Joseph de Cupertino (1603-1663) est l'un des saints les plus surprenants de la Réforme catholique : un franciscain pauvre, « lent », presque illettré, refusé par plusieurs communautés, devenu prêtre presque malgré lui, et resté célèbre pour ses lévitations pendant la prière.[1][2] L'Église ne l'a pourtant pas canonisé pour le merveilleux qui l'entourait, mais pour des vertus très ordinaires poussées à l'héroïsme : humilité, obéissance, pénitence, charité.
Tout, dans sa vie, contredit l'idée que la sainteté serait réservée aux forts, aux savants ou aux puissants. Né dans une étable, surnommé « frère Âne » par lui-même, incapable de retenir une leçon, Joseph fut au contraire choisi pour montrer que Dieu se communique aux petits. Le présent article retrace sa vie, sa spiritualité et sa canonisation ; le dossier proprement dit des phénomènes — témoignages, enquêtes, discernement — est traité à part dans Les lévitations de saint Joseph de Cupertino.
L'enfant de Copertino (1603-1620)
Une naissance dans une étable
Giuseppe Maria Desa naît le 17 juin 1603 à Copertino (aujourd'hui Copertino, dans les Pouilles), petit bourg du royaume de Naples, entre Brindisi et Otrante.[3][4] La pauvreté préside à sa venue au monde. Son père, Felice Desa, charpentier criblé de dettes, meurt avant sa naissance ; pour échapper aux créanciers qui saisissent jusqu'à la maison, sa mère Francesca Panara doit accoucher dans une étable.[5][6] Le futur saint des lévitations naît donc, comme le souligne volontiers la tradition franciscaine, dans le même dénuement que l'Enfant de Bethléem.
L'enfance reste rude. Joseph tombe gravement malade et, selon la tradition locale, guérit au sanctuaire de la Madone des Grâces de Galatone — première trace d'une vie placée sous le regard de la Vierge.[7] Sa mère, femme énergique, peine à corriger un caractère que les biographes décrivent comme « chaud et irascible ».[8]
« Bocca Aperta » : l'enfant distrait
Très tôt, le petit Joseph manifeste des ravissements : à l'école, vers huit ans, il s'absorbe soudain, le regard fixe, la bouche ouverte, sans plus rien entendre. Ses camarades le surnomment « Bocca Aperta ».[9][10] La fiche de l'Exposition Carlo Acutis le décrit sans fard :
« C'était un enfant très lent et distrait, flânant sans destination. Il n'arrivait pas à raconter une histoire jusqu'au bout et s'interrompait souvent au milieu d'une phrase, ne trouvant plus ses mots. Son séjour parmi les livres fut inutile. » — Exposition Carlo Acutis, panneau Saint Joseph de Copertino[11]
Cette « lenteur » n'est pas une légende édifiante destinée à magnifier le contraste : elle est attestée par tous ses biographes anciens. Joseph essaie d'apprendre le métier de cordonnier, sans plus de succès qu'à l'école.[12] Rien, humainement, ne le destine à autre chose qu'une vie obscure.
