Bahá'u'lláh (1817-1892)

Bahá'u'lláh (Mírzá Husayn-Alí Núrí, 1817-1892), noble persan devenu fondateur de la foi bahá'íe : sa vie d'exils et de captivité jusqu'à Saint-Jean-d'Acre, sa doctrine des Manifestations de Dieu, et pourquoi l'Église catholique ne peut reconnaître sa prétention à accomplir la révélation du Christ.

Ignispedia

Bahá'u'lláh — de son nom de naissance Mírzá Husayn-Alí Núrí (1817-1892) — est un noble persan devenu le fondateur de la foi bahá'íe, aujourd'hui présente dans plus de deux cents pays et revendiquant entre cinq et huit millions de fidèles à travers le monde. Disciple du Báb, prédicateur perse exécuté en 1850, il se proclame en 1863 la Manifestation de Dieu annoncée par celui-ci — et, plus largement, l'accomplissement des attentes eschatologiques de l'islam chiite, du christianisme, du judaïsme, du zoroastrisme, du bouddhisme et de l'hindouisme réunis.

Sa vie est d'abord une longue suite d'épreuves : emprisonnement dans un cachot souterrain de Téhéran en 1852, puis quarante années d'exil en cascade — Bagdad, Constantinople, Andrinople et enfin la ville-prison de Saint-Jean-d'Acre, où il meurt captif de l'Empire ottoman en 1892. De cette captivité naît pourtant une œuvre écrite considérable, dont le Kitáb-i-Aqdas (« Le Très-Saint Livre »), qui fixe les lois et les institutions de la nouvelle religion.

La doctrine bahá'íe repose sur trois piliers — l'unité de Dieu, l'unité des religions et l'unité du genre humain — et sur l'idée d'une révélation progressive : chaque grand fondateur religieux (Abraham, Moïse, Bouddha, Jésus, Mahomet, le Báb, Bahá'u'lláh) serait une « Manifestation » successive d'un même Dieu, adaptée à son époque. C'est précisément sur ce point que se noue le débat avec la foi catholique, pour qui la Révélation publique s'est définitivement achevée dans le Christ.

Cet article présente Bahá'u'lláh comme personnage historique : son contexte perse, sa vie et ses épreuves, son œuvre écrite, la doctrine qu'il enseigne, la diffusion et la persécution actuelle de sa religion, puis le regard que porte l'Église catholique sur sa prétention à accomplir toutes les révélations — y compris celle du Christ, à laquelle il s'est directement adressé, jusqu'à écrire personnellement au pape Pie IX.

La Perse du XIXᵉ siècle : le terreau du bábisme

Carte synthétique de la Perse qajare et des lieux décisifs de Bahá'u'lláh. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Pour comprendre l'apparition de Bahá'u'lláh, il faut se représenter la Perse du milieu du XIXe siècle : un royaume gouverné par la dynastie qajare, de confession chiite duodécimaine — la branche de l'islam qui attend le retour d'un douzième imam « caché » depuis le IXe siècle, le Mahdí ou Qá'im (« Celui qui se lève »), censé rétablir la justice avant la fin des temps.[1]

Le mouvement chaykhite et l'attente du Qá'im

Au tournant du XIXe siècle se développe en Perse et en Irak le chaykhisme, courant chiite ésotérique fondé par Chaykh Ahmad al-Ahsá'í (1753-1826), qui insiste sur l'imminence du retour du Qá'im et sur la nécessité de discerner son « Porte » (báb) — l'intermédiaire qui permettrait de le reconnaître.[2] Cette attente messianique intense, portée par des milliers de disciples chaykhites, prépare directement le terrain sur lequel va surgir, en 1844, la prédication du Báb.

Le Báb et le mouvement bábí (1844-1850)

La déclaration du 22 mai 1844

Le mouvement bábí en quatre dates, de la déclaration de 1844 à l'exécution du Báb. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le soir du 22 mai 1844, un jeune marchand de Chíráz, Siyyid Ali-Muhammad (1819-1850), se déclare devant son premier disciple, Mullá Husayn-i-Bushrú'í, être le Báb — « la Porte » — annonçant l'imminence d'une nouvelle révélation divine destinée à préparer « Celui que Dieu manifestera ».[3] Cette date — retenue par le calendrier bahá'í comme celle de la « déclaration du Báb » — est célébrée aujourd'hui comme l'une des fêtes saintes majeures de la foi bahá'íe.

Le mouvement bábí gagne rapidement des dizaines de milliers d'adhérents en Perse, mais se heurte à une opposition violente du clergé chiite et du pouvoir qajar : plusieurs insurrections bábíes sont écrasées dans le sang entre 1848 et 1850.[4]

Le martyre du Báb (9 juillet 1850)

En juillet 1850, le nouveau premier ministre Amír Kabír, jugeant le mouvement affaibli mais toujours dangereux, ordonne l'exécution du Báb. Le 9 juillet 1850, à Tabríz, le Báb, âgé de trente ans, est fusillé devant une foule nombreuse — un premier peloton aurait, selon la tradition bábíe puis bahá'íe, manqué sa cible avant qu'un second n'accomplisse l'exécution.[5] Plusieurs milliers de bábís sont ensuite mis à mort dans la répression qui suit.[6]

Peu avant sa mort, le Báb avait désigné son jeune demi-frère cadet, Mírzá Yahyá, plus tard connu sous le nom de Subh-i-Azal, comme figure dirigeante nominale du mouvement — la nature exacte de cette désignation (succession réelle ou protection symbolique, selon la lecture bahá'íe postérieure) reste discutée par les historiens.[7] Cette question de succession rejaillira, quinze ans plus tard, dans la rupture entre Subh-i-Azal et son propre demi-frère aîné, Bahá'u'lláh.

De Mírzá Husayn-Alí à disciple du Báb

Naissance et famille (1817)

Mírzá Husayn-Alí Núrí naît à Téhéran le 12 novembre 1817, dans une famille de la noblesse persane originaire du district de Núr, dans la province du Mázandarán.[8] Son père, Mírzá Abbás Núrí, dit Mírzá Buzurg, occupe la charge de vizir auprès d'un des fils du chah Fath-Ali Chah Qajar.[9] Cette naissance dans l'aristocratie de cour lui assure, en principe, une carrière administrative toute tracée.

Le « Père des pauvres »

Or, dès sa jeunesse, Mírzá Husayn-Alí refuse la carrière officielle que sa naissance lui ouvrait et consacre son temps et sa fortune à des œuvres caritatives, ce qui lui vaut, avant même sa trentième année, le surnom de « Père des pauvres ».[10] Cette réputation de générosité et d'intégrité morale, bien établie dans la société téhéranaise, explique en partie le rayonnement rapide qu'il exercera bientôt sur la petite communauté bábíe.

En 1844, il adhère au message du Báb, sans jamais l'avoir rencontré en personne, et devient l'un de ses plus fervents soutiens en Perse, sous le titre bábí de Bahá (« la Splendeur »).[11] Sa maison sert de lieu de rencontre pour les bábís de la capitale, et il correspond avec le Báb, qui lui adresse plusieurs tablettes reconnaissant son rang particulier au sein du mouvement.

