Sainte Marianne Cope — née Barbara Koob (1838-1918), connue dans l'histoire de l'Église sous le nom de Mère Marianne de Molokai — est une religieuse franciscaine germano-américaine qui consacra les trente-cinq dernières années de sa vie aux malades de la lèpre du royaume d'Hawaï. Partie d'une filature d'Utica, dans l'État de New York, devenue pionnière hospitalière puis supérieure de sa congrégation, elle accepta en 1883 un appel que plus de cinquante communautés religieuses avaient déjà refusé : aller soigner, à l'autre bout du Pacifique, les exclus qu'aucun gouvernement ne savait plus comment traiter.[1][2][3]
Sur l'île de Molokai, dans la presqu'île-prison de Kalaupapa, elle rejoignit l'œuvre du futur saint Damien de Veuster, le veilla à sa mort et reprit sa charge. À ceux que la maladie défigurait et que la société tenait pour morts, elle apporta non seulement des soins, mais de la propreté, de la beauté et de la joie : robes colorées pour les jeunes filles, jardins, maisons tenues avec un soin franciscain. Aucune des sœurs qui travaillèrent à ses côtés ne contracta jamais la lèpre — fait constant que sa confiance avait pour ainsi dire annoncé.[4][5][6]
Le présent article traite de la femme et de la sainte : ses origines allemandes, sa vocation tardive, son rôle de pionnière dans les premiers hôpitaux de l'État de New York, l'appel d'Hawaï, l'œuvre de Kalaupapa, sa collaboration avec saint Damien, sa spiritualité franciscaine du service, enfin sa mort, sa béatification et sa canonisation par Benoît XVI en 2012, le même jour que sainte Kateri Tekakwitha. Pour la presqu'île de Kalaupapa et l'œuvre de saint Damien, on renverra aux articles dédiés ; ici, c'est la personne qui est au centre.[7][8]
De Heppenheim à Utica : une enfant d'immigrés allemands (1838-1862)
Naissance à Heppenheim
Barbara Koob naît le 23 janvier 1838 à Heppenheim, petite ville du Grand-Duché de Hesse-Darmstadt, en Allemagne. Elle est l'enfant de Peter Koob et de Barbara Witzenbacher, modestes cultivateurs d'une famille nombreuse.[9][10] Le nom de famille, Koob, sera bientôt anglicisé en Cope dans les registres américains — c'est sous cette graphie qu'elle entrera dans l'histoire.[11]
L'émigration et l'usine d'Utica
Vers 1839, alors que Barbara n'a guère plus d'un an, la famille Koob émigre aux États-Unis et s'établit à Utica, dans l'État de New York, au sein de la communauté catholique germanophone de la paroisse Saint-Joseph.[12][13] Benoît XVI le rappellera dans son homélie de canonisation : Marianne n'avait « qu'un an quand elle fut emmenée aux États-Unis ».[14]
L'enfant fréquente l'école paroissiale, y reçoit sa première communion et sa confirmation, mais doit quitter l'école lorsque la santé de son père décline. Pendant plusieurs années, elle travaille en filature pour soutenir les siens — expérience d'une jeunesse ouvrière qui marquera sa proximité concrète avec les pauvres et les malades.[15][16] La famille est naturalisée américaine dans les années 1850.[17]
La longue attente de la vocation
Barbara se sait appelée à la vie religieuse dès l'adolescence, mais elle diffère son entrée pour ne pas abandonner ses parents et ses frères et sœurs dans le besoin. Ce n'est qu'après la mort de son père, en 1862, que la voie se libère.[18][19] Cette longue patience — plusieurs années d'usine au service de sa famille avant de pouvoir se donner à Dieu — n'est pas un simple retard biographique : elle annonce déjà la sainte du devoir tenu jusqu'au bout, qui ne se dérobera jamais à une charge plus lourde que la précédente.
Sœur Marianne, pionnière hospitalière de l'État de New York (1862-1883)
Entrée chez les Franciscaines de Syracuse
En 1862, Barbara Koob entre au noviciat des Sœurs du Tiers-Ordre régulier de Saint-François à Syracuse, dans l'État de New York — une jeune congrégation issue de l'immigration catholique allemande.[20][21] Elle reçoit le nom de sœur Marianne et prononce ses vœux en novembre 1863.[22] L'esprit franciscain — pauvreté, joie, service des plus petits — sera la clé de toute sa vie.
