La querelle des images

La querelle des images est la crise iconoclaste byzantine des VIIIe-IXe siècles : elle oppose la suppression des icônes à la doctrine catholique de l'Incarnation, de la vénération et de l'adoration due à Dieu seul.

Ignispedia

La querelle des images désigne la grande crise iconoclaste qui traverse l'Empire byzantin entre le VIIIᵉ et le IXᵉ siècle. Elle oppose les iconoclastes, qui veulent supprimer les images sacrées au nom de l'interdit biblique des idoles, aux défenseurs des images, qui affirment que l'Incarnation du Verbe rend légitime la représentation visible du Christ, de la Mère de Dieu, des anges et des saints.[2]

Cette crise n'est pas une simple dispute artistique. Elle touche la doctrine du Christ, la liturgie, l'autorité impériale, le rôle des moines, les rapports entre Rome et Constantinople, et la manière chrétienne d'habiter la matière. Si Dieu s'est vraiment fait chair, peut-on représenter le visage humain du Fils ? Si l'image renvoie à une personne, l'honneur rendu à l'image s'arrête-t-il au bois et à la couleur, ou remonte-t-il au prototype ?[3][4]

De Léon III au Triomphe de l'Orthodoxie : la querelle des images se joue en deux vagues, entre politique impériale, théologie de l'Incarnation et définition conciliaire. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le concile de Nicée II répond en 787 : les saintes images peuvent être exposées et recevoir une vénération respectueuse, mais jamais l'adoration qui revient à Dieu seul. La querelle ne s'achève pourtant pas immédiatement : une seconde période iconoclaste commence en 815 et ne prend fin qu'en 843, lors de la restauration définitive des icônes à Constantinople.[5][6]

Pourquoi la querelle des images éclate-t-elle ?

Une accusation d'idolâtrie

L'argument iconoclaste part d'un texte biblique réel : le Décalogue interdit de fabriquer une idole pour se prosterner devant elle. Les adversaires des images appliquent cet interdit aux icônes, aux mosaïques, aux fresques et aux gestes de vénération qui les accompagnent.[7][8]

La force de l'objection vient de son apparente simplicité. Si Dieu interdit les images, pourquoi des chrétiens encensent-ils des icônes, les embrassent-ils, allument-ils des lampes devant elles ? L'iconoclaste répond : parce que la piété populaire a glissé vers l'idolâtrie. Les défenseurs des images répondent : parce que l'iconoclaste confond idole et icône.

RéalitéCe qu'elle prétend êtreCulte reçuJugement catholique
Idole païenneUne puissance divine ou autonomeAdoration ou confiance religieuse absolueCondamnée par l'Écriture
Icône chrétienneUne image renvoyant à une personne sainteVénération relativeLégitime si elle remonte au prototype
Dieu lui-mêmeCréateur incréé, fin ultimeAdoration (latria)Due à Dieu seul

Cette distinction sera capitale. L'Église ne nie pas l'interdit des idoles ; elle nie que toute image religieuse soit une idole. L'Ancien Testament lui-même connaît des images liturgiques commandées par Dieu, notamment les chérubins placés sur l'Arche d'alliance et les figures du Temple.[9][10]

Une crise politique autant que théologique

La querelle naît dans un Empire byzantin secoué par les défaites militaires, la pression musulmane, les rivalités de cour et la volonté impériale de contrôler plus étroitement l'Église. New Advent situe les premières mesures de Léon III l'Isaurien autour de 726-730 ; Constantin V, son fils, transforme ensuite la politique iconoclaste en programme doctrinal et disciplinaire.[11]

Plusieurs facteurs se croisent. Les empereurs cherchent l'unité religieuse de l'Empire ; certains évêques soutiennent la réforme iconoclaste ; les moines, grands gardiens des icônes et des reliques, deviennent des adversaires visibles du pouvoir. L'iconoclasme n'est donc pas seulement une opinion : il devient une politique d'État, avec confiscations, exils, humiliations publiques et destruction d'images.[12]

L'influence du judaïsme et de l'islam

Les sources byzantines et les récits postérieurs attribuent parfois l'iconoclasme à des influences juives ou musulmanes. La formulation demande prudence : il ne faut pas réduire une crise chrétienne interne à une cause extérieure unique. Mais le contexte compte. L'Empire byzantin vit face à un islam conquérant, fortement hostile à l'imagerie religieuse figurative dans le culte, et certains empereurs peuvent avoir vu dans la suppression des images un retour à une pureté biblique capable d'expliquer ou de conjurer les défaites.[13]

Nicée II retournera cet argument. Si le Christ n'est qu'un prophète ou si Dieu n'est jamais devenu visible, l'image est effectivement suspecte. Mais si le Verbe s'est fait chair, la question change : l'image du Christ ne prétend pas représenter la nature divine invisible ; elle représente le Verbe incarné selon son humanité visible.

