Gérard Majella (en italien Gerardo Maiella, 1726-1755) est un frère convers italien de la Congrégation du Très-Saint-Rédempteur — les Rédemptoristes fondés par saint Alphonse de Liguori. Simple tailleur d'un village de la Basilicate, mort à vingt-neuf ans, il est devenu l'un des thaumaturges les plus populaires de l'Église moderne et le patron des mères et des femmes enceintes.[1][2]
Sa vie tient en peu d'années et en un seul mot : la volonté de Dieu. Sur la porte de sa cellule, il avait inscrit la devise qui résume toute son existence — « Ici se fait la volonté de Dieu, comme Dieu veut, et aussi longtemps que Dieu veut. »[3] Saint Alphonse, qui l'avait vu de près, le tenait pour un « miracle d'obéissance » et déclarait simplement : « Le frère Gérard est un saint. »[4]
Accusé d'un crime infâme par une femme qui finit par avouer son mensonge, Gérard se tut, accepta la privation de la communion sans se défendre, et fit de ce silence le sommet de son abandon : il est depuis le patron des personnes injustement calomniées.[5][6] Favorisé de bilocation, de lecture des cœurs, de prophétie et d'un pouvoir étonnant sur la nature et la maladie, il fut surnommé de son vivant le « Père des pauvres ».[7]
Béatifié en 1893 par Léon XIII et canonisé en 1904 par Pie X, il demeure, aux côtés de ses contemporains Alphonse de Liguori, Paul de la Croix et Benoît-Joseph Labre, l'une des grandes figures de sainteté du catholicisme italien des Lumières.
Un enfant de Muro Lucano saisi par la Croix (1726-1749)
Naissance et famille à Muro Lucano (1726)
Gérard Majella naît le 6 avril 1726 à Muro Lucano, petite cité de montagne située à une centaine de kilomètres à l'est de Naples (environ cinquante milles selon la Catholic Encyclopedia), dans l'actuelle Basilicate.[8][9] Il est le plus jeune de cinq enfants d'une famille modeste et profondément chrétienne. Son père, Domenico Maiella, est tailleur ; sa mère, Benedetta Galella, élève ses enfants dans une piété simple et dépouillée.[10]
L'enfant est de santé fragile dès la naissance — une faiblesse de constitution qui ne le quittera jamais et préparera sa mort précoce.[11] Très tôt, il manifeste une attirance singulière pour l'Eucharistie. La tradition rapporte qu'il se rendait souvent prier dans une chapelle des environs de Muro, à Capotignano, où, dit-on, une statue de l'Enfant Jésus lui aurait tendu un petit pain : image populaire qui dit moins un prodige vérifiable que la familiarité du petit Gérard avec le Christ.[12][13]
« C'est en Dieu, et en Dieu seul, que je mets ma confiance et mon espérance. J'ai remis toute ma vie entre ses mains, pour qu'il fasse de moi ce qui lui plaira. » — Saint Gérard Majella, dans ses résolutions écrites[14]
La mort du père et l'apprenti tailleur
La mort de Domenico Maiella, alors que Gérard n'est encore qu'un enfant, plonge la famille dans la pauvreté.[15] Pour le faire vivre, sa mère le place en apprentissage chez un maître tailleur. Le métier, Gérard l'apprendra et le gardera toute sa vie ; mais l'atelier est aussi pour lui une première école de patience : si le maître l'aime bien, le contremaître le maltraite durement, le rouant parfois de coups.[16][17] L'enfant supporte ces mauvais traitements sans se plaindre, voyant déjà dans la souffrance injuste une ressemblance avec le Christ humilié.