Les échecs successifs
À dix-sept ans, attiré par ses deux oncles franciscains, Joseph veut entrer chez les Frères mineurs conventuels ; on le refuse à cause de son ignorance.[13][14] En 1620, il est reçu comme novice chez les Capucins de Martina Franca, près de Tarente, mais ses extases incessantes le rendent inapte au travail commun : on le renvoie au bout de huit mois.[15][16]
Le départ religieux de Joseph est donc une succession d'échecs. Ce n'est pas un détail : la sainteté qui suivra ne sera pas celle d'un homme doué que la grâce couronne, mais celle d'un homme rejeté que la grâce relève. Sa mère finit par obtenir qu'il soit admis tout près de Copertino, au couvent franciscain de La Grottella, d'abord comme simple oblat affecté aux tâches les plus humbles.[17]
Le frère franciscain de la Grottella (1620-1628)
Les vertus du frère convers
À la Grottella, Joseph s'occupe de l'écurie et des besognes du couvent. C'est là, dans l'effacement, qu'il révèle ce que les examens n'avaient pas su voir. La fiche Acutis résume le tournant :
« Pendant qu'il se trouvait là, comme "oblat" et comme "frère laïc", il donna preuve de grandes vertus d'humilité, d'obéissance et d'amour de la pénitence. On décida alors qu'il pouvait devenir un membre effectif de l'Ordre et étudier pour devenir prêtre. » — Exposition Carlo Acutis[18]
Ce n'est donc pas l'intelligence qui ouvre à Joseph la porte du sacerdoce, mais la vertu. Les Conventuels admettent à l'état clérical ce frère que tout le monde avait écarté, parce qu'ils discernent en lui une profondeur spirituelle rare.[19]
Une ordination quasi miraculeuse (1627-1628)
L'épisode de son ordination est resté célèbre, et il fonde son patronage des étudiants. Joseph, incapable d'étudier, ne sait presque rien. Pour le diaconat (1627), l'examinateur l'interroge précisément sur l'unique passage de l'Évangile qu'il maîtrise — « Beatus venter qui te portavit » (« Heureux le sein qui t'a porté ») —, et le reçoit.[20][21]
L'année suivante, pour le sacerdoce, il se présente avec un groupe de candidats. L'évêque, ayant interrogé les premiers et les trouvant excellents, juge inutile d'examiner les suivants et les promeut tous en bloc. Joseph se trouve parmi ceux qu'on n'a pas interrogés : il est ordonné prêtre en 1628 sans avoir été questionné.[22][23]
« Voilà pourquoi il est considéré comme le patron des étudiants. » — Exposition Carlo Acutis[24]
La tradition franciscaine n'a jamais lu cet épisode comme un éloge de l'ignorance. Elle y voit un signe : la grâce sacerdotale ne se mérite pas par la performance scolaire, et Dieu peut conduire au prêtre celui que le monde jugeait inapte. Pour Joseph lui-même, ce sera une raison de plus de se tenir tout petit.
| Étape | Date | Lieu | Fait à retenir |
|---|---|---|---|
| Naissance | 17 juin 1603 | Copertino | Naît dans une étable, fils d'un charpentier endetté |
| Renvoi des Capucins | 1620 | Martina Franca | Renvoyé après huit mois à cause de ses extases |
| Entrée à la Grottella | vers 1625 | Copertino | Reçu comme oblat, puis admis à l'état clérical |
| Diaconat | 1627 | Pouilles | Reçu sur l'unique passage qu'il savait |
| Sacerdoce | 1628 | Pouilles | Ordonné prêtre sans avoir été interrogé |
| Premières lévitations | à partir de 1630 | ministère public | Les extases deviennent publiques |
| Mort | 18 septembre 1663 | Osimo | Meurt dans la paix, après une dernière maladie |
« Le saint qui vole » : les extases
Quand tout ce qui touche Dieu le ravit
Une fois prêtre, Joseph entre dans une vie d'extases continuelles. À partir de 1630, ses ravissements deviennent publics et attirent des foules venues de toute l'Italie.[25] Tout ce qui évoque Dieu peut le saisir : le son d'une cloche, une musique sacrée, le nom de Jésus, de la Vierge ou d'un saint, une image pieuse, la pensée de la Passion ou du Ciel.[26][27] Saisi, il devient immobile « comme une statue » ; on peut le piquer d'une épingle ou l'approcher d'une braise sans qu'il sente rien ; seule la voix de son supérieur a le pouvoir de le ramener — détail capital, car il montre que même son extase reste soumise à l'obéissance.[28][29]
C'est dans ces états que se produisent les fameuses lévitations : Joseph s'élève du sol, demeure suspendu, vole parfois vers l'autel ou une image de la Vierge. Le dossier complet de ces phénomènes — la densité des témoignages, l'ambassadeur d'Espagne, le duc de Brunswick, le pape Urbain VIII, l'enquête scientifique moderne et les critères de discernement — fait l'objet d'un article spécifique :
📖 Pour le dossier des phénomènes : voir Les lévitations de saint Joseph de Cupertino, qui examine les témoignages, l'encadrement ecclésial et la manière catholique de lire ces faits sans naïveté ni rationalisme.
