Pape saint Pascal I (817-824)

Pape de 817 à 824, saint Pascal I consolide Rome face aux Carolingiens, défend les saintes images contre l'iconoclasme et marque la ville par Sainte-Praxède, Sainte-Cécile et les grandes translations de reliques.

Ignispedia

Pape saint Pascal I (Paschalis, Pasquale I) gouverne l'Église de Rome du 25 janvier 817 à sa mort, située par la liste officielle du Saint-Siège entre février et mai 824. Il est le 98e pape de la liste pontificale, romain d'origine, successeur d'Étienne IV et prédécesseur d'Eugène II.[1][2]

Son pontificat se situe au premier âge carolingien : Charlemagne est mort depuis 814, Léon III a laissé une Rome transformée par le couronnement impérial de 800, et Louis le Pieux cherche à organiser un empire chrétien sans laisser la papauté devenir une simple administration impériale. Pascal obtient en 817 le Pactum Ludovicianum, texte clef qui confirme à saint Pierre et à son vicaire les droits et possessions de l'Église romaine.[3][4]

Pascal I compte aussi par sa réponse à la seconde crise iconoclaste. Alors que l'empereur byzantin Léon V relance la guerre contre les images en Orient, saint Théodore Studite — qui écrit à plusieurs reprises au pape — salue en Pascal I l'accomplissement de l'œuvre de Pierre, notamment dans sa lettre au moine Naucratius (Ep. 407). Rome devient un refuge pour les moines grecs persécutés et un laboratoire visuel de l'orthodoxie catholique : les mosaïques de Sainte-Praxède, de Sainte-Cécile et de Sainte-Marie-in-Domnica proclament par la pierre, l'or et l'image ce que les iconoclastes contestent.[5][6][7]

Son règne finit pourtant dans une crise romaine violente. Après le couronnement de Lothaire I à Saint-Pierre en 823, deux hauts fonctionnaires favorables au parti franc sont aveuglés et tués. Pascal est accusé, se déclare innocent par serment, défend les exécutants comme ayant puni une trahison, puis meurt peu après dans une ville encore divisée.[8][9][10]

Saint Théodore Studite, dans sa lettre au moine Naucratius (Ep. 407), se réjouit de voir en Pascal l'accomplissement de l'œuvre de Pierre (résumé d'après la version anglaise disponible, dont aucun traducteur n'est crédité).[11]

Pourquoi Pascal I compte-t-il ?

Le pape de la Rome carolingienne sans soumission servile

Pascal I n'est pas un pape isolé entre deux grands noms. Il reçoit l'héritage de Léon III, qui avait couronné Charlemagne empereur en 800, et celui d'Étienne IV, qui avait rencontré Louis le Pieux à Reims en 816. La question centrale de son pontificat est donc nette : comment l'Église romaine peut-elle bénéficier de la protection carolingienne sans perdre sa liberté propre ?[12][13]

Le Pactum Ludovicianum de 817 répond partiellement à cette question. Treccani le présente comme un privilège impérial confirmant les possessions déjà reconnues au Siège apostolique : Rome et son duché, la Tuscie romaine, la Campagne romaine, l'Exarchat, la Pentapole, la Sabine et d'autres territoires revendiqués dans l'héritage des donations carolingiennes (dont la Tuscie lombarde et le Bénéventin).[14]

Cette confirmation n'efface pas les tensions. Elle encadre une situation où l'empereur protège, confirme et surveille, tandis que le pape gouverne une ville dont les factions aristocratiques, les clercs du Latran, les milices et les agents francs se disputent l'influence. L'article de Pascal doit donc éviter deux simplifications : en faire un pape indépendant au sens moderne, ou un simple préfet religieux de Louis le Pieux.

Le pape iconodule vu depuis l'Orient

Le second iconoclasme byzantin éclate sous Léon V l'Arménien. L'enjeu n'est pas décoratif : si le Verbe s'est vraiment fait chair, son humanité visible peut être représentée sans idolâtrie, parce que l'image renvoie à la personne représentée et ne remplace pas Dieu.[15]

Treccani souligne que Pascal répond en grec, avec une réelle connaissance des Pères orientaux, probablement aidé par des moines orientaux réfugiés à Rome — une hypothèse que Verardi lui-même marque d'un « forse ». Cette donnée est capitale : le pape latin n'oppose pas à l'Orient une piété occidentale vague ; il répond à l'Orient avec ses propres autorités patristiques.[16]

Saint Théodore Studite, grand défenseur des images, reconnaît dans cette intervention le rôle doctrinal du Siège de Pierre. Sa lettre présente Rome comme le siège principal dépositaire des clefs de la foi, que les hérétiques ne renverseront pas (paraphrase éditoriale d'après la version anglaise disponible, dont aucun traducteur n'est crédité).[17]

Le pape bâtisseur qui parle par les mosaïques

Pascal I reconstruit ou renouvelle trois basiliques romaines majeures : Sainte-Praxède, Sainte-Cécile-du-Trastevere et Sainte-Marie-in-Domnica. Il élève aussi la chapelle Saint-Zénon à Sainte-Praxède, liée à la mémoire de sa mère Théodora.[18][19][20]

Caroline Goodson résume l'importance de ce programme : les bâtiments de Pascal ne sont pas de simples embellissements, mais des instruments de pouvoir pontifical, de mémoire des martyrs et de positionnement dans les rapports entre Rome, les Carolingiens et Byzance.[21]

Le détail le plus visible reste le portrait de Pascal lui-même dans les mosaïques. À Sainte-Praxède, il porte le nimbe carré des vivants et offre le modèle de l'église. L'image fait comprendre le pontificat en un regard : le pape construit, rassemble les reliques, honore les saints, protège les moines grecs et inscrit son nom dans la ville.[22]

