Saint Jean de Ribera (1532-1611)

Saint Jean de Ribera, archevêque de Valence et patriarche d'Antioche, fut l'un des plus parfaits évêques de la Réforme catholique : apôtre de l'Eucharistie, fondateur du Collège du Corpus Christi, mais aussi figure controversée de l'expulsion des morisques de 1609. Canonisé par Jean XXIII en 1960.

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Jean de Ribera (1532-1611) est l'une des plus grandes figures épiscopales de la Réforme catholique en Espagne. Fils d'un grand seigneur andalou, il fut pendant plus de quarante ans archevêque de Valence, patriarche latin d'Antioche et, à la fin de sa vie, vice-roi du royaume de Valence — un cumul de pouvoirs spirituel et temporel exceptionnel, qu'il mit au service de l'application rigoureuse du concile de Trente.[1][2]

Pasteur infatigable, il visita son diocèse onze fois, réunit sept synodes et fonda à Valence une institution unique en son genre : le Real Colegio Seminario de Corpus Christi, que les Valenciens appellent simplement el Patriarca. Cette maison de l'Eucharistie, où l'adoration ne devait jamais cesser, demeure le monument le plus parlant de sa spiritualité.[3][4]

Mais Ribera est aussi une figure controversée : il fut l'un des principaux instigateurs de l'expulsion des morisques de 1609, drame humain et religieux dont l'histoire garde la mémoire douloureuse. Béatifié en 1796 par Pie VI puis canonisé en 1960 par saint Jean XXIII, il offre le portrait d'un saint réel, lumineux et faillible à la fois, dont la sainteté ne se confond pas avec l'infaillibilité de ses choix politiques.[5][6]

Un fils de la haute noblesse sévillane (1532-1562)

Naissance à Séville

Chronologie synthétique de la vie de saint Jean de Ribera — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Juan de Ribera naît le 20 mars 1532 à Séville, alors l'une des villes les plus riches de la chrétienté, porte de l'or des Amériques.[7][8] Il est le fils de Pedro Afán de Ribera, premier duc d'Alcalá de los Gazules, futur vice-roi de Catalogne puis de Naples — l'un des plus grands seigneurs d'Andalousie. Les sources le disent fils naturel du duc, né hors mariage de son union avec Teresa de los Pinelos.[9]

De cette ascendance princière, Ribera gardera toute sa vie une noblesse de manières et un sens du gouvernement ; mais il les retournera entièrement vers le service de l'Église, refusant le faste pour lui-même tout en sachant déployer la magnificence quand il s'agissait du culte de Dieu.

Salamanque : à l'école de Domingo de Soto et Melchor Cano

Le jeune Juan est envoyé étudier à l'université de Salamanque, alors le foyer intellectuel de la grande théologie espagnole.[10] Il y suit les humanités, le droit et la théologie, et a pour maîtres deux des plus illustres dominicains de l'âge d'or : Domingo de Soto et Melchor Cano, figures majeures de la « seconde scolastique » et de l'École de Salamanque.[11]

Cette formation marque profondément Ribera. Elle lui donne la rigueur doctrinale, le goût des sources et la conscience aiguë de l'autorité du Magistère qui caractériseront tout son épiscopat. Il est l'héritier direct de cette renaissance théologique qui, au même moment, alimente les débats du concile de Trente.

Prêtre, puis évêque de Badajoz à trente ans

Ordonné prêtre en 1557, Ribera attire rapidement l'attention par sa science et sa piété.[12] Cinq ans plus tard, en 1562, le pape Pie IV le nomme évêque de Badajoz, en Estrémadure : il n'a que trente ans.[13] C'est l'année même où le concile de Trente entre dans sa dernière et décisive session (1562-1563), celle qui définira la réforme des évêques, la résidence obligatoire, la création des séminaires et la discipline des sacrements.

Le jeune évêque de Badajoz incarne d'emblée le nouveau type d'évêque que Trente appelle de ses vœux : résident, prêchant, visitant, formant son clergé. Ce modèle, il le portera à son sommet à Valence.

