Les Focolari, nom officiel Œuvre de Marie, forment un mouvement catholique né en 1943 à Trente, dans le nord de l'Italie, autour de Chiara Lubich (1920-2008). Son idéal tient en une prière du Christ à la veille de sa Passion : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Le mouvement cherche à vivre l'Évangile de l'amour réciproque dans la vie quotidienne, puis à porter cette unité dans la famille, le travail, l'économie, la politique et le dialogue entre chrétiens, entre religions et avec les personnes sans référence religieuse[1][2].
Le mot italien focolare désigne le foyer, le feu autour duquel la famille se rassemble. Dans le dialecte de Trente, les habitants surnommèrent ainsi le petit appartement où vivaient Chiara Lubich et ses premières compagnes, tant la chaleur de leur accueil frappait les visiteurs. Le surnom est resté, puis le nom officiel d'Œuvre de Marie a été donné lors de la reconnaissance par l'Église[3][4].
Aujourd'hui présent dans plus de 180 pays, le mouvement compte environ 140 000 membres et touche plusieurs millions de sympathisants selon les chiffres publiés par le Saint-Siège et repris par l'encyclopédie de référence anglaise[5]. Il est ouvert aux laïcs, aux personnes mariées, aux jeunes, aux prêtres, aux religieux et religieuses et aux évêques qui partagent sa spiritualité. Sa présidente, toujours une laïque catholique d'après ses statuts, est depuis 2021 Margaret Karram, née à Haïfa, assistée du coprésident Jesús Morán[6].
Trente en guerre : la naissance dans les bombardements (1943-1944)
Chiara Lubich, une institutrice de vingt-trois ans
Chiara Lubich naît Silvia Lubich le 22 janvier 1920 à Trente. Institutrice, elle s'inscrit aussi en philosophie à l'université de Venise sans pouvoir achever ce parcours, la guerre bouleversant les études comme le reste. En 1943, à vingt-trois ans, dans une Italie traversée par la Seconde Guerre mondiale, elle cherche ce qui ne passe pas quand tout s'effondre autour d'elle[7][8].
Le mouvement retient comme date de naissance le 7 décembre 1943 : ce jour-là, après avoir consulté un prêtre, Chiara se consacre totalement à Dieu par un vœu privé. Elle prend le nom de Chiara, en référence à sainte Claire d'Assise, dont la radicalité évangélique la touche profondément[9][10]. L'article détaillé sur sa vie, Servante de Dieu Chiara Lubich (1920-2008), retrace son parcours personnel ; le présent article décrit l'œuvre née de ce don initial.
Lire l'Évangile sous les bombes
Au printemps 1944, Trente est bombardée. La maison familiale de Chiara est touchée et sa famille se réfugie hors de la ville, tandis qu'elle choisit de rester à Trente pour soutenir le groupe de jeunes filles qui s'est formé autour d'elle. Dans les abris antiaériens, à la lueur des bougies, elles ouvrent l'Évangile et le lisent phrase par phrase, avec une décision simple : le mettre en pratique tout de suite, concrètement, dans la journée qui suit[11][12].
De cette lecture partagée naissent deux découvertes qui structurent encore la spiritualité focolarine. La première est le commandement nouveau donné par Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34). La seconde est la prière pour l'unité qui donne son but au mouvement :
« Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m'as envoyé. » Bible, Évangile selon saint Jean 17, 21[13]
Les premières compagnes commencent alors à tout partager : les biens, les besoins, les joies et les peines. Des habitants du quartier, frappés par la chaleur de la petite maison où elles se retrouvent, les appellent les filles du focolare, du foyer. Le nom courant du mouvement naît ainsi, du regard des voisins avant de devenir un programme[14].
Jésus abandonné, la clé spirituelle
Une troisième découverte achève de donner sa forme à la nouvelle spiritualité. En méditant le cri du Christ sur la Croix, « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46), Chiara Lubich y reconnaît le sommet de l'amour de Jésus : celui qui a éprouvé en lui-même la plus grande distance d'avec le Père devient la voie qui rouvre l'unité entre Dieu et les hommes, et entre les hommes divisés. Elle appelle ce mystère Jésus abandonné (Gesù Abbandonato en italien)[15].
