Le Dicastère pour les Églises orientales est l'organe de la Curie romaine chargé, selon la constitution apostolique Praedicate Evangelium, de traiter « les questions relatives aux Églises catholiques orientales sui iuris en ce qui concerne les personnes et les choses »[1]. Héritier direct de la Congregatio pro negotiis ritus orientalis instituée par le pape Pie IX le 6 janvier 1862 comme simple section de la Congrégation de Propaganda Fide, il doit son autonomie complète au pape Benoît XV, qui l'érige en congrégation indépendante par le motu proprio Dei providentis du 1ᵉʳ mai 1917[2].
C'est l'un des dicastères les plus anciens et les plus singuliers de la Curie : de 1917 à 1967, le pape lui-même en fut formellement le préfet, secondé par un cardinal-secrétaire — configuration unique dans toute l'histoire de la Curie romaine, qui traduisait l'attention personnelle que les papes du XXᵉ siècle portaient à la fidélité des Églises d'Orient unies à Rome[3]. Ce n'est qu'en 1967, sous Paul VI, que la charge de préfet est confiée à un cardinal résidentiel, comme pour les autres dicastères.
Sa mission ne concerne ni la doctrine ni la discipline sacramentelle en général — matières réservées à d'autres dicastères[4] —, mais le gouvernement propre des vingt-trois Églises catholiques orientales sui iuris : structure hiérarchique, nomination des évêques et supérieurs, statut canonique des personnes, rapports quinquennaux et visites ad limina[5]. Fait unique dans la Curie, les patriarches et archevêques majeurs de ces Églises en sont membres de droit[6], et non de simples consultants — le dicastère est ainsi la seule instance romaine où l'épiscopat oriental participe statutairement au gouvernement central de l'Église.
Depuis le 21 novembre 2022, le cardinal italien Claudio Gugerotti, ancien nonce dans plusieurs pays d'Europe orientale et fin connaisseur des langues et liturgies de l'Est, en est le préfet[7]. Sous le pontificat du pape Léon XIV, élu le 8 mai 2025 après la mort de François le 21 avril précédent[8], le dicastère demeure un relais central de la sollicitude pontificale envers des Églises souvent qualifiées d'« Églises martyres », meurtries par les guerres du Moyen-Orient et d'Europe orientale[9].
Histoire institutionnelle : quatre statuts en cent soixante ans
| Période | Dénomination | Acte fondateur | Pape |
|---|---|---|---|
| 1862-1917 | Section orientale de la Propagande | Romani Pontifices (6 janvier 1862) | Pie IX |
| 1917-1967 | Congrégation pour l'Église orientale | Dei providentis (1ᵉʳ mai 1917) | Benoît XV |
| 1967-2022 | Congrégation pour les Églises orientales | Regimini Ecclesiae Universae (15 août 1967) | Paul VI |
| Depuis 2022 | Dicastère pour les Églises orientales | Praedicate Evangelium (19 mars 2022, effet 5 juin 2022) | François |
Une section pour les affaires « de rite oriental » au sein de la Propagande (1862)
Jusqu'au milieu du XIXᵉ siècle, les affaires des catholiques de rite oriental relevaient, comme les missions lointaines, de la Congrégation de Propaganda Fide fondée par Grégoire XV en 1622. Ce rattachement créait une confusion de fond : les Églises orientales unies à Rome ne sont pas des « missions » au sens des territoires à évangéliser, mais des Églises apostoliques de plein droit, dotées de leur hiérarchie, de leur liturgie et de leur droit propres. Le 6 janvier 1862, le pape Pie IX répond à ce malaise en créant, par la constitution apostolique Romani Pontifices, une section spécialisée au sein de la Propagande, la Congregatio de Propaganda Fide pro negotiis Ritus Orientalis, dotée de son propre secrétaire et de ses propres consulteurs[10]. C'est la première fois que Rome dote les affaires orientales d'une structure permanente distincte, même si celle-ci reste juridiquement une émanation de la Propagande.
L'indépendance voulue par Benoît XV : Dei providentis (1917)
Le rattachement à la Propagande finit par produire « l'impression fâcheuse que ce département n'était qu'un simple appendice » de la Congrégation missionnaire, alors que le volume et la complexité des affaires orientales ne cessaient de croître[11]. Le 1ᵉʳ mai 1917, en pleine Première Guerre mondiale, le pape Benoît XV tranche par le motu proprio Dei providentis : la section devient une congrégation romaine à part entière, la Sacra Congregatio pro Ecclesia Orientali — la Sacrée Congrégation pour l'Église orientale, au singulier, signe que Rome pense encore l'Orient chrétien comme un bloc unique plutôt que comme une pluralité d'Églises sui iuris[12].
La disposition la plus étonnante de Dei providentis concerne la présidence de la nouvelle congrégation : contrairement à toutes les autres, elle est présidée par le Souverain Pontife lui-même, un cardinal-secrétaire assurant la gestion quotidienne. Cette architecture reste en vigueur durant cinquante ans, jusqu'à la réforme de 1967[13]. Sept cardinaux-secrétaires se succèdent sous cette forme, de Niccolò Marini (1917-1922) à Gustavo Testa, qui devient le premier préfet cardinalice de plein exercice en 1967[14].
