Comment faire un acte actuel dans la Divine Volonté ?

L'acte actuel — ou acte présent — est le geste par lequel, à tout instant du jour, on fait couler l'action que l'on accomplit dans la Divine Volonté. Renouvellement de l'offrande du matin, il se fait en trois mouvements simples et transforme le plus petit acte en « soleil spirituel ».

Ignispedia

Demander comment faire un acte actuel dans la Divine Volonté, c'est poser la question la plus pratique de toute la spiritualité enseignée par Jésus à Luisa Piccarreta. On parle volontiers de « vivre dans la Divine Volonté » comme d'un sommet mystique ; mais ce sommet ne se gravit pas en théorie. Il se gravit acte par acte, dans le détail des heures — et l'acte actuel est précisément le geste intérieur par lequel l'âme, à n'importe quel moment du jour, fait passer l'action qu'elle est en train d'accomplir dans l'unique opération éternelle de Dieu.

Le vocabulaire de Luisa distingue deux gestes complémentaires. L'acte prévenant est l'offrande du matin, qui anticipe et consacre d'avance toute la journée. L'acte actuel — que Jésus appelle aussi « acte présent » — est le renouvellement de cette offrande dans l'instant, sur l'action concrète qui se présente[1]. L'un forme le plan ; l'autre le prolonge et le défend des distractions. Cet article traite du second : non pas « qu'est-ce que la fusion ? », mais « comment, là, maintenant, en lavant la vaisselle ou en écrivant une lettre, fais-je un acte dans la Divine Volonté ? »

La réponse est d'une étonnante simplicité, et c'est sa simplicité qui en fait la grandeur. saint Annibale Maria di Francia, censeur ecclésiastique de Luisa, le rappelait : la sainteté ne tient pas à une formule[2]. Et pourtant Luisa procédait d'une manière repérable, que le théologien J. L. Iannuzzi a reconstituée à partir de centaines de pages du Livre du Ciel[3]. C'est cette manière — accessible à tous, du contemplatif au plus occupé des pères de famille — que nous allons décrire pas à pas.

Tout ce qui suit relève d'une révélation privée. Les écrits de Luisa n'ajoutent rien au dépôt de la foi et n'obligent pas la foi ; ils proposent une contemplation que l'Église discerne et que cet article lit dans son harmonie avec l'Évangile. Luisa Piccarreta est Servante de Dieu : le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a accordé en juin 2024 son Nulla Osta à la poursuite de sa cause, confirmé par la lettre du 3 décembre 2024[4]. Sur le statut exact de ces textes, voir les écrits de Luisa sont-ils approuvés par l'Église ?.

Acte prévenant et acte actuel : une seule respiration en deux temps

Une seule respiration en deux temps : l'acte prévenant forme le plan, les actes actuels le préservent et l'étendent — infographie originale Ignispedia créée par IA, d'après le Livre du Ciel, tome 14, 27 mai 1922.

On ne comprend pas l'acte actuel sans l'acte prévenant. Jésus les enseigne ensemble, dans un même message du 27 mai 1922 (tome 14), et Iannuzzi insiste : « on ne peut comprendre l'acte actuel séparément de l'acte prévenant »[5]. Avant de décrire le geste, il faut donc saisir comment les deux s'articulent.

Ce que recouvre le mot « acte actuel »

Un acte actuel est, au sens le plus simple, « une action que j'accomplis au présent » et que je fais entrer dans la Divine Volonté[6]. Le mot « actuel » n'a rien d'extraordinaire : il désigne l'acte en acte, celui que je suis en train de poser. Laver la vaisselle, marteler un clou, scanner des articles à une caisse, soigner un malade, écrire un courriel — chacune de ces actions peut devenir un acte actuel dès lors qu'au lieu de l'accomplir seul, je demande à Jésus de l'accomplir en moi, avec moi et à travers moi.

L'acte actuel n'est donc pas réservé à la prière ou à l'oraison. Il s'exerce au cœur du travail le plus banal. C'est même là sa nouveauté : il divinise l'ordinaire. Iannuzzi le formule ainsi — il s'agit « d'offrir l'action que je suis en train d'accomplir — même la plus servile — en ce moment présent […] dans la Volonté de Dieu »[7].

Pourquoi l'acte actuel suppose l'acte prévenant

L'acte prévenant — du latin prae-veniens, qui signifie littéralement anticiper (pré-) la venue (-veniens) du jour[8] — est l'offrande posée « au premier lever du jour », par laquelle l'âme « fixe sa volonté » dans celle de Dieu et décide de n'opérer qu'en elle[9]. Pour la pratique détaillée de ce premier geste, voir comment commencer l'acte prévenant du matin.

Mais cet acte du matin, si lumineux soit-il, est fragile. Jésus prévient Luisa qu'il « peut être ombragé et obscurci par les distractions humaines, par sa propre volonté, par l'estime de soi, par la négligence […] »[10]. Notre nature blessée laisse l'attention se disperser ; le soleil du matin se voile de nuages. C'est ici qu'intervient l'acte actuel, dont Jésus dit qu'il échappe, lui, à ce voilement :

« Mais l'acte présent n'est pas sujet aux nuages. Au contraire, il a le pouvoir de dissiper les nuages, s'il y en a, et d'appeler et de produire de nombreux autres soleils, l'un plus beau que l'autre, dans lesquels Ma vie est dupliquée avec la lumière brillante et la chaleur de tels soleils. C'est pourquoi les deux sont nécessaires : l'acte prévenant offre sa main, dispose et forme le plan pour l'acte présent, tandis que l'acte présent préserve et étend le plan de l'acte prévenant. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 14, 27 mai 1922[11]

L'image est limpide. Le matin, je forme le plan ; au fil du jour, je le préserve et l'étends en y ajoutant acte sur acte. L'acte actuel est donc le renouvellement vivant de l'offrande initiale, qui empêche l'élan du matin de s'éteindre et qui, mieux encore, multiplie la lumière.