Les sources principales

Tableau des témoins

SourceDateCe qu'elle apportePrudence
Saint-Siègeliste actuelle98e pape, Rome, 25.I.817 - II/V.824Notice très brève
Liber Pontificalissource pontificale médiévaleOrigine, formation, monastère Saint-Étienne, constructions, reliques, dons, crise finaleSource romaine favorable, mais précieuse
Treccani / Andrea Antonio Verardi2014Analyse politique : Pactum, iconoclasme, Lothaire, crise de 823-824Synthèse moderne majeure
New Advent / Catholic Encyclopedia1911Vie, relations franques, Théodore Studite, moines grecs, édificesAncienne, mais catholique et dense
Caroline J. Goodson2010Lecture archéologique et politique des constructions de PascalExtrait disponible, livre spécialisé
Encyclopedia.com / New Catholic EncyclopediamoderneInterprétation du Pactum, missions du Nord, crise romaineSynthèse courte, utile pour recouper
BritannicamoderneRésumé : relation aux Carolingiens, icônes, bâtiments, reliquesTrès synthétique

Le Saint-Siège et les dates du pontificat

La liste officielle du Vatican donne Pascal comme 98e pape, d'origine romaine, avec un pontificat commençant le 25 janvier 817 et s'achevant entre février et mai 824 (notice « Paschal I » du Saint-Siège, contrôlée en lecture directe).[23] Le chiffre 99 retenu par quelques listes vient de ce qu'elles comptent en plus l'éphémère Étienne de mars 752, mort trois jours après son élection sans avoir reçu la consécration épiscopale et absent de la liste officielle actuelle.[24] Cette fourchette tient à la vacance d'environ trois mois avant l'élection d'Eugène II, que Treccani place entre février et mai 824 : les listes donnant le 11 février fixe reprennent la mémoire liturgique actuelle, que Verardi ne retient que comme probable (« probabilmente l'11 febbraio dell'824 ») ; New Advent, plus ancien, mentionne une mort en avril, mai ou juin 824.[25][26]

Pour le titre Ignispedia, le plus sûr est donc de garder le cadre pontifical : Pape saint Pascal I (817-824). La date précise du décès sera traitée dans le corps, sans forcer une certitude que les sources ne donnent pas toutes de la même manière.

Le Liber Pontificalis et la mémoire officielle romaine

Le Liber Pontificalis est la source narrative centrale. New Advent renvoie explicitement à l'édition de Duchesne, tome II, p. 52 et suivantes, pour le pontificat de Pascal.[27] Cette notice conserve le portrait du clerc formé au Latran, du recteur de Saint-Étienne, du pape bâtisseur et du pontife des translations de reliques.

Son ton est évidemment romain. Il donne à voir Pascal comme un serviteur des pauvres, un protecteur des martyrs et un restaurateur de basiliques. Mais les sources franques et les synthèses modernes complètent ce portrait par la crise politique de 823-824 : la fin du règne montre que la Rome pontificale n'est pas pacifiée par la seule sainteté personnelle du pape.[28][29]

Avant le pontificat : un clerc romain du Latran

Fils de Bonosus et de Théodora

New Advent dit que Pascal est fils d'un Romain nommé Bonosus ; Treccani ajoute le nom de sa mère, Théodora, et situe sa naissance dans la seconde moitié du VIIIe siècle, peut-être à Rome.[30][31]

Cette mère est importante parce que Pascal fera construire pour elle la chapelle Saint-Zénon à Sainte-Praxède. La mosaïque y conserve l'inscription célèbre Theodora episcopa. L'Église n'ayant jamais conféré l'ordination sacramentelle à des femmes, et aucune source contemporaine n'attestant pour Théodora ni ordination ni ministère épiscopal, ce titre se lit comme honorifique : la mère de l'évêque de Rome honorée du titre de son fils.[32][33]

Formation au patriarchium du Latran

Pascal entre jeune dans le clergé romain et reçoit sa formation au patriarchium du Latran. New Advent indique qu'il y est instruit dans le service divin et l'Écriture ; Treccani précise, d'après le Liber Pontificalis, qu'il devient sous-diacre puis prêtre, selon une progression ordinaire de l'époque.[34][35]

Cette formation explique deux traits du pontificat : l'attention liturgique, visible dans les basiliques et les reliques ; et la capacité doctrinale, visible dans la réponse grecque à l'iconoclasme. Pascal n'est pas seulement un administrateur urbain ; il est un clerc façonné par la liturgie, l'Écriture, les chants et les usages du Latran.

Recteur de Saint-Étienne près de Saint-Pierre

Léon III le nomme supérieur du monastère de Saint-Étienne près de la basilique Saint-Pierre. Ce monastère fait partie des établissements qui assurent le service liturgique quotidien autour du Vatican et l'accueil des pèlerins.[36][37]

Treccani note que Pascal y acquiert une réputation de vertu et d'assistance aux pauvres, utilisant même ses propres biens pour secourir les nécessiteux. La source garde un ton hagiographique, mais le détail matériel est parlant : il ne s'agit pas seulement d'une louange abstraite, mais d'un souvenir concret de charité monastique.[38]

L'élection de 817 et le Pactum Ludovicianum

Une élection presque immédiate

Étienne IV meurt le 24 janvier 817. Pascal est élu très rapidement : la Catholic Encyclopedia le dit choisi aussitôt, puis consacré et intronisé le lendemain — soit le 25 janvier, date que le Saint-Siège retient comme début du pontificat — tandis que Treccani avance probablement le 26 janvier pour l'élection ; l'écart d'un jour tient aux sources, l'essentiel — une vacance quasi nulle — étant assuré.[39][40][41]

Cette brièveté de la vacance est inhabituelle pour la période. Treccani y voit le signe d'une large convergence des composantes sociales participant à l'élection pontificale autour du recteur de Saint-Étienne.[42] Cela ne signifie pas que Rome soit pacifiée ; cela signifie que Pascal apparaît d'abord comme un choix acceptable par plusieurs milieux.

