Saint Philippe, diacre (Ier siècle), appelé aussi Philippe l'Évangéliste, est l'un des Sept hommes que la première communauté de Jérusalem choisit pour le service des tables, afin que les Apôtres demeurent « assidus à la prière et au service de la Parole ».[1] Le livre des Actes le montre ensuite prêchant en Samarie, catéchisant et baptisant l'eunuque éthiopien sur la route de Gaza, puis installé à Césarée maritime, où saint Paul et ses compagnons se rendent chez lui avant de monter à Jérusalem.[2][3]
À la différence de Philippe l'Apôtre, l'un des Douze, le diacre Philippe est un ministre ordonné de la première heure : son nom signifie, dans l'Église naissante, la charité concrète du service et l'annonce de l'Évangile aux Samaritains et aux nations, avant même le concile de Jérusalem.[4][5] C'est pourquoi le livre des Actes lui donne le titre rare d'« évangéliste » (Actes 21, 8), l'un des rares emplois de ce mot dans le Nouveau Testament.[6][7]
Le récit le plus célèbre qui le concerne est celui du chariot de l'Éthiopien. Un ange l'envoie vers une route déserte ; un haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, y lit le prophète Isaïe sans le comprendre. « Comprends-tu ce que tu lis ? » demande Philippe. La réponse du lecteur est devenue la leçon de toute catéchèse : « Comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider ? » Philippe monte dans le char, annonce Jésus à partir du texte, et baptise l'eunuque dès qu'une source se présente.[8][9] L'Église d'Éthiopie voit dans cette scène l'un de ses commencements apostoliques.[10]
Selon le Martyrologe romain, il continua d'annoncer la Bonne Nouvelle « jusqu'à Césarée, où il repose, selon la tradition ».[11] Nominis fixe sa mort vers 80 et le fête le 11 octobre.[12] Son nom, associé à celui de saint Étienne dès l'institution des Sept, reste dans l'Église celui du diacre qui évangélise : il sert les pauvres, il porte la Parole, il ouvre la foi aux plus lointains.
En quelques dates
- vers 30-33Institution des Sept diacresJérusalem, Actes 6, 1-6
La communauté des disciples grandit ; les Grecs se plaignent que leurs veuves sont négligées « dans le service quotidien ». Les Douze font choisir sept hommes « estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse », dont Philippe et Étienne ; après la prière, les Apôtres leur imposent les mains.
- après le martyre d'ÉtiennePrédication en SamarieActes 8, 4-8
Philippe, « l'un des Sept », arrive dans une ville de Samarie et « proclamait le Christ ». Les foules s'attachent à ses paroles ; des possédés sont délivrés ; « il y eut dans cette ville une grande joie ». Simon le Magicien est lui-même touché par la prédication.
- même périodeLe baptême de l'eunuque éthiopienActes 8, 26-40
Sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza, Philippe rejoint le char d'un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, lisant Isaïe. Il lui annonce Jésus ; l'eunuque demande le baptême ; « Philippe baptisa l'eunuque ». L'Esprit emporte ensuite Philippe, qui reparaît à Ashdod et évangélise jusqu'à Césarée.
- vers 58Hôte de saint Paul à CésaréeActes 21, 8-9
Paul et ses compagnons « entrèrent dans la maison de Philippe, l'évangélisateur, qui était l'un des Sept ». Il avait quatre filles non mariées, qui prophétisaient. C'est là que le prophète Agabos annonce les liens de Paul à Jérusalem.
- vers 80Mort et sépultureMartyrologe romain, Nominis
Après avoir annoncé la Bonne Nouvelle « jusqu'à Césarée, où il repose, selon la tradition », Philippe meurt vers 80. Sa mémoire est fixée au 11 octobre.
L'un des Sept : le service des tables et la prière
Le chapitre 6 des Actes ouvre sur une tension pastorale de la toute première Église : le nombre des disciples augmente, et les Grecs reprochent aux Hébreux que leurs veuves sont négligées « dans le service quotidien ».[13] L'ajustement qui suit est fondateur pour toute la théologie du diaconat.
Les Douze réunissent les disciples et posent le principe : « Il n'est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. » Ils demandent de choisir sept hommes « estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse », à établir dans cette charge ; eux-mêmes, disent-ils, « resterons assidus à la prière et au service de la Parole ».[14]
L'assemblée choisit Étienne, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, « un converti au judaïsme, originaire d'Antioche ». « On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. » La parole de Dieu devint féconde ; le nombre des disciples se multiplia à Jérusalem, et « un grand nombre de prêtres juifs » embrassèrent la foi.[15]
Deux traits marquent déjà Philippe dans cette page. D'abord, il est désigné avec Étienne en tête de la liste : il partage avec le futur protomartyr la même ordination, le même service, la même proximité des Apôtres.[16][17] Ensuite, l'institution des Sept n'est pas une simple administration : elle est posée pour que la prière et le service de la Parole restent au cœur de la mission, et pour que les plus pauvres, ici les veuves grecques, ne soient pas laissés de côté. Le diaconat de Philippe naît d'une plainte juste et d'une charité organisée.
