Pape saint Hormisdas (mort en 523)

Pape de 514 à 523, saint Hormisdas mit fin au schisme acacien par une profession de foi décisive, réconciliant Constantinople avec Rome en 519.

Ignispedia

Pape saint Hormisdas (Hormisdas, en italien Ormisda) gouverne l'Église de Rome du 20 juillet 514 au 6 août 523. Le Saint-Siège le place comme 52e pape de l'Église catholique, immédiatement après saint Symmaque et avant saint Jean I.[2] Son pontificat est dominé par un fait immense : la fin, en 519, du schisme acacien, rupture ouverte en 484 entre Rome et Constantinople autour de l'Henotikon et de la réception du concile de Chalcédoine.[3][4]

Hormisdas n'est pas seulement le pape d'une formule célèbre. Il est un ancien diacre de Symmaque, formé dans la crise laurentienne[5] : procédures synodales, ambassades, pièges politiques — et une leçon que tout le pontificat confirmera, ne pas confondre charité de paix et ambiguïté doctrinale. Avant d'être ordonné aux ordres majeurs (diaconat, prêtrise, épiscopat, qui engagent au célibat), il avait été marié ; son fils Sylvère (en latin Silverius) deviendra à son tour pape en 536.[6][7]

Son nom est resté attaché au Libellus fidei, appelé couramment Formule d'Hormisdas. Ce texte exige des évêques orientaux revenus à la communion qu'ils confessent Chalcédoine, condamnent Nestorius, Eutychès, Dioscore, Acace et leurs adhérents, et reconnaissent la communion du Siège apostolique comme la communion où demeure la solidité entière de la foi chrétienne.[8]

« La condition première du salut est de garder la règle de la foi juste et de ne s'écarter d'aucune façon des décrets des pères. » — Formule d'Hormisdas, Libellus fidei, 515 ; en latin : « Prima salus est, regulam rectae fidei custodire et a constitutis Patrum nullatenus deviare » (Denzinger-Schönmetzer, n° 363)[9][10]

Pourquoi Hormisdas compte-t-il ?

Le pape qui referme trente-cinq ans de rupture

Le schisme acacien commence en 484, lorsque Félix III condamne le patriarche Acace de Constantinople. Acace avait reçu en communion Pierre Monge d'Alexandrie sur la base de l'Henotikon, une formule impériale qui cherchait à pacifier l'Orient en laissant Chalcédoine dans l'ombre.[11] La rupture se prolonge sous Gélase I, Anastase II et Symmaque ; elle n'est résolue que sous Hormisdas, avec l'empereur Justin I et le patriarche Jean de Cappadoce.

Il faut mesurer l'enjeu. En 519, il ne s'agit pas d'une politesse diplomatique entre deux capitales. Il s'agit de rétablir une communion liturgique rompue depuis trente-cinq ans, et de le faire en nommant les causes réelles de la rupture : les compromis autour de l'Henotikon, l'omission pratique de Chalcédoine, les noms maintenus dans les diptyques, et la prétention impériale à régler la foi par équilibre politique.[12]

Un pape formé par le schisme laurentien

Hormisdas avait été diacre sous Symmaque pendant la crise laurentienne. Treccani le présente comme l'un des fidèles de Symmaque et comme un homme de poids dans l'Église romaine avant son élection.[13] Cette formation compte : il a vu de près comment une crise d'élection, un parti aristocratique, une pression royale et une ambiguïté orientale pouvaient déchirer Rome.

Son premier soin, une fois élu, est de résorber les derniers restes du schisme laurentien.[14] Avant de réconcilier Constantinople, il remet de l'ordre à Rome. La chronologie est spirituellement juste : on ne soigne pas l'unité de l'Orient en laissant sa propre Église locale dans une demi-paix.

La Formule d'Hormisdas dans l'histoire de la primauté romaine

La Formule d'Hormisdas est l'un des textes antiques les plus cités dans l'histoire de la primauté romaine. New Advent rappelle qu'elle fut mentionnée à plusieurs reprises au concile Vatican I.[15] Le Denzinger la place aux numéros 363-365, dans la section consacrée à la profession de foi contre les erreurs christologiques.[16]

Le texte ne définit pas encore la primauté pontificale dans la langue de Vatican I. Mais il donne un témoignage ancien, public et orientalement reçu : le retour à la communion passe par l'accord avec le Siège apostolique, par la condamnation des noms séparés de cette communion, et par la confession que la foi catholique a été gardée sans tache auprès de ce siège.[17]

« La religion catholique a toujours été gardée sans tache auprès du Siège apostolique. » — Formule d'Hormisdas, Libellus fidei, Denzinger 363 ; en latin : « quia in sede apostolica immaculata est semper Catholica conservata religio » (texte cité par la Catholic Encyclopedia)[18][19]

Les sources principales

Saint-Siège, Catholic Encyclopedia et Britannica

La liste officielle du Saint-Siège donne les dates de base : Hormisdas commence son pontificat le 20 juillet 514 et meurt le 6 août 523.[20] Britannica retient les mêmes grandes bornes et résume son rôle en une phrase : il réunit les Églises orientale et occidentale séparées depuis le schisme acacien.[21]