L'Institut pontifical oriental, institution jumelle (1917)
Le même mois, Benoît XV complète son dispositif par la fondation d'une institution académique jumelle. Le motu proprio Dei providentis du 1ᵉʳ mai crée la congrégation ; l'apostolique Orientis catholici du 15 octobre 1917 fonde le Pontifical Institut oriental (Pontificium Institutum Orientalium Studiorum), « une école d'études supérieures dont la mission particulière est le service des Églises orientales »[15]. Depuis 1922, l'Institut est confié à la Compagnie de Jésus ; son chancelier était de droit le préfet du dicastère, ce qui scellait son lien institutionnel étroit avec le gouvernement central des Églises orientales[16]. Le 19 mai 2024, l'Institut a été incorporé à l'Université pontificale grégorienne, tout en conservant son nom, sa mission propre et sa bibliothèque, l'une des plus riches au monde sur le christianisme oriental[17].
Pie XI, la formation du clergé oriental et le rite éthiopien (1917-1939)
Entre les deux guerres, la politique romaine à l'égard de l'Orient chrétien insiste sur la formation d'un clergé indigène. Sous Pie XI, plusieurs collèges romains pour clercs orientaux sont fondés ou reconstruits, dont le Collège Éthiopien et le Collège Ruthène, afin que les futurs prêtres orientaux puissent « cultiver leur rite avec le plus grand soin, l'observer et en avoir une pleine connaissance » — reprise directe du principe fixé par Léon XIII en 1894 (voir infra)[18]. C'est également sous Pie XI, le 3 septembre 1930, qu'est formellement érigé le rite éthiopien catholique, distinct du rite alexandrin copte, rattaché lui aussi à la compétence du dicastère[19].
Pie XII et la première codification partielle : Cleri Sanctitati (1957)
Jusqu'au milieu du XXᵉ siècle, les Églises orientales catholiques ne disposent d'aucun code de droit canonique propre comparable au Code latin de 1917 : chacune vivait de son droit particulier ancien, complété au coup par coup par la législation pontificale. Pie XII engage la première tentative de codification commune par une série de quatre motu proprio : Crebrae allatae (1949, droit matrimonial), Sollicitudinem Nostram (1950, procédure), Postquam Apostolicis (1952, biens temporels et religieux) et enfin Cleri Sanctitati du 2 juin 1957, consacré aux personnes et aux rites[20]. Ensemble, ces quatre textes forment le Codex Iuris Canonici Orientalis (CICO), près de 1 590 canons qui constituent, pour la première fois, un droit commun à toutes les Églises orientales catholiques — sans toutefois jamais atteindre le statut d'un code unifié et complet comme le sera le CCEO de 1990[21].
Vatican II conforte le dicastère : Orientalium Ecclesiarum (1964)
Le concile Vatican II adopte le 21 novembre 1964, par 2 110 voix contre 39, le décret Orientalium Ecclesiarum sur les Églises catholiques orientales — l'un des plus brefs documents conciliaires, mais l'un des plus déterminants pour la mission du dicastère[22]. Le texte affirme sans ambiguïté :
« Elles sont donc égales en dignité, de sorte qu'aucune d'entre elles ne l'emporte sur les autres en raison de son rite. » — Concile Vatican II, décret Orientalium Ecclesiarum, n. 3, 21 novembre 1964[23]
Le concile précise aussitôt que « les Églises d'Orient, tout comme celles d'Occident, ont le droit et le devoir de se gouverner selon leurs propres disciplines particulières »[24]. C'est très précisément ce mandat conciliaire — gouverner les Églises orientales selon leurs disciplines propres, non selon le droit latin — que le dicastère est chargé de mettre en œuvre au quotidien. Le décret ajoute que le Siège apostolique demeure « arbitre suprême des relations entre Églises » et « pourvoira aux besoins dans un esprit œcuménique, par lui-même ou par d'autres autorités »[25] — formule qui vise directement le rôle de médiation et de coordination confié à la congrégation romaine compétente.
Pour l'ensemble du magistère majeur sur l'Orient catholique — Orientalium Dignitas de Léon XIII (1894), Orientalium Ecclesiarum et Unitatis Redintegratio (1964), Orientale Lumen de Jean-Paul II (1995) — et pour le panorama complet des vingt-trois Églises sui iuris, voir l'article dédié Les Églises catholiques orientales, qui traite ces questions de façon exhaustive. Le présent article se concentre sur l'institution romaine elle-même.
Paul VI : pluralisation du nom et fin de la présidence pontificale directe (1967)
La grande réforme de la Curie entreprise par Paul VI après le concile, la constitution apostolique Regimini Ecclesiae Universae du 15 août 1967, touche aussi la congrégation orientale sur deux points structurels. D'abord, son nom devient définitivement pluriel : Sacra Congregatio pro Ecclesiis Orientalibus, reconnaissance institutionnelle du fait qu'il n'existe pas une seule « Église orientale » mais vingt-trois Églises sui iuris distinctes[26]. Ensuite, et c'est le changement le plus visible, le pape cesse d'en être le préfet titulaire : à compter du 15 août 1967, un cardinal est nommé préfet à part entière, à l'instar des autres congrégations romaines — Gustavo Testa, déjà secrétaire depuis 1962, devient ainsi le premier préfet cardinalice de plein droit[27].