L'essentiel, pour comprendre le saint, tient en une phrase : Joseph n'a jamais cherché ni exploité ces dons. Ils l'ont au contraire exposé, humilié et fait surveiller, et c'est précisément dans cette dépossession que son obéissance a brillé.
L'épreuve : l'Inquisition, Rome et l'isolement
Devant le Saint-Office
La célébrité de Joseph lui vaut autant de soupçons que d'admiration. À une époque où le merveilleux peut être attribué à la sorcellerie, ses lévitations le font dénoncer à l'Inquisition.[30] On le déplace, on l'interroge, on l'examine. Les inquisiteurs, malgré leurs enquêtes, ne trouvent rien à lui reprocher : ni imposture, ni hérésie, ni vanité.[31]
Loin d'être un drame qui ternirait sa figure, cette épreuve la grandit. Joseph se soumet sans se défendre, accepte d'être conduit comme un suspect, supporte interrogatoires et transferts « dans un esprit résigné et joyeux, s'abandonnant avec confiance à la divine Providence ».[32]
Devant Urbain VIII et le long exil
Conduit à Rome, Joseph est présenté au pape Urbain VIII ; en sa présence même, il est saisi d'extase et s'élève.[33] Mais l'Église, prudente, ne veut ni spectacle ni attroupements. Pour le protéger autant que pour protéger la vie commune des curieux, on l'éloigne. De 1639 à 1653, Joseph est assigné au Sacro Convento d'Assise, puis, après une nouvelle enquête, transféré dans des maisons reculées — Pietrarubbia, Fossombrone — sous la garde de l'Ordre.[34][35]
Pendant trente-cinq ans, Joseph vit pour ainsi dire caché : confiné dans une cellule munie d'une chapelle privée, souvent interdit de chœur, de réfectoire, de processions et de messe publique, afin que ses extases ne troublent pas la communauté.[36] Quand le pape Alexandre VII le transfère enfin à Osimo en 1657, c'est encore sous de sévères restrictions : défense de confesser, de participer aux processions, de parler à quiconque hormis l'évêque, le vicaire général, ses frères et son médecin.[37]
Tout autre s'en fût plaint ; lui y voit une grâce. Cette réclusion obéissante, plus que les lévitations, est le cœur de sa sainteté : un homme que l'extraordinaire aurait pu enorgueillir se laisse au contraire effacer, déplacer et faire taire, sans jamais revendiquer ses dons.
La spiritualité de saint Joseph de Cupertino
« Frère Âne » : l'humilité jusqu'à la racine
Le trait premier de Joseph est une humilité sans pose. Conscient de ses limites, il s'appelle lui-même « frère Âne » (frate asino).[38][39] L'expression n'est pas une coquetterie : elle traduit une vérité intérieure. Joseph sait qu'il ne possède ni science, ni éloquence, ni habileté, et il en fait le lieu même de sa confiance en Dieu.
Cette humilité n'écrase pas : elle libère. Parce qu'il n'attend rien de lui-même, Joseph attend tout de Dieu, assuré que Dieu sait ce qui est le meilleur et qu'il y pourvoira. Sa devise spirituelle pourrait être que plus on se fait petit, plus Dieu peut agir : c'est exactement la logique évangélique des « petits » à qui le Père révèle ce qu'il cache aux sages (Mt 11, 25).
L'obéissance, qui immole la volonté propre
Au centre de sa vie se trouve l'obéissance, vécue comme une immolation de la volonté propre offerte à Dieu, à l'image du Christ devenu obéissant jusqu'à la mort.