« Jésus abandonné est la clé de l'unité. » Chiara Lubich, formule de sa spiritualité, souvent citée par le mouvement[16]
Concrètement, aimer Jésus abandonné signifie reconnaître son visage dans chaque douleur, chaque échec, chaque division rencontrée, et l'aimer là, sans attendre que la difficulté disparaisse. La bienheureuse Bienheureuse Chiara Badano (1971-1990), adolescente des Focolari morte à dix-huit ans d'un cancer des os, a vécu cette spiritualité jusqu'à offrir sa maladie pas à pas, en répétant : « Si tu le veux, Jésus, je le veux aussi. » Son article raconte en détail cette offrande.
La spiritualité de l'unité
Une spiritualité communautaire
La spiritualité des Focolari est dite spiritualité de l'unité ou spiritualité communautaire : elle ne propose pas d'abord un chemin de perfection solitaire, mais une vie évangélique vécue ensemble, où la présence du Christ promise à ceux qui sont réunis en son nom (Mt 18, 20) devient le cœur de la vie commune. Chaque membre cherche à vivre la Parole de Dieu au quotidien, souvent guidé par une « Parole de vie », verset biblique commenté et partagé chaque mois dans tout le mouvement depuis les premières années[17].
Cette spiritualité s'exprime en sept dimensions que Chiara Lubich présentait sous l'image des couleurs de la lumière décomposée par un prisme : la communion des biens et le travail ; le témoignage et le rayonnement ; la prière et la vie spirituelle ; la santé et la vie du corps ; l'harmonie et le soin des lieux de vie ; la sagesse et l'étude ; l'unité et les moyens de communication[18]. L'image dit l'essentiel : une seule lumière, des expressions variées de l'amour dans tous les domaines de l'existence.
La communion des biens
Dès Trente, les premières focolarines mettent leurs biens en commun pour répondre aux besoins des pauvres du quartier ravagé par la guerre. Cette pratique, inspirée par la première communauté de Jérusalem qui mettait tout en commun (Ac 2, 44-45 et Ac 4, 32-35), reste un trait concret du mouvement : membres et communautés partagent librement une partie de leurs revenus pour qu'aucun proche ne manque du nécessaire, et pour soutenir des projets dans les pays pauvres[19]. La communion des biens n'est pas présentée comme un système économique imposé, mais comme la conséquence pratique de l'amour réciproque : ce qui est à moi peut servir le frère qui en a besoin.
Marie, modèle de l'unité
Le nom officiel d'Œuvre de Marie dit la place de la Vierge Marie dans cette spiritualité : elle est le modèle de celle qui accueille la Parole et engendre le Christ au milieu des hommes. Les grandes rencontres estivales du mouvement portent son nom, Mariapolis, cité de Marie, et les cités permanentes du mouvement sont appelées cités Mariapolis. Il s'agit d'un raccourci parlant : vivre comme Marie, c'est laisser l'unité grandir autour de soi sans bruit[20].
L'expansion et la reconnaissance de l'Église
Des Dolomites au monde entier
À partir de l'été 1949, Chiara Lubich et ses compagnons se retirent chaque été dans la vallée de Primiero, dans les Dolomites. Ces retraites attirent des prêtres, des religieux et des laïcs de toute l'Italie ; elles prennent en 1955 le nom de Mariapolis. Le mouvement se répand d'abord dans le nord de l'Italie, puis en Europe, malgré des années d'examen prudent par les autorités ecclésiastiques entre 1949 et 1950, période d'épreuve que le mouvement traverse dans l'obéissance[21].
La chronologie de l'expansion mondiale, établie par l'histoire du mouvement, montre une diffusion rapide dès que des membres partent à la demande de groupes locaux[22] :
| Année | Étape de la diffusion |
|---|---|
| 1943 | Fondation à Trente, Italie |
| 1958 | Arrivée en Amérique du Sud |
| 1961 | Arrivée en Amérique du Nord |
| 1963 | Arrivée en Afrique |
| 1966 | Arrivée en Asie |
| 1967 | Arrivée en Australie |
Lecture du tableau : en moins de vingt-cinq ans, une expérience née dans une ville bombardée du Trentin atteint les cinq continents, portée par des membres laïcs qui s'installent durablement dans les pays d'accueil.