Jean-Paul II : Pastor Bonus (1988) et le Code des canons des Églises orientales (1990)
La constitution apostolique Pastor Bonus de Jean-Paul II (28 juin 1988), qui réorganise l'ensemble de la Curie, reconduit pour l'essentiel les compétences fixées en 1967, dans ses articles 56 à 61[28]. Mais l'acte le plus décisif du pontificat de Jean-Paul II pour le dicastère est ailleurs : la promulgation, le 18 octobre 1990, par la constitution apostolique Sacri Canones, du Codex Canonum Ecclesiarum Orientalium (CCEO) — le Code des canons des Églises orientales, entré en vigueur le 1ᵉʳ octobre 1991[29]. Pour la première fois, les vingt-trois Églises sui iuris disposent d'un code-cadre commun, distinct du Code de droit canonique latin de 1983 mais construit sur une architecture comparable, que chaque Église complète ensuite par son droit particulier[30]. Le dicastère est désormais l'organe romain de référence pour l'application de ce code auprès des Églises orientales — l'interprétation authentique des lois universelles restant régie par le droit commun — ; voir aussi le Dicastère pour la Doctrine de la Foi pour un dicastère de rang comparable côté doctrinal.
François : la refonte en Dicastère (Praedicate Evangelium, 2022)
Le 19 mars 2022, en la solennité de saint Joseph, le pape François promulgue la constitution apostolique Praedicate Evangelium sur la Curie romaine, entrée en vigueur le 5 juin 2022, jour de la Pentecôte. Le texte remplace intégralement Pastor Bonus et substitue partout le mot « dicastère » à « congrégation » et « conseil pontifical »[31]. La Congregatio pro Ecclesiis Orientalibus devient ainsi le Dicastère pour les Églises orientales, ses compétences étant redéfinies aux articles 82 à 87 de la nouvelle constitution — le socle juridique actuel de son action, détaillé ci-dessous.
Compétences actuelles selon Praedicate Evangelium
Les affaires propres aux Églises orientales sui iuris
L'article 84 §1 de Praedicate Evangelium fixe le cœur de la mission du dicastère :
« Le Dicastère est compétent pour toutes les affaires propres aux Églises orientales qui doivent être soumises au Siège apostolique concernant : la structure et l'organisation des Églises ; l'exercice des fonctions d'enseignement, de sanctification et de gouvernement ; les personnes, leur statut, leurs droits et leurs devoirs. » — Pape François, constitution apostolique Praedicate Evangelium, art. 84 §1, 19 mars 2022[32]
Le même article ajoute une compétence plus discrète mais essentielle au contrôle pastoral de ces Églises : le dicastère traite « de tout ce qui est établi concernant les rapports quinquennaux et les visites ad limina Apostolorum »[33] — c'est-à-dire les comptes rendus périodiques que chaque évêque oriental doit remettre à Rome sur l'état de son éparchie ou de son diocèse, et les visites que ces mêmes évêques effectuent tous les cinq ans aux tombeaux des Apôtres et au pape.
L'article 82 §2 introduit une souplesse remarquable, propre à ce dicastère : pour les Églises patriarcales de tradition ancienne, il « examinera de temps à autre […] quelles questions concernant le gouvernement interne peuvent être laissées à leurs autorités supérieures, en dérogation au Code des canons des Églises orientales »[34]. Rome reconnaît ainsi explicitement qu'un patriarcat oriental antique — copte, syriaque, maronite, melkite, chaldéen, arménien — n'est pas une simple circonscription administrative parmi d'autres, mais une Église dotée d'une autonomie de gouvernement qui remonte, pour certaines, à l'époque apostolique ou patristique.
Ce qui reste hors de sa compétence
L'article 84 §2 délimite avec précision les frontières de cette compétence : « reste intacte la compétence spécifique et exclusive des Dicastères pour la Doctrine de la Foi, des Causes des Saints, pour les Textes Législatifs, de la Pénitencerie Apostolique, du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique et du Tribunal de la Rote Romaine »[35]. Concrètement : un point de doctrine touchant un théologien oriental relève du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, non du Dicastère pour les Églises orientales ; une cause de béatification d'un saint oriental relève du Dicastère pour les Causes des Saints ; un procès en nullité de mariage devant la Rote suit son cours normal quel que soit le rite des parties. Le dicastère n'est donc pas un « ministère du culte oriental » globalisant, mais une instance de gouvernement institutionnel et disciplinaire, articulée avec les autres organes romains selon la matière traitée.
La vigilance sur les fidèles orientaux hors de leur territoire propre
Deux articles traitent d'une réalité pastorale devenue majeure avec les migrations du XXᵉ et du XXIᵉ siècle : la présence croissante de fidèles orientaux en dehors de leur aire canonique traditionnelle, notamment en Europe occidentale, en Amérique et en Océanie.
