Louis de Gonzague (en italien Luigi Gonzaga, en latin Aloysius, 1568-1591) est un jeune religieux jésuite italien, héritier d'un marquisat qu'il abandonna pour suivre le Christ, mort à vingt-trois ans en soignant les pestiférés de Rome. Fils aîné du marquis de Castiglione, il appartenait à l'une des plus grandes familles princières d'Italie, la maison Gonzague ; mais dès l'enfance, il choisit de tout quitter pour la Compagnie de Jésus.[1][2]
Sa vie est l'un des plus purs exemples de la sainteté juvénile de la Réforme catholique : à l'âge où les fils de prince apprenaient les armes et la cour, il faisait vœu de virginité, mortifiait son corps et tournait toute son ardeur vers Dieu. L'Église a vu en lui le modèle achevé du jeune chrétien, et l'a donné pour patron de la jeunesse et des étudiants.[3][4]
Contemporain et héritier spirituel de la grande génération réformatrice, Louis de Gonzague reçut sa première communion des mains de saint Charles Borromée, eut pour maître au Collège romain saint Robert Bellarmin, et fut canonisé le même jour que saint Stanislas Kostka, l'autre jeune novice jésuite. Avec saint Stanislas et saint Jean Berchmans, il forme la trilogie des saints jeunes de la Compagnie de Jésus.[5][6][7]
Le contexte : un prince destiné au monde
La maison Gonzague et le marquisat de Castiglione
Louis naît dans l'une des plus illustres familles de la Renaissance italienne. Les Gonzague règnent sur Mantoue depuis le XIVᵉ siècle ; leur cour, qui accueillit Mantegna et les plus grands artistes, compte parmi les plus brillantes d'Europe.[8] La branche dont est issu Louis tient le marquisat de Castiglione delle Stiviere, petit État souverain de Lombardie tenu en fief de l'Empire. Son père, Ferrante Gonzague, marquis de Castiglione, est un grand seigneur et un homme de guerre, au service de l'Espagne ; sa mère, Marta Tana di Santena, dame d'honneur très pieuse, vient du Piémont.[9][10]
Aîné de la famille, Louis est l'héritier du marquisat. Tout, dans son éducation, le destine à régner, à porter les armes et à perpétuer la lignée. C'est ce destin tout tracé de prince soldat qu'il finira par briser, au prix d'un long combat.
Une Europe de cour et de Réforme catholique
L'enfance de Louis se déroule dans l'Italie de la Réforme catholique triomphante. Le concile de Trente vient de s'achever (1563) ; de grands évêques réformateurs comme saint Charles Borromée régénèrent l'Église ; la jeune Compagnie de Jésus, fondée en 1540, ouvre partout des collèges et fait rayonner une spiritualité ardente. C'est dans ce climat de ferveur que grandit l'enfant, ballotté de cour en cour — Castiglione, Florence, Mantoue, Madrid — au milieu des intrigues, des fêtes et des dangers de la vie aristocratique du XVIᵉ siècle.[11][12]
L'enfance d'un héritier (1568-1577)
Naissance au château de Castiglione
Louis naît le 9 mars 1568 au château de Castiglione delle Stiviere, entre Brescia et Mantoue.[13][14] Premier fils du marquis, il est accueilli comme l'héritier tant attendu. Sa mère, profondément chrétienne, veille très tôt à son éducation religieuse.
L'enfant des camps militaires
Son père, en revanche, rêve pour lui d'une carrière des armes. Dès l'âge de quatre ans, on donne au petit Louis des arquebuses miniatures ; à cinq ans, il est emmené dans un camp militaire pour s'y former au métier de soldat.[15] L'enfant y prend, au contact de la troupe, un vocabulaire grossier qu'il répétait sans en comprendre le sens ; lorsqu'on le lui fit remarquer, il en conçut, dit-on, un remords si vif qu'il le compta toute sa vie parmi ses fautes les plus graves — trait qui dit déjà la délicatesse extrême de sa conscience.[16][17]
La conversion du regard
Très jeune, Louis se détourne des plaisirs de son rang. Il commence à prier longuement, à réciter l'office de la Vierge, à se mortifier en secret. Cette précocité spirituelle n'est pas une légende pieuse rajoutée après coup : elle est attestée par tous ses biographes et par les témoins de son procès. L'enfant prince devient peu à peu un petit ascète.[18][19]
Les cours d'Italie et d'Espagne (1577-1584)
Florence et le vœu de virginité
En 1577, à environ neuf ans, Louis et son frère Rodolfo sont envoyés à Florence, à la cour des Médicis, pour y parfaire leur éducation de princes.[20] C'est là, dans l'église des Servites — la Santissima Annunziata —, devant l'image vénérée de l'Annonciation, que l'enfant prononce un vœu de virginité perpétuelle.[21][22] Geste extraordinaire chez un héritier de marquisat, fait à un âge où l'on songe encore à peine au mariage : il scelle pour toujours l'orientation de sa vie.