L'archevêque de Valence (1568-1611)

Patriarche d'Antioche et archevêque

La cathédrale de Valence, siège de Jean de Ribera pendant plus de quarante ans — photo Wikimedia Commons, licence libre.

Le 3 décembre 1568, Juan de Ribera est nommé archevêque de Valence ; la même année, il reçoit le titre honorifique de patriarche latin d'Antioche, l'un des plus prestigieux de la hiérarchie occidentale.[14][15] C'est de ce titre que viendra son surnom valencien : el Patriarca. Il prend possession de son siège en 1569 et le gardera jusqu'à sa mort, soit plus de quarante ans.

Valence est alors un archidiocèse immense et contrasté : ville marchande prospère, mais campagne en partie peuplée de morisques — descendants des musulmans convertis de force, dont la christianisation reste fragile et superficielle. Ribera hérite d'un champ pastoral d'une difficulté redoutable, où se mêlent réforme du clergé, lutte contre l'ignorance religieuse et question morisque.

Un pasteur tridentin : visites et synodes

Fidèle à l'esprit de Trente, Ribera fait de la présence et de la visite le cœur de son gouvernement. Les historiens lui comptent onze visites canoniques complètes de son diocèse et sept synodes diocésains, instruments par lesquels il impose la résidence des curés, la prédication régulière, la tenue des registres et la dignité du culte.[16][17]

« Il fut un dévot de la sainte Eucharistie et un défenseur de la vérité catholique, il instruisit son peuple par des institutions durables. » — Martyrologe romain, notice de saint Jean de Ribera reprise par Nominis[18]

Résider, visiter, réformer, former : les quatre piliers de l'épiscopat tridentin de Ribera — infographie originale Ignispedia créée par IA.

À ses côtés, il faut placer les grands évêques réformateurs de son temps : saint Charles Borromée à Milan, saint François de Sales à Genève-Annecy. Ribera est leur frère espagnol, l'archétype de l'évêque pasteur sorti du concile de Trente.

Vice-roi et capitaine général de Valence

En 1602, le roi Philippe III ajoute à ses charges spirituelles une fonction politique de premier plan : Ribera est nommé vice-roi et capitaine général du royaume de Valence.[19][20] Pendant quelques années, le même homme gouverne donc à la fois l'Église et l'État dans toute une province de la monarchie espagnole.

Ce cumul, exceptionnel, explique une part de la suite : c'est comme pasteur déçu par l'échec de l'évangélisation des morisques et comme administrateur soucieux de la sécurité du royaume que Ribera pèsera, bientôt, dans la décision la plus lourde de sa vie.

Le Collège du Corpus Christi : un monument de l'Eucharistie

Un séminaire selon le concile de Trente

L'œuvre maîtresse de Ribera est le Real Colegio Seminario de Corpus Christi, qu'il dote en 1583, dont la construction s'étend de 1586 à 1615, et qu'il inaugure solennellement en 1604 en présence du roi Philippe III.[21][22] Sa vocation première est celle d'un séminaire tridentin : former, selon les exigences du concile, un clergé instruit, pieux et discipliné, pour relever le niveau spirituel du diocèse.

Le Patriarca : un séminaire tridentin ordonné à l'adoration eucharistique — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Ribera en rédige lui-même les constitutions, dans le détail, avec ce souci de la règle écrite qui marque toute la Réforme catholique. Le collège est aujourd'hui classé Monument national (1962) et compte parmi les plus pures réussites de la Renaissance en Espagne.[23]

Une maison vouée à l'Eucharistie

Son nom même — Corpus Christi, le Corps du Christ — dit l'âme du lieu. Ribera voulut une maison tout entière ordonnée à l'Eucharistie, où l'adoration et le culte du Saint-Sacrement tiendraient la première place.[24] L'église du Patriarche, avec sa chapelle de communion et ses fresques, fut conçue comme une catéchèse visuelle de la présence réelle.

Dans une Espagne secouée, au loin, par la contestation protestante de la messe et de la présence eucharistique, ce sanctuaire affirme avec éclat la foi catholique : le Christ est réellement présent, et l'homme est fait pour l'adorer.

« Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait ? Je prendrai le calice du salut et j'invoquerai le nom du Seigneur. » — Psaume 116 (115), v. 12-13[25]

Un trésor d'art et de reliques

Ribera fit du Patriarche un écrin artistique au service de la foi. Le collège conserve des œuvres de Francisco Ribalta, du Greco (une Adoration des bergers) et d'autres maîtres, ainsi qu'un manuscrit autographe de saint Thomas More — précieux lien entre le martyr anglais de la foi et l'archevêque espagnol qui vénérait sa mémoire.[26]

Le cloître du Real Colegio del Corpus Christi, avec la statue de saint Jean de Ribera — photo Wikimedia Commons par 19Tarrestnom65, CC BY-SA 4.0.

Là encore, l'art n'est pas un simple décor : il est mystagogique — il fait entrer dans le mystère, il conduit à Dieu par la beauté. Pour Ribera, comme pour toute la Contre-Réforme, le sanctuaire est un livre ouvert pour les simples.

La question morisque et l'expulsion de 1609

Le drame pastoral des morisques

Aucun portrait honnête de Ribera ne peut éviter la question morisque. Les morisques étaient les descendants des musulmans d'Espagne convertis — souvent de force — au christianisme après la Reconquête. Dans le royaume de Valence, ils formaient une part considérable de la population rurale, baptisés mais demeurés en grande partie attachés, en secret, à l'islam et à leurs coutumes.[27]

Ribera consacra des années à tenter leur évangélisation réelle : prédications, catéchèses, instructions. Mais l'entreprise échoua largement, et l'archevêque en vint à les considérer comme des chrétiens de nom seulement, voire comme une menace pour la sécurité du royaume face à la pression ottomane et barbaresque en Méditerranée.

De l'évangélisation à l'expulsion

Valence en 1609 : le contexte pastoral et politique de l'expulsion des morisques — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Déçu et inquiet, Ribera adressa à Philippe III, à partir de 1602, plusieurs mémoires réclamant des mesures radicales, jusqu'à l'expulsion.[28] Le décret tomba le 9 avril 1609 et fut publié à Valence le 22 septembre 1609. Le royaume de Valence fut, de loin, le plus touché : on estime à environ 117 000 à 120 000 le nombre de morisques expulsés de ce seul royaume, sur un total d'environ 300 000 pour toute l'Espagne — Valence perdant ainsi près d'un tiers de sa population.[29]

Aspect de l'expulsion (1609)Donnée
Décret royal9 avril 1609 ; publié à Valence le 22 septembre 1609
Morisques expulsés du royaume de Valence≈ 117 000 – 120 000
Total expulsé d'Espagne (1609-1614)≈ 300 000
Part de la population valencienne perdue≈ un tiers
Rôle de RiberaPromoteur de la mesure (mémoires de 1602 à Philippe III)

Une lecture catholique, sans complaisance ni anachronisme

Comment un saint a-t-il pu promouvoir une telle mesure ? La réponse demande honnêteté et mesure.

D'une part, il faut éviter l'anachronisme : Ribera raisonnait dans le cadre mental de son temps, où l'unité religieuse était jugée inséparable de l'unité politique, et où l'échec d'une conversion forcée — elle-même contraire à la doctrine de la liberté de l'acte de foi — laissait peu d'issues pacifiques aux gouvernants. Beaucoup de ses contemporains, y compris des hommes pieux, partageaient cette analyse.

D'autre part, la canonisation ne canonise pas ses décisions politiques. L'Église, en élevant Ribera sur les autels en 1960, a reconnu l'héroïcité de ses vertus de pasteur, d'homme de prière et d'apôtre de l'Eucharistie — non l'opportunité de l'expulsion, que la conscience chrétienne contemporaine, éclairée par l'enseignement du concile Vatican II sur la liberté religieuse (Dignitatis humanae), ne saurait approuver. Certaines sources notent d'ailleurs que la bonté naturelle de Ribera tempéra, dans l'exécution, la dureté des mesures royales.[30]

Reconnaître cette ombre n'est pas trahir le saint : c'est honorer la vérité, et rappeler que la sainteté grandit dans des hommes réels, marqués par les limites de leur époque, et que Dieu sanctifie sans rendre impeccables.

