Pape saint Agathon (678-681)

Pape de 678 à 681, saint Agathon prépare Constantinople III par sa lettre dogmatique et le synode romain de 125 évêques, où Rome confesse les deux volontés du Christ.

Ignispedia

Pape saint Agathon (Agatho, Agatone) gouverne l'Église de Rome du 27 juin 678 au 10 janvier 681. Le Saint-Siège le présente comme le 79e pape de l'Église catholique, né en Sicile, successeur de Donus et prédécesseur de Léon II.[1]

Son pontificat dure moins de trois ans, mais il appartient aux grands moments doctrinaux du VIIe siècle. Agathon reçoit la lettre impériale envoyée trop tard à Donus, consulte l'Occident, réunit le synode romain de 680, envoie ses légats à Constantinople et fournit au sixième concile œcuménique la confession romaine qui permettra de condamner le monothélisme.[2][3]

Le Liber Pontificalis garde aussi le souvenir d'un pape doux et affable, d'un règlement avec Ravenne, d'une administration romaine attentive, d'une éclipse de lune, d'une mortalité terrible à Rome, et du déroulement concret des premières sessions conciliaires.[4][5][6] Agathon n'est donc pas seulement "le pape d'un concile" : il est le point de convergence entre la Rome byzantine, l'Angleterre missionnaire, Ravenne, la Sicile grecque et la christologie catholique.

« Lorsque nous confessons dans l'unique personne de notre Seigneur Jésus-Christ deux natures, la divine et l'humaine, nous confessons également ses deux volontés naturelles et ses deux opérations naturelles. » — Agathon et le synode romain, lettre reçue à Constantinople III[7]

Pourquoi Agathon compte-t-il ?

Le pape qui donne la parole doctrinale de Rome

La crise monothélite avait commencé comme une tentative politique de pacification. Après Chalcédoine, plusieurs empereurs byzantins voulaient rapprocher les chalcédoniens et les milieux opposés à Chalcédoine. Les formules d'une seule opération, puis d'une seule volonté dans le Christ, semblaient offrir un compromis.[8]

Rome avait refusé ce silence forcé. Martin I avait condamné au Latran de 649 l'Ecthèse (l'édit impérial de 638, rédigé par Serge de Constantinople, qui imposait de ne confesser qu'une seule volonté dans le Christ) et le Typos (l'édit de 648 de Constant II, qui interdisait tout débat sur une ou deux volontés), puis avait payé ce refus par l'exil et la mort. Théodore I, Eugène I, Vitalien, Adéodat II et Donus avaient gardé la ligne sans pouvoir clore le dossier. Agathon arrive au moment où Constantin IV accepte enfin qu'une vraie décision doctrinale soit nécessaire.[9][10]

Ce rôle est immense : Agathon n'assiste pas personnellement au concile, mais sa lettre dogmatique donne au concile son axe romain. Les Pères de Constantinople III recevront la relation du pape et celle du synode de 125 évêques comme conformes à Chalcédoine, au Tome de Léon (la lettre dogmatique adressée en 449 par saint Léon le Grand à Flavien de Constantinople, lue et acclamée à Chalcédoine en 451 comme la règle des deux natures du Christ) et aux Pères.[11]

Une transition immédiate après Donus

L'empereur Constantin IV avait écrit à Donus en 678 pour demander l'envoi de représentants capables de discuter avec Constantinople. Mais Donus meurt avant que la demande n'aboutisse. Agathon hérite donc d'une initiative qui ne vient pas de lui, mais qu'il transforme en procédure ecclésiale complète.[12][13]

Cette continuité est importante pour la série des papes du VIIe siècle. Donus prépare sans le savoir le seuil ; Agathon franchit ce seuil ; Léon II confirmera les actes après la mort d'Agathon. Il ne faut donc pas isoler Agathon de ses voisins : il est la voix décisive d'une fidélité romaine tenue pendant quatre décennies.[14][15]

Un saint reconnu aussi par l'Orient

New Advent note qu'Agathon est honoré dans l'Église latine et dans l'Église grecque, et qu'il fut surnommé thaumaturge en raison des miracles qui lui furent attribués.[16] En Occident, le Martyrologium Romanum inscrit sa mémoire au 10 janvier, jour anniversaire de sa mort ; l'Orient le commémore au 20 février dans ses calendriers.[17] Cette réception orientale n'est pas secondaire. Elle montre que son rôle à Constantinople III appartient à un héritage dogmatique encore commun aux catholiques et aux orthodoxes : un seul Christ, vrai Dieu et vrai homme, en deux natures, avec deux volontés naturelles.

La sainteté d'Agathon n'est donc pas seulement une dévotion biographique. Elle est liée à une confession de foi : préserver dans le Christ la plénitude de l'humanité assumée par le Verbe.