Le Síyáh-Chál : la prison qui change tout (1852)

L'attentat manqué contre le chah et la répression

Évocation sobre du Síyáh-Chál, la prison souterraine de Téhéran où Bahá'u'lláh fut enfermé en 1852. Illustration originale Ignispedia créée par IA.

Le 15 août 1852, un petit groupe de bábís radicalisés par l'exécution du Báb et par deux années de persécutions tente d'assassiner le chah Nasser al-Din. L'attentat échoue, mais il déclenche une répression féroce contre l'ensemble de la communauté bábíe, y compris ceux — dont Bahá'u'lláh — qui avaient publiquement condamné le complot.[12] Bahá'u'lláh est arrêté et conduit à pied, enchaîné, jusqu'au Síyáh-Chál (« la Fosse noire »), un ancien réservoir d'eau souterrain de Téhéran reconverti en cachot.[13]

Il y reste incarcéré d'août à décembre 1852, dans une obscurité quasi totale, enchaîné avec environ cent cinquante autres prisonniers — pour la plupart des criminels de droit commun — sans installation sanitaire et avec une nourriture réduite.[14] C'est dans ces conditions extrêmes que se joue, selon le récit bahá'í, le tournant décisif de sa vie : Bahá'u'lláh y aurait reçu, en octobre 1852, une série d'expériences mystiques qu'il interprétera plus tard comme l'investiture de sa mission de « Manifestation de Dieu » annoncée par le Báb.

La vision de la « Vierge céleste »

Bahá'u'lláh décrit lui-même cette expérience, des années plus tard, dans la Súriy-i-Haykal, sous la forme d'une vision d'une figure féminine — la « Vierge céleste » (Húrí), aussi appelée « Jeune Fille du Ciel » — qui lui aurait annoncé sa mission :

« Alors que J'étais accablé de tribulations, J'entendis une voix très douce et merveilleuse s'élever au-dessus de Ma tête. Tournant Mon visage, Je vis une Jeune Fille — l'incarnation du souvenir du nom de Mon Seigneur — suspendue dans les airs devant Moi. Si grande était sa joie qu'elle rayonnait du bon plaisir de Dieu, et ses joues resplendissaient de l'éclat du Tout-Miséricordieux. Entre la Terre et le Ciel, elle élevait un appel qui captivait les cœurs et les esprits des hommes. » — Bahá'u'lláh, Súriy-i-Haykal (« Sourate du Temple »), rédigée à Andrinople, v. 1868, texte anglais publié par la Bibliothèque bahá'íe de référence[15]

C'est également durant cette captivité que se noue, selon les récits bahá'ís, sa rupture progressive avec son demi-frère cadet Mírzá Yahyá, qui aurait entre-temps fui Téhéran et refusé toute part de responsabilité dans les événements.[16]

La libération et le bannissement

Après quatre mois de détention, Bahá'u'lláh est libéré en décembre 1852, à la condition expresse de quitter définitivement la Perse. Ses biens sont confisqués, sa famille dépouillée de sa fortune.[17] En janvier 1853, en plein hiver, il part avec les siens pour Bagdad, alors province de l'Empire ottoman — premier maillon d'un exil qui ne prendra fin qu'avec sa mort, près de quarante ans plus tard.

L'exil en cascade : de Bagdad à Saint-Jean-d'Acre

De Téhéran à Saint-Jean-d'Acre : l'itinéraire d'exil de Bahá'u'lláh. Infographie originale Ignispedia créée par IA.
  1. Janvier 1853
    Arrivée à Bagdad

    Premier lieu d'exil, en territoire ottoman. La petite communauté bábíe se reconstitue peu à peu autour de lui.

  2. 1854-1856
    Retraite dans les montagnes du Kurdistan

    Retiré près de Sulaymaniyah pour fuir les tensions avec Mírzá Yahyá, il vit en ermite avant de revenir à Bagdad à la demande de sa famille.

  3. 1858-1862
    Les grandes œuvres de Bagdad

    Rédaction des Paroles cachées, des Sept Vallées et du Kitáb-i-Íqán (Livre de la Certitude).

  4. Avril-mai 1863
    Le jardin de Ridván

    Douze jours dans le jardin de Najibiyyih, à la veille du départ pour Constantinople : déclaration privée de sa mission à ses compagnons.

  5. Août-décembre 1863
    Constantinople

    Court séjour de quatre mois dans la capitale ottomane avant un nouveau bannissement.

  6. Décembre 1863-1868
    Andrinople (Edirne)

    Déclaration publique de sa mission ; rédaction des Tablettes aux rois ; rupture ouverte avec Subh-i-Azal, qui tente de l'empoisonner en 1866.

  7. 31 août 1868
    Bannissement à Saint-Jean-d'Acre

    Déportation vers la ville-prison ottomane d'Acre, en Palestine, considérée comme l'un des pires lieux de détention de l'empire.

  8. 1879-1892
    La demeure de Bahji

    Assouplissement progressif des conditions de détention ; installation dans la demeure de Bahji, où il meurt en 1892.

Bagdad (1853-1863) et le Kitáb-i-Íqán

À Bagdad, Bahá'u'lláh reconstitue peu à peu autour de lui la petite communauté bábíe dispersée. Les tensions avec son demi-frère Mírzá Yahyá, jaloux de l'ascendant qu'il exerce, le poussent en 1854 à se retirer seul, pendant environ deux ans, dans les montagnes de Sulaymaniyah, au Kurdistan ottoman, avant de revenir à Bagdad en 1856 à la demande pressante de sa famille et des bábís.[18]

C'est durant cette seconde période bagdadie qu'il compose ses œuvres majeures de jeunesse : les Paroles cachées (1858), recueil d'aphorismes spirituels, et surtout le Kitáb-i-Íqán (« Livre de la Certitude », 1862), long traité théologique où il expose sa lecture des prophéties bibliques et coraniques annonçant, selon lui, sa propre venue.[19]

« Nul homme n'atteindra les rives de l'océan de la vraie compréhension s'il ne se détache de tout ce qui est au ciel et sur la terre. Sanctifiez vos âmes, ô peuples du monde, afin que vous puissiez atteindre la station que Dieu vous a destinée. » — Bahá'u'lláh, Kitáb-i-Íqán (Le Livre de la Certitude), premier paragraphe, trad. anglaise Shoghi Effendi, Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, 1970[20]

La déclaration du jardin de Ridván (avril 1863)

En 1863, sous la pression conjuguée du gouvernement persan et du clergé chiite d'Irak, les autorités ottomanes convoquent Bahá'u'lláh à Constantinople. Avant son départ, du 21 avril au 2 mai 1863, il séjourne douze jours dans le jardin de Najibiyyih, sur les rives du Tigre, rebaptisé depuis « jardin de Ridván » (« Paradis »). C'est là que, pour la première fois, il déclare à un cercle restreint de compagnons être « Celui que Dieu manifestera » — la Manifestation divine annoncée par le Báb.[21] Ces douze jours, célébrés chaque printemps comme la fête de Ridván, sont considérés par les bahá'ís comme le plus saint de leurs jours de fête, celui de la naissance effective de leur religion.