La Catholic Encyclopedia de Johann Peter Kirsch fournit le récit narratif le plus utile : origine à Frosinone, mariage antérieur, fils devenu pape, diaconat sous Symmaque, élection paisible, négociations de 514-517 sous Anastase I, succès de 519 sous Justin I, conflit des moines scythes, question de Fauste de Riez, rôle de Dionysius Exiguus et sépulture à Saint-Pierre.[22]

Treccani et la critique moderne

La notice de Teresa Sardella dans l'Enciclopedia dei Papi est précieuse parce qu'elle nuance le récit du Liber Pontificalis. Elle note par exemple que l'initiative initiale de reprise des discussions avec Rome vient de l'empereur Anastase, alors que le Liber Pontificalis l'attribue au pape.[23] Elle donne aussi un dossier plus précis sur la carrière diaconale d'Hormisdas, son rôle dans le synode de 501 (voir plus bas la divergence de datation 501/502), son lien avec Ennode de Pavie et la question de la possible désignation par Symmaque.[24]

Cette nuance n'affaiblit pas Hormisdas. Elle évite seulement d'écrire une hagiographie simplifiée. Le pape n'a pas tout lancé seul ; il a surtout su répondre à une fenêtre politique et ecclésiale, puis imposer les conditions doctrinales qui transformaient une opportunité diplomatique en véritable réconciliation catholique.

Liber Pontificalis et Denzinger

Le Liber Pontificalis donne une image très favorable d'Hormisdas : paix de l'Église, condamnation d'Acace, accueil des dons venus d'Orient, restauration de l'Afrique catholique, sépulture à Saint-Pierre.[25] Il faut le lire avec prudence, car la notice contient des raccourcis et des erreurs de mise en scène, notamment sur certains détails de l'ambassade de 519.[26]

Le Denzinger donne le texte doctrinal essentiel : la Formule d'Hormisdas y est traduite en français, numérotée (363-365) et intégrée dans la tradition dogmatique catholique.[27]

Origine, famille et carrière avant le pontificat

Frosinone, Justus et Sylvère

Hormisdas naît à Frosinone (Frusino), dans la Campagne romaine (Latium), fils de Justus selon Treccani et le Liber Pontificalis.[28][29] Les notices anciennes ne donnent pas sa date de naissance, qui reste inconnue : Britannica indique « born, Roman Campania — died Aug. 6, 523 » sans année, et Treccani (« Nacque a Frosinone, figlio di Giusto ») n'en donne aucune.[30][31]

Sa vie familiale est inhabituelle pour le lecteur moderne : Hormisdas avait été marié avant de recevoir les ordres majeurs. Son fils Sylvère deviendra pape de 536 à 537, dans un contexte beaucoup plus sombre, marqué par les pressions de Byzance et les troubles gothiques.[32][33] Treccani précise que Sylvère est l'auteur de l'épitaphe paternelle, où il célèbre la guérison du schisme intérieur, la soumission de la Grèce et la restauration africaine.[34]

Diacre sous Symmaque

Hormisdas apparaît comme diacre de l'Église romaine sous Symmaque. Treccani note qu'il ne figure pas au synode du 1er mars 499 parmi les sept diacres présents, ce qui suggère une consécration diaconale postérieure ; en revanche, il est présent au synode romain du 6 novembre 501 selon Treccani.[35] La même session — l'invalidation de l'acte du préfet Basile de 483 — est datée du 6 novembre 502 par la Catholic Encyclopedia, datation suivie dans l'article voisin sur saint Symmaque : les deux datations coexistent dans les sources.[36]

Ce synode examine une scriptura de 483, issue de la transition entre Simplice et Félix III, qui prétendait encadrer l'élection pontificale avec intervention aristocratique. Hormisdas y lit le document soumis à la discussion.[37] Ce détail biographique est important : avant de devenir le pape de la grande réconciliation, Hormisdas est déjà un homme de chancellerie, de procédure, de lecture juridique et de discernement canonique.

Une élection sans trouble

Symmaque meurt le 19 juillet 514. Le lendemain des funérailles de Symmaque — le 20 juillet 514 selon le Saint-Siège et New Advent —, Hormisdas est élu et consacré pape ; quelques sources secondaires donnent le 21 juillet.[38] Le Liber Pontificalis compte toutefois sept jours de vacance du siège après l'inhumation, chiffre repris dans l'article sur saint Symmaque : c'est une clause formulaire que le Liber répète après de nombreuses notices, et Treccani tranche pour le 20 juillet en corrigeant explicitement l'ancienne tradition qui donnait le 27.[39][40][41][42] New Advent souligne qu'aucune division ou agitation n'est signalée lors de son élection.[43] Après le chaos de 498, ce silence est presque un événement.

Cette élection paisible permet au nouveau pape de travailler vite. La paix romaine retrouvée lui donne l'autorité nécessaire pour parler à Constantinople sans paraître fragilisé par un conflit local.