Les sources principales

Tableau des témoins

SourceDateCe qu'elle apportePrudence
Saint-Siègeliste actuelle79e pape, Sicile, 27.VI.678 - 10.I.681Notice très brève
Liber Pontificalistradition romaine, éd. DuchesneOrigine sicilienne, douceur, Ravenne, lettre impériale, légats, sessions conciliaires, mortalité, ordinations, sépultureSource narrative principale, point de vue romain
Denzingerédition française 1996 (Cerf, 38e éd.)Lettre d'Agathon, synode romain, définition des deux volontés, confirmation de Léon IIRéférence doctrinale à citer précisément
Actes de Constantinople III680-681Réception de la lettre d'Agathon, condamnations, définition finale, lettre du concile au papeSource conciliaire majeure
New Advent / Catholic Encyclopedia1907-1908Synthèses sur Agathon, Constantinople III, Wilfrid, réception romaineAncienne, mais riche et catholique
Treccani2010Dates, légats, baisse ou suppression de la taxe de confirmation, mort avant la fin du concileNotice courte
BritannicamoderneWilfrid, Ravenne, concile, taxe impériale, mort pendant la pesteTrès synthétique
EWTNsynthèse conciliaireDe Donus à Agathon, synode romain, ouverture du concile, rôle des légatsSource secondaire utile pour la chronologie

Le Saint-Siège et la chronologie officielle

La fiche officielle du Vatican donne Agathon comme 79e pape, avec début du pontificat le 27 juin 678, fin le 10 janvier 681, et naissance en Sicile.[18] Son titre est donc : Pape saint Agathon (678-681).

Le Liber Pontificalis donne une durée de deux ans, six mois et quatre jours, alors que le comput officiel (27 juin 678 – 10 janvier 681) compte deux ans, six mois et quatorze jours : dix jours d'écart.[19] Platina, dans ses Vies des papes, donne une variante de quinze jours au lieu de quatre.[20] Agathon meurt pendant que le concile se poursuit encore à Constantinople ; il ne recevra donc pas lui-même les actes définitifs. La confirmation romaine reviendra à Léon II.[21][22]

Le Liber Pontificalis : une notice romaine postérieure

La notice romaine, rédigée après les événements dans la continuation du VIIe siècle du Liber Pontificalis (éd. Duchesne, t. I), commence par une formule courte : Agathon est Sicilien, il siège deux ans, six mois et quatre jours, et il est si bienveillant et doux qu'il se montre joyeux et agréable à tous.[23] Ce portrait moral rejoint la tradition hagiographique qui fera de lui un pape de charité.

La même notice donne ensuite le cœur historique : Théodore, archevêque de Ravenne, se présente au Siège apostolique ; Agathon reçoit l'ordre impérial transmis par Épiphane, envoyé des empereurs Constantin, Héraclius et Tibère ; il ne tarde pas à organiser l'envoi de légats à Constantinople pour l'unification des saintes Églises.[24][25]

Le texte nomme les envoyés : les évêques Abundantius de Paternò, Jean de Reggio et Jean de Porto ; les prêtres Théodore et Georges ; le diacre Jean ; le sous-diacre Constantin ; un prêtre ravennate nommé Théodore ; et des moines.[26] Ces noms donnent une valeur concrète au pontificat : Agathon n'envoie pas une idée abstraite, mais une délégation romaine et occidentale identifiable.

Le Denzinger : le centre doctrinal

Le Denzinger français conserve les paragraphes décisifs. Avant le concile, la lettre d'Agathon et du synode romain affirme que le Christ, parce qu'il est Dieu parfait et homme parfait, possède deux volontés naturelles et deux opérations naturelles.[27][28]

La définition conciliaire du 16 septembre 681 reçoit explicitement la relation d'Agathon et celle du synode de 125 évêques. Le concile déclare ces relations conformes à Chalcédoine, au Tome de Léon et aux lettres de Cyrille contre Nestorius.[29][30]

« Nous proclamons de la même manière en lui, selon l'enseignement des saints Pères, deux volontés ou vouloirs naturels et deux activités naturelles, sans division, sans changement, sans partage et sans confusion. » — Constantinople III, définition de foi[31]

Avant le pontificat : un Sicilien au cœur de la Rome grecque

Origine sicilienne

Le Saint-Siège et le Liber Pontificalis s'accordent sur l'origine sicilienne d'Agathon.[32][33] New Advent précise qu'il serait né vers la fin du VIe siècle en Sicile, et rapporte la tradition selon laquelle il aurait été moine bénédictin à Saint-Hermès de Palerme.[34]

La prudence est nécessaire. Les notices anciennes ne donnent pas une biographie complète. Elles ne permettent pas de reconstruire son enfance, sa formation ni toute sa carrière ecclésiastique. Le fait solide est son origine sicilienne, très cohérente avec la Rome du VIIe siècle : une Rome encore byzantine, nourrie de présences grecques, syriennes, siciliennes et orientales.

Un pape âgé ?

