Pape saint Télesphore († vers 137/138)

Pape grec du IIe siècle, saint Télesphore est surtout connu par Irénée de Lyon, qui le place dans la succession romaine et le présente comme martyr.

Ignispedia

Pape saint Télesphore est l'un des tout premiers successeurs de saint Pierre dont le nom soit solidement inscrit dans la tradition romaine du IIe siècle. Le Saint-Siège le présente comme le 8e pape de l'Église catholique, d'origine grecque.[2] Son pontificat est situé vers 127/128 à 137/138, d'après les repères d'Eusèbe de Césarée (12e année d'Hadrien, 1re année d'Antonin), relayés par la Catholic Encyclopedia.[3][4]

Sa biographie personnelle demeure presque entièrement inconnue. Mais son importance est réelle : saint Irénée de Lyon, vers 180, le place dans la chaîne publique des évêques de Rome et ajoute qu'il fut glorieusement martyrisé. Cette formule fait de Télesphore le premier pape après Pierre dont le martyre soit attesté par une source aussi ancienne.[5]

L'article doit donc tenir ensemble deux exigences. D'un côté, il ne faut pas transformer des traditions tardives en certitudes historiques : les décrets liturgiques attribués à Télesphore par le Liber Pontificalis sont fragiles. De l'autre, il serait faux de réduire ce pape à une ombre sans intérêt : son nom relie la succession romaine, la mémoire des martyrs, la question de Pâques et la vie de l'Église sous Hadrien et Antonin le Pieux.

« Après lui fut établi, sixième à partir des apôtres, Xyste ; après lui, Télesphore, qui fut glorieusement martyrisé. » — Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 3, 3[6]

Pourquoi Télesphore compte-t-il ?

Un pape discret, mais pas marginal

Télesphore ne laisse ni lettre authentique, ni décret certain, ni récit contemporain développé. Son pontificat appartient à une période où l'Église de Rome possède déjà une succession identifiable, mais pas encore les formes administratives visibles de la papauté médiévale ou moderne. Pour comprendre son rôle, il faut donc lire les sources selon leur poids : Irénée et Eusèbe d'abord, le Liber Pontificalis ensuite, puis les reconstructions liturgiques beaucoup plus tardives.

Son intérêt principal tient à trois points. Il est un maillon de la succession romaine utilisée par Irénée contre les gnostiques ; il est explicitement présenté comme martyr ; il apparaît dans la mémoire ancienne de la controverse pascale, où l'Église de Rome garde son usage sans rompre la communion avec les Églises d'Asie.

La succession romaine comme argument public

Irénée n'énumère pas les évêques de Rome par curiosité chronologique. Il combat les doctrines gnostiques qui prétendent posséder une tradition secrète, transmise à des initiés. Sa réponse est catholique dans sa méthode : la vraie foi apostolique est publique, vérifiable, gardée dans les Églises fondées par les apôtres, et spécialement dans l'Église de Rome.

« Dans cet ordre et par cette succession, la tradition ecclésiastique reçue des apôtres et la prédication de la vérité sont parvenues jusqu'à nous. » — Saint Irénée, Contre les hérésies, III, 3, 3[7]

Télesphore est donc important non parce qu'il aurait développé une doctrine nouvelle, mais parce que son nom appartient à cette preuve ancienne : l'Église de Rome n'est pas une communauté doctrinalement flottante ; elle transmet la même foi, par des pasteurs identifiables.

Les sources anciennes

Irénée de Lyon : le témoignage décisif

La source capitale est Contre les hérésies III, 3, 3. Irénée donne la liste romaine : Lin, Anaclet, Clément, Évariste, Alexandre, Sixte, Télesphore, Hygin, Pie, Anicet, Soter, puis Éleuthère, son contemporain.[8] Cette liste est déjà, vers 180, un argument apologétique contre les doctrines concurrentes.

Irénée ne raconte pas la vie de Télesphore. Il dit seulement sa place et son martyre. Cette sobriété donne au témoignage sa force : il ne s'agit pas d'une légende médiévale remplie de détails édifiants, mais d'une mention brève, insérée dans une démonstration doctrinale.

