Le Dicastère pour la Culture et l'Éducation

Le Dicastère pour la Culture et l'Éducation gouverne, depuis 2022, la promotion de la culture et l'éducation catholique dans le monde entier. Né de la fusion du Conseil pontifical pour la Culture, fondé en 1982 par Jean-Paul II, et de la Congrégation pour l'Éducation catholique, héritière d'une tradition remontant à 1588.

Ignispedia

Le Dicastère pour la Culture et l'Éducation (en latin : Dicasterium pro Cultura et Educatione) est, depuis le 5 juin 2022, l'organe de la Curie romaine chargé à la fois de la promotion de la culture et du patrimoine culturel de l'Église, et de l'éducation catholique dans le monde entier — écoles, universités catholiques et instituts ecclésiastiques d'études supérieures[1]. Institué par la constitution apostolique Praedicate Evangelium du pape François, il naît de la fusion de deux institutions distinctes de la Curie romaine : le Conseil pontifical pour la Culture, fondé en 1982 par saint Jean-Paul II, et la Congrégation pour l'Éducation catholique, dont l'histoire institutionnelle remonte, par étapes successives, à la réforme de la Curie romaine opérée par Sixte V en 1588[2].

Le Dicastère se compose de deux sections dotées chacune d'un secrétaire propre : la Section pour la Culture, consacrée à la promotion de la culture, à l'animation pastorale et à la mise en valeur du patrimoine culturel de l'Église ; et la Section pour l'Éducation, compétente pour les écoles catholiques, les instituts supérieurs d'études et de recherche ecclésiastiques, et les recours hiérarchiques en ces matières[3]. Il coordonne en outre l'activité de sept académies pontificales, dont certaines remontent à la Renaissance, et anime des initiatives de dialogue avec le monde de l'art, des lettres, des sciences, de la technologie et du sport, ainsi qu'avec les personnes qui ne professent aucune croyance[4].

Depuis septembre 2022, le Dicastère est dirigé par le cardinal José Tolentino Calaça de Mendonça, théologien et poète portugais, ancien archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine[5]. Sous son mandat, l'institution s'est notamment illustrée par la première participation historique d'un pape à la Biennale de Venise, en avril 2024, à l'occasion du pavillon du Saint-Siège installé dans la prison pour femmes de la Giudecca[6].

Une double mission voulue par Praedicate Evangelium

Ce que dit l'article 153

Le Palazzo di San Calisto dans une estampe du Rijksmuseum — Rijksmuseum, Wikimedia Commons, CC0.

L'article 153 de Praedicate Evangelium, qui ouvre la section consacrée au Dicastère, en fixe en deux paragraphes la mission générale et la structure interne :

« Le Dicastère pour la Culture et l'Éducation œuvre au développement des valeurs humaines dans l'horizon de l'anthropologie chrétienne, contribuant à la pleine réalisation des personnes à la suite de Jésus-Christ. Le Dicastère est composé de la Section pour la Culture, qui se consacre à la promotion de la culture, à l'animation pastorale et à la mise en valeur du patrimoine culturel, et de la Section pour l'Éducation, qui étudie les principes fondamentaux de l'éducation concernant les écoles, les instituts supérieurs d'études et de recherche catholiques et ecclésiastiques ; elle est compétente pour les recours hiérarchiques en ces matières. » — Pape François, constitution apostolique Praedicate Evangelium, art. 153 §§ 1-2[7]

Cette double mission — culture et éducation réunies sous une même autorité — est l'innovation structurelle la plus visible de la réforme de 2022 : deux institutions qui, depuis des décennies, existaient séparément dans la Curie, se retrouvent désormais rattachées à un seul dicastère, avec un préfet commun mais deux sections autonomes, chacune dirigée par son propre secrétaire[8].

Deux sections, une seule autorité

Infographie originale Ignispedia créée par IA. Deux sections sous un préfet commun. Source : Praedicate Evangelium, art. 153–162.

Le choix de conserver deux sections distinctes, plutôt que de fusionner intégralement les compétences, traduit la reconnaissance par le Saint-Siège de la spécificité de chaque domaine : la Section pour la Culture s'adresse principalement au monde extérieur — artistes, chercheurs, institutions culturelles, non-croyants —, tandis que la Section pour l'Éducation gouverne un réseau institutionnel interne à l'Église — écoles catholiques, universités pontificales, facultés ecclésiastiques[9]. Les deux sections partagent néanmoins un même préfet et une même vision : selon l'article 153 § 1, la finalité commune est le développement intégral de la personne humaine « à la suite de Jésus-Christ », qu'il s'agisse de la formation intellectuelle dispensée dans une école catholique ou du dialogue noué avec un artiste non-croyant en quête de sens[10].

Deux généalogies institutionnelles jusqu'en 2022

Avant de fusionner en un seul dicastère, la culture et l'éducation catholiques avaient chacune leur propre histoire romaine — l'une remontant, par filiations successives, à la grande réforme de la Curie de 1588 ; l'autre, beaucoup plus récente, née du dialogue avec l'incroyance ouvert par le concile Vatican II.

La Congrégation pour l'Éducation catholique, de 1588 à 2022

1588 : Sixte V et l'éphémère congrégation pour l'université de Rome

Sixte V, gravure de 1585 conservée au Metropolitan Museum of Art — Pietro Facchetti, Wikimedia Commons, CC0.

Le 22 janvier 1588, le pape Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590) promulgue la constitution apostolique Immensa Aeterni Dei, qui réorganise en profondeur le gouvernement central de l'Église en instituant quinze congrégations cardinalices permanentes, dont neuf pour le gouvernement de l'Église universelle et six pour l'administration des États pontificaux[11]. Parmi ces quinze congrégations figure, en dixième position, la Congrégation pour l'Université de Rome (Congregatio pro Universitate Studii Romani), composée de cinq cardinaux et chargée de présider aux études et, en particulier, à la réforme universitaire[12]. Sa compétence s'étend rapidement à l'ensemble des universités des États pontificaux ainsi qu'aux collèges romains des Grecs, des Maronites et des Néophytes[13]. Cette première institution ne survit toutefois pas au XVIIe siècle : sous le pontificat d'Innocent XI (1676-1689), faute de nomination de nouveaux cardinaux pour remplacer les titulaires défunts, elle cesse purement et simplement d'exister[14]. Il n'y a donc pas de continuité institutionnelle directe entre cette congrégation sixtine et l'institution moderne ; elle en demeure néanmoins le lointain précédent historique, et le premier exemple d'un organe romain permanent dédié aux études.

