Le Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements est l'organe de la Curie romaine chargé, selon la constitution apostolique Praedicate Evangelium, de promouvoir la liturgie sacrée conformément au renouveau entrepris par le Concile Vatican II[1]. Il veille à la rédaction, la révision et la traduction des livres liturgiques de l'Église latine, à la discipline canonique des sacrements et à la fidélité des célébrations aux normes liturgiques en vigueur dans le monde entier[2][3].
Héritier de l'antique Congrégation des Rites érigée par le pape Sixte V le 22 janvier 1588, ce dicastère a connu une histoire particulièrement mouvementée de scissions et de fusions successives : six réorganisations majeures en un peu plus d'un siècle, entre 1908 et 2022, reflet direct des tensions et des équilibres recherchés par Rome entre la discipline sacramentelle — matière juridique, quasi immuable — et le culte divin — matière vivante, en perpétuel dialogue avec les cultures et les langues du monde[4].
Depuis le 27 mai 2021, le cardinal britannique Arthur Roche en est le préfet[5], au terme d'un mandat particulièrement dense marqué par la mise en œuvre du motu proprio Traditionis Custodes (2021) restreignant l'usage du missel de 1962, et par une réforme profonde de la politique romaine sur les traductions liturgiques. Son mandat quinquennal étant arrivé à échéance le 27 mai 2026, sous le pontificat du pape Léon XIV, élu le 8 mai 2025, la question de sa succession demeure, au moment de la rédaction de cet article, sans réponse officielle du Saint-Siège[6].
Histoire institutionnelle : six réorganisations en quatre siècles
La Congrégation des Rites, gardienne unique de la liturgie et des saints (1588)
Le 22 janvier 1588, le pape Sixte V réorganise en profondeur le gouvernement central de l'Église par la constitution apostolique Immensa Aeterni Dei, qui institue quinze congrégations permanentes de cardinaux chargées d'assister le pape dans l'administration de l'Église universelle[7]. Parmi elles, la Congrégation des Rites (Sacra Rituum Congregatio) reçoit une double mission qui restera unie durant près de quatre siècles : réglementer et diriger les rites sacrés de l'Église latine, d'une part, et instruire les procès de canonisation des saints, d'autre part[8].
Suivant les orientations du concile de Trente, la Congrégation consacre l'essentiel de son activité, durant les XVIᵉ-XVIIᵉ siècles, à l'achèvement de la réforme et à la publication des grands livres liturgiques romains : le Martyrologe romain (dont la première édition de 1584 précède de quatre ans l'érection de la Congrégation, qui en assure ensuite les révisions), le Pontifical (1596), le Cérémonial des évêques (1600), le Bréviaire (1602), le Missel romain (1604) et le Rituel romain (1614) en constituent les jalons majeurs[9]. Sous le pontificat de Pie X, elle publie encore l'édition vaticane du Graduale Romanum (1907) et encourage la communion fréquente[10].
Pie X sépare la discipline des sacrements : Sapienti Consilio (1908)
Le 29 juin 1908, dans le cadre d'une vaste réforme de la Curie romaine qui réduit le nombre des congrégations de vingt à douze, le pape saint Pie X promulgue la constitution apostolique Sapienti Consilio[11]. Ce texte détache de la Congrégation des Rites une matière jusque-là traitée de façon dispersée : la discipline canonique des sacrements — validité, licéité, dispenses matrimoniales, questions juridiques touchant leur administration. Naît ainsi la Congrégation pour la Discipline des sacrements (Sacra Congregatio de Disciplina Sacramentorum), organe entièrement distinct de la Congrégation des Rites, qui conserve pour sa part la liturgie et les causes des saints[12]. Cette séparation initiale de 1908 est la première pierre d'une histoire institutionnelle qui verra, tout au long du XXᵉ siècle, la discipline des sacrements et le culte divin tantôt réunis, tantôt disjoints, selon les besoins pastoraux perçus par chaque pontificat.
Vatican II et le Consilium : préparer la réforme liturgique (1963-1969)
La constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium, promulguée le 4 décembre 1963, ouvre la voie à la réforme liturgique la plus ample de l'histoire moderne de l'Église latine. Pour la mettre en œuvre sans attendre la refonte complète de la Curie, le pape Paul VI institue dès le 29 février 1964, par le motu proprio Sacram Liturgiam, un organisme technique temporaire : le Consilium ad exsequendam Constitutionem de Sacra Liturgia, présidé par le cardinal Giacomo Lercaro et dont le secrétaire, l'archevêque Annibale Bugnini, en devient la cheville ouvrière[13]. C'est ce Consilium, distinct à la fois de la Congrégation des Rites et de celle de la Discipline des sacrements, qui élabore concrètement le nouveau Missel romain promulgué par Paul VI en 1969-1970.
