Le Dicastère pour le Clergé (en latin : Dicasterium pro Clero) est, depuis le 5 juin 2022, l'organe de la Curie romaine chargé de tout ce qui concerne les prêtres et les diacres du clergé diocésain — leur formation initiale au séminaire, leur vie, leur discipline et leur ministère pastoral[1]. Institué sous son nom actuel par la constitution apostolique Praedicate Evangelium du pape François, il est l'héritier direct de l'une des plus anciennes congrégations romaines encore en activité : la Sacrée Congrégation du Concile, fondée le 2 août 1564 par le pape Pie IV afin de garantir l'application des décrets disciplinaires du concile de Trente[2].
Quatre siècles et demi séparent le motu proprio Alias Nos de la constitution Praedicate Evangelium, et pourtant la mission de fond n'a guère varié : veiller à ce que les clercs séculiers — ceux qui ne sont ni évêques, ni religieux, ni membres d'une Église orientale — reçoivent une formation solide et vivent leur sacerdoce dans la fidélité à leurs obligations. Le Dicastère n'a pas la charge des évêques (dévolue au Dicastère pour les Évêques), ni des religieux et instituts de vie consacrée, ni du clergé des Églises orientales catholiques (dévolu au Dicastère pour les Églises orientales). Il ne traite pas non plus des affaires d'abus sexuels sur mineurs, dont la compétence exclusive appartient au Dicastère pour la Doctrine de la Foi[3].
Le Dicastère supervise aujourd'hui, à travers le monde, un clergé diocésain d'environ 278 700 prêtres et plus de 50 800 diacres permanents[4] — chiffre en baisse continue dans plusieurs continents, ce qui fait de la pénurie de vocations sacerdotales l'une des préoccupations institutionnelles les plus explicites de son mandat actuel, inscrite noir sur blanc dans le texte même de Praedicate Evangelium[5].
Une compétence centrée sur le clergé séculier
Ce que couvre le Dicastère aujourd'hui
L'article 113 de Praedicate Evangelium fixe en deux paragraphes la mission générale du Dicastère :
« Le Dicastère pour le Clergé s'occupe de tout ce qui concerne les prêtres et les diacres du clergé diocésain concernant leur personne, leur ministère pastoral et ce qui est nécessaire à son exercice fructueux. Dans ces domaines, il offre aux évêques une aide appropriée. Le Dicastère manifeste et met en œuvre la sollicitude du Siège apostolique pour ce qui concerne la formation des candidats aux ordres sacrés. » — Pape François, constitution apostolique Praedicate Evangelium, art. 113 §§ 1-2[6]
Cette mission générale se décline en sept domaines de compétence énumérés aux articles 114 à 120 : la formation des séminaristes (art. 114), la vie et la discipline des clercs en exercice, y compris le suivi du manque de prêtres (art. 115), le statut clérical et les dispenses des obligations du sacerdoce et du diaconat (art. 116), les prélatures personnelles (art. 117), une série de disciplines administratives touchant conseils diocésains, associations de clercs, archives ecclésiastiques et fondations pieuses (art. 118), l'administration des biens ecclésiastiques (art. 119), et enfin la présidence de l'Œuvre Pontificale pour les Vocations Sacerdotales et d'une commission interdicastérielle permanente sur la formation aux ordres sacrés (art. 120)[7].
Ce qui n'est pas de son ressort
Trois précisions délimitent utilement le périmètre du Dicastère. D'abord, il ne gouverne pas les évêques eux-mêmes : leur nomination, leur discipline et leur gouvernement relèvent du Dicastère pour les Évêques (art. 103-112 de Praedicate Evangelium), dont l'histoire et les compétences font l'objet d'un article dédié. Ensuite, il n'a pas autorité sur le clergé des Églises orientales catholiques — melkite, maronite, ukrainienne, syro-malabare, etc. —, dont la discipline propre relève entièrement du Dicastère pour les Églises orientales. Enfin, et c'est la précision la plus significative pour l'opinion publique, le Dicastère pour le Clergé ne traite pas les cas d'abus sexuels sur mineurs commis par des clercs : cette compétence exclusive appartient au Dicastère pour la Doctrine de la Foi, qui instruit ces causes selon une procédure pénale canonique spécifique — le motu proprio Sacramentorum Sanctitatis Tutela (2001) ayant réservé ces délits les plus graves (delicta graviora) à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, tandis que Vos Estis Lux Mundi (2019) a organisé la procédure de signalement et d'enquête ainsi que la responsabilité des évêques en la matière[8]. Cette clarification est nécessaire : le Dicastère pour le Clergé demeure néanmoins compétent, en amont, pour le statut administratif des clercs — dispenses, transferts, incardination —, ce qui explique pourquoi son nom apparaît parfois, à tort, associé à des dossiers disciplinaires qui relèvent en réalité d'une autre instance.