La fin des restes du schisme laurentien

Réconcilier Rome avant Constantinople

Le schisme laurentien, né de la double élection de 498 entre Symmaque et Laurent, n'est pas complètement éteint à la mort de Symmaque. Hormisdas reçoit dans l'Église ceux des partisans de Laurent qui n'avaient pas encore été réconciliés.[44]

Le geste n'a rien de spectaculaire, mais il révèle une ligne pastorale. Hormisdas n'est pas seulement un pape qui impose des signatures. Il est aussi un pape qui réintègre. La même main qui demande aux Orientaux de condamner Acace reçoit les derniers dissidents romains quand ils reviennent.

Le souvenir dans l'épitaphe

L'épitaphe composée par Sylvère résume le pontificat paternel en trois guérisons : le corps romain déchiré par le schisme, la Grèce ramenée à l'obéissance de la foi, et l'Afrique catholique rétablie après la persécution vandale.[45][46]

Trois guérisons, trois dates : Hormisdas soigne d'abord la plaie romaine (514), puis la plaie orientale (519), puis reçoit la bonne nouvelle de la plaie africaine en voie de guérison (523).

Plaie ecclésialeDate cléAction sous HormisdasSens catholique
Schisme laurentien à Rome514Réconciliation des derniers adhérentsUnité locale du Siège romain
Schisme acacien avec Constantinople519Acceptation de la Formule d'HormisdasUnité doctrinale avec Chalcédoine
Église africaine sous les Vandales523Reprise après la mort de ThrasamundRetour des catholiques persécutés

Le schisme acacien avant Hormisdas

L'Henotikon et l'omission de Chalcédoine

L'Henotikon de Zénon, publié en 482, voulait rassembler les milieux chalcédoniens et anti-chalcédoniens de l'Orient. Il confessait Nicée et Constantinople, condamnait Nestorius et Eutychès, mais taisait la définition chalcédonienne des deux natures et ne nommait Chalcédoine que dans une clause d'anathème ambiguë : « qui pense autrement, aujourd'hui ou autrefois, à Chalcédoine ou en tout autre synode, est anathématisé » (Évagre, Histoire ecclésiastique, III, 14).[47][48] Pour Rome, cette omission était impossible : quand une vérité est contestée, la taire revient à l'affaiblir.

Acace de Constantinople, en soutenant ce compromis et en recevant Pierre Monge d'Alexandrie, devient le nom de la rupture. Félix III le condamne en 484 ; la rupture se maintient ensuite sous ses successeurs — Gélase I, Anastase II, dont la lettre conciliante à l'empereur sur les baptêmes conférés et les ordinations faites par Acace figure au Denzinger (356-357), sans réhabilitation du patriarche, puis Symmaque.[49][50]

Anastase I et la pression monophysite

À l'arrivée d'Hormisdas, l'empereur Anastase I maintient encore l'Henotikon. New Advent le décrit comme de plus en plus incliné vers le monophysisme et persécutant les évêques qui refusent de répudier Chalcédoine.[51] Des patriarches chalcédoniens, notamment Macedonius de Constantinople, Elias de Jérusalem et Flavien d'Antioche, sont déposés ou chassés.[52]

La crise n'est donc pas une querelle de protocole entre papes et patriarches. Elle touche la confession même du Christ : vrai Dieu et vrai homme, en deux natures sans confusion ni séparation.

Vitalien : une révolte à motif religieux

Le général Vitalien, en Mésie inférieure, se soulève contre Anastase. Ses revendications ne sont pas uniquement politiques : il demande la reconnaissance de Chalcédoine et le rétablissement de l'unité avec Rome.[53] Sous cette pression, Anastase promet un synode à Héraclée et invite le pape.

Hormisdas se trouve alors devant une situation complexe. L'appel à la paix vient en partie d'un empereur qui temporise, en partie d'un chef militaire qui fait pression sur lui. Le pape doit profiter de la brèche sans devenir l'instrument d'un parti.

Les négociations sous Anastase I (514-517)

Les deux lettres impériales

Anastase écrit à Hormisdas le 28 décembre 514 pour l'inviter au synode d'Héraclée prévu le 1er juillet suivant ; une autre lettre, moins courtoise, datée du 12 janvier 515, demande plus vaguement ses bons offices.[54] La deuxième lettre arrive à Rome avant la première, ce qui rend le dossier encore plus confus.

Hormisdas répond le 4 avril 515 en se réjouissant de la possibilité de paix tout en défendant la mémoire de ses prédécesseurs.[55] Il ne se présente pas comme un négociateur sans héritage. Il vient au nom d'une ligne romaine continue : Félix III, Gélase, Symmaque.

L'ambassade de 515

Hormisdas réunit un synode à Rome et envoie une ambassade à Constantinople : Ennodius de Pavie, Fortunatus de Catina, le prêtre Venantius, le diacre Vitalis et le notaire Hilarius.[56] Il joint des instructions précises et la profession de foi à signer.

Cette méthode est importante. Le pape ne se contente pas d'envoyer des paroles générales sur l'unité. Il envoie des légats, des consignes et un texte. L'unité doit être visible, écrite, signée, liturgiquement vérifiable dans les diptyques.