Le serviteur de l'évêque de Lacédonia
Son respect du sacerdoce et son goût de la souffrance le poussent ensuite à entrer au service d'un prélate, l'évêque de Lacédonia, réputé d'un caractère difficile et presque impossible à contenter.[18][19] Pendant environ trois ans, le jeune homme endure les humeurs de ce maître exigeant avec une douceur inaltérable, y voyant une providence pour se mortifier. À la mort de l'évêque, Gérard revient à son métier de tailleur, travaillant d'abord comme ouvrier, puis à son compte.[20]
Le tailleur de Dieu : le partage de ses gains
Devenu artisan indépendant, Gérard adopte une règle de vie d'un dépouillement radical. La Catholic Encyclopedia note qu'il partageait ses gains en trois parts : une pour sa mère, une pour les pauvres, et une troisième en offrandes pour les âmes du purgatoire.[21] Cette charité spontanée, qui le laissait lui-même sans presque rien, annonce déjà le titre que la dévotion populaire lui donnera plus tard : Père des pauvres. Le tailleur de Muro ne thésaurise pas : il donne, prie, jeûne et veille.[22]
La porte fermée des Capucins
L'âme de Gérard est tendue vers une seule chose : se donner entièrement à Dieu dans la vie religieuse. Il frappe à la porte des Capucins, où un oncle est religieux ; mais sa santé délicate et sa jeunesse lui valent un refus.[23][24] La porte du cloître se ferme. Comme pour son contemporain Benoît-Joseph Labre, plusieurs fois éconduit des ordres austères, ce refus n'est pas l'échec d'une vocation mais le détour mystérieux par lequel Dieu la conduit ailleurs. Gérard attendra l'occasion décisive : la venue, à Muro, des missionnaires de saint Alphonse.
Frère rédemptoriste (1749-1755)
« Mère, je pars me faire saint »
Au printemps 1749, les Rédemptoristes prêchent une mission à Muro Lucano. Gérard est saisi. Il supplie les Pères de l'admettre ; ceux-ci, devant sa frêle apparence, hésitent et le confient d'abord à sa mère. Selon son biographe, sa mère et sa sœur, redoutant de le perdre, l'enferment dans sa chambre ; mais le jeune homme découpe ses draps, descend par la fenêtre et part rejoindre les missionnaires, laissant sur son lit un billet disant qu'il était parti se faire saint.[25]
Les Pères, frappés par sa persévérance, l'envoient au supérieur en lui adressant ce mot : « Je vous envoie un frère inutile » — tant Gérard paraissait peu robuste. L'événement démentira le jugement : ce « frère inutile » deviendra la merveille de la Congrégation.[26][27]
Au cœur de la communauté : « le Père des pauvres »
Reçu comme frère convers (frère coadjuteur), Gérard exerce successivement les emplois les plus humbles de la maison. La Catholic Encyclopedia énumère ses offices : il fut tour à tour jardinier, sacristain, tailleur, portier, cuisinier, charpentier, et conducteur des travaux sur les nouveaux bâtiments de Caposele.[28][29] « Faible de corps, il faisait le travail de trois », écrit son biographe encyclopédique, et sa charité débordante envers les indigents lui valut le titre de « Père des pauvres ».[30]
On lui prête cette parole, que ses biographies ne rapportent pas telle quelle mais qui résume son enseignement : Dieu seul peut donner la paix, et le monde n'a jamais pu rassasier le cœur.[31]
La profession et le vœu de la perfection (1752)
Après son noviciat à Deliceto, Gérard prononce ses vœux de religion le 16 juillet 1752.[32] À ce moment, il ajoute aux trois vœux ordinaires de pauvreté, chasteté et obéissance un vœu privé extraordinaire : celui de toujours faire ce qui lui paraîtrait le plus parfait.[33] Ce vœu, d'une exigence vertigineuse, donne la clé de toute sa vie : il ne lui suffit pas de ne pas pécher, il veut, à chaque instant, choisir le meilleur. C'est de là que naît sa fameuse obéissance.
Le « miracle d'obéissance » selon saint Alphonse
Saint Alphonse de Liguori, qui dirigeait alors la Congrégation, voyait en Gérard un « miracle d'obéissance ».[34] Le trait le plus étonnant est rapporté par l'encyclopédiste : Gérard « n'obéissait pas seulement aux ordres de ses supérieurs présents, mais, même absents, il connaissait et accomplissait leurs désirs. »[35] L'obéissance n'était pas chez lui une simple discipline extérieure, mais l'expression la plus pure de son abandon à la volonté de Dieu, qu'il discernait à travers la volonté de ses supérieurs.