L'iconographie orientale le montre volontiers en diacre, parfois avec le livre des Évangiles ou le rouleau d'Isaïe, rappelant à la fois son service liturgique et sa catéchèse. L'icône moscovite du XVIe siècle conservée sur Wikimedia Commons en est un témoin ancien.[18]
L'évangélisation de la Samarie
Après le martyre d'saint Étienne et la dispersion qui s'ensuit, les Actes suivent Philippe plus loin que les Douze eux-mêmes. « C'est ainsi que Philippe, l'un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. »[19]
Le succès est décrit avec une précision presque lyrique : « Les foules, d'un même cœur, s'attachaient à ce que disait Philippe », en voyant les signes qu'il accomplissait ; « beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris » ; et « il y eut dans cette ville une grande joie ».[20] Le même récit introduit Simon le Magicien, qui croit à son tour et se fait baptiser, avant de révéler plus tard une compréhension intéressée des dons de l'Esprit (Actes 8, 18-24).
Pour l'histoire de l'Église, cette page est décisive : la Samarie, longtemps tenue à distance du judaïsme de Jérusalem, reçoit l'annonce du Christ par un diacre, non par un apôtre des Douze. La mission dépasse déjà le cadre de la ville sainte ; elle suit les routes de la parole et la liberté de l'Esprit.[21][22]
Le baptême de l'eunuque éthiopien (Actes 8, 26-40)
Le récit du chariot est l'un des plus achevés des Actes. Un ange dit à Philippe : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Il y rencontre un Éthiopien, eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d'Éthiopie, qui revenait de Jérusalem et lisait le prophète Isaïe.[23]
L'Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe entend le lecteur et lui pose la question de toute transmission de la foi : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L'homme répond : « Et comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider ? » Il invite Philippe à monter et à s'asseoir avec lui.[24]
Le passage que l'Éthiopien lisait est le chant du Serviteur souffrant (Isaïe 53). « Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l'Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. »
« Comprends-tu ce que tu lis ? » demanda-t-il. L'homme répondit : « Et comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider ? » Il invita Philippe à monter et à s'asseoir avec lui. (Actes 8, 30-31)[25]
Le dialogue s'achève par la question la plus simple et la plus pressante du sacrement : « Voici de l'eau : qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »[26] « Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et Philippe baptisa l'eunuque. »
Immédiatement après, « l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux ». Philippe se retrouva à Ashdod et « annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu'à son arrivée à Césarée ».[27]
Ce chapitre a nourri toute la tradition catéchétique et missionnaire. Il montre une Écriture qui s'ouvre par une question, un catéchiste qui ne remplace pas le texte mais le met en lumière, un sacrement demandé par celui qui croit, et une joie qui reste avec le nouveau baptisé quand le ministre a déjà disparu.[28][29] La mémoire de l'Église d'Éthiïpe s'y rattache volontiers, comme à l'un de ses commencements.[30]
À Césarée : l'évangéliste et ses quatre filles prophètes
Des années plus tard, le livre des Actes retrouve Philippe dans un rôle de père de famille et d'hôte apostolique. Paul, en route vers Jérusalem, fait étape à Césarée maritime : « nous sommes entrés dans la maison de Philippe, l'évangélisateur, qui était l'un des Sept » (Actes 21, 8).[31]
Deux détails sont précieux pour l'ecclésiologie primitive. D'abord, Philippe reçoit ici le titre d'« évangéliste » : le Nouveau Testament ne l'emploie qu'à quelques reprises (Ephésiens 4, 11 ; 2 Timothée 4, 5), et le livre des Actes le réserve à ce diacre devenu annonciateur itinérant.[32][33] Ensuite, le texte ajoute : « Il avait quatre filles non mariées, qui prophétisaient. »[34]
La mention des filles prophètes de Philippe a longtemps nourri la réflexion sur le don de prophétie dans l'Église naissante, et sur la place des femmes dans la transmission des paroles de l'Esprit. Elle est aussi l'un des fils qui ont parfois embrouillé les mémoires : la tradition a parfois attribué des filles prophétesses à Philippe l'Apôtre plutôt qu'au diacre, ou confondu les deux personnages.[35][36] Le texte des Actes, lui, est sans ambiguïté : c'est bien Philippe l'évangélisateur, l'un des Sept, qui reçoit Paul à Césarée.