Cette parole éclaire toute sa vie. Ses extases mêmes ne cèdent qu'à la voix du supérieur ; ses transferts, ses silences, ses interdictions, il les reçoit comme des actes d'obéissance offerts. Dans la tradition franciscaine, qui fait de l'obéissance et de la pauvreté le cœur de la suite du Christ, Joseph apparaît comme un témoin radical : il n'oppose jamais ses dons surnaturels à l'autorité de l'Église.
La pénitence : les sept carêmes
Joseph mène une vie de pénitence extrême. Les biographes rapportent qu'il observait chaque année sept carêmes de quarante jours, ne prenant souvent de nourriture solide que deux fois par semaine, et ajoutant à ses aliments des poudres amères pour s'en dégoûter ; il suivit ce régime durant trente-cinq ans.[40][41] Cette austérité n'a rien d'une performance ascétique pour elle-même : elle est l'envers corporel de son désir de Dieu, le moyen de tenir le corps disponible à la prière.
L'amour de la Vierge, « la Mère »
Toute la vie de Joseph est tendue vers la Vierge Marie, qu'il appelle simplement « la Mère ». La tradition rapporte qu'arrivant à Assise et voyant l'image de Notre-Dame, il s'écria :
« Ma Mère, tu m'as suivi ! » — parole que la tradition prête à saint Joseph de Cupertino à son arrivée à Assise[42]
Son attachement à Marie est filial jusqu'à la familiarité. Il ne désire, dit-il, « rien d'autre que de demeurer à la Grottella, près de l'image de la Bienheureuse Vierge » qu'il vénère et aime.[43] Cette tendresse mariale, plus que tout phénomène, structure sa prière : c'est en récitant les litanies de la Vierge qu'il s'éteindra.
La charité envers les pauvres et les malades
Enfin, Joseph est un homme de charité concrète. Sa compassion embrasse « les pauvres, les malades et tous les affligés, qu'il consolait autant qu'il le pouvait ».[44] La fiche Acutis rappelle qu'il fit « beaucoup de miracles, surtout parmi les pauvres », touchant les yeux des aveugles et prenant dans ses bras les enfants malades.[45] Le mystique aux extases n'est jamais coupé du frère qui sert : le Ciel qui le ravit le rend, paradoxalement, plus proche des plus humbles.
La mort à Osimo (1657-1663)
Les dernières années
À Osimo, où il passe ses six dernières années, Joseph vit retiré, malade et soumis. Il continue de célébrer la messe lorsqu'il le peut ; sa dernière messe est, selon la tradition, celle de l'Assomption, le 15 août 1663.[46][47] Puis la maladie l'emporte vers le terme qu'il avait, dit-on, annoncé.
« Cupio dissolvi » : la mort annoncée
Le récit de sa mort est tout entier traversé par le désir du Ciel. Sentant venir sa fin, Joseph reprend l'image de l'âne qui le résume : « l'âne commence à gravir la montagne »[48], façon de dire que le corps épuisé gravit sa dernière pente. Il répète alors souvent la parole de saint Paul désirant être uni au Christ :
« Cupio dissolvi — je désire être délié et être avec le Christ. » — Saint Joseph de Cupertino[49]
La vie traditionnelle rapporte aussi le cri de « Victoire, victoire ! »[50].
Il s'éteint le 18 septembre 1663, en récitant les litanies de la Vierge Marie, à l'âge de soixante ans.[51][52] Son corps repose depuis lors à Osimo, où il est vénéré.
De la béatification à la canonisation
Les vertus héroïques avant le merveilleux
Le procès de Joseph illustre la prudence de l'Église. On n'y canonise pas un homme parce qu'il a volé, mais parce qu'on a vérifié l'héroïcité de ses vertus : foi, humilité, obéissance, pénitence, charité. Les phénomènes extraordinaires sont examinés, mais ils ne suffisent jamais : ils accompagnent la sainteté sans la constituer.