Constantinople et Andrinople (1863-1868)

Le séjour à Constantinople ne dure que quatre mois : dès décembre 1863, sous la pression persane, les Ottomans bannissent de nouveau Bahá'u'lláh vers la ville provinciale d'Andrinople (l'actuelle Edirne, en Turquie européenne), où il demeure jusqu'en 1868.[22]

C'est à Andrinople qu'il rend sa mission publique, la proclamant désormais ouvertement à l'ensemble de la communauté bábíe, puis rédige, entre 1867 et 1873, ses fameuses Tablettes aux rois (Súriy-i-Mulúk), lettres adressées aux souverains du monde — le sultan ottoman Abdülaziz, le tsar Alexandre II, l'empereur Napoléon III, la reine Victoria, le chah de Perse et, plus tard, le pape Pie IX — dans lesquelles il les somme de reconnaître sa mission et d'œuvrer à la justice et à la paix universelle.[23]

La rupture avec Subh-i-Azal

C'est également à Andrinople que se consomme la rupture ouverte entre Bahá'u'lláh et Mírzá Yahyá, devenu Subh-i-Azal (« l'Aube de l'éternité »). En 1866, ce dernier aurait tenté d'empoisonner son demi-frère aîné ; Bahá'u'lláh survit, mais garde toute sa vie un tremblement à la main.[24] La rupture est définitive : les partisans de Bahá'u'lláh deviennent les bahá'ís, ceux de Subh-i-Azal les azalis — un courant minoritaire qui s'éteindra progressivement au cours du XXe siècle.[25]

La ville-prison de Saint-Jean-d'Acre (1868-1892)

La prison d'Acre, lieu de détention de Bahá'u'lláh dans la ville fortifiée ottomane. Source : Wikimedia Commons.

En août 1868, alimentées par les accusations d'Azal et par de nouvelles pressions persanes, les autorités ottomanes bannissent définitivement Bahá'u'lláh, sa famille et ses compagnons vers la ville-prison de Saint-Jean-d'Acre, en Palestine ottomane — l'une des places pénitentiaires les plus dures de l'empire, réservée aux condamnés les plus dangereux. Il y débarque le 31 août 1868.[26]

Les premières années sont éprouvantes : la famille est confinée dans une caserne insalubre, et en 1870 son plus jeune fils, Mírzá Mihdí, meurt après une chute à travers une verrière du toit de la prison, sur laquelle il marchait en priant.[27] Peu à peu cependant, la conduite exemplaire de Bahá'u'lláh et de ses compagnons gagne le respect des autorités et des habitants locaux : les conditions de détention s'assouplissent, jusqu'à lui permettre, à partir de 1877, de résider hors des murs de la ville, d'abord à Mazra'ih, puis, à partir de 1879, dans la demeure de Bahji, où il passera ses treize dernières années — toujours formellement prisonnier de l'Empire ottoman, mais dans des conditions bien plus clémentes.[28]

C'est à Acre, vers 1873, qu'il rédige son œuvre majeure de législation, le Kitáb-i-Aqdas.

L'œuvre écrite de Bahá'u'lláh

Bahá'u'lláh est un auteur d'une abondance rare : la tradition bahá'íe lui attribue plus d'une centaine de volumes de tablettes, lettres et traités, rédigés pour l'essentiel en arabe et en persan durant ses quarante années d'exil et de captivité.[29] Quatre textes dominent son corpus.

Les Paroles cachées (1858)

Rédigées à Bagdad, les Paroles cachées (Kalimát-i-Maknúnih) forme un recueil de courts aphorismes spirituels, présentés comme la synthèse de « l'essence » des enseignements anciens des prophètes, en arabe puis en persan.[30]

« Ô Fils de l'Esprit ! Je t'ai créé riche, pourquoi t'appauvris-tu toi-même ? Je t'ai fait noble, pourquoi t'avilis-tu ? » — Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, section arabe, § 13, trad. anglaise Shoghi Effendi, Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, 1985, texte publié par la Bibliothèque de référence bahá'íe[31]

Le Kitáb-i-Íqán, Livre de la Certitude (1862)

Déjà cité plus haut, ce traité de Bagdad constitue l'exposé théologique le plus développé de Bahá'u'lláh sur la nature de la révélation successive, la lecture symbolique des prophéties bibliques et coraniques, et le statut du Báb comme précurseur direct de sa propre venue.[32]

Le Kitáb-i-Aqdas, Le Très-Saint Livre (1873)

Rédigé à Acre vers 1873, le Kitáb-i-Aqdas est le livre de lois de la foi bahá'íe, désigné par la tradition comme « le Livre-Mère » de ses enseignements et « la Charte de la future civilisation mondiale ».[33] Bahá'u'lláh y fixe les obligations rituelles (prière quotidienne, jeûne de dix-neuf jours), les interdits (alcool, mendicité), les institutions (Maison de Justice appelée à légiférer sur ce que le texte ne tranche pas explicitement), le calendrier bahá'í de dix-neuf mois de dix-neuf jours, et de nombreuses prescriptions sociales.[34] Le texte n'est diffusé que progressivement parmi les fidèles à partir des années 1880 et publié pour la première fois à Bombay en 1890-1891.[35]

Les Tablettes aux rois

Entre 1867 et 1873, Bahá'u'lláh adresse une série de lettres solennelles aux souverains du monde, réunies dans la Súriy-i-Haykal (« Sourate du Temple ») : au sultan ottoman Abdülaziz, au tsar Alexandre II, à Napoléon III, à la reine Victoria, à Nasser al-Din Chah — et, en 1869, au pape Pie IX.[36]

La tablette au pape Pie IX (v. 1869)

Le pape Pie IX, destinataire de l'une des tablettes de Bahá'u'lláh. George Peter Alexander Healy, 1871 ; source : Wikimedia Commons.

Ce texte, connu en persan sous le nom de Lawh-i-Páp (« Tablette au Pape »), mérite une attention particulière dans un article catholique, car Bahá'u'lláh s'y adresse directement au chef de l'Église catholique, se présentant comme le retour du Christ attendu par les chrétiens et l'exhortant à renoncer aux richesses temporelles de la papauté :

« Vends tous les ornements précieux que tu possèdes, et dépense-les sur le chemin de Dieu, Qui fait revenir la nuit sur le jour et le jour sur la nuit. » — Bahá'u'lláh, Lawh-i-Páp (Tablette au pape Pie IX), v. 1869, in La Proclamation de Bahá'u'lláh, Maison d'éditions bahá'íe, Wilmette, p. 81-86, texte anglais consultable via bahai-library.com[37]

« Abandonne ton royaume aux rois, et sors de ta demeure, le visage tourné vers le Royaume. » — Bahá'u'lláh, Lawh-i-Páp, ibid.[38]

Bahá'u'lláh y reproche au pontife de vivre dans des palais alors que, selon lui, le « Messie revenu » demeure dans la plus grande pauvreté, et l'avertit de ne pas laisser l'attachement au seul nom de Jésus lui voiler la reconnaissance de « la réalité du Seigneur des cieux et de la terre ».[39] Ce document, à lui seul, illustre concrètement l'enjeu doctrinal central de cet article : Bahá'u'lláh ne se présente pas comme un simple sage religieux parmi d'autres, mais comme celui qui accomplit et dépasse la révélation du Christ elle-même — prétention à laquelle l'Église catholique ne peut, par nature, souscrire (voir plus bas).