« Le Dicastère suit avec attention les communautés de fidèles orientaux qui se trouvent dans les circonscriptions territoriales de l'Église latine. Il pourvoit à leurs besoins spirituels par l'intermédiaire de visiteurs et aussi, dans la mesure du possible, par une hiérarchie propre là où le nombre de fidèles et les circonstances l'exigent. » — Pape François, Praedicate Evangelium, art. 85[36]
L'article 86 va plus loin encore pour les régions de tradition orientale ancienne : « l'apostolat et l'activité missionnaire dépendent exclusivement de ce Dicastère, même s'ils sont exercés par des missionnaires de l'Église latine »[37] — disposition qui évite qu'une mission latine, fût-elle bien intentionnée, n'aboutisse à une latinisation de fait de fidèles historiquement orientaux, souci constant depuis Léon XIII.
La coopération interdicastérielle
Enfin, l'article 87 organise le travail en commun avec les dicastères voisins : pour les relations avec les Églises orientales non catholiques — orthodoxes, notamment —, le Dicastère pour les Églises orientales « procède d'un commun accord avec le Dicastère pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens », ainsi qu'avec le Dicastère pour le Dialogue Interreligieux et le Dicastère pour la Culture et l'Éducation « pour les questions qui les concernent »[38]. C'est pourquoi le préfet du dicastère pour l'Unité des chrétiens est lui-même membre de droit du Dicastère pour les Églises orientales[39] : la frontière entre gouvernement interne des Églises orientales catholiques et dialogue œcuménique avec les Églises orientales séparées est poreuse, et Rome l'a institutionnalisée comme telle.
Structure et gouvernance
Des membres de droit uniques dans la Curie : patriarches et archevêques majeurs
Le trait le plus singulier du dicastère tient à la composition de son collège de membres. Alors que, dans la plupart des dicastères romains, les membres sont des cardinaux et évêques choisis par le pape à titre personnel, l'article 83 §1 de Praedicate Evangelium fait des patriarches et des archevêques majeurs des Églises orientales sui iuris des membres de droit — c'est-à-dire de plein droit, du seul fait de leur charge, sans nomination ad personam[40]. Concrètement, siègent ainsi de droit au dicastère, entre autres, les patriarches maronite, melkite, copte, syriaque et chaldéen, ainsi que les archevêques majeurs ukrainien et syro-malabar. L'article 83 §2 ajoute que, « dans la mesure du possible, les consulteurs et les officiaux seront choisis soit parmi les fidèles de rite oriental des différentes Églises sui iuris, soit parmi les fidèles de rite latin »[41] : le dicastère veille structurellement à sa propre diversité rituelle interne, à l'image même de ce qu'il gouverne.
Le préfet, le secrétaire et le sous-secrétaire aujourd'hui
| Fonction | Titulaire (2026) | Depuis |
|---|---|---|
| Préfet | Cardinal Claudio Gugerotti | 21 novembre 2022 |
| Secrétaire | Mgr Michel Jalakh, archevêque titulaire de Nisibe des Maronites | février 2023 (épiscopat : 8 juin 2024) |
| Sous-Secrétaire | Mgr Filippo Ciampanelli | — |
Mgr Michel Jalakh, prêtre maronite libanais et ancien recteur de l'Université Antonine de Baabda, est nommé secrétaire du dicastère par le pape François le 15 février 2023[42]. Un an plus tard, le 8 mars 2024, François le nomme archevêque titulaire de Nisibe des Maronites ; son ordination épiscopale est célébrée à Bkerké le 8 juin 2024[43].
Une singularité disparue : quand le pape était lui-même préfet (1917-1967)
Il faut mesurer combien l'architecture de 1917-1967 était exceptionnelle : durant un demi-siècle, aucun cardinal n'a porté le titre de préfet de la congrégation orientale — cette charge, dans tous les documents officiels de l'époque, appartenait au pape en personne, le cardinal en exercice n'étant que « secrétaire », si haute que fût par ailleurs son autorité effective[44]. Sept ecclésiastiques exercent cette fonction de secrétaire entre 1917 et 1967 : Niccolò Marini (1917-1922), Giovanni Tacci Porcelli (1922-1927), Luigi Sincero (1927-1936), le grand orientaliste Eugène Tisserant (1936-1959, le plus long mandat de l'histoire du dicastère), Amleto Giovanni Cicognani (1959-1961), l'archevêque melkite Gabriel Acacius Coussa (1961-1962) et enfin Gustavo Testa (1962-1967), qui devient, en 1967, le premier vrai préfet cardinalice[45].
Les consulteurs et les commissions
Le dicastère s'appuie, selon son profil officiel, sur un corps d'une cinquantaine de consulteurs, ainsi que sur trois commissions spécialisées : l'une pour les questions liturgiques orientales, l'une pour l'étude du patrimoine chrétien oriental, et une troisième pour la promotion des vocations et de la formation du clergé oriental[46]. Ce dispositif complète le collège des membres de droit et permet au dicastère de traiter, au cas par cas, la très grande diversité liturgique, linguistique et disciplinaire que recouvrent les vingt-trois Églises sui iuris.
Le cardinal Claudio Gugerotti, préfet depuis 2022
Né le 7 octobre 1955 à Vérone, ordonné prêtre pour ce diocèse le 29 mai 1982, Claudio Gugerotti conjugue une double formation en langues et littératures orientales et en liturgie sacrée. Il enseigne la patristique à l'institut théologique San Zeno de Vérone (1981-1984), puis la théologie et la liturgie orientale à l'Institut d'études œcuméniques de la même ville (1982-1985), avant de rejoindre le personnel de la Congrégation pour les Églises orientales dès 1985, dont il devient sous-secrétaire de 1997 à 2001[47].