New Advent mentionne une tradition selon laquelle Agathon aurait eu plus de cent ans lors de son élection.[35] Cette donnée est célèbre, mais elle ne doit pas porter plus de poids que les sources principales ne lui donnent. L'article peut la signaler comme tradition, non comme certitude chronologique absolue.

Ce qui importe davantage est le type de figure qu'elle suggère : un pape ancien, doux, expérimenté, capable de parler avec une grande clarté au moment décisif. Même si l'âge exact reste discuté, la mémoire ecclésiale a retenu Agathon comme un homme de maturité spirituelle.

Sicile, Rome et Constantinople

La Sicile est alors un espace stratégique de l'Empire. Constant II y avait séjourné et y avait été assassiné à Syracuse en 668 ; les raids musulmans et les tensions impériales touchent directement l'île ; plusieurs papes de ce temps ont des liens siciliens ou grecs.[36][37]

Agathon incarne donc une papauté méditerranéenne. Son origine sicilienne n'est pas un détail exotique : elle le place dans l'entre-deux qui permet à Rome de parler à l'Orient sans cesser d'être Rome.

678 : recevoir l'initiative de Constantin IV

Une lettre destinée à Donus

Le Liber Pontificalis rapporte qu'Agathon reçoit une divalis iussio des empereurs, envoyée au prédécesseur Donus, demandant que Rome envoie prêtres ou représentants à la ville impériale pour l'unification des Églises de Dieu.[38]

Le détail rejoint l'article sur Donus : Constantin IV avait d'abord écrit à Donus, mais la demande arrive après sa mort. Agathon n'invente donc pas le processus ; il l'accepte, l'organise et lui donne une vraie épaisseur occidentale.[39]

Une réponse qui prend le temps de consulter

EWTN résume bien le délai : Agathon accepte la convocation, mais il réunit d'abord Rome et l'Occident pour formuler la pensée des évêques occidentaux. D'autres assemblées se tiennent ailleurs, et ces discussions occupent l'Occident jusqu'en 680.[40]

Ce délai n'est pas de la lenteur bureaucratique. Il manifeste une méthode catholique : Rome répond à l'empereur, mais elle ne réduit pas la foi de l'Occident à une simple opinion personnelle du pape. La lettre d'Agathon est accompagnée d'une lettre synodale souscrite par 125 évêques.[41]

Les légats romains

Le Liber Pontificalis nomme les principaux légats : trois évêques, deux prêtres, un diacre, un sous-diacre, un prêtre ravennate et des moines.[42] EWTN parle finalement de onze représentants arrivant à Constantinople en septembre 680.[43]

La composition est significative. Il y a des évêques italiens, des clercs romains, un élément ravennate, des moines. La délégation porte une Église occidentale concrète, non une simple lettre isolée.

Ravenne revient vers Rome

L'archevêque Théodore se présente

Le Liber Pontificalis note qu'au temps d'Agathon, Théodore, archevêque de Ravenne, se présente lui-même au Siège apostolique après de nombreuses années.[44]

Ce fait poursuit le dossier déjà ouvert sous Vitalien et Donus. Ravenne, siège de l'exarque byzantin, avait obtenu une prétention d'autocephalie sous Constant II. Sous Donus, la source romaine parlait d'un retour de Ravenne à son ancien Siège apostolique ; sous Agathon, l'archevêque ravennate vient concrètement à Rome.[45][46]

Un retour plus juridique que spectaculaire

Il ne faut pas dramatiser le passage comme si toute l'affaire avait été réglée en un jour. Les articles voisins ont déjà montré que la sortie de l'autocephalie ravennate est progressive, avec des tensions entre le récit romain et les traditions ravennates.[47]

Mais Agathon représente bien une étape visible : l'archevêque Théodore se présente à Rome. Dans une Italie encore byzantine, ce geste signifie que la juridiction romaine retrouve un poids que l'appui impérial à Ravenne avait cherché à limiter.

Ravenne dans la délégation conciliaire

La présence d'un prêtre ravennate nommé Théodore parmi les envoyés d'Agathon à Constantinople est notable.[48] Elle manifeste une réconciliation au service du concile. Ravenne n'est plus seulement le siège d'une contestation romaine ; elle devient associée à la confession catholique portée vers l'Orient.

L'appel de saint Wilfrid d'York

Une affaire anglaise portée à Rome

Peu après l'élection d'Agathon, saint Wilfrid, évêque d'York, arrive à Rome pour contester sa déposition et la division de son diocèse par Théodore de Canterbury.[49] L'affaire n'est pas anecdotique. Elle montre que l'Église anglaise, sortie de Whitby et organisée par Théodore de Tarse, reconnaît Rome comme instance d'appel dans une crise épiscopale.