Informer Louis le Pieux

Dès son accession, Pascal envoie une ambassade à Louis le Pieux pour l'informer que son élection s'est faite selon les canons et sans ambition personnelle. Une seconde légation, guidée par le nomenclateur Théodore, vise à consolider l'appui impérial et les liens d'amitié entre les deux institutions.[43]

Le geste est prudent. Pascal veut être reconnu par l'empereur, mais il veut aussi établir que l'élection romaine est régulière. L'accord avec les Carolingiens doit protéger Rome, non transformer l'élection du pape en nomination franque.

Ce que confirme le Pactum

Le Pactum Ludovicianum renouvelle les concessions faites par les Carolingiens à saint Pierre et à son vicaire. Treccani énumère Rome et son duché, la Tuscie romaine, la Campagne romaine, puis les donations liées à l'Exarchat, à la Pentapole, à la Sabine, à la Tuscie lombarde et au Bénéventin.[44]

DimensionCe que Pascal rechercheCe que Louis confirmeRisque persistant
Élection pontificaleLiberté canonique de RomeSoutien impérial au bon déroulementSurveillance politique
TerritoiresPossessions de saint PierreConfirmation des donations et droitsContestations locales
DéfenseProtection carolingienneEngagement de l'empereurDépendance militaire
PrestigeAlliance avec l'empire chrétienReconnaissance du pape comme interlocuteurRivalité des partis romains

Le Pactum est donc à la fois une victoire et une source de tension. Il donne à Pascal une base juridique forte ; il attire aussi dans Rome tous ceux qui veulent utiliser l'appui franc contre le gouvernement pontifical. Une prudence de méthode s'impose enfin : l'authenticité de ce document a été contestée à plusieurs reprises par les historiens modernes, même si elle est aujourd'hui généralement admise dans l'essentiel.[45] À cette prudence sur l'authenticité s'ajoute celle qu'impose la transmission : l'original est perdu et le texte n'est connu que par des copies tardives, principalement des manuscrits de droit canon des XIe-XIIe siècles, à partir desquels les éditeurs modernes l'ont reconstruit.[46]

Pascal I face au second iconoclasme

Léon V et la relance orientale

En 813, Léon V l'Arménien arrive au pouvoir à Constantinople. La capitale orientale retombe bientôt sous l'influence d'un parti hostile au culte des images. Entre la fin de 817 et les premiers mois de 818, une légation est envoyée à Rome pour gagner Pascal à la position iconoclaste.[47]

Treccani rapporte que Pascal accueille les représentants impériaux, mais refuse de recevoir ceux qui portent la lettre synodique du patriarche illégitime Théodote. Ce refus est un acte doctrinal : Rome ne donne pas une apparence de communion à une autorité patriarcale installée dans la logique iconoclaste.[48]

Une réponse grecque et patristique

La partie dogmatique de la réponse de Pascal à Léon V est transmise en grec dans le manuscrit Ambrosiano H257 inf. (ff. 138v-140) de la Bibliothèque Ambrosienne. Treccani insiste sur son intérêt : le texte mobilise les Pères orientaux et manifeste une vraie maîtrise de la théologie iconodule.[49]

Pascal ne répond donc pas seulement par diplomatie. Il engage la doctrine. La défense des images est, pour lui, une conséquence de l'Incarnation : parce que le Fils de Dieu a pris une humanité visible, les images sacrées peuvent témoigner de cette visibilité sans devenir des idoles.

Saint Théodore Studite et le Siège de Pierre

La lettre de saint Théodore Studite au moine Naucratius (Ep. 407) est l'un des textes les plus forts du dossier. Théodore y décrit les adversaires des images comme séparés du corps du Christ et du siège romain, dépositaire des clefs de la foi (paraphrase d'après la version anglaise disponible, dont aucun traducteur n'est crédité).[50]

Ce passage ne doit pas être lu comme une formule polémique isolée. Il montre comment un grand moine grec, persécuté par l'iconoclasme, regarde Rome comme un point d'appui doctrinal dans la crise orientale. Pour Ignispedia, le dossier est précieux : il relie primauté romaine, défense des images et fidélité au second concile de Nicée.

Rome accueille les moines grecs

New Advent rapporte que de nombreux moines chassés de Grèce par l'empereur viennent à Rome et que Pascal les reçoit avec bienveillance, les installant dans des monastères nouvellement érigés, notamment Sainte-Praxède, Sainte-Cécile, Saints-Serge-et-Bacchus près du Latran.[51]

L'accueil des moines complète la réponse doctrinale. Rome ne se contente pas de défendre les images par lettre ; elle donne refuge aux hommes qui souffrent pour cette doctrine. Les basiliques de Pascal deviennent donc à la fois des sanctuaires de reliques romaines et des lieux d'hospitalité pour l'Orient persécuté.