La racine du geste : faire couler son acte dans l'unique acte éternel

De l'instant à l'acte éternel : l'acte humain demeure créé, mais il est élevé et reçoit la portée de la Divine Volonté — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Avant d'énumérer les mouvements de l'acte actuel, il faut en comprendre le ressort. Faire un acte dans la Divine Volonté, ce n'est pas « penser à Dieu » en travaillant ; c'est faire entrer un acte fini dans l'acte unique et éternel de Dieu, qui n'a ni commencement ni fin et qui embrasse tous les actes de toutes les créatures de tous les temps[12]. L'acte actuel est ce point de jonction entre mon instant et l'éternité de Dieu.

Fixer sa volonté dans la Volonté de Dieu

Tout repose sur un verbe : fixer. « Fixer sa volonté » dans celle de Dieu — « décider et confirmer qu'elle veut vivre et opérer uniquement dans Ma Volonté »[13] — est ce qu'Iannuzzi nomme un acte de fusion ; et c'est de cet acte que Jésus dit à Luisa, en révélation privée, qu'il est l'acte le plus solennel de toute sa vie[14]. L'acte actuel n'est pas autre chose que cette fixation, renouvelée sur l'action présente. On ne change pas de doctrine entre le matin et midi : on répète, sur chaque acte, le même don de la volonté. Sur la nature profonde de cet acte de fusion, voir que signifie se fondre dans la Divine Volonté ?.

Cette fixation n'annule pas la volonté humaine — la fusion luisienne n'est jamais une confusion panthéiste ni une dissolution de la personne. La volonté demeure réellement distincte ; elle est seulement absorbée, élevée et divinisée par la Volonté qui la reçoit. La différence entre simplement faire la volonté de Dieu et vivre dans sa Volonté est traitée à part : voir faire la volonté de Dieu ou vivre dans la Divine Volonté ?.

L'or et le vase d'argile

Pour faire saisir à Luisa ce qui se passe lorsqu'un acte humain est ainsi fondu, Jésus emploie une parabole d'orfèvre, sans doute la plus parlante de toutes :

« Le vase d'argile, c'est l'âme, alors que Ma Volonté est l'or. L'acte de la créature — son opérer dans Ma Volonté — amalgame Ma Volonté divine avec sa volonté humaine, en sorte qu'elles se liquéfient ensemble et, à partir de ce liquide, Moi, le Divin Orfèvre, je forme les actes d'or éternel. Ainsi je peux dire que ces actes sont les Miens, et l'âme peut dire qu'ils sont siens. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 6 août 1919[15]

Voilà le mécanisme exact de l'acte actuel. L'argile reste argile, le vase reste vase : la créature ne disparaît pas. Mais lorsque l'or de la Divine Volonté est versé dans l'acte et que les deux se liquéfient ensemble, l'Orfèvre divin façonne, à partir de ce mélange, un acte « d'or éternel » qui appartient à la fois à Dieu et à l'âme. Faire un acte actuel, c'est offrir ce vase d'argile pour que l'or s'y déverse. Sans ce geste, la volonté humaine reste « à l'état solide », séparée, inutilisable pour le modelage divin.

Comment faire concrètement un acte actuel : les trois mouvements

L'or et le vase d'argile : la créature demeure distincte tandis que le Divin Orfèvre façonne l'acte d'or éternel — infographie originale Ignispedia créée par IA, d'après le Livre du Ciel, tome 12, 6 août 1919.

Luisa ne pratiquait pas une recette rigide, mais une manière que l'on peut décomposer en trois mouvements intérieurs. Iannuzzi les a dégagés des écrits ; ils valent pour l'acte prévenant du matin comme pour chaque acte actuel renouvelé au fil du jour[16]. On peut les parcourir en quelques secondes.

Premier mouvement : reconnaître son néant

Le point de départ est une descente dans la vérité : « Je ne suis rien, Dieu est tout, viens Divine Volonté… »[17] Ce n'est pas une dépréciation morbide, mais une constatation métaphysique : sans Dieu, la créature n'est rien, et toute son existence est une dépendance continuelle envers Celui qui l'appelle à l'être. Jésus précise même qu'il s'agit d'un néant plus profond que l'humilité :

« Quant à l'âme, elle reconnaît la vraie nature de sa propre ineptie — non la nature de l'humilité où l'on sent le poids de sa propre nature humaine — et comme inepte, elle entre dans le Tout et opère avec Moi, en Moi et comme Moi. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 6 décembre 1917[18]

L'humilité, dit le texte italien original, « sent toujours quelque chose d'elle-même »[19] ; le vrai néant, lui, ne sent plus rien de soi et laisse toute la place à Dieu. C'est cet espace vide que l'or de la Divine Volonté vient remplir. Ce premier mouvement n'est donc pas un préliminaire facultatif : il ouvre la porte par laquelle l'acte va couler dans le Tout.