Approbation de 1962 et statuts de 1990
Le pape Jean XXIII approuve le mouvement en 1962 sous le nom d'Œuvre de Marie. Les statuts généraux définitifs sont approuvés par le Saint-Siège en 1990 : le mouvement y est reconnu comme association internationale de fidèles de droit pontifical. Ces statuts prévoient que la présidence revient toujours à une femme laïque catholique, trait original qui souligne la nature mariale et laïque de l'œuvre, avec un coprésident prêtre à ses côtés[23][24].
Deux compagnons des débuts ont joué un rôle décisif dans cette construction. Igino Giordani (1894-1980), député, écrivain et père de famille, rencontre Chiara Lubich en 1948 et est considéré comme cofondateur pour l'ouverture du mouvement aux laïcs mariés et à l'engagement social et politique. Le prêtre Pasquale Foresi (1929-2015), rencontré en 1949, a travaillé à la forme ecclésiale, culturelle et éditoriale du mouvement, notamment aux statuts et aux Éditions Nouvelle Cité[25].
Les cités Mariapolis permanentes
À la suite d'une visite à l'abbaye bénédictine d'Einsiedeln, en Suisse, en 1962, Chiara Lubich rêve de petites cités permanentes où des habitants de toutes vocations vivent l'unité au quotidien, avec des maisons, des écoles et des lieux de travail ordinaires. La première voit le jour en 1964 à Loppiano, près de Florence, sur un terrain donné par Vincenzo Folonari. Elle compte aujourd'hui environ neuf cents habitants venus du monde entier[26].
Une vingtaine d'autres cités pilotes ont suivi, chacune avec une coloration propre : l'œcuménisme à Ottmaring en Allemagne, le dialogue interreligieux à Tagaytay aux Philippines, l'harmonie multiethnique à Luminosa aux États-Unis, l'inculturation à Fontem au Cameroun, où le travail des Focolari auprès du peuple Bangwa a contribué à faire reculer la mortalité infantile et a été salué par des reconnaissances internationales[27]. Ces cités restent petites, mais elles servent de lieux de formation et de témoignage visibles pour tout le mouvement.
Familles, jeunes et générations
Le mouvement s'est structuré en branches selon les états de vie, sans perdre son unité. Les familles nouvelles rassemblent les couples qui vivent la spiritualité de l'unité dans leur foyer. Les Gen, de generazione nuova, génération nouvelle en italien, sont les jeunes du mouvement ; la bienheureuse Chiara Badano en faisait partie. Les mouvements plus larges, comme Familles nouvelles, Jeunes pour un monde uni et Adolescents pour l'unité, prolongent le même idéal auprès de personnes qui ne sont pas membres engagés mais partagent des actions et des rencontres[28][29].
Le dialogue : œcuménique, interreligieux, avec tous
Le dialogue entre chrétiens
Un mouvement né de la prière « Que tous soient un » porte l'unité des chrétiens dans sa raison d'être. Dès les années 1960, des contacts se nouent avec des chrétiens luthériens, réformés, anglicans et orthodoxes, notamment en Allemagne et en Angleterre, où la cité d'Ottmaring est partagée avec une communauté luthérienne. Le pape François, recevant les évêques amis des Focolari venus de 44 pays en septembre 2021, les a encouragés à oser l'unité dans un monde divisé, en rappelant que le mouvement étend ses branches dans toute la famille chrétienne[30].
Le dialogue entre religions
Le dialogue s'est élargi aux croyants d'autres religions : juifs, musulmans, bouddhistes, hindous, sikhs et autres traditions. Chiara Lubich a reçu le prix Templeton pour le progrès de la religion à Londres en 1977, distinction qui a fait connaître son œuvre bien au-delà du monde catholique. Elle a été invitée à parler de son expérience spirituelle devant des communautés bouddhistes en Thaïlande et au Japon, devant des musulmans à la mosquée Malcolm Shabazz de Harlem, à New York, en 1997, et devant des délégations juives, dans un esprit de fraternité et d'écoute réciproque[31].