Depuis la Vita du P. Cepari, ses biographes rapportent qu'il ne regardait jamais une femme en face, pas même sa mère[23].
Cette garde des yeux absolue, qui frappa tous ses contemporains, prend ici sa source : à Florence, au milieu d'une cour brillante et dissolue, le jeune prince apprend à fermer ses regards sur le monde pour les ouvrir sur Dieu.
Mantoue et la maladie
De Florence, la famille passe à Mantoue, capitale des Gonzague. Louis y est gagné par une maladie de reins chronique qui ne le quittera plus et qui, paradoxalement, favorisa sa vie de prière : alité, il se plonge dans la lecture des vies de saints, des Pères, et des ouvrages de spiritualité.[24][25] La souffrance physique, loin de l'abattre, achève de tourner son cœur vers l'éternité.
La première communion par saint Charles Borromée
En 1580, le grand archevêque de Milan, saint Charles Borromée, passe par Brescia lors d'une visite pastorale. Frappé par la piété du jeune Louis, il lui fait le catéchisme et constate qu'il n'a pas encore communié. C'est de la main de ce saint cardinal réformateur que Louis reçoit sa première communion, le 22 juillet 1580.[26][27][28] Rencontre symbolique entre deux générations de saints de la Réforme catholique : le grand évêque tridentin et l'enfant qui sera bientôt le modèle de la jeunesse chrétienne.
Page à la cour de Madrid
En 1581, le marquis Ferrante est appelé au service de l'Espagne ; la famille gagne Madrid, où elle arrive en mars 1582. Louis et son frère y deviennent pages de l'infant don Diego, fils du roi Philippe II.[29][30] Au cœur de la cour la plus puissante du monde, entouré de luxe et d'honneurs, le jeune prince mène une vie de pénitent : jeûnes, longues oraisons, lectures spirituelles. C'est à Madrid, en lisant une lettre des missionnaires jésuites des Indes, que mûrit sa décision : il sera jésuite.[31][32]
La vocation et le combat pour la liberté (1584-1585)
L'appel à la Compagnie de Jésus
De retour en Italie en 1584, Louis a pris sa résolution : renoncer au marquisat et entrer dans la Compagnie de Jésus. Il sait ce que ce choix coûte — l'abandon d'un État souverain, d'un nom, d'une fortune, d'une carrière de prince — et il sait surtout qu'il devra l'arracher de haute lutte à son père.[33][34]
Le bras de fer avec son père Ferrante
L'opposition du marquis Ferrante fut longue et violente. Voir son fils aîné, son héritier, renoncer à tout pour se faire simple religieux lui paraissait une folie et un déshonneur pour la lignée. Il tenta tout : la colère, les supplications, l'envoi de Louis dans les cours d'Italie pour qu'il s'y laisse reprendre par le monde. Rien n'y fit. La douceur inflexible du jeune homme finit par triompher de la résistance paternelle.[35][36] Le marquis, vaincu, donna son consentement.
La renonciation au marquisat
Le 2 novembre 1585, devant l'empereur — dont Castiglione relevait —, Louis signe l'acte par lequel il renonce solennellement à tous ses droits d'héritage et au marquisat, en faveur de son frère cadet Rodolfo.[37][38] Quelques semaines plus tard, ayant reçu la bénédiction du pape, il part pour Rome. Cet abandon total d'un prince à un cadet, librement consenti pour Dieu, restera l'un des gestes les plus admirés de sa vie.
| Étape de la vocation | Date | Lieu |
|---|---|---|
| Décision d'entrer chez les jésuites | vers 1583 (Madrid) | Espagne |
| Retour en Italie | 1584 | Castiglione |
| Renonciation au marquisat (en faveur de Rodolfo) | 2 novembre 1585 | devant l'Empereur |
| Bénédiction pontificale | 23 novembre 1585 | Rome (Sixte V) |
| Entrée au noviciat | 25 novembre 1585 | Sant'Andrea al Quirinale |
Le novice et l'étudiant jésuite (1585-1591)
Le noviciat de Sant'Andrea al Quirinale
Le 25 novembre 1585, Louis est reçu au noviciat de la Compagnie de Jésus à la maison de Sant'Andrea al Quirinale, à Rome.[39][40] Le prince devenu novice embrasse avec joie la vie commune, l'obéissance, les humbles services. Là même où, dix-sept ans plus tôt, était mort le jeune saint Stanislas Kostka, Louis marche sur les traces de son devancier en sainteté.