SourceDate approximativeCe qu'elle apporteDegré de solidité
Irénée, Contre les hérésies III, 3, 3vers 180Place de Télesphore dans la succession romaine et mention de son martyreTrès fort
Eusèbe, Histoire ecclésiastique IV, 5 et IV, 10 (numérotation NPNF reprise par New Advent ; la Catholic Encyclopedia cite les mêmes faits en IV.7 et IV.14 selon une autre division des chapitres)début IVe siècleDébut du pontificat sous Hadrien, mort sous Antonin le Pieux, reprise du martyre selon IrénéeFort, dépendant des traditions antérieures
Eusèbe, Histoire ecclésiastique V, 24début IVe siècle, citant IrénéeTélesphore dans la mémoire romaine de la controverse pascaleFort pour l'existence d'un usage romain ancien
Fiche officielle du Saint-Siègecontemporaine8e pape, début du pontificat en 137 ou 138, GrèceSynthèse officielle
Liber Pontificalistexte tardo-antique, rédaction complexeOrigine grecque, vie d'anachorète, jeûne de sept semaines, nuit de Noël, GloriaTradition utile, mais tardive et non décisive
Catholic Encyclopedia1912Critique des attributions liturgiques tardivesSynthèse historienne classique

Eusèbe de Césarée : dates et relais d'Irénée

Eusèbe situe l'accession de Télesphore dans la douzième année du règne d'Hadrien, après les dix années d'épiscopat de Sixte.[9] Il place sa mort dans la première année d'Antonin le Pieux, en précisant qu'Hygin lui succède comme évêque de Rome.[10]

Ces indications ne donnent pas une chronologie au jour près. Elles expliquent pourquoi les listes modernes hésitent entre 127/128 pour le début et 137/138 pour la fin, plutôt que des dates artificiellement exactes. La fiche du Saint-Siège, elle, ne retient qu'un début de pontificat en 137 ou 138.[11]

Eusèbe ajoute que le martyre de Télesphore est connu par Irénée. Cela confirme le poids du témoignage irénéen : au début du IVe siècle, l'historien de Césarée ne prétend pas inventer un récit ; il transmet une mémoire plus ancienne.[12]

Le Liber Pontificalis : mémoire tardive et tri critique

Le Liber Pontificalis donne à Télesphore une notice plus riche : il le dit grec, ancien anachorète, lui attribue onze ans, trois mois et vingt et un jours de pontificat, un jeûne de sept semaines avant Pâques, des messes nocturnes à Noël, le chant du Gloria in excelsis Deo, quatre ordinations de décembre, le martyre et la sépulture près de Pierre au Vatican.[13]

Mais cette richesse documentaire n'a pas la même valeur qu'Irénée. L'édition anglaise de Loomis avertit que le Liber Pontificalis ne peut pas suffire comme base d'une histoire moderne des premiers pontificats ; l'historien doit le comparer à d'autres documents et aux données archéologiques.[14]

La Catholic Encyclopedia est plus nette encore pour Télesphore : les affirmations du Liber Pontificalis et d'autres autorités tardives au sujet de décisions liturgiques de ce pape ne sont pas authentiques.[15] La bonne méthode est donc de les présenter comme traditions tardives, non comme actes certains.

Le contexte historique du pontificat

Rome sous Hadrien et Antonin le Pieux

Le pontificat de Télesphore se situe à la fin du règne d'Hadrien et au début de celui d'Antonin le Pieux. C'est un moment complexe : l'Empire romain paraît stable, mais les chrétiens restent juridiquement vulnérables. Ils ne sont pas encore frappés par une persécution générale comparable à celles du IIIe siècle, mais ils peuvent être dénoncés, jugés, punis et parfois exécutés.

Eusèbe conserve un rescrit d'Hadrien à Minucius Fundanus : l'empereur demande qu'on ne punisse pas les chrétiens par simples cris populaires ou dénonciations confuses, mais qu'une accusation soit examinée en justice.[16] Cette règle ne légalise pas le christianisme ; elle limite seulement les poursuites arbitraires.