Deuxième mouvement : inviter la Trinité à opérer dans l'acte présent

Le néant reconnu, l'âme invite chacune des trois Personnes divines à opérer dans une faculté de son âme et une fonction de son corps. Luisa exprimait cette dimension trinitaire de plusieurs manières ; Iannuzzi rapporte la formulation suivante comme la combinaison de ces diverses expressions — œuvre de synthèse du théologien, non dictée verbatim unique : Viens, Père éternel Créateur, te mouvoir dans ma volonté et battre dans mon cœur ; viens, Fils éternel Rédempteur, penser dans mon intelligence et couler dans mon sang ; viens, Saint-Esprit éternel Sanctificateur, te rappeler dans ma mémoire et respirer dans mes poumons[20].

Cette structure renvoie à une révélation faite à Luisa sur Adam : Dieu avait imprimé en l'homme une ressemblance trinitaire par six mouvements continuels — trois dans le corps (le battement du cœur, la circulation du sang, la respiration) et trois dans l'âme (l'intelligence, la mémoire, la volonté)[21]. Faire un acte actuel, c'est rendre explicite cette inhabitation : laisser le Père opérer dans le cœur et la volonté, le Fils dans le sang et l'intelligence, le Saint-Esprit dans le souffle et la mémoire — de sorte que l'acte présent ne soit plus mien seul, mais œuvre des Trois en moi.

Troisième mouvement : demander à Jésus d'étendre, multiplier et diffuser

Une fois les trois Personnes invitées à opérer dans la pensée, la parole ou l'action en cours, l'âme invite Jésus à « étendre » et à « multiplier » cet acte à travers l'univers créé, en participant à leur « diffusion » pour le bien de toutes les créatures[22]. À cet instant, l'acte fini commence à s'écouler dans l'unique Acte éternel de Dieu, qui l'élève jusqu'à embrasser tous les actes de toutes les créatures du passé, du présent et du futur[23].

C'est ici que l'acte le plus minuscule prend une portée universelle. La diffusion ne demande aucun effort de l'âme : elle se fait comme la lumière se répand, par simple rayonnement. Jésus le compare à la vertu de simplicité :

Les trois mouvements intérieurs d'un acte actuel — infographie originale Ignispedia créée par IA, d'après la formulation rapportée par Iannuzzi (question 46) comme combinaison des expressions de Luisa ; les six mouvements renvoient au Livre du Ciel, tome 20, entrée du 20 novembre 1926 (Iannuzzi Q36 note 10 indique « 18 novembre » par coquille).

« De même que l'Esprit de Dieu, parce qu'il est très simple, se diffuse partout sans effort ni contrainte, mais plutôt naturellement, ainsi l'âme qui possède la vertu de simplicité diffuse la grâce dans les autres sans même s'en rendre compte. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 7, 3 octobre 1906[24]

Une formule simple, jamais une formule magique

Il faut le redire avec force, car c'est le piège classique : ces trois mouvements ne sont pas une formule magique. saint Annibale Maria di Francia, qui fut le censeur et le directeur spirituel de Luisa, avertit que la sainteté du Vivre dans la Divine Volonté ne consiste pas en une formule[25]. Ce qui compte n'est pas la récitation exacte de mots, mais l'assentiment réel et profond de la volonté qui se laisse fondre. On peut faire un acte actuel sans prononcer une seule phrase, par un simple regard intérieur qui replonge l'action dans la Volonté de Dieu.

Le manuel pratique de Daniel O'Connor en donne une version dépouillée à l'extrême, utilisable au seuil de n'importe quelle tâche : choisir une activité fréquente — changer une couche, marteler des clous, laver la vaisselle — et s'engager à l'accomplir dès maintenant dans la volonté divine, en demandant au tout début à Jésus de la faire avec nous, en nous et à travers nous[26].

S'arrêter, inviter, agir, revenir : une boucle brève et paisible, sans formule magique — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Autant de fois que l'on s'en souvient au fil du jour, dans tout ce que l'on se trouve à faire, il suffit de redemander à Jésus de l'accomplir en nous, avec nous et à travers nous[27]. Telle est, ramenée à l'os, la pratique de l'acte actuel : l'offrande de l'action du moment faite avec Jésus, répétée aussi souvent que la mémoire le permet.

Le tableau des deux actes

Le tableau ci-dessous récapitule, à partir des seuls textes du tome 14, ce qui distingue et ce qui unit l'acte prévenant et l'acte actuel. Il aide à situer la pratique quotidienne entre l'offrande du matin et son renouvellement.

CritèreActe prévenant (du matin)Acte actuel (présent)
MomentAu premier lever du jour, une foisÀ tout instant, autant de fois que possible
FonctionFixe la volonté, anticipe et forme le planPréserve et étend le plan formé le matin
FragilitéPeut être « ombragé » par les distractions« N'est pas sujet aux nuages » ; les dissipe
ImageLe soleil qui se lèveLes soleils nouveaux qui se multiplient
MatièreTous les actes de la journée, d'avanceL'action concrète en train d'être faite

Comme le dit Jésus, « les deux sont nécessaires »[28] : l'un sans l'autre laisse la vie spirituelle incomplète. Le matin sans renouvellement s'essouffle ; le renouvellement sans offrande matinale manque de plan d'ensemble.

Tous les actes peuvent devenir des actes actuels

Cuisiner, écrire, marcher, soigner ou travailler : le plus petit acte peut devenir un soleil spirituel — infographie originale Ignispedia créée par IA.

La grande libération de cette pratique est qu'elle ne réserve rien à une élite contemplative. Tout acte, absolument tout, peut devenir un acte actuel.