Le mouvement résume ce dialogue par une formule de Chiara Lubich : celui qui est près de moi a été créé comme un don pour moi, et j'ai été créé comme un don pour celui qui est près de moi. Le dialogue focolarin se veut d'abord un dialogue de vie : écouter, partager le quotidien, collaborer pour le bien commun, et découvrir la diversité comme un don plutôt que comme une menace[32].
Le dialogue avec les personnes sans référence religieuse
Les statuts ouvrent aussi le mouvement aux personnes qui ne se reconnaissent dans aucune religion mais partagent le but d'un monde plus uni et fraternel. Elles participent aux rencontres, aux congrès et aux actions sociales du mouvement, dans le respect de leurs convictions. Cette ouverture explique que les Focolari soient souvent décrits comme une grande famille variée plutôt que comme un groupe fermé sur ses membres engagés[33].
L'économie de communion et l'engagement dans la cité
Naissance à São Paulo en 1991
En mai 1991, Chiara Lubich visite la cité Mariapolis de Araceli, près de São Paulo, au Brésil. Devant la pauvreté des bidonvilles qui entourent la cité, visibles depuis la colline, elle lance une proposition qui devient l'économie de communion : des entrepreneurs du mouvement créent ou transforment des entreprises dont les bénéfices sont partagés en trois parts, une pour faire grandir l'entreprise, une pour les pauvres, une pour la formation à la culture du don[34].
Le projet grandit hors du seul mouvement : environ huit cents entreprises dans le monde s'en réclament dans les présentations du réseau, des parcs d'entreprises voient le jour près des cités Mariapolis, et une revue trimestrielle, Économie de communion, suit cette expérience. Le pape François a salué cette économie en l'invitant à changer les règles du jeu du système socio-économique, lors d'une audience accordée à ses acteurs[35].
Le Mouvement politique pour l'unité
En 1996, à Naples, Chiara Lubich propose aux hommes et femmes politiques proches du mouvement le Mouvement politique pour l'unité : il invite les élus et les citoyens engagés, par delà leurs partis, à mettre la fraternité au centre de l'action politique, en commençant par l'amour réciproque entre adversaires politiques eux-mêmes. Des réseaux de maires, de parlementaires et de jeunes en formation politique prolongent cette proposition dans plusieurs pays[36].
Culture, formation et éditions
Le mouvement anime depuis 1956 la revue Città Nuova, Cité nouvelle, née à la Mariapolis pour garder le lien entre les personnes touchées par la spiritualité de l'unité ; elle paraît aujourd'hui en de nombreuses éditions nationales, dont Nouvelle Cité en français. Les Éditions Nouvelle Cité, fondées dans la même période, publient les écrits de Chiara Lubich et les témoignages du mouvement. À Loppiano, l'Institut universitaire Sophia, inauguré en 2008, propose des parcours de master et de doctorat en culture de l'unité, théologie, philosophie, économie et sciences politiques, dans un campus où étudiants et enseignants vivent la même spiritualité[37].
Chiara Lubich, de la mort aux successeurs
Mort de la fondatrice en 2008
Chiara Lubich meurt le 14 mars 2008 à Rocca di Papa, près de Rome, où se trouve le centre international du mouvement. Ses funérailles, célébrées à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, rassemblent des milliers de personnes et des représentants de nombreuses Églises et religions, signe de la portée de son témoignage d'unité. Le pape Benoît XVI y fait lire un message saluant sa vie donnée pour l'unité de l'Église et le dialogue[38].
Sa cause de béatification a été ouverte dans le diocèse de Frascati en janvier 2015. Au stade actuel du procès, l'Église lui reconnaît le titre de Servante de Dieu, première étape avant une éventuelle béatification. Le mouvement a aussi vu béatifier une de ses jeunes membres, Chiara Badano, le 25 septembre 2010 au sanctuaire du Divin Amour à Rome : c'est la première membre des Focolari élevée aux autels[39].