Les manoeuvres impériales de 516-517

L'ambassade ne produit pas de résultat réel. Anastase temporise, puis tente d'isoler Hormisdas en écrivant au Sénat romain pour pousser les sénateurs contre le pape.[57] New Advent rapporte que le Sénat et le roi Théodoric restent fidèles au pontife.[58]

Une deuxième ambassade romaine, conduite par Ennodius et Peregrinus de Misène, n'aboutit pas davantage. Anastase aurait tenté de corrompre les légats ; ceux-ci cherchent plutôt à diffuser secrètement les lettres pontificales appelant à l'unité avec Rome. L'empereur les fait reconduire hors de la ville et renvoie l'affaire à l'impasse.[59]

En juillet 517, Anastase rompt les négociations par une lettre insolente.[60] La paix n'est pas encore venue. Mais le texte romain circule déjà ; des évêques de Scythie, d'Illyrie, de Dardanie et d'Épire entrent en relation avec Rome et signent la confession d'Hormisdas.[61]

La Formule d'Hormisdas

Un texte bref et décisif

Le Libellus fidei envoyé le 11 août 515 donne la colonne vertébrale doctrinale de la réconciliation.[62] Il commence par la règle de foi, cite Mt 16,18, affirme la conservation sans tache de la foi au Siège apostolique, puis demande la condamnation des grands noms associés aux erreurs christologiques : Nestorius, Eutychès, Dioscore, Timothée Élure, Pierre d'Alexandrie — Pierre Monge, à ne pas confondre avec saint Pierre d'Alexandrie le martyr —, Acace et Pierre d'Antioche — Pierre le Foulon.[63][64]

Le texte a deux fonctions. Il réaffirme d'abord la foi christologique de Chalcédoine. Il rétablit ensuite une communion ecclésiale lisible : ceux qui ne sont pas en accord avec le Siège apostolique ne seront plus lus dans les saints mystères.[65]

Chalcédoine et le Siège apostolique

La formule n'oppose pas Chalcédoine à Rome. Elle dit, mot pour mot, que la parole de Mt 16,18 « est prouvée par les faits ; car la religion catholique a toujours été gardée sans tache auprès du Siège apostolique », et le signataire y déclare suivre « le saint synode de Chalcédoine ».[66] Y lire une fonction de confirmation du Siège de Pierre dans la foi — une primauté au service de la confession du Christ, non un prestige administratif — est la lecture de l'article, non une phrase de la Formule.

« Suivant en toutes choses le Siège apostolique et prêchant tout ce qu'il a décrété, j'espère mériter d'être en l'unique communion avec vous que prêche le Siège apostolique. » — Formule d'Hormisdas, Denzinger 365[67]

Cette phrase explique pourquoi la formule est si forte pour l'apologétique catholique. L'évêque oriental qui la signe ne déclare pas seulement tenir Chalcédoine : il déclare aussi revenir à la communion que prêche le Siège apostolique.

Les diptyques : la communion rendue visible

La formule promet que les noms de ceux qui sont séparés de la communion de l'Église catholique, c'est-à-dire qui ne sont pas en accord avec le Siège apostolique, ne seront pas lus pendant les saints mystères.[68]

Pour un lecteur moderne, cela peut sembler une affaire de listes. Pour l'Église antique, c'est décisif. Les diptyques étaient le langage liturgique de la communion : nommer quelqu'un à l'autel, c'était dire qu'il était en communion. La fin du schisme exige donc une correction publique de la prière.

Élément de la FormuleContenuEnjeu
Règle de foiGarder les décrets des PèresRefuser une paix sans doctrine
Mt 16,18Pierre comme fondement visibleEnraciner Rome dans l'Évangile
Siège apostoliqueFoi gardée sans tacheTémoignage antique de primauté
AnathèmesNestorius, Eutychès, Dioscore, AcaceNommer les causes de rupture
DiptyquesNe plus lire les noms séparésRendre la communion liturgiquement vraie

La réconciliation de 519

Anastase meurt, Justin I ouvre la porte

Anastase meurt le 9 juillet 518. Son successeur Justin I est orthodoxe, favorable à Chalcédoine.[69] Le patriarche Timothée, hostile à Rome, est mort peu auparavant ; le peuple de Constantinople veut que le nouveau patriarche Jean condamne l'hérésie monophysite, reconnaisse Chalcédoine et rétablisse l'unité avec Rome.[70]

Un synode constantinopolitain appuie cette orientation. L'empereur, Justinien et le patriarche demandent alors au pape de venir ou d'envoyer des légats pour rétablir l'unité.[71]

Les légats romains à Constantinople

Hormisdas envoie une nouvelle ambassade : les évêques Germanus et Jean, le prêtre Blandus, les diacres Félix et Dioscore, et le notaire Pierre.[72] Les instructions et la confession de foi sont les mêmes que celles de 515. Le changement ne vient donc pas de Rome, mais de Constantinople : cette fois, les conditions romaines sont reçues.