« Le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous. » — Jn 1, 14[14]

Comment la crise se déroule-t-elle ?

Léon III et le premier choc iconoclaste

Léon III règne de 717 à 741. Les premières décisions contre les images sont traditionnellement placées autour de 726, avec un durcissement vers 730. La scène devenue emblématique est le retrait de l'image du Christ placée à la porte de la Chalcé, à Constantinople, acte qui signale que la querelle touche le cœur symbolique de la capitale.[15]

Rome réagit négativement. Les papes Grégoire II puis Grégoire III refusent d'accepter que l'empereur décide seul d'une question touchant la tradition liturgique et la foi. La rupture n'est pas encore le schisme de 1054, mais elle révèle une divergence durable : l'Orient impérial supporte mal une Église qui résiste à la politique religieuse du basileus ; Rome refuse que le pouvoir civil abolisse une pratique reçue.[16]

Constantin V et le synode de Hiéreia

Sous Constantin V (741-775), l'iconoclasme devient plus systématique. En 754, l'empereur réunit le synode de Hiéreia, qui condamne les images et se présente comme concile œcuménique. Le problème est double : doctrinal, parce que le synode rejette une tradition ecclésiale ancienne ; ecclésiologique, parce qu'il prétend parler pour l'Église universelle sans Rome et sans les patriarcats orientaux empêchés.[17][18]

Hiéreia concentre l'argument iconoclaste : représenter le Christ serait soit séparer son humanité de sa divinité, soit enfermer sa divinité dans une forme visible. Les défenseurs des images répondront que l'icône ne peint pas la divinité comme telle ; elle représente la personne du Verbe incarné selon la chair qu'il a réellement assumée.[19]

Persécutions, destructions et mémoire polémique

Miniature du Psautier Chludov, fol. 67r (milieu du IXᵉ siècle) : les iconoclastes y sont figurés comme ceux qui humilient le Christ pendant la Passion. L'image est polémique, mais elle montre comment la mémoire iconophile a compris la destruction des icônes. Domaine public, Wikimedia Commons.

La crise prend une forme concrète : images détruites, fresques recouvertes, reliques déplacées, moines exilés ou maltraités, communautés divisées. Les sources iconophiles insistent sur la violence du pouvoir impérial ; les historiens modernes discutent l'ampleur exacte des destructions selon les régions, mais le fait central reste solide : l'iconoclasme a été une politique coercitive, pas seulement un débat de livres.[20]

Le Psautier Chludov (Moscou, Musée historique d'État, ms. D.129), psautier marginal enluminé du milieu du IXᵉ siècle, donne une interprétation théologique de cette violence.[21] En assimilant les iconoclastes aux soldats qui outragent le Christ, il dit que s'attaquer à l'image du Christ revient symboliquement à refuser la visibilité du Christ lui-même. La formule est polémique ; elle révèle pourtant le centre du conflit.

Quelle est la réponse des défenseurs des images ?

Jean Damascène : l'Incarnation change le statut de l'image

Saint Jean Damascène (vers 675-749) est la grande voix théologique de la première période iconoclaste. Vivant sous domination musulmane, hors de portée directe de l'empereur byzantin, il peut écrire librement contre l'iconoclasme. Ses Discours contre ceux qui rejettent les saintes images donnent la formule classique de la défense iconophile.[22]

Saint Jean Damascène, mort avant Nicée II, fournit l'un des arguments décisifs contre l'iconoclasme : on ne peint pas la divinité invisible, mais le Verbe devenu visible dans la chair. Icône d'Emmanouel Tzanes, Wikimedia Commons.