New Advent résume que le pape convoque un synode au Latran pour examiner le dossier et que Wilfrid est rétabli dans son siège.[50] Britannica précise que le jugement reconnaît l'injustice de la privation et ordonne sa restauration.[51]

Un jugement romain, pas une microgestion

Le dossier Wilfrid doit être présenté avec équilibre. Rome ne nie pas nécessairement que le vaste territoire du Nord anglais puisse être divisé ; le problème est la manière dont Wilfrid a été écarté et la question de la régularité canonique.[52]

Agathon apparaît donc comme juge d'appel : il ne gouverne pas l'Angleterre au quotidien, mais il reçoit une cause, réunit un synode, examine les faits et rend un jugement. Dans l'histoire de l'Église anglaise, c'est un moment important de recours au Siège apostolique.

Un écho de la mission romaine en Angleterre

La question Wilfrid prolonge la mission lancée par Grégoire le Grand, organisée par Augustin de Canterbury, puis relancée au VIIe siècle par Vitalien avec Théodore de Tarse et Hadrien.[53][54]

Agathon hérite donc d'une Angleterre devenue assez mûre pour produire ses propres conflits canoniques. Le signe est paradoxalement positif : une Église jeune, lorsqu'elle cherche Rome pour trancher une crise, manifeste qu'elle n'est plus un simple territoire de mission flottant, mais une Église insérée dans la communion catholique.

Le synode romain et la lettre d'Agathon

Une lettre dogmatique, pas un compromis diplomatique

La lettre d'Agathon à Constantin IV ne cherche pas une formule vague. Elle affirme que le Christ est Dieu parfait et homme parfait ; que volonté et opération appartiennent à la nature ; et que, puisqu'il y a deux natures dans l'unique personne du Christ, il faut confesser deux volontés naturelles et deux opérations naturelles.[55][56]

Cette précision répond exactement à la faiblesse du monothélisme. Le problème n'est pas de multiplier les sujets dans le Christ. Le problème est de ne pas mutiler son humanité. Si le Verbe n'assume pas une volonté humaine, il n'assume pas pleinement ce qu'il vient guérir.

« Car si quelqu'un comprenait la volonté comme personnelle, il faudrait aussi, puisqu'on parle de trois personnes dans la sainte Trinité, qu'on parle de trois volontés personnelles. » — Agathon et le synode romain, argument contre la confusion entre personne et nature[57]

Le synode de 125 évêques

Le concile de Constantinople III reçoit aussi la relation synodale envoyée sous Agathon par le synode des 125 évêques : Agathon parle comme pape, mais aussi en mobilisant la confession occidentale, ce qui corrige une image trop solitaire de la papauté.[58]

New Advent souligne que les légats apportent à Constantinople une longue lettre dogmatique du pape et une lettre de même portée issue du synode romain du printemps 680.[59]

Une continuité avec Léon le Grand

La définition finale de Constantinople III place la lettre d'Agathon dans la continuité du Tome de Léon à Chalcédoine.[60] La comparaison est forte : de même que Léon avait donné la formule décisive contre la confusion ou la séparation des natures, Agathon donne la formule décisive contre la suppression de la volonté humaine du Christ.

Constantinople III : Agathon au concile par ses légats

Ouverture et sessions

Le concile s'ouvre le 7 novembre 680 dans la salle du Trullus du palais impérial. New Advent indique qu'environ 100 évêques participent au début, puis 174 à la fin, et que les trois légats pontificaux président l'assemblée.[61]

EWTN précise que les représentants du pape arrivent à Constantinople en septembre 680, que les sessions durent jusqu'au 16 septembre 681, et que la lettre dogmatique d'Agathon est lue et acceptée par les évêques.[62]

La lettre reçue comme confession de Pierre

Les actes publiés par New Advent conservent la lettre du concile à Agathon. Les Pères y saluent le pape comme évêque du premier siège de l'Église universelle et reconnaissent que sa lettre a fourni la confession vraie par laquelle l'hérésie a été chassée.[63]

« Nous reconnaissons que cette lettre a été écrite comme par le Prince des Apôtres ; par elle nous avons chassé la secte hérétique aux nombreuses erreurs. » — Constantinople III, lettre du concile à Agathon[64]

Cette formule doit être lue correctement. Elle ne transforme pas chaque geste pontifical en oracle automatique ; le cas Honorius, condamné dans le même concile, l'interdit. Mais elle manifeste que, dans ce dossier précis, l'Église reçoit la confession romaine d'Agathon comme règle orthodoxe.

Macaire d'Antioche et la résistance monothélite

Le Liber Pontificalis raconte de manière vive les sessions où les livres et dossiers sont examinés. Les adversaires produisent des textes ; les légats demandent l'examen ; les additions falsifiées sont découvertes ; Macaire d'Antioche est confondu et persiste dans son erreur.[65]

Le concile condamne finalement les promoteurs du monothélisme : Théodore de Pharan, Sergius, Cyrus d'Alexandrie, Pyrrhus, Paul, Pierre de Constantinople, Macaire d'Antioche, Étienne son disciple, et aussi Honorius pour ses lettres à Sergius.[66][67]