Les basiliques de Pascal : une théologie en mosaïque

Sainte-Praxède : reliques, Grecs et chapelle Saint-Zénon

Sainte-Praxède est le monument majeur du pontificat. Goodson montre que l'église et la chapelle Saint-Zénon constituent l'un des meilleurs ensembles conservés de l'art romain du IXe siècle.[52] Le Liber Pontificalis (vita de Pascal I, § IX) décrit Pascal recherchant dans les cimetières ruinés, trouvant et rassemblant les corps de nombreux saints martyrs abandonnés, puis les déposant avec vénération dans l'église de sainte Praxède.[53]

« Ce saint pontife rechercha, trouva et rassembla de nombreux corps de saints. » — Liber Pontificalis, vita de Pascal I, § IX (traduction d'après le latin : « multa corpora sanctorum dirutis in cimiteriis iacentia […] querens atque inventa colligens »)[54]

Le même passage indique qu'une communauté grecque est installée près de l'église pour chanter jour et nuit les louanges de Dieu et des saints qui y reposent.[55] La basilique devient donc une synthèse parfaite de Pascal : reliques romaines, liturgie monastique, hospitalité grecque, défense visuelle des images.

Sainte-Cécile-du-Trastevere

Pascal reconstruit aussi Sainte-Cécile-du-Trastevere. New Advent rappelle que la découverte des reliques de sainte Cécile et de ses compagnons, puis leur translation vers la nouvelle basilique, sont décrites en détail dans le Liber Pontificalis.[56]

La tradition raconte que Pascal, ne trouvant d'abord pas le corps de Cécile, aurait reçu en songe une indication de la sainte. Quelle que soit l'évaluation historique du motif hagiographique, le fait liturgique est sûr : Pascal associe le sanctuaire trasteverin à la mémoire d'une martyre romaine majeure, et l'apse conserve encore le souvenir visuel de son programme.[57][58]

Sainte-Marie-in-Domnica et le langage marial

Sainte-Marie-in-Domnica, sur le Cælius, appartient elle aussi au groupe des reconstructions pascaliennes. New Advent la nomme parmi les trois basiliques entièrement reconstruites par Pascal ; Goodson l'intègre dans le programme architectural qui affirme le rôle du pape dans la ville.[59][60]

Cette basilique porte un langage marial très lisible : la Vierge trône avec l'Enfant, au cœur d'une composition qui rend la foi visible. Dans le contexte iconoclaste, une telle image n'est pas un ornement neutre. Elle affirme que le Fils de Dieu a assumé une humanité réelle dans le sein de Marie, et que l'Église peut représenter cette vérité.

Une stratégie de construction concentrée

Goodson insiste sur un trait important : Pascal ne disperse pas ses moyens en petites restaurations partielles comme beaucoup de prédécesseurs ; il reconstruit entièrement quelques édifices majeurs et les transforme en vitrines du pouvoir pontifical.[61]

ÉdificeIntervention de PascalSens principal
Sainte-PraxèdeReconstruction, reliques, chapelle Saint-Zénon, communauté grecqueMartyrs, Orient réfugié, mosaïque iconodule
Sainte-CécileReconstruction et translation des reliques de CécileMémoire martyrielle romaine
Sainte-Marie-in-DomnicaReconstruction et programme marialIncarnation visible contre l'iconoclasme
Saint-PierreChapelles et autels, notamment martyrs Processus et Martinien[62]Centre apostolique et mémoire pontificale
Sainte-Marie-MajeureAméliorations du chœur[63]Liturgie mariale majeure de Rome

Cette concentration explique pourquoi Pascal reste l'un des papes les plus visibles de Rome : non parce que beaucoup de textes personnels ont survécu, mais parce que la ville conserve encore ses mosaïques.

Les translations de reliques

Pourquoi déplacer les martyrs ?

Au IXe siècle, les catacombes extra-muros sont plus difficiles à entretenir et à protéger. Les papes déplacent donc de nombreux corps de martyrs vers les basiliques intra-muros. Pascal intensifie ce mouvement avec une ampleur exceptionnelle.[64][65]

Il faut comprendre ce geste dans sa logique catholique. Il ne s'agit pas de collectionner des restes anciens, mais de replacer les martyrs au cœur de la prière urbaine. Les corps saints deviennent présents dans les lieux où l'Église célèbre, chante, enseigne et reçoit les pèlerins.

Sainte-Praxède et la mémoire de milliers de témoins

La tradition de Sainte-Praxède parle d'un rassemblement massif de reliques, parfois résumé par le chiffre de 2 300 martyrs. Les notices de l'église soulignent que de nombreux noms étaient encore lisibles sur les inscriptions liées aux reliques.[66]

Même si les chiffres médiévaux doivent être maniés avec prudence, l'orientation est claire : Pascal veut sauver de l'abandon la mémoire des martyrs romains. Dans une période où Byzance persécute les défenseurs des images et où Rome négocie avec l'empire franc, les martyrs deviennent une sorte de charpente spirituelle de la ville.

Sainte-Cécile : le corps retrouvé

Le dossier de sainte Cécile est plus personnel. New Advent indique que Pascal transfère ses reliques et celles de ses compagnons vers l'église reconstruite du Trastevere.[67] La tradition du songe donne à cette translation une couleur hagiographique forte : Cécile elle-même aurait guidé le pape vers son tombeau.

L'intérêt historique ne dépend pas seulement du rêve. Le fait durable est que Pascal a fixé à Sainte-Cécile-du-Trastevere un centre de dévotion qui structure encore aujourd'hui la mémoire romaine de la martyre.

Relations avec les Carolingiens

Louis le Pieux : alliance et distance

Avec Louis le Pieux, Pascal cherche d'abord l'alliance. Il reçoit le Pactum, échange des ambassades, soutient certains projets missionnaires et participe au grand équilibre chrétien voulu par l'empereur.[68][69]

Mais l'alliance n'est pas une fusion. Encyclopedia.com note que le Pactum donne au pape une place privilégiée dans la structure carolingienne, largement protégée contre les ingérences extérieures, mais toujours située dans un système impérial plus large.[70] Cette ambiguïté traverse tout le pontificat.