Cinq siècles d'histoire : de la Congrégation du Concile au Dicastère pour le Clergé
1564 : Pie IV et le motu proprio Alias Nos
Le 2 août 1564, moins d'un an après la clôture du concile de Trente (4 décembre 1563), le pape Pie IV (Giovanni Angelo Medici, 1559-1565) promulgue le motu proprio Alias Nos, instituant la Sacrée Congrégation des cardinaux pour l'interprétation du concile de Trente (Sacra Congregatio Cardinalium Concilii Tridentini interpretum), plus simplement appelée Congrégation du Concile[9]. Sa mission initiale est étroite mais capitale : garantir l'interprétation correcte et l'application pratique des décrets disciplinaires du concile — en particulier ceux touchant l'obligation de résidence des évêques et des curés, la discipline des bénéfices ecclésiastiques et la réforme morale du clergé, qui avaient été au cœur des débats tridentins face aux abus dénoncés par les protestants[10]. Le premier président de la nouvelle congrégation est un cardinal de vingt-six ans promis à la sainteté : Charles Borromée, archevêque de Milan, artisan majeur de l'application concrète de la réforme tridentine dans son propre diocèse[11].
L'institution d'une congrégation permanente pour interpréter Trente répondait à une nécessité urgente : les décrets conciliaires, votés en vingt-cinq sessions étalées sur dix-huit ans (1545-1563), laissaient de nombreuses questions d'application ouvertes, et Rome devait offrir aux évêques du monde entier une autorité de référence unique, évitant que chaque diocèse n'interprète isolément la discipline tridentine.
Sixte V et la Curie tridentine (1588)
Par la constitution apostolique Immensa Aeterni Dei du 22 janvier 1588, le pape Sixte V réorganise l'ensemble de la Curie romaine en quinze congrégations permanentes et y inscrit formellement la Congrégation du Concile, dont il précise les attributions : interpréter les canons tridentins, surveiller les conciles provinciaux et les synodes diocésains, et vérifier le respect de l'obligation de résidence épiscopale[12]. C'est le moment où l'institution, jusque-là relativement informelle, acquiert son statut définitif de dicastère central du gouvernement de l'Église.
Urbain VIII retire la surveillance de la résidence (1634)
En 1634, par la constitution Sancta synodus Tridentina, le pape Urbain VIII retire à la Congrégation du Concile la surveillance directe de la résidence épiscopale, confiée désormais à une structure distincte dirigée par le cardinal-vicaire de Rome[13]. Ce transfert illustre une dynamique récurrente dans l'histoire de l'institution : au fil des siècles, ses compétences sont régulièrement redécoupées et redistribuées entre plusieurs organes romains, sans que sa mission de fond — la discipline du clergé séculier — ne disparaisse jamais.
Benoît XIV et la « petite congrégation » (1740)
Le pape Benoît XIV, canoniste réputé, crée en 1740 une sous-commission connue sous le nom de « congrégation du petit concile » (super statu ecclesiarum), chargée d'examiner les rapports que les évêques du monde entier doivent remettre à Rome lors de leurs visites ad limina Apostolorum[14]. Cette fonction de contrôle périodique de l'état des diocèses — vitalité pastorale, état du clergé, situation matérielle — restera l'une des tâches caractéristiques de la Congrégation du Concile jusqu'au XXe siècle. Sous le même pontificat, la congrégation voit sa compétence étendue aux causes de nullité de mariage (1741) et de nullité des vœux religieux (1748), un élargissement considérable qui en fait, pour près de deux siècles, un véritable tribunal ecclésiastique aux compétences très diversifiées, bien au-delà de la seule discipline du clergé[15].
Pie VI, Léon XIII et les ajustements du XIXe siècle
Le pape Pie VI, par la constitution Sacrosanctam Tridentinam synodum du 27 novembre 1775, réforme à son tour les compétences administratives de la congrégation[16]. Un siècle plus tard, en 1879, Léon XIII lui adjoint la Congrégation de l'Immunité ecclésiastique, chargée de défendre les privilèges juridictionnels et fiscaux du clergé et des biens d'Église face aux États modernes — une compétence particulièrement sensible à l'époque du Kulturkampf allemand et des lois anticléricales dans plusieurs pays d'Europe latine[17].