1814-1824 : Pie VII, Léon XII et la naissance de la Congrégation des Études

Deux siècles plus tard, c'est un contexte très différent — la restauration des États pontificaux après l'occupation napoléonienne — qui fait renaître une institution romaine dédiée aux études. En 1814, à peine revenu à Rome, le pape Pie VII institue une commission spéciale de cardinaux chargée de réformer l'instruction dans les États pontificaux, puis, par un motu proprio du 6 juillet 1816, crée une « Congrégation pour l'établissement des lois et règlements du système des études, des universités et des lieux d'instruction publique dans tout l'État »[15]. Ce travail préparatoire aboutit, sous son successeur, à l'acte fondateur véritable de la lignée institutionnelle moderne : le 28 août 1824, le pape Léon XII promulgue la constitution apostolique Quod Divina Sapientia, qui réorganise sur des bases nouvelles l'ensemble de l'instruction publique dans les États pontificaux, place les universités et les écoles secondaires sous la surveillance directe d'une Congrégation des Études (Congregatio Studiorum) agissant comme un véritable ministère pontifical de l'instruction publique, et supprime les anciennes autonomies universitaires médiévales au profit d'une gestion centralisée, incluant le choix des professeurs titulaires des chaires universitaires[16].

1870-1908 : de Rome à l'Église universelle

La perte des États pontificaux en 1870 transforme profondément la nature de la Congrégation des Études : n'ayant plus de territoire propre à administrer, elle étend progressivement sa compétence aux universités et instituts catholiques du monde entier, au-delà des seules frontières romaines[17]. La réforme de la Curie romaine opérée par saint Pie X avec la constitution Sapienti Consilio du 29 juin 1908 confirme cette mission désormais universelle, dans le cadre général de réorganisation qui touche également, la même année, la future Congrégation du Concile devenue plus tard le Dicastère pour le Clergé[18].

1915 : Benoît XV et l'absorption des séminaires

Infographie originale Ignispedia créée par IA. Les principales réformes de la branche éducative, d’après les textes et l’histoire institutionnelle cités dans l’article.

Le 1er décembre 1915, le pape Benoît XV procède à une réforme majeure : il retire à la Congrégation Consistoriale la compétence sur les séminaires et la transfère à la Congrégation des Études, qui prend alors le nom de Congrégation des Séminaires et des Universités d'Études (Congregatio de Seminariis et Studiorum Universitatibus)[19]. Le cardinal Gaetano Bisleti en devient le premier préfet le jour même de la réforme[20]. À sa mort, survenue le 30 août 1937, le pape Pie XI choisit de se réserver personnellement la préfecture de la congrégation par un chirographe daté du 3 septembre 1937 adressé au cardinal secrétaire d'État Eugenio Pacelli — futur Pie XII[21] :

« A questo scopo, dopo di aver molto pregato e fatto pregare, ed anche per dimostrare ancora una volta quanto stimiamo l'importanza della Congregazione stessa per la vita e per il governo della Chiesa, abbiamo deliberato di riservare a Noi stessi, da oggi, la sua Prefettura. » — Pape Pie XI, chirographe au cardinal Eugenio Pacelli, secrétaire d'État, 3 septembre 1937 (texte original italien ; traduction : « Dans ce but, après avoir beaucoup prié et fait prier, et aussi pour montrer une fois de plus combien Nous estimons l'importance de cette Congrégation pour la vie et le gouvernement de l'Église, Nous avons décidé de Nous en réserver, à dater de ce jour, la préfecture. »)[22]

Cette situation exceptionnelle — un pape préfet en exercice d'une congrégation romaine — dure près de deux ans, jusqu'à ce que le nouveau pape Pie XII, élu en mars 1939, nomme le 14 mars 1939 le cardinal Giuseppe Pizzardo à la tête de l'institution[23]. Pizzardo dirigera la congrégation pendant près de trente ans, jusqu'à sa retraite en 1968, à l'âge de quatre-vingt-dix ans[24].

1967-1988 : de Paul VI à Jean-Paul II

Dans le sillage du concile Vatican II et de sa propre réforme de la Curie, le pape Paul VI promulgue le 15 août 1967 la constitution apostolique Regimini Ecclesiae Universae, qui rebaptise l'institution Sacrée Congrégation pour l'Éducation catholique, nom qui recentre sa mission sur la formation catholique proprement dite plutôt que sur la seule administration académique[25]. Deux décennies plus tard, le pape Jean-Paul II, par la constitution apostolique Pastor Bonus du 28 juin 1988, consolide cette dénomination sous la forme « Congrégation pour l'Éducation catholique (des séminaires et des instituts d'études) », confirmant sa double compétence sur la formation initiale du clergé et sur l'ensemble des institutions d'enseignement catholique et ecclésiastique[26].

2013 : Benoît XVI retire les séminaires

Le 16 janvier 2013, par le motu proprio Ministrorum Institutio, le pape Benoît XVI retire à la Congrégation pour l'Éducation catholique la responsabilité des séminaires, transférée au Dicastère pour le Clergé au nom de la continuité pédagogique entre formation initiale et formation permanente des prêtres[27]. La congrégation, désormais recentrée sur les écoles catholiques et les universités et instituts d'études supérieures ecclésiastiques, conserve ce périmètre jusqu'à sa suppression en 2022.

Le Conseil pontifical pour la Culture, de 1965 à 2022

1965 : le Secrétariat pour les non-croyants de Paul VI

Paul VI en 1967, photographie conservée aux Archives nationales des États-Unis — Yoichi Okamoto, Wikimedia Commons, domaine public.