« Je ne vénère pas la matière ; je vénère le Créateur de la matière, devenu matière pour moi. » — Saint Jean Damascène, Sur les saintes images[23]

L'argument est christologique. Avant l'Incarnation, Dieu invisible ne peut pas être représenté. Après l'Incarnation, le Fils éternel a un visage humain, une histoire visible, un corps qui peut être vu, touché, crucifié et ressuscité. L'image chrétienne ne capture pas Dieu ; elle confesse que Dieu s'est rendu visible.

L'image renvoie au prototype

Le deuxième argument est relationnel : une image n'est pas honorée pour elle-même, comme si le bois, la peinture ou la mosaïque possédait une divinité. Elle est honorée parce qu'elle renvoie à la personne représentée. C'est la logique du prototype : l'honneur traverse l'image.

Nicée II formulera cette règle avec une phrase devenue classique :

« L'honneur rendu à l'image remonte au prototype. » — Nicée II, définition dogmatique[24]

Cette phrase ferme deux issues contraires. Elle condamne l'idolâtrie, parce que l'image n'est pas Dieu. Elle condamne aussi l'iconoclasme, parce qu'une image peut porter un honneur relatif sans usurper l'adoration divine.

Vénération et adoration : la distinction décisive

La querelle oblige l'Église à clarifier les mots. En grec, Nicée II distingue la vénération ou prosternation respectueuse (proskynesis) de l'adoration proprement divine (latreia). L'adoration appartient à Dieu seul ; la vénération peut être rendue aux images en tant qu'elles représentent le Christ, Marie, les anges ou les saints.[25]

TermeSensÀ qui s'adresse-t-il ?Exemple
LatriaAdoration divineDieu seulMesse, prière d'adoration, foi en Dieu
DuliaVénération des saintsSaints et angesHonorer saint Pierre ou saint Michel
HyperduliaVénération singulière de MarieMère de DieuHonorer la Vierge sans l'adorer
Vénération relativeHonneur rendu à une imageImage en tant qu'elle renvoie au prototypeEmbrasser une icône du Christ

Cette distinction reste la réponse catholique à l'objection protestante ou musulmane selon laquelle toute image sacrée serait idolâtrique. Si l'on adore l'objet, il y a idolâtrie. Si l'on honore la personne représentée à travers son image, on est dans la logique de Nicée II.[26]

Que décide Nicée II en 787 ?

Convocation sous Irène

Après la mort de Léon IV en 780, l'impératrice Irène gouverne comme régente pour son fils Constantin VI. Elle favorise progressivement la restauration des images, soutient le patriarche Taraise et cherche la communion avec Rome. Un premier essai conciliaire à Constantinople en 786 est interrompu par des soldats iconoclastes ; l'assemblée est transférée à Nicée en 787.[27]

Solidus de l'impératrice Irène. La restauration des images exige une décision doctrinale de l'Église, mais aussi une protection politique contre l'armée et les réseaux iconoclastes. Wikimedia Commons.

Nicée II se réunit du 24 septembre au 23 octobre 787. Les légats du pape Adrien Iᵉʳ y siègent, avec Taraise de Constantinople et des représentants orientaux. Le concile examine les évêques compromis avec l'iconoclasme, relit les témoignages bibliques et patristiques, réfute Hiéreia, puis promulgue sa définition lors de la septième session.[28][29]

La définition dogmatique

Le concile ordonne que les images du Christ, de la Mère de Dieu, des anges et des saints soient placées dans les églises, sur les objets sacrés, dans les maisons et sur les chemins. Il autorise les lampes, l'encens, les salutations et la prosternation respectueuse, mais exclut explicitement l'adoration qui convient à la nature divine seule.[30]

Cette définition donne une règle stable :

  1. Les images chrétiennes sont légitimes.
  2. Elles doivent représenter le Christ, Marie, les anges ou les saints.
  3. L'honneur rendu à l'image va à la personne représentée.
  4. L'adoration ne revient jamais à l'image.
  5. La doctrine se fonde sur l'Incarnation du Verbe.

Le Catéchisme de l'Église catholique reprend cette logique presque mot pour mot : le culte chrétien des images n'est pas contraire au premier commandement, car il ne s'arrête pas à l'image comme objet ; il va au modèle représenté.[31]

Les vingt-deux canons

Nicée II ne se limite pas à la question des icônes. Il promulgue 22 canons sur la discipline ecclésiastique : étude des Écritures par les évêques, simonie, biens d'Église, vie monastique, régularité des nominations, maisons religieuses et relations entre clercs, moines et laïcs.[32]

Ce détail compte. Après des décennies de crise, restaurer les images ne suffit pas ; il faut restaurer un ordre ecclésial. L'iconoclasme a divisé des évêques, soumis des clercs au pouvoir politique, blessé des monastères et produit des compromis. La discipline conciliaire sert donc la même finalité que la définition dogmatique : rendre à l'Église sa cohérence visible.