Éducatrice et administratrice
Les premières années de sœur Marianne se passent dans l'enseignement : maîtresse, puis directrice d'écoles paroissiales desservant les familles d'immigrés allemands. Très tôt remarquée pour son sens de l'organisation, elle entre dès 1870 au conseil de gouvernement de sa congrégation.[23][24] Mais c'est dans un autre domaine qu'elle va devenir une pionnière : l'hôpital.
Les premiers hôpitaux et le soin de tous
Sœur Marianne participe à la fondation et à la direction de deux des premiers hôpitaux catholiques du centre de l'État de New York : le St. Elizabeth Hospital d'Utica et le St. Joseph's Hospital de Syracuse, dont elle devient supérieure.[25][26] Ces établissements sont parmi les premiers hôpitaux généraux de la région à accueillir tous les malades sans distinction de race ni de croyance, y compris les marginaux, les alcooliques et les patients que d'autres refusaient.[27][28]
« La charité du bien ne connaît aucune croyance et n'est confinée à aucun lieu. » — Mère Marianne Cope, écrite dès 1870[29]
Administratrice audacieuse, elle négocie avec le collège de médecine voisin l'accueil d'étudiants en clinique — mais en posant une condition d'avant-garde : le droit pour le patient de refuser d'être examiné par les étudiants, c'est-à-dire de ne pas être réduit à un cas d'étude.[30] Dans l'Amérique des années 1870, c'est l'une des premières affirmations documentées du droit du malade sur son propre corps. En 1877, sœur Marianne est élue supérieure provinciale de sa congrégation.[31][32]
L'appel d'Hawaï : « J'ai faim de ce travail » (1883)
Un royaume face à la lèpre
Dans les îles Hawaï, alors royaume indépendant, la lèpre (maladie de Hansen) s'est répandue à partir du milieu du XIXᵉ siècle. Le gouvernement a répondu par une politique d'isolement forcé : les malades sont arrachés à leur famille et déportés sur la presqu'île de Kalaupapa, à Molokai, véritable colonie-prison. Les structures de soin manquent cruellement de personnel.[33][34]
Cinquante refus, une acceptation
En 1883, un envoyé du gouvernement hawaïen, sous le règne du roi Kalākaua, parcourt l'Amérique du Nord et l'Europe pour trouver des religieuses prêtes à venir soigner les lépreux. Plus de cinquante congrégations refusent.[35][36] Lorsque la demande parvient à Syracuse, la réponse de Mère Marianne est immédiate et brûlante :
« J'ai faim de ce travail, et je souhaite de tout mon cœur être l'une des élues à qui reviendra le privilège de se sacrifier pour le salut des âmes de ces pauvres insulaires. […] Je n'ai peur d'aucune maladie ; ce serait donc ma plus grande joie de servir même les "lépreux" abandonnés. » — Mère Marianne Cope, 1883[37][38]
Là où cinquante communautés ont vu un danger, elle voit un privilège. La phrase dit tout de sa liberté intérieure : elle ne se résigne pas à partir, elle a faim d'aller là où personne ne veut aller.
Le départ des sept franciscaines
Le 22 octobre 1883, Mère Marianne quitte Syracuse avec six sœurs : en train jusqu'à San Francisco, puis embarquement sur le SS Mariposa jusqu'à Honolulu, où elles arrivent le 8 novembre 1883.[39][40][41] Elle pense d'abord organiser le travail puis revenir ; en réalité, elle ne reverra jamais le continent. Ce départ, comme tant d'autres gestes de sa vie, est un don sans retour.
Honolulu, Maui, Oahu : remettre de l'ordre et de la dignité (1883-1888)
Le Kakaako Branch Hospital
À leur arrivée, les sœurs prennent en charge le Kakaʻako Branch Hospital, sur l'île d'Oahu, hôpital de réception et de triage où l'on regroupe les malades avant leur déportation à Molokai. Mère Marianne y trouve la saleté, le désordre et la brutalité. Elle impose méthodiquement l'hygiène, la propreté et le respect : pansements changés, draps lavés, malades traités en personnes et non en bétail.[42][43]
Elle affronte aussi un administrateur gouvernemental qui maltraite les malades et obtient, en menaçant de repartir avec ses sœurs, son renvoi. Pour son œuvre, le roi Kalākaua la décore de la croix de l'Ordre royal de Kapiolani.[44]
Malulani et la Kapiolani Home
L'action de Mère Marianne ne se limite pas à un seul hôpital. En 1884, elle contribue à fonder le Malulani Hospital, premier hôpital général de l'île de Maui.[45] En 1885, elle ouvre à Oahu la Kapiolani Home, un foyer destiné aux filles saines de parents lépreux — ces enfants menacés d'abandon que personne ne voulait recueillir.[46][47] Là encore, sa logique est constante : aller vers ceux que la maladie a rendus invisibles, malades ou proches de malades.