Même les plus servils

Iannuzzi le souligne : c'est « même la plus servile » des actions qui est offerte[29]. Battre une omelette, écrire un courriel, marcher dans la rue, soigner un malade — chacun de ces gestes, replongé dans la fusion par un acte actuel, « devient un soleil spirituel de plus ». Jésus avait posé le principe dès le tome 12 :

« Que ta vie sur la terre soit complètement fondue en Moi. Ne fais aucun acte sans le faire d'abord entrer en Moi. Et chaque fois que tu te fondras en Moi, je verserai en toi de nouvelles grâces et une nouvelle lumière, et Je deviendrai la sentinelle vigilante de ton cœur. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 18 mars 1917[30]

« Ne fais aucun acte sans le faire d'abord entrer en Moi » : la consigne est totale. Elle ne distingue pas les actes nobles des actes vils ; elle demande seulement que chacun, avant d'être posé, passe par la Volonté de Dieu.

Le travail, lieu privilégié de l'acte actuel

Le travail ordinaire est le terrain naturel de l'acte actuel — et il rejoint ici la figure de saint Joseph, dont tout l'atelier de Nazareth fut un long acte offert. O'Connor l'explique en termes très concrets : chaque action du travail quotidien, de balayer la rue à enseigner, peut devenir prière, et les plus minuscules actions de mère, de père, d'ouvrier, d'infirmière ou de secrétaire peuvent être divinisées pourvu qu'on y apporte l'intention divine — car ce qui compte n'est pas ce que l'on fait en ce monde, mais comment on le fait[31].

Ainsi, « autant de fois que l'âme se fusionne »[32], elle continue à former des soleils. Le travail n'est plus une parenthèse profane dans la vie spirituelle : il en devient la matière première. Pour la manière dont ces actes, une fois divinisés, parcourent ensuite toute la création, voir que signifie faire les tournées dans la Divine Volonté ?.

Les fruits d'un seul acte actuel

Si Jésus tient tant à ce que l'acte du matin soit renouvelé, c'est que chaque acte actuel porte des fruits hors de proportion avec sa petitesse. Quatre images reviennent sous la plume de Luisa.

Un soleil spirituel de plus

Le premier fruit est la formation d'un soleil spirituel. Jésus l'explique avec précision :

« Lorsque tu te fonds dans Ma Volonté et que tu te fusionnes en Moi, un soleil spirituel est formé en toi. Lorsque tu penses, aimes et fais réparation en tout ce que tu fais, tu formes des rayons. Et Ma Volonté qui en constitue la substance se fait leur couronne, formant ainsi un soleil qui se lève et répand doucement comme une rosée ses rayons sur les âmes pour le bien de tous. C'est pourquoi, plus tu te fusionnes en Moi, plus tu continues à former des soleils. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 18 avril 1917[33]

Chaque acte actuel est donc un soleil de plus, qui ne reste pas confiné dans l'âme mais s'élève et se répand « comme une rosée » sur les autres. Une vie faite d'actes actuels devient ainsi, sans la moindre prouesse extérieure, une source de grâce universelle.

Un maillon ajouté à la chaîne de lumière

Iannuzzi décrit l'acte actuel comme « un maillon à ajouter aux nombreux maillons […] qui augmentent la chaîne de lumière » formée au premier lever du jour[34]. Cette chaîne n'est pas une métaphore décorative : Jésus lui attribue une puissance d'intercession universelle.

« Les actes faits dans Ma Volonté forment de doubles chaînes de lumière qui forment les liens les plus forts et les plus longs que rien ne peut briser. Personne n'a la capacité de briser une chaîne de lumière, car elle est plus puissante qu'un rayon solaire. Ces chaînes de lumière contraignent Dieu à donner des bénédictions universelles, et contraignent l'âme à les recevoir. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 20, 23 septembre 1926[35]

Soleil spirituel, maillon de lumière, battement éternel et écho de Jésus : quatre images des fruits de l'acte actuel — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Chaque acte actuel ajoute donc un anneau à un câble de lumière qui relie l'âme à toutes les créatures et qui, selon ce langage audacieux, « contraint » le Ciel à répandre ses grâces. Le verbe est à entendre comme Luisa l'entend : non que la créature imposerait une nécessité à Dieu, mais que Dieu, par amour, se laisse fléchir et attache sa largesse à ces actes — la créature participe à l'unique opération divine, elle ne la refait ni ne la contraint[36]. C'est dire la dignité d'un geste qui ne coûte, en apparence, qu'une seconde d'attention.

Le battement humain fondu dans le battement éternel

Le troisième fruit est plus intime encore. À mesure qu'ils se répètent, les actes actuels font naître une véritable circulation de vie entre Dieu et l'âme :

« Faire un acte de plus accompli dans Ma Volonté, c'est incorporer Dieu dans la créature et la créature en Dieu, installer l'un dans l'autre, et la vie de l'un coule dans la vie de l'autre presque comme du sang dans les veines. C'est la fusion du battement de cœur humain dans le battement de Cœur éternel. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 34, 26 février 1937[37]

« Un acte de plus » : la formule dit tout. Ce n'est pas la grandeur de l'acte qui compte, mais qu'il y en ait un de plus accompli dans la Volonté divine. Chaque acte actuel resserre cette incorporation mutuelle, jusqu'à ce que l'âme sente « en elle comme une vie, l'amour, la sainteté de son Créateur »[38].