Pourquoi la querelle continue-t-elle après Nicée II ?

La réception reste fragile

Nicée II est dogmatique, mais sa réception politique reste fragile. Dans le monde byzantin, la doctrine conciliaire ne supprime pas d'un coup les réseaux iconoclastes de l'armée, de la cour et de certains milieux épiscopaux. La restauration de 787 dépend aussi de la position d'Irène ; quand le contexte politique change, l'iconoclasme peut revenir.[33]

La réception occidentale connaît aussi une difficulté propre. Dans le monde carolingien, des traductions latines imparfaites des actes de Nicée II donnent l'impression que le concile enseigne l'adoration des images. Les Libri Carolini, composés dans l'entourage de Charlemagne, critiquent donc Nicée II tout en refusant l'iconoclasme strict.[34]

La seconde crise iconoclaste

En 815, l'empereur Léon V l'Arménien relance l'iconoclasme. La crise se poursuit sous Michel II et Théophile. Comme au VIIIᵉ siècle, la querelle mêle politique impériale, discipline ecclésiastique et doctrine des images. Les défenseurs des icônes s'appuient désormais sur Nicée II comme norme dogmatique.[35]

La restauration définitive a lieu en 843, sous l'impératrice Théodora et le patriarche Méthode. L'événement est commémoré dans la tradition byzantine comme le Triomphe de l'Orthodoxie, célébré le premier dimanche du Grand Carême. Le nom montre l'importance doctrinale donnée à la question : restaurer les icônes, c'est confesser correctement l'Incarnation.

  1. 726-730
    Premières mesures iconoclastes
    Léon III

    Le pouvoir impérial byzantin s'oppose progressivement aux images sacrées, provoquant la résistance de Rome et des défenseurs des icônes.[36]

  2. 754
    Synode de Hiéreia
    Constantin V

    Une assemblée soutenue par l'empereur condamne les images et prétend parler comme concile œcuménique ; Nicée II rejettera cette prétention.[37]

  3. 787
    Concile de Nicée II
    VIIᵉ concile œcuménique

    Le concile définit la vénération des images et réserve l'adoration à Dieu seul.[38]

  4. 815
    Reprise iconoclaste
    Léon V l'Arménien

    Une seconde période de persécution et de suppression des images s'ouvre dans l'Empire byzantin.[39]

  5. 843
    Restauration définitive
    Triomphe de l'Orthodoxie

    Les icônes sont rétablies à Constantinople ; la tradition byzantine commémore l'événement chaque année.[40]

Que reste-t-il aujourd'hui de cette querelle ?

Une doctrine catholique de l'art sacré

La querelle des images fonde encore la doctrine catholique et orthodoxe de l'art sacré. Le crucifix, l'icône, la statue mariale, le vitrail, la mosaïque ou l'image d'un saint ne sont pas des décorations neutres ; ils enseignent, rappellent, orientent la prière et rendent visible la mémoire de l'Évangile.

Le concile de Trente reprend cette tradition contre les critiques de la Réforme. Il demande que les images du Christ, de la Vierge et des saints soient conservées, surtout dans les églises, et qu'un honneur leur soit rendu, non parce qu'une divinité résiderait dans l'objet, mais parce que l'honneur est référé aux personnes représentées.[41]

« Les images du Christ, de la Vierge et des saints doivent être conservées, surtout dans les églises. » — Concile de Trente, session XXV[42]

Une réponse à l'objection : les catholiques adorent-ils les statues ?

La réponse catholique tient en une distinction simple : on n'adore jamais une statue. On adore Dieu. On vénère les saints. On honore une image parce qu'elle renvoie à son prototype. Si un catholique attribuait à une statue une puissance divine autonome, il tomberait dans l'idolâtrie. Mais ce n'est pas la doctrine de l'Église.