Le Liber Pontificalis met en scène une réception triomphale des légats par des moines orthodoxes, des dignitaires et les autorités impériales.[73] Ses détails doivent être lus avec les corrections de Loomis et Duchesne, mais l'essentiel est clair : la mission romaine arrive dans une ville où le rapport de force doctrinal a changé.[74]

Le 28 mars 519, Jeudi saint

Le 28 mars 519, Jeudi saint, dans la cathédrale de Constantinople, la réconciliation est ratifiée solennellement. New Advent rapporte que les demandes du pape sont concédées : les noms d'Acace, de Zénon et d'Anastase sont retirés des diptyques, et le patriarche Jean accepte la formule d'Hormisdas.[75]

Le Liber Pontificalis résume l'événement dans une phrase presque liturgique : l'harmonie s'étend de l'Orient à l'Occident et la paix de l'Église prévaut.[76]

« Il y eut harmonie de l'Orient jusqu'à l'Occident, et la paix de l'Église prévalut. » — Liber Pontificalis, notice d'Hormisdas[77]

Une victoire de la clarté, pas de l'humiliation

Il serait faux de lire 519 comme une humiliation de l'Orient par l'Occident. La paix est demandée par Constantinople, soutenue par l'empereur orthodoxe, portée par des moines et des évêques orientaux qui veulent Chalcédoine.[78] Mais il serait tout aussi faux de la présenter comme un compromis vague. Rome ne baisse pas ses exigences : la formule est signée, les diptyques sont corrigés, Acace est condamné.

La vraie paix catholique n'est ni domination politique ni flou diplomatique. Elle est communion dans une foi nommée.

Après 519 : questions doctrinales et discipline

Les moines scythes et la formule théopaschite

Peu après la réconciliation, une nouvelle controverse surgit autour de la formule : "Un de la Trinité a été crucifié." Des moines scythes, avec Jean Maxence, veulent faire insérer cette formule comme dogme explicite.[79] La formule peut être comprise de manière orthodoxe : c'est bien le Verbe, personne divine, qui a souffert dans la chair assumée. Mais elle peut aussi être mal interprétée si elle semble transférer la souffrance à l'essence divine elle-même.

Hormisdas tranche le 26 mars 521 par sa lettre Inter ea quae à l'empereur Justin (Denzinger 367-369 ; Collectio Avellana 236-237). Selon la notice Treccani, « la formula dei monaci andava rigettata per incompatibilità del teopaschismo con le definizioni di Calcedonia » — la formule des moines devait être rejetée pour incompatibilité du théopaschisme avec les définitions de Chalcédoine.[80][81] New Advent (Kirsch) lit la même décision autrement : la formule ne serait pas fausse en elle-même, seulement dangereuse par une interprétation possible, Chalcédoine n'ayant pas besoin d'addition.[82] Les deux lectures coexistent — rejet d'un ajout jugé incompatible, ou refus prudent d'une précision inopportune — et l'article ne tranche pas entre elles.

Dans les deux cas, le geste est le même : après avoir exigé une formule claire pour sortir du schisme, Hormisdas refuse d'en ajouter une nouvelle en 521.

L'objection reste alors ouverte : comment un pape a-t-il pu écarter une formule qu'un concile définira ? Elle se referme en deux temps. D'abord, Hormisdas n'écarte qu'un ajout, non la doctrine : sa propre lettre à Justin confesse déjà le Fils de Dieu souffrant sur la croix (Denzinger 369, paraphrase).[83] Ensuite, la formule fut reçue puis définie : Jean II, par sa lettre Olim quidem aux sénateurs de Constantinople (mars 534, Denzinger 401-402 : « Que le Christ est vraiment un de la sainte Trinité… », « Dieu a souffert dans la chair »), puis le IIe concile de Constantinople, canon 10 (2 juin 553, Denzinger 432 : « celui qui a été crucifié dans la chair, notre Seigneur Jésus Christ, est vrai Dieu, Seigneur de la gloire et l'un de la sainte Trinité »).[84]

Fauste de Riez et la doctrine de la grâce

L'évêque africain Possessor interroge Hormisdas sur l'attitude à tenir envers Fauste de Riez, dont certains écrits étaient soupçonnés de tendances semipélagiennes — le courant selon lequel le premier pas vers Dieu viendrait de l'homme seul, la grâce ne faisant que suivre.[85] La réponse du pape est ferme : Kirsch relève qu'il « réprimande sévèrement l'esprit querelleur de ces moines » (« severely rebuked the quarrelsome spirit of these monks ») ; sans interdire la lecture de Fauste, il tranche que ce qui s'accorde avec la foi droite est admis et que ce qui s'en écarte est aboli.[86][87]

« Qu'il s'agisse d'une interprétation, d'une prédication ou d'une parole composée pour l'édification du peuple : si elle s'accorde avec la foi droite et la saine doctrine, elle est admise ; si elle s'en écarte, elle est abolie. » — Hormisdas, lettre Sicut rationi à Possessor, 13 août 520 ; en latin : « sive interpretatio seu praedicatio seu verbum pro populi aedificatione compositum, si cum fide recta et doctrina sana concordat, admittitur, si discordat, aboletur » (Collectio Avellana 231)[88]

Le Denzinger conserve aussi, sous Hormisdas, des passages sur les autorités en matière de grâce, notamment l'appui sur les écrits de saint Augustin.[89] Ici encore, le pontificat ne se réduit pas à Constantinople : il touche aussi le discernement latin sur la grâce, Augustin et les controverses post-pélagiennes.