Lothaire couronné à Saint-Pierre

En 823, Lothaire, fils de Louis le Pieux et associé à l'empire depuis 817, vient en Italie. Pascal l'invite à Rome pour célébrer Pâques. Le 5 avril 823, pendant la messe solennelle à Saint-Pierre, le pape le couronne du diadème impérial.[71][72][73]

Le geste est politiquement fort. Louis avait déjà organisé la succession impériale ; Pascal inscrit l'accès de Lothaire à la dignité impériale dans un rite romain. Britannica souligne que ce couronnement renforce l'idée que la participation pontificale est nécessaire à la légitimation de la couronne impériale.[74]

Missions du Nord

Pascal soutient aussi les missions issues du monde franc. New Advent indique qu'il envoie une lettre d'introduction à un certain Halitgar — probablement l'évêque de Cambrai (817-831) — et nomme Ebbon de Reims légat pontifical pour les pays païens du Nord.[75] Ebbon part pour le Danemark au printemps 823, en compagnie de ce Halitgar et de Willerich, évêque de Brême.[76]

Ce point est bref, mais important. Pascal n'est pas seulement absorbé par Rome et Byzance ; il rattache l'effort missionnaire nordique à l'autorité de Pierre. Les missions franques deviennent ainsi plus qu'une extension politique de l'empire : elles reçoivent une mission ecclésiale.

La crise romaine de 823-824

Théodore et Léon, chefs du parti pro-franc

New Advent identifie deux hauts fonctionnaires du palais pontifical, Théodore primicier et son gendre Léon nomenclateur, comme chefs du parti favorable aux Francs et défenseurs de la suprématie impériale sur Rome.[77]

Peu après le départ de Lothaire, ces deux hommes sont aveuglés et tués par des serviteurs du pape. Les sources modernes s'accordent sur le fait brutal ; elles divergent surtout sur la responsabilité exacte de Pascal et sur le degré d'implication du gouvernement pontifical.[78][79][80]

L'accusation contre Pascal

Pascal est accusé d'avoir inspiré ou permis le meurtre. Il tente d'abord d'éviter l'enquête impériale, puis réunit un synode d'évêques et accomplit une purgatio ad sacramentum, c'est-à-dire un serment solennel de purification, par lequel il se proclame innocent.[81][82]

Il défend cependant les exécutants matériels, membres de la familia Sancti Petri, en déclarant qu'ils avaient tué des hommes coupables de lèse-majesté.[83] Cette défense montre la dureté politique de la Rome carolingienne : l'autorité pontificale s'y exerce aussi par des hommes armés, des factions, des fidélités contradictoires.

Louis le Pieux satisfait, mais Rome instable

Treccani rapporte que les ambassadeurs revenus auprès de Louis exposent la situation et que l'empereur se déclare satisfait des explications, peut-être par pragmatisme politique : l'alliance avec le pape reste souhaitable.[84]

Mais la ville n'est pas apaisée. À la mort de Pascal, le peuple romain s'oppose à sa sépulture dans la basilique du Vatican tant qu'Eugène, archiprêtre de Sainte-Sabine et candidat de la faction aristocratique, n'a pas été élu. Treccani y voit la preuve que la situation romaine demeure explosive.[85]

Lecture possible de la criseCe qu'elle expliqueLimite
Complot pro-francHostilité à Théodore et Léon, peur d'une mainmise impérialeNe prouve pas l'ordre direct de Pascal
Répression pontificaleRôle de la familia Sancti Petri, défense des exécutantsN'explique pas toute la dynamique des factions
Conflit de souverainetéTension entre Pactum, Rome et empireReste trop abstrait sans les acteurs locaux
Crise morale du pontificatAccusation, serment, refus initial de sépultureNe supprime pas la sainteté liturgique reçue

La crise de 823-824 reste donc une tache politique sur la fin du règne, non une preuve contre Pascal : Louis le Pieux lui-même se déclara satisfait des explications romaines, et c'est l'ensemble du pontificat — Pactum, défense des images, basiliques — que l'Église a retenu en inscrivant Pascal au calendrier des saints.[86][87]

Mort, sépulture et culte

Une date de mort discutée

Le Saint-Siège indique une fin de pontificat entre février et mai 824.[88] Treccani retient probablement le 11 février 824, qui correspond à la mémoire liturgique actuelle ; New Advent, plus ancien, mentionne une mort en avril, mai ou juin 824.[89][90]

La prudence est donc nécessaire : Treccani écrit que Pascal meurt « probablement le 11 février 824 » — l'adverbe est de Treccani lui-même — tandis que Vatican News ne fait que l'inscrire au calendrier liturgique du 11 février ; l'infobox garde donc la fourchette officielle du Saint-Siège.[91][92][93]

Sainte-Praxède puis Saint-Pierre

Treccani rapporte qu'après une première inhumation probable à Sainte-Praxède, basilique fondée par Pascal, son corps est transféré à Saint-Pierre, dans le sacellum des saints Processus et Martinien, sous le regard d'une image du Christ qu'il avait fait réaliser après son élection.[94]

Le lieu est symboliquement puissant. Pascal repose entre l'église qu'il a le plus marquée et le centre apostolique de Rome. Même la contestation de ses funérailles ne peut effacer ce que son pontificat a inscrit dans la ville.

Sainteté liturgique

Pascal est honoré comme saint. Vatican News le présente au 11 février ; Britannica signale l'ancien usage du 14 mai ; Catholic Online (notice ne précisant aucune édition) le dit inscrit au Martyrologe romain, sans canonisation formelle au sens moderne — et l'édition typique (editio typica altera, Typis Vaticanis, 2004) l'inscrit en effet au 11 février (dépôt de saint Pascal I, pape, près de Saint-Pierre, d'après le rendu anglais non officiel).[95][96][97][98]

Cette situation est normale pour beaucoup de saints anciens : leur culte est reçu par la tradition liturgique avant les procédures centralisées de canonisation. La sainteté de Pascal est donc liturgique et traditionnelle, non le résultat d'un procès moderne.

