Que signifie se fondre dans la Divine Volonté ?

Se fondre dans la Divine Volonté, dans la spiritualité de Luisa Piccarreta, c'est fixer librement sa volonté humaine dans celle de Dieu pour qu'elle l'absorbe et la divinise — sans confusion ni dissolution. Le geste central qui ouvre le Vivre dans la Divine Volonté.

Ignispedia

Se fondre dans la Divine Volonté est, dans la spiritualité enseignée par Jésus à Luisa Piccarreta (1865-1947), l'acte central de toute la vie intérieure. Luisa emploie en italien le verbe « fondersi » — se fondre, s'amalgamer — pour décrire le geste par lequel l'âme remet et fixe librement sa volonté humaine dans l'unique opération éternelle de Dieu, afin de s'y laisser absorber, ordonner et diviniser.[1]

Ce mot n'est pas un terme parmi d'autres. Jésus le présente comme « l'acte le plus solennel, le plus grand et le plus important de toute ta vie ».[2] Il désigne la porte d'entrée de tout l'univers spirituel du Vivre dans la Divine Volonté — et, en même temps, sa respiration permanente.

La fusion n'est ni une confusion des deux volontés, ni une dissolution panthéiste de la créature en Dieu. La volonté humaine n'est jamais anéantie : elle reste réellement distincte, mais tellement absorbée et élevée par la Volonté divine qu'elle agit avec elle, dans elle, comme elle.[3] C'est ce que le père Joseph Iannuzzi, dans sa thèse à l'Université pontificale grégorienne, rapproche du mariage spirituel décrit par sainte Thérèse d'Avila.[4]

Cet article répond à une question simple — que signifie « se fondre » ? — en suivant un ordre clair : la distinction entre « faire » et « vivre dans » la Volonté de Dieu, la nature de l'acte de fusion, sa pratique concrète, ses fruits, ses garde-fous doctrinaux, et ses modèles dans l'Écriture et la tradition mystique.

Se fondre, est-ce se dissoudre dans Dieu ?

La première chose à dissiper est un malentendu. Le mot « se fondre » évoque spontanément la goutte qui disparaît dans l'océan, le sucre qui se dissout dans l'eau, l'individu qui s'efface. Beaucoup de lecteurs, en rencontrant ce vocabulaire, redoutent une forme de panthéisme — l'idée que l'âme cesserait d'exister comme créature pour se confondre avec la substance divine. Or c'est exactement l'inverse que Luisa décrit.

L'image la plus simple est celle de l'or versé dans un vase d'argile. Quand l'orfèvre verse l'or liquéfié dans le moule, le moule ne devient pas de l'or et l'or ne devient pas de l'argile : les deux restent réellement distincts. Mais de leur rencontre sort un objet précieux. De même, dans la fusion, la volonté de l'âme ne disparaît pas et ne devient pas Dieu ; elle est saisie, élevée, divinisée par la Volonté de Dieu qui se déverse en elle.

Il faut donc distinguer dès le départ deux registres que l'on confond souvent : l'union des volontés et la fusion des essences. Se fondre dans la Divine Volonté ne signifie pas que l'âme devient Dieu par nature ; cela signifie qu'elle participe par grâce à l'opération éternelle de Dieu. La créature demeure créature ; sa nature créée et la nature incréée de Dieu restent réelles et séparées. Ce que la fusion réalise, c'est l'unité d'opération : deux volontés qui veulent et agissent comme une seule, sans cesser d'être deux.

Se fondre sans se confondre : la fusion unit l'opération des volontés sans abolir la distinction entre Dieu et la créature. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Cette précision n'est pas un détail d'école. Toute la mystique catholique authentique tient ce fil : l'union la plus haute n'absorbe pas la personne, elle la rend pleinement elle-même. Plus l'âme se fond, plus elle devient distincte, vivante, singulière — Jésus dira même à Luisa qu'une telle âme « est distincte de toutes les autres créatures et il en sera ainsi au Ciel ».[5]

« Faire » la Volonté de Dieu ou « vivre » dedans ?

On ne peut comprendre la fusion sans saisir d'abord la distinction qui porte toute la doctrine de Luisa : il y a une différence radicale entre faire la Volonté de Dieu et vivre dans la Volonté de Dieu.[6] Cette distinction est traitée en détail dans un article voisin ; on en rappelle ici l'essentiel, car la fusion est précisément le passage de l'une à l'autre.