Après la guerre de Bar Kokhba

La fin du pontificat de Télesphore correspond aussi aux années qui suivent la grande révolte juive de Bar Kokhba (132-135). Eusèbe raconte que les évêques judéo-chrétiens de Jérusalem appartenaient à la circoncision jusqu'au siège sous Hadrien, puis que la ville fut transformée après la défaite juive.[17]

Pour l'Église de Rome, cette période accentue une réalité déjà en cours : le christianisme devient de plus en plus visible comme peuple distinct, enraciné dans Israël mais ouvert aux nations. Télesphore, pape grec à Rome, incarne cette catholicité primitive : la succession de Pierre n'est pas une propriété ethnique romaine ; elle sert une Église déjà universelle.

Les apologistes chrétiens sous Hadrien

Eusèbe place sous Hadrien les apologies de Quadratus et d'Aristide, adressées à l'empereur parce que des hommes cherchaient à troubler les chrétiens.[18] Même si ces apologistes ne dépendent pas directement de Télesphore, ils éclairent son temps : l'Église ne vit plus seulement dans la mémoire orale des apôtres ; elle commence à présenter publiquement sa foi devant la culture impériale.

Cette simultanéité est importante. Pendant que Rome garde la succession visible de Pierre, des auteurs comme Quadratus et Aristide défendent rationnellement la foi devant le pouvoir païen. L'Église primitive n'oppose pas tradition et raison : elle transmet, confesse, explique.

Télesphore et le martyre

Le premier pape martyr clairement nommé après Pierre

Irénée dit que Télesphore fut glorieusement martyrisé.[19] Les listes tardives attribuent aussi le martyre à plusieurs premiers papes, mais leurs notices sont souvent stéréotypées. Ici, la différence est nette : pour Télesphore, le titre de martyr vient d'un auteur du IIe siècle, proche encore des générations apostoliques.

Cette donnée ne signifie pas que l'on connaisse les circonstances de sa mort. Aucune source ancienne ne nomme le juge, le lieu exact, le mode d'exécution ou une date précise. L'article doit donc éviter les récits imaginaires. Le fait solide est plus simple : à la fin de son pontificat, Télesphore est honoré comme martyr par une tradition attestée chez Irénée.

Une Église qui transmet par le sang

Dans la logique chrétienne, le martyre n'est pas une décoration historique ; il est une confession. Le martyr ne prouve pas la foi par la violence, mais par sa fidélité jusqu'à la mort. C'est pourquoi la mention d'Irénée compte autant : le même passage qui défend la succession apostolique montre que cette succession n'est pas une carrière, mais un service livré au Christ.

« Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. » — Apocalypse 2, 10[20]

Télesphore enseigne donc une vérité très simple : dans l'Église, l'autorité n'est jamais séparée du témoignage. Le pape est successeur de Pierre ; or Pierre lui-même a confessé le Christ jusqu'au martyre à Rome.

Les traditions liturgiques attribuées à Télesphore

Le jeûne de sept semaines avant Pâques

Le Liber Pontificalis attribue à Télesphore l'institution d'un jeûne de sept semaines avant Pâques.[21] Cette attribution ne peut pas être reçue comme un décret historique certain. La même édition signale en note que le jeûne prépascal existait avant Télesphore et que sa durée était variable.[22]

Eusèbe, citant Irénée dans la controverse pascale, confirme justement cette variété ancienne : certains jeûnaient un jour, d'autres deux, d'autres davantage ; certains comptaient quarante heures jour et nuit.[23] L'intérêt spirituel est donc ailleurs : les chrétiens du IIe siècle connaissent déjà une préparation pénitentielle à Pâques, mais elle n'est pas encore uniformisée comme le Carême latin ultérieur.

La nuit de Noël et le Gloria

Le Liber Pontificalis attribue aussi à Télesphore la célébration de messes pendant la nuit de la Nativité et le chant du Gloria in excelsis Deo avant le sacrifice.[24] Ici encore, la prudence historique est nécessaire. La note de Loomis rappelle que la messe de nuit de Noël est un trait durable du rit romain, mais qu'elle ne peut guère avoir été instituée avant la fixation liturgique de la date de Noël au IVe siècle.[25]

Le cas du Gloria est semblable. Le chant est ancien et vénérable, mais l'attribuer formellement à Télesphore projette probablement en arrière une pratique développée plus tard. L'article peut donc dire : la tradition liturgique romaine a rattaché ces usages à Télesphore ; l'histoire critique ne permet pas d'en faire des actes sûrs de son pontificat.