Spiritualité : l'apôtre de l'Eucharistie

La spiritualité eucharistique de saint Jean de Ribera : foi, culte et formation sacerdotale — infographie originale Ignispedia créée par IA.

Au-delà des charges et des controverses, le cœur de Ribera fut eucharistique. Tout son gouvernement, toute son œuvre architecturale, toute sa prédication convergent vers le Saint-Sacrement. Le Collège du Corpus Christi en est la preuve de pierre : un homme ne consacre pas sa plus grande fondation à l'adoration s'il n'en vit pas d'abord lui-même.

Cette dévotion s'inscrit dans le grand renouveau eucharistique de la Réforme catholique, contemporain de sainte Thérèse d'Avila et de la mystique espagnole. Face aux négations protestantes, l'Espagne de Ribera répond par un surcroît d'adoration : processions du Corpus Christi, exposition solennelle, catéchèse de la présence réelle.

« Tu as préparé une table devant moi… ma coupe déborde. » — Psaume 23 (22), v. 5[31]

Pasteur austère pour lui-même, magnifique pour le culte, savant nourri à Salamanque mais homme de prière avant tout, Ribera réalise un équilibre rare : l'intelligence au service de l'adoration.

Mort, béatification et canonisation

La mort du Patriarche (1611)

Jean de Ribera meurt à Valence le 6 janvier 1611, fête de l'Épiphanie, à l'âge de 78 ans, après quarante-deux ans d'épiscopat.[32][33] Il est inhumé dans l'église de son collège du Corpus Christi, au milieu de l'œuvre qui résume sa vie. Sa mémoire reste vive à Valence, où el Patriarca désigne aujourd'hui encore aussi bien l'homme que son monument.

De l'autel des bienheureux à celui des saints

De Valence aux autels : mort, béatification et canonisation de saint Jean de Ribera — infographie originale Ignispedia créée par IA.

La réputation de sainteté de Ribera traverse les siècles. Il est béatifié le 18 septembre 1796 par le pape Pie VI.[34][35] Il faudra attendre près de deux siècles de plus pour la dernière étape : le 12 juin 1960, le pape saint Jean XXIII le canonise solennellement à Rome.[36][37] Sa fête est fixée au 6 janvier, jour de sa mort.[38]

Saint Jean de Ribera demeure ainsi, pour l'Église, le modèle de l'évêque tridentin : résident, prêchant, formant son clergé, bâtissant pour l'Eucharistie. Sa figure invite à contempler une sainteté à la fois grandiose et humaine — celle d'un homme que Dieu a saisi tout entier, sans effacer pour autant les ombres de son siècle.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Wikipedia (EN), « Juan de Ribera » : en.wikipedia.org. Notice : né le 20 mars 1532 à Séville, mort le 6 janvier 1611 à Valence (78 ans) ; fils de Pedro Afán de Ribera, duc d'Alcalá, vice-roi de Naples ; études à l'université de Salamanque ; ordonné prêtre en 1557 ; évêque de Badajoz nommé le 27 mai 1562 (à 30 ans) par Pie IV ; archevêque de Valence à partir du 3 décembre 1568 ; patriarche latin d'Antioche (titre) ; vice-roi et capitaine général de Valence (1602) ; fondateur du séminaire (« Collège de Saint-Jean ») pour former des prêtres selon le concile de Trente ; promoteur de l'expulsion des morisques (décret de 1609) ; béatifié le 18 septembre 1796 par Pie VI ; canonisé le 12 juin 1960 par Jean XXIII ; fête le 6 janvier.

    1 8 12 13 14 19 32 34 36
  2. Wikipédia (FR), « Juan de Ribera » : fr.wikipedia.org. Précisions : né à Séville le 20 mars 1532, mort à Valence le 6 janvier 1611 (78 ans) ; fils illégitime de Pedro Enríquez y Afán de Ribera, duc d'Alcalá, vice-roi de Catalogne et de Naples ; études d'humanités, droit et théologie à Salamanque sous Domingo de Soto et Melchor Cano ; ordonné prêtre en 1557 ; évêque de Badajoz (1562) ; archevêque de Valence (3 décembre 1568) ; patriarche latin d'Antioche (avril 1568) ; vice-roi de Valence (vers 1602) ; onze visites canoniques et sept synodes diocésains ; fondateur du Real Colegio Seminario de Corpus Christi (constitutions rédigées par lui-même) ; l'un des principaux artisans de l'expulsion des morisques publiée le 22 septembre 1609, aux côtés du duc de Lerma ; béatifié le 18 septembre 1796 (Pie VI), canonisé le 12 juin 1960 (Jean XXIII) ; fête le 6 janvier.