Deux états séparés par la distance du ciel à la terre

Faire la Volonté de Dieu, c'est s'y soumettre, s'y résigner, s'y conformer fidèlement. C'est la voie des plus grands saints d'avant Luisa, et elle est sainte. Mais Jésus précise qu'elle laisse subsister deux volontés dans l'âme — celle de Dieu et celle de l'homme — et que celle de l'homme, même sanctifiée, continue de peser et de résister. Vivre dans la Volonté de Dieu, en revanche, est un état où une seule Volonté règne. La distance entre les deux, dit Jésus, est aussi grande que « celle du ciel à la terre, d'un fils à un serviteur, d'un roi à son sujet ».[7]

« Vivre dans Ma Volonté, c'est régner en elle et avec elle, tandis que faire Ma Volonté, c'est être soumis à Mes ordres. Le premier état, c'est posséder ; le second, c'est recevoir des dispositions et exécuter des commandements. […] Vivre dans Ma Volonté, c'est vivre avec une seule Volonté […]. D'autre part, faire Ma Volonté, c'est vivre avec deux volontés. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 18 septembre 1924, et tome 15, 24 janvier 1923[8]

Pourquoi la fusion est la porte d'entrée

Faire la Volonté de Dieu ou vivre en elle : la fusion marque le passage de la lumière reçue au Soleil habité. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Si « vivre dans » la Volonté de Dieu suppose qu'une seule volonté opère dans l'âme, comment y entre-t-on ? Par l'acte de fusion. Se fondre, c'est précisément l'acte qui fait passer du régime des deux volontés au régime d'une seule. Il est la porte d'entrée dans cet état nouveau, et il en demeure la respiration de chaque instant. Iannuzzi résume l'image de Luisa : l'âme qui fait la Volonté de Dieu reste « enracinée dans l'amour » et « fleurit dans l'humanité de Jésus », tandis que l'âme qui vit dans la Divine Volonté est « enracinée dans le soleil même de Sa Volonté » et « grandit et fleurit dans ce soleil ».[9] La première vit à la lumière de Jésus ; la seconde vit dans la substance même du soleil.

Qu'est-ce que la fusion ? La nature de l'acte

Fixer sa volonté dans celle de Dieu

Dans son sens le plus précis, la fusion est l'acte par lequel l'âme fixe sa volonté dans la Volonté de Dieu. Jésus en donne la définition la plus dépouillée à propos de l'acte prévenant du matin :

« L'acte prévenant est lorsque l'âme, au premier lever du jour, fixe sa volonté dans la Mienne, et décide et confirme qu'elle veut vivre et opérer uniquement dans Ma Volonté. Elle anticipe tous ses actes et les fait tous couler dans Ma Volonté. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 14, 27 mai 1922[10]

Cette « fixation », ce « décider et confirmer », est, comme l'écrit Iannuzzi, « un acte de fusion ».[11] Il s'agit donc, à sa racine, d'un acte profondément personnel et libre, qui engage toute la liberté de l'âme. Ce n'est pas une technique, ni un état passif que l'on subirait. C'est un acte de la volonté qui se donne, se remet et se laisse fondre.

Ce que la fusion n'est pas : ni confusion, ni dissolution

Fidèle à la grande tradition catholique, Iannuzzi écarte d'emblée toute lecture panthéiste. La fusion suppose, superposés, trois éléments qui s'ajoutent les uns aux autres : la résignation (l'âme accepte tout ce que Dieu veut), la conformité (elle veut activement ce que Dieu veut), et la passivité paisible (elle se laisse mouvoir par le Saint-Esprit sans plus poser d'obstacle).[12] Ce dernier élément distingue précisément le « vivre dans » du simple « faire ».

« Cette expression, utilisée souvent en rapport avec l'état de mariage spirituel par le docteur mystique Thérèse d'Avila, ne signifie pas une confusion des volontés, mais en plus de la résignation et de la conformité de l'âme à la Volonté divine, elle suppose également la passivité de cette âme devant l'empire de la Volonté de Dieu que fait apparaître le Saint-Esprit. » — P. Joseph L. Iannuzzi, Le Don de la vie dans la Divine Volonté, thèse, Université pontificale grégorienne, 2012, chapitre IV, § 4.1.3[13]

L'or et le vase d'argile

L'image la plus parlante de la fusion est celle de l'or liquéfié versé dans un vase d'argile. Elle dit en une seule parabole ce que mille distinctions peineraient à expliquer.