La définition finale

Le 16 septembre 681, le concile définit que le Christ possède deux volontés naturelles et deux activités naturelles, sans division, sans changement, sans partage et sans confusion. Sa volonté humaine ne résiste pas à sa volonté divine ; elle la suit et s'y soumet.[68]

Cette définition n'est pas un détail technique. Elle protège la vérité de Gethsémani. Lorsque le Christ dit : « non pas ma volonté, mais la tienne », il parle avec une vraie volonté humaine, parfaitement sainte, librement unie au Père.[69]

Point doctrinalErreur viséeRéponse catholique reçue sous Agathon
Personne du ChristDeux sujets séparésUne seule personne divine, le Verbe
NaturesConfusion ou absorptionDeux natures, divine et humaine
VolontésUne seule volonté dans le ChristDeux volontés naturelles
OpérationsUne seule activité théandriqueDeux opérations naturelles
GethsémaniParole seulement apparenteObéissance réelle de la volonté humaine du Christ

Agathon et Honorius : le contraste nécessaire

Le même concile reçoit Agathon et condamne Honorius

Constantinople III est parfois invoqué contre la papauté à cause de la condamnation d'Honorius. Il faut dire le fait sans embarras : le concile rejette les lettres d'Honorius à Sergius et le frappe d'anathème, parce qu'il a favorisé ou confirmé les doctrines impies de Sergius.[70][71]

Mais le même concile reçoit la lettre d'Agathon comme confession orthodoxe. Ce contraste est instructif : le même concile reçoit la confession d'Agathon et anathématise les lettres d'Honorius à Sergius. Il reconnaît une faute grave d'Honorius, et il reçoit en Agathon la formulation doctrinale qui permet de réparer cette faute.

Ce qu'Agathon corrige

Honorius avait cherché la paix par le silence et par une formule insuffisante. Agathon, lui, parle. Il ne se contente pas de dire qu'il ne faut pas se disputer ; il affirme la distinction décisive entre volonté naturelle et personne. Cette distinction ferme la porte au compromis monothélite.[72][73]

La leçon spirituelle est directe : une erreur doctrinale ne guérit pas par l'ambiguïté. Dans certains dossiers, la charité pastorale exige de nommer exactement la vérité.

Léon II confirmera après Agathon

Agathon meurt avant la fin du concile. Son successeur Léon II confirme les décisions, reçoit la définition de foi et confirme aussi la condamnation d'Honorius en insistant sur son défaut d'enseignement apostolique.[74]

La victoire doctrinale porte donc trois noms romains : Agathon prépare et parle ; le concile définit ; Léon II confirme. L'autorité catholique n'est pas un geste isolé, mais une réception ordonnée.

Administration romaine, fiscalité et épreuves

La taxe de confirmation pontificale

Treccani rapporte qu'Agathon obtint, semble-t-il, une réduction du montant que Rome devait verser pour la confirmation d'un nouveau pape.[75] Britannica parle plus fortement d'une abolition de la taxe autrefois exigée lors de la consécration d'un nouveau pape, qui améliora les relations entre Rome et Constantinople.[76]

Le texte latin du Liber Pontificalis appuie la réduction plutôt que l'abolition : la somme habituellement versée pour l'ordination d'un nouveau pape est allégée (relevata est quantitas), tandis que la procédure impériale reste exigée — aucun élu ne doit être ordonné avant que le décret général soit parvenu à la ville impériale.[77] Ce passage ne clôt pas définitivement le dossier entre réduction et abolition. La papauté reste donc prise dans le cadre impérial byzantin, mais les liens se détendent au moment même où la communion doctrinale se reconstruit.

L'arcarius de l'Église romaine

Le Liber Pontificalis note qu'Agathon augmenta les honneurs dus aux divers ordres du clergé et qu'il régla personnellement un dossier d'arcarius, c'est-à-dire de gestion financière de l'Église romaine, avant d'instituer un responsable selon la coutume lorsqu'il fut retenu par la maladie.[78]

Ce détail est sec, mais précieux. Le pape du grand concile n'est pas seulement théologien à distance ; il gouverne aussi les finances, les ordres du clergé, la discipline et la maison romaine.

L'éclipse et la mortalité romaine

La notice romaine mentionne une éclipse de lune le 18 juin 680 (indiction VIII), puis une mortalité très grave à Rome de juin à septembre, telle que les parents avec les enfants, les frères et les sœurs étaient conduits deux par deux vers les sépultures.[79]

Britannica note également qu'Agathon mourut pendant une peste qui ravageait Rome.[80] L'image est forte : pendant que ses légats portent à Constantinople la parole romaine, la ville de Pierre traverse une mortalité terrible. L'Église définit la vérité du Christ au milieu d'une fragilité très concrète.

Mort, sépulture et réception

Mort pendant le concile

Agathon meurt à Rome le 10 janvier 681, avant la conclusion du concile le 16 septembre de la même année.[81][82] Il est enseveli à Saint-Pierre.[83]

Le Liber Pontificalis donne aussi ses ordinations : en une seule ordination, dix prêtres, trois diacres et dix-huit évêques pour divers lieux.[84] Même un pontificat bref continue donc de pourvoir les Églises.