La mort et la succession (1892)

Mort à Bahji (29 mai 1892)

Après une brève maladie fébrile, Bahá'u'lláh meurt à la demeure de Bahji le 29 mai 1892, à l'âge de soixante-quatorze ans. Il est enseveli dans un bâtiment attenant à la demeure, devenu depuis le Sanctuaire de Bahá'u'lláh — le lieu le plus saint de la foi bahá'íe, vers lequel ses fidèles se tournent aujourd'hui pour la prière quotidienne (la qiblih bahá'íe).[40]

Le Covenant et la succession de 'Abdu'l-Bahá

Dans son testament, le Kitáb-i-'Ahd (« Livre du Covenant »), Bahá'u'lláh désigne son fils aîné, 'Abbás Effendi, connu sous le nom de 'Abdu'l-Bahá (1844-1921), comme unique interprète autorisé de ses écrits et chef de la communauté bahá'íe.[41] La tradition bahá'íe présente cette désignation écrite et sans ambiguïté comme un fait sans précédent dans l'histoire des religions fondatrices.[42] 'Abdu'l-Bahá nommera à son tour, dans son propre testament, son petit-fils Shoghi Effendi (1897-1957) comme « Gardien » de la foi ; celui-ci préparera l'établissement de la Maison universelle de justice, instance suprême de gouvernance bahá'íe, élue pour la première fois en 1963 et toujours en fonction aujourd'hui à Haïfa.[43]

La doctrine bahá'íe

Les Manifestations de Dieu et la révélation progressive

La doctrine bahá'íe des « Manifestations de Dieu » : une chaîne de révélateurs successifs selon Bahá'u'lláh. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le cœur de la théologie bahá'íe est la doctrine des Manifestations de Dieu (Mazáhiru'lláh) : Dieu, absolument inconnaissable en son essence, se révèle aux hommes par une succession d'envoyés — parmi lesquels la tradition bahá'íe cite Abraham, Krishna, Moïse, Zoroastre, le Bouddha, Jésus, Mahomet, le Báb et enfin Bahá'u'lláh — chacun apportant les mêmes vérités spirituelles éternelles, adaptées aux besoins et à la maturité de son époque.[44] Cette théorie, dite de la révélation progressive, soutient que « les religions sont fondamentalement une » et que la vérité se dévoile par étapes successives à travers l'histoire.[45]

Bahá'u'lláh va plus loin : il se présente comme l'accomplissement simultané des attentes eschatologiques de toutes les grandes traditions religieuses à la fois — le retour du Christ pour les chrétiens, le douzième Imam pour les chiites, le cinquième Bouddha (Maitreya) pour les bouddhistes, l'avatar Kalki pour les hindous, le Sháh Bahrám pour les zoroastriens.[46] C'est cette prétention à l'unification de toutes les eschatologies religieuses en une seule personne qui constitue le nœud du désaccord catholique, examiné plus bas.

L'unité de Dieu, des religions et de l'humanité

Les trois unités bahá'íes : unité de Dieu, unité des religions et unité du genre humain. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Trois affirmations structurent l'ensemble de l'enseignement bahá'í : l'unité de Dieu (monothéisme strict, sans distinction de personnes), l'unité de la religion (toutes les grandes religions procéderaient d'une même source divine) et l'unité du genre humain, présentée comme « le remède souverain et l'instrument le plus puissant pour la guérison de tout le monde ».[47]

« Ce que le Seigneur a ordonné comme remède souverain et instrument le plus puissant pour la guérison de tout le monde, c'est l'union de tous ses peuples dans une seule Cause universelle, une seule Foi commune. » — Bahá'u'lláh, Tablettes de Bahá'u'lláh révélées après le Kitáb-i-Aqdas, Maison d'éditions bahá'íe, Wilmette, 1988, texte publié par la Bibliothèque de référence bahá'íe[48]

Loi sociale et institutions

Institutions et pratiques bahá'íes issues du Kitáb-i-Aqdas : prière, jeûne, calendrier badí et Maison de justice. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le Kitáb-i-Aqdas et les tablettes ultérieures énoncent un ensemble de principes sociaux souvent présentés comme progressistes pour l'époque : égalité de l'homme et de la femme, éducation universelle obligatoire, harmonie entre la science et la religion, adoption d'une langue auxiliaire universelle, réduction des extrêmes de richesse et de pauvreté, abolition des préjugés de race et de nation, gouvernement mondial fédéral et « Grande Paix » universelle.[49] La foi bahá'íe ne possède ni clergé ni sacrements : son gouvernement repose sur des conseils élus — Assemblées spirituelles locales et nationales, puis la Maison universelle de justice — et non sur un ministère ordonné.[50]

Principe bahá'íFormulationSource dans le corpus
Unité de DieuUn seul Dieu inconnaissable en son essence, révélé par des Manifestations successivesKitáb-i-Íqán
Unité des religionsToutes les grandes religions procèdent d'une même source divine progressiveKitáb-i-Íqán, tablettes diverses
Unité de l'humanitéAbolition des préjugés de race, de nation, de caste et de sexeKitáb-i-Aqdas, tablettes aux rois
InstitutionsAbsence de clergé ; gouvernement par conseils élus (Maison de justice)Kitáb-i-Aqdas
Calendrier propreCalendrier badí de 19 mois de 19 jours, jours intercalairesKitáb-i-Aqdas

La foi bahá'íe aujourd'hui

Diffusion mondiale et lieux saints

Les jardins bahá'ís du mont Carmel à Haïfa, autour du Sanctuaire du Báb. Source : Wikimedia Commons.