La grande scission de 1969 : culte divin et causes des saints se séparent
Le 8 mai 1969, par la constitution apostolique Sacra Rituum Congregatio, Paul VI parachève la réforme de la Curie amorcée après le concile en dissolvant l'antique Congrégation des Rites pour la répartir entre deux organes distincts : la Congrégation pour le Culte divin (Sacra Congregatio pro Cultu Divino), qui hérite de la liturgie et absorbe le Consilium désormais devenu superflu comme structure séparée, et la Congrégation pour les Causes des Saints (Sacra Congregatio pro Causis Sanctorum), qui reçoit l'instruction des procès de canonisation[14]. Le cardinal Benno Walter Gut devient le premier préfet de la nouvelle Congrégation pour le Culte divin, avec Annibale Bugnini comme secrétaire[15] — configuration qui place, pour six ans, l'un des artisans les plus influents de la réforme liturgique conciliaire à la tête de son application administrative.
Le principal instrument de travail de cette Congrégation demeure, pour les décennies suivantes, l'ensemble des cinq instructions post-conciliaires interprétant Sacrosanctum Concilium : Inter Oecumenici (1964), Tres abhinc annos (1967), Liturgicae instaurationes (1970), Varietates legitimae (1994, sur l'inculturation) et Liturgiam Authenticam (2001, sur les traductions — voir infra)[16].
1975 : la fusion voulue par Paul VI et le départ controversé de Bugnini
Six ans à peine après la scission de 1969, Paul VI revient sur son propre schéma. Le 11 juillet 1975, par la constitution apostolique Constans Nobis, il fusionne la Congrégation pour le Culte divin avec la Congrégation pour la Discipline des sacrements — restée autonome depuis 1908 — pour créer la Congrégation pour les Sacrements et le Culte divin (Sacra Congregatio pro Sacramentis et Cultu Divino)[17]. Cette réorganisation s'accompagne d'un fait resté controversé dans l'historiographie liturgique : Mgr Annibale Bugnini, secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin depuis 1969 et principal artisan technique du nouveau Missel romain, ne conserve aucune fonction dans la congrégation fusionnée et est nommé pro-nonce apostolique en Iran le 4 janvier 1976[18].
Bugnini lui-même rapportera plus tard, dans son ouvrage La Riforma Liturgica (1948-1975), avoir été informé par un cardinal qu'un dossier prétendant établir son appartenance à la franc-maçonnerie aurait circulé jusqu'au bureau du pape[19]. Il qualifiera cette accusation de calomnie malveillante et absurde ; L'Osservatore Romano publiera un démenti le 10 octobre 1976[20]. L'accusation a été relayée en 1978 par le journaliste italien Mino Pecorelli, qui inscrivit le nom de Bugnini sur une liste alléguant l'appartenance de 121 personnalités ecclésiastiques à la franc-maçonnerie[21]. Aucune preuve documentaire de cette appartenance n'a jamais été produite, et plusieurs historiens de la liturgie considèrent ces accusations comme des rumeurs propagées par des opposants traditionalistes à la réforme liturgique[22] ; la raison officielle invoquée par le Saint-Siège pour son départ tient à l'achèvement de la tâche technique confiée au Consilium puis à la Congrégation pour le Culte divin. L'épisode illustre, quoi qu'il en soit, combien la question liturgique reste, depuis Vatican II, un terrain de tensions internes vives au sein même de la Curie romaine.
1984 : Jean-Paul II sépare de nouveau les deux congrégations
Neuf ans après la fusion de 1975, le pape Jean-Paul II revient à son tour sur l'organisation héritée de Paul VI. Par le chirographe Quoniam in celeri du 5 avril 1984, il scinde la Congrégation pour les Sacrements et le Culte divin en deux dicastères distincts et autonomes : la Congrégation pour les Sacrements et la Congrégation pour le Culte divin[23]. Cette seconde scission ne dure que quatre ans.
1988 : Pastor Bonus et la forme actuelle du dicastère
La grande réforme de la Curie entreprise par Jean-Paul II, la constitution apostolique Pastor Bonus du 28 juin 1988 — entrée en vigueur le 1ᵉʳ mars 1989 —, réunit une dernière fois les deux congrégations en un seul organe, sous un nom désormais inversé par rapport à celui de 1975 : la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements (Congregatio de Cultu Divino et Disciplina Sacramentorum)[24]. Cette dénomination — le culte divin en tête, la discipline des sacrements ensuite — demeure inchangée jusqu'à aujourd'hui, y compris après la transformation de la congrégation en dicastère par Praedicate Evangelium en 2022. Le cardinal Eduardo Martínez Somalo devient le premier préfet de cette congrégation unifiée sous sa forme définitive[25].