Que retenir de Pascal I ?

Un pontificat de trois tensions

Pascal I est un pape de tensions fortes : entre Rome et les Carolingiens, entre Rome et Byzance, entre la sainteté des martyrs et la violence des factions urbaines.

TensionÉvénement principalFruit durable
Rome et CarolingiensPactum de 817, couronnement de Lothaire en 823Statut renforcé mais contesté du pouvoir pontifical
Rome et ByzanceSecond iconoclasme, lettres de Théodore StuditeRome refuge et défenseur des images
Rome et ses martyrsTranslations massives, Sainte-Praxède, Sainte-CécileMémoire martyrielle replacée dans la ville
Rome et ses factionsMeurtres de 823, purgation par sermentTransition vers un contrôle impérial plus ferme sous Eugène II

Une figure difficile, mais majeure

Pascal n'est pas un saint "simple" au sens hagiographique moderne. Son pontificat contient des œuvres éclatantes et une crise finale embarrassante. Mais cette complexité le rend historiquement plus intéressant : il montre comment la papauté du IXe siècle gouverne réellement, dans un monde où doctrine, reliques, diplomatie, bâtiments, milices et factions ne sont jamais totalement séparés.

Sa grandeur tient surtout à trois faits. Il consolide les droits de saint Pierre face aux Carolingiens ; il défend les images face à la résurgence iconoclaste ; il donne à Rome quelques-uns de ses plus grands ensembles mosaïqués du haut Moyen Âge.

Pour aller plus loin

  • Pape saint Léon III — prédécesseur indirect majeur : couronnement de Charlemagne en 800 et cadre carolingien.
  • Pape saint Lucius I — la Catholic Encyclopedia (notice « St. Cecilia ») atteste que Pascal I releva aussi les corps des papes Urbain et Lucius avec ceux de Cécile et de ses compagnons pour les inhumer sous le maître-autel de Sainte-Cécile-du-Trastevere ; la notice de J. Donovan, reprise par RomeArtLover, confirme ce transfert sans en donner l'année.[99]
  • L'ancienne basilique Saint-Pierre — lieu de couronnement de Lothaire et de sépulture finale de Pascal.
  • Basilique Sainte-Marie-Majeure — basilique mariale dont Pascal améliore le chœur.
  • Pape Jean V — exemple antérieur de Rome entre Orient, liturgie et pouvoir impérial.
  • La querelle des images — arrière-plan doctrinal de l'iconoclasme byzantin et de la défense des icônes.

Notes et sources

Notes et références

  1. Saint-Siège, notice officielle « Paschal I » : 98e pape de l'Église catholique (98th Pope of the Catholic Church), origine Rome (Birth: Rome), début du pontificat 25.I.817, fin ... II-V.824 (notice contrôlée en lecture directe le 4 octobre 2026 : le 11 février n'y figure pas, d'où la fourchette gardée dans l'infobox). URL : https://www.vatican.va/content/vatican/en/holy-father/pasquale-i.html.

    1 23 39 88 93
  2. Johann Peter Kirsch, "Pope Paschal I", The Catholic Encyclopedia, vol. 11, Robert Appleton Company, New York, 1911 ; transcription New Advent (contrôlée en lecture directe le 4 octobre 2026 : mort « in April, May, or June, 824 », « son of a Roman named Bonosus », « superior of the monastery of St. Stephen near the Basilica of St. Peter ») : formation au Latran, monastère Saint-Étienne, élection après Étienne IV, Pactum, couronnement de Lothaire, crise de 823, Théodore Studite, moines grecs, constructions, reliques, culte. URL : https://www.newadvent.org/cathen/11514a.htm.

    2 4 9 18 26 30 34 36 41 51 56 59 62 63 64 67 72 75 77 78 90
  3. Andrea Antonio Verardi, "PASQUALE I", Treccani, 2014 (lecture directe le 4 octobre 2026 ; Treccani en ligne sans pagination, imprimé : DBI vol. 81) : ambassades à Louis le Pieux, privilège impérial connu comme Hludowicianum, confirmation des possessions de saint Pierre. Verbatim : « la città di Roma e il suo Ducato, la Tuscia romana e la Campagna ; e rinnovò le donazioni [...] relative all'Esarcato, alla Pentapoli, alla Sabina e alle città della Tuscia longobarda e del Beneventano » (d'où « Campagne romaine », non « Campanie », dans l'article).

    3 12 14 43 44 68
  4. Andrea Antonio Verardi, "PASQUALE I", Treccani, 2014 (lecture directe le 4 octobre 2026 ; en ligne sans pagination, imprimé : DBI vol. 81) : légation de Léon V à Rome, refus de Pascal de recevoir les représentants du patriarche Théodote, réponse dogmatique grecque conservée dans le « manoscritto Ambrosiano H257 inf., ff. 138v-140, della Biblioteca Ambrosiana di Milano », « Scritto in greco » avec « profonda conoscenza [...] dei Padri della Chiesa orientali ». Sur les moines, verbatim : « Per la redazione della lettera egli usufruì forse di quei monaci orientali che, sotto minaccia di persecuzione, si erano trasferiti a Roma » — le « forse » est de Verardi : hypothèse, non fait établi.