Pourquoi ces traditions restent intéressantes

Ces attributions tardives ne sont pas inutiles. Elles montrent comment la mémoire romaine a lu les premiers papes : non comme de simples administrateurs, mais comme des gardiens de la liturgie, de Pâques, de Noël et du chant angélique. Même lorsque le détail historique est incertain, la direction spirituelle est juste : la papauté sert la foi célébrée.

La question de Pâques : fermeté romaine et communion

Un usage romain distinct des Églises d'Asie

La controverse pascale éclate plus nettement à la fin du IIe siècle, sous le pape Victor. Mais Eusèbe conserve une lettre d'Irénée à Victor qui remonte plus haut dans la mémoire romaine. Irénée y cite les presbytres romains avant Soter : Anicet, Pie, Hygin, Télesphore et Sixte.[26]

Ces évêques de Rome ne suivaient pas l'usage asiatique quartodéciman, lié au 14 Nisan ; ils n'imposaient pas non plus une rupture de communion à ceux qui venaient de régions où cet usage était observé. Irénée insiste : ils vivaient en paix avec eux et leur envoyaient l'Eucharistie.[27]

« La différence au sujet du jeûne confirme l'accord dans la foi. » — Irénée de Lyon, lettre à Victor conservée par Eusèbe, Histoire ecclésiastique, V, 24[28]

Une leçon catholique de gouvernement

Ce passage est précieux pour comprendre l'autorité romaine primitive. Rome possède son usage ; elle le garde. Mais la diversité disciplinaire, lorsqu'elle ne détruit pas la foi, ne doit pas conduire trop vite à l'excommunication. Irénée écrit justement à Victor pour lui demander de ne pas couper des Églises entières à cause d'une coutume ancienne.[29]

Télesphore apparaît donc, indirectement, dans une tradition d'équilibre : unité de la foi, fermeté de la pratique romaine, patience envers des usages liturgiques différents. C'est une leçon durable pour l'Église : tout n'a pas le même degré ; la communion catholique n'est pas l'uniformité mécanique.

Télesphore dans la succession apostolique

De Pierre à Hygin

La place de Télesphore devient plus claire quand on la situe dans la série des premiers évêques de Rome. Après Pierre viennent Lin, Anaclet, Clément, Évariste, Alexandre, Sixte, puis Télesphore ; après lui, Hygin. Irénée donne cette liste pour montrer que la foi reçue des apôtres descend jusqu'à son temps.[30]

Rang dans la liste d'IrénéeÉvêque de RomePoint principal
Fondation apostoliquePierre et PaulÉglise de Rome fondée et organisée par les deux apôtres
1LinPremier successeur nommé après les apôtres
2AnacletMaillon très peu documenté
3ClémentLettre romaine aux Corinthiens
4ÉvaristeSuccession entre Clément et Alexandre
5AlexandreDébut du IIe siècle
6SixtePrédécesseur immédiat de Télesphore
7TélesphoreMartyre explicitement signalé par Irénée
8HyginTemps où Valentin et Cerdon deviennent connus à Rome

Cette table montre pourquoi les premiers papes doivent être traités avec sobriété. Tous ne sont pas connus par des actes détaillés ; mais leur série est très ancienne, et cette série porte une signification doctrinale.

Avant l'explosion des grandes hérésies romaines

Eusèbe, citant Irénée, signale que Valentin et Cerdon deviennent surtout connus à Rome sous Hygin, le successeur de Télesphore.[31] Cela situe Télesphore juste avant une phase plus visible de confrontation doctrinale dans la capitale.

Il ne faut pas en conclure que son pontificat aurait été doctrinalement vide. L'Église qui résistera à Valentin, Cerdon et Marcion n'apparaît pas par génération spontanée. Elle est préparée par la continuité de la prédication, de la liturgie et de l'autorité pastorale. Télesphore appartient à cette garde silencieuse du dépôt.