Maria Voce puis Margaret Karram
L'assemblée générale de 2008 élit présidente Maria Voce (1937-2021), juriste italienne, une des premières avocates de la Calabre, proche collaboratrice de la fondatrice ; son surnom dans le mouvement, Emmaüs, dit l'attention à la présence du Christ qui marche avec les siens. Elle guide le mouvement jusqu'en 2021 et meurt quelques mois après la fin de son mandat[40].
Lui succède le 31 janvier 2021 Margaret Karram, née en 1962 à Haïfa, en Israël, dans une famille chrétienne palestinienne, diplômée en relations juives. Son élection, au cœur d'une assemblée largement en ligne à cause de la pandémie, a été lue comme un signe de l'universalité du mouvement : une présidente née en Terre sainte, formée au dialogue entre juifs, chrétiens et musulmans. Le coprésident à ses côtés est le prêtre espagnol Jesús Morán, réélu pour un second mandat[41].
| Présidente ou président | Période | Trait marquant |
|---|---|---|
| Chiara Lubich | 1943-2008 | Fondatrice, spiritualité de l'unité, économie de communion |
| Maria Voce | 2008-2021 | Juriste, première successeur élue après la fondatrice |
| Margaret Karram | Depuis 2021 | Née à Haïfa, engagement pour le dialogue en Terre sainte |
Lecture du tableau : les statuts réservent la présidence à une laïque catholique, signe du caractère marial du mouvement ; le coprésident prêtre l'assiste.
Reconnaissances publiques
Le parcours de Chiara Lubich a reçu des reconnaissances qui dépassent l'Église catholique : prix Templeton en 1977, prix Unesco pour l'éducation à la paix en 1996, prix des droits de l'homme du Conseil de l'Europe en 1998, et de nombreux doctorats honoris causa en théologie, philosophie, économie et sciences sociales, décernés par des universités européennes et américaines[42]. Ces distinctions saluent moins une œuvre d'organisation qu'une méthode : construire l'unité par la relation, dans la vie concrète des personnes et des institutions.
Les Focolari en France
Le mouvement arrive en France dans les années 1950 et s'y développe en communautés réparties dans tout le pays, avec des centres de rencontre et la revue Nouvelle Cité. La cité Mariapolis française, à Arny, près de Paris, accueille rencontres, retraites et formations pour les familles, les jeunes et les personnes engagées dans la vie sociale et économique. Des entreprises françaises participent au réseau de l'économie de communion, et des groupes de dialogue réunissent chrétiens de différentes Églises, croyants d'autres religions et personnes en recherche[43].
Pour un lecteur francophone, trois portes d'entrée simples permettent de découvrir le mouvement : participer à une Mariapolis d'été, rencontre ouverte de quelques jours qui reproduit à petite échelle la vie d'une cité d'unité ; suivre la Parole de vie mensuelle, publiée en français ; lire un témoignage comme celui de Chiara Badano, dont la joie dans la maladie a touché bien au delà des frontières du mouvement.
Pour aller plus loin
- Lire Servante de Dieu Chiara Lubich (1920-2008) : la vie de la fondatrice, de Trente bombardée à la reconnaissance mondiale.
- Découvrir Bienheureuse Chiara Badano (1971-1990) : une adolescente des Focolari qui a vécu Jésus abandonné dans la maladie.
Notes et références
Mouvement des Focolari, site officiel international : focolare.org. Présentation du mouvement comme famille née de l'Évangile, fondation en 1943 à Trente pendant la Seconde Guerre mondiale, idéal d'unité tiré de Jn 17, 21, Parole de vie mensuelle et ouverture aux personnes de toutes convictions. Dossier de présentation du mouvement, mai 2026, consulté sur le site officiel.