1908 : saint Pie X et la réforme Sapienti Consilio
La réforme la plus profonde que connaît l'institution avant le XXe siècle finissant est celle de saint Pie X. Par la constitution apostolique Sapienti Consilio du 29 juin 1908, le pape réorganise intégralement la Curie romaine et redéfinit les compétences de la Congrégation du Concile, la recentrant sur trois axes principaux : la discipline du clergé séculier et des laïcs, l'observance des préceptes ecclésiastiques (jeûne, abstinence, fêtes d'obligation), et la conservation et l'administration des biens temporels de l'Église[18]. La même réforme lui retire les compétences matrimoniales acquises sous Benoît XIV — transférées à la nouvelle Congrégation de la Discipline des sacrements — et lui adjoint, par absorption, la Congrégation de Notre-Dame de Lorette, supprimée à cette occasion[19]. C'est cette réforme de 1908 qui rapproche pour la première fois l'institution de son profil contemporain : une congrégation dédiée non plus à l'interprétation générale du droit tridentin, mais spécifiquement à la discipline du clergé diocésain.
1967 : Paul VI et la naissance de la « Congrégation pour le Clergé »
Dans le sillage du concile Vatican II (1962-1965) et de sa réforme générale de la Curie romaine, le pape Paul VI promulgue le 15 août 1967 la constitution apostolique Regimini Ecclesiae Universae, qui rebaptise, à compter du 1er janvier 1968, la Sacrée Congrégation du Concile en Congrégation pour le Clergé[20]. Le nouveau nom reflète quatre siècles de recentrage progressif : l'institution n'est plus, depuis longtemps, chargée d'interpréter l'ensemble des décrets tridentins, mais spécifiquement de la vie et de la discipline des prêtres et diacres séculiers. La même réforme transfère à la Congrégation pour les Évêques l'examen des actes des conciles provinciaux, dernière compétence de portée générale héritée de la fondation de 1564[21].
Le même Paul VI restaure, la même année, une institution que Vatican II avait rendue à nouveau possible : par le motu proprio Sacrum Diaconatus Ordinem du 18 juin 1967, il rétablit le diaconat permanent dans l'Église latine, dix-sept siècles après sa disparition progressive comme état de vie stable[22]. La constitution dogmatique Lumen Gentium de Vatican II (21 novembre 1964) avait ouvert la voie en enseignant que « le diaconat pourra, dans l'avenir, être rétabli en tant que degré propre et permanent de la hiérarchie »[23], y compris pour des hommes mariés, sous réserve de l'accord des conférences épiscopales et du Saint-Siège. Cette restauration place, dès l'origine, la formation et la discipline des diacres permanents sous la même autorité que celle des prêtres séculiers — d'où leur présence constante, aujourd'hui encore, dans le champ de compétence du Dicastère pour le Clergé aux côtés des prêtres diocésains.
1970-1992 : le magistère de la formation sacerdotale
Le concile Vatican II avait consacré un décret entier au ministère et à la vie des prêtres, Presbyterorum Ordinis (7 décembre 1965), qui pose les fondements théologiques modernes de l'identité presbytérale :
« Par la sainte ordination et la mission reçues des évêques, les prêtres sont promus au service du Christ Docteur, Prêtre et Roi ; ils participent à son ministère, qui, de jour en jour, construit ici-bas l'Église pour qu'elle soit Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple du Saint-Esprit. » — Concile Vatican II, décret Presbyterorum Ordinis sur le ministère et la vie des prêtres, préambule n° 1, 7 décembre 1965[24]
Sur cette base conciliaire, la Congrégation pour l'Éducation catholique — alors compétente en matière de formation sacerdotale — promulgue le 6 janvier 1970 la première Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis, norme-cadre mondiale pour la formation des séminaristes, amendée le 19 mars 1985 pour intégrer le nouveau Code de droit canonique de 1983[25]. Le pape Jean-Paul II couronne cet effort par l'exhortation apostolique post-synodale Pastores Dabo Vobis du 25 mars 1992, texte de référence qui structure la formation des prêtres autour de quatre dimensions indissociables : humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale[26].
1994 : le premier Directoire pour le ministère et la vie des prêtres
La Congrégation pour le Clergé publie le 31 janvier 1994 le Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, premier texte de synthèse consacré non plus à la seule formation initiale mais à l'ensemble de l'existence sacerdotale : spiritualité, exercice du ministère, formation permanente, discipline canonique. Ce texte fondateur sera profondément révisé une génération plus tard, en 2013, sous le pontificat de Benoît XVI[27].