2022 : la refonte en Dicastère (Praedicate Evangelium)
Le 19 mars 2022, en la solennité de saint Joseph, le pape François promulgue la constitution apostolique Praedicate Evangelium sur la Curie romaine, entrée en vigueur le 5 juin 2022, jour de la Pentecôte. Le texte substitue partout le mot « dicastère » à « congrégation » et « conseil pontifical »[26]. La Congregatio de Cultu Divino et Disciplina Sacramentorum devient ainsi le Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, ses compétences étant redéfinies aux articles 88 à 97 de la nouvelle constitution — le socle juridique actuel de son action, détaillé ci-dessous.
Compétences actuelles selon Praedicate Evangelium
Promouvoir la liturgie sacrée : livres, traductions, pastorale
L'article 88 de Praedicate Evangelium fixe en une phrase l'esprit de toute l'action du dicastère :
« Le Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements promeut la liturgie sacrée conformément au renouveau entrepris par le Concile Vatican II. » — Pape François, constitution apostolique Praedicate Evangelium, art. 88, 19 mars 2022[27]
L'article 89 détaille trois compétences concrètes. D'abord, la responsabilité éditoriale de référence : « Il appartient au Dicastère de pourvoir à la rédaction ou à la révision et à la mise à jour des éditions typiques des livres liturgiques »[28] — c'est-à-dire les textes latins officiels du Missel romain, du Rituel, du Pontifical et de la Liturgie des Heures, dont dérivent ensuite toutes les traductions dans les langues du monde. Ensuite, le contrôle des traductions elles-mêmes : le dicastère confirme les traductions liturgiques préparées par les conférences épiscopales et accorde la recognitio — l'approbation romaine — aux adaptations culturelles locales légitimement approuvées par ces mêmes conférences[29]. Enfin, une mission d'accompagnement pastoral : assister les évêques diocésains et les conférences épiscopales dans la promotion de l'action pastorale liturgique, notamment pour la célébration de l'Eucharistie et des autres sacrements[30].
La discipline sacramentelle et les dispenses
L'article 90 confie au dicastère la seconde grande mission héritée de la Congrégation de 1908 :
« Le Dicastère est responsable de la discipline des sacrements et des implications juridiques de leur célébration valide et licite. » — Pape François, Praedicate Evangelium, art. 90 §1, 19 mars 2022[31]
Concrètement, cette compétence recouvre l'examen des demandes d'indults et de dispenses qui dépassent la compétence propre des évêques diocésains — matières matrimoniales, dispenses de forme canonique, questions de validité sacramentelle délicates[32]. Une part significative de cette compétence a toutefois été redistribuée en 2011 : par le motu proprio Quaerit Semper du 30 août 2011, le pape Benoît XVI transfère au Tribunal de la Rote romaine les procédures relatives aux mariages non consommés et aux nullités d'ordination sacrée, matières jusque-là traitées par ce dicastère[33].
Congrès eucharistiques, reliques, basiliques et dévotions populaires
Les articles 91 à 97 de Praedicate Evangelium énumèrent des compétences plus ponctuelles mais bien réelles dans la vie quotidienne des diocèses[34] : la promotion des congrès eucharistiques internationaux et nationaux (art. 91) ; le soutien à la formation liturgique du clergé et des fidèles à différents niveaux (art. 92) ; la réglementation de l'usage des livres liturgiques antérieurs à la réforme de Vatican II, matière rendue particulièrement sensible depuis Traditionis Custodes (art. 93 — voir infra) ; la reconnaissance du culte des reliques, la confirmation des saints patrons et l'attribution du titre de basilique mineure à une église (art. 94) ; l'accompagnement des dévotions populaires légitimes qui accompagnent la liturgie officielle sans s'y substituer (art. 95) ; l'assistance continue aux évêques diocésains (art. 96) ; et la collaboration avec les commissions liturgiques nationales et diocésaines (art. 97).
Le grand chantier des traductions liturgiques
Liturgiam Authenticam (2001) : fidélité au latin
Le 7 mai 2001 — approuvée par le pape Jean-Paul II le 20 mars précédent —, la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements publie la cinquième instruction post-conciliaire pour l'interprétation correcte de Sacrosanctum Concilium : Liturgiam Authenticam, De usu linguarum popularium in libris liturgiae romanae edendis (« De l'usage des langues vernaculaires dans l'édition des livres de la liturgie romaine »)[35]. Après plus de trente années d'expérience de la liturgie en langue vernaculaire, l'instruction fixe une nouvelle doctrine de traduction, exigeant une fidélité littérale renforcée au texte latin original — en rupture avec les principes d'« équivalence dynamique » qui avaient prévalu jusque-là dans la traduction des livres liturgiques en langues modernes[36].