« La sainteté de Joseph apparaît précisément dans son absence de possession du phénomène : il ne l'utilise pas pour dominer, convaincre ou séduire. » — synthèse du dossier Ignispedia sur les lévitations
Béatification (1753) et canonisation (1767)
Le chemin vers les autels est long mais régulier. Joseph est béatifié le 24 février 1753 par le pape Benoît XIV — lui-même grand théoricien du discernement de la sainteté et des miracles —, puis canonisé le 16 juillet 1767 par Clément XIII. Son office liturgique est ensuite étendu à l'Église universelle par Clément XIV.[53][54] Sa fête est fixée au 18 septembre, jour de sa mort.
| Étape canonique | Date | Pape | Portée |
|---|---|---|---|
| Examen par le Saint-Office | 1638-1653[55][56] | Urbain VIII, Innocent X | Aucune charge retenue contre lui |
| Béatification | 24 février 1753 | Benoît XIV | Culte autorisé (bienheureux) |
| Canonisation | 16 juillet 1767 | Clément XIII | Inscription au catalogue des saints |
| Extension de l'office | après 1767 | Clément XIV | Fête étendue à l'Église universelle |
Le patron des étudiants et des aviateurs
Les examens
Le souvenir de son ordination « par grâce » a fait de Joseph le patron des étudiants et des candidats aux examens.[57][58] Le sens de ce patronage n'est pas magique : Joseph ne promet pas la réussite à qui l'invoque sans travailler. Il rappelle aux anxieux, aux lents, à tous ceux qui doutent de leurs capacités, que Dieu accompagne la faiblesse assumée et que la valeur d'une personne ne se réduit pas à ses performances.
Le ciel et l'air
Plus tard, et plus symboliquement, ses lévitations lui ont valu d'être invoqué comme patron des aviateurs et des voyageurs aériens[59], patronage que les notices populaires étendent jusqu'aux astronautes et aux cosmonautes[60][61]. Là encore, la lecture spirituelle dépasse l'image : Joseph est le saint d'une élévation qui ne vient pas de la technique mais de l'abandon à Dieu. Son histoire avertit que toute élévation sans obéissance devient dangereuse, et que la seule ascension qui sauve reste pauvre, cachée et soumise.
Son nom a essaimé jusqu'à la géographie : la ville de Cupertino, en Californie — aujourd'hui célèbre pour de tout autres raisons —, porte le nom du saint depuis les missions franciscaines, et Osimo comme Copertino le gardent pour patron.[62]
Lire Joseph de Cupertino aujourd'hui
Saint Joseph de Cupertino déconcerte parce qu'il ne ressemble à aucun modèle de réussite. Il n'a ni écrit de grands traités, ni fondé d'ordre, ni gouverné de diocèse. Il a été pauvre, « lent », rejeté, surveillé, isolé — et saint. C'est précisément là sa leçon : la sainteté n'est pas un sommet réservé aux forts, mais un chemin offert aux petits qui se laissent conduire.
Ses extases et ses lévitations, si on les lit chrétiennement, ne disent pas « regardez un homme qui vole ». Elles disent : regardez un homme si désapproprié de lui-même que l'extraordinaire ne le rend ni orgueilleux ni maître de son histoire. Le centre de sa vie n'est pas l'air ; c'est l'obéissance, l'humilité et l'amour de la Mère de Dieu. À l'étudiant qui tremble avant un examen comme au croyant qui doute de sa valeur, « frère Âne » murmure encore que Dieu sait ce qui est le meilleur, et qu'il y pourvoira.
Pour aller plus loin
- Les lévitations de saint Joseph de Cupertino — le dossier des phénomènes : témoignages, enquête, discernement catholique.
- Le discernement des phénomènes surnaturels — les critères de l'Église face à l'extraordinaire.
- Qu'est-ce qu'un miracle ? — définition et prudence.
- La Contre-Réforme catholique (1517-1648) — le grand mouvement de régénération de l'Église dont Joseph est un fruit.