L'âme devenue « écho » de la vie de Jésus

Le dernier fruit est un nom que Jésus donne à l'âme qui multiplie ses actes en lui :

« Un seul acte dans Ma Volonté M'offre les actes de toutes les âmes, M'aime pour tous et Me fait accomplir le plus grand excès d'amour. Lorsque, dans Ma Volonté, je trouve l'unique acte de l'âme dans les pas de tous, M'aimant au nom de tous, Ma joie est si grande que je lui dis : "Tu fais ce que J'ai fait. C'est pourquoi Je t'appelle Mon écho, Mon amour, le petit écho de Ma vie." » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 36, 28 août 1938[39]

« Un seul acte » suffit donc pour offrir à Dieu les actes de tous et devenir l'écho de la vie même de Jésus. Là est le secret de l'acte actuel : sa valeur ne tient pas à sa taille, mais au fait qu'il est accompli dans la Volonté qui, elle, est infinie.

Acte actuel et vie de l'Église : ni magie, ni dispense

Une pratique aussi puissante pourrait, mal comprise, glisser vers une forme d'illuminisme : se croire dispensé des sacrements, de la grâce et de l'effort moral parce qu'on « fait des actes dans la Divine Volonté ». Les écrits eux-mêmes ferment cette porte.

S'enraciner dans la grâce et les sacrements

Jésus demande expressément à Luisa de fondre aussi ses actes « dans l'ordre de la grâce » :

« À tout ce que tu as dit concernant ta fusion dans Ma Volonté, il faut ajouter un autre acte, celui de ta fusion dans l'ordre de la grâce — dans tout ce que le Sanctificateur, l'Esprit-Saint, a fait et fera en celles qui doivent être sanctifiées. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925[40]

L'acte actuel n'est donc pas une voie parallèle qui court-circuiterait l'économie sacramentelle. Il en est le déploiement intérieur. Les vertus, les sacrements, l'obéissance à l'Église ne sont pas supprimés : ils sont portés à une modalité plus profonde. Iannuzzi rappelle, à la suite de saint Annibale Maria di Francia, que les nouveaux saints de la Divine Volonté devront vivre toutes les vertus des saints anciens à un degré héroïque[41]. Faire un acte actuel ne dispense de rien ; cela achève tout.

En continuité avec l'Écriture

La pratique de l'acte actuel n'est pas, selon O'Connor, un thème entièrement nouveau, mais le couronnement d'une œuvre de sanctification que l'Esprit-Saint développait déjà dans la tradition de l'Église[42]. Elle prolonge trois lignes scripturaires majeures.

D'abord la demande du Notre Père : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »[43]. L'acte actuel est l'assentiment concret, mille fois renouvelé, à cette prière — non plus seulement par les lèvres, mais par toute la volonté qui se fond dans celle du Père.

Ensuite saint Paul : « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi »[44]. L'acte actuel explicite cette parole : non la disparition du « moi », mais une union si étroite que les deux vies n'en font qu'une dans l'acte. Et l'Épître aux Hébreux : « Par une seule offrande, il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés »[45] — c'est en participant à cette « seule offrande » du Christ que chaque acte actuel reçoit sa valeur.

Enfin saint Pierre, qui appelle les chrétiens à devenir « participants de la nature divine »[46]. L'article y lit cette participation portée à sa plénitude : la créature, sans cesser d'être créature, opère — selon la parole adressée à Luisa en révélation privée — « avec Moi, en Moi et comme Moi »[47].

Une pratique pour les petits

Au terme, l'acte actuel se révèle être la part la plus démocratique de la spiritualité de la Divine Volonté. Il ne demande ni visions, ni extases, ni temps libre. Il demande seulement une mémoire qui revient, aussi souvent qu'elle le peut, à l'offrande de l'action du moment faite avec Jésus.

C'est pourquoi Luisa, que la tradition appelle la « petite fille de la Divine Volonté », en est le modèle accessible : voir pourquoi Luisa est appelée la petite fille de la Divine Volonté. Elle n'a rien fait d'autre, des journées entières, que fondre ses actes les plus humbles — coudre, prier, souffrir — dans la Volonté de Dieu. Jésus lui-même résume l'enjeu d'une phrase qui pourrait servir de règle de vie :

« Si tu savais ce que tu fais et ce qui se produit lorsque tu te fonds dans Ma Volonté, tu aspirerais ardemment à le faire continuellement. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 4 janvier 1925[48]

Les grands textes de l'acte présent

La frise suivante rassemble, dans l'ordre du Livre du Ciel, les pages où Jésus enseigne ou éclaire la pratique de l'acte actuel. Elle montre une doctrine cohérente, déployée sur plus de trente ans.

  1. 3 octobre 1906 — tome 7
    La simplicité qui diffuse la grâce

    L'âme simple « diffuse la grâce dans les autres sans même s'en rendre compte » — fondement de la diffusion propre à l'acte actuel[49].

  2. 18 mars 1917 — tome 12
    « Ne fais aucun acte sans le faire d'abord entrer en Moi »

    Jésus pose la consigne totale qui commande toute la pratique de l'acte actuel[50].

  3. 18 avril 1917 — tome 12
    La formation des soleils spirituels

    Chaque acte fondu dans la Volonté divine forme un « soleil spirituel » qui se répand sur les âmes[51].

  4. 6 août 1919 — tome 12
    L'or et le vase d'argile

    La parabole de l'orfèvre : l'acte de la créature « amalgame » sa volonté à l'or de la Divine Volonté[52].

  5. 27 mai 1922 — tome 14
    L'acte prévenant et l'acte présent

    Page maîtresse : l'acte présent « n'est pas sujet aux nuages » et « a le pouvoir de les dissiper »[53].