« C'est comme si de l'or liquide avait été versé dans un vase d'argile et qu'à partir de cet or, un orfèvre fabriquait des objets en or. Pourrait-on dire que cet or n'est pas de l'or parce qu'il a été versé dans un vase d'argile ? Certainement pas ! […] Dans cet exemple, le vase d'argile représente l'âme et l'or, Ma Volonté. Les actes de la créature agissant dans Ma Volonté lient Ma Volonté à la sienne et les deux se liquéfient ensemble. À l'aide de ce liquide, Moi, l'orfèvre divin, Je transforme les actes de l'âme en or éternel. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 6 août 1919[14]

Tout est dit. La volonté humaine ne disparaît pas — l'argile reste l'argile. Mais quand la Divine Volonté, qui est l'or, se déverse en elle et que les deux se liquéfient ensemble dans l'acte de fusion, l'Orfèvre divin peut façonner des actes « d'or éternel », qui appartiennent à la fois à Dieu et à l'âme. La fusion est l'opération qui rend cette liquéfaction commune possible. Sans elle, la volonté humaine reste à l'état solide, séparée, et ne peut servir au modelage divin.

Le baiser mystique au mode éternel

Pour décrire l'effet de la fusion, Jésus emploie une autre image, conjugale et nuptiale : le baiser mystique imprimé sur la Volonté éternelle elle-même.

« Te fondre dans Ma Volonté, c'est entrer dans le mode éternel, l'embrasser, lui imprimer un baiser mystique et recevoir le trésor des bénédictions que Ma Volonté éternelle contient. Bien plus, alors que l'âme se fond dans Notre Volonté suprême, tout le ciel vient à la rencontre de cette âme pour lui transmettre toutes les bénédictions et la gloire qu'ils possèdent. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 4 janvier 1925[15]

Le « mode éternel », dans le vocabulaire de Luisa, désigne la manière dont Dieu opère : sans commencement ni fin, en un acte unique qui embrasse tous les actes de toutes les créatures de tous les temps. Se fondre dans la Divine Volonté, c'est rejoindre cette manière d'opérer ; c'est passer de l'opérer fini, successif et fragmentaire de la créature à l'opérer infini, simultané et total du Créateur.

Comment se fondre concrètement : les trois moments

Les trois moments de l'acte de fusion : reconnaître son néant, inviter la Trinité, puis étendre l'acte au bien de toutes les créatures. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Si la fusion est avant tout un acte intérieur de la volonté, elle ne reste pas sans expression. Saint Annibale Maria di Francia, censeur ecclésiastique et directeur spirituel de Luisa, rappelle qu'« il n'y a pas de formule » pour la sainteté du Vivre dans la Divine Volonté.[16] Et pourtant, Luisa a une manière de procéder, que Iannuzzi a reconstituée à partir de centaines de passages des trente-six tomes. Sans être une formule rigide, elle se déploie ordinairement en trois moments.

Reconnaître son néant : « Je ne suis rien, Dieu est tout »

Premier moment : descendre dans la vérité de son néant. Luisa l'exprimait par une formule simple — « Je ne suis rien, Dieu est tout, viens Divine Volonté ».[17] Il ne s'agit pas d'une humilité psychologique, mais d'une vérité métaphysique : la créature, sans Dieu, n'est rien, et toute son existence est une dépendance continuelle envers Celui qui l'appelle à l'être. Luisa précise même, dans le texte italien, que l'âme se place dans son « vrai néant » — et non dans l'humilité, « qui sent toujours quelque chose d'elle-même » — et, comme néant, entre dans le Tout.[18] Cette reconnaissance n'est pas une dépréciation morbide ; elle est l'acte de vérité qui ouvre l'espace où l'or de la Divine Volonté pourra venir se déverser.

Inviter les trois Personnes divines à opérer

Deuxième moment : inviter chacune des trois Personnes divines à opérer dans une faculté de l'âme et dans une fonction du corps. Iannuzzi condense ainsi la prière de Luisa :

« Viens, Père éternel Créateur, te mouvoir dans ma volonté et battre dans mon cœur ; viens, Fils éternel Rédempteur, penser dans mon intelligence et couler dans mon sang ; viens, Saint-Esprit éternel Sanctificateur, te rappeler dans ma mémoire et respirer dans mes poumons. » — formule de fusion rapportée par le P. Joseph L. Iannuzzi[19]

Cette structure renvoie à une révélation faite à Luisa sur Adam : la divinité avait imprimé en l'homme la ressemblance trinitaire par six mouvements continuels — trois dans le corps (le battement du cœur, la circulation du sang, la respiration) et trois dans l'âme (l'intelligence, la mémoire, la volonté).[20] Dans la fusion, l'âme rend explicite cette inhabitation et invite chaque Personne divine à opérer dans la faculté qui lui correspond.