Affronter l'administration
Ces années révèlent une autre facette de la sainte : non seulement la douceur de la garde-malade, mais la fermeté de l'administratrice capable de tenir tête au pouvoir civil pour défendre les faibles. Mère Marianne n'est pas une simple infirmière dévouée ; c'est une organisatrice qui réforme des institutions entières, impose des standards de soin et refuse les compromis qui sacrifieraient la dignité des malades.
Kalaupapa, Molokai : au bout du monde avec les lépreux (1888-1918)
La presqu'île-prison
La presqu'île de Kalaupapa, à Molokai, est isolée du reste de l'île par une falaise abrupte de plusieurs centaines de mètres. C'est là que le royaume déporte définitivement les lépreux : un lieu d'où l'on ne revient pas, coupé du monde. En novembre 1888, Mère Marianne s'y installe pour prendre la direction d'un nouveau foyer destiné aux femmes et aux jeunes filles. En passant la falaise, elle met « fin à tout contact avec le monde extérieur ».[48][49]
Saint Damien : la collaboration et la veille du mourant
À Molokai œuvre depuis 1873 un prêtre des Sacrés-Cœurs de Picpus, le futur saint Damien de Veuster, déjà célèbre pour son dévouement total aux lépreux — et déjà atteint lui-même de la lèpre. Mère Marianne collabore avec lui, soutient son œuvre, puis le soigne durant ses derniers mois et le veille jusqu'à sa mort, le 15 avril 1889.[50][51]
« Là, elle veilla sur le Père Damien, déjà célèbre pour son œuvre héroïque parmi les lépreux ; elle le soigna jusqu'à sa mort et reprit son travail auprès des lépreux masculins. » — Benoît XVI, homélie de canonisation, 21 octobre 2012[52]
Après la mort de Damien, Mère Marianne assume aussi un temps la charge des hommes et des garçons de Kalawao, jusqu'à l'arrivée des Frères du Sacré-Cœur en 1895, après quoi ses sœurs se consacrent au foyer des femmes et des filles.[53] Le lien entre les deux saints de Molokai — Damien et Marianne — est ainsi celui d'un relais : il a planté, elle a fait durer et fructifier.
Le Bishop Home : beauté, propreté, dignité
À Kalaupapa, Mère Marianne dirige le Charles R. Bishop Home for Unprotected Women and Girls, financé par le banquier philanthrope Charles Reed Bishop.[54][55] Sa manière de soigner est restée célèbre : elle ne se contente pas de prodiguer des soins, elle rend la dignité. Pour des jeunes filles défigurées par la maladie et rejetées par tous, elle fait coudre des robes colorées, planter des jardins, tenir les maisons avec un soin méticuleux. La propreté n'est pas pour elle une simple règle d'hygiène, mais une manière de dire à chaque malade qu'il vaut quelque chose.[56][57]
« Aucune sœur n'a contracté la lèpre »
Un fait a frappé tous les observateurs : pendant les décennies où Mère Marianne et ses sœurs soignèrent au contact direct des lépreux, aucune d'elles ne contracta la maladie. La tradition rapporte que Mère Marianne l'avait pour ainsi dire annoncé, fondant sa confiance sur une hygiène rigoureuse et sur la Providence.[58][59] Si la phrase exacte qu'on lui prête varie selon les sources, le fait, lui, est constant : sa pratique scrupuleuse de la propreté, jointe à une foi tranquille, protégea effectivement ses compagnes.