Nommé archevêque en 2001, il embrasse une longue carrière diplomatique du Saint-Siège comme nonce apostolique dans plusieurs pays d'Europe orientale et centrale entre 2001 et 2020 — dont l'Ukraine, où sa connaissance des Églises byzantines lui vaut une reconnaissance particulière — puis en Grande-Bretagne de 2020 à 2022[48]. Il parle, outre l'italien, l'arménien, l'anglais, le grec, le kurde et le russe[49]. Le 21 novembre 2022, le pape François le nomme préfet du Dicastère pour les Églises orientales[50], puis le crée cardinal lors du consistoire du 30 septembre 2023[51]. Sous le pontificat de Léon XIV, Gugerotti demeure à la tête du dicastère : le pape le salue encore explicitement, comme préfet, lors de l'assemblée de la ROACO du 18 juin 2026[52].
L'Institut pontifical oriental, bras savant du dicastère
Fondé en même temps que la congrégation elle-même, l'Institut pontifical oriental en constitue le prolongement académique. Sa mission propre — former le clergé oriental, cultiver l'étude scientifique de la théologie, de la liturgie, de l'histoire, du droit canonique et des langues des Églises d'Orient — en fait un instrument indispensable pour que le dicastère dispose d'un vivier de spécialistes compétents, capables de comprendre de l'intérieur les vingt-trois traditions distinctes qu'il a la charge d'accompagner[53]. De 1917 à son incorporation à l'Université pontificale grégorienne en 2024, le chancelier de l'Institut était de droit le préfet du dicastère, garantissant une continuité institutionnelle rare[54].
La ROACO, bras charitable au service des Églises d'Orient
Depuis 1968, le dicastère anime et coordonne la ROACO (Réunion des Œuvres d'Aide aux Églises Orientales), un comité international qui rassemble des œuvres caritatives de plusieurs pays — parmi lesquelles l'Œuvre d'Orient, l'Aide à l'Église en Détresse, Caritas Internationalis, l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem ou encore la Mission pontificale pour la Palestine, fondée en 1949 — afin de financer la construction de lieux de culte, l'attribution de bourses d'études, l'aide sanitaire et éducative, et le soutien d'urgence aux communautés orientales touchées par les guerres[55]. Chaque année, une assemblée plénière réunit ces œuvres autour du préfet du dicastère et, le plus souvent, du pape lui-même.
Recevant l'assemblée de la ROACO le 26 juin 2025, le pape Léon XIV a résumé d'une formule frappante le rôle de ce réseau caritatif :
« Vous êtes la bouteille d'oxygène des Églises Orientales, épuisées par les conflits. » — Pape Léon XIV, discours aux participants de l'Assemblée plénière de la ROACO, 26 juin 2025[56]
Il y ajoutait un principe qui vaut pour l'ensemble de l'action du dicastère et de ses œuvres partenaires : « L'Orient chrétien ne peut être préservé que s'il est aimé ; et on ne l'aime que si on le connaît. »[57]
Une juridiction territoriale unique dans la Curie
Au-delà de sa compétence sur les personnes et les institutions des Églises orientales où qu'elles se trouvent, le dicastère exerce, dans certains territoires de tradition orientale ancienne, une compétence territoriale exclusive qui s'étend aussi aux fidèles de rite latin qui s'y trouvent — configuration qu'aucun autre dicastère de la Curie ne connaît.
| Zone de compétence territoriale exclusive |
|---|
| Égypte et péninsule du Sinaï |
| Érythrée et nord de l'Éthiopie |
| Sud de l'Albanie et Bulgarie |
| Chypre, Grèce, Iran, Irak |
| Liban, Israël et territoires palestiniens, Jordanie |
| Syrie et Turquie |
Dans ces régions, précise l'article 86 de Praedicate Evangelium, « l'apostolat et l'activité missionnaire dépendent exclusivement de ce Dicastère, même s'ils sont exercés par des missionnaires de l'Église latine »[58] — une continuation directe, plus de cent-trente ans après, du principe posé par Léon XIII dans sa lettre apostolique Orientalium Dignitas du 30 novembre 1894 : les rites orientaux étant un « témoignage de l'apostolicité de l'Église catholique », dont la diversité, loin de nuire à l'unité de la foi, « ajoute à sa dignité et à son honneur », aucune action missionnaire latine ne doit y porter atteinte, même indirectement, par une latinisation de fait[59]. Léon XIII y donnait déjà des instructions concrètes pour la fondation d'écoles où les futurs clercs orientaux « cultiveraient leur rite avec le plus grand soin »[60] — principe repris presque mot pour mot par Pie XI quarante ans plus tard (voir supra) et par le concile Vatican II soixante-dix ans plus tard dans Orientalium Ecclesiarum.