Il prononce ses premiers vœux le 25 novembre 1587, à dix-neuf ans, puis commence ses études de théologie au Collège romain (l'actuelle Université grégorienne).[41][42]
Saint Robert Bellarmin, directeur spirituel
Au Collège romain, Louis a pour directeur spirituel l'un des plus grands théologiens de l'Église, saint Robert Bellarmin, futur docteur de l'Église.[43][44] Le maître fut bientôt l'admirateur du disciple. Bellarmin déclara plus tard qu'il croyait que Louis n'avait jamais commis de péché mortel de toute sa vie, et il demanda lui-même, à sa propre mort, d'être enterré aux pieds de son saint élève — vœu qui fut exaucé.[45][46]
Les pénitences à modérer
L'austérité de Louis était telle que ses supérieurs durent la freiner. Il se chargeait de chaînes et de molettes d'éperon, jeûnait à l'extrême, écourtait son sommeil, multipliait les disciplines.[47] Au noviciat, on dut lui ordonner de manger davantage et de modérer ses oraisons, de peur qu'il ne ruine une santé déjà fragile. Lui-même résumait son chemin par une image saisissante :
« Je suis un fer tordu : je suis entré en religion pour être redressé par le marteau de la mortification. » — Mot qu'il répétait à son entourage, rapporté par son biographe le P. Virgilio Cepari, qui l'avait lui-même entendu[48]
Sa difficulté n'était pas de prier, mais de modérer sa ferveur : il confiait avec une simplicité touchante l'épreuve de devoir s'arrêter d'oraison par obéissance.
« Je ne sais comment faire : le Père Recteur me défend de faire oraison, de crainte qu'en m'y appliquant je n'augmente mes maux de tête. » — Saint Louis de Gonzague, en confidence au novice Gaspar Alpieri, propos rapportés par le P. Virgilio Cepari[49]
La physionomie spirituelle
La garde des yeux et la pureté
La pureté fut la note dominante de sa sainteté. Conséquence de son vœu d'enfance, sa garde des yeux devint proverbiale : il ne fixait jamais le visage d'une femme. Saint Robert Bellarmin et ses compagnons témoignèrent que la seule présence de ce jeune homme dissipait chez les autres les tentations les plus violentes.[50] C'est pourquoi l'iconographie le représente toujours avec le lys de la pureté et le crucifix.
« Quel rapport avec l'éternité ? »
Toute sa vie intérieure était tendue vers le Ciel. La tradition rapporte qu'un jour, jouant avec d'autres jeunes gens, on lui demanda ce qu'il ferait s'il apprenait qu'il allait mourir dans l'heure ; il répondit qu'il continuerait à jouer — tant son âme était en paix et toute donnée à Dieu en chaque instant.[51] La mesure de toute chose, pour lui, était l'éternité : le « quel rapport avec l'éternité ? » qui résume l'esprit jésuite des Exercices de saint Ignace.
Une amitié de saints jésuites
Louis de Gonzague n'est pas un saint isolé. Il appartient à une véritable constellation jésuite de la fin du XVIᵉ siècle, et l'Église a souvent réuni dans un même regard les trois jeunes saints de la Compagnie.
| Saint | Lien avec Louis de Gonzague |
|---|---|
| Saint Stanislas Kostka (1550-1568) | Jeune novice jésuite mort à Sant'Andrea al Quirinale, son modèle ; canonisé le même jour que lui (1726) |
| Saint Robert Bellarmin (1542-1621) | Son directeur spirituel au Collège romain ; demanda à être enterré à ses pieds |
| Saint Charles Borromée (1538-1584) | Lui donna la première communion en 1580 |
| Saint Ignace de Loyola (1491-1556) | Fondateur de la Compagnie de Jésus dont il embrassa la règle |
| Saint Jean Berchmans (1599-1621) | Troisième « saint jeune » jésuite, qui le prit pour modèle |
La mort héroïque (1591)
La peste de Rome
Au début de 1591, une terrible épidémie de peste ravage Rome. Les jésuites du Collège romain ouvrent un hôpital de fortune et se mettent au service des malades. Louis, malgré sa santé fragile, supplie qu'on l'y emploie. Il quête pour les pestiférés dans les rues, les lave, les soigne, les porte.[52][53]
Le pestiféré porté sur les épaules
Un témoin rapporta l'avoir vu surmonter sa répugnance naturelle et charger sur ses épaules un pestiféré agonisant pour le conduire à l'hôpital.[54] C'est en accomplissant ces œuvres de miséricorde qu'il contracta lui-même le mal. Il tomba malade au début du mois de mars 1591, et déclina lentement pendant plusieurs semaines.