  6. 4 janvier 1925 — tome 17
    « L'acte le plus solennel, le plus grand, le plus important »

    « Te fondre dans Ma Volonté est l'acte le plus solennel, le plus grand, le plus important de toute ta vie » — racine de chaque acte actuel[54].

  7. 23 septembre 1926 — tome 20
    Les chaînes de lumière

    Les actes dans la Volonté forment des « chaînes de lumière » que rien ne peut briser et qui obtiennent des bénédictions universelles[55].

  8. 28 août 1938 — tome 36
    L'âme appelée « écho » de la vie de Jésus

    « Un seul acte dans Ma Volonté » offre à Dieu les actes de tous et fait de l'âme le « petit écho » de la vie du Christ[56].

Faire un acte actuel dans la Divine Volonté, c'est donc, au fond, répondre oui à cette invitation — non par un exploit, mais par un geste minuscule et infiniment renouvelé : laisser, là, maintenant, dans l'acte que j'ai entre les mains, l'Orfèvre divin façonner un peu d'or éternel.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 14, 27 mai 1922 — page maîtresse : « Il y a l'acte prévenant et l'acte présent. L'acte prévenant est lorsque l'âme, au premier lever du jour, fixe sa volonté dans la Mienne […]. L'acte présent n'est pas sujet aux nuages ; au contraire, il a le pouvoir de dissiper les nuages, s'il y en a […]. Les deux sont nécessaires : l'acte prévenant offre sa main, dispose et forme le plan pour l'acte présent, tandis que l'acte présent préserve et étend le plan de l'acte prévenant. » Libellé français vérifié mot à mot dans Iannuzzi, Q46, note 1 (PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », trad. française d'après ltdw.org, Bibliothèque Benoît, pp.148-149) ; passage corroboré au texte dans la compilation « 36 tomes Livre du Ciel bonne mise en page » (Bibliothèque Benoît, 3044 p., entrée du 27 mai 1922, § « L'acte préalable et l'acte actuel » : « L'acte préalable se produit lorsque l'âme, au début du jour, fixe sa volonté sur la Mienne […] L'acte actuel, quant à lui, n'est pas sujet aux interférences des nuages, mais il a la vertu de disperser tous les nuages » — libellé « acte préalable » / « disperser tous les nuages ») ; l'exemplaire individuel Lumen Luminis du tome 14 étant absent de la bibliothèque (vérifié au jour J : les tomes 13 et 15 s'y suivent sans tome 14), aucune pagination Lumen n'est citée pour ce passage (correction éditoriale 2026-10-04).

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  2. Saint Annibale Maria di Francia (1851-1927, canonisé par Jean-Paul II le 16 mai 2004), censeur des écrits de Luisa pour l'archidiocèse et son directeur spirituel pour la publication des écrits — lettre à Luisa, Messine, 20 mai 1924 : « Cependant, j'insiste toujours sur un point : la sainteté ne consiste pas en une formule. Pour former, avec cette nouvelle science, des saints qui puissent surpasser ceux du passé, les nouveaux saints doivent aussi avoir toutes les vertus, et à un degré héroïque, des anciens saints — des confesseurs, des pénitents, des martyrs, des anachorètes, des vierges, etc. etc. » Lettre citée dans Arguments en faveur de Luisa Piccarreta (Bibliothèque Benoît, PDF 8 p., p.6 ; correspondance 20 mai 1924 – 5 mai 1927, note 14 : lettres anglaises sur luisapiccarreta.com, « letters-from-st-annibale-di-francia-to-luisa-piccarreta »).

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  3. P. Joseph L. Iannuzzi, question 46 du recueil 70 questions sur le don de vivre dans la Divine Volonté (« Quelle est la différence entre l'acte prévenant et l'acte actuel ? », trad. française d'après ltdw.org, PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », Bibliothèque Benoît : question et réponse p.148, notes 1 à 5 pp.149-150) : « on ne peut comprendre l'acte actuel séparément de l'acte prévenant » ; l'acte prévenant « signifie littéralement anticiper (pré-) la venue (-veniens) du jour » ; l'acte actuel est « une action que j'accomplis au présent (également appelé acte présent, acte courant, etc.) » et « constitue le renouvellement de l'acte prévenant » ; trois mouvements (reconnaître son néant — « Je ne suis rien, Dieu est tout, viens Divine Volonté… » ; inviter la Trinité ; inviter Jésus à « étendre » et à « multiplier », en participant à leur « diffusion ») ; « comme un maillon à ajouter aux nombreux maillons […] qui augmentent la chaîne de lumière ». La formule trinitaire du deuxième mouvement y est rapportée (p.148) comme la combinaison des diverses expressions de Luisa (« Luisa exprimait cette réalité de diverses manières qui, combinées, sont les suivantes »), non comme une dictée verbatim unique.

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  4. Statut ecclésial de Luisa Piccarreta : Servante de Dieu depuis l'ouverture de sa cause le 20 novembre 1994 (Mgr Carmelo Cassati, après le Non Obstare du 28 mars 1994 du cardinal Ratzinger) ; Nulla Osta du Dicastère pour la Doctrine de la Foi en juin 2024 à la poursuite de la cause, « ne constatant aucune erreur doctrinale dans ses écrits de nature à en empêcher la divulgation », confirmé par la lettre du 3 décembre 2024 (Prot. N. 94/37 — 102675) de Mgr Philippe Curbelié à Mgr Benoît Bertrand. Sources : M. R. Del Genio, The Sun of My Will – Luisa Piccarreta, Libreria Editrice Vaticana, 2015, chronologie pp. 233-238 ; Mgr Paolo Rizzi, postulateur, Le Nihil Obstat pour la reprise de la Cause de Béatification, Rome, 10 août 2024 (correction éditoriale 2026-10-04).