2013 : Benoît XVI redistribue deux compétences majeures
Deux réformes de Benoît XVI, promulguées le même jour, redessinent en profondeur le périmètre de la congrégation. Par le motu proprio Ministrorum Institutio du 16 janvier 2013, le pape lui transfère la responsabilité des séminaires, retirée à la Congrégation pour l'Éducation catholique qui la détenait depuis la réforme de 1988 (Pastor Bonus)[28]. Le texte explique ce choix par la continuité pédagogique entre la formation initiale et la formation permanente des prêtres :
Comme le rappelle l'introduction de la Ratio Fundamentalis de 2016, Benoît XVI a voulu confier à la Congrégation pour le Clergé — déjà compétente pour la formation permanente — la responsabilité de la formation initiale au séminaire, la formation des séminaristes se prolongeant naturellement dans la formation permanente des prêtres pour constituer avec elle une seule réalité[29].
Le même jour, un second motu proprio, Fides per Doctrinam, retire à la Congrégation pour le Clergé la compétence sur la catéchèse, transférée au Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation — l'organisme qui fusionnera à son tour, en 2022, dans le Dicastère pour l'Évangélisation[30]. La congrégation publie la même année, le 11 février 2013, une seconde édition profondément révisée du Directoire pour le ministère et la vie des prêtres[31].
2014-2016 : l'élaboration de la nouvelle Ratio Fundamentalis
Devenue compétente pour la formation initiale comme pour la formation permanente, la Congrégation pour le Clergé entreprend, dès le printemps 2014, la rédaction d'une nouvelle Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis, appelée à remplacer le texte de 1970. Un premier projet est soumis à l'assemblée plénière de la congrégation réunie du 1er au 3 octobre 2014, où le pape François, dans son discours d'ouverture, livre l'image qui donnera son titre au document final :
« Il s'agit de protéger et de faire croître les vocations, afin qu'elles portent des fruits mûrs. Celles-ci sont un "diamant brut", à tailler avec soin, respect de la conscience des personnes et patience, afin qu'elles brillent au milieu du peuple de Dieu. » — Pape François, discours à l'assemblée plénière de la Congrégation pour le Clergé, 3 octobre 2014, cité dans l'introduction de Le don de la vocation presbytérale[32]
Le texte est ensuite enrichi par les contributions de plusieurs dicastères romains — évangélisation des peuples, instituts de vie consacrée, Églises orientales, éducation catholique — puis envoyé en 2015 à de nombreuses conférences épiscopales et nonciatures pour consultation, dans un esprit de synodalité[33]. Les 19 et 20 novembre 2015, la congrégation organise un colloque international pour le cinquantenaire des décrets conciliaires Optatam Totius et Presbyterorum Ordinis, réunissant cardinaux, évêques, formateurs et experts sur la formation des candidats aux ordres sacrés[34]. Après une dernière relecture par la Secrétairerie d'État et plusieurs dicastères doctrinaux, le texte définitif, intitulé Le don de la vocation presbytérale, est promulgué à Rome le 8 décembre 2016[35].
2017 : les sanctuaires transférés
Par le motu proprio Sanctuarium in Ecclesia signé le 11 février 2017 (rendu public le 1er avril 2017), le pape François retire à la Congrégation pour le Clergé la compétence sur les sanctuaires — lieux de pèlerinage, reconnaissance canonique, statuts —, jusque-là exercée de façon secondaire, et la confie au Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation[36]. Cette dernière redistribution, intervenue cinq ans avant la grande réforme de 2022, achève de recentrer l'institution sur son cœur de compétence : les personnes des clercs séculiers, leur formation et leur ministère.
Praedicate Evangelium (2022) : du nom de « Clergé » au Dicastère pour le Clergé
Le 19 mars 2022, en la solennité de saint Joseph, le pape François signe la constitution apostolique Praedicate Evangelium sur la Curie romaine, fruit de neuf années de consultation du Conseil des cardinaux (le « C9 ») engagées dès le début de son pontificat. Le texte entre en vigueur le 5 juin 2022, en la solennité de la Pentecôte[37]. La réforme renomme la quasi-totalité des congrégations romaines en « dicastères », dans une volonté explicite d'aplanir les hiérarchies internes à la Curie — tous les responsables de dicastères, clercs ou laïcs, pouvant désormais théoriquement exercer une charge de gouvernement au nom du pape. La Congrégation pour le Clergé devient ainsi le Dicastère pour le Clergé, sans changement substantiel de compétence par rapport à l'état atteint après les réformes de 2013 et 2017[38].