Une spiritualité franciscaine de la joie et du service
L'héritage de saint François
Toute la vie de Mère Marianne s'enracine dans l'esprit de saint François d'Assise : pauvreté joyeuse, fraternité avec les plus méprisés, refus de fuir le visage défiguré du Christ dans le lépreux — exactement le geste fondateur de François embrassant un lépreux. Benoît XVI la présentera comme un « exemple lumineux et énergique de ce qu'il y a de meilleur dans la tradition des religieuses infirmières catholiques et de l'esprit de son bien-aimé saint François ».[60]
Le service comme action de grâce
Loin de toute amertume devant une vie de privations au bout du monde, Mère Marianne respire la gratitude. Dans ses écrits, elle ne réclame rien pour elle-même, pas même au Ciel :
« Vivrais-je mille ans, je ne pourrais, même dans la plus petite mesure, le remercier pour ses dons et ses bienfaits. […] Je n'attends pas une haute place au Ciel — je serai reconnaissante d'un petit coin où je pourrai aimer Dieu pour toute l'éternité. » — Mère Marianne Cope[61]
Cette humilité — « un petit coin » au Ciel — est le contraire de toute recherche de grandeur. Mère Marianne ne s'est pas sacrifiée pour la gloire ni même pour la consolation : elle a servi par pure action de grâce.
L'instant présent
Une autre note de sa spiritualité est l'attention au moment présent, ce temps fugitif qu'on ne rattrape pas :
« Faisons le meilleur usage des instants qui passent. Ils ne reviendront pas. » — Mère Marianne Cope[62]
Cette maxime résume une vie : ne pas attendre de grandes occasions, mais sanctifier chaque journée ordinaire de soins, de ménage et de présence. La sainteté de Mère Marianne n'est pas faite d'extases, mais d'une fidélité tenace aux devoirs de chaque heure.
Mort, reliques et canonisation
9 août 1918
Après trente ans à Kalaupapa et trente-cinq ans au service des lépreux d'Hawaï, Mère Marianne meurt sur place, de causes naturelles, le 9 août 1918, à l'âge de 80 ans.[63][64] Elle est d'abord inhumée dans le terrain du Bishop Home, parmi ceux qu'elle avait servis — fidèle jusque dans la mort à la presqu'île qu'elle n'avait jamais voulu quitter.[65]
Les reliques entre Syracuse et Honolulu
En 2005, à l'approche de sa béatification, ses restes sont exhumés et transférés à la maison-mère des Franciscaines de Syracuse.[66][67] En 2014, l'essentiel de ses reliques est rapporté à Honolulu et enchâssé à la cathédrale-basilique Notre-Dame-de-la-Paix, tandis qu'une relique de première classe demeure à Syracuse — symbole des deux patries de la sainte, l'État de New York qui l'a formée et Hawaï qu'elle a servie.[68]
Le chemin vers les autels
La cause de Mère Marianne suit toutes les étapes du procès canonique. Le miracle retenu pour la béatification est la guérison, en 1993, d'une adolescente de Syracuse, Kate Mahoney, atteinte d'un cancer avancé avec défaillance multi-organique, jugée perdue par les médecins et confiée à l'intercession de Mère Marianne.[69][70] Le tableau ci-dessous récapitule les grandes étapes.
| Date | Étape de la cause |
|---|---|
| 1993 | Guérison inexpliquée de Kate Mahoney (Syracuse) — premier miracle |
| 24 octobre 2003 | Décret reconnaissant l'héroïcité des vertus |
| 19 avril 2004 | Déclarée Vénérable par Jean-Paul II |
| 20 décembre 2004 | Reconnaissance du miracle de béatification |
| 14 mai 2005 | Béatification : première du pontificat de Benoît XVI, messe présidée à Rome par le cardinal José Saraiva Martins (préfet de la Congrégation pour les causes des saints), par décision du pape[71] |
| 6 décembre 2011 | Reconnaissance d'un second miracle |
| 21 octobre 2012 | Canonisation par Benoît XVI, avec Kateri Tekakwitha |
21 octobre 2012 : Benoît XVI
Le 21 octobre 2012, place Saint-Pierre, Benoît XVI canonise Marianne Cope en même temps que six autres bienheureux, dont l'Amérindienne sainte Kateri Tekakwitha. Ce sera la dernière cérémonie de canonisation célébrée par Benoît XVI : aucune autre n'a lieu avant la fin de son pontificat.[72] Dans son homélie, le pape retrace toute la trajectoire de la sainte et en dégage le sens :
« À une époque où l'on pouvait faire bien peu pour ceux qui souffraient de cette terrible maladie, Marianne Cope manifesta le plus haut amour, le courage et l'enthousiasme. Elle est un exemple lumineux et énergique de ce qu'il y a de meilleur dans la tradition des religieuses infirmières catholiques et de l'esprit de son bien-aimé saint François. » — Benoît XVI, homélie de canonisation, 21 octobre 2012[73]
Première religieuse franciscaine d'Amérique du Nord à être canonisée, sainte Marianne Cope est fêtée le 23 janvier, jour de sa naissance.[74][75] L'Église la propose comme patronne des malades de la lèpre, des exclus et de tous ceux que la société tient à distance. C'est tout le sens de sa vie : non pas une efficacité humanitaire, mais une charité héroïque qui a su voir, dans le visage le plus défiguré, celui du Christ — et le servir avec ordre, propreté, fermeté et joie, jusqu'au dernier instant qui passe.