Le dicastère et le magistère de Léon XIV (2025-2026)
Reçu au Vatican le 14 mai 2025 pour le Jubilé des Églises orientales, temps fort du Jubilé de l'Espérance 2025, un groupe de fidèles et pasteurs orientaux entend le nouveau pape rappeler que « l'œuvre de la rédemption humaine a commencé en Orient » et exhorter les Églises orientales à « continuer de se distinguer par leur foi, leur espérance et leur charité, et rien d'autre »[61]. Léon XIV y adresse aussi un appel exigeant, dans la ligne de la sollicitude de tous ses prédécesseurs depuis Léon XIII :
« Préservez vos traditions sans les atténuer, peut-être par souci de commodité ou de facilité. » — Pape Léon XIV, discours au Jubilé des Églises orientales, 14 mai 2025[62]
Un an plus tard, lors de l'assemblée de la ROACO du 18 juin 2026, le pape développe une réflexion doctrinale sur la place des Églises orientales dans l'unique Église catholique, prolongeant directement l'enseignement d'Orientalium Ecclesiarum et d'Orientale Lumen :
« Notre Mère l'Église est donc unie, mais non uniforme ; son sein fécond a donné naissance à diverses traditions spirituelles et théologiques. » — Pape Léon XIV, discours à l'Assemblée plénière de la ROACO, 18 juin 2026[63]
Il y précise, en écho au décret conciliaire Unitatis Redintegratio, que ces diverses formulations théologiques « sont souvent à considérer comme complémentaires plutôt que contradictoires »[64], avant de mettre en garde contre une conception purement matérielle du soutien aux Églises d'Orient : « Soutenir une Église ne signifie pas seulement lui fournir des moyens matériels de subsistance, mais aussi l'aider à grandir dans son identité et dans sa capacité à évangéliser. »[65] Décrivant la situation concrète des Églises qu'accompagne le dicastère, le pape emploie un mot rare dans la bouche d'un souverain pontife : « Il y a un fléau, un fléau né de la guerre […] je le définis d'un seul mot : l'instabilité. »[66]
Le 10 octobre 2026, recevant le Synode des évêques de l'Église grecque-catholique melkite d'Antioche, Léon XIV évoque un projet pastoral confié au dicastère : des bourses couvrant le coût annuel des frais de scolarité et d'université des enfants de familles chrétiennes dans le besoin au Liban, en Syrie et en Irak[67]. Dans son discours, le pape précise le but : soutenir les jeunes afin que les familles chrétiennes aient l'aide nécessaire pour rester au Moyen-Orient et y maintenir une présence chrétienne[68].
Tableau des préfets depuis 1917
| Période | Titulaire | Titre |
|---|---|---|
| 1917-1922 | Niccolò Marini | Secrétaire (le pape est préfet) |
| 1922-1927 | Giovanni Tacci Porcelli | Secrétaire |
| 1927-1936 | Luigi Sincero | Secrétaire |
| 1936-1959 | Eugène Tisserant | Secrétaire |
| 1959-1961 | Amleto Giovanni Cicognani | Secrétaire |
| 1961-1962 | Gabriel Acacius Coussa | Pro-Secrétaire puis Secrétaire |
| 1962-1967 | Gustavo Testa | Secrétaire |
| 1967-1968 | Gustavo Testa | Premier préfet cardinalice |
| 1968-1973 | Maximilien de Fürstenberg | Préfet |
| 1973-1980 | Paul-Pierre Philippe | Préfet |
| 1980-1985 | Władysław Rubin | Préfet |
| 1985-1991 | Duraisamy Simon Lourdusamy | Préfet |
| 1991-2000 | Achille Silvestrini | Préfet |
| 2000-2007 | Ignace Moussa I Daoud | Préfet |
| 2007-2022 | Leonardo Sandri | Préfet |
| Depuis 2022 | Claudio Gugerotti | Préfet |
Ce tableau illustre à lui seul la mission propre du dicastère : ses titulaires, qu'ils s'appellent Tisserant (grand orientaliste français), Coussa (archevêque melkite grec-catholique), Daoud (patriarche syriaque catholique d'Antioche avant sa nomination romaine) ou Gugerotti (nonce en Europe orientale pendant vingt ans), sont presque toujours des hommes formés de longue date à la connaissance intime des Églises d'Orient — bien plus qu'une simple charge administrative parmi d'autres.
Ce qu'il faut retenir
Le Dicastère pour les Églises orientales n'est ni un simple bureau administratif ni une survivance folklorique de la Curie : c'est l'instrument institutionnel par lequel Rome honore concrètement, depuis 1862, la conviction affirmée par Léon XIII puis par tout le magistère ultérieur — de Orientalium Ecclesiarum à Orientale Lumen, jusqu'aux discours de Léon XIV — que l'Église catholique — selon le mot de Jean-Paul II — respire par deux poumons, l'Orient et l'Occident, et que la diversité légitime des rites orientaux n'est pas une tolérance concédée du bout des lèvres, mais une richesse constitutive de la catholicité elle-même. Son originalité structurelle — un pape-préfet pendant cinquante ans, des patriarches membres de droit, une compétence territoriale qui déborde sur les fidèles latins, un bras charitable mondial comme la ROACO — traduit, mieux que n'importe quel discours, cette conviction en institution vivante.
Pour aller plus loin
- Lire Les Églises catholiques orientales pour le panorama complet des 23 Églises sui iuris, le CCEO, le magistère majeur (Orientalium Dignitas, Orientalium Ecclesiarum, Orientale Lumen) et l'histoire tragique du XXᵉ siècle (pseudo-synode de Lviv, exode du Moyen-Orient).