L'article 120, qui clôt la section consacrée au Dicastère, institue en son sein deux organes permanents présidés d'office par le préfet : l'Œuvre Pontificale pour les Vocations Sacerdotales et la Commission Permanente Interdicastérielle pour la Formation aux Ordres Sacrés[39] — signe que la crise mondiale des vocations, déjà pointée à l'article 115 § 3, occupe une place structurelle dans l'architecture même du nouveau Dicastère.
La formation des prêtres et des diacres : mission centrale
Les séminaires, héritage direct du concile de Trente
L'obligation, pour chaque diocèse, de fonder un séminaire remonte directement au concile de Trente. C'est à la XXIIIe session, le 15 juillet 1563, que le décret sur la réforme du clergé, au chapitre XVIII (Cum adolescentium ætas), rend obligatoire dans chaque diocèse la fondation d'un séminaire pour la formation du clergé local, où les jeunes clercs vivraient en communauté sous la direction d'éducateurs prêtres, à l'écart des abus de mœurs dénoncés à la veille de la Réforme[40]. En France, le premier séminaire est fondé dès le 20 mars 1564 par le cardinal de Lorraine, archevêque de Reims — un an à peine après la clôture du concile[41]. Depuis 2013, c'est le Dicastère pour le Clergé qui exerce, au nom du Saint-Siège, la surveillance de la vie communautaire et du gouvernement de tous les séminaires, à l'exception de ceux qui dépendent d'autres dicastères pour des raisons territoriales (Églises orientales) ou statutaires (instituts de vie consacrée)[42].
Le don de la vocation presbytérale : la norme actuelle
La Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis de 2016 organise le parcours de formation en quatre étapes pédagogiques successives — propédeutique, disciple, configuration, pastorale —, articulées aux quatre dimensions de la personne du séminariste définies par Pastores Dabo Vobis en 1992 : humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale. Le texte s'ouvre sur une affirmation programmatique :
« Le don de la vocation au presbytérat, déposé par Dieu dans le cœur de certains hommes, engage l'Église à leur proposer un parcours de qualité pour leur formation ; » — Congrégation pour le Clergé, Le don de la vocation presbytérale — Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis, introduction n° 1, 8 décembre 2016[43]
L'article 114 § 3 de Praedicate Evangelium confie explicitement au Dicastère la promotion de cette Ratio ainsi que de sa contrepartie pour les diacres permanents, la Ratio Fundamentalis Institutionis Diaconorum Permanentium, et de tout document relatif à la formation permanente du clergé déjà ordonné[44]. Le même article donne au Dicastère la faculté de confirmer les Ratio nationales élaborées par chaque conférence épiscopale, et de favoriser l'érection de séminaires interdiocésains lorsqu'un diocèse ne peut à lui seul garantir un nombre suffisant de candidats, de formateurs et de directeurs spirituels de qualité[45].
Le diaconat permanent, une vocation propre
Restauré en 1967 sur le fondement de Lumen Gentium, le diaconat permanent occupe dans le champ du Dicastère une place statistiquement considérable : selon les données 2025 de l'Agence Fides, l'Église catholique compte 51 433 diacres permanents dans le monde, dont 50 868 diocésains — presque tous rattachés à ce même Dicastère —, un chiffre qui a augmenté de 1 283 unités en une seule année, à contre-courant de la tendance observée chez les prêtres[46]. Cette croissance, particulièrement marquée en Amérique (+1 268 diacres diocésains) et en Océanie, contraste nettement avec la baisse continue du nombre de prêtres séculiers, et fait du diaconat permanent l'un des ministères les plus dynamiques de l'Église contemporaine.
| Statistique (31 décembre 2023) | Total mondial | Variation annuelle |
|---|---|---|
| Prêtres diocésains | 278 742 | -429 |
| Prêtres religieux | 128 254 | -305 |
| Total des prêtres | 406 996 | -734 |
| Diacres permanents diocésains | 50 868 | +1 333 |
| Diacres permanents religieux | 565 | -50 |
| Grands séminaristes diocésains | 64 063 | -845 |
Source : Agence Fides, dossier « Les statistiques de l'Église catholique 2025 », publié à l'occasion de la XCIXe Journée mondiale des Missions (19 octobre 2025), données de l'Annuaire statistique de l'Église arrêtées au 31 décembre 2023[47].