1 4 7 11 17 28 33 43Wikipédia (EN), « Focolare Movement » : en.wikipedia.org/wiki/Focolare_Movement. Source de recoupement pour le nom officiel Œuvre de Marie approuvé en 1990 comme association internationale de fidèles de droit pontifical, la présence dans plus de 180 pays, environ 140 440 membres et plusieurs millions de sympathisants, la diffusion par continent (Amérique du Sud 1958, Amérique du Nord 1961, Afrique 1963, Asie 1966, Australie 1967), les Mariapolis d'été à Fiera di Primiero dès 1949 et le nom Mariapolis en 1955, Loppiano fondée en 1964 sur un terrain donné par Vincenzo Folonari avec environ 900 habitants, une vingtaine d'autres cités dont Ottmaring, Tagaytay, Luminosa et Fontem, les figures d'Igino Giordani et de Pasquale Foresi, la présidence de Margaret Karram depuis 2021 avec le coprésident Jesús Morán, Maria Voce présidente de 2008 à 2021, la revue Città Nuova née en 1956 et les Éditions Nouvelle Cité.
2 3 5 6 8 10 14 20 21 22 23 25 26 27 29 35 37 40 41ACI Africa, « To Mark Centenary of Focolare Founder's Birthday, Members Recall Her Unity Legacy », janvier 2020 : aciafrica.org. Source pour la consécration de Chiara Lubich le 7 décembre 1943 retenue comme début du mouvement, le nom de Chiara pris en référence à sainte Claire d'Assise, le bombardement de la maison familiale en 1944 et la première communauté formée à Trente.
9 12Bible, Évangile selon saint Jean, chapitre 17, verset 21. Prière sacerdotale du Christ à la dernière Cène, but fondateur du mouvement des Focolari.
13Site officiel de la postulation Chiara Badano et Mouvement des Focolari, « Chiara Luce Badano » : chiarabadano.org. Source pour le mystère de Jésus abandonné au cœur de la spiritualité reçue par Chiara Badano, sa devise « Je n'ai plus rien, mais j'ai encore mon cœur, et avec lui je peux toujours aimer », et sa béatification le 25 septembre 2010 au sanctuaire du Divin Amour à Rome.
15 16 39MDPI Religions, « Chiara Lubich and the Intercultural Dialogue, Educational Relevance in a Time of New Conflicts », Religions 14, 38, 2023 : mdpi.com/2077-1444/14/1/38. Source pour les sept dimensions de la spiritualité présentées comme les couleurs de la lumière (Lubich, 1999, pages 73-83), l'économie de communion et le Mouvement politique pour l'unité parmi les réalités nées du charisme.
18 36Theological Studies, volume 71, 2010, étude sur l'éthique économique des Focolari : theologicalstudies.net. Source pour la pratique de la communion des biens depuis Trente, inspirée d'Ac 2, 44-45, le partage libre des revenus entre membres et l'attention à ne pas laisser le consumérisme envahir la vie commune.
19 24Vatican News, « Pope to Focolare-linked bishops: Help realize God's dream of harmony in the world », 25 septembre 2021 : vaticannews.va. Source pour la rencontre des évêques amis des Focolari de 44 pays et de 70 Églises et communautés ecclésiales à Castel Gandolfo et l'encouragement du pape François à oser l'unité dans un monde divisé.
30Revue théologique de Louvain et dossier Focolari, notices biographiques de Chiara Lubich. Source pour le prix Templeton reçu à Londres en 1977, le prix Unesco pour l'éducation à la paix en 1996, le prix des droits de l'homme du Conseil de l'Europe en 1998 et les doctorats honoris causa.
31 42Mouvement des Focolari, fiche « Dialogue interreligieux », février 2024 : focolare.org. Source pour la formule de Chiara Lubich sur le don réciproque et la définition du dialogue comme écoute, communion et collaboration qui découvre la diversité comme un don.
32Études sur l'économie de communion, dossier historique repris par The Free Library : thefreelibrary.com. Source pour le lancement de l'économie de communion en 1991 lors de la visite de Chiara Lubich à la cité d'Araceli près de São Paulo, au Brésil, et pour la référence à Chiara Lubich, Leçon pour le doctorat honoris causa, dans Économie de communion, vers un agir à la mesure de la personne, Vita e Pensiero, Milan, 2000.
34National Catholic Reporter, « Chiara Lubich, founder of Focolare movement, dies at 88 », mars 2008 : ncronline.org. Source pour la mort de Chiara Lubich le 14 mars 2008 à 88 ans et le lancement du mouvement en 1943 après le bombardement de Trente.
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