L'histoire du second organisme fondateur commence, elle, en pleine session du concile Vatican II. Le 9 avril 1965, le pape Paul VI crée le Secrétariat pour les non-croyants (Secretariatus pro non credentibus), placé sous la présidence du cardinal autrichien Franz König, archevêque de Vienne[28]. Cette création répond à une conviction exprimée par Paul VI dans son encyclique Ecclesiam Suam (1964) : l'Église doit entrer en dialogue avec le monde selon trois cercles concentriques — le dialogue avec les frères chrétiens séparés, le dialogue avec les croyants des autres religions, et le dialogue avec tous les hommes de bonne volonté qui ne professent aucune religion[29].

1982 : Jean-Paul II fonde le Conseil pontifical pour la Culture

Infographie originale Ignispedia créée par IA. Deux racines distinctes réunies en 1993, puis élargies au patrimoine et fusionnées avec l’Éducation. Source : histoire institutionnelle et lettre de fondation de 1982 citées dans l’article.

Le 20 mai 1982, fête de l'Ascension et quatrième année de son pontificat, Jean-Paul II signe une lettre autographe de fondation instituant le Conseil pontifical pour la Culture (Pontificium Consilium de Cultura)[30]. Le pape y explique le sens de cette création par une conviction théologique qui deviendra la formule la plus citée de tout le corpus magistériel sur la culture :

« Une foi qui ne devient pas culture est une foi qui n'est pas pleinement accueillie, entièrement pensée et fidèlement vécue. » — Saint Jean-Paul II, discours du 16 janvier 1982, cité dans la lettre de fondation du Conseil pontifical pour la Culture, 20 mai 1982[31]

La lettre précise que « la synthèse entre culture et foi n'est pas seulement une exigence de la culture mais aussi de la foi »[32], reprenant les orientations du concile Vatican II — en particulier la constitution pastorale Gaudium et Spes — et de l'exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi de Paul VI sur l'évangélisation des cultures[33]. Le nouveau Conseil se voit assigner huit missions : témoigner de l'intérêt constant du Saint-Siège pour le monde de la culture, coordonner l'action des autres dicastères en ce domaine, dialoguer avec les conférences épiscopales, collaborer avec les organisations internationales — notamment suivre l'action de l'UNESCO —, et faciliter les rencontres entre l'Église et les univers culturels contemporains[34].

1993 : l'absorption du Secrétariat pour les non-croyants

Onze ans après sa fondation, le Conseil pontifical pour la Culture voit son champ de compétence s'élargir considérablement : en 1993, Jean-Paul II lui rattache le Secrétariat pour les non-croyants créé en 1965, dont la mission de dialogue avec l'incroyance est désormais intégrée à celle, plus large, du dialogue entre l'Église et les cultures — la conviction sous-jacente étant que la culture constitue le terrain privilégié de ce dialogue avec ceux qui ne professent aucune foi[35].

2012 : Benoît XVI y intègre le patrimoine culturel de l'Église

Une seconde fusion interne intervient sous le pontificat de Benoît XVI : par le motu proprio Pulchritudinis Fidei du 30 juillet 2012, entré en vigueur le 3 novembre suivant, le pape unifie au Conseil pontifical pour la Culture la Commission pontificale pour les biens culturels de l'Église, créée en 1988 par Pastor Bonus[36]. C'est de cette fusion de 2012 qu'hérite directement la compétence actuelle du Dicastère en matière de conservation des archives, bibliothèques, musées et patrimoine artistique ecclésial, inscrite aujourd'hui à l'article 155 de Praedicate Evangelium[37]. Le 10 novembre 2012, la même année, est également créée l'Académie pontificale de la latinité (Pontificia Academia Latinitatis), placée sous la responsabilité du Conseil[38].

Trois présidents avant la fusion de 2022

De 1982 à 2022, le Conseil pontifical pour la Culture n'a connu que trois présidents, contre sept préfets pour la Congrégation pour l'Éducation catholique sur une période comparable — signe de la relative jeunesse institutionnelle du dicastère culturel :

  1. 1982-1988
    Cardinal Gabriel-Marie Garrone
    premier président, ancien archevêque de Toulouse

    Nommé dès la fondation par Jean-Paul II ; il avait auparavant présidé la Congrégation pour l'Éducation catholique de 1968 à 1980, faisant de lui l'unique personnalité à avoir dirigé les deux institutions fondatrices du futur Dicastère.

  2. 1988-2007
    Cardinal Paul Poupard
    théologien français, dix-neuf années de mandat

    Le plus long mandat à la tête du Conseil ; il supervise l'absorption du Secrétariat pour les non-croyants en 1993 et développe les relations du Saint-Siège avec l'UNESCO.

  3. 2007-2022
    Cardinal Gianfranco Ravasi
    bibliste italien, fondateur du Parvis des Gentils

    Nommé par Benoît XVI ; il lance en 2011 l'initiative du Parvis des Gentils et supervise la fusion de 2012 avec la Commission pour les biens culturels, jusqu'à la suppression du Conseil en 2022.

La fusion de 2022 : pourquoi réunir culture et éducation ?

Une réforme voulue par neuf années de consultation

La constitution apostolique Praedicate Evangelium, signée le 19 mars 2022 en la solennité de saint Joseph et entrée en vigueur le 5 juin 2022, jour de la Pentecôte, est l'aboutissement de neuf années de consultation du Conseil des cardinaux — le « C9 » — engagées dès les débuts du pontificat de François[39]. Au moment de la réforme, les deux institutions fondatrices sont dirigées par des cardinaux tous deux proches ou au-delà de l'âge canonique de la retraite : Gianfranco Ravasi pour le Conseil de la Culture, Giuseppe Versaldi pour la Congrégation pour l'Éducation catholique — une conjoncture qui facilite la transition vers la nouvelle structure unifiée[40].

Le choix de fusionner précisément culture et éducation — plutôt que, par exemple, de rattacher l'éducation au Dicastère pour l'Évangélisation ou la culture à un autre organe — répond à une intuition théologique cohérente avec celle qui avait présidé, quarante ans plus tôt, à la fondation du Conseil pontifical pour la Culture : l'éducation catholique est elle-même un acte de transmission culturelle, et la culture, réciproquement, ne se conçoit pas sans un travail éducatif et pédagogique de fond. L'article 153 § 1 formule cette unité de vue en plaçant les deux sections sous une même finalité : le développement des valeurs humaines « dans l'horizon de l'anthropologie chrétienne »[41].