- Lire La Curie romaine pour situer ce dicastère dans l'ensemble de l'architecture centrale de l'Église depuis Praedicate Evangelium.
- Lire Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi pour un dicastère de rang comparable, compétent en matière strictement doctrinale.
- Lire Nihil Obstat et Imprimatur pour un autre mécanisme romain de discernement et d'approbation ecclésiale.
- Consulter le texte intégral de la constitution apostolique Praedicate Evangelium (19 mars 2022) sur vatican.va pour le détail des articles 82 à 87.
- Consulter le profil officiel du Dicastère pour les Églises orientales sur vatican.va pour sa présentation institutionnelle actualisée.
Notes et références
Pape François, constitution apostolique Praedicate Evangelium sur la Curie romaine, 19 mars 2022 (en vigueur le 5 juin 2022), art. 82. Texte intégral en français sur vatican.va. Art. 82 §1 fixe la compétence sur les Églises catholiques orientales sui iuris « en ce qui concerne les personnes et les choses » ; §2 permet au dicastère de laisser certaines questions de gouvernement interne aux autorités patriarcales, en dérogation au CCEO.
1 34Wikipedia contributors, « Dicastery for the Eastern Churches », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Synthèse historique reprenant la fondation de 1862 (constitution Romani Pontifices de Pie IX), l'autonomie de 1917 (motu proprio Dei providentis de Benoît XV, présidence pontificale directe jusqu'en 1967), la pluralisation de 1967 (Regimini Ecclesiae Universae de Paul VI) et la refonte de 2022 (Praedicate Evangelium de François), ainsi que la liste complète des secrétaires (1917-1967) et préfets (depuis 1967).
2 3 10 11 12 13 14 26 27 31 44 45Pape François, Praedicate Evangelium, art. 84 §2 et §3, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va. §2 réserve expressément la compétence des Dicastères pour la Doctrine de la Foi, des Causes des Saints, pour les Textes Législatifs, de la Pénitencerie Apostolique, du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique et du Tribunal de la Rote Romaine ; §3 impose la consultation du dicastère latin compétent pour les affaires mixtes touchant aussi des fidèles latins.
4 35Pape François, Praedicate Evangelium, art. 84 §1, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
5 32 33Pape François, Praedicate Evangelium, art. 83 §1-2, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va. §1 fait des patriarches, des archevêques majeurs des Églises orientales sui iuris et du préfet du Dicastère pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens des membres de droit ; §2 recommande le choix de consulteurs et officiaux orientaux et latins.
6 39 40 41Vatican News, « Archbishop Gugerotti appointed new prefect of Eastern Churches », 21 novembre 2022, sur vaticannews.va.
7 50Wikipedia contributors, « Pope Leo XIV » et « 2025 conclave », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026 : mort du pape François le 21 avril 2025 ; conclave des 7-8 mai 2025 ; élection du cardinal Robert Francis Prevost, prenant le nom de Léon XIV, le 8 mai 2025.
8Pape Léon XIV, discours aux participants au Jubilé des Églises orientales, Salle Paul VI, 14 mai 2025. Texte (anglais) sur vatican.va : « the work of human redemption began in the East » ; « Continue to be outstanding for your faith, hope, and charity, and nothing else » ; « preserve your traditions without attenuating them, for the sake perhaps of practicality or convenience » ; référence aux « Églises martyres » reprenant une expression du pape François.
9 61 62Wikipedia contributors, « Pontifical Oriental Institute », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Fondation par le motu proprio Dei providentis (1ᵉʳ mai 1917) puis par l'apostolique Orientis catholici (15 octobre 1917) ; gestion jésuite depuis 1922 ; premiers diplômes en 1920 (constitution Quod nobis in condendo) ; incorporation à l'Université pontificale grégorienne le 19 mai 2024 ; règle du chancelier ex officio préfet du dicastère.
15 16 17 53 54Encyclopedia.com, « Eastern Churches, Congregation for the », synthèse encyclopédique consultée en juillet 2026 sur encyclopedia.com, sur la politique de formation du clergé oriental menée sous Pie XI (fondation/reconstruction des collèges éthiopien et ruthène à Rome) dans la continuité du principe fixé par Léon XIII en 1894.
18Wikipedia contributors, « Ethiopian Catholic Church », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur l'érection du rite éthiopien catholique par Pie XI le 3 septembre 1930, distinct du rite alexandrin copte.
19Paul Pallath (trad.), Code of Eastern Canon Law: English Translation of the Four Apostolic Letters Issued Motu Proprio by Pope Pius XII, texte présenté sur archive.org et academia.edu ; synthèse consultée en juillet 2026 sur les quatre motu proprio de Pie XII (Crebrae allatae 1949, Sollicitudinem Nostram 1950, Postquam Apostolicis 1952, Cleri Sanctitati 2 juin 1957) formant le Codex Iuris Canonici Orientalis d'environ 1 590 canons, antérieur et préparatoire au CCEO de 1990.
20 21Wikipedia contributors, « Orientalium Ecclesiarum », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur l'adoption du décret le 21 novembre 1964 par 2 110 voix contre 39 lors du concile Vatican II.