Le Catéchisme l'exprime nettement : le culte chrétien des images n'est pas contraire au commandement qui proscrit les idoles. Le mouvement ne s'arrête pas à l'image ; il vise la personne représentée. C'est pourquoi l'Église peut condamner l'idolâtrie et défendre les images dans le même geste doctrinal.[43]

Une leçon sur l'Incarnation

La querelle des images rappelle que le christianisme n'est pas une spiritualité désincarnée. Dieu ne s'est pas contenté de donner des idées ; il a pris chair, visage, gestes, voix, larmes, sang, tombeau. L'image chrétienne ne remplace pas l'Évangile ni les sacrements ; elle témoigne que le salut est entré dans le monde visible.

Voilà pourquoi la question reste actuelle. Dans une culture saturée d'images, l'Église ne défend pas n'importe quelle image. Elle défend l'image sacrée quand elle conduit au vrai prototype, quand elle respecte la foi, quand elle éduque le regard et quand elle distingue clairement la vénération de l'adoration. La querelle des images n'est donc pas seulement une page byzantine : elle fixe une grammaire chrétienne du visible.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", ibid. : l'article s'ouvre sur le partage du récit en « two separate persecutions » closes chacune par une impératrice iconophile (Irène puis Théodora), soit les deux vagues 726-787 et 815-843. New Advent (consulté le 3 octobre 2026).

    1
  2. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", ibid., section « The first Iconoclast persecution » : récit d'ensemble de la première vague iconoclaste (Léon III, Constantin V, Hiéreia). New Advent (consulté le 3 octobre 2026).

    2 12
  3. Saint Jean Damascène, Trois discours contre ceux qui rejettent les saintes images, vers 730, traduction anglaise de Mary H. Allies, St John Damascene on Holy Images, Thomas Baker, Londres, 1898 ; texte numérisé sur Project Gutenberg (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200) et CCEL.

    3 19
  4. Concile de Nicée II, définition dogmatique de la 7ᵉ session, 13 octobre 787, dans Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française numérisée 1957, §§ 600-603 ; texte local consulté dans la bibliothèque Benoît. Voir aussi le texte anglais public dans Henry R. Percival, The Seven Ecumenical Councils, NPNF 2, vol. 14, 1900, repris par Fordham Medieval Sourcebook (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200).

    4 24 25 30
  5. Thomas J. Shahan, "The Second Council of Nicaea", The Catholic Encyclopedia, vol. 11, Robert Appleton Company, New York, 1911, en ligne sur New Advent (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200).

    5 27 28
  6. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", Catholic Encyclopedia, section "The second Iconoclast persecution", New Advent : reprise sous Léon V, Michel II et Théophile, puis restauration sous Théodora en 843 (New Advent, consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200).

    6 33 35
  7. Exode 20, 4-5 : interdiction de fabriquer une idole pour se prosterner devant elle. Texte biblique cité ici comme objection scripturaire principale des iconoclastes.

    7
  8. Adrian Fortescue, "Veneration of Images", The Catholic Encyclopedia, vol. 7, Robert Appleton Company, New York, 1910, en ligne sur New Advent (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200), distinction entre idole, image sacrée et vénération relative.

    8 10
  9. Exode 25, 18-22 : ordre de faire deux chérubins d'or sur le propitiatoire de l'Arche d'alliance ; passage classiquement utilisé par les défenseurs des images pour distinguer image liturgique et idole.

    9
  10. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", ibid., section « The first Iconoclast persecution », passages sur Léon III l'Isaurien : édit de 726 contre les images, émeute après la destruction du Christos antiphonetes de la Chalcé, protestation puis déposition du patriarche Germain (730). New Advent (consulté le 3 octobre 2026).

    11 15 36
  11. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", The Catholic Encyclopedia, vol. 7, Robert Appleton Company, New York, 1910, section « The first Iconoclast persecution », premiers paragraphes sur l'origine du mouvement (exemple musulman, pauliciens, évêques hostiles aux images), en ligne sur New Advent (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200).

    13
  12. Jean 1, 14 : "Le Verbe s'est fait chair" ; fondement scripturaire de l'argument iconophile selon lequel le Dieu invisible s'est rendu visible dans le Christ.

    14
  13. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", ibid., section « The first Iconoclast persecution », passages sur la résistance romaine (Grégoire II puis Grégoire III) face à la politique religieuse impériale. New Advent (consulté le 3 octobre 2026).