Le tableau ci-dessous récapitule les principales étapes de cette vie brève et dense.
| Année | Étape de la vie de saint Gérard | Lieu |
|---|---|---|
| 6 avril 1726 | Naissance, plus jeune de cinq enfants | Muro Lucano |
| vers 1738 | Mort du père ; apprentissage chez un tailleur | Muro Lucano |
| vers 1745-1748 | Service auprès de l'évêque de Lacédonia, puis retour au métier | Lacédonia / Muro |
| Printemps 1749 | Entrée chez les Rédemptoristes après une mission | Muro / Deliceto |
| 16 juillet 1752 | Profession religieuse et vœu de la perfection | Deliceto |
| 1754 | Calomnie de Neria Caggiano et privation de communion | Caposele |
| 16 octobre 1755 | Mort de la tuberculose, à vingt-neuf ans | Materdomini (Caposele) |
| 29 janvier 1893 | Béatification par Léon XIII | Rome |
| 11 décembre 1904 | Canonisation par Pie X | Rome |
Le thaumaturge : les dons surnaturels
Joachim Bouflet rapporte un cas de lévitation-transport : revenant de Deliceto avec deux jeunes ouvriers, Gérard s'arrête près d'une chapelle dédiée à la Sainte Vierge, écrit quelques mots sur un papier puis le jette vers le ciel ; les deux ouvriers le voient alors s'élever et voler jusqu'au lieu appelé il Francese, distant d'environ cinq cents mètres, où il touche terre et rentre tranquillement.[36] Les deux témoins, morts vers 1804, racontèrent ce qu'ils avaient vu sans jamais varier dans leur récit.[37]
Bilocation, lecture des cœurs et prophétie
Peu de saints modernes ont été crédités d'une telle profusion de dons mystiques. La Catholic Encyclopedia en dresse la liste : Gérard fut favorisé « d'une science infuse de l'ordre le plus élevé, d'extases, du don de prophétie, du discernement des esprits et de la pénétration des cœurs, de bilocation, et de ce qui semblait un pouvoir illimité sur la nature, la maladie et les démons. »[38] Plusieurs témoignages, recueillis lors du procès de canonisation, rapportent qu'il fut vu et entendu en deux lieux à la fois.[39][40] À ceux qui venaient à lui, il lisait l'état de l'âme et rappelait des péchés oubliés, ramenant les pécheurs à la confession.
Le pouvoir sur la nature et la maladie
La tradition rédemptoriste conserve quantité de prodiges attribués à Gérard : il aurait rendu la vie à un enfant tombé d'une falaise, béni une réserve de blé qui suffit jusqu'à la moisson suivante, multiplié le pain pour les pauvres, et marché sur les flots d'une mer en tempête pour guider une barque de pêcheurs en perdition.[41][42] Au-delà du merveilleux, ces récits disent une vérité spirituelle : la transparence d'une âme si unie à Dieu que la création elle-même semblait lui obéir. Quand il accompagnait les Pères en mission, ou qu'on l'envoyait pour des affaires, « il convertissait plus d'âmes que bien des missionnaires. »[43]
Le mouchoir de Pirofalo : l'origine du patronage des mères
Parmi tous ces prodiges, l'un est resté attaché pour toujours au nom de Gérard. En visite chez la famille Pirofalo, le saint laisse tomber son mouchoir. Une jeune fille de la maison court le lui rendre ; Gérard lui dit de le garder — « il pourra t'être utile un jour. »[44][45] Des années plus tard, devenue femme et sur le point de mourir en couches, elle se souvient de ces paroles et fait apporter le mouchoir : la douleur cesse aussitôt et elle met au monde un enfant en bonne santé.[46] De ce récit naît la dévotion qui a fait de Gérard, dans le monde entier, le patron des femmes enceintes et de l'enfantement.
« Mon Dieu, je voudrais mourir pour accomplir ta très sainte volonté. » — Saint Gérard Majella[47]
La calomnie et le silence (1754)
L'accusation de Neria Caggiano
L'épisode le plus haut de la sainteté de Gérard fut une épreuve d'honneur. En 1754, une jeune femme nommée Neria Caggiano, que Gérard avait aidée à entrer au couvent et qui en était sortie au bout de quelques semaines, se mit, pour justifier sa conduite, à calomnier le saint en l'accusant d'un commerce coupable avec une jeune fille.[48][49] L'accusation, portée jusqu'à saint Alphonse, était d'une gravité extrême : elle visait la pureté même d'un religieux.