- Saint Félix de Cantalice (1515-1587) — autre frère franciscain « petit » et illettré, témoin d'humilité du même siècle.
- Que disent les saints sur l'humilité — florilège où la voix de « frère Âne » trouve naturellement sa place.
- Que disent les saints sur l'obéissance — la vertu d'obéissance, vécue par Joseph comme une immolation de la volonté propre offerte à Dieu.
Notes et références
État de la Cité du Vatican, « 18 septembre : Saint Joseph de Copertino » : religieux franciscain né en 1603, pauvreté et difficultés d'enfance, instruction très limitée, refus successifs par plusieurs communautés, ordination, début des lévitations à partir de 1630, foules venues de toute l'Italie, examen par le Saint-Office, isolement à Assise puis Osimo, mort le 18 septembre 1663, canonisation. Source : vaticanstate.va.
1 10 25 52Catholic Encyclopedia, « St. Joseph of Cupertino », The Catholic Encyclopedia, New York, Robert Appleton Company, 1910 : naissance le 17 juin 1603 à Cupertino (diocèse de Nardò), père charpentier mort endetté avant sa naissance, naissance dans une étable, caractère « chaud et irascible », vision extatique vers huit ans et surnom « Bocca Aperta », refus des Conventuels puis des Capucins (1620), entrée à La Grotella, admission à l'état clérical en 1625, ordination sacerdotale le 28 mars 1628, extases déclenchées par les réalités saintes (cloche, musique, nom de Dieu, image, Passion, Ciel), insensibilité aux piqûres et brûlures, seule la voix du supérieur le ramène, confinement de trente-cinq ans avec chapelle privée, interdiction de chœur, réfectoire, processions et messe publique, sept carêmes de quarante jours, nourriture deux fois par semaine, poudres amères, dénonciation à l'Inquisition, transferts, esprit résigné et joyeux, mort le 18 septembre 1663 à Osimo, béatification par Benoît XIV en 1753, canonisation par Clément XIII le 16 juillet 1767, extension de l'office par Clément XIV. Source : New Advent.
2 3 5 8 9 14 15 19 26 29 32 36 40 53Wikipédia (FR), « Joseph de Cupertino » : fr.wikipedia.org. Notice biographique : Giuseppe Maria Desa, né le 17 juin 1603 à Copertino (royaume de Naples), mort le 18 septembre 1663 à Osimo ; franciscain conventuel ; ordination diaconale en 1627 et sacerdotale en 1628 ; extases et lévitations à partir de 1630 ; examen par l'Inquisition ; séjours à Assise (1639-1653), Pietrarubbia, Fossombrone et Osimo (1657-1663) ; béatifié en 1753 par Benoît XIV, canonisé en 1767 par Clément XIII ; fête le 18 septembre ; patron des étudiants, des aviateurs et des cosmonautes ; corps conservé à Osimo.
4 23 61Aleteia, « The humble St. Joseph of Cupertino was born in a stable » (17 septembre 2024) : aleteia.org. Rappelle la naissance dans une étable à cause des dettes du père et de la saisie de la maison, la pauvreté extrême de la famille et le parallèle avec la naissance du Christ.
6Exposition Carlo Acutis, panneau Saint Joseph de Copertino (« Expo Paradiso 18 — Copertino »), PDF local consulté dans la bibliothèque spirituelle de Benoît (dossier « Apologétique, enquêtes et miracles / Exposition Carlo Acutis ») : résumé biographique en français — naissance à Copertino le 17 juin 1603 dans les Pouilles (royaume de Naples), guérison miraculeuse au sanctuaire de la Madone des Grâces de Galatone, enfant « très lent et distrait » incapable de finir une histoire, échec à l'école et au métier de cordonnier, deux oncles franciscains, refus à dix-sept ans pour ignorance, noviciat chez les Capucins de Martina Franca (1620) puis renvoi après huit mois, entrée à « La Grottella » comme oblat et frère laïc, vertus d'humilité, d'obéissance et de pénitence, diaconat le 20 mars 1627 (interrogé sur le seul passage qu'il savait), sacerdoce le 28 mars 1628 (promu sans avoir été interrogé), d'où le patronage des étudiants, extases déclenchées par tout ce qui touche Dieu, insensibilité aux piqûres et braises, lévitations « soixante-dix fois » pendant la messe ou la prière, miracles surtout parmi les pauvres (aveugles, enfants malades), dernière messe le 15 août 1663, mort le 18 septembre 1663.