Dionysius Exiguus et les canons grecs

Hormisdas fait préparer par Dionysius Exiguus une traduction latine des canons de l'Église grecque.[90] Le détail est discret, mais il est symbolique : au lendemain de la réconciliation, l'Église latine a besoin de mieux connaître le droit conciliaire grec.

Dionysius Exiguus deviendra célèbre pour d'autres travaux chronologiques et canoniques. Sous Hormisdas, il apparaît déjà comme un passeur entre Orient et Occident, non par relativisme doctrinal, mais par mise en ordre des sources.

Afrique, Gaule, Espagne et administration romaine

La fin de la persécution vandale en Afrique

Vers la fin du pontificat, Hormisdas apprend la mort de Thrasamund, roi vandale d'Afrique du Nord, en mai 523. New Advent rapporte que la persécution sévère contre les catholiques cesse alors.[91] Le Liber Pontificalis présente l'événement comme la restauration de l'épiscopat africain après une longue période de domination hérétique.[92]

Cette donnée résonne avec toute la série des papes de l'Antiquité tardive. Depuis les Vandales, l'Afrique catholique, terre de Cyprien, d'Augustin et de tant d'évêques, est blessée. Hormisdas reçoit donc, à la fin de sa vie, la nouvelle d'une libération occidentale pendant qu'il a déjà rétabli la communion orientale.

Lettres à l'Espagne et à la Gaule

Hormisdas écrit aussi à plusieurs évêques d'Espagne et de Gaule sur des questions d'administration ecclésiastique.[93] Ces lettres appartiennent au gouvernement ordinaire du Siège romain : discipline, rapports entre évêques, réception des textes, correction des abus.

La grandeur d'un pontificat ne se mesure pas seulement à son événement principal. Hormisdas est célèbre pour 519, mais il gouverne aussi, pendant neuf ans, une Église latine dispersée, dont les provinces cherchent des décisions romaines dans des dossiers concrets.

Théodoric, Justin et les dons à Saint-Pierre

Les relations d'Hormisdas avec Théodoric restent amicales selon New Advent.[94] Le Liber Pontificalis mentionne des dons précieux faits à Saint-Pierre par Théodoric et par Justin, ainsi que des objets liturgiques venus d'Orient.[95]

Ces dons ont une signification politique et liturgique. Après la rupture, l'Orient ne revient pas seulement par une signature ; il envoie aussi des signes matériels de communion au tombeau de Pierre.

Mort et héritage

Le 6 août 523

Hormisdas meurt à Rome le 6 août 523 et est enterré à Saint-Pierre.[96][97] Treccani note que son nom, absent chez Bède, est ajouté dans le martyrologe d'Adon puis dans le Martyrologe romain au 6 août.[98]

Son successeur Jean I reçoit immédiatement un pontificat difficile. La paix orientale de 519 ne supprime pas les tensions politiques entre Théodoric, arien, et l'empereur Justin, orthodoxe : une victoire doctrinale y ouvre une nouvelle crise politique.

Ce que la Formule a laissé

La Formule d'Hormisdas a laissé trois héritages. D'abord, elle fixe la réception de Chalcédoine contre les compromis monophysites. Ensuite, elle donne un témoignage antique sur la place du Siège apostolique dans la conservation de la foi. Enfin, elle rappelle que la communion ecclésiale n'est pas un sentiment vague : elle passe par des noms, des signatures, des anathèmes, des diptyques et une liturgie réconciliée.

Cette densité explique pourquoi le texte est encore cité dans les débats catholiques sur la primauté romaine. Mais il faut l'utiliser avec rigueur : ce n'est pas Vatican I en 519 ; c'est une profession de foi de sortie de schisme, au vocabulaire antique, dans un contexte christologique précis.

Ce qu'il faut retenir

PointDegré de certitudeSource principale
Hormisdas est le 52e pape, de 514 à 523Très sûrSaint-Siège, Britannica
Il vient de Frosinone et est fils de JustusSolideTreccani, Liber Pontificalis
Il avait été marié et son fils Sylvère devint papeSolideCatholic Encyclopedia, Treccani
Il fut diacre sous SymmaqueTrès solideCatholic Encyclopedia, Treccani
Il réconcilia les derniers laurentiensSolideCatholic Encyclopedia
La Formule d'Hormisdas fut envoyée en 515Très solideDenzinger, Treccani
La réconciliation de Constantinople eut lieu le 28 mars 519Très solideCatholic Encyclopedia
Hormisdas ajouta à Chalcédoine un nouveau dogme théopaschiteNonEn 521, il écarta l'ajout de la formule (Treccani : rejet pour incompatibilité avec Chalcédoine ; Kirsch : formule non fausse mais dangereuse)
Il mourut et fut enterré à Saint-Pierre le 6 août 523Très sûrSaint-Siège, Liber Pontificalis, Treccani

Synthèse

Saint Hormisdas est le pape de la paix retrouvée, mais d'une paix durement clarifiée. Il ne réconcilie pas Constantinople par souplesse vague ; il réconcilie par une profession de foi, par la condamnation des ambiguïtés acaciennes, par la correction des diptyques et par la reconnaissance du rôle du Siège apostolique. Sa grandeur est d'avoir compris que trente-cinq ans de rupture ne se guérissent pas par une formule faible.