Demander à Jésus d'étendre et de multiplier

Troisième moment : une fois les trois Personnes divines invitées à opérer dans toutes les pensées, paroles et actions de la journée, l'âme demande à Jésus d'étendre et de multiplier ces actes à travers l'univers entier, et de les diffuser pour le bien de toutes les créatures. À ce moment précis, comme l'explique Iannuzzi, les actes finis de l'âme commencent à s'écouler dans l'unique Acte éternel de Dieu qui, n'ayant ni commencement ni fin, les élève pour embrasser tous les actes de toutes les créatures du passé, du présent et de l'avenir.[21]

L'acte prévenant du matin et l'acte actuel

Cette fusion totale se fait normalement une fois par jour, au premier lever du jour : c'est l'acte prévenant (du latin prae-veniens, anticiper la venue). Il consacre d'avance, dans la Divine Volonté, tous les actes de la journée. Mais, parce que nous sommes des êtres blessés et distraits, l'éclat de cet acte du matin peut s'obscurcir au fil des heures. C'est pourquoi il faut le renouveler par des actes actuels qui ravivent la fusion et l'étendent à chaque circonstance présente.

« L'acte présent n'est pas sujet aux nuages. Au contraire, il a le pouvoir de dissiper les nuages, s'il y en a […]. C'est pourquoi les deux sont nécessaires : l'acte prévenant offre sa main, dispose et forme le plan pour l'acte présent, tandis que l'acte présent préserve et étend le plan de l'acte prévenant. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 14, 27 mai 1922[22]

Acte prévenant et acte actuel : le plan offert au matin se prolonge dans chaque action présente. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Concrètement, l'acte actuel consiste à offrir l'action que l'on est en train d'accomplir — même la plus servile — comme un maillon ajouté à la grande chaîne de lumière formée le matin. Pour la pratique détaillée de ces deux actes, voir Comment commencer l'acte prévenant du matin ? et Comment faire un acte actuel dans la Divine Volonté ?.

Les fruits de la fusion

Cinq fruits de la fusion : mode éternel, soleils spirituels, tournées, bien universel et retour à l'ordre originel. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Si Jésus appelle la fusion « l'acte le plus solennel, le plus grand, le plus important » de toute la vie, c'est en raison de ses fruits. Iannuzzi en énumère plusieurs ; on les reprend ici en suivant la pensée de Luisa.

Entrer dans le mode éternel

Le premier fruit est ontologique : l'âme entre dans le mode éternel d'opération de Dieu. Elle ne reste plus prisonnière du temps qui s'égraine ; elle participe à l'acte unique qui embrasse tous les temps. Tout le ciel, dit Jésus, vient au-devant de cette âme : « Les anges, les saints et la divinité elle-même transmettent tout à cette âme, sachant que ce qu'ils transmettent est transmis dans la Volonté de Dieu où tout est en sécurité. »[23] Et l'âme, en retour, en multipliant ces bénédictions par ses propres actes dans la Divine Volonté, rend au ciel double honneur et double gloire.

Former des soleils spirituels

Chaque acte fondu dans la Divine Volonté devient un « soleil spirituel ». C'est l'une des images les plus caractéristiques de Luisa, donnée dans l'entrée même intitulée « Se fondre avec Jésus dans la Divine Volonté ».

« Quand tu te fonds en Moi, un soleil est formé en toi. Pendant que tu penses, que tu aimes, que tu répares, les rayons de ce soleil se forment et Ma Volonté couronne ces rayons. Ce soleil s'élève dans le ciel et rayonne comme une rosée bénéfique sur toutes les créatures. Plus tu te fonds en Moi, plus tu formes de tels soleils. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 18 avril 1917[24]

Ces soleils ne restent pas confinés en l'âme ; ils s'élèvent, enveloppent toute chose, se répandent comme une rosée sur les créatures. C'est là le sens profond d'une vie fondue : elle devient une source de grâce universelle, sans que cela demande à l'âme la moindre prouesse extérieure.