    2 7 9 10 11 15 16 20
  3. Wikipedia (EN), « Real Colegio Seminario del Corpus Christi » : en.wikipedia.org. Collège-séminaire fondé en 1583 par l'archevêque Juan de Ribera, construit de 1586 à 1615, calle de la Nau à Valence, face à l'ancienne université (La Nau) ; grand cloître Renaissance enserrant l'église, la chapelle de communion, la bibliothèque, le dortoir et les salles de classe ; Musée du Patriarche conservant des œuvres du Greco (Adoration des bergers), de Francisco Ribalta, de Caravage, un manuscrit autographe de saint Thomas More et l'unique exemplaire conservé de la mappemonde de Petrus Plancius (1592) ; Monument national (1962), Bien d'intérêt culturel (2007).

    3 21 24 26
  4. Mairie de Valence (valencia.es), fiche « El Patriarca — Monument national — Real Colegio de Corpus Christi » : valencia.es. Fondé par le patriarche San Juan de Ribera, archevêque et vice-roi de Valence, pour former des prêtres selon l'esprit de la Contre-Réforme ; dotation en 1583, inauguration solennelle en 1604 avec le roi Philippe III ; ensemble bâti entre 1586 et 1615 ; exemple majeur de l'influence italienne sur l'architecture Renaissance en Espagne ; abrite aujourd'hui le Musée du Patriarche.

    4 22 23
  5. Bibliothèque nationale de France, notice d'autorité « Juan de Ribera (1532-1611 ; saint) » : catalogue.bnf.fr. Établit les dates de vie (1532-1611) et la qualité de saint, archevêque de Valence et patriarche d'Antioche.

    5 33 35 37
  6. Nominis (Conférence des évêques de France), « Saint Jean de Ribera » : nominis.cef.fr. Archevêque de Valence mort en 1611, né à Séville ; vice-roi ; dévotion à l'Eucharistie ; défenseur de la vérité catholique ; instruction du peuple par des « institutions durables » ; lutte contre la présence musulmane et obtention de l'expulsion auprès de Philippe III, sa « bonté naturelle » adoucissant la rigueur royale dans l'exécution ; inscrit au Martyrologe romain ; fête le 6 janvier. Cf. aussi l'hagiographie d'abbaye-saint-benoit.ch.

    6 17 18 30 38
  7. Psaume 116 (115), v. 12-13 (« Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait ? Je prendrai le calice du salut et j'invoquerai le nom du Seigneur »), psaume eucharistique repris dans la liturgie et la dévotion au Saint-Sacrement, au cœur de la spiritualité du Collège du Corpus Christi voulu par saint Jean de Ribera.

    25
  8. Wikipédia (FR), « Expulsion des morisques d'Espagne » : fr.wikipedia.org. L'archevêque de Valence Juan de Ribera réclama à plusieurs reprises l'expulsion, considérant les morisques comme hérétiques, apostats et traîtres, et l'argumenta dans trois mémoires adressés à Philippe III dès 1602 ; décret du 9 avril 1609, publié à Valence le 22 septembre 1609 ; le royaume de Valence fut le plus touché, avec environ 117 000-120 000 morisques expulsés sur un total d'environ 300 000 pour l'Espagne ; Valence perdit près d'un tiers de sa population, près de la moitié de ses villages restant abandonnés en 1638 ; processus d'expulsion étendu jusqu'en 1614.

    27 28 29
  9. Psaume 23 (22), v. 5 (« Tu as préparé une table devant moi… ma coupe déborde »), image classique de la table eucharistique dans la tradition spirituelle catholique.

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