La Section pour la Culture : dialoguer, protéger, promouvoir

La salle Sixtine, exemple du patrimoine culturel de l’Église — Maus-Trauden, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Les articles 154 à 158 de Praedicate Evangelium détaillent cinq axes de compétence pour la Section pour la Culture. Le premier, énoncé à l'article 154, est le dialogue avec le monde de la culture au sens le plus large :

« La Section pour la Culture promeut et soutient les relations entre le Saint-Siège et le monde de la culture, en se portant à la rencontre des nombreuses instances qui en proviennent, et en favorisant tout particulièrement le dialogue comme moyen indispensable de rencontre véritable, d'interaction mutuelle et d'enrichissement réciproque, afin que les diverses cultures s'ouvrent de plus en plus à l'Évangile et à la foi chrétienne, et que ceux qui sont engagés dans les arts, les lettres et les sciences, la technologie et le sport se sachent et se sentent reconnus par l'Église comme étant au service de la recherche sincère du vrai, du bien et du beau. » — Pape François, Praedicate Evangelium, art. 154[42]

L'article 155 confie à la Section une mission de conservation patrimoniale : aider les évêques diocésains, les conférences épiscopales et les structures hiérarchiques orientales à protéger le patrimoine historique, documentaire et artistique de l'Église — archives, bibliothèques, musées, édifices religieux —, afin qu'il demeure accessible à tous ceux qui s'y intéressent[43]. L'article 156 ajoute une dimension d'enrichissement mutuel entre les cultures présentes au sein même de l'Église, en veillant à la valorisation des cultures locales et de leur patrimoine de sagesse et de spiritualité[44]. L'article 157 autorise la Section à prendre des initiatives culturelles propres, à suivre les projets des institutions ecclésiales compétentes, et — en accord avec la Secrétairerie d'État — à participer à des forums internationaux et à des conférences spécialisées sur la mise en valeur du patrimoine culturel[45]. Enfin, l'article 158 institutionnalise la mission héritée du Secrétariat pour les non-croyants de 1965 : établir des initiatives de dialogue avec ceux qui, sans professer de religion particulière, cherchent sincèrement à rencontrer la vérité de Dieu, et manifester la sollicitude pastorale de l'Église envers ceux qui ne professent aucune croyance[46].

La Section pour l'Éducation : écoles, universités, nihil obstat

L’Université pontificale grégorienne, photographiée en mai 2010 — Fczarnowski, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Les articles 159 à 161 organisent la compétence éducative du Dicastère. L'article 159 charge la Section pour l'Éducation de veiller à ce que les principes fondamentaux de l'éducation catholique soient reçus et approfondis dans chaque contexte culturel, et à ce que l'intégrité de la foi soit sauvegardée dans l'enseignement doctrinal des écoles et instituts d'études supérieures[47]. L'article 160 confie l'établissement des normes d'érection des écoles catholiques de tout ordre et de tout niveau, ainsi que la promotion de l'enseignement de la religion catholique dans les écoles[48].

L'article 161, le plus détaillé des dix articles de la section, énumère six compétences précises de la Section pour l'Éducation en matière d'enseignement supérieur :

« Elle est compétente pour les formalités nécessaires à la reconnaissance par les États des diplômes académiques délivrés au nom du Saint-Siège. […] Elle est l'autorité compétente pour approuver et ériger les instituts d'études supérieures et autres institutions académiques ecclésiastiques, pour approuver leurs statuts et veiller à leur application, y compris lorsque cela touche au rapport avec les autorités civiles. […] Elle est compétente pour délivrer le nihil obstat nécessaire aux enseignants pour être admis à enseigner les disciplines théologiques, selon l'article 72 § 2. » — Pape François, Praedicate Evangelium, art. 161 §§ 2, 3 et 5[49]

Cette compétence sur le nihil obstat des professeurs de théologie s'exerce en coopération étroite avec le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, seul habilité à se prononcer sur le contenu doctrinal lorsqu'une question de fidélité au Magistère se pose — le mécanisme précis du nihil obstat et de l'imprimatur fait l'objet d'un article dédié dans cette encyclopédie. L'article 161 § 6 ajoute enfin une compétence de collaboration avec les autres dicastères pour la formation académique des clercs, des membres des instituts de vie consacrée et des laïcs se préparant au service de l'Église[50].

Les sept académies pontificales

Infographie originale Ignispedia créée par IA. Sept institutions savantes coordonnées par le Dicastère. Source : Praedicate Evangelium, art. 162.

L'article 162, dernier article de la section, confie au Dicastère la coordination de sept académies pontificales, certaines d'antique fondation, où sont cooptées des personnalités internationales des sciences théologiques et humaines, croyantes ou non-croyantes :

« Le Dicastère pour la Culture et l'Éducation coordonne également l'activité de certaines académies pontificales […] Il s'agit actuellement de : l'Insigne Académie Pontificale des Beaux-Arts et des Lettres des Virtuoses au Panthéon ; l'Académie Pontificale Romaine d'Archéologie ; l'Académie Pontificale de Théologie ; l'Académie Pontificale Saint-Thomas-d'Aquin ; l'Académie Pontificale Mariale Internationale ; l'Académie Pontificale Cultorum Martyrum ; la Pontificia Academia Latinitatis. » — Pape François, Praedicate Evangelium, art. 162[51]

La plus ancienne de ces sept institutions, l'Académie des Virtuoses au Panthéon, remonte au XVIe siècle ; la plus récente, l'Académie pontificale de la latinité, n'a été fondée qu'en 2012, sous Benoît XVI[52]. Cette hétérogénéité de fondations — de la Renaissance au XXIe siècle — illustre la continuité de l'intérêt du Saint-Siège pour les disciplines savantes, par-delà les réorganisations institutionnelles successives.