L'annonce de sa mort et la dernière lettre à sa mère
Pendant sa maladie, Louis aurait connu, dans une longue extase, l'annonce du jour de sa mort : il mourrait dans l'octave de la Fête-Dieu.[55] Le 10 juin 1591, onze jours avant sa mort, il écrit à sa mère la marquise Marta une admirable lettre de consolation — texte que l'Église lit aujourd'hui à l'Office des lectures de sa fête, le 21 juin.[56] Il y demande à sa mère de ne pas pleurer son départ comme un deuil, mais de l'accueillir comme un bienfait joyeux.
« Lorsqu'on m'a remis votre lettre, j'étais encore dans cette région des morts. Mais maintenant, eh bien, il faut aspirer au ciel, pour que nous puissions louer le Dieu éternel sur la terre des vivants. » — Saint Louis de Gonzague, Lettre à sa mère, 10 juin 1591[57]
Émerveillé devant la miséricorde divine, « comparable à la mer qui est sans fond et sans rivage », il termine sur un chant d'action de grâce :
« Nous le louerons et nous chanterons éternellement ses miséricordes, en jouissant d'un bonheur éternel. » — Saint Louis de Gonzague, Lettre à sa mère, 10 juin 1591[58]
La mort dans l'octave de la Fête-Dieu
Le 20 juin 1591, jour de l'octave du Saint-Sacrement, Louis paraît d'abord aller mieux ; mais il insiste pour recevoir le viatique, certain de mourir cette nuit-là. Il s'éteint doucement dans la nuit du 20 au 21 juin 1591, le nom de Jésus sur les lèvres, à vingt-trois ans.[59][60] L'Église fixera sa fête au 21 juin.
La gloire et l'héritage
Béatification et canonisation
La réputation de sainteté de Louis fut immédiate. Il fut béatifié dès 1605 par le pape Paul V — geste rapide et exceptionnel.[61][62] Plus d'un siècle plus tard, le 31 décembre 1726, le pape Benoît XIII le canonisa solennellement, le même jour que saint Stanislas Kostka, l'autre jeune novice jésuite.[63][64] (Certaines notices anciennes placent la béatification en 1604 sous Clément VIII ; la tradition reçue et les sources jésuites retiennent 1605 sous Paul V.)
| Étape | Date | Pape |
|---|---|---|
| Naissance | 9 mars 1568 | — |
| Première communion (de saint Charles Borromée) | 22 juillet 1580 | — |
| Renonciation au marquisat | 2 novembre 1585 | — |
| Entrée au noviciat jésuite | 25 novembre 1585 | — |
| Premiers vœux | 25 novembre 1587 | — |
| Mort | nuit du 20 au 21 juin 1591 | — |
| Béatification | 1605 | Paul V |
| Canonisation (avec saint Stanislas Kostka) | 31 décembre 1726 | Benoît XIII |
| Proclamation comme patron de la jeunesse | 1729 | Benoît XIII |
Patron de la jeunesse chrétienne
En 1729, Benoît XIII proclama saint Louis de Gonzague patron de la jeunesse étudiante ; le pape Pie XI confirma et étendit ce patronage en le déclarant patron de toute la jeunesse chrétienne.[65][66] Son nom devint, dans toute l'Église, synonyme de pureté juvénile et de don total de soi dès le plus jeune âge. À l'époque contemporaine, son exemple de service héroïque des pestiférés l'a fait choisir comme patron des malades, et en particulier des malades du sida et de ceux qui les soignent.[67]
Reliques et culte
Le corps de saint Louis de Gonzague repose à Rome, dans l'église Saint-Ignace (Sant'Ignazio), sous un autel qui lui est dédié ; son chef (sa tête) est vénéré à Castiglione delle Stiviere, sa ville natale, devenue un sanctuaire à son nom.[68] Fêté le 21 juin, il demeure l'un des saints les plus aimés de la jeunesse catholique, modèle de ceux qui, jeunes, donnent tout à Dieu sans rien attendre du monde.[69]
« J'implore pour vous, Madame, la grâce et la consolation constantes du Saint-Esprit. » — Saint Louis de Gonzague, Lettre à sa mère, 10 juin 1591[70]
Pour aller plus loin
- Saint Stanislas Kostka (1550-1568) — l'autre jeune novice jésuite, son modèle, canonisé le même jour que lui.