Pour accompagner la mise en œuvre de cette instruction dans le monde anglophone, la Congrégation crée, le 19 juillet 2001, la commission Vox Clara — « la voix claire » — chargée de conseiller le Saint-Siège sur les traductions liturgiques en langue anglaise et de renforcer la coopération avec les conférences épiscopales concernées[37]. Présidée durant de nombreuses années par le cardinal australien George Pell, cette commission accompagne l'élaboration de la nouvelle traduction anglaise du Missel romain, entrée en usage en 2011, marquée par un souci accru de fidélité littérale au latin[38].
Redemptionis Sacramentum (2004) : contre les abus liturgiques
Faisant suite à l'encyclique Ecclesia de Eucharistia de Jean-Paul II (2003) qui en demandait la rédaction, la Congrégation publie le 25 mars 2004, sous la signature de son préfet le cardinal Francis Arinze, l'instruction Redemptionis Sacramentum, « sur certaines choses qu'il faut observer ou éviter à propos de la Très Sainte Eucharistie »[39]. Le document justifie sa publication en des termes sans ambiguïté :
« Il n'est pas possible de garder le silence sur les abus, même graves, contraires à la nature de la Liturgie et des Sacrements ainsi qu'à la Tradition et à l'autorité de l'Église, qui, de nos jours, ne sont pas rares dans un milieu ecclésial ou dans un autre. » — Instruction Redemptionis Sacramentum, Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, 25 mars 2004[40]
Magnum Principium (2017) : Rome cède du terrain aux conférences épiscopales
Le 3 septembre 2017, le pape François promulgue motu proprio la lettre apostolique Magnum Principium, entrée en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2017, qui modifie le canon 838 du Code de droit canonique de 1983[41]. Le texte transfère l'essentiel de la responsabilité et de l'autorité sur les traductions liturgiques aux conférences épiscopales territoriales, restreignant d'autant le rôle antérieur de contrôle romain établi par Liturgiam Authenticam[42]. Concrètement, la distinction juridique entre la recognitio romaine (contrôle de conformité à la doctrine) et la confirmatio (validation plus légère de l'approbation déjà donnée par la conférence épiscopale) devient centrale : le décret d'application Postquam Summus Pontifex (2021) précise ensuite les modalités pratiques de cette nouvelle répartition des rôles entre Rome et les conférences épiscopales[43].
Traditionis Custodes et la question du missel de 1962
Le motu proprio de 2021 et le rôle du dicastère
Le 16 juillet 2021, le pape François promulgue le motu proprio Traditionis Custodes, qui restreint substantiellement l'usage du missel romain de 1962 (« forme extraordinaire » selon la terminologie antérieure de Benoît XVI), en confiant aux évêques diocésains, et non plus de plein droit aux prêtres, la responsabilité d'autoriser sa célébration[44]. Bien que ce motu proprio n'émane pas directement du dicastère mais du pape lui-même, c'est le Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, sous l'autorité de son préfet le cardinal Roche, qui est chargé d'en préciser l'application concrète dans les diocèses du monde entier.
Le 4 décembre 2021 — après approbation pontificale donnée le 18 novembre précédent —, le dicastère publie les Responsa ad dubia sur certaines dispositions de Traditionis Custodes, un ensemble de réponses techniques et disciplinaires signées par le cardinal Roche qui précisent, entre autres : la possibilité, pour un évêque, de demander une dispense afin d'autoriser des célébrations en paroisse lorsqu'aucun autre lieu n'est disponible, à condition d'une évaluation rigoureuse de cette nécessité ; l'interdiction, sauf exception très limitée pour les paroisses personnelles autorisées à utiliser le seul Rituel romain de 1952, de recourir aux rituels et pontificaux antérieurs à la réforme pour les autres sacrements ; l'obligation, pour tout prêtre ordonné après juillet 2021, d'obtenir une autorisation formelle du dicastère avant toute célébration selon le missel de 1962[45]. Un rescrit pontifical publié en février 2023 précise encore deux points d'application du motu proprio[46].