Le silence héroïque et la privation de communion
Fidèle à une règle des Rédemptoristes qui demandait au religieux accusé de ne pas se justifier, Gérard garda le silence.[50][51] Il ne nia rien, ne se défendit pas, n'invoqua aucun témoin. Saint Alphonse, troublé, le soumit à une sévère épreuve : il le mit à l'écart et le priva de la sainte communion pendant plusieurs mois — châtiment déchirant pour une âme aussi affamée de l'Eucharistie. Interrogé plus tard sur les raisons de son mutisme, Gérard répondit simplement que la patience devant une accusation injuste lui semblait l'attitude exigée d'un disciple du Christ.[52]
« Le frère Gérard est un saint. » — Saint Alphonse de Liguori, après l'épreuve de la calomnie[53]
L'aveu et la réhabilitation — patron des accusés à tort
La vérité finit par éclater. Tombée gravement malade, Neria Caggiano écrivit à saint Alphonse pour avouer que son accusation n'avait été qu'un pur mensonge, une calomnie inventée de toutes pièces.[54][55] Gérard fut pleinement réhabilité et rendu à la communion. Son silence, plus éloquent que toute défense, l'a fait reconnaître depuis comme le patron des personnes injustement accusées : il enseigne que l'honneur d'un chrétien repose entre les mains de Dieu, non dans la justification de soi.
« Ici se fait la volonté de Dieu » : la spiritualité de saint Gérard
La devise de la cellule
Toute la spiritualité de Gérard se condense dans la devise qu'il avait fait inscrire sur la porte de sa chambre :[56]
« Ici se fait la volonté de Dieu, comme Dieu veut, et aussi longtemps que Dieu veut. » — Devise inscrite par saint Gérard Majella sur la porte de sa cellule[57]
Cette formule n'est pas un ornement : c'est un programme de vie. Gérard ne cherchait ni les consolations ni les œuvres extraordinaires, mais l'unique conformité de sa volonté à celle de Dieu, en tout, à la manière de Dieu, pour le temps voulu par Dieu. On l'entendait souvent répéter qu'il désirait mourir pour faire la volonté divine.[58] Cet abandon rejoint la grande tradition de l'abandon à Dieu enseignée par les saints et l'Uniformité à la volonté de Dieu que son maître saint Alphonse avait faite le cœur de sa doctrine spirituelle.
La faim de l'Eucharistie et de la souffrance
Deux désirs habitaient Gérard : l'Eucharistie et la souffrance. Sa dévotion au Saint-Sacrement était telle que, selon son biographe, il était « si attiré vers Notre-Seigneur dans le tabernacle qu'il devait se faire violence pour s'en éloigner. »[59] L'autre versant de son amour était le désir de souffrir avec le Christ : son ambition, écrit la Catholic Encyclopedia, était « d'être semblable à Jésus-Christ dans ses souffrances et ses humiliations. »[60] La calomnie de 1754 ne fut pas pour lui un accident, mais l'exaucement de ce désir.
Gérard, l'abandon et la Divine Volonté
La sainteté de Gérard offre un exemple lumineux de ce que la tradition catholique appelle faire la volonté de Dieu : adhérer, dans la foi et l'amour, à tout ce que Dieu permet ou ordonne. Cette adhésion héroïque, vécue dans le silence et l'obéissance, prépare de loin la doctrine plus haute encore de la vie dans la Divine Volonté que l'Église méditera plus tard. Gérard n'est pas un théoricien : il est un témoin. Sa devise gravée sur une porte vaut tous les traités, parce qu'elle fut entièrement vécue, jusqu'au lit de mort. Pour le lecteur d'aujourd'hui, il demeure un maître pratique de l'abandon confiant à Dieu.
La mort annoncée et la gloire (1755-1904)
Les derniers jours à Materdomini
Dès l'été 1755, la tuberculose qui le minait depuis longtemps emporte ses dernières forces. Gérard, qui avait reçu le don de prophétie, prédit le jour et l'heure de sa mort.[61] Il s'éteint dans la nuit du 15 au 16 octobre 1755, à la maison rédemptoriste de Caposele, appelée Materdomini, âgé de seulement vingt-neuf ans.[62][63] Selon une tradition tenace, on aurait trouvé près de lui un dernier billet, écho de la devise de toute sa vie : « Ici se fait la volonté de Dieu. » Son tombeau, à Materdomini, devint aussitôt un lieu de pèlerinage que les foules — les mères surtout — ne cessèrent plus de visiter.[64]
Béatification (1893) et canonisation (1904)
Les miracles qui se multiplièrent sur son tombeau provoquèrent l'ouverture rapide de son procès. Léon XIII le béatifia le 29 janvier 1893, puis Pie X le canonisa le 11 décembre 1904.[65][66] Le procès de canonisation, note l'encyclopédiste, mit en lumière des miracles « de la plus grande variété et de la plus grande profusion ». Sa fête liturgique est célébrée le 16 octobre, jour de sa mort.