22Concile Vatican II, décret Orientalium Ecclesiarum sur les Églises catholiques orientales, 21 novembre 1964. Texte intégral en français sur vatican.va. Citations : n. 3 (« Elles sont donc égales en dignité... ») ; n. 5 (droit et devoir de se gouverner selon leurs disciplines particulières) ; n. 4 (Siège apostolique « arbitre suprême des relations entre Églises »).
23 24 25Pape Jean-Paul II, constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie romaine, 28 juin 1988, art. 56-61 (Congrégation pour les Églises orientales), abrogée et remplacée par Praedicate Evangelium (2022) dont les art. 82-87 en reprennent et actualisent l'économie générale.
28Wikipedia contributors, « Code of Canons of the Eastern Churches », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Promulgation par la constitution apostolique Sacri Canones de Jean-Paul II le 18 octobre 1990 ; entrée en vigueur le 1ᵉʳ octobre 1991 ; code-cadre distinct mais architecturalement comparable au Code de droit canonique latin de 1983.
29 30Pape François, Praedicate Evangelium, art. 85, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
36Pape François, Praedicate Evangelium, art. 86, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
37 58Pape François, Praedicate Evangelium, art. 87, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
38ZENIT (édition française), « Dicastère pour les Églises orientales : P. Michel Jalakh, nouveau secrétaire », 15 février 2023, sur fr.zenit.org.
42Middle East Council of Churches, « Father Michel Jalkh the Antonine Promoted to the Episcopal Rank », 13 mars 2024, sur mecc.org ; ordination épiscopale à Bkerké le 8 juin 2024.
43Dicastère pour les Églises orientales, page de profil officielle, sur vatican.va et version antérieure de 2003 sur vatican.va, consultées en juillet 2026, sur la structure interne (préfet, secrétaire, membres de droit, consulteurs, trois commissions spécialisées) et le rôle de la ROACO.
46Wikipedia contributors, « Claudio Gugerotti », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Naissance le 7 octobre 1955 à Vérone ; ordination sacerdotale le 29 mai 1982 ; enseignement de patristique et de liturgie orientale à Vérone (1981-1985) ; service à la Congrégation pour les Églises orientales dès 1985, sous-secrétaire 1997-2001 ; carrière de nonce apostolique en Europe orientale (2001-2020) puis en Grande-Bretagne (2020-2022) ; langues parlées (italien, arménien, anglais, grec, kurde, russe).
47 48 49Aleteia, « Cardinal-to-be Claudio Gugerotti, expert in Eastern Europe », 30 septembre 2023, sur aleteia.org, sur le consistoire du 30 septembre 2023.
51Pape Léon XIV, discours aux participants de la Réunion des Œuvres d'Aide aux Églises Orientales (ROACO), 18 juin 2026. Texte (anglais) sur vatican.va ; commentaire en français par Vatican News, « Léon XIV invite à sauver les chrétiens d'Orient de la précarité causée par la guerre », sur vaticannews.va, et par ZENIT, « Léon XIV : Préserver les Églises orientales, c'est préserver un trésor pour toute l'Église », sur fr.zenit.org. Le pape y salue nommément « the Prefect, Cardinal Gugerotti, the other Superiors and the Officials of the Dicastery for the Eastern Churches ».
52 63 64 65 66Œuvre d'Orient, « ROACO : le Pape veut fortifier l'espérance des Églises du Moyen-Orient », sur oeuvre-orient.fr, et index officiel de la ROACO sur vatican.va, consultés en juillet 2026, sur la fondation de la ROACO en 1968 sous l'égide du dicastère et ses œuvres membres (Œuvre d'Orient, Aide à l'Église en Détresse, Caritas Internationalis, Ordre équestre du Saint-Sépulcre, Mission pontificale pour la Palestine fondée en 1949).
55Pape Léon XIV, discours aux participants à l'Assemblée plénière de la Réunion des Œuvres d'Aide aux Églises Orientales (ROACO), Salle Clémentine, 26 juin 2025. Texte intégral en français sur vatican.va.
56 57Pape Léon XIII, lettre apostolique Orientalium Dignitas, 30 novembre 1894. Texte (anglais) sur papalencyclicals.net : « the ancient Eastern rites are a witness to the Apostolicity of the Catholic Church, that their diversity, consistent with unity of the faith, is itself a witness to the unity of the Church, that they add to her dignity and honour » ; instructions pour la fondation d'écoles destinées aux clercs orientaux. Traduction française en corps de texte propre à cet article.
59 60Dicastère pour les Églises orientales, communiqué « Pope Leo XIV allocates funds to support Christian students in need in Lebanon, Syria and Iraq », 10 octobre 2026, publié au Bulletin du Saint-Siège sur press.vatican.va : le pape a fait assurer par le dicastère des bourses couvrant le coût annuel des frais de scolarité et d'université des enfants de ces familles, en signe de proximité avec des fidèles éprouvés par les conflits ; et Pape Léon XIV, discours au Synode des évêques de l'Église grecque-catholique melkite d'Antioche, 10 octobre 2026, sur press.vatican.va : « the Apostolic See is ensuring that there are scholarships available for the faithful in Syria, Lebanon, and Iraq to receive a Catholic education. Our goal is to support young people, so that Christian families will have the assistance required to remain in the Middle East and maintain a Christian presence. »
67 68