Le dicastère et le pontificat de Léon XIV (2025-2026)
Élu le 8 mai 2025 après la mort du pape François, survenue le 21 avril de la même année, le pape Léon XIV poursuit sa catéchèse hebdomadaire sur les grands textes de Vatican II. Lors de l'audience générale du 27 mai 2026, il consacre son enseignement à la constitution Sacrosanctum Concilium, rappelant que la réforme liturgique voulue par le concile devait « maintenir la saine tradition et s'ouvrir à un progrès légitime »[47], en distinguant nettement, dans la liturgie, « une partie immuable, car d'institution divine » et « des parties sujettes au changement »[48]. Il insiste également sur la responsabilité propre des prêtres :
« Toujours garder ce respect des textes et des dispositions de la liturgie qui naît d'une attitude intérieure de disponibilité et de confiance en Dieu. » — Pape Léon XIV, audience générale, catéchèse sur Sacrosanctum Concilium, 27 mai 2026[49]
Le pape précise que le progrès liturgique voulu par le concile « ne compromet en rien la communion ecclésiale », mais vise au contraire à la confirmer et à la favoriser[50] — une ligne de continuité assumée entre le renouveau conciliaire et la fidélité à la Tradition, dans le droit fil de l'enseignement de ses prédécesseurs.
Sur le plan disciplinaire, le dicastère continue d'exercer sa compétence de première instance pour les questions liturgiques concrètes soulevées par les épiscopats nationaux. Le 17 juin 2026, il répond ainsi par une lettre officielle à une demande formulée le 30 mars précédent par la Conférence épiscopale allemande, qui souhaitait obtenir un indult permettant, dans des circonstances exceptionnelles, de confier l'homélie à un fidèle laïc dûment formé[51]. Le dicastère oppose un refus net, fondé non sur une simple opportunité pastorale mais sur la nature même de l'acte liturgique :
« La réserve de l'homélie au prêtre ou au diacre n'est pas une simple norme disciplinaire ; elle découle de la nature même de la liturgie, l'homélie constituant un exercice du munus docendi confié aux ministres ordonnés par le sacrement de l'Ordre. » — Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, lettre à la Conférence épiscopale allemande, 17 juin 2026[52]
Le dicastère rappelle toutefois que l'Église prévoit déjà de nombreuses formes légitimes de prédication confiées aux laïcs, en dehors de l'homélie proprement dite et de la célébration eucharistique elle-même[53]. Cette réponse illustre la ligne constante du dicastère depuis 1908 : distinguer avec rigueur ce qui relève d'une discipline aménageable par indult et ce qui touche à la structure sacramentelle elle-même, indisponible même à l'autorité pontificale locale.
Structure et gouvernance
Le préfet, le secrétaire et les sous-secrétaires aujourd'hui
| Fonction | Titulaire (2026) | Depuis |
|---|---|---|
| Préfet | Cardinal Arthur Roche | 27 mai 2021 |
| Secrétaire | Mgr Vittorio Francesco Viola, O.F.M. | 2021 |
| Sous-Secrétaire | Mgr Aurelio García Macías | — |
| Sous-Secrétaire | Mgr Krzysztof Marcjanowicz | — |
Né en Angleterre, ancien évêque de Leeds, Arthur Roche avait déjà exercé la fonction de secrétaire du même dicastère de 2012 à 2021 avant d'en devenir préfet à la suite du départ à la retraite du cardinal Robert Sarah[54]. Le secrétaire actuel, Vittorio Francesco Viola, franciscain (Ordre des Frères mineurs) né le 4 octobre 1965 à Biella, en Italie, a exercé pendant près de deux décennies la responsabilité de l'office liturgique de la région ecclésiastique d'Ombrie avant d'être évêque de Tortona de 2014 à 2021, puis nommé secrétaire du dicastère la même année que le cardinal Roche[55].
Vox Clara, une commission au service des traductions anglaises
Depuis sa création le 19 juillet 2001, la commission Vox Clara demeure un instrument spécifique et permanent du dicastère, rassemblant des évêques et des experts issus des principaux pays anglophones pour conseiller le Saint-Siège sur la qualité doctrinale et littéraire des traductions liturgiques en anglais[56]. Son existence témoigne de la difficulté propre que représente, pour un dicastère unique siégeant à Rome, le contrôle de la fidélité doctrinale de traductions liturgiques dans des dizaines de langues et de cultures différentes — difficulté que Magnum Principium a précisément cherché à résoudre autrement, en 2017, en rapprochant la responsabilité de la traduction des conférences épiscopales elles-mêmes.