La théologie de la culture au fondement de l'institution

Gaudium et Spes et l'ouverture aux cultures humaines

Aucune des deux généalogies institutionnelles qui aboutissent au Dicastère actuel ne se comprend sans le fondement théologique que leur donne le concile Vatican II. La constitution pastorale Gaudium et Spes (7 décembre 1965) consacre tout un chapitre à « l'essor de la culture » et affirme, au numéro 58, la relation à la fois étroite et non exclusive entre l'Évangile et les cultures humaines :

« Mais en même temps, l'Église, envoyée à tous les peuples de tous les temps et de tous les lieux, n'est liée d'une manière exclusive et indissoluble à aucune race ou nation, à aucun genre de vie particulier, à aucune coutume ancienne ou récente. Constamment fidèle à sa propre tradition et tout à la fois consciente de l'universalité de sa mission, elle peut entrer en communion avec les diverses civilisations : d'où l'enrichissement qui en résulte pour elle-même et pour les différentes cultures. » — Concile Vatican II, constitution pastorale Gaudium et Spes, n° 58 § 3, 7 décembre 1965[53]

Ce principe conciliaire — une Église universelle qui ne s'identifie à aucune culture particulière mais dialogue avec toutes — irrigue directement la mission assignée en 1982 au Conseil pontifical pour la Culture, puis en 2022 à la Section pour la Culture du nouveau Dicastère. Il fonde également, en creux, la mission éducative : une école catholique n'a de sens que si elle transmet une foi elle-même devenue culture, selon la formule de Jean-Paul II citée plus haut[54].

Le Parvis des Gentils, un héritage vivant de Benoît XVI

Benoît XVI, à l’origine de l’intuition du Parvis des Gentils — Tadeusz Górny, recadrage Stevertigo, Wikimedia Commons, domaine public.

L'initiative la plus durable héritée du Conseil pontifical pour la Culture est le Parvis des Gentils (Cortile dei Gentili), né d'une intuition exprimée par Benoît XVI dans son discours de vœux à la Curie romaine du 21 décembre 2009. Évoquant le parvis du Temple de Jérusalem, ouvert aux païens qui souhaitaient s'approcher du Dieu unique sans pouvoir accéder au sanctuaire lui-même, le pape formule un appel resté célèbre :

« Je pense que l'Église devrait aujourd'hui aussi ouvrir une sorte de "parvis des Gentils", où les hommes puissent d'une certaine manière s'accrocher à Dieu, sans le connaître et avant d'avoir trouvé l'accès à son mystère, au service duquel se trouve la vie interne de l'Église. Au dialogue avec les religions doit aujourd'hui surtout s'ajouter le dialogue avec ceux pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l'approcher au moins comme Inconnu. » — Pape Benoît XVI, discours à la Curie romaine pour la présentation des vœux de Noël, 21 décembre 2009[55]

Le cardinal Gianfranco Ravasi, alors président du Conseil pontifical pour la Culture, donne corps à cette intuition en lançant l'initiative à Paris, les 24 et 25 mars 2011, en partenariat avec l'Institut de France et l'UNESCO[56].

Infographie originale Ignispedia créée par IA. Scène symbolique du dialogue et repères historiques. Source : discours de Benoît XVI du 21 décembre 2009 et histoire du Parvis cités dans l’article.

Le nom retenu — « parvis » ou « cour » des Gentils, atrium gentium en latin — désigne l'espace du Temple de Jérusalem que tous pouvaient traverser sans distinction de culture, de langue ou de religion, un lieu de rencontre et de diversité[57]. Depuis 2011, le Parvis des Gentils a organisé des dizaines de rencontres entre croyants et non-croyants en Italie et à l'étranger, autour des grandes questions contemporaines ; il est aujourd'hui porté par une fondation présidée par le juriste italien Giuliano Amato, et demeure l'une des initiatives phares rattachées à la Section pour la Culture du Dicastère[58].

Le Dicastère aujourd'hui : gouvernance et grands chantiers

Le cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet-poète

José Tolentino de Mendonça à Fátima, en mars 2019 — ANTÓNIO0196, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Né le 15 décembre 1965 à Funchal, sur l'île portugaise de Madère, José Tolentino Calaça de Mendonça est ordonné prêtre le 28 juillet 1990 pour le diocèse de Funchal, après une licence en théologie obtenue à l'Université catholique du Portugal[59]. Il complète sa formation biblique à l'Institut biblique pontifical de Rome en 1992, avant de soutenir un doctorat en théologie biblique en 2004 dans son université d'origine, où il enseigne le Nouveau Testament et l'esthétique théologique de 2004 à 2018[60]. Parallèlement à sa carrière académique, il s'impose comme l'une des voix les plus originales de la littérature portugaise contemporaine — poète, essayiste et dramaturge, distingué en juin 2020 par le prix européen « Helena Vaz da Silva » pour son œuvre en faveur de la beauté et de la poésie comme patrimoine culturel européen et mondial[61].

En 2018, le pape François le choisit comme archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine ; il reçoit la consécration épiscopale le 28 juillet 2018, puis prêche la retraite de Carême de la Curie romaine cette même année[62]. Le 5 octobre 2019, François le crée cardinal-diacre, lui attribuant le titre de Santi Domenico e Sisto à Rome[63]. Le 26 septembre 2022, quelques mois après l'entrée en vigueur de Praedicate Evangelium, il est nommé premier préfet du nouveau Dicastère pour la Culture et l'Éducation, succédant conjointement aux cardinaux Ravasi et Versaldi[64]. Son parcours singulier — bibliste, archiviste, poète — en fait une figure emblématique de la synthèse entre culture savante et vie spirituelle que le Dicastère est précisément chargé de promouvoir.

Structure et organigramme actuel

D'après les pages officielles du Dicastère, la direction se présente ainsi, à l'été 2026[65] :

FonctionTitulaireDepuis
PréfetCardinal José Tolentino Calaça de Mendonça26 septembre 2022
Secrétaire, Section CultureMgr Paul Desmond Tighe5 juin 2022
Secrétaire, Section ÉducationMgr Carlo Maria Polvani12 janvier 2025
Sous-secrétaireP. Antonio Spadaro, s.j.1er janvier 2024
Sous-secrétaireMgr Matthias Ambros—

Source : pages officielles « Struttura » et « Chi siamo » du Dicastère pour la Culture et l'Éducation[66].