Les estimations démographiques varient selon les sources, entre environ cinq et huit millions de fidèles répartis dans plus de deux cents pays et territoires — ce qui en ferait, selon certaines études sociologiques, la religion la plus géographiquement répandue après le christianisme.[51] Le Sanctuaire de Bahá'u'lláh à Bahji, près d'Acre, et le Sanctuaire du Báb, sur le mont Carmel à Haïfa, dont les restes furent transférés depuis la Perse en 1909, forment ensemble le Centre mondial bahá'í. En juillet 2008, l'UNESCO a inscrit l'ensemble des « Lieux saints bahá'ís de Haïfa et de la Galilée occidentale » — sanctuaires, terrasses, jardins et bâtiments annexes — sur la liste du patrimoine mondial.[52]

La persécution en Iran, hier et aujourd'hui

Les bahá'ís en Iran : une minorité religieuse sous pression. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Depuis sa naissance, la foi bahá'íe a subi en Iran, son pays d'origine, des persécutions répétées : massacres locaux au XIXe et au début du XXe siècle, puis répression systématique depuis la révolution islamique de 1979, qui ne reconnaît pas la religion bahá'íe et considère ses adeptes comme des apostats de l'islam.[53] Les bahá'ís d'Iran — environ 300 000 personnes, la plus importante minorité religieuse non musulmane du pays — se voient refuser l'accès à l'enseignement supérieur public, subissent des confiscations de biens et des arrestations arbitraires.[54]

D'après Human Rights Watch, entre juin et novembre 2025, plus de 750 actes de persécution ont été documentés à travers l'Iran — soit trois fois plus que sur la même période en 2024 — incluant plus de deux cents perquisitions et l'arrestation d'au moins cent dix bahá'ís ; en octobre 2025, dix femmes bahá'íes d'Ispahan ont été condamnées, cumulativement, à quatre-vingt-dix ans de prison pour avoir organisé des activités éducatives et culturelles.[55] L'organisation qualifie cette répression systématique de « crime de persécution » au regard du droit international.[56]

Bahá'u'lláh face au regard catholique

Révélation close ou révélation progressive ? Le point de divergence entre la foi catholique et la doctrine bahá'íe. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Une fois la biographie et la doctrine exposées, une question demeure, décisive pour le lecteur catholique : que penser de la prétention de Bahá'u'lláh à accomplir, y compris, la révélation chrétienne ? La réponse de l'Église s'appuie sur un principe de foi central, et non sur le mépris d'une religion qui compte d'authentiques valeurs morales.

La Révélation publique est close avec le Christ

Le christianisme tient que Dieu a dit tout ce qu'il avait à dire en son Verbe fait chair. Le Christ n'est pas une Manifestation parmi d'autres dans une série ouverte : il est la Parole définitive de Dieu, après laquelle plus aucune révélation publique nouvelle n'est à attendre :

« L'économie chrétienne, étant l'Alliance nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n'est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 66, citant le concile Vatican II, constitution dogmatique Dei Verbum, § 4[57]

Le Catéchisme précise plus loin que la foi chrétienne ne peut accepter des « révélations » qui prétendraient dépasser ou corriger celle dont le Christ est l'achèvement.[58] Or c'est exactement ce que Bahá'u'lláh revendique lorsqu'il s'adresse au pape Pie IX en se présentant comme le retour même du Christ, porteur d'un enseignement qui viendrait compléter et dépasser l'Évangile. Du point de vue catholique, une telle prétention ne peut, par construction, être reçue comme divine.

Le problème du relativisme religieux : Dominus Iesus

La doctrine bahá'íe de la « révélation progressive » — selon laquelle Jésus, Mahomet, le Báb et Bahá'u'lláh seraient des Manifestations successives et de rang équivalent d'un même Dieu — correspond précisément à ce que la Congrégation pour la doctrine de la foi a explicitement condamné dans la déclaration Dominus Iesus (2000) : la thèse d'une « limitation, incomplétude ou imperfection » de la révélation du Christ, que d'autres révélations viendraient compléter.[59]

« Il serait […] contraire à la foi de considérer l'Église comme une voie de salut à côté de celles constituées par les autres religions, considérées comme complémentaires à l'Église, voire substantiellement équivalentes à elle. » — Congrégation pour la doctrine de la foi, déclaration Dominus Iesus, 6 août 2000, § 21[60]

La théorie bahá'íe des Manifestations successives est un cas d'école du pluralisme religieux que Dominus Iesus vise directement : elle ne nie pas que Jésus ait été un envoyé authentique de Dieu — elle le relativise, en le plaçant sur le même plan que Bouddha, Mahomet, le Báb et Bahá'u'lláh, et en présentant ce dernier comme celui qui dépasse et clôt la série. Le christianisme, à l'inverse, tient le Christ non pour une étape d'une révélation encore ouverte, mais pour la Parole unique, définitive et insurpassable de Dieu fait homme.[61]

Ce que l'Église reconnaît de vrai et bon

Cette fermeté doctrinale n'exclut pas une reconnaissance sincère de ce qu'il peut y avoir de bon dans la vie et l'enseignement moral de Bahá'u'lláh et de ses disciples. Le Catéchisme enseigne que l'Église considère « tout ce qui peut se trouver de bon et de vrai dans les religions » « comme une préparation évangélique »[62] ; l'amour de la paix, la lutte contre les préjugés raciaux, l'exigence de justice sociale et le courage des bahá'ís persécutés en Iran pour leur foi méritent le respect. Mais reconnaître des éléments de bonté morale n'équivaut pas à reconnaître une révélation divine : c'est précisément la distinction que Dominus Iesus maintient avec soin, entre les « éléments de vérité et de grâce » présents hors de la structure visible de l'Église et l'affirmation, propre au Christ seul, d'être « le chemin, la vérité et la vie ».[63]

Estimer les personnes, discerner la doctrine

La position catholique tient donc ensemble deux exigences qu'on oppose souvent à tort. D'un côté, un respect réel pour les bahá'ís, dont beaucoup souffrent aujourd'hui même de persécutions d'État en Iran pour leur seule appartenance religieuse — une cause pour laquelle l'Église, attachée à la liberté religieuse de toute personne, peut et doit s'associer sans réserve.[64] De l'autre, la fidélité à la vérité de la foi : Bahá'u'lláh, quel qu'ait été son courage personnel face à quarante années d'exil et de captivité, n'est pas pour l'Église une Manifestation de Dieu, et sa prétention à accomplir la révélation du Christ — jusqu'à l'écrire au pape lui-même — ne peut venir de Dieu, puisque la Révélation s'est définitivement achevée dans le Christ. Cette double fidélité — à la charité envers les personnes et à la vérité sur les doctrines — est la marque propre du regard catholique, à égale distance du mépris et du syncrétisme.

À la différence de Mahomet, qui fonde une religion distincte sans jamais prétendre être le Christ revenu, Bahá'u'lláh formule une revendication plus radicale encore : il ne se contente pas de proposer une nouvelle prophétie, il affirme unifier et clore l'ensemble des révélations religieuses de l'humanité en sa propre personne — ce qui rend d'autant plus nette, du point de vue catholique, l'incompatibilité de fond entre sa prétention et la foi au Christ, unique Sauveur et Rédempteur du monde.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Sur le chiisme duodécimain comme religion d'État de la Perse qajare et l'attente du douzième Imam caché (le Mahdí ou Qá'im), voir Encyclopædia Iranica, art. « Shiism in Persia », et Moojan Momen, An Introduction to Shi'i Islam: The History and Doctrines of Twelver Shi'ism, Yale University Press, New Haven, 1985.

    1
  2. Sur le mouvement chaykhite fondé par Chaykh Ahmad al-Ahsá'í (1753-1826) et son insistance sur l'imminence du retour du Qá'im, voir Denis MacEoin, art. « Shaykhism », Encyclopædia Iranica, éd. en ligne, et Denis MacEoin, The Sources for Early Bábí Doctrine and History: A Survey, Brill, Leyde, 1992.