Les tournées dans la création

Un fruit propre à la fusion est ce que Luisa appelle les « tournées » ou « rondes » dans la création. Une fois fondue dans la Volonté divine, l'âme peut parcourir spirituellement toutes les œuvres de Dieu — les cieux et les étoiles, les mers et les montagnes, les saints et les anges — pour les ramener à Dieu en lui rendant, au nom de toutes, l'amour et la gloire qui lui sont dus.

« Lorsque tu fais ta tournée dans Ma Volonté afin de retracer tous ses actes, de les entourer de ton cortège, de les aimer et de les rendre un avec les tiens, tu arrives en Éden, et Je sens se renouveler les joies, les fêtes et le bonheur que Notre Divinité ressentit dans la Création. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 24, 12 juin 1928[25]

Toutes les tournées sont des actes accomplis dans la Divine Volonté, mais tous les actes dans la Divine Volonté ne sont pas des tournées : celles-ci ont ceci de propre qu'elles couvrent toute la création et rétablissent l'ordre originel brisé par la volonté humaine déchue.[26] Sur ce point, voir Que signifie faire les tournées dans la Divine Volonté ?.

La médiation universelle : élever les autres

Une question revient souvent chez les âmes qui pratiquent la fusion : peut-on, en se fondant dans la Divine Volonté, élever les autres comme offrandes au Père ? Iannuzzi répond avec netteté : non seulement on le peut, mais Jésus le demande à travers Luisa.[27]

« Les âmes qui vivent dans Ma Volonté, dès qu'elles y entrent, trouvent en acte tous les actes de la Suprême Majesté ; et puisque cette Volonté est en tout et en chacun, ces âmes demeurent multipliées en tout et sont en mesure de M'offrir honneur, gloire, adoration et amour pour tous. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 20 février 1919[28]

L'âme ne refait pas elle-même les actes de Jésus — qui n'en ont pas besoin, étant déjà parfaits — mais elle y participe et, par cette participation, peut offrir au Père tous les actes de toutes les créatures, « depuis la première jusqu'à la dernière créature humaine qui doit exister sur la terre ».[29] L'âme fondue devient ainsi, à la suite de Jésus et avec Marie et Luisa, un canal de bénédictions universelles.

Le réordonnancement à l'origine

Quand la créature pèche, ou simplement vit en dehors de la Divine Volonté, ses actes « sortent de leur origine » et tombent dans le désordre. La fusion les ramène à leur point d'origine, qui est Dieu lui-même.

« Tu dois te réordonner en Moi. Et sais-tu comment ? En te fusionnant entièrement dans Ma Volonté. Ton souffle, tes pulsations et l'air que tu respires doivent former une fusion continuelle dans Ma Volonté. C'est ainsi que l'ordre est rétabli entre le Créateur et la créature qui retourne à l'origine d'où elle est venue. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 13, 15 décembre 1921[30]

La fusion s'étend ainsi jusqu'aux fonctions vitales du corps : non seulement les pensées, mais le souffle, le battement, l'air respiré. À sa pleine mesure, elle devient une véritable circulation de vie entre Dieu et l'âme, « la fusion du battement de cœur humain dans le battement de Cœur éternel ».[31] C'est ce que Jésus appelle, en une autre image, « former son paradis sur la terre ».[32]

Un martyre divin de la volonté

On aurait tort d'imaginer la fusion comme une expérience douce et indolore. Jésus prévient Luisa qu'elle est un véritable martyre — et même qu'elle « surpasse en mérite le martyre lui-même ».

« Vivre dans Ma Volonté surpasse en mérite le martyre lui-même. Le martyre tue le corps. Mais vivre dans Ma Volonté, c'est comme laisser tuer sa volonté par une main divine, ce qui procure à l'âme la noblesse d'un martyre divin. Chaque fois que l'âme décide de vivre dans Ma Volonté, Ma Volonté se prépare à donner le coup pour tuer la volonté humaine. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 4 janvier 1925[33]

Le martyre de la volonté : la liberté n'est pas détruite, mais offerte et transfigurée. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Ce martyre n'est pas une violence faite à la créature. C'est, dans le langage paradoxal de la mystique, une mise à mort qui est en même temps une renaissance. La volonté humaine ne disparaît pas ; elle est tuée comme volonté autonome pour renaître comme volonté unie. Le coup est porté par une « main divine », c'est-à-dire avec une délicatesse infinie, mais il est réel. Et c'est précisément à cause de la profondeur de ce dépouillement que la fusion peut produire des fruits sans commune mesure avec les œuvres ordinaires.