Patron des mères et des enfants à naître
Aucune dévotion n'a plus contribué à la popularité de Gérard que son patronage des mères. Né du miracle du mouchoir, il s'est répandu dans le monde entier : d'innombrables femmes enceintes l'invoquent pour une heureuse délivrance, et les sanctuaires qui lui sont dédiés conservent souvent les ex-voto des grâces obtenues. Le tableau ci-dessous récapitule l'étendue de son patronage et son origine.
| Domaine de patronage | Origine ou motif |
|---|---|
| Mères et femmes enceintes | Le miracle du mouchoir de la famille Pirofalo |
| Accouchement et enfants à naître | Délivrance heureuse obtenue par son intercession |
| Personnes injustement accusées | Son silence héroïque devant la calomnie de 1754 |
| Frères convers et religieux | Son obéissance, modèle des frères coadjuteurs |
| Bonnes confessions | Sa pénétration des cœurs ramenant les pécheurs |
Plus de deux siècles et demi après le tailleur de Muro, son message reste d'une simplicité désarmante : dans un monde qui veut tout maîtriser, Gérard rappelle que la sainteté n'est pas l'accomplissement de grandes œuvres, mais l'abandon total et joyeux à la volonté de Dieu.
Pour aller plus loin
- Saint Alphonse de Liguori (1696-1787) — le fondateur des Rédemptoristes, maître et juge de Gérard, et docteur de l'Uniformité à la volonté de Dieu.
- Saint Paul de la Croix (1694-1775) — contemporain de Gérard, autre grand mystique de la Passion dans l'Italie du XVIIIᵉ siècle.
- Saint Benoît-Joseph Labre (1748-1783) — comme Gérard, plusieurs fois refusé des cloîtres avant de trouver sa voie de sainteté.
- Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) — missionnaire et maître spirituel du même réveil catholique.
- Que disent les saints sur l'abandon à Dieu ? — la grande tradition spirituelle dans laquelle s'inscrit la devise de Gérard.
- Faire la volonté de Dieu ou vivre dans la Divine Volonté ? — pour situer l'abandon de Gérard dans la doctrine de la Divine Volonté.
Notes et références
J. Magnier, "St. Gerard Majella", The Catholic Encyclopedia, vol. VI, Robert Appleton Company, New York, 1909 : newadvent.org. Notice biographique de référence : naissance à Muro (« environ cinquante milles au sud de Naples ») en avril 1726, mort le 16 octobre 1755, béatification par Léon XIII le 29 janvier 1893, canonisation par Pie X le 11 décembre 1904 ; mort du père Domenico Majella, apprentissage chez un tailleur et contremaître cruel, service auprès d'un prélate, partage des gains (mère / pauvres / âmes du purgatoire), entrée chez les Rédemptoristes en 1749, profession deux ans plus tard avec le vœu de faire toujours le plus parfait, « miracle d'obéissance », titre de « Père des pauvres », dons d'extase, prophétie, discernement des esprits, pénétration des cœurs, bilocation, parole de saint Alphonse « Brother Gerard is a saint », prédiction du jour et de l'heure de sa mort.
1 4 7 8 15 16 18 20 21 28 30 33 34 35 38 43 53 59 60 61 62 65Wikipedia (EN), "Gerard Majella" : en.wikipedia.org. Article encyclopédique : naissance le 6 avril 1726 à Muro Lucano, père Domenico Maiella (tailleur), mère Benedetta Galella, plus jeune de cinq enfants, santé fragile ; apprentissage de tailleur, service auprès de l'évêque de Lacédonia, tentatives chez les Capucins refusées pour raison de santé ; entrée chez les Rédemptoristes en 1749, emplois multiples ; calomnie de Neria Caggiano (1754) et rétractation ; miracle du mouchoir de la famille Pirofalo ; mort de la tuberculose le 16 octobre 1755 à Materdomini ; devise de la cellule sur la volonté de Dieu ; patronages. Données à recouper avec les sources primaires.