- Saint Robert Bellarmin (1542-1621) — son directeur spirituel, qui voulut être enterré à ses pieds.
- Saint Charles Borromée (1538-1584) — l'archevêque réformateur qui lui donna la première communion.
- Saint Ignace de Loyola (1491-1556) — le fondateur de la Compagnie de Jésus dont il embrassa la règle.
- Le concile de Trente (1545-1563) — le concile qui marque l'âge de la Réforme catholique, son temps et son monde.
- La Réforme catholique — le grand mouvement de régénération dont il fut une figure de sainteté juvénile.
Notes et références
Wikipedia (EN), « Aloysius Gonzaga » : en.wikipedia.org. Notice biographique de référence : born 9 March 1568 at Castiglione delle Stiviere, between Brescia and Mantua, eldest son of Ferrante Gonzaga, Marquess of Castiglione, and Marta Tana di Santena ; given miniature guns at age four and taken to a military camp at five, where he picked up coarse soldiers' language he later repented ; sent in 1576/1577 to Florence to the Medici court (Francesco I de' Medici) ; first communion from Cardinal Charles Borromeo on 22 July 1580 ; family called to Spain in 1581, arriving March 1582 in Madrid, where Aloysius and his brother became pages to the Infante Diego, son of Philip II ; returned to Italy July 1584 ; in November 1585 gave up all rights of inheritance (renunciation of the marquisate in favour of his brother Rodolfo, signed 2 November 1585) ; accepted into the Society of Jesus on 25 November 1585 at the novitiate of Sant'Andrea al Quirinale, Rome ; first vows 25 November 1587 ; studied at the Roman College under spiritual director Robert Bellarmine ; during the Rome plague of 1591 cared for the sick, carried a plague victim on his shoulders, contracted the disease and died 21 June 1591 aged 23 ; beatified 1605 by Paul V ; canonized 31 December 1726 by Benedict XIII (with Stanislaus Kostka) ; patron of youth and of students, and in the modern period of AIDS sufferers and their caregivers ; body in the church of Sant'Ignazio, Rome, head venerated at Castiglione delle Stiviere ; feast 21 June.
1 8 11 13 15 17 20 24 26 29 32 33 35 38 39 41 52 62 63 67 68Wikipédia (FR), « Louis de Gonzague » : fr.wikipedia.org. Notice de recoupement : né le 9 mars 1568 au château de Castiglione delle Stiviere, fils aîné de Ferrante (Ferdinand) Gonzague, marquis de Castiglione, et de Marta Tana di Santena ; héritier du marquisat ; vœu de chasteté à Florence devant la Vierge de l'Annonciation ; maladie de reins ; page à la cour d'Espagne ; renonciation à ses droits sur les marquisats en faveur de son frère Rodolfo le 2 novembre 1585 ; bénédiction du pape Sixte V le 23 novembre 1585 ; entrée au noviciat de Sant'Andrea al Quirinale ; premiers vœux le 25 novembre 1587 ; études au Collège romain sous la direction de Robert Bellarmin ; mort le 21 juin 1591 en soignant les pestiférés ; patron de la jeunesse, confirmé par Pie XI ; fête le 21 juin.
2 9 14 19 22 30 37 40 44 59 65Vatican News, « Saint Louis de Gonzague, jésuite, patron de la jeunesse catholique » (saint du jour, 21 juin) : vaticannews.va. Confirme le patronage de la jeunesse catholique, la direction spirituelle de saint Robert Bellarmin et la mort héroïque au service des pestiférés.