La fusion dans l'ordre de la grâce : un garde-fou décisif

Iannuzzi note un point d'une grande importance théologique : on ne peut se fondre dans la Divine Volonté sans se fondre, du même mouvement, dans l'ordre de la grâce.

« À tout ce que tu as dit concernant ta fusion dans Ma Volonté, il faut ajouter un autre acte, celui de ta fusion dans l'ordre de la grâce — dans tout ce que le Sanctificateur, l'Esprit-Saint, a fait et fera en celles qui doivent être sanctifiées. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925[34]

La fusion dans l'ordre de la grâce : distinction des natures, liberté réelle, action du Saint-Esprit et charité féconde. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Ce point est crucial pour situer correctement la doctrine, et il répond d'avance à l'objection quiétiste. La fusion dans la Divine Volonté n'est pas une voie parallèle qui dispenserait des sacrements, de la grâce sanctifiante ou de l'ordre ecclésial. Elle est, au contraire, le déploiement plénier de cet ordre : toute l'œuvre du Saint-Esprit dans l'Église — l'économie sacramentelle, la grâce des saints, la sanctification des baptisés à travers les siècles — fait partie de ce que l'âme « épouse » dans son acte de fusion. C'est aussi pourquoi Iannuzzi rappelle, avec saint Annibale Maria di Francia, que les nouveaux saints de la Divine Volonté doivent posséder, et à un degré héroïque, toutes les vertus des saints anciens.[35] La fusion suppose donc l'état de grâce, la vie sacramentelle, la prière et la croissance dans les vertus — jamais leur abandon.

Les modèles de la fusion : Adam, Jésus, Marie, Luisa

La fusion n'est pas une invention spirituelle moderne : elle a des modèles, qui en éclairent le sens.

Adam avant la chute

Le premier modèle, le plus ancien, est Adam avant le péché. Avant sa chute, Adam vivait dans l'unité de la Volonté divine : tous les actes que Dieu accomplissait dans la création pour son bonheur, Adam les recevait et les rendait à Dieu en un seul acte, « comme en triomphe ».[36] Toute fusion de la créature trouve là son archétype : l'homme rendant à Dieu, au nom de toute la création, l'amour et la gloire que Dieu y avait déposés. La chute a brisé cette circulation ; le Règne de la Divine Volonté est l'œuvre divine qui la restaure.

Jésus, source de toute fusion

Jésus est la source absolue de la fusion. Sa Personne divine possède la Divine Volonté par nature, tandis que les créatures la possèdent par grâce.[37] Dans son humanité, la Divine Volonté opère éternellement, tandis que son intelligence humaine, sa mémoire humaine et sa volonté humaine coopèrent continuellement avec cette opération. C'est en participant à cette dynamique du Christ que les âmes peuvent à leur tour se fondre : quand l'âme fondue « refait » les actes de toutes les créatures à la suite de Jésus, ce n'est pas elle qui refait, c'est Dieu qui opère en elle.[38]

Marie, fusionnée au Verbe

Marie est le modèle parfait de la fusion réalisée. Jésus dit à Luisa que sa Mère possédait la Volonté de Dieu sur la terre « de la même manière que Dieu la possède au ciel ».[39] Sa Divine Volonté en lui et sa Volonté divine en elle étaient « continuellement fusionnées », au point qu'il y avait entre la Mère et le Fils « une sorte de bilocation ».

« Il ne pouvait y avoir de séparation entre Moi et Ma douce Maman. La séparation ne fut qu'apparente. Il y avait fusion entre elle et Moi […]. On peut dire qu'il y avait une sorte de bilocation. Cela arrive aussi aux âmes quand elles sont vraiment unies à Moi. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 11, 9 mai 1913[40]

C'est en raison de cette fusion plénière que Marie a pu concevoir le Verbe en son sein. Sur la place de Marie dans cette spiritualité, voir Quelle place Marie tient-elle dans le Royaume de la Divine Volonté ?.