    2
  3. Sur la déclaration du Báb le soir du 22 mai 1844 devant Mullá Husayn-i-Bushrú'í à Chíráz, voir la biographie officielle « The Life of the Báb », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/the-bab/life-the-bab, et Encyclopædia Iranica, art. « Bāb, Sayyed ʿAli Mohammad Sirazi ».

    3
  4. Sur les insurrections bábíes de 1848-1850 et leur répression, ainsi que sur les massacres de plusieurs milliers de bábís après l'exécution du Báb, voir Encyclopædia Iranica, art. « Bābism », et Peter Smith, The Bábí and Bahá'í Religions: From Messianic Shi'ism to a World Religion, Cambridge University Press, Cambridge, 1987.

    4 6
  5. Sur l'exécution du Báb à Tabríz le 9 juillet 1850, ordonnée par le premier ministre Amír Kabír, voir la biographie officielle « The Life of the Báb », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/the-bab/life-the-bab, ainsi que le récit détaillé publié sur bahaipedia.org, art. « Execution of the Báb ».

    5
  6. Sur la désignation de Mírzá Yahyá (futur Subh-i-Azal) par le Báb peu avant son exécution, et le débat historiographique sur la nature de cette désignation (succession réelle contestée par la lecture bahá'íe, qui n'y voit qu'une protection nominale), voir art. « Subh-i-Azal », Wikipedia (en anglais), section « Background », consulté en 2026, s'appuyant notamment sur les travaux de Denis MacEoin et Moojan Momen sur l'historiographie bábíe.

    7
  7. Sur la naissance de Mírzá Husayn-Alí Núrí à Téhéran le 12 novembre 1817, voir « The Life of Bahá'u'lláh », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/bahaullah/life-bahaullah, et art. « Baháʼu'lláh », Encyclopedia.com (Encyclopedia of World Biography).

    8
  8. Sur le père de Bahá'u'lláh, Mírzá Abbás Núrí dit Mírzá Buzurg, vizir d'Imám-Virdi Mírzá, douzième fils du chah Fath-Ali Chah Qajar, et sur l'origine familiale dans le district de Núr (Mázandarán), voir « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit., et art. « Baháʼu'lláh », Encyclopedia.com.

    9
  9. Sur le refus de Bahá'u'lláh d'entrer dans la carrière administrative offerte par sa naissance et sur le surnom de « Père des pauvres » qu'il reçoit pour ses œuvres charitables, voir « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit.

    10
  10. Sur l'adhésion de Bahá'u'lláh au message du Báb en 1844 sans l'avoir rencontré personnellement, et son titre bábí de « Bahá », voir art. « Baháʼu'lláh », Encyclopedia MDPI, encyclopedia.pub/entry/37545, et « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit.

    11
  11. Sur la tentative d'assassinat du chah Nasser al-Din par un groupe de bábís radicalisés le 15 août 1852, et la répression qui s'ensuit contre l'ensemble de la communauté bábíe y compris ceux qui, comme Bahá'u'lláh, avaient condamné le complot, voir « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit., et art. « Síyáh-Chál », Bahaipedia, bahaipedia.org/Síyáh-Chál.

    12
  12. Sur le Síyáh-Chál (« la Fosse noire »), ancien réservoir d'eau souterrain converti en cachot à Téhéran, voir art. « Síyáh-Chál », Wikipedia (en anglais) et Bahaipedia, bahaipedia.org/Síyáh-Chál.

    13
  13. Sur les conditions de détention au Síyáh-Chál d'août à décembre 1852 (obscurité, chaînes, absence de sanitaires, environ cent cinquante prisonniers principalement de droit commun), voir art. « Síyáh-Chál », Bahaipedia, op. cit., et « The Message Baha'u'llah Received in the Black Pit », BahaiTeachings.org.

    14
  14. Bahá'u'lláh, Súriy-i-Haykal (« Sourate du Temple »), rédigée à Andrinople vers 1868, décrivant rétrospectivement la vision de la « Vierge céleste » reçue au Síyáh-Chál en octobre 1852. Texte anglais publié par la Bibliothèque bahá'íe de référence (bahai.org) et cité dans Shoghi Effendi, God Passes By, Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, éd. révisée 1974, p. 101-102. Texte original : « While engulfed in tribulations I heard a most wondrous, a most sweet voice, calling above My head. Turning My face, I beheld a Maiden — the embodiment of the remembrance of the name of My Lord — suspended in the air before Me. So rejoiced was she in her very soul that her countenance shone with the ornament of the good-pleasure of God, and her cheeks glowed with the brightness of the All-Merciful. Betwixt Earth and Heaven she was raising a call which captivated the hearts and minds of men. » Traduction française de l'auteur.

    15
  15. Sur la fuite de Mírzá Yahyá lors de la répression de 1852 et le début des tensions avec Bahá'u'lláh sur la direction du mouvement bábí, voir art. « Subh-i-Azal », Wikipedia (en anglais), et Peter Smith, The Bábí and Bahá'í Religions, op. cit.

    16
  16. Sur la libération de Bahá'u'lláh en décembre 1852 sous condition de bannissement définitif de Perse, et la confiscation des biens familiaux, voir « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit.

    17
  17. Sur la retraite solitaire de Bahá'u'lláh dans les montagnes de Sulaymaniyah (Kurdistan ottoman) de 1854 à 1856, motivée par les tensions croissantes avec Mírzá Yahyá, puis son retour à Bagdad à la demande de sa famille, voir « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit., et art. « Baháʼu'lláh », Wikipedia (en anglais), section « Baghdad ».

    18
  18. Sur la rédaction à Bagdad des Paroles cachées (1858) et du Kitáb-i-Íqán (1862), voir « The Kitáb-i-Íqán », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/library/authoritative-texts/bahaullah/kitab-i-iqan/.

    19
  19. Bahá'u'lláh, Kitáb-i-Íqán (Le Livre de la Certitude), trad. anglaise Shoghi Effendi, Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, 1970 (1re éd. angl. 1931), premier paragraphe. Texte publié par la Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org, et Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/16983. Texte original : « No man shall attain the shores of the ocean of true understanding except he be detached from all that is in heaven and on earth. Sanctify your souls, O ye peoples of the world, that haply ye may attain that station which God hath destined for you. » Traduction française de l'auteur.

    20
  20. Sur les douze jours passés par Bahá'u'lláh dans le jardin de Najibiyyih (dit « jardin de Ridván ») du 21 avril au 2 mai 1863, et sur la déclaration privée de sa mission à ses compagnons avant son départ pour Constantinople, voir « Declaration of Baha'u'llah in the Ridvan Garden in 1863 », bahai-library.com, et « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit.

    21
  21. Sur le bref séjour de quatre mois à Constantinople (août-décembre 1863) puis le bannissement à Andrinople (Edirne) où Bahá'u'lláh demeure jusqu'en 1868, voir « Banishment of Bahá'u'lláh from Baghdad to Constantinople and Beyond », Wilmette Institute, wilmetteinstitute.org, et art. « Baháʼu'lláh », Wikipedia (en anglais), section « Adrianople ».