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  5. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 4 janvier 1925 — « Te fondre dans Ma Volonté est l'acte le plus solennel, le plus grand, le plus important de toute ta vie […]. Si tu savais ce que tu fais […], tu aspirerais ardemment à le faire continuellement. » Libellé français vérifié mot à mot dans Iannuzzi, Q46, note 2 (PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », Bibliothèque Benoît, pp.149-150) ; entrée corroborée à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 17, p.66.

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  6. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 6 août 1919 — parabole de l'or et du vase d'argile : « Le vase d'argile, c'est l'âme, alors que Ma Volonté est l'or […]. À partir de ce liquide, Moi, le Divin Orfèvre, je forme les actes d'or éternel. » Libellé français vérifié mot à mot dans Iannuzzi, Q36 (PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », Bibliothèque Benoît, p.120, avec renvoi « vol. 12, 6 août 1919 ») ; passage corroboré à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 12, pp.148-149.

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  7. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 6 décembre 1917 — sur le vrai néant : « Quant à l'âme, elle reconnaît la vraie nature de sa propre ineptie — non la nature de l'humilité où l'on sent le poids de sa propre nature humaine — et comme inepte, elle entre dans le Tout et opère avec Moi, en Moi et comme Moi. » Libellé français vérifié mot à mot dans Iannuzzi, Q46, note 3 (PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », Bibliothèque Benoît, p.149), qui le présente comme le texte italien original : « E poi l'anima si mette nel suo vero nulla (non nell'umiltà, che sempre si sente qualche cosa di se stessa) e come nulla entra nel Tutto ed opera con Me, in Me e come Me […] » ; passage lu au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 12, entrée 12-28 du 6 décembre 1917, pp.39-40 (« L'âme se place alors dans son vrai néant. Non pas en attitude d'humilité où elle ressent toujours quelque chose d'elle-même. Mais, en tant que rien, elle entre dans le Tout […] et elle travaille avec Moi, en Moi et comme Moi ») — le manuscrit italien n'est pas disponible en texte intégral (correction éditoriale 2026-10-04).

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  8. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 20, entrée du 20 novembre 1926 — les six mouvements imprimés en Adam à l'image des trois Personnes divines : « En créant l'homme, la divinité lui donna la ressemblance des trois Personnes divines. Elle plaça en lui trois mouvements […] : le battement du cœur […], la circulation du sang […], et la respiration […] ; […] dans l'âme […] : l'intelligence, la mémoire et la volonté ». Libellé français vérifié mot à mot dans Iannuzzi, Q36 (PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », Bibliothèque Benoît, p.119 ; note 10 p.122 : « vol. 20, 18 novembre 1926 ») ; arbitrage tranché par lecture au texte de l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey, d'après le manuscrit italien) : le tome 20 ne contient aucune entrée le 18 novembre 1926 (séquence 16 → 19 → 20 → 21 novembre) et le passage des six mouvements s'y lit sous l'entrée du 20 novembre 1926, pp.95-97 — Iannuzzi cite d'ailleurs lui-même le « 20 novembre 1926 » dans d'autres notes. Date retenue : 20 novembre 1926 (correction éditoriale 2026-10-04).

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  9. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 6 décembre 1917 — les actes dans la Divine Volonté sont « aussi nobles, divins, interminables et infinis » que cette Volonté : « Je les multiplie en chacun, je les étends à toutes les générations et à tous les temps. » Libellé français vérifié mot à mot dans Iannuzzi, Q46, note 3 (PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », Bibliothèque Benoît, p.149) ; passage lu au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 12, entrée 12-28 du 6 décembre 1917, pp.39-40 (« les actions faites dans ma Volonté sont nobles, divines et infinies, comme ma Volonté […] Je les multiplie en tous et Je les étends à toutes les générations »).

    23
  10. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 7, 3 octobre 1906 — sur la simplicité : « De même que l'Esprit de Dieu, parce qu'il est très simple, se diffuse partout sans effort ni contrainte […], ainsi l'âme qui possède la vertu de simplicité diffuse la grâce dans les autres sans même s'en rendre compte. » Libellé français vérifié mot à mot dans Iannuzzi, Q46, note 4 (PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », Bibliothèque Benoît, p.149) ; entrée lue au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 7, entrée du 3 octobre 1906, p.44 (correction éditoriale 2026-10-04).

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  11. Daniel O'Connor, Que votre volonté soit faite (trad. française de Thy Will Be Done), chapitre 16 « Recevoir le Don : Demander et grandir », pp.239-240 (PDF « Que votre volonté soit faite - Daniel O'Connor.pdf », 413 p., Bibliothèque Benoît, PDF pp.256-257), lus au texte : choisir une activité fréquente et demander à Jésus de l'accomplir avec nous, en nous et à travers nous (« demandez simplement à Jésus de le faire en, avec et à travers vous » ; « Jésus veut faire ____, donc nous ferons ____, tous deux ensemble ») ; chaque action du travail quotidien peut devenir prière dès lors qu'on y apporte l'intention divine (« Ce n'est pas important ce que vous faites en ce monde, mais comment vous le faites », suivi du renvoi imprimé « (Chapitre 50) »). Ce « chapitre 50 » n'est pas un chapitre de la traduction française — ses intitulés s'arrêtent au « Chapitre 28 » et elle contient un autre renvoi non mappé (« Chapitre 30 ») : c'est la numérotation de l'édition anglaise originale (Thy Will Be Done, 372 p., 21 novembre 2021, St. Joseph's Solutions), non détenue par la bibliothèque — aucun libellé anglais n'est cité dans cet article (correction éditoriale 2026-10-04) ; le rattachement au Livre du Ciel, tome 11, 14 août 1912 est corroboré à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 11, pp.43-44 : « C'est Jésus qui prie, et moi je prie avec Lui. »