7 11 12 13 17 18 20 22 24 27 28 45 46 57(source introuvable : ewtn)
16EWTN / notices franciscaines, « St. Joseph of Cupertino » : ewtn.com. Précisions sur les ordres mineurs et majeurs (ordres mineurs le 3 janvier 1627, sous-diaconat le 27 février 1627, diaconat le 20 mars 1627, sacerdoce en mars 1628 par admission « en bloc »), première lévitation lors d'une procession de saint François le 4 octobre 1630, examen par l'inquisiteur dominicain Vincent-Marie Pellegrini sur ordre d'Innocent X (1653), transfert à Osimo sous Alexandre VII avec interdiction de confesser, de participer aux processions et de parler à quiconque hormis l'évêque, le vicaire général, ses frères et son médecin, dernière lévitation le 15 août 1663 (Assomption), mort le 18 septembre 1663, béatification le 24 février 1753 (Benoît XIV), canonisation le 16 juillet 1767 (Clément XIII), patronages.
21 31 35 37 39 47 56Wikipedia (EN), « Joseph of Cupertino » : en.wikipedia.org. Recoupement des faits : full name Giuseppe Maria Desa ; born posthumously after his father (a carpenter) died, mother Francesca Panara gave birth in a stable ; self-designation « frate asino » (Brother Donkey) ; severe asceticism, eating solid food only twice a week and adding bitter powders for thirty-five years ; levitation widely associated with witchcraft, hence denunciation to the Inquisition and transfers between friaries 1639-1657 ; presented to Pope Urban VIII and levitated in his presence ; transferred to Assisi (1639-1653), then Pietrarubbia and Fossombrone, then Osimo under strict isolation from 1657 ; died 18 September 1663 reciting the Litany of the Virgin ; beatified 24 February 1753 by Benedict XIV, canonized 16 July 1767 by Clement XIII ; patron of students, aviators, air travelers and astronauts ; the city of Cupertino, California, is named for him.
30 33 34 38 41 51 54 60 62Catholic Harbor of Faith and Morals, « St. Joseph of Cupertino, Confessor » : catholicharboroffaithandmorals.com. Vie traditionnelle : devise mariale « Ma Mère, tu m'as suivi ! » devant l'image de la Vierge à Assise ; désir « de ne demeurer qu'à la Grottella, près de l'image de la Bienheureuse Vierge » ; charité envers « les pauvres, les malades et tous les affligés » ; mort prévue (« à Osimo dans la soixante et unième année de son âge ») ; paroles finales « Cupio dissolvi » et « Victoire, victoire ! » ; aspiration « Jésus, Jésus, attire-moi en haut ! Ici-bas je ne puis demeurer ».
42 43 44 50P. Angelo Pastrovicchi, St. Joseph of Copertino (Vie du saint établie d'après les actes des procès, traduite en anglais par le P. Francis S. Laing) : convocation à Naples le 21 octobre 1638 sur lettre du Saint-Office ; à l'approche de la mort, « The ass [meaning his body] begins to ascend the mountain... The ass has arrived half-way up the mountain... The ass has reached the summit » ; répétition fréquente des mots « I desire to be dissolved and to be with Christ » (Ph 1, 23).
48 49 55Catholic Online, « St. Joseph of Cupertino » : catholic.org. Patronages : étudiants, candidats aux examens, aviateurs et voyageurs aériens ; rappel de l'épisode de l'ordination et de l'humilité du saint malgré ses lévitations.
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