Tableau des préfets depuis 1908
| Période | Titulaire | Congrégation |
|---|---|---|
| 1908-1914 | Domenico Ferrata | Discipline des sacrements |
| 1914-1920 | Filippo Giustini | Discipline des sacrements |
| 1920-1935 | Michele Lega | Discipline des sacrements |
| 1935-1954 | Domenico Jorio | Discipline des sacrements |
| 1954-1968 | Benedetto Aloisi Masella | Discipline des sacrements |
| 1969-1970 | Benno Walter Gut | Culte divin |
| 1971-1973 | Arturo Tabera | Culte divin |
| 1974-1981 | James Robert Knox | Culte divin |
| 1981-1984 | Giuseppe Casoria | Culte divin, puis Sacrements et Culte divin |
| 1984-1988 | Paul Augustin Mayer | Culte divin (et Sacrements séparément) |
| 1988-1992 | Eduardo Martínez Somalo | Culte divin et Discipline des sacrements (forme unifiée) |
| 1992-1996 | Antonio María Javierre Ortas | Culte divin et Discipline des sacrements |
| 1996-2002 | Jorge Arturo Medina Estévez | Culte divin et Discipline des sacrements |
| 2002-2008 | Francis Arinze | Culte divin et Discipline des sacrements |
| 2008-2014 | Antonio Cañizares Llovera | Culte divin et Discipline des sacrements |
| 2014-2021 | Robert Sarah | Culte divin et Discipline des sacrements |
| Depuis 2021 | Arthur Roche | Dicastère (depuis 2022) |
Ce tableau révèle la diversité des profils appelés à la tête de ce dicastère : canonistes de formation comme Ferrata ou Jorio dans la première moitié du XXᵉ siècle, liturgistes de terrain comme Arinze (ancien archevêque d'Onitsha, au Nigeria) ou Cañizares (ancien archevêque de Tolède), voire figures directement issues de la Secrétairerie d'État comme Martínez Somalo. Le passage de la responsabilité de secrétaire à celle de préfet, comme dans le cas d'Arthur Roche, est également une trajectoire fréquente dans ce dicastère technique où la connaissance approfondie du dossier liturgique et canonique prime souvent sur la carrière diplomatique.
Ce qu'il faut retenir
Le Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements n'est pas un simple bureau technique chargé d'approuver des traductions : c'est l'instrument institutionnel par lequel Rome cherche, depuis 1588 et plus particulièrement depuis le concile Vatican II, à tenir ensemble deux exigences en tension permanente — la fidélité à une liturgie reçue, dont la structure sacramentelle échappe à toute discrétion locale, et l'inculturation légitime de cette même liturgie dans les langues et les sensibilités du monde entier. Son histoire mouvementée — six réorganisations en un peu plus d'un siècle, un secrétaire emblématique écarté dans des circonstances controversées, des allers-retours constants entre centralisation romaine (Liturgiam Authenticam) et subsidiarité épiscopale (Magnum Principium) — traduit, mieux qu'aucun discours, la difficulté propre et permanente du gouvernement de la liturgie catholique à l'échelle universelle.
Pour aller plus loin
- Lire La Curie romaine pour situer ce dicastère dans l'ensemble de l'architecture centrale de l'Église depuis Praedicate Evangelium.
- Lire Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi pour un dicastère de rang comparable, compétent en matière strictement doctrinale.
- Lire Le Dicastère pour les Églises orientales pour l'organe romain équivalent compétent sur la liturgie et la discipline propres aux Églises catholiques orientales.
- Lire Nihil Obstat et Imprimatur pour un autre mécanisme romain de discernement et d'approbation ecclésiale.
- Consulter le texte intégral de la constitution apostolique Praedicate Evangelium (19 mars 2022) sur vatican.va pour le détail des articles 88 à 97.
- Consulter le profil officiel du Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements sur vatican.va et cultodivino.va pour sa présentation institutionnelle actualisée.
Notes et références
Pape François, constitution apostolique Praedicate Evangelium sur la Curie romaine, 19 mars 2022 (en vigueur le 5 juin 2022), art. 88. Texte intégral en français sur vatican.va.
1 27Pape François, Praedicate Evangelium, art. 89 §1, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
2 28Pape François, Praedicate Evangelium, art. 90 §1, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
3 31Encyclopedia.com, « Divine Worship and the Discipline of the Sacraments, Congregation for », synthèse encyclopédique consultée en juillet 2026 sur encyclopedia.com, sur l'historique complet des fusions et scissions entre la Congrégation des Rites (1588), la Congrégation pour la Discipline des sacrements (1908), la Congrégation pour le Culte divin (1969, préfet Benno Gut, secrétaire Annibale Bugnini), la fusion Constans Nobis (1975), la scission de 1984 et la réunification par Pastor Bonus (1988).