Infographie originale Ignispedia créée par IA. Organisation selon l’état de l’été 2026 présenté dans l’article. Source : pages officielles Struttura et Chi siamo citées en notes.

Le sous-secrétaire Antonio Spadaro, jésuite italien, a dirigé pendant près de dix ans la revue La Civiltà Cattolica avant sa nomination par François en septembre 2023, entrée en fonction le 1er janvier 2024[67]. Mgr Carlo Maria Polvani succède à la tête de la Section Éducation à Mgr Giovanni Cesare Pagazzi, secrétaire depuis la fondation du Dicastère en 2022 ; Pagazzi est nommé à son tour archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine le 28 mars 2025, succédant à Mgr Angelo Vincenzo Zani — et retrouvant ainsi la fonction qu'avait occupée le cardinal Tolentino de Mendonça lui-même, de 2018 à 2022[68].

Le pavillon du Saint-Siège à la Biennale de Venise (2024)

Le chantier le plus commenté du mandat de Tolentino de Mendonça reste, à ce jour, le pavillon du Saint-Siège à la 60e Biennale d'art de Venise, en 2024. Intitulé Con i miei occhi (« Avec mes yeux »), le pavillon est installé, pour la première fois de l'histoire de la Biennale, à l'intérieur même de la prison pour femmes de la Giudecca, un ancien couvent qui accueillait autrefois des prostituées repenties confiées aux soins de l'Église[69]. Huit artistes invités — Maurizio Cattelan, Claire Fontaine, Corita Kent, Bintou Dembélé, Simone Fattal, Sonia Gomes, Claire Tabouret et le couple Marco Perego et Zoe Saldana, qui compte pour une seule invitation — y exposent des œuvres nées d'une rencontre directe avec les détenues purgeant des peines de réclusion à perpétuité[70]. Le titre du pavillon, tiré d'un fragment poétique qui fait écho au livre de Job — « maintenant mon œil te voit » (Jb 42, 5) — et au sonnet 141 de Shakespeare, résume l'intention du projet : donner à voir, littéralement, avec les yeux de celles que la société ne regarde plus[71].

La prison pour femmes de la Giudecca, photographiée en 2017, avant le pavillon de 2024 — Wolfgang Moroder, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Le 28 avril 2024, le pape François se rend en personne au pavillon, devenant le premier pontife de l'histoire à assister à la Biennale de Venise[72]. Ce geste, exceptionnel pour une institution vieille de plus de mille deux cents ans, s'inscrit directement dans la ligne théologique fixée par Jean-Paul II en 1982 : aller à la rencontre du monde de l'art là où il se trouve, y compris dans ses marges les plus inattendues, pour y témoigner qu'aucune vie humaine — fût-elle enfermée derrière des barreaux — n'échappe à la dignité que lui confère sa relation à Dieu.

L'éducation catholique dans le monde, en chiffres

L'ampleur du réseau éducatif dont la Section pour l'Éducation a la charge se mesure par les statistiques publiées chaque année par l'Agence Fides à l'occasion de la Journée mondiale des Missions. Le dossier 2025, portant sur des données arrêtées au 31 décembre 2023, dénombre :

Niveau d'enseignementÉtablissementsÉlèves ou étudiants
Jardins d'enfants catholiques74 5507 639 051
Écoles primaires catholiques102 45536 199 844
Écoles secondaires catholiques52 08520 724 361
Établissements d'enseignement supérieur (hors universités)—2 688 625
Universités liées à l'Église catholique—4 468 875

Source : Agence Fides, dossier « Octobre missionnaire — Les statistiques de l'Église catholique 2025 », publié à l'occasion de la 99e Journée mondiale des Missions, 19 octobre 2025, données arrêtées au 31 décembre 2023[73].

Infographie originale Ignispedia créée par IA. Effectifs mondiaux par niveau, sans répartition par continent. Source : Agence Fides, statistiques 2025, données au 31 décembre 2023.

Ce tableau donne la mesure du réseau institutionnel réel dont la Section pour l'Éducation supervise, au nom du Saint-Siège, les principes fondamentaux et l'identité catholique : plus de 229 000 établissements scolaires répartis sur les cinq continents, et plus de 7 millions d'étudiants dans l'enseignement supérieur catholique et lié à l'Église, sans compter les instituts d'études ecclésiastiques proprement romains dont l'érection et les statuts relèvent directement de l'article 161 de Praedicate Evangelium[74].

Ce qui relève et ne relève pas du Dicastère

Autre vue de la salle Sixtine, photographiée en 2009 — xiquinhosilva, Wikimedia Commons, CC BY 2.0.

Trois précisions délimitent utilement le périmètre exact de l'institution. D'abord, le Dicastère ne gouverne pas la formation des séminaristes : cette compétence, retirée à la Congrégation pour l'Éducation catholique en 2013 par Benoît XVI, appartient depuis lors au Dicastère pour le Clergé[75]. Ensuite, le Dicastère n'a pas autorité doctrinale propre sur le contenu de l'enseignement théologique : s'il délivre le nihil obstat administratif nécessaire à un enseignant de théologie, c'est en coopération avec le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, seul compétent pour juger de la fidélité doctrinale d'un enseignement — la distinction entre ces deux instruments canoniques, le nihil obstat et l'imprimatur, fait l'objet d'un article séparé de cette encyclopédie. Enfin, le dialogue interreligieux au sens strict — avec les religions non chrétiennes structurées, par opposition au dialogue avec la culture et l'incroyance — relève d'un autre organe de la Curie, le Dicastère pour le Dialogue Interreligieux, avec lequel le Dicastère pour la Culture et l'Éducation collabore ponctuellement, notamment pour les questions qui touchent simultanément aux deux domaines[76].