Pour aller plus loin
- Saint Damien de Veuster (1840-1889) — l'apôtre des lépreux de Molokai, qu'elle veilla à sa mort et dont elle reprit l'œuvre.
- Sainte Kateri Tekakwitha (1656-1680) — l'Amérindienne canonisée le même jour qu'elle, le 21 octobre 2012.
- Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997) — autre grande figure du service héroïque des plus rejetés.
- Saint Maximilien Kolbe (1894-1941) — autre témoin de la charité jusqu'au don total au XXᵉ siècle.
- Sainte Édith Stein (1891-1942) — figure de sainteté contemporaine née, comme Marianne, en terre germanique.
Notes et références
Wikipedia (EN), "Marianne Cope" : en.wikipedia.org. Données encyclopédiques : naissance le 23 janvier 1838 à Heppenheim (Hesse-Darmstadt), nom de naissance Barbara Koob anglicisé en Cope, émigration de la famille à Utica (NY) vers 1839, naturalisation de la famille comme citoyens américains dans les années 1850 (« The family became naturalized as American citizens in the 1850s »), travail en filature, entrée chez les Sœurs du Tiers-Ordre régulier de Saint-François (Syracuse, 1862), profession sous le nom de sœur Marianne, fondation et direction des hôpitaux St. Elizabeth (Utica) et St. Joseph's (Syracuse), accueil de tous les malades sans distinction, droit du patient de refuser les soins des étudiants (« Her stipulation in the contract — again unique for the period — was the right of the patients to refuse care by the students »), supérieure provinciale (1877), appel d'Hawaï (1883) refusé par plus de 50 congrégations, départ de Syracuse avec six sœurs le 22 octobre 1883, arrivée à Honolulu le 8 novembre 1883 (SS Mariposa), Kakaako Branch Hospital, Malulani Hospital (Maui, 1884), Kapiolani Home (1885), installation à Kalaupapa (novembre 1888), soin de saint Damien jusqu'à sa mort (15 avril 1889), Bishop Home, absence de contagion des sœurs, mort le 9 août 1918, béatification (2005) et canonisation (2012). À recouper avec les sources primaires.
1 4 9 11 12 15 17 18 20 23 25 27 30 31 33 35 38 39 42 44 45 46 50 53 54 56 58 63 66 74Benoît XVI, homélie de la messe de canonisation, place Saint-Pierre, 21 octobre 2012 : vatican.va. Passage consacré à Marianne Cope : naissance en 1838 à Heppenheim, « emmenée aux États-Unis à un an seulement », entrée chez les Franciscaines de Syracuse en 1862, appel à soigner les lépreux d'Hawaï « après que beaucoup d'autres eurent refusé », départ avec six sœurs, Malulani Hospital, foyer pour filles de lépreux, installation à Molokai « mettant fin à tout contact avec le monde extérieur », soin et veille de saint Damien mourant, reprise de son œuvre, « le plus haut amour, le courage et l'enthousiasme », « exemple lumineux et énergique… de l'esprit de son bien-aimé saint François ». Traduction française dans le corps ; texte original (anglais) en référence.
2 7 13 14 36 40 48 51 52 60 73Franciscan Media, "Saint Marianne Cope" (Saint of the Day) : franciscanmedia.org. Notice biographique franciscaine ; citation de sa réponse de 1883 : « I am hungry for the work and I wish with all my heart to be one of the chosen Ones, whose privilege it will be to sacrifice themselves for the salvation of the souls of the poor Islanders. »
3 37U.S. Catholic, "St. Marianne Cope" : uscatholic.org. Sur le service des lépreux, le soin de la dignité des malades, l'absence de contagion des sœurs et la fête liturgique de la sainte (23 janvier).