4 12 14 15 17ZENIT (édition française), « Culte divin : Mgr Arthur Roche nommé préfet », 27 mai 2021, sur fr.zenit.org, et Vatican News, « Mgr Arthur Roche devient préfet de la Congrégation pour le Culte divin », 27 mai 2021, sur vaticannews.va. Nomination à la suite du départ à la retraite du cardinal Robert Sarah ; Roche était auparavant secrétaire du même dicastère depuis 2012, et ancien évêque de Leeds (Angleterre).
5 54INFOVATICANA, « Roche pourrait être relevé imminemment en tant que préfet du Culte Divin », 30 mars 2026, sur infovaticana.com, citant le journaliste Damian Thompson sur des sources vaticanes évoquant un transfert du cardinal Roche vers l'Ordre souverain de Malte ; information non confirmée officiellement. Voir aussi BELGICATHO, « Qui doit être remplacé à la Curie romaine ? », 28 mai 2026, sur belgicatho.be, sur l'échéance du mandat quinquennal du cardinal Roche le 27 mai 2026 et l'absence, à cette date, de nomination officielle d'un successeur.
6Wikipédia, contributeurs, « Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements », Wikipédia, l'encyclopédie libre, version consultée en juillet 2026, sur fr.wikipedia.org. Synthèse historique reprenant la fondation de 1588 (Immensa Aeterni Dei, Sixte V), la séparation de 1908 (Pie X), la fusion de 1975, la scission de 1984, la réunification de 1988 (Pastor Bonus) et la refonte de 2022 (Praedicate Evangelium), ainsi que la liste des préfets et secrétaires successifs.
7 26 33Wikipedia contributors, « Sacred Congregation of Rites », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Érection par la bulle Immensa Aeterni Dei de Sixte V, 22 janvier 1588 ; double compétence liturgie et causes des saints ; scission de 1969 en Congrégation pour le Culte divin et Congrégation pour les Causes des Saints par la constitution Sacra Rituum Congregatio de Paul VI.
8Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, page officielle « La Sacra Congregazione dei Riti », sur cultodivino.va, consultée en juillet 2026 : fondation le 22 janvier 1588 par Immensa Aeterni Dei ; publication du Martyrologe romain (1584), du Pontifical (1596), du Cérémonial des évêques (1600), du Bréviaire (1602), du Missel romain (1604), du Rituel romain (1614) ; sous Pie X, édition vaticane du Graduale Romanum (1907).
9 10Wikipedia contributors et Catholic Encyclopedia (New Advent), « Sapienti Consilio », synthèse consultée en juillet 2026 sur la constitution apostolique de saint Pie X du 29 juin 1908 réorganisant la Curie romaine (réduction de vingt à douze congrégations) et créant la Sacrée Congrégation pour la Discipline des sacrements, distincte de la Congrégation des Rites.
11Wikipedia contributors, « Annibale Bugnini », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Secrétaire du Consilium ad exsequendam Constitutionem de Sacra Liturgia (1964-1969) puis de la Congrégation pour le Culte divin (mai 1969-1976) ; rôle central dans l'élaboration du nouveau Missel romain suivant Sacrosanctum Concilium (promulguée le 4 décembre 1963) ; nommé pro-nonce apostolique en Iran le 4 janvier 1976 ; allégations de franc-maçonnerie non prouvées documentairement, démenti de L'Osservatore Romano le 10 octobre 1976, inscription sur la liste Pecorelli en 1978.
13 18 19 20 21 22Adoremus Bulletin, « Liturgiam Authenticam », mai 2001, sur adoremus.org, et ZENIT (édition française), « La 5e "Instruction" post-conciliaire : "Liturgiam authenticam" », 8 mai 2001, sur fr.zenit.org : sur les cinq instructions post-conciliaires (Inter Oecumenici 1964, Tres abhinc annos 1967, Liturgicae instaurationes 1970, Varietates legitimae 1994, Liturgiam Authenticam 2001) et le changement de doctrine de traduction vers une fidélité littérale renforcée au texte latin.
16 35 36Wikipedia contributors, « Dicastery for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Chirographe Quoniam in celeri de Jean-Paul II, 5 avril 1984, séparant de nouveau la Congrégation pour les Sacrements et la Congrégation pour le Culte divin ; réunification par Pastor Bonus, 28 juin 1988, entrée en vigueur le 1ᵉʳ mars 1989, sous le nom de Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements.
23 24Wikipedia contributors, « Dicastery for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026 : liste complète des préfets de la Discipline des sacrements (1908-1968), du Culte divin (1969-1988) et de la congrégation unifiée depuis 1988 (Martínez Somalo, Javierre Ortas, Medina Estévez, Arinze, Cañizares Llovera, Sarah, Roche) ; liste des secrétaires (Bugnini 1969-1975, Kada 1984-1991, Majella Agnelo 1991-1999, Tamburrino 1999-2003, Sorrentino 2003-2005, Ranjith 2005-2009, Di Noia 2009-2012, Roche 2012-2021, Viola depuis 2021).