Ce tableau donne la mesure exacte de la population dont le Dicastère a la charge directe : environ 330 000 clercs séculiers — prêtres et diacres diocésains confondus — répartis sur les cinq continents, avec des trajectoires opposées entre l'Europe, en net recul (-1 690 prêtres diocésains en un an), et l'Afrique et l'Asie, en croissance continue (respectivement +1 221 et +542 prêtres diocésains).
La vie, la discipline et le manque de prêtres
Le Directoire pour le ministère et la vie des prêtres
Depuis sa refonte de 2013, le Directoire pour le ministère et la vie des prêtres demeure le texte de référence pour l'exercice quotidien du sacerdoce diocésain : spiritualité presbytérale, célibat, obéissance, formation permanente obligatoire, exercice de la charge pastorale, rapports avec l'évêque diocésain et le conseil presbytéral. Il complète, sur le plan pratique, l'enseignement théologique de Presbyterorum Ordinis et de Pastores Dabo Vobis.
Les conseils presbytéraux et les structures diocésaines
L'article 118 § 1 de Praedicate Evangelium place sous la compétence administrative du Dicastère la discipline générale d'un ensemble de structures diocésaines directement liées à la vie du clergé : le conseil diocésain pour les affaires économiques, le conseil presbytéral, le collège des consulteurs, le chapitre des chanoines, le conseil pastoral diocésain, ainsi que les paroisses et les églises[48]. Le conseil presbytéral, institué par le concile Vatican II comme organe consultatif obligatoire réunissant l'évêque et une représentation élue de son clergé, en est l'illustration la plus visible : c'est par lui que le presbyterium diocésain — l'ensemble des prêtres d'un diocèse groupés autour de leur évêque — trouve une expression institutionnelle permanente.
Associations de clercs et incardination
L'article 118 § 2 confie également au Dicastère la surveillance des associations de clercs et des associations publiques cléricales, auxquelles il peut, après consultation des dicastères compétents et approbation pontificale, accorder la faculté d'incardiner des prêtres — c'est-à-dire de les rattacher canoniquement à une structure autre qu'un diocèse territorial, comme c'est le cas pour certaines prélatures personnelles ou sociétés de vie apostolique[49]. L'article 117 précise à part que tout ce qui, concernant les prélatures personnelles, relève du Saint-Siège est traité par ce même Dicastère[50].
Le manque de prêtres, une préoccupation inscrite dans le droit
Fait rare dans une constitution apostolique, Praedicate Evangelium consacre un paragraphe entier au problème démographique du clergé :
« Il étudie, avec l'aide des dicastères compétents, les problèmes découlant du manque de prêtres qui, dans diverses parties du monde, d'une part prive le Peuple de Dieu de la possibilité de participer à l'eucharistie, et d'autre part affaiblit la structure sacramentelle de l'Église elle-même. Il encourage donc les évêques et les Conférences épiscopales à répartir le clergé de manière plus satisfaisante. » — Pape François, Praedicate Evangelium, art. 115 § 3[51]
Cette formulation reconnaît explicitement que la pénurie de prêtres n'est pas seulement une question de gestion administrative, mais touche à la structure sacramentelle même de l'Église, privant des communautés entières de l'accès régulier à l'eucharistie. Interrogé par Vatican News, le cardinal préfet Lazzaro You Heung-sik a exprimé, en juin 2025, sa préoccupation face au déclin des vocations sacerdotales observé « dans presque tous les pays », tout en défendant fermement le maintien du célibat sacerdotal et en écartant l'idée que l'ordination d'hommes mariés puisse constituer une réponse à cette crise[52].
Les biens temporels et l'administration ecclésiastique
L'article 119 confie au Dicastère les questions relatives à l'ordonnancement des biens ecclésiastiques, notamment leur bonne administration, ainsi que la délivrance des licences et autorisations nécessaires à leur gestion — sous réserve des compétences propres aux dicastères pour l'Évangélisation, pour les Églises orientales et pour les Instituts de vie consacrée dans leurs territoires ou institutions respectifs[53]. Concrètement, cette compétence recouvre notamment les autorisations requises par le canon 1292 du Code de droit canonique de 1983 pour l'aliénation des biens ecclésiastiques au-delà d'un certain seuil de valeur, garantissant que le patrimoine matériel de l'Église — édifices, terrains, objets sacrés — ne soit pas dispersé sans un contrôle canonique adéquat. L'article 118 § 3-4 y ajoute la surveillance des archives ecclésiastiques et de l'extinction des volontés pieuses — legs et fondations destinés à des œuvres religieuses dont l'objet a cessé d'être réalisable[54].