Objections et réponses

« On ne sait presque rien : pourquoi publier un article ? »

Parce que le peu que l'on sait touche des points fondamentaux : succession apostolique, martyre, Pâques, mémoire liturgique. Un article sérieux sur Télesphore n'a pas besoin d'inventer des anecdotes ; il doit montrer pourquoi une mention brève chez Irénée peut être plus importante qu'une longue légende tardive.

« Les traditions sur Noël et le Gloria sont-elles fausses ? »

Elles sont tardives comme attributions à Télesphore. Cela ne signifie pas que Noël, le Gloria ou la messe de nuit soient sans valeur ; cela signifie simplement que leur rattachement direct à ce pape n'est pas historiquement démontrable. La distinction est essentielle : critiquer une attribution ne revient pas à critiquer la liturgie.

« Son martyre est-il certain ? »

Son martyre est bien mieux attesté que celui de plusieurs autres premiers papes, car Irénée le mentionne expressément. En revanche, les circonstances concrètes de ce martyre ne sont pas connues. On peut donc affirmer le martyre selon la source ancienne, sans broder sur le procès ou le supplice.

« Était-il vraiment grec et anachorète ? »

L'origine grecque est reprise par la fiche officielle du Saint-Siège et par le Liber Pontificalis.[32] La vie d'anachorète, en revanche, vient de la notice tardive du Liber Pontificalis et doit être présentée avec réserve.[33] Elle est spirituellement plausible, mais historiquement moins solide que la succession et le martyre.

Ce que saint Télesphore enseigne aujourd'hui

Saint Télesphore enseigne d'abord la fidélité sans éclat. Son nom n'est pas attaché à un concile, à un traité, à une réforme spectaculaire. Il est attaché à une succession, à une communion et à un martyre. Pour un pape du IIe siècle, c'est déjà considérable.

Il rappelle ensuite que l'Église n'est pas seulement gardée par de grands textes. Elle est gardée par des témoins qui reçoivent, célèbrent, gouvernent et souffrent. La foi catholique ne se transmet pas comme une opinion privée ; elle se transmet dans l'Église visible, par une tradition publique, vérifiée par Irénée contre les prétentions ésotériques des gnostiques.

Enfin, Télesphore donne une leçon de mesure. Sur Pâques, la mémoire conservée par Irénée montre que l'unité de la foi peut supporter certaines diversités disciplinaires. Sur les traditions liturgiques tardives, l'histoire apprend à aimer la liturgie sans inventer de preuves. Sur le martyre, elle apprend à honorer la sainteté sans raconter ce que les sources ne disent pas.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Johann Peter Kirsch, « Pope St. Telesphorus », The Catholic Encyclopedia, vol. 14, New York, Robert Appleton Company, 1912, transcription New Advent : https://www.newadvent.org/cathen/14477b.htm. Kirsch juge non authentiques les décisions liturgiques attribuées à Télesphore par le Liber Pontificalis et les autorités tardives ; il donne sa fête au 5 janvier dans le Martyrologe romain et au 22 février dans l'Église grecque.

    1 15
  2. Saint-Siège, fiche officielle Télésphore, page des Souverains Pontifes, libellé exact : « 8e Pape de l'Église catholique », « Début du pontificat 137 ou 138 », « Grèce » (sans champ Fin). URL : https://www.vatican.va/content/vatican/fr/holy-father/telesforo.html.

    2 11 32
  3. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, IV, 5, 5 dans la numérotation New Advent / NPNF : Xystus est remplacé par Télesphore dans la douzième année d'Hadrien. Traduction Arthur Cushman McGiffert, Nicene and Post-Nicene Fathers, second series, vol. 1, 1890 : https://www.newadvent.org/fathers/250104.htm. La Catholic Encyclopedia cite le même fait en IV.7, selon une autre division des chapitres : https://www.newadvent.org/cathen/14477b.htm.