Il demeure aussi un pape de prudence. Face aux moines scythes, il refuse en 521 d'ajouter à Chalcédoine leur formule — rejet motivé par l'incompatibilité avec Chalcédoine selon Treccani, par le danger d'une interprétation fausse selon Kirsch —, tandis que la doctrine elle-même sera reçue par Jean II puis définie par Constantinople II. Face à Fauste de Riez, il demande de garder le bien et de rejeter l'erreur. Face aux restes laurentiens, il réintègre. Cette unité de fermeté et de mesure fait de lui une figure très catholique : la vérité n'est pas brutalité, la paix n'est pas flou.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Johann Peter Kirsch, "Pope St. Hormisdas", The Catholic Encyclopedia, vol. 7, Robert Appleton Company, New York, 1910 ; transcription New Advent : origine à Frosinone, mariage antérieur, fils Silverius, diacre sous Symmaque, élection du 20 juillet 514, derniers laurentiens, négociations avec Anastase, ambassades de 515-517, Formule d'Hormisdas, réconciliation de 519, moines scythes, Possessor, Dionysius Exiguus, lettres en Espagne et Gaule, mort et sépulture à Saint-Pierre. URL : https://www.newadvent.org/cathen/07470a.htm.

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  2. Saint-Siège, liste officielle des pontifes, entrée n°52 : Hormisdas, début du pontificat 20.VII.514, fin 6.VIII.523. URL : https://www.vatican.va/content/vatican/en/holy-father.html.

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  3. Encyclopaedia Britannica, "Saint Hormisdas" : pape de 514 à 523, mort à Rome le 6 août 523, fête le 6 août, réconciliation des Églises orientale et occidentale séparées depuis le schisme acacien, origine à Frosinone, mariage antérieur, fils devenu pape Silverius. URL : https://www.britannica.com/biography/Saint-Hormisdas.

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  4. Teresa Sardella, "ORMISDA, santo", Enciclopedia dei Papi, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, 2000 (passages vérifiés mot à mot le 4 octobre 2026) : naissance à Frosinone (« Nacque a Frosinone, figlio di Giusto »), mariage antérieur, fils Silverius auteur de l'épitaphe paternelle (v. 11 : « […] haec ego Silverius […] notavi » ; v. 5 : « sanasti patriae laceratum scismate corpus […] » ; v. 7 : « imperio devicta pio tibi Graecia cessit […] »), diacre au concile romain du 6 novembre 501, amitié d'Ennode de Pavie (« amico di O., come già lo era stato di Simmaco »), désignation par Symmaque incertaine (« non si può dire con certezza »), initiative impériale d'Anastase (« La prima mossa partì dall'imperatore Anastasio (il Liber la attribuisce al papa...) »), nom absent chez Bède puis ajouté chez Adon et au Martyrologe romain au 6 août (« Assente in Beda, il suo nome è aggiunto nel Martyrologium di Adone e nel Martyrologium Romanum al 6 agosto »). URL : https://www.treccani.it/enciclopedia/santo-ormisda_%28Enciclopedia-dei-Papi%29/.

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  5. Denzinger-Schönmetzer/Hünermann, n° 363-365 : Hormisdas, Libellus fidei (première version remise aux légats pour Constantinople le 11 août 515, cf. Collectio Avellana 115-116 ; texte repris dans le Denzinger d'après la lettre aux évêques d'Espagne du 2 avril 517) ; règle de foi, Mt 16,18, foi gardée sans tache au Siège apostolique, anathèmes contre Nestorius, Eutychès, Dioscore, Timothée Élure, Pierre d'Alexandrie, Acace et Pierre d'Antioche, communion avec le Siège apostolique et promesse de ne plus lire les noms séparés dans les saints mystères. Édition de référence : H. Denzinger – A. Schönmetzer (éd.), Enchiridion symbolorum, 32e éd., Fribourg-en-Brisgau, Herder, 1963 (traduction française suivant cette numérotation).

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  6. Encyclopaedia Britannica, "Acacian Schism" : schisme de 484 à 519, rôle de l'Henotikon, omission de la distinction chalcédonienne des natures du Christ, condamnation d'Acace par Félix III et résolution sous Hormisdas en 519. URL : https://www.britannica.com/event/Acacian-Schism.

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  7. Liber Pontificalis, notice LIV « Hormisdas (514-523) », dans Louise Ropes Loomis trad., The Book of the Popes (Liber Pontificalis), Columbia University Press, New York, 1916, p. 124-131 : origine campanienne, ambassades à Constantinople, code de pénitence, condamnation d'Acace, paix de l'Orient et de l'Occident, Manichéens, restauration africaine, dons à Saint-Pierre, sépulture à Saint-Pierre le 6 août 523. Original anglais de la phrase citée (p. 129) : « there was harmony from the East unto the West and the peace of the church prevailed ». PDF public domain : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/23/The_book_of_the_popes_%28Liber_pontificalis%29_I-_%28IA_cu31924006163897%29.pdf.