3 46 66Notice hagiographique « Saint Louis de Gonzague, Jésuite (1568-1591), fête le 21 juin », reflexionchretienne.fr : reflexionchretienne.fr. Notice apportant la garde des yeux (« jamais il ne regarda une femme en face, pas même sa mère »), les pénitences (chaînes, molettes d'éperon, jeûnes extrêmes que ses supérieurs durent modérer), le mot sur l'obéissance et l'oraison (« le Père Recteur me défend de faire oraison de crainte qu'en m'y appliquant je n'augmente mes maux de tête »), le témoignage de saint Robert Bellarmin (sa seule vue dissipait chez les autres les plus violentes tentations ; conviction qu'il n'avait jamais commis de péché mortel ; demande d'être enterré à ses pieds), le pestiféré porté sur les épaules, l'annonce de sa mort dans l'octave de la Fête-Dieu, la béatification de 1605 (Paul V) et la canonisation du 31 décembre 1726 (Benoît XIII), la proclamation de 1729 comme patron de la jeunesse chrétienne.
4 5 10 12 16 18 21 25 27 31 34 36 42 43 45 47 50 51 53 54 55 60 61 64RCF, « Stanislas Kostka, Jean Berchmans et Louis de Gonzague » : rcf.fr. Présente la trilogie des trois jeunes saints jésuites (Stanislas Kostka, Louis de Gonzague, Jean Berchmans), modèles de la jeunesse de la Compagnie de Jésus.
6La newsletter des jésuites de France, « Saint Louis de Gonzague (sj) » : jesuites.com. Ressource de la Compagnie de Jésus sur la vie, la vocation et la spiritualité de saint Louis de Gonzague (renoncement au marquisat, noviciat romain, formation au Collège romain, mort au service des pestiférés en 1591), confirmant son rang parmi les saints de la jeunesse jésuite.
7P. Virgilio Cepari, S.J., Vita di S. Luigi Gonzaga della Compagnia di Gesù, l. I, ch. III (le séjour à Florence et le vœu de virginité) : le biographe, témoin direct du saint, rapporte qu'il fuyait la compagnie des femmes, recevait les messages transmis par les dames de sa mère les yeux fixés au sol sans les regarder, et n'aimait pas rester seul avec sa mère (cf. trad. angl. Life of Saint Aloysius Gonzaga, éd. Francis Goldie, Benziger, New-York, 1891, p. 10-11). Même trait chez Alban Butler (Vies des saints, 21 juin : à la cour d'Espagne, il ne regarda jamais en face l'impératrice) et dans A Year with the Saints (mars : « it is narrated in his Life that he never looked any woman in the face »).
23La Porte Latine, « Saint Louis de Gonzague » (vies de saints) : laportelatine.org. Notice hagiographique traditionnelle recoupant la rencontre avec saint Charles Borromée et la première communion reçue de ses mains, l'austérité du jeune saint et son entrée chez les jésuites.
28P. Virgilio Cepari, S.J., Vita di S. Luigi Gonzaga, l. II, ch. XVI (pureté, pénitences et mortifications) : « S. Aloysius used to tell me and others that he was a crooked piece of iron, and had entered religious life to be straightened with the hammer of mortification and of penance » (trad. angl. éd. Francis Goldie, Benziger, New-York, 1891, p. 174-175). Mot entendu par Cepari lui-même (« tell me and others »), ici rendu en français.
48P. Virgilio Cepari, S.J., Vita di S. Luigi Gonzaga, l. II, ch. VIII (le don d'oraison) : confidence au novice Gaspar Alpieri : « Really I am at a loss what to do. My Rector forbids me to pray, because the attention it requires injures my head [...] » (trad. angl. éd. Francis Goldie, Benziger, New-York, 1891, p. 138-139).
49Saint Louis de Gonzague, Dernière lettre à sa mère (10 juin 1591), lue à la deuxième lecture de l'Office des lectures du 21 juin (texte liturgique sur aelf.org) : aelf.org. Passages cités textuellement : « lorsqu'on m'a remis votre lettre, j'étais encore dans cette région des morts ; mais maintenant, eh bien, il faut aspirer au ciel, pour que nous puissions louer le Dieu éternel sur la terre des vivants » ; la bonté divine « comparable à la mer qui est sans fond et sans rivage » ; « nous le louerons et nous chanterons éternellement ses miséricordes, en jouissant d'un bonheur éternel » ; l'ouverture « j'implore pour vous, Madame, la grâce et la consolation constantes du Saint-Esprit ». Il y demande à sa mère d'accueillir son départ comme un bienfait joyeux plutôt que comme un deuil.
56 57 58 70Nominis (Conférence des évêques de France), « Saint Louis de Gonzague » : nominis.cef.fr. Notice du calendrier liturgique confirmant la fête au 21 juin, le patronage de la jeunesse étudiante et chrétienne, et les grandes lignes de la biographie (prince renonçant à son marquisat, jésuite, mort à 23 ans en soignant les pestiférés de Rome).
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