    5 15 16 47 48 49
  5. Saint Théodore Studite, Epistulae, Ep. 407 adressée au moine Naucratius (Naucratios), texte grec et traduction anglaise synchronisés sur CatholicLibrary.org (fragment 00000493) : "they have torn themselves away from the body of Christ, from the chief throne, in which Christ placed the keys of the faith" ; "Let therefore the most blessed and apostolic and aptly named Paschal rejoice, because he has fulfilled the work of Peter". Page contrôlée en lecture directe le 4 octobre 2026 (texte grec présent) : aucun traducteur ni aucune édition ne sont crédités — les rendus français de l'article sont donc des paraphrases éditoriales présentées comme telles, non des citations. Pour la lettre de Théodore au pape Pascal lui-même, l'édition de référence citée par la bibliographie de Verardi (Treccani 2014) est Epist. II, XIII, Patrologia Graeca XCIX, Paris 1903, coll. 1153D-1156A (référence reprise de Verardi, non contrôlée sur le texte de Migne). Sur les lettres répétées de Théodore au pape Pascal, cf. la Catholic Encyclopedia, notice Paschal I. URL : https://catholiclibrary.org/library/view?chunk.id=00000493&docId=%2FFathers-Synchronized-EN%2FTheodorus_Studita__Epistulae.en.html.

    6 11 17 50
  6. Caroline J. Goodson, The Rome of Pope Paschal I: Papal Power, Urban Renovation, Church Rebuilding and Relic Translation, 817-824, Cambridge University Press, Cambridge, 2010, xix + 385 p., ISBN 978-0-521-76819-1 (ouvrage vérifié via les notices Open Library et bibliographiques : Cambridge University Press, 2010, 385 p. ; l'objet de l'ouvrage — pouvoir pontifical, rénovation urbaine, reconstructions, translations de reliques — fonde le résumé de l'article). Extrait Cambridge inaccessible en lecture directe le 4 octobre 2026 : cotes de pages exactes non contrôlées, à compléter avec l'ouvrage en main. URL : https://assets.cambridge.org/97805217/68191/excerpt/9780521768191_excerpt.pdf.

    7 19 21 22 32 52 60 61
  7. Andrea Antonio Verardi, "PASQUALE I, papa", Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 81, Treccani, 2014 (lecture directe le 4 octobre 2026 ; en ligne sans pagination) : crise de 823-824, meurtres de Théodore et Léon, enquête impériale, purgatio ad sacramentum, défense des exécutants (familia Sancti Petri), satisfaction de Louis le Pieux, mort « probabilmente l'11 febbraio dell'824, giorno in cui viene tutt'ora celebrata la sua memoria liturgica » (l'adverbe est de Treccani). Treccani précise que la succession n'intervint qu'après une vacance d'environ trois mois (« dopo una vacanza di circa tre mesi »), et sa notice d'Eugène II place l'élection de celui-ci « tra il febbraio e il maggio dell'824 » — d'où la fourchette II-V.824 du Saint-Siège.

    8 25 28 79 81 83 84 85 86 89 91 94
  8. New Catholic Encyclopedia, notice "Paschal I, Pope, St.", via Encyclopedia.com (lecture directe le 4 octobre 2026) : Pactum comme intégration privilégiée des États pontificaux dans la structure carolingienne — « Although the authenticity of this important document has been challenged many times by modern historians, it is now generally accepted as authentic in its main provisions » — missions d'Ebbon au Nord (« providing Ebbo with a letter that designated him papal legate to the mission field in the North »), couronnement de Lothaire, appels de Théodore Studite, opposition nobiliaire romaine, meurtres de 823, serment purgatoire, transition vers la Constitutio Romana de 824. URL : https://www.encyclopedia.com/religion/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/paschal-i-pope-st.

    10 29 45 69 70 80 82
  9. Encyclopaedia Britannica, "Saint Paschal I" (notice contrôlée le 4 octobre 2026) : « died Feb. 11, 824, Rome; feast day May 14 », pape de 817 à 824, abbé avant l'élection, relations avec Louis le Pieux, couronnement de Lothaire, enquête de 823, défense des images, Sainte-Praxède, Sainte-Cécile, Sainte-Marie-in-Domnica, translations de reliques. URL : https://www.britannica.com/biography/Saint-Paschal-I.

    13 20 58 73 74 96
  10. Convention de numérotation et cas Étienne II : l'éphémère Étienne élu en mars 752, mort trois jours après son élection sans avoir reçu la consécration épiscopale, ne figure plus sur la liste officielle du Vatican (retiré depuis 1961) ; les listes qui l'incluent numérotent Pascal I 99e. URL : https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_popes.

    24
  11. Johann Peter Kirsch, "Pope Paschal I", New Advent, section "Sources" (contrôlée en lecture directe le 4 octobre 2026) : « Liber Pontificalis, ed. DUCHESNE, II, 52 sqq. » — d'où la cote LP de l'article — puis annales d'Éginhard, Monumenta Germaniae Historica, Regesta de Jaffé et études de Duchesne, Hartmann et Marucchi.

    27
  12. Andrea Antonio Verardi, "PASQUALE I, papa", Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 81, Istituto dell'Enciclopedia Italiana Treccani, 2014 (lecture directe le 4 octobre 2026 ; en ligne sans pagination). Verbatim d'ouverture : « Figlio di un certo Bonoso e di Teodora, nacque nella seconda metà dell'VIII secolo, forse a Roma, dove ebbe la sua formazione clericale all'interno del patriarchium lateranense » ; puis, d'après le Liber Pontificalis : sous-diaconat, presbytérat, chant psalmique, Écriture, rectorat de Saint-Étienne, assistance aux pauvres. URL : https://www.treccani.it/enciclopedia/papa-pasquale-i_%28Dizionario-Biografico%29/.