Luisa, première à recevoir le don

Luisa, enfin, est présentée par Jésus comme la première créature conçue dans le péché originel à recevoir le don plénier du Vivre dans la Divine Volonté.[41] Sa fusion est paradigmatique pour tous les baptisés qui viendront après elle. Elle la rapporte d'une manière très simple :

« J'ai commencé à fondre tout mon pauvre être dans la Volonté suprême, et tandis que je le faisais, j'ai remarqué que les cieux s'ouvraient, et je suis montée à la rencontre de toute la cour céleste, et tout le ciel est venu vers moi. » — Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 4 janvier 1925[42]

La fusion et la grande tradition mystique

La fusion luisienne n'est pas un corps étranger dans l'histoire de la spiritualité catholique : elle prolonge et radicalise un langage que les grands mystiques connaissaient déjà.

Le mariage spirituel de Thérèse d'Avila

Quatre modèles de la fusion : Adam dans l'ordre originel, Jésus comme source, Marie dans l'accueil parfait et Luisa dans la mission du don. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le rapprochement le plus net, posé par Iannuzzi lui-même, est celui du mariage spirituel décrit par sainte Thérèse d'Avila dans la septième demeure du Château intérieur : une union où la volonté de l'âme et la Volonté de Dieu deviennent réellement une seule, sans cesser d'être distinctes.[43] Le vocabulaire de Luisa est conjugal : l'âme « épouse », « baise mystiquement », « possède » la Volonté divine et en est possédée. Iannuzzi précise toutefois ce que la fusion luisienne ajoute : au-delà de la résignation et de la conformité, la passivité paisible sous l'empire du Saint-Esprit, c'est-à-dire le passage d'une volonté qui fait à une volonté qui vit dans.

Se perdre dans la volonté de Dieu

Le thème de la résignation parfaite, qui « liquéfie » les deux volontés, traverse déjà les écrits de Luisa dès les premiers tomes.

« La résignation parfaite à Ma Volonté liquéfie nos deux volontés et les fond en une seule. C'est du sucre et du miel. Mais, par la résistance à Ma Volonté, le sucre devient amer et le miel se transforme en poison. » — Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 3, 16 avril 1900[44]

Ce langage de la volonté « liquéfiée » rejoint l'enseignement classique sur l'union transformante : saint Jean de la Croix décrit la cime de la vie spirituelle comme la transformation de la volonté de l'âme en la volonté de Dieu, et saint François de Sales fait de l'union de notre volonté à celle de Dieu le cœur même de l'amour. La nouveauté de Luisa n'est pas de contredire cette tradition, mais d'en pousser la logique jusqu'à un don nouveau — non plus seulement faire la Volonté de Dieu héroïquement, mais vivre dans son opération même. C'est ce que la tradition la plus récente appelle la nouvelle et Divine sainteté.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 4 janvier 1925 — « L'acte le plus important de notre vie » : la fusion comme acte le plus solennel, baiser mystique au mode éternel, martyre divin de la volonté, et récit de Luisa montant à la rencontre de la cour céleste.

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  2. P. Joseph L. Iannuzzi, Le Don de la vie dans la Divine Volonté dans les écrits de Luisa Piccarreta, thèse doctorale, Université pontificale grégorienne, Rome, 2012, chapitre IV, § 4.1.3 : la fusion rapprochée du mariage spirituel de sainte Thérèse d'Avila ; elle n'est pas confusion des volontés mais résignation, conformité et passivité paisible sous l'empire du Saint-Esprit.

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  3. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 14 juin 1917 — l'âme qui vit et agit dans la Divine Volonté est ressentie partout par Jésus et demeure distincte de toutes les autres créatures, au ciel comme sur la terre.

    5
  4. P. Joseph L. Iannuzzi, 70 questions sur le Don de la Vie dans la Divine Volonté, question 65, « Différence entre faire et vivre dans la Divine Volonté » ; citations de L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 18 septembre 1924, et tome 15, 24 janvier 1923.

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  5. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 14, 27 mai 1922 — distinction entre l'acte prévenant (l'âme fixe sa volonté dans celle de Dieu au lever du jour) et l'acte présent (qui dissipe les nuages et étend le plan du matin).

    10 22
  6. P. Joseph L. Iannuzzi, 70 questions sur le Don de la Vie dans la Divine Volonté, question 46, sur l'acte prévenant et l'acte actuel : les trois moments de la fusion (reconnaître son néant, inviter les trois Personnes divines, demander à Jésus d'étendre et multiplier les actes) ; cf. Le Livre du Ciel, tome 14, 27 mai 1922, et tome 20, 18 novembre 1926.