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  12. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 18 mars 1917 — « Que ta vie sur la terre soit complètement fondue en Moi. Ne fais aucun acte sans le faire d'abord entrer en Moi […]. Je deviendrai la sentinelle vigilante de ton cœur. » Libellé repris de la synthèse « La fusion dans la Divine Volonté » (Bibliothèque Benoît, annexe « Vol. 12, 18 mars 1917 », document non paginé, lu au texte) ; passage lu au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 12, entrée 12-2 du 18 mars 1917, pp.3-4 (« …que ta vie sur la terre soit complètement fondue dans la Mienne. Ne fais aucune action sans passer par Moi… Je serai une sentinelle vigilante de ton cœur… »).

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  13. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 18 avril 1917 — formation des soleils spirituels : « Lorsque tu te fonds dans Ma Volonté […], un soleil spirituel est formé en toi […]. Plus tu te fusionnes en Moi, plus tu continues à former des soleils. » Libellé repris de la synthèse « La fusion dans la Divine Volonté » (Bibliothèque Benoît, annexe « Vol. 12, 18 avril 1917 — La formation des soleils », document non paginé, lu au texte) ; passage lu au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 12, entrée 12-6 du 18 avril 1917, p.8 (« quand tu te fonds avec moi dans ma Volonté, un soleil est formé en toi… Plus tu te fonds en Moi, plus tu formes de tels soleils »).

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  14. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 20, 23 septembre 1926 — « Les actes faits dans Ma Volonté forment de doubles chaînes de lumière […] que rien ne peut briser […]. Ces chaînes de lumière contraignent Dieu à donner des bénédictions universelles. » Libellé français vérifié mot à mot dans Iannuzzi, Q46, note 5 (PDF « 70 questions Iannuzzi.pdf », Bibliothèque Benoît, pp.149-150) ; entrée lue au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 20, entrée du 23 septembre 1926, p.13 (« les actes accomplis dans ma Volonté forment des doubles chaînes […] de Lumière […] Ces chaînes de Lumière engagent Dieu à donner des biens universels » — Lumen rend par « engagent » / « biens universels » ce que la traduction citée par Iannuzzi rend par « contraignent » / « bénédictions universelles », correction éditoriale 2026-10-04).

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  15. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 34, 26 février 1937 — « Faire un acte de plus accompli dans Ma Volonté, c'est incorporer Dieu dans la créature et la créature en Dieu […]. C'est la fusion du battement de cœur humain dans le battement de Cœur éternel. » Libellé repris de la synthèse « La fusion dans la Divine Volonté » (Bibliothèque Benoît, annexe « Vol. 34, 26 février 1937 — La fusion des battements de cœur », document non paginé, lu au texte) ; passage lu au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 34, entrée 34-24 du 26 février 1937, pp.94-96, citation pp.95-96 (« c'est incorporer Dieu dans la créature et la créature en Dieu… C'est la fusion du battement de cœur humain dans le battement du Cœur éternel »).

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  16. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 36, 28 août 1938 — « Un seul acte dans Ma Volonté M'offre les actes de toutes les âmes […]. Je t'appelle Mon écho, Mon amour, le petit écho de Ma vie. » Libellé repris de la synthèse « La fusion dans la Divine Volonté » (Bibliothèque Benoît, annexe « Vol. 36, 28 août 1938 — L'écho », document non paginé, lu au texte), conforme au rendu de Iannuzzi, Q11 ; passage lu au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 36, entrée 36-27 du 28 août 1938, pp.131-133, citation pp.132-133 — Lumen rend le troisième nom par « la petite répétitrice de ma Vie » (« …Je t'appelle "mon écho", "mon amour", "la petite répétitrice de ma Vie" »).

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  17. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925 — « À tout ce que tu as dit concernant ta fusion dans Ma Volonté, il faut ajouter un autre acte, celui de ta fusion dans l'ordre de la grâce — dans tout ce que le Sanctificateur, l'Esprit-Saint, a fait et fera. » Libellé repris de la synthèse « La fusion dans la Divine Volonté » (Bibliothèque Benoît, annexe « Vol. 17, 17 mai 1925 — La fusion dans l'ordre de la grâce », document non paginé, lu au texte) ; passage lu au texte à l'édition Lumen Luminis (trad. Guy Harvey), tome 17, entrée du 17 mai 1925, pp.115-119, citation pp.118-119 (« tu dois ajouter une autre chose sur la fusion dans ma Volonté. Il s'agit de se fusionner dans l'ordre de la grâce dans tout ce qu'a fait et fera le Sanctificateur, le Saint-Esprit, pour ceux qui doivent être sanctifiés »).

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  18. Évangile selon saint Matthieu 6, 10 — « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », demande du Notre Père. Traduction liturgique officielle.

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  19. Saint Paul, Épître aux Galates 2, 20 — « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. »

    44
  20. Épître aux Hébreux 10, 14 — « Par une seule offrande, il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »

    45
  21. Saint Pierre, 2ᵉ Épître 1, 4 — les chrétiens sont appelés à devenir « participants de la nature divine ».

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