    31 35 37 38
  13. P. H. Reardon, « Women Priests – History and Theology (Part II) », Pemptousia, 28 septembre 2016 : Théodora, mère de Pascal I, appelée episcopa par transfert honorifique du titre de son fils, évêque de Rome — lecture que l'auteur présente lui-même comme une hypothèse prudente. Aucune ordination ni aucun ministère épiscopal de Théodora ne sont attestés par les sources contemporaines ; cf. Congrégation pour la doctrine de la foi, déclaration Inter Insigniores sur l'admission des femmes au sacerdoce ministériel, 15 octobre 1976. URL : https://pemptousia.com/2016/09/women-priests-history-and-theology-part-ii/.

    33
  14. Andrea Antonio Verardi, "PASQUALE I", Treccani, 2014 (lecture directe le 4 octobre 2026) : mort d'Étienne IV le 24 janvier 817, succession « probabilmente il 26 dello stesso mese », convergence des composantes sociales autour du recteur de Saint-Étienne.

    40 42
  15. Transmission du Ludovicianum : l'original est perdu et le texte n'est conservé que dans des manuscrits tardifs de droit canon (XIe-XIIe siècles), à partir desquels les éditeurs modernes l'ont reconstruit (synthèses consultées en lecture directe le 4 octobre 2026). URLs : https://en.wikipedia.org/wiki/Pactum_Hludowicianum et https://core.ac.uk/download/pdf/346214444.pdf (étude sur les synodes d'Aix-la-Chapelle, 816-819).

    46
  16. Liber Pontificalis, vita de Pascal I, § IX, éd. L. Duchesne, t. II, p. 52 sqq. : « Hic enim beatissimus et praeclarus pontifex multa corpora sanctorum dirutis in cimiteriis iacentia, pia sollicitudine, ne remanerent neglecta, querens atque inventa colligens […] deportans recondidit » — texte contrôlé en lecture directe sur archive.org (identifiant duchesne02, 4 octobre 2026) ; le même § IX atteste la communauté grecque installée près de l'église (« sanctam Grecorum congregationem adgregans, quae die noctuque […] »).

    53 54 55 65
  17. Medieval Mosaics, notice "Rome, S Cecilia" : mosaïque absidale de Sainte-Cécile-du-Trastevere commandée par Pascal I, récit traditionnel de la recherche des reliques de sainte Cécile et du rêve guidant le pape. URL : https://medievalmosaics.com/mosaics/43.

    57
  18. Churches of Rome, notice "Santa Prassede all'Esquilino" : basilique de Sainte-Praxède reconstruite par Pascal I au début du IXe siècle, reliques de nombreux martyrs, tradition des 2 300 martyrs et inscription avec de nombreux noms. URL : https://www.churches-of-rome.info/CoR_Info/SP%20053/SPaE053.pdf.

    66
  19. Andrea Antonio Verardi, "PASQUALE I", Treccani, 2014 : ambassades de 821, voyage italien de Lothaire, invitation à Rome pour Pâques et couronnement impérial du 5 avril 823 à Saint-Pierre.

    71
  20. Catholic Encyclopedia, notice "Ebbo" (New Advent, contrôlée en lecture directe le 4 octobre 2026) : « In company with a certain Halitgar, probably the one who was Bishop of Cambrai (817-831), and Willerich, Bishop of Bremen, he set out for Denmark in the spring of 823 ». URL : https://www.newadvent.org/cathen/05241a.htm.

    76
  21. Vatican News, "St. Paschal I, Pope", calendrier des saints du 11 février : mémoire de Pascal I, pape. URL : https://www.vaticannews.va/en/saints/02/11/st--paschal-i--pope.html.

    87 92 95
  22. Catholic Online, « St. Paschal », notice hagiographique (texte contrôlé en lecture directe) : fils de Bonosus, fête du 11 février, « Although listed in the Roman Martyrology, he has never been formally canonized » — la notice ne précise aucune édition du Martyrologe. URL : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=809.

    97
  23. Martyrologium Romanum, editio typica altera, Typis Vaticanis, 2004 (édition précisée ; le texte latin typique n'est pas publié en ligne par le Saint-Siège) : rendu anglais d'après le PDF non officiel du Boston Catholic Journal, entrée vérifiée sous le 11 février (8e entrée du jour, après Grégoire II) — « Rome, near Saint Peter's, the burial of Saint Paschal I, pope, who brought up many bodies of holy martyrs from the catacombs, desiring to transfer them out of devotion, and placed them with honor in various churches of the City » (PDF contrôlé en lecture directe le 4 octobre 2026). URL : http://www.boston-catholic-journal.com/2004-roman-martyrology-pdf-files/2004-roman-martyrology-february-complete.pdf.

    98
  24. Catholic Encyclopedia (1913), notice « St. Cecilia » : « The relics of St. Cecilia with those of Valerianus, Tiburtius, and Maximus, also those of Popes Urbanus and Lucius, were taken up by Pope Paschal, and reburied under the high altar of St. Cecilia in Trastevere » (transcription contrôlée en lecture directe). La notice « Pope St. Lucius I » de la même encyclopédie signale toutefois que les reliques de Lucius ont aussi été attribuées à un transfert par Paul I vers Saint-Sylvestre ou par Pascal I vers Sainte-Praxède, d'après Marucchi (texte contrôlé en lecture directe). J. Donovan, cité par RomeArtLover, notice « S. Cecilia » : « in the third were found the bodies of SS. Urban and Lucius, Popes, all transferred hither from the Catacombs by Paschal I » — sans année ni source primaire citées ; texte contrôlé en lecture directe le 4 octobre 2026. Le lien interne pointe vers l'article Ignispedia existant « Pape saint Lucius I ». URLs : https://en.wikisource.org/wiki/Catholic_Encyclopedia_(1913)/St._Cecilia, https://www.catholic.com/encyclopedia/pope-lucius-i-saint et http://www.RomeArtLover.it/Vasi145.html.

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