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  8. Louise Ropes Loomis, notes à la notice d'Hormisdas dans The Book of the Popes, p. 128-131 : corrections sur la réception des légats à Constantinople, rapport du diacre Dioscore, lien avec les Regesta de Jaffé, mort de Thrasamund en mai 523 et attribution de l'épitaphe d'Hormisdas à son fils Silverius.

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  9. J. P. Kirsch, « Pope St. Symmachus (498-514) », The Catholic Encyclopedia, vol. 14, Robert Appleton Company, New York, 1912 ; transcription New Advent, passage « fifth session under the presidency of Symmachus on 6 November, 502 » : l'édit du préfet Basile (483) sur l'administration des biens de l'Église y est déclaré invalide. URL : https://www.newadvent.org/cathen/14377a.htm.

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  10. Variante 21 juillet 514 dans des sources secondaires : catholic.net, « St. Hormisdas » (« he succeeded St. Symmachus on July 21, 514 », URL : https://catholic.net/op/articles/2264/cat/1205/st-hormisdas.html) ; St Mary's Press, calendrier liturgique (« became pope on July 21, 514 », URL : https://www.smp.org/resourcecenter/calendar/day/2012/8/6/). Le Saint-Siège (entrée n°52 : 20.VII.514), Treccani (« il 20 (e non il 27…) luglio 514 ») et Kirsch (lendemain des funérailles, 20 juillet) retiennent le 20 juillet.

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  11. Liber Pontificalis, notice de Symmaque, éd. Loomis, 1916, p. 123 : inhumation le 19 juillet — « And the bishopric was empty 7 days ».

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  12. Adrian Fortescue, « Henoticon », The Catholic Encyclopedia, vol. 7, Robert Appleton Company, New York, 1910 ; transcription New Advent : texte de l'Henotikon d'après Évagre, Histoire ecclésiastique, III, 14 — « Who thinks otherwise, either now or formerly, either at Chalcedon or at any other synod, is anathematized » ; l'article note que le texte « évite la formule catholique standard (un Christ en deux natures) » et ne fait qu'une allusion vague à Chalcédoine ; Pierre Monge à Alexandrie et Pierre le Foulon (Gnapheus) à Antioche en sont les destinataires orientaux. URL : https://www.newadvent.org/cathen/07218b.htm.

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  13. Denzinger-Schönmetzer/Hünermann, n° 356-357 : Anastase II, lettre à l'empereur Anastase sur les baptêmes conférés et les ordinations faites par Acace, qui restent valides sans que le patriarche soit réhabilité. Même édition de référence que [^denzinger-hormisdas].

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  14. T. Sardella, notice « ORMISDA, santo » citée : « O. comunicò all'imperatore la sua decisione: la formula dei monaci andava rigettata per incompatibilità del teopaschismo con le definizioni di Calcedonia (26 marzo 521, Collectio Avellana 236, 237) » — il communiqua à l'empereur sa décision : la formule des moines devait être rejetée pour incompatibilité du théopaschisme avec les définitions de Chalcédoine. URL : https://www.treccani.it/enciclopedia/santo-ormisda_%28Enciclopedia-dei-Papi%29/.

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  15. Denzinger-Schönmetzer/Hünermann, n° 366 : Hormisdas, lettre Sicut rationi à l'évêque africain Possessor, 13 août 520, sur les autorités en matière de doctrine de la grâce (écrits de saint Augustin) ; n° 367-369 : lettre Inter ea quae à l'empereur Justin, 26 mars 521, avec la confession trinitaire et christologique, dont le Fils de Dieu souffrant sur la croix (n° 369, paraphrase). Même édition de référence que [^denzinger-hormisdas].

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  16. Denzinger-Schönmetzer/Hünermann, n° 401-402 : Jean II, lettre Olim quidem aux sénateurs de Constantinople, mars 534 ; n° 432 : IIe concile de Constantinople (553), canon 10. Même édition de référence que [^denzinger-hormisdas].

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  17. Hormisdas, lettre Sicut rationi à l'évêque africain Possessor, 13 août 520 (Collectio Avellana 231) : texte latin vérifié mot à mot le 4 octobre 2026 sur l'éd. O. Guenther, Epistulae imperatorum pontificum aliorum inde ab a. CCCLXVII usque ad a. DLIII datae (Collectio Avellana), CSEL 35/2, Prague-Vienne-Leipzig, 1898, p. 699 (datée « Dat. a. 520 die 13 Aug. »). Passage sur Fauste : « Hi vero, quos vos de Fausti cuiusdam Galli antistitis dictis consuluisse litteris indicastis, id sibi responsum habeant neque illum neque quemquam, quos in auctoritatem patrum non recipit examen, catholicae fidei aut ecclesiasticae disciplinae ambiguitatem posse gignere aut religiosis praeiudicium comparare. Fixa sunt a patribus, quae fideles sectari debeant instituta ; sive interpretatio seu praedicatio seu verbum pro populi aedificatione compositum, si cum fide recta et doctrina sana concordat, admittitur, si discordat, aboletur » (u/v normalisés).

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