), tirée du Stabat Mater, dit assez la place de Marie dans sa vie intérieure.[61] Il lui consacra plusieurs ouvrages, notamment The World's First Love (« Le premier amour du monde »), où il présente la Vierge comme la réponse de Dieu à la confusion du monde moderne sur l'amour et la pureté.

La mort et la cause de canonisation

La mort le 9 décembre 1979

Fulton Sheen meurt le 9 décembre 1979 à New York, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans ; on le trouva, selon la tradition, dans sa chapelle privée, devant le Saint-Sacrement qu'il avait adoré toute sa vie.[62][63] Quelques mois plus tôt, lors d'une rencontre publique, le pape Jean-Paul II l'avait embrassé et lui avait dit : « Vous avez écrit et parlé bien de Notre Seigneur Jésus-Christ ; vous êtes un fils loyal de l'Église. »[64] Son autobiographie, Treasure in Clay (« Trésor dans des vases d'argile »), parut à titre posthume en 1980.[65]

Serviteur de Dieu, puis Vénérable (2012)

Infographie originale Ignispedia créée par IA

La cause de canonisation de Sheen fut officiellement ouverte à Peoria : il reçut le titre de Serviteur de Dieu (enquête diocésaine ouverte le 29 septembre 2003, close le 17 octobre 2008).[66][67] Le 28 juin 2012, le pape Benoît XVI promulgua le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, faisant de lui un Vénérable — l'étape qui partage cette série Ignispedia avec tant d'autres vénérables et serviteurs de Dieu.[68][69]

Sheen aimait rappeler que le bien accompli dans le secret n'est jamais perdu : Dieu le voit, et cela suffit.

Le miracle de James Fulton Engstrom et la béatification (2026)

Le 5 juillet 2019, le pape François approuva un miracle attribué à l'intercession de Sheen : la guérison inexpliquée d'un nourrisson, James Fulton Engstrom, né apparemment sans vie en septembre 2010 et revenu à la vie après que ses parents eurent prié le vénérable.[70][71] La béatification, un temps annoncée pour décembre 2019, fut reportée à la suite de réserves soulevées par le diocèse de Rochester sur la gestion ancienne d'un dossier disciplinaire — réserves auxquelles le diocèse de Peoria a répondu en rappelant que la décision contestée relevait du successeur de Sheen.[72] La béatification a été célébrée le 24 septembre 2026 au Dôme de l'America's Center à Saint-Louis (Missouri), devant une foule de fidèles : le cardinal Luis Antonio Tagle y a lu la lettre apostolique du pape Léon XIV proclamant Sheen bienheureux.[73]

Le transfert des restes à Peoria (2019)

Inhumé en 1979 dans la crypte de la cathédrale Saint-Patrick de New York, le corps de Sheen fut, après une longue procédure judiciaire entre les diocèses de New York et de Peoria, transféré le 27 juin 2019 à la cathédrale Sainte-Marie de Peoria, la ville de son enfance et de son ordination, où sa cause est portée.[74]

Étape de la causeDateActeur
Ouverture de l'enquête diocésaine (Serviteur de Dieu)29 septembre 2003Diocèse de Peoria
Clôture de l'enquête diocésaine17 octobre 2008Diocèse de Peoria
Décret de vertus héroïques (Vénérable)28 juin 2012Pape Benoît XVI
Approbation du miracle5 juillet 2019Pape François
Transfert des restes à Peoria27 juin 2019Diocèses de New York et Peoria
Béatification24 septembre 2026 (célébrée)Saint-Louis, Missouri

Pour aller plus loin

  • Approfondir L'adoration eucharistique : le cœur de la spiritualité de Sheen, lui qui fit une Heure sainte quotidienne pendant soixante ans.
  • Lire Comment grandir dans l'adoration eucharistique : la pratique que Sheen recommandait à tout prêtre et tout fidèle.
  • Lire La Présence réelle eucharistique : la doctrine catholique sur le Saint-Sacrement que Sheen adorait chaque jour.
  • Lire La souffrance et la volonté de Dieu : « S'il n'y a pas de Vendredi saint dans notre vie, il n'y aura jamais de dimanche de Pâques. »
  • Lire Le concile Vatican II (1962-1965) : le concile auquel Sheen participa aux quatre sessions.
  • Retenir l'essentiel : le bienheureux Fulton Sheen, philosophe de Louvain et prince de la prédication, fut le premier évangélisateur catholique des médias de masse — radio puis télévision —, faisant entrer la foi dans des millions de foyers américains. Mais le secret de son rayonnement fut son Heure sainte quotidienne : l'apôtre des écrans était d'abord un adorateur du Saint-Sacrement. Déclaré vénérable en 2012, il a été béatifié le 24 septembre 2026.

Notes et références

  1. Wikipedia (EN), « Fulton J. Sheen » : en.wikipedia.org. Article encyclopédique de référence — naissance le 8 mai 1895 à El Paso (Illinois) sous le nom de Peter John Sheen, famille irlandaise de Croghan (Roscommon), études à St. Viator College, séminaire Saint-Paul, Catholic University of America, Louvain (doctorat 1923) et Angelicum, premier Américain lauréat du prix Cardinal Mercier (1923), ordination le 20 septembre 1919, The Catholic Hour (NBC, 1930-1950), Life Is Worth Living (1952-1957), Emmy 1952 et mot sur les « quatre auteurs », directeur de la Propagation de la Foi (1950-1966), évêque auxiliaire de New York (sacre du 11 juin 1951), conflit avec le cardinal Spellman, évêque de Rochester (1966-1969), archevêque titulaire de Newport (1969), 73 livres, conversions célèbres, mort le 9 décembre 1979, transfert des restes à Peoria le 27 juin 2019, vénérable (28 juin 2012), miracle approuvé le 5 juillet 2019, report de la béatification. Utilisé pour le recoupement des dates et des faits.