Pour aller plus loin

  • Le Dicastère pour le Clergé — l'institution romaine qui a hérité, en 2013, de la responsabilité des séminaires retirée à la Congrégation pour l'Éducation catholique.
  • Dicastère pour la Doctrine de la Foi — l'instance compétente pour juger de la fidélité doctrinale de l'enseignement théologique, en coopération avec la Section pour l'Éducation.
  • Le Dicastère pour l'Évangélisation — l'organisme voisin dont l'action de nouvelle évangélisation croise régulièrement celle de la Section pour la Culture.
  • Nihil Obstat et Imprimatur — le mécanisme canonique de vérification doctrinale que la Section pour l'Éducation applique aux enseignants de théologie.
  • Le Concile Vatican II (1962-1965) — le concile dont la constitution pastorale Gaudium et Spes fonde la théologie du dialogue entre l'Église et les cultures.
  • La Curie romaine — l'ensemble des dicastères, tribunaux et offices par lesquels le pape gouverne l'Église catholique.

Notes et références

  1. Pape François, constitution apostolique Praedicate Evangelium sur la Curie romaine et son service à l'Église dans le monde, signée le 19 mars 2022, en vigueur depuis le 5 juin 2022, section « Dicastère pour la Culture et l'Éducation », art. 153 à 162. Texte intégral en français sur vatican.va.

    1 3 4 7 9 10 37 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 76
  2. Wikipédia (français), Dicastère pour la Culture et l'Éducation, fr.wikipedia.org/wiki/Dicastère_pour_la_Culture_et_l'Éducation, consulté en juillet 2026. Fusion du Conseil pontifical pour la Culture et de la Congrégation pour l'Éducation catholique le 5 juin 2022, à la suite de Praedicate Evangelium ; neuf années de consultation du Conseil des cardinaux (C9).

    2 39
  3. ZENIT, Le cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet du Dicastère pour la Culture et l'Éducation, 27 septembre 2022, fr.zenit.org/2022/09/27/le-cardinal-jose-tolentino-de-mendonca-prefet-du-dicastere-pour-la-culture-et-leducation. Nomination le 26 septembre 2022 ; ancien archiviste et bibliothécaire de l'Église catholique romaine depuis 2018 ; prix européen « Helena Vaz da Silva » en juin 2020 ; consulteur du Conseil pontifical de la Culture depuis 2011.

    5 61 62 64
  4. Vatican News (italien), « Con i miei occhi », alla Biennale apre il padiglione della Santa Sede, avril 2024, vaticannews.va/it/vaticano/news/2024-04/biennale-venezia-padiglione-santa-sede-carcere-arte.html ; Vatican News (anglais), Holy See Pavilion at Venice Art Biennale seeks to 'turn our eyes back to reality', mars 2024, vaticannews.va/en/vatican-city/news/2024-03/holy-see-pavilion-at-60th-international-art-exhibition-venice.html. Pavillon installé dans la prison pour femmes de la Giudecca ; titre tiré de Job 42, 5 et du sonnet 141 de Shakespeare ; visite du pape François le 28 avril 2024, première visite d'un pape à la Biennale de Venise.

    6 69 71 72
  5. Wikipédia (italien), Dicastero per la cultura e l'educazione, it.wikipedia.org/wiki/Dicastero_per_la_cultura_e_l'educazione, consulté en juillet 2026. Structure en deux sections (Cultura, Educazione) ; sept académies pontificales coordonnées ; direction actuelle du Dicastère.

    8
  6. Cathopedia, l'enciclopedia cattolica, article Immensa Æterni Dei, it.cathopedia.org/wiki/Immensa_Aeterni_Dei, consulté en juillet 2026. Constitution apostolique de Sixte V, 22 janvier 1588, instituant quinze congrégations cardinalices permanentes, dont la dixième, Congregatio pro Universitate Studii Romani, composée de cinq cardinaux, chargée de la réforme universitaire et compétente sur les universités des États pontificaux et les collèges romains des Grecs, Maronites et Néophytes.

    11 13
  7. Wikipédia (anglais), Immensa aeterni Dei, en.wikipedia.org/wiki/Immensa_aeterni_Dei, consulté en juillet 2026. Sur la cessation de la Congrégation pour l'Université de Rome sous le pontificat d'Innocent XI (1676-1689), faute de nomination de nouveaux cardinaux titulaires.

    12 14
  8. Wikipédia (anglais), Quod divina sapientia, en.wikipedia.org/wiki/Quod_divina_sapientia, consulté en juillet 2026. Constitution apostolique de Léon XII, 28 août 1824, réorganisant l'instruction publique dans les États pontificaux et instituant la Congrégation des Études (Congregatio Studiorum) ; antécédents sous Pie VII (commission de 1814, motu proprio du 6 juillet 1816).

    15 16
  9. Wikipédia (italien), Congregazione per l'educazione cattolica, it.wikipedia.org/wiki/Congregazione_per_l'educazione_cattolica, consulté en juillet 2026. Extension de la compétence de la Congrégation des Études aux universités catholiques du monde entier après 1870 ; confirmation par la réforme Sapienti Consilio de saint Pie X, 29 juin 1908.

    17 18
  10. Cathopedia, l'enciclopedia cattolica, article Gaetano Bisleti, it.cathopedia.org/wiki/Gaetano_Bisleti, consulté en juillet 2026. Nomination comme premier préfet de la Congrégation des Séminaires et des Universités d'Études le 1er décembre 1915, réforme de Benoît XV transférant les séminaires depuis la Congrégation Consistoriale ; mort le 30 août 1937 à Grottaferrata.

    19 20
  11. Pape Pie XI, chirographe au cardinal Eugenio Pacelli, secrétaire d'État, par lequel le Souverain Pontife se réserve la préfecture de la Sacrée Congrégation des Séminaires et des Universités des Études, 3 septembre 1937. Texte sur vatican.va.

    21 22
  12. Cathopedia, l'enciclopedia cattolica, article Giuseppe Pizzardo, it.cathopedia.org/wiki/Giuseppe_Pizzardo, consulté en juillet 2026. Nomination comme préfet de la Congrégation des Séminaires et des Universités des Études par Pie XII le 14 mars 1939 ; retraite comme préfet émérite le 13 janvier 1968.