Lettre du concile à Agathon

La lettre du concile à Agathon, envoyée alors qu'il était déjà mort ou allait être remplacé dans la réception romaine, insiste sur son rôle de médecin de l'orthodoxie. Les Pères demandent la confirmation romaine des actes, selon l'ordre traditionnel.[85]

Cette demande passera concrètement par Léon II. Agathon est donc le pape de la parole initiale, non de la réception finale.

Le thaumaturge

New Advent rapporte qu'Agathon fut appelé Thaumaturgus, ou faiseur de miracles, en raison des nombreux miracles qui lui furent attribués.[86] Les récits détaillés de ces miracles ne sont pas attestés par les sources utilisées ici ; il reste que l'Église n'a pas reçu Agathon seulement comme administrateur ou doctrinaire, mais comme saint.

Chronologie

DateÉvénementImportance
27 juin 678Début du pontificat d'AgathonSuccession de Donus
678Réception de la lettre impériale initialement envoyée à DonusLancement de la réponse romaine
679Affaire Wilfrid d'York à RomeExercice de l'appel au Siège apostolique
680Synode romain et lettre des 125 évêquesFormulation occidentale de la foi
Septembre 680Arrivée des légats à ConstantinopleDébut effectif de la participation romaine
7 novembre 680Ouverture de Constantinople IIIVIe concile œcuménique
10 janvier 681Mort d'Agathon à RomeLe pape meurt avant la définition finale
28 mars 681Session XIII : condamnations, dont HonoriusClôture du dossier monothélite personnel
16 septembre 681Définition des deux volontés et deux opérationsVictoire doctrinale reçue par Léon II
682-683Confirmation par Léon IIRéception romaine définitive

Héritage spirituel et doctrinal

La vraie humanité du Christ

L'héritage d'Agathon tient d'abord dans une vérité simple et profonde : Jésus n'a pas sauvé l'homme en faisant semblant d'avoir une volonté humaine. Il a assumé une humanité complète, avec une âme raisonnable, une volonté humaine, une obéissance humaine et une liberté humaine parfaitement unies à la volonté divine.[87][88]

Cette doctrine protège la vie spirituelle. Si l'union à Dieu supprimait la volonté humaine, la sainteté serait une absorption. Constantinople III enseigne l'inverse : plus la volonté humaine est unie à Dieu, plus elle est guérie, libre et pleinement elle-même.

La vérité dite au bon moment

Agathon corrige par sa parole le défaut de silence qui avait marqué Honorius. Il ne crie pas pour diviser ; il parle pour unir dans la vérité. Sa lettre montre qu'une paix ecclésiale durable ne naît pas d'une formule floue, mais d'une confession claire.

« Malheur à moi si je couvre de silence la vérité qu'il m'est ordonné de remettre aux changeurs, c'est-à-dire d'enseigner au peuple chrétien et de l'en imprégner. » — Agathon, lettre à Constantin IV, lue dans les actes de Constantinople III[89]

Le pape de la continuité

Agathon ne tombe pas du ciel. Il reçoit l'héritage de Martin I, Maxime le Confesseur, Théodore I, Eugène I, Vitalien, Adéodat II et Donus. Il transmet ensuite à Léon II une œuvre inachevée, mais doctrinalement lancée.[90][91][92]

Son pontificat montre comment l'Église avance : par des martyrs, des papes prudents, des synodes, des lettres, des légats, des corrections, des confirmations. Agathon est le moment où cette longue fidélité devient définition œcuménique.

Pour aller plus loin

  • Pape Donus — prédécesseur immédiat, destinataire initial de la demande impériale de 678.
  • Concile de Constantinople III (680-681) — définition des deux volontés et deux opérations du Christ.
  • Pape Honorius I — contraste doctrinal majeur dans le même dossier monothélite.
  • Pape saint Martin I — martyr romain de la résistance au Typos impérial.
  • Pape saint Léon II — successeur d'Agathon et confirmateur des actes conciliaires.
  • Pape saint Vitalien — pape de la détente prudente avec Constantinople et du dossier ravennate.
  • La conversion des Anglo-Saxons — contexte de Wilfrid, Théodore de Tarse et l'appel à Rome.

Notes et sources

Notes et références

  1. Saint-Siège, fiche officielle "Agatho" : 79e pape de l'Église catholique, début du pontificat 27.VI.678, fin 10.I.681, naissance en Sicile. URL : https://www.vatican.va/content/vatican/en/holy-father/agatone.html.

    1 18 32 81
  2. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Duchesne, t. I, p. 349 ; réception par Agathon de la divalis iussio envoyée à Donus, demandant l'envoi de représentants à Constantinople pour l'unification des Églises.