    22
  22. Sur la rédaction, entre 1867 et 1873, des Tablettes aux rois (Súriy-i-Mulúk et tablettes individuelles), adressées notamment au sultan Abdülaziz, au tsar Alexandre II, à Napoléon III, à la reine Victoria, à Nasser al-Din Chah et au pape Pie IX, voir « Baha'u'llah's Tablets to the Rulers », UpliftingWords.org, et « The Summons of the Lord of Hosts », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org.

    23
  23. Sur la tentative d'empoisonnement de Bahá'u'lláh par Subh-i-Azal en 1866 à Andrinople et le tremblement de la main qui en résulta durablement, voir art. « Baháʼu'lláh », Wikipedia (en anglais), section « Adrianople », et « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit.

    24
  24. Sur la rupture définitive entre les partisans de Bahá'u'lláh (bahá'ís) et ceux de Subh-i-Azal (azalis), et sur l'extinction progressive du courant azali au cours du XXe siècle, voir art. « Subh-i-Azal », Wikipedia (en anglais), section « Legacy ».

    25
  25. Sur le bannissement d'août 1868 vers la ville-prison ottomane de Saint-Jean-d'Acre, présentée comme l'une des places pénitentiaires les plus sévères de l'empire, et l'arrivée le 31 août 1868, voir « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit., et art. « Baháʼu'lláh », Wikipedia (en anglais), section « ʻAkká ».

    26
  26. Sur la mort de Mírzá Mihdí, plus jeune fils de Bahá'u'lláh, en 1870 à Acre, à la suite d'une chute à travers la verrière du toit de la prison sur laquelle il marchait en priant, voir art. « Mírzá Mihdí », Bahaipedia, et « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit.

    27
  27. Sur l'assouplissement progressif des conditions de détention à partir de 1877 et l'installation de Bahá'u'lláh à la demeure de Bahji à partir de 1879, où il demeure prisonnier formel de l'Empire ottoman jusqu'à sa mort, voir « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit., et art. « Baháʼu'lláh », Wikipedia (en anglais), section « Final years ».

    28
  28. Sur l'ampleur du corpus attribué à Bahá'u'lláh (plus d'une centaine de volumes de tablettes et traités rédigés en arabe et en persan), voir « Writings of Bahá'u'lláh », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/library/authoritative-texts/bahaullah/.

    29
  29. Sur la rédaction des Paroles cachées (Kalimát-i-Maknúnih) à Bagdad en 1858, en arabe puis en persan, voir « The Hidden Words », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/library/authoritative-texts/bahaullah/hidden-words/.

    30
  30. Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées, section arabe, § 13, trad. anglaise Shoghi Effendi, Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, 1985 (1re éd. angl. 1932). Texte publié par la Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org. Texte original : « O SON OF SPIRIT! I created thee rich, why dost thou bring thyself down to poverty? Noble I made thee, wherewith dost thou abase thyself? » Traduction française de l'auteur.

    31
  31. Sur le contenu doctrinal du Kitáb-i-Íqán — lecture symbolique des prophéties bibliques et coraniques, statut du Báb comme précurseur — voir « The Kitáb-i-Íqán », Bibliothèque bahá'íe de référence, op. cit.

    32
  32. Sur la description du Kitáb-i-Aqdas comme « Livre-Mère » des enseignements bahá'ís et « Charte de la future civilisation mondiale », voir « The Kitáb-i-Aqdas », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/library/authoritative-texts/bahaullah/kitab-i-aqdas/, et art. « Kitáb-i-Aqdas », Wikipedia (en anglais).

    33
  33. Sur le contenu législatif du Kitáb-i-Aqdas (prière quotidienne, jeûne de dix-neuf jours, interdits, institutions, calendrier badí), voir « The Kitáb-i-Aqdas », op. cit., et Julio Savi & Peter Terry, art. « Laws of the Kitáb-i-Aqdas », George Ronald Publisher, grbooks.com.

    34
  34. Sur la rédaction du Kitáb-i-Aqdas à Acre vers 1873, sa diffusion progressive parmi les fidèles à partir des années 1880 et sa première publication à Bombay en 1890-1891, voir art. « Kitáb-i-Aqdas », Wikipedia (en anglais), section « Publication history ».

    35
  35. Sur la liste complète des souverains destinataires des tablettes de Bahá'u'lláh (Abdülaziz, Alexandre II, Napoléon III, Victoria, Nasser al-Din Chah, Pie IX), réunies dans la Súriy-i-Haykal, voir « The Summons of the Lord of Hosts », Bibliothèque bahá'íe de référence, op. cit.

    36
  36. Bahá'u'lláh, Lawh-i-Páp (Tablette au pape Pie IX), v. 1869, in The Proclamation of Bahá'u'lláh, Bahá'í World Centre, Haïfa, p. 81-86. Texte anglais consultable via bahai-library.com/writings/bahaullah/pb/13.html. Texte original : « Sell all the embellished ornaments thou dost possess, and expend them in the path of God, Who causeth the night to return upon the day, and the day to return upon the night. » Traduction française de l'auteur.

    37
  37. Bahá'u'lláh, Lawh-i-Páp, ibid. Texte original : « Abandon thy kingdom unto the kings, and emerge from thy habitation, with thy face set towards the Kingdom. » Traduction française de l'auteur.

    38
  38. Sur le contenu général de la Lawh-i-Páp — reproche adressé au pape de vivre dans des palais, avertissement contre l'attachement exclusif au nom de Jésus — voir « Bahá'u'lláh's letter to Pope Pius IX », article du bicentenaire, beyondforeignness.org/4794, et « Biography of Pope Pius IX: Tablet to Pope Pius IX (Lawh-i-Pap) », bahai-library.com/wilmette_lawh_pap_biography.

    39
  39. Sur la mort de Bahá'u'lláh le 29 mai 1892 à la demeure de Bahji et son ensevelissement dans le bâtiment attenant devenu le Sanctuaire de Bahá'u'lláh, lieu le plus saint de la foi bahá'íe et qiblih de la prière quotidienne, voir « The Life of Bahá'u'lláh », op. cit.

    40
  40. Sur la désignation de 'Abdu'l-Bahá comme successeur et unique interprète autorisé des écrits de Bahá'u'lláh dans le Kitáb-i-'Ahd (Livre du Covenant), voir « Bahá'u'lláh and His Covenant », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/beliefs/bahaullah-covenant, et art. « Covenant of Baháʼu'lláh », Wikipedia (en anglais).

    41
  41. Sur la présentation, par les sources bahá'íes officielles, de cette désignation écrite comme un précédent unique dans l'histoire des religions fondatrices, voir « Bahá'u'lláh and His Covenant », op. cit.

    42
  42. Sur la nomination de Shoghi Effendi comme « Gardien » de la foi bahá'íe par le testament de 'Abdu'l-Bahá, et sur l'élection de la Maison universelle de justice en 1963 comme instance suprême de gouvernance, voir art. « Baháʼí World Centre », Wikipedia (en anglais), et « The Universal House of Justice », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org.