Le Dicastère aujourd'hui : gouvernance et organigramme
Structure actuelle
D'après l'organigramme officiel publié sur le site du Dicastère, la direction se présente ainsi, à l'été 2026[55] :
| Fonction | Titulaire | Depuis |
|---|---|---|
| Préfet | Cardinal Lazzaro You Heung-sik | 11 juin 2021 |
| Secrétaire | Mgr Carlo Roberto Maria Redaelli | 22 janvier 2026 |
| Sous-secrétaire | Mgr Simone Renna | 9 février 2022 |
| Sous-secrétaire, affaires générales | Mgr Enrico Massignani | — |
| Sous-secrétaire, Bureau de la Formation | Mgr Eamonn McLaughlin | — |
Le Dicastère compte un effectif d'une vingtaine de collaborateurs et siège au Palazzo delle Congregazioni ai Propilei, Piazza Pio XII, à quelques pas de la basilique Saint-Pierre.
Le cardinal Lazzaro You Heung-sik, premier préfet coréen
Né en 1951, évêque de Daejeon (Corée du Sud) depuis 2005, Mgr Lazzaro You Heung-sik est nommé préfet de la Congrégation pour le Clergé par le pape François le 11 juin 2021, en remplacement du cardinal italien Beniamino Stella, préfet depuis 2013[56]. Créé cardinal le 27 août 2022, il devient le premier prélat sud-coréen à diriger l'un des grands dicastères de la Curie romaine[57]. Membre par ailleurs des dicastères pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, pour les Évêques et pour l'Évangélisation, le cardinal You Heung-sik a fait de la lutte contre la crise des vocations et du soutien psychologique et spirituel aux prêtres les priorités affichées de son mandat.
La succession des préfets depuis 1967
- 1967-1969Cardinal Jean-Marie Villotpremier préfet de la Congrégation pour le Clergé
Ancien archevêque de Lyon, il quitte la charge en 1969 pour devenir secrétaire d'État de Paul VI.
- 1969-1979Cardinal John Joseph Wrightpremier préfet américain
Ancien évêque de Pittsburgh, il dirige la congrégation durant la décennie qui suit immédiatement Vatican II.
- 1979-1986Cardinal Silvio Oddifigure de la Curie sous Jean-Paul II
Nommé au tout début du pontificat de Jean-Paul II, il traverse les premières années de mise en œuvre post-conciliaire.
- 1986-1991Cardinal Antonio Innocentiprélat italien
Poursuit la consolidation disciplinaire du clergé séculier dans les années qui précèdent Pastor Bonus (1988).
- 1991-1996Cardinal José Tomás Sánchezpréfet philippin
Ancien archevêque de Nueva Segovia, il dirige la congrégation au lendemain de Pastores Dabo Vobis (1992).
- 1996-2006Cardinal Darío Castrillón Hoyospro-préfet puis préfet colombien
Pro-préfet de 1996 à 1998 puis préfet jusqu'en 2006, il traverse le Grand Jubilé de l'an 2000 à la tête de la congrégation.
- 2006-2010Cardinal Cláudio Hummesancien archevêque de São Paulo
Premier préfet issu d'Amérique latine ; accompagne les préparatifs de l'Année sacerdotale de 2009-2010.
- 2010-2013Cardinal Mauro Piacenzaprélat italien
Préfet au moment des premières réflexions sur la refonte de la formation sacerdotale qui aboutira à la Ratio de 2016.
- 2013-2021Cardinal Beniamino Stellaancien nonce apostolique
Pilote les réformes de 2013 (séminaires, nouveau Directoire) et la rédaction de la Ratio Fundamentalis de 2016.
- 2021-aujourd'huiCardinal Lazzaro You Heung-sikpremier préfet coréen, accompagne le passage en Dicastère en 2022
Nommé le 11 juin 2021, il accompagne la transformation de la Congrégation en Dicastère pour le Clergé en 2022 et fait de la crise des vocations sa priorité.
Cette succession de préfets — français, américain, italiens, philippin, colombien, brésilien puis coréen — illustre, comme pour les autres grands dicastères de la Curie, la dimension résolument universelle d'une institution dont l'origine remonte pourtant à la seule application du concile de Trente en Europe du XVIe siècle.