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  7. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 6 août 1919 — l'image de l'or liquéfié versé dans le vase d'argile : la volonté humaine et la Divine Volonté se liquéfient ensemble, et l'Orfèvre divin en forme des actes d'or éternel.

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  8. P. Joseph L. Iannuzzi, Le Don de la vie dans la Divine Volonté, thèse, Université pontificale grégorienne, 2012 ; reprenant saint Annibale Maria di Francia, censeur de Luisa : « la sainteté ne consiste pas en une formule » et les saints de la Divine Volonté doivent posséder à un degré héroïque toutes les vertus des saints anciens.

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  9. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 20, 18 novembre 1926 — la ressemblance trinitaire imprimée en l'homme par six mouvements continuels : trois dans le corps (battement du cœur, circulation du sang, respiration) et trois dans l'âme (intelligence, mémoire, volonté).

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  10. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 18 avril 1917 — entrée « Se fondre avec Jésus dans la Divine Volonté » : chaque acte fondu forme un soleil spirituel qui s'élève et répand sa rosée de grâce sur toutes les créatures.

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  11. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 24, 12 juin 1928 — les tournées (« rondes ») dans la Divine Volonté à travers toute la création ; rappel d'Adam rendant à Dieu, en triomphe, l'amour de toute la création avant la chute.

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  12. P. Joseph L. Iannuzzi, 70 questions sur le Don de la Vie dans la Divine Volonté, question 8 : toutes les tournées sont des actes dans la Divine Volonté, mais tous les actes dans la Divine Volonté ne sont pas des tournées ; les tournées couvrent toute la création et rétablissent l'ordre originel.

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  13. P. Joseph L. Iannuzzi, 70 questions sur le Don de la Vie dans la Divine Volonté, question 11 : se fondre dans la Divine Volonté pour élever les actes et les vies des autres comme offrandes au Père.

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  14. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 20 février 1919 — les âmes qui vivent dans la Divine Volonté trouvent en acte tous les actes de la Suprême Majesté et demeurent multipliées en tout.

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  15. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 15, 16 décembre 1922 — l'âme, à la suite de Jésus, embrasse chacun depuis la première jusqu'à la dernière créature humaine et offre au nom de tous satisfaction, amour et gloire à la Volonté suprême.

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  16. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 13, 15 décembre 1921 — se réordonner en Dieu par une fusion continuelle dans la Divine Volonté, jusque dans le souffle, les pulsations et l'air respiré, rétablissant l'ordre entre Créateur et créature.

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  17. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 34, 26 février 1937 — la fusion comme circulation de vie entre Dieu et l'âme : « la fusion du battement de cœur humain dans le battement de Cœur éternel ».

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  18. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 11, 15 novembre 1916 — « plus tu te fusionnes en Moi, plus Je me fusionne en toi » : l'âme forme ainsi son paradis sur la terre.

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  19. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925 — la fusion dans la Divine Volonté doit s'accompagner de la fusion dans l'ordre de la grâce, c'est-à-dire dans toute l'œuvre du Saint-Esprit sanctificateur.

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  20. P. Joseph L. Iannuzzi, 70 questions sur le Don de la Vie dans la Divine Volonté, question 36 : Jésus possède la Divine Volonté par nature, les créatures par grâce ; dans l'âme fondue, le Père opère dans le cœur et la volonté, le Fils dans le sang et l'intelligence, le Saint-Esprit dans le souffle et la mémoire.

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  21. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 19, 31 mars 1926 — Marie possédait la Volonté de Dieu sur la terre de la même manière que Dieu la possède au ciel ; sa Volonté et celle du Verbe étaient continuellement fusionnées.

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  22. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 11, 9 mai 1913 — la fusion entre Jésus et sa Mère, telle qu'il n'y avait entre eux qu'une séparation apparente, « une sorte de bilocation » ; ce qui advient aussi aux âmes vraiment unies à Jésus.

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  23. P. Joseph L. Iannuzzi, 70 questions sur le Don de la Vie dans la Divine Volonté, question 63, « Une nouvelle sainteté » : Luisa présentée comme la première créature conçue dans le péché originel à recevoir le don plénier du Vivre dans la Divine Volonté.

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  24. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 3, 16 avril 1900 — « La résignation parfaite à Ma Volonté liquéfie nos deux volontés et les fond en une seule. C'est du sucre et du miel. »

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