25Pape François, Praedicate Evangelium, art. 89 §2, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
29Pape François, Praedicate Evangelium, art. 89 §3, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
30Pape François, Praedicate Evangelium, art. 90 §2, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va.
32Pape François, Praedicate Evangelium, art. 91 à 97, 19 mars 2022. Texte sur vatican.va. Compétences respectives : congrès eucharistiques (art. 91), formation liturgique (art. 92), usage des livres liturgiques antérieurs à la réforme conciliaire (art. 93), culte des reliques et titre de basilique mineure (art. 94), dévotions populaires (art. 95), assistance aux évêques diocésains (art. 96), collaboration avec les commissions liturgiques (art. 97).
34Adoremus Bulletin, « Vox Clara Committee », décembre 2007, sur adoremus.org, sur la création de la commission Vox Clara le 19 juillet 2001 par la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements afin de conseiller le Saint-Siège sur les traductions liturgiques en langue anglaise.
37 56Adoremus Bulletin, « Liturgical Translations and Two Instructions in Perspective by Cardinal George Pell », mars 2014, sur adoremus.org, sur la présidence du cardinal George Pell à la commission Vox Clara depuis 2001 et l'élaboration de la nouvelle traduction anglaise du Missel romain entrée en usage en 2011.
38Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, instruction Redemptionis Sacramentum, 25 mars 2004, signée par le cardinal préfet Francis Arinze. Texte intégral en français sur vatican.va, publiée à la suite de l'encyclique Ecclesia de Eucharistia de Jean-Paul II (2003).
39 40Wikipedia contributors, « Magnum principium », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Lettre apostolique motu proprio du pape François, datée du 3 septembre 2017, entrée en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2017, modifiant le canon 838 du Code de droit canonique de 1983.
41Liturgie & Sacrements (Conférence des évêques de France), « Traduire fidèlement. À propos du motu proprio "Magnum principium" (2017) », sur liturgie.catholique.fr, consulté en juillet 2026, sur le transfert de responsabilité aux conférences épiscopales pour les traductions liturgiques.
42Wikipedia contributors, « Dicastery for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments », section sur les réformes récentes, Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026 : distinction entre recognitio et confirmatio introduite par Magnum Principium (2017) et précisée par le décret d'application Postquam Summus Pontifex (2021).
43Wikipedia contributors, « Traditionis custodes », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org, et Église catholique en France, texte français du motu proprio du 16 juillet 2021 sur eglise.catholique.fr : restriction de l'usage du missel romain de 1962, autorité transférée aux évêques diocésains.
44Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, Responsa ad dubia sur certaines dispositions du motu proprio Traditionis custodes, 4 décembre 2021, signées par le cardinal préfet Arthur Roche, approuvées par le pape François le 18 novembre 2021. Texte intégral en français sur vatican.va.
45Vatican News, « Un rescrit du Pape clarifie deux points du Motu Proprio Traditionis custodes », 21 février 2023, sur vaticannews.va.
46ZENIT (édition française), « Audience générale : Le pape Léon XIV appelle à un renouveau liturgique fidèle à la tradition », 27 mai 2026, sur fr.zenit.org. Catéchèse sur la constitution Sacrosanctum Concilium (4 décembre 1963) : citations sur « maintenir la saine tradition et s'ouvrir à un progrès légitime » (SC 23) et la distinction entre partie immuable d'institution divine et parties sujettes au changement (SC 21).
47 48 49 50ZENIT (édition française), « Le Saint-Siège rejette la demande des évêques allemands d'ouvrir les homélies aux laïcs », 24 juin 2026, sur fr.zenit.org, et Vatican News, « Dicastère pour le Culte divin : un laïc ne peut prononcer une homélie », 23 juin 2026, sur vaticannews.va. Lettre datée du 17 juin 2026, en réponse à la demande de la Conférence épiscopale allemande du 30 mars 2026.
51 52 53Wikipedia contributors, « Vittorio Francesco Viola », Wikipedia, The Free Encyclopedia, version consultée en juillet 2026, sur en.wikipedia.org. Naissance le 4 octobre 1965 à Biella (Italie) ; entrée dans l'Ordre des Frères mineurs en 1991, ordination sacerdotale en 1993 à Rome ; licence en liturgie sacrée à l'Institut pontifical de liturgie sacrée de Rome ; responsable de l'office liturgique de la région ecclésiastique d'Ombrie ; évêque de Tortona (2014-2021) ; secrétaire du dicastère depuis mai 2021.
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