    3 9
  4. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, IV, 10, 1 : mort de Télesphore dans la première année d'Antonin le Pieux et succession d'Hygin. Même édition New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250104.htm. La Catholic Encyclopedia cite le même fait en IV.14, selon une autre division des chapitres : https://www.newadvent.org/cathen/14477b.htm.

    4 10
  5. Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 3, 3, vers 180. Traduction anglaise Alexander Roberts et William Rambaut, Ante-Nicene Fathers, vol. 1, Buffalo, Christian Literature Publishing Co., 1885, publiée sur New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/0103303.htm. Texte anglais de cette édition : « after him, Telephorus, who was gloriously martyred » (orthographe Telephorus dans cette édition), d'où la traduction française « fut glorieusement martyrisé ». Irénée énumère la succession romaine et mentionne Télesphore comme martyr.

    5 6 8 19
  6. Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 3, 3, même édition. Irénée conclut que, par cet ordre et cette succession, la tradition ecclésiastique reçue des apôtres et la prédication de la vérité sont parvenues jusqu'à son temps.

    7 30
  7. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, IV, 10, 1 : Eusèbe précise qu'Irénée rapporte la mort glorieuse de Télesphore par martyre. Même édition New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250104.htm.

    12
  8. Pseudo-Jérôme / tradition du Liber Pontificalis, notice Telesphorus, dans Louise Ropes Loomis (trad.), The Book of the Popes (Liber Pontificalis), New York, Columbia University Press, 1916, p. 12-13. PDF Wikimedia / Internet Archive : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/23/The_book_of_the_popes_%28Liber_pontificalis%29_I-_%28IA_cu31924006163897%29.pdf.

    13 21 24 33
  9. Louise Ropes Loomis, préface à The Book of the Popes (Liber Pontificalis), New York, Columbia University Press, 1916, p. vi : l'ouvrage présente un texte ancien avec commentaire, mais ne suffit pas seul comme base d'une histoire moderne des premiers pontificats ; l'historien dispose d'autres documents et des données archéologiques.

    14
  10. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, IV, 9 : rescrit d'Hadrien à Minucius Fundanus demandant que les chrétiens ne soient pas punis sans examen judiciaire. New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250104.htm.

    16
  11. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, IV, 5 : liste des évêques judéo-chrétiens de Jérusalem jusqu'au siège sous Hadrien. New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250104.htm.

    17
  12. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, IV, 3 : Quadratus et Aristide adressent des apologies à Hadrien parce que des hommes cherchaient à troubler les chrétiens. New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250104.htm.

    18
  13. Apocalypse 2, 10, traduction liturgique française : appel à être fidèle jusqu'à la mort pour recevoir la couronne de vie.

    20
  14. Louise Ropes Loomis, note à la notice Telesphorus, The Book of the Popes, 1916, p. 13 : le jeûne avant Pâques existait avant Télesphore et sa durée était variable.

    22
  15. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, V, 24, 12-13, conservant la lettre d'Irénée à Victor : variété ancienne des jeûnes liés à Pâques. New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250105.htm.

    23 28
  16. Louise Ropes Loomis, notes à la notice Telesphorus, The Book of the Popes, 1916, p. 13 : la messe nocturne de Noël ne peut guère être instituée avant la fixation de la date de la Nativité au IVe siècle ; le Gloria connaît un développement liturgique ultérieur.

    25
  17. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, V, 24, 14 : Irénée cite Anicet, Pie, Hygin, Télesphore et Xyste parmi les presbytres romains antérieurs à Soter. New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250105.htm.

    26
  18. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, V, 24, 14-15 : les évêques romains antérieurs à Soter ne suivaient pas l'usage quartodéciman, mais demeuraient en paix avec ceux qui l'observaient et leur envoyaient l'Eucharistie. Même édition New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250105.htm.

    27
  19. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, V, 24, 9-11 : Victor tente de couper les Églises d'Asie, puis Irénée l'exhorte à considérer la paix, l'unité et l'amour. Même édition New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250105.htm.

    29
  20. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, IV, 10-11, citant Irénée : Valentin vient à Rome sous Hygin, Cerdon y enseigne aussi et précède Marcion. Même édition New Advent : https://www.newadvent.org/fathers/250104.htm.

    31