2 5 9 10 11 17 19 23 29 39 44 46 48 51 52 54 63 66Devise de saint Gérard Majella inscrite sur la porte de sa cellule : « Here is done that which God wills, as God wills, and for as long as He wills it » — O. R. Vassall-Phillips, The Life of St. Gerard Majella, ch. XIX « His Last Illness », p. 161. La notice de Liguori Publications rapporte la même inscription sous une forme voisine : « The will of God is done here, as God wills it and as long as he wills it » (section « Death and Glorification »). Traduction française dans le corps de l'article.
3 56 57The Redemptorists (Baltimore Province), "St. Gerard Majella" : redemptorists.net. Biographie rédemptoriste : enfance à Muro, billet laissé à sa mère, emplois dans la communauté, calomnie et silence, miracle du mouchoir, mort à Materdomini et culte populaire.
6 12 26 40 45 49 50 55 64O. R. Vassall-Phillips, C.SS.R., The Life of St. Gerard Majella, Lay-Brother of the Congregation of the Most Holy Redeemer, Burns & Oates, Londres, 1914 : texte disponible sur archive.org. Biographie classique de langue anglaise, fondée sur les actes du procès de canonisation ; référence pour la jeunesse de Gérard, sa charité et ses prodiges. Passages utilisés : la réserve de farine qui dure jusqu'à la moisson (ch. VI « His Journeyings To and Fro », p. 42), le pain multiplié entre ses mains (ch. XIV « He is called Father of the Poor », p. 118), la barque de la baie de Naples ramenée au rivage (ch. XIII « His Wonderful Life at Naples », pp. 110-111).
13 22 27 42Saint Gérard Majella, dans ses résolutions écrites : « It is in God and in God alone that I trust and I hope. In His Hands I have placed my whole life that He may do with me that which He pleases. » — O. R. Vassall-Phillips, The Life of St. Gerard Majella, ch. X « His Interior Life », pp. 82-83 (texte des résolutions cité in extenso). Traduction française dans le corps.
14The Redemptorists (UK), "Saint Gerard Majella C.Ss.R" : redemptorists.co.uk. Précise le refus des Capucins pour raison de santé, l'admission après la mission d'avril 1749, le noviciat à Deliceto et la profession des vœux le 16 juillet 1752, ses vertus de frère convers (zèle, patience dans la maladie, amour des pauvres, humilité, obéissance héroïque, esprit de pénitence et de prière).
24 32Billet de saint Gérard Majella à sa mère (1749) : O. R. Vassall-Phillips, The Life of St. Gerard Majella, ch. III « His Trials and Vocation », p. 18 — le biographe rapporte l'épisode en récit indirect (« leaving behind a note to say that he had gone away to make himself a saint »), sans en citer le texte littéral. La formule brève « Maman, je pars me faire saint. Oublie-moi » n'est attestée telle quelle par aucune des grandes biographies : l'article la restitue donc en récit indirect, sans guillemets.
25Parole prêtée à saint Gérard dans la littérature dévotionnelle : elle n'a été retrouvée telle quelle ni chez Vassall-Phillips, ni dans la Catholic Encyclopedia, ni dans la notice de Liguori Publications — elle est donc restituée ici en paraphrase, sans guillemets, et non comme une citation littérale.
31Joachim Bouflet, La Lévitation chez les mystiques, Éditions Le Jardin des Livres, Paris, 2006, p. 76-77, note 133 citant Vie de saint Gérard Majella, Paris, Lardière, 1914, p. 113-114.
36 37Liguori Publications (maison d'édition des Rédemptoristes), « Saint Gerard Majella » : notice biographique, texte archivé ici. Section « The Miracle Worker » : l'enfant rendu à la vie après sa chute (« He restored life to a boy who had fallen from a high cliff »), la réserve de blé qui dure jusqu'à la moisson, le pain multiplié pour les pauvres, la traversée des flots vers la barque de pêcheurs. Section « Death and Glorification » : l'écriteau de la porte et la prière du mourir.
41Saint Gérard Majella, prière rapportée : « My God, I wish to die in order to do Thy most holy will. » — notice biographique Liguori Publications, « Saint Gerard Majella », section « Death and Glorification » (« Often he was heard to say this prayer… »). Traduction française dans le corps.
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