    1 7 12 14 15 16 18 20 21 23 26 27 37 38 40 42 44 45 47 48 49 51 52 62 64 70 72 74
  2. Wikipédia (FR), « Fulton John Sheen » : fr.wikipedia.org. Notice francophone — nom de naissance Peter John Sheen, naissance le 8 mai 1895 à El Paso, mort le 9 décembre 1979 à New York, études à Louvain et prix Cardinal Mercier, agrégé de philosophie, The Catholic Hour (4 millions d'auditeurs), Life Is Worth Living (audiences jusqu'à 30 millions), Emmy 1952, « premier télévangéliste » (Time), évêque auxiliaire de New York (1951-1966), évêque de Rochester (1966-1969), archevêque titulaire de Newport, participation aux quatre sessions de Vatican II, décret de vertus héroïques du 28 juin 2012, miracle reconnu en 2019, béatification célébrée le 24 septembre 2026 à Saint-Louis. Utilisé pour les chiffres d'audience, la devise et les dates de la cause.

    2 3 11 13 17 19 22 28 29 30 32 33 35 43 46 50 53 61 63 66 68
  3. Time Magazine (1952), reportages sur Fulton Sheen et Life Is Worth Living, cités et résumés par les articles encyclopédiques (Wikipedia EN/FR). Source pour le qualificatif de « premier télévangéliste », l'Emmy de 1952, les chiffres d'audience et la liste des conversions célèbres (Clare Boothe Luce, Louis Budenz, Heywood Broun, Fritz Kreisler, Henry Ford II, Bella Dodd, Jo Mielziner).

    4 31 34 36 41
  4. Apostolate of Eucharistic Adoration / perpetualeucharisticadoration.com, « Daily Holy Hour and Archbishop Fulton J. Sheen » : perpetualeucharisticadoration.com. Source sur la pratique : promesse faite à son ordination de faire une Heure sainte quotidienne devant le Saint-Sacrement, tenue pendant les soixante ans de son sacerdoce ; conviction que toute bonne idée de conférence, de sermon ou de livre naissait de cette heure d'adoration ; exhortation aux prêtres à « faire l'Heure sainte ».

    5 24 54 58
  5. Church Life Journal (University of Notre Dame), « Abp. Fulton Sheen's Eucharistic Spirituality » : churchlifejournal.nd.edu. Étude citant à la page exacte l'ouvrage de Sheen The Priest Is Not His Own — « The Holy Hour should be a daily event because our crosses are daily, not weekly » (p. 247) ; « What mother is content to see her child once a week; what wife, her husband? Love is not intermittent... » (p. 244) ; « It is best to kneel during the Hour... » (p. 244) ; « The Holy Hour is not an official prayer; it is personal » (p. 240). Source des citations sur l'Heure sainte traduites en français dans le corps.

    6 25 55 56 57 59
  6. Cause officielle de canonisation — Archbishop Fulton J. Sheen / celebratesheen.com : celebratesheen.com. Site officiel de la cause et de la béatification — confirme la messe de béatification (24 septembre 2026 à Saint-Louis, Missouri), le pèlerinage de béatification (15-26 septembre 2026 entre Peoria et Saint-Louis), et les étapes de la cause (Serviteur de Dieu, Vénérable en 2012, miracle de James Fulton Engstrom approuvé en 2019).

    8 9 67 69 71
  7. National Catholic Register / CNA, suivi en direct de la béatification : ncregister.com. Messe du 24 septembre 2026 au Dôme de l'America's Center à Saint-Louis — le cardinal Luis Antonio Tagle y lit la lettre apostolique du pape Léon XIV proclamant Sheen bienheureux. Confirmé par EWTN Vatican (ewtnvatican.com : messe à 14 h, heure de Saint-Louis) et St. Louis Public Radio (wcbe.org, 24 septembre 2026).

    10 73
  8. Wikiquote (EN), « Fulton J. Sheen » : en.wikiquote.org. Recueil de citations sourcées par ouvrage — « Unless there is a Good Friday in our lives, there will never be an Easter Sunday » (The Life of All Living: The Philosophy of Life, 1929 — ch. « The Second Law of Life — Mortification », p. 148, confirmé par le texte intégral sur archive.org) ; « Unless souls are saved, nothing is saved; there can be no world peace unless there is soul peace » (Peace of Soul, 1949 — ch. 1, « Frustration », p. 1, paragraphe d'ouverture, confirmé par le texte intégral sur archive.org). Les citations sont traduites en français dans le corps.

    39 60
  9. Fulton J. Sheen, Treasure in Clay: The Autobiography of Fulton J. Sheen, Doubleday, 1980 (autobiographie posthume). Source pour la vie intérieure, la place de l'Heure sainte, la dévotion mariale et la conception sacrificielle du sacerdoce.

    65