    23 24
  13. Wikipédia (anglais), Congregation for Catholic Education, en.wikipedia.org/wiki/Congregation_for_Catholic_Education, consulté en juillet 2026. Renommage par Regimini Ecclesiae Universae de Paul VI (15 août 1967) ; confirmation par Pastor Bonus de Jean-Paul II (28 juin 1988) ; transfert des séminaires au Dicastère pour le Clergé par Ministrorum Institutio de Benoît XVI (16 janvier 2013) ; suppression le 5 juin 2022 ; liste des sept préfets de 1915 à 2022 (Bisleti, Pizzardo, Garrone, Baum, Laghi, Grocholewski, Versaldi).

    25 26 27 75
  14. Catholic Culture, dictionnaire en ligne, article Secretariat for Non-Believers, catholicculture.org/culture/library/dictionary, consulté en juillet 2026 ; sur le rattachement au Conseil pontifical pour la Culture en 1993. Fondation par Paul VI le 9 avril 1965 sous la présidence du cardinal Franz König, archevêque de Vienne, dans le prolongement de l'encyclique Ecclesiam Suam (1964) sur les trois cercles concentriques du dialogue.

    28 29 35
  15. Saint Jean-Paul II, lettre autographe de fondation du Conseil pontifical pour la Culture, 20 mai 1982, fête de l'Ascension. Texte intégral en français sur vatican.va. Citation sur la foi qui devient culture reprise d'un discours du 16 janvier 1982 ; références à Gaudium et Spes (Vatican II), au Synode des évêques de 1974 sur l'évangélisation et à Evangelii Nuntiandi de Paul VI.

    30 31 32 33 34 54
  16. Wikipédia (français), Conseil pontifical pour la culture, fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_pontifical_pour_la_culture, consulté en juillet 2026. Fusion avec la Commission pontificale pour les biens culturels de l'Église par le motu proprio Pulchritudinis Fidei de Benoît XVI (30 juillet 2012, en vigueur le 3 novembre 2012) ; création de l'Académie pontificale de la latinité le 10 novembre 2012 ; liste des trois présidents (Garrone 1982-1988, Poupard 1988-2007, Ravasi 2007-2022) et des secrétaires successifs.

    36 38 52
  17. Wikipédia (anglais), Dicastery for Culture and Education, en.wikipedia.org/wiki/Dicastery_for_Culture_and_Education, consulté en juillet 2026. Sur la situation des deux cardinaux Ravasi et Versaldi, tous deux proches ou au-delà de l'âge de la retraite au moment de la fusion de 2022.

    40
  18. Concile Vatican II, constitution pastorale Gaudium et Spes sur l'Église dans le monde de ce temps, 7 décembre 1965, chapitre II « L'essor de la culture », n° 58 § 3. Texte intégral en français sur vatican.va.

    53
  19. Pape Benoît XVI, discours à la Curie romaine à l'occasion de la présentation des vœux de Noël, 21 décembre 2009. Texte intégral en français sur vatican.va. Origine directe de l'initiative du Parvis des Gentils.

    55
  20. Wikipédia (italien), Cortile dei Gentili, it.wikipedia.org/wiki/Cortile_dei_Gentili, consulté en juillet 2026. Lancement à Paris les 24-25 mars 2011 par le cardinal Gianfranco Ravasi, en partenariat avec l'Institut de France et l'UNESCO ; fondation présidée aujourd'hui par le juriste Giuliano Amato.

    56 57 58
  21. Wikipédia (anglais), José Tolentino de Mendonça, en.wikipedia.org/wiki/José_Tolentino_de_Mendonça, consulté en juillet 2026. Naissance le 15 décembre 1965 à Funchal (Madère) ; ordination sacerdotale le 28 juillet 1990 ; doctorat en théologie biblique en 2004 ; création cardinalice le 5 octobre 2019, titre de Santi Domenico e Sisto.

    59 60 63
  22. Dicastère pour la Culture et l'Éducation, page officielle Struttura / Chi siamo, vatican.va/content/romancuria/it/dicasteri/dicastero-cultura-educazione/struttura.html et dce.va/it/chi-siamo.html, consultées en juillet 2026. Liste nominative du préfet, des deux secrétaires de section et des deux sous-secrétaires en fonction.

    65 66
  23. AgenSIR, Papa Francesco: nomina padre Antonio Spadaro sottosegretario del Dicastero per la cultura e l'educazione, 14 septembre 2023, agensir.it/quotidiano/2023/9/14/papa-francesco-nomina-padre-antonio-spadaro-sottosegretario-del-dicastero-per-la-cultura-e-leducazione. Nomination du 14 septembre 2023 ; ancien directeur de la revue La Civiltà Cattolica ; entrée en fonction le 1er janvier 2024.

    67
  24. Wikipédia (italien), Dicastero per la cultura e l'educazione, section sur les nominations 2025, consulté en juillet 2026. Nomination de Mgr Carlo Maria Polvani comme secrétaire de la Section Éducation le 12 janvier 2025 ; nomination de Mgr Giovanni Cesare Pagazzi, secrétaire de la Section Éducation depuis 2022, comme archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine le 28 mars 2025.

    68
  25. La Biennale di Venezia, Biennale Arte 2024 — Holy See Pavilion, labiennale.org/en/art/2024/holy-see, consulté en juillet 2026. Liste des huit artistes exposants : Maurizio Cattelan, Claire Fontaine, Corita Kent, Bintou Dembélé, Simone Fattal, Sonia Gomes, Marco Perego et Zoe Saldana, Claire Tabouret.

    70
  26. Agence Fides, Octobre Missionnaire — XCIXe Journée Mondiale des Missions, 19 octobre 2025 — Les statistiques de l'Église catholique 2025, dossier édité par Elena Grazini et Luca Mainoldi, press.vatican.va, consulté en juillet 2026. Données de l'Annuaire statistique de l'Église arrêtées au 31 décembre 2023 : 74 550 jardins d'enfants catholiques (7 639 051 élèves), 102 455 écoles primaires (36 199 844 élèves), 52 085 écoles secondaires (20 724 361 élèves), 2 688 625 étudiants dans l'enseignement supérieur non universitaire, 4 468 875 étudiants dans les universités liées à l'Église catholique.

    73 74