5 57 59 75Cathedral Basilica of Our Lady of Peace (diocèse d'Honolulu), "Saint Marianne Cope" : honolulucathedral.org. Sur la mission d'Hawaï, l'installation à Kalaupapa (novembre 1888), le Bishop Home, l'inhumation à Molokai, le transfert des reliques à Syracuse (2005) puis leur enchâssement à la cathédrale-basilique Notre-Dame-de-la-Paix d'Honolulu (2014).
6 8 34 49 55 65 67 68Encyclopedia.com, reprenant la New Catholic Encyclopedia, "Cope, Marianne" : encyclopedia.com. Parents (Peter Koob et Barbara Witzenbacher), entrée en religion à Syracuse en 1862, rôle hospitalier pionnier dans l'État de New York, accueil des malades « regardless of race or creed », parole adressée à sa communauté : « The charity of the good knows no creed, and is confined to no one place » (traduction française dans le corps), mission d'Hawaï et fondations. Datation 1870 : The Catholic Sun (diocèse de Syracuse), « 150 years of dignity and care » : « “The charity of the good knows no creed and is confined to no one place,” Mother Marianne wrote in 1870 » : thecatholicsun.com. Bibliographie académique associée (Hanley-Bushnell, thèse Lenk).
10 16 21 24 26 28 29 43 47Encyclopædia Britannica, "Saint Marianne Cope" : britannica.com. Notice de référence : naissance à Heppenheim (Hessen-Darmstadt), émigration à Utica, profession religieuse en novembre 1863, œuvre hospitalière, mission d'Hawaï, Molokai, mort en 1918, béatification et canonisation.
19 22 32 64Encyclopedia.com, reprenant des encyclopédies biographiques, « Cope, Mother Marianne (1838–1918) » : encyclopedia.com. Arrivée à Hawaï le 8 novembre 1883 à bord du Mariposa. Dates complètes du voyage (départ de Syracuse le 22 octobre 1883, arrivée à Honolulu le 8 novembre 1883) : Our Kakaako, « Celebrating Women in Hawaiʻi History: Mother Marianne Cope » : ourkakaako.com.
41Franciscan Media, "The Franciscan Saints: Marianne Cope" : franciscanmedia.org. Citations spirituelles verbatim de Mère Marianne : « Should I live a thousand years I could not in ever so small a degree thank Him for His gifts and blessings…. I do not expect a high place in Heaven—I shall be thankful for a little corner where I may love God for all eternity » ; « Let us make best use of the fleeting moments. They will not return. » Traductions françaises dans le corps ; originaux anglais en référence.
61 62National Catholic Reporter, "Church says N.Y. woman is source of Blessed Marianne Cope's miracle" : ncronline.org. Sur la guérison de Kate Mahoney (Syracuse, 1993), cancer avancé avec défaillance multi-organique, retenue comme miracle de béatification.
69The Catholic Sun (diocèse de Syracuse), "The story of one of St. Marianne Cope's miracles" : thecatholicsun.com. Récit détaillé de la guérison de Kate Mahoney attribuée à l'intercession de Mère Marianne.
70Wikipedia (EN), « Pope Benedict XVI » : première béatification du nouveau pontificat célébrée le 14 mai 2005 « by José Cardinal Saraiva Martins, Cardinal Prefect of the Congregation for the Causes of Saints », nouveaux bienheureux Marianne Cope et Ascensión Nicol Goñi ; Religion News Service, 6 mai 2005 : Benoît XVI désigne le cardinal Saraiva Martins pour présider la cérémonie du 14 mai (Mother Marianne Cope et une religieuse espagnole). La messe fut donc présidée par le délégué du pape, par décision de celui-ci.
71Wikipedia, « List of saints canonized by Pope Benedict XVI » : en.wikipedia.org. 45 saints canonisés sous son pontificat (2005–2013) ; la liste chronologique s'achève avec le groupe du 21 octobre 2012 (Jacques Berthieu, Pedro Calungsod, Marianne Cope, Giovanni Battista Piamarta, María del Monte Carmelo Sallés y Barangueras, Anna Schäffer, Kateri Tekakwitha) : aucune cérémonie de canonisation postérieure célébrée par Benoît XVI.
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