    43
  43. Sur la doctrine des Manifestations de Dieu (Mazáhiru'lláh) et la liste habituelle de ses figures (Abraham, Krishna, Moïse, Zoroastre, Bouddha, Jésus, Mahomet, le Báb, Bahá'u'lláh), voir « Manifestations of God », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/beliefs/god-his-creation/revelation/manifestations-god.

    44
  44. Sur la doctrine de la révélation progressive et l'affirmation que « les religions sont fondamentalement une », voir « Progressive Revelation », Baha'is of the United States, bahai.us/beliefs/building-community/progressive-revelation/, et art. « Progressive revelation (Bahá'í) », Wikipedia (en anglais).

    45
  45. Sur la prétention de Bahá'u'lláh à accomplir simultanément le retour du Christ, le douzième Imam chiite, le cinquième Bouddha (Maitreya), l'avatar hindou Kalki et le Sháh Bahrám zoroastrien, voir Moojan Momen, The Bábí and Bahá'í Religions, 1844-1944: Some Contemporary Western Accounts, George Ronald, Oxford, 1981, et « The Day of God », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org.

    46
  46. Sur les trois piliers de l'unité de Dieu, de la religion et de l'humanité, voir art. « Baháʼí teachings », Wikipedia (en anglais), et « The Oneness of Humanity », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org/beliefs/human-race/oneness-humanity/.

    47
  47. Bahá'u'lláh, Tablettes de Bahá'u'lláh révélées après le Kitáb-i-Aqdas, Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, 1988. Texte publié par la Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org. Texte original : « That which the Lord hath ordained as the sovereign remedy and mightiest instrument for the healing of all the world is the union of all its peoples in one universal Cause, one common Faith. » Traduction française de l'auteur.

    48
  48. Sur les principes sociaux bahá'ís (égalité homme-femme, éducation universelle, harmonie science-religion, langue auxiliaire universelle, réduction des extrêmes de richesse et de pauvreté, gouvernement mondial fédéral, « Grande Paix »), voir « The Kitáb-i-Aqdas », op. cit., et « Baha'i Principles », Baha'is of the United States, bahai.us.

    49
  49. Sur l'absence de clergé et de sacrements dans la foi bahá'íe et son gouvernement par conseils élus (Assemblées spirituelles locales et nationales, Maison universelle de justice), voir « The Institutions of the Bahá'í Faith », Bibliothèque bahá'íe de référence, bahai.org.

    50
  50. Sur les estimations démographiques de la population bahá'íe mondiale (entre cinq et huit millions selon les sources, présente dans plus de deux cents pays), voir art. « Statistics », Bahaipedia, bahaipedia.org/Statistics, et art. « Baháʼí Faith by country », Wikipedia (en anglais).

    51
  51. Sur l'inscription en juillet 2008 des « Lieux saints bahá'ís de Haïfa et de la Galilée occidentale » sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, voir UNESCO, « Bahá'í Holy Places in Haifa and the Western Galilee », whc.unesco.org/en/list/1220/.

    52
  52. Sur l'histoire des persécutions des bahá'ís en Iran depuis le XIXe siècle jusqu'à la révolution islamique de 1979, qui ne reconnaît pas leur religion, voir « Erased in the shadows: The persecution of Iran's Baha'is », Genocide Watch, genocidewatch.com, et Human Rights Watch, « The Boot on My Neck »: Iranian Authorities' Crime of Persecution Against Baha'is in Iran, rapport, 1er avril 2024, hrw.org.

    53
  53. Sur le nombre de bahá'ís en Iran (environ 300 000, plus importante minorité religieuse non musulmane du pays) et les discriminations systémiques (exclusion de l'enseignement supérieur public, confiscations de biens, arrestations arbitraires), voir Human Rights Watch, rapport 2024, op. cit., et « Current situation », Bahá'í International Community, bic.org/focus-areas/situation-iranian-bahais/current-situation.

    54
  54. Human Rights Watch, « Iran: Weaponizing Justice System to Persecute Baha'is », 10 décembre 2025, hrw.org/news/2025/12/10/iran-weaponizing-justice-system-to-persecute-bahais — plus de 750 actes de persécution documentés entre juin et novembre 2025, plus de 200 perquisitions, au moins 110 arrestations, et condamnation en octobre 2025 de dix femmes bahá'íes d'Ispahan à un total de 90 années de prison.

    55
  55. Human Rights Watch, rapport « The Boot on My Neck », 1er avril 2024, op. cit. — qualification de la répression systématique et durable des bahá'ís d'Iran comme « crime contre l'humanité de persécution » au regard du droit international.

    56
  56. Catéchisme de l'Église catholique, § 66, citant le concile Vatican II, constitution dogmatique Dei Verbum, § 4 : « aucune nouvelle révélation publique n'est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ ».

    57
  57. Catéchisme de l'Église catholique, § 67 : « La foi chrétienne ne peut pas accepter des "révélations" qui prétendent dépasser ou corriger la Révélation dont le Christ est l'achèvement. »

    58
  58. Congrégation pour la doctrine de la foi, déclaration Dominus Iesus sur l'unicité et l'universalité salvifique de Jésus-Christ et de l'Église, 6 août 2000, § 6 : « Est donc contraire à la foi de l'Église la thèse qui soutient le caractère limité, incomplet et imparfait de la révélation de Jésus-Christ, qui compléterait la révélation présente dans les autres religions. » Texte : vatican.va.

    59
  59. Congrégation pour la doctrine de la foi, Dominus Iesus, op. cit., § 21. Texte : vatican.va.

    60
  60. Congrégation pour la doctrine de la foi, Dominus Iesus, op. cit., § 15, sur l'unicité et l'insurpassabilité de la Révélation de Jésus-Christ, Parole définitive de Dieu. Texte : vatican.va.

    61
  61. Catéchisme de l'Église catholique, § 843 (d'après Lumen Gentium, § 16 ; cf. Nostra Aetate, § 2 ; Evangelii Nuntiandi, § 53) : « L'Église reconnaît dans les autres religions la recherche, "encore dans les ombres et sous des images", du Dieu inconnu mais proche puisque c'est Lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses et puisqu'il veut que tous les hommes soient sauvés. Ainsi, l'Église considère tout ce qui peut se trouver de bon et de vrai dans les religions "comme une préparation évangélique et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour que, finalement, il ait la vie". »

    62
  62. Congrégation pour la doctrine de la foi, Dominus Iesus, op. cit., § 22 : les autres traditions religieuses peuvent contenir des « éléments de vérité et de bonté », mais aussi « des lacunes, des insuffisances et des erreurs » ; le Christ demeure l'unique médiateur et Sauveur de tous les hommes. Texte : vatican.va.

    63
  63. Sur l'attachement de l'Église catholique à la liberté religieuse de toute personne, y compris hors de la communion catholique, voir concile Vatican II, déclaration Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse, 7 décembre 1965, § 2.

    64