    2 12 25 38
  3. Thomas Shahan, "Third Council of Constantinople", The Catholic Encyclopedia, vol. 4, Robert Appleton Company, New York, 1908 ; New Advent : ouverture le 7 novembre 680, salle du Trullus, environ 100 puis 174 évêques, présidence des légats pontificaux, lettres d'Agathon et du synode romain, dix-huit sessions. URL : https://www.newadvent.org/cathen/04310a.htm.

    3 59 61
  4. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Louis Duchesne, Le Liber pontificalis, t. I, Paris, 1886, p. 349-350 ; texte latin via Fontistoriche : Agathon Sicilien, pontificat de deux ans, six mois et quatre jours, douceur et bienveillance. URL : https://fontistoriche.org/papa-agatone/.

    4 19 23 33
  5. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Duchesne, t. I, p. 349 ; Théodore, archevêque de Ravenne, se présente au Siège apostolique après de nombreuses années.

    5 24 44
  6. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Duchesne, t. I, p. 349 ; éclipse de lune le 18 juin, indiction VIII (soit 680), mortalité très grave à Rome de juin à septembre, puis extension aux régions suburbaines.

    6 79
  7. Agathon et le synode romain, lettre doctrinale reçue par Constantinople III, Denzinger, Enchiridion Symbolorum, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §545 : distinction entre volonté naturelle et volonté personnelle ; deux natures du Christ impliquant deux volontés naturelles et deux opérations naturelles.

    7 27 55 57 73
  8. Voir l'article Ignispedia Concile de Constantinople III (680-681), définition des deux volontés et deux opérations du Christ.

    8
  9. Voir l'article Ignispedia Pape saint Martin I (649-655), pape du Latran de 649 et martyr de la résistance au Typos impérial.

    9 90
  10. Voir l'article Ignispedia Pape Donus (676-678), prédécesseur immédiat d'Agathon, destinataire initial de la demande impériale de 678.

    10 14 39 46 47 91
  11. Constantinople III, 18e session, 16 septembre 681, Denzinger, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §553 : réception de la relation d'Agathon et de la relation synodale des 125 évêques, reconnues conformes à Chalcédoine et au Tome de Léon.

    11 29 41 58 60
  12. EWTN, "The General Councils of the Church", section Constantinople III : Constantin IV écrit à Donus ; Agathon accepte, consulte l'Occident, envoie onze représentants ; ouverture le 7 novembre 680 ; dix-huit sessions ; acceptation de la lettre dogmatique d'Agathon ; mort d'Agathon avant la fin du concile. URL : https://www.ewtn.com/catholicism/library/general-councils-of-the-church-10316.

    13 40 43 62
  13. Léon II, lettre Regi regum à Constantin IV, vers août 682, Denzinger, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §§561-563 : confirmation romaine de Constantinople III, assentiment du Siège apostolique, condamnation d'Honorius pour n'avoir pas purifié l'Église apostolique par l'enseignement de la tradition.

    15 22 74 92
  14. Michael Ott, "Pope St. Agatho", The Catholic Encyclopedia, vol. 1, Robert Appleton Company, New York, 1907 ; transcription New Advent : naissance sicilienne, tradition monastique à Saint-Hermès de Palerme, grand âge traditionnel, affaire Wilfrid, Constantinople III, mort et sépulture à Saint-Pierre, mémoire de thaumaturge. URL : https://www.newadvent.org/cathen/01204c.htm.

    16 21 34 35 49 50 82 83 86
  15. Fêtes liturgiques d'Agathon : en Occident, le Martyrologium Romanum (éd. 2004) inscrit au 10 janvier la déposition de saint Agathon à Rome, près de Saint-Pierre (« At Rome, near Saint Peter's, the burial of Saint Agatho, Pope, who preserved the faith intact against the errors of the Monothelites and promoted the unity of the Church through synods ») ; en Orient, les calendriers orthodoxes le commémorent au 20 février (« St. Agatho, pope of Rome »). Voir le calendrier orthodoxe au 20 février, URL : https://orthochristian.com/calendar/20250220.html, et le Ménaion russe au 20 février, URL : https://www.orthodox.net/menaion/february-20.html.

    17
  16. Bartolomeo Platina, Vies des papes, notice "Agatho I" : pontificat de deux ans, six mois et quinze jours, mort pendant une grave pestilence, sépulture à Saint-Pierre le 10 janvier. Traduction anglaise anonyme de 1685 (Rycaut). URL : https://elfinspell.com/ChurchHistory/Platina/LivesOfThePopes-Vol-1/81-Agatho1.html.

    20
  17. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Duchesne, t. I, p. 349 ; liste des envoyés : Abundantius de Paternò, Jean de Reggio, Jean de Porto, Théodore et Georges prêtres, Jean diacre, Constantin sous-diacre, Théodore prêtre ravennate et moines.

    26 42 48
  18. Agathon et le synode romain, Denzinger, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §548 : un seul et même Jésus-Christ en deux natures, sans confusion ni séparation ; deux volontés naturelles et deux opérations parce qu'il est Dieu parfait et homme parfait.