C'est aussi dans cette maison de Césarée qu'Agabos, prophète descendu de Judée, prend la ceinture de Paul et annonce ses liens à Jérusalem (Actes 21, 10-12).[37] La maison du diacre Philippe est ainsi un lieu de prophétie, d'hospitalité et de courage : on y accueille les voyageurs, on y discerne la volonté de Dieu, on y accompagne ceux qui vont jusqu'au bout de leur mission.
Ne pas confondre : le diacre et l'Apôtre
Dès l'Antiquité, la proximité des deux Philippe a produit des entrelacements de traditions qu'il faut démêler avec patience.[38][39]
- Philippe l'Apôtre, l'un des Douze, originaire de Bethsaïde, appelé par Jésus (« Suis-moi », Jn 1, 43), fêté en Occident le 3 mai avec saint Jacques le Mineur.
- Philippe le Diacre, dit l'Évangéliste, l'un des Sept d'Actes 6, prédicateur en Samarie, baptiseur de l'eunuque éthiopien, hôte de Paul à Césarée, fêté le 11 octobre.
Les anciens eux-mêmes confondaient parfois les deux : Polycrate d'Éphèse parle d'un Philippe reposant à Hiérapolis « avec deux de ses filles », et d'une autre fille à Éphèse ; Eusèbe et le Dialogue de Caius associent des filles prophétesses à Hiérapolis, tandis que les Actes placent les quatre filles du diacre à Césarée.[40][41] Les historiens discutent encore pour savoir lequel des deux Philippe repose à Hiérapolis, et si les traditions n'ont pas mêlé leurs mémoires.[42]
Pour le lecteur d'aujourd'hui, la distinction suffit à comprendre la fête du 11 octobre : elle honore le diacre, le serviteur des tables devenu évangéliste des nations, non l'apôtre des Douze ni Philippe Néri.
Fête, mémoire et postérité
La mémoire de saint Philippe, diacre est fixée au 11 octobre dans le calendrier qui l'honore à côté de saints comme saint Jean XXIII, lui-même fêté le même jour.[43][44] Nominis le présente ainsi : « Diacre, "Apôtre de la Palestine" (+ 80) », une formule qui marque à la fois sa fonction (diacre) et l'étendue de sa prédication (la Palestine et au-delà, jusqu'à la Samarie et la route de Gaza).[45]
Le Martyrologe romain, pour sa part, le dit « un des Sept choisis par les Apôtres » et rappelle la conversion de l'eunuque : « Il convertit à la foi du Christ l'eunuque, ministre de Candace, reine d'Éthiopie et le baptisa », puis son annonce « jusqu'à Césarée, où il repose, selon la tradition ».[46]
La Catholic Encyclopedia le place parmi les figures qui ont ouvert l'Église aux nations : sa prédication en Samarie et le baptême de l'Éthiopien précèdent les grandes missions pauliniennes et montrent que l'Esprit conduit déjà l'Évangile au-delà des frontières d'Israël.[47] Sa postérité est moins dans une œuvre écrite que dans un type de ministère : le diacre qui sert, qui catéchise, qui baptise, qui accueille les voyageurs, qui laisse la joie à ceux qu'il a conduits au Christ.
Iconographie
L'iconographie de saint Philippe, diacre, est dominée par une scène : le baptême de l'eunuque éthiopien.[48][49] On y voit un diacre en dalmatique, parfois un livre ou le rouleau d'Isaïe, un chariot, un cours d'eau ou une source, et le fonctionnaire de Candace qui demande le baptême. La peinture d'Andrzej Stech (1673, Pelplin) en est un exemple net ; l'icône moscovite du XVIe siècle montre le même saint en ministre de l'Église primitive.[50]
D'autres images le présentent simplement en diacre, avec le livre des Évangiles, ou dans la scène de l'institution des Sept aux côtés de saint Étienne. Contrairement à Philippe l'Apôtre, souvent représenté avec une croix ou avec un enfant, le diacre Philippe porte les signes du service et de la catéchèse : le livre, l'eau du baptême, le char du voyageur.[51]
Pour aller plus loin
- Saint Étienne : le protomartyr, institué diacre avec Philippe dans la même liste des Sept (Actes 6), et premier témoin du sang versé pour le Christ.
- Saint Philippe l'Apôtre : l'un des Douze, à ne pas confondre avec le diacre ; appel direct de Jésus (« Suis-moi », Jn 1, 43), fête du 3 mai.
- Saint Philippe Néri : autre Philippe célèbre de la sainteté, apôtre de la Rome du XVIe siècle, fêté le 26 mai.
- Saint Paul apôtre : l'apôtre des nations, reçu dans la maison de Philippe à Césarée avant de monter à Jérusalem (Actes 21).