    16
  14. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", ibid., section « The first Iconoclast persecution », passages sur Constantin V (741-775) et le synode de Hiéreia (754) qui se prétend œcuménique. New Advent (consulté le 3 octobre 2026).

    17 37
  15. Synode de Hiéreia, 754, résumé historique dans Henry R. Percival, The Seven Ecumenical Councils, NPNF 2, vol. 14, 1900, introduction à Nicée II, Fordham Medieval Sourcebook (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200).

    18
  16. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", ibid., section « The first Iconoclast persecution », passages sur la politique coercitive (destructions, exils, pression sur moines et clercs). New Advent (consulté le 3 octobre 2026).

    20
  17. Psautier Chludov, Moscou, Musée historique d'État, ms. D.129 (cote aussi notée Gr.129) ; miniature du fol. 67r illustrant le Ps 68, 22 (LXX) : la Crucifixion surmonte deux iconoclastes en train de blanchir à la chaux une icône du Christ. Datation retenue : milieu du IXᵉ siècle, v. 850-875 (après 843). Catalogues : M. V. Chtchepkina, Miniatiury Khludovskoi psaltyri (Moscou, 1977) ; K. Corrigan, Visual Polemics in the Ninth-Century Byzantine Psalters (Cambridge University Press, 1992). Descriptions concordantes : Ps 68, 22 et iconoclastes blanchissant l'icône (J. Anderson, « Further Prolegomena… », Dumbarton Oaks Papers 52, 1998) ; cote, folio et datation (notices du fac-similé et de la fiche « Crucifixion with iconoclasts, Chludov Psalter, folio 67r », v. 850-875). Fichier local : chludov-iconoclasme.jpg (Domaine public, Wikimedia Commons).

    21
  18. Saint Jean Damascène, St John Damascene on Holy Images, trad. Mary H. Allies, Londres, Thomas Baker, 1898, discours I ; texte disponible sur Project Gutenberg (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200).

    22
  19. Saint Jean Damascène, Première apologie contre ceux qui rejettent les saintes images (v. 730), §16 : PG 94, col. 1245A-B. Traduction anglaise de Mary H. Allies, St John Damascene on Holy Images (Londres, Thomas Baker, 1898), discours I : « I do not worship matter, I worship the God of matter, who became matter for my sake… » — verbatim vérifié sur Project Gutenberg (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200) et corroboré par les citations de PG 94:1245AB (OCA ; Acta Theologica 34/2, 2014). Le français « Créateur de la matière » rend le grec ton poiètèn tès hylès. Pagination imprimée de l'édition Allies 1898 non vérifiée sur volume physique.

    23
  20. Catéchisme de l'Église catholique, §§ 2131-2132, texte français officiel sur vatican.va (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200) : le culte chrétien des images se fonde sur le mystère du Verbe incarné et n'est pas contraire au premier commandement. Cible corrigée : l'ancien lien pointait la version espagnole (catechism_sp/…_sp.html).

    26 31 43
  21. Henry R. Percival (éd. angl.), The Seven Ecumenical Councils, dans Nicene and Post-Nicene Fathers, série 2, vol. 14, 1900, texte de Nicée II repris par Fordham Medieval Sourcebook (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200), introduction, définition et canons.

    29 34
  22. Concile de Nicée II, 22 canons disciplinaires, dans Henry R. Percival, The Seven Ecumenical Councils, NPNF 2, vol. 14, 1900, Fordham Medieval Sourcebook (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200).

    32
  23. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", ibid., section « The second general council (Nicæa II, 787) » : convocation sous Irène, sessions de septembre-octobre 787, définition dogmatique. New Advent (consulté le 3 octobre 2026).

    38
  24. Adrian Fortescue, "Iconoclasm", ibid., section « The second Iconoclast persecution » : reprise sous Léon V (815), poursuites sous Michel II et Théophile, restauration définitive sous Théodora (843). New Advent (consulté le 3 octobre 2026).

    39 40
  25. Concile de Trente, session XXV, De invocatione, veneratione et reliquiis sanctorum, et sacris imaginibus, 3 décembre 1563 ; texte anglais public dans J. Waterworth, The Canons and Decrees of the Sacred and Oecumenical Council of Trent, Dolman, Londres, 1848, repris par Hanover Historical Texts (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200) et EWTN (consulté le 3 octobre 2026 ; URL contrôlée en direct : 200).

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