    28 56
  19. Constantinople III, Denzinger, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §§554-555 : confession d'un seul et même Christ, vrai Dieu et vrai homme, en deux natures sans confusion, changement, séparation ni division.

    30
  20. Constantinople III, Denzinger, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §556 : deux volontés ou vouloirs naturels et deux activités naturelles dans le Christ ; sa volonté humaine suit et se soumet à son vouloir divin.

    31 68 87
  21. Voir l'article Ignispedia Pape saint Vitalien (657-672), pour la détente prudente avec Constantinople, Ravenne, Constant II et l'Angleterre de Théodore de Tarse.

    36 45 54
  22. Voir l'article Ignispedia Pape Adéodat II (672-676), pour la transition entre Vitalien, Donus et Agathon.

    37
  23. Encyclopaedia Britannica, "Saint Agatho" : Agathon, pape de 678 à 681, né en Sicile, mort le 10 janvier 681 à Rome ; Wilfrid, Ravenne, Constantinople III, deux volontés du Christ, allégement ou abolition de la taxe impériale, mort pendant une peste. URL : https://www.britannica.com/biography/Saint-Agatho.

    51 76 80
  24. Encyclopaedia Britannica, "Saint Wilfrid" : Wilfrid fait appel à Rome après la division de son diocèse ; Agathon et le synode romain d'octobre 679 ordonnent sa restauration tout en acceptant une division sous condition. URL : https://www.britannica.com/biography/Saint-Wilfrid.

    52
  25. Voir l'article Ignispedia La conversion des Anglo-Saxons, contexte de l'Église anglaise, de Rome, de Canterbury et de York.

    53
  26. Third Council of Constantinople, lettre du concile à Agathon, dans The Seven Ecumenical Councils, trad. Henry R. Percival, Nicene and Post-Nicene Fathers, 2e série, vol. 14, New Advent : le concile s'adresse à Agathon comme évêque du premier siège, reconnaît sa lettre comme écrite "par le Prince des Apôtres" et demande la confirmation. URL : https://www.newadvent.org/fathers/3813.htm.

    63 64 85
  27. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Duchesne, t. I, p. 349-351 ; arrivée des légats, réception par Constantin IV, sessions du Trullus, examen des livres, découverte de falsifications, profession de Georges de Constantinople et chute de Macaire.

    65
  28. Constantinople III, 13e session et dossier des lettres, Denzinger, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §550 : rejet des lettres de Sergius, Cyrus et Honorius comme contraires aux enseignements apostoliques et dommageables pour les âmes.

    66 70
  29. Constantinople III, Denzinger, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §552 : anathème contre Honorius, jadis pape de l'ancienne Rome, pour sa lettre à Sergius.

    67 71
  30. Voir l'article Ignispedia Concile de Constantinople III (680-681), section sur Gethsémani et la volonté humaine du Christ.

    69
  31. Voir l'article Ignispedia Pape Honorius I (625-638), qui traite la correspondance avec Sergius et la condamnation posthume d'Honorius.

    72
  32. Treccani, "Agatone", Dizionario di Storia, 2010 : pape sicilien, successeur de Donus le 27 juin 678, réduction probable de la taxe due par Rome pour la confirmation d'un nouveau pape, envoi de légats au VIe concile œcuménique, mort avant la conclusion du concile. URL : https://www.treccani.it/enciclopedia/agatone_%28Dizionario-di-Storia%29/.

    75
  33. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Louis Duchesne, Le Liber pontificalis, t. I : la somme habituellement versée pour l'ordination d'un nouveau pape est allégée (relevata est quantitas qui solita erat dati pro ordinatione pontificis facienda), mais l'élu ne doit pas être ordonné avant que le décret général soit parvenu à la ville impériale. Texte latin via Fontistoriche. URL : https://fontistoriche.org/papa-agatone/.

    77
  34. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Duchesne, t. I, p. 349 ; augmentation des honneurs des divers ordres du clergé et gestion de l'office d'arcarius de l'Église romaine.

    78
  35. Liber Pontificalis, notice "Agatho", éd. Duchesne, t. I, p. 351 ; en une seule ordination, dix prêtres, trois diacres, dix-huit évêques, sépulture à Saint-Pierre.

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  36. Constantinople III, Denzinger, éd. française 1996 (Cerf, 38e éd.), §557 : deux activités naturelles ; citation du Tome de Léon : chaque nature fait en communion avec l'autre ce qui lui est propre.

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  37. Pape Agathon, lettre à l'empereur Constantin IV, lue à Constantinople III, dans les actes du sixième concile œcuménique ; phrase complète attestée, traduite ici en français d'après l'anglais EWTN / Nicene and Post-Nicene Fathers : "Woe is me, if I cover over with silence the truth which I am bidden to give to the exchangers, i.e., to teach to the Christian people and imbue it therewith." URL : https://www.ewtn.com/catholicism/library/third-council-of-constantinople-11564.

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