- Saint Jean XXIII : pape fêté le 11 octobre comme Philippe le diacre, témoin d'une Église qui sert la Parole et la paix.
- Saint Pierre : prince des Apôtres, à Jérusalem au moment de l'institution des Sept diacres.
Notes et références
Actes des Apôtres 6, 1-7 (AELF, traduction liturgique officielle, aelf.org). Institution des Sept : plainte des Grecs au sujet des veuves négligées « dans le service quotidien » (v. 1) ; principe « Il n'est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables » (v. 2) ; choix de sept hommes « estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse » (v. 3) ; les Apôtres restent « assidus à la prière et au service de la Parole » (v. 4) ; noms : « Étienne, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas » (v. 5) ; « On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains » (v. 6) ; fécondité de la parole et conversion de nombreux prêtres juifs (v. 7).
1 13 14 15 16Actes des Apôtres 8 (AELF). Prédication en Samarie : « C'est ainsi que Philippe, l'un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ » (v. 5) ; attachement des foules (v. 6) ; délivrance des possédés (v. 7) ; « il y eut dans cette ville une grande joie » (v. 8). Eunuque éthiopien : ordre de l'ange vers la route de Gaza (v. 26) ; « Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d'Éthiopie » (v. 27) ; « L'Esprit dit à Philippe : "Approche, et rejoins ce char" » (v. 29) ; « Comprends-tu ce que tu lis ? » (v. 30) ; « Et comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider ? » (v. 31) ; annonce de Jésus à partir d'Isaïe (v. 35) ; « Voici de l'eau : qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » (v. 36) ; « Philippe baptisa l'eunuque » (v. 38) ; l'Esprit emporte Philippe (v. 39) ; annonce jusqu'à Césarée (v. 40).
2 8 19 20 23 24 25 26 27Actes des Apôtres 21, 8-16 (AELF). « Nous sommes entrés dans la maison de Philippe, l'évangélisateur, qui était l'un des Sept » (v. 8) ; « Il avait quatre filles non mariées, qui prophétisaient » (v. 9) ; le prophète Agabos annonce les liens de Paul (v. 10-12) ; Paul répond qu'il est prêt à mourir à Jérusalem (v. 13).
3 6 31 32 34 37« St. Philip the Apostle », The Catholic Encyclopedia, vol. XI, Robert Appleton Company, New York, 1911 (New Advent : newadvent.org/cathen/11799a.htm). La notice, centrée sur l'Apôtre, distingue explicitement les deux Philippe et signale la confusion ancienne : Polycrate d'Éphèse, le Dialogue de Caius et les traditions d'Hiérapolis mêlent parfois les deux figures ; les Actes attribuent les quatre filles prophétesses au diacre et « évangéliste » (21, 8-9). Voir aussi la note sur la mission en Phrygie et les reliques romaines.
4 17 21 29 35 38 40 42 47 51Nominis (Conférence des évêques de France), notice « Saint Philippe », sous-titre « Diacre "Apôtre de la Palestine" (+ 80) » : nominis.cef.fr/contenus/saint/10512/Saint-Philippe.html. Date de fête : 11 octobre. Sources de la notice : Actes 6 et Actes 8 ; Martyrologe romain. La page du jour du 11 octobre y adjoint saint Alexandre Sauli et saint Jean XXIII.
5 12 22 43 45« Philip the Evangelist », Wikipedia (EN) : en.wikipedia.org/wiki/Philip_the_Evangelist. Notice encyclopédique sur le diacre : Sept diacres (Actes 6, 5), Samarie et eunuque (Actes 8), Césarée et les quatre filles (21, 8-9), titre d'« évangéliste », confusion avec Philippe l'Apôtre, tradition de Tralles et/ou Hiérapolis, fête du 11 octobre dans le Martyrologe romain (2004) et plusieurs calendriers. À recouper avec les sources primaires (Actes ; Eusèbe).
7 10 30 33 36 39 41 49Martyrologe romain, commémoraison de saint Philippe, un des Sept choisis par les Apôtres, citée par la notice Nominis (CEF) : « Il convertit à la foi du Christ l'eunuque, ministre de Candace, reine d'Éthiopie et le baptisa » ; après l'Éthiopie, il annonça l'Évangile « jusqu'à Césarée, où il repose, selon la tradition ». Référence : nominis.cef.fr, Saint Philippe.
9 11 28 44 46Iconographie : icône russe de saint Philippe le diacre, milieu du XVIe siècle, Moscou (domaine public) : Wikimedia Commons ; Andrzej Stech, Saint Philippe baptise l'eunuque de la reine Candace (1673), Pelplin (domaine public) : Wikimedia Commons. Motifs constants : diacre en dalmatique, livre ou rouleau d'Isaïe, chariot et eunuque, source ou cours d'eau pour le baptême.
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