La théologie du sacerdoce au fondement de l'institution
Le sacerdoce ministériel selon Vatican II
Aucune réforme administrative de ce Dicastère ne se comprend sans le fondement théologique que lui donne la doctrine catholique du sacerdoce ministériel. Le Catéchisme de l'Église catholique enseigne que le sacerdoce des prêtres, bien que participant du sacerdoce unique du Christ à un titre distinct du sacerdoce commun des fidèles, communique une configuration objective au Christ Prêtre par l'ordination :
« Le sacerdoce ministériel n'a pas seulement pour tâche de représenter le Christ – Tête de l'Église – face à l'assemblée des fidèles, il agit aussi au nom de toute l'Église lorsqu'il présente à Dieu la prière de l'Église (cf. SC 33) et surtout lorsqu'il offre le sacrifice eucharistique (cf. LG 10). » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1552[58]
C'est cette conviction doctrinale — que le prêtre séculier n'est pas un simple fonctionnaire ecclésiastique mais un homme configuré sacramentellement au Christ pour le service du Peuple de Dieu — qui justifie, aux yeux de l'Église, l'existence d'une institution romaine spécifiquement dédiée à sa formation, à sa discipline et à son accompagnement tout au long de sa vie. Le décret Presbyterorum Ordinis insiste sur ce point en soulignant que la mission des prêtres, bien que partagée avec l'évêque dont ils sont les coopérateurs, demeure un service irremplaçable dans la construction concrète, quotidienne, de l'Église comme Corps du Christ.
Saint Jean-Marie Vianney, patron des curés et modèle des prêtres
Le rapport entre le Dicastère et la spiritualité sacerdotale concrète s'incarne symboliquement dans la figure de saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars (1786-1859), canonisé en 1925 par Pie XI et proclamé, dès 1929, « patron de tous les curés de l'univers »[59]. À l'occasion du 150e anniversaire de sa mort, le pape Benoît XVI ouvre le 19 juin 2009 — fête du Sacré-Cœur et Journée pour la sanctification des prêtres — une Année sacerdotale s'achevant le 19 juin 2010. Benoît XVI avait annoncé son intention de proclamer à cette occasion le saint curé d'Ars « patron de tous les prêtres du monde », mais il est revenu sur cette décision à la veille de la clôture et la proclamation n'eut pas lieu[60]. La Congrégation pour le Clergé, alors dirigée par le cardinal Cláudio Hummes, coordonne pour l'occasion, en accord avec les évêques diocésains et les supérieurs religieux, des initiatives spirituelles et pastorales destinées à manifester l'importance de la mission sacerdotale dans l'Église et dans la société, et publie à cette occasion un directoire à l'usage des confesseurs et directeurs spirituels[61].
La Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres
Par une lettre du 25 mars 1995, le pape saint Jean-Paul II institue la Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, fixée chaque année au troisième vendredi après la Pentecôte, jour de la solennité liturgique du Sacré-Cœur de Jésus[62]. Le choix de cette date n'est pas fortuit : il souligne le lien profond entre l'Eucharistie, dont le prêtre est le ministre ordinaire, et le Cœur transpercé du Christ, source du don total de soi que la vocation sacerdotale appelle à imiter. Cette journée annuelle, relayée chaque année par le Dicastère pour le Clergé dans les diocèses du monde entier, demeure aujourd'hui l'un des rendez-vous spirituels les plus visibles associés à l'institution.
« Que les prêtres puissent être des témoins valables de l'amour du Christ. » — Intention traditionnellement associée à la Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, relayée par l'Agence Fides[63]
Pour aller plus loin
- Le Dicastère pour les Évêques — l'institution romaine chargée du gouvernement et de la nomination des évêques diocésains, distincte du clergé séculier.
- Le Dicastère pour les Églises orientales — l'organisme compétent pour le clergé des Églises orientales catholiques, hors du ressort du Dicastère pour le Clergé.
- Dicastère pour la Doctrine de la Foi — l'instance exclusivement compétente pour les causes pénales canoniques d'abus sexuels commis par des clercs.
- Le Dicastère pour l'Évangélisation — héritier de la compétence sur la catéchèse et les sanctuaires, retirées à la Congrégation pour le Clergé en 2013 et 2017.
- Le Concile de Trente (1545-1563) — le concile dont l'application disciplinaire a motivé, dès 1564, la fondation de la Sacrée Congrégation du Concile.
- La Curie romaine — l'ensemble des dicastères, tribunaux et offices par lesquels le pape gouverne l'Église catholique.
Notes et références
Pape François, constitution apostolique Praedicate Evangelium sur la Curie romaine et son service à l'Église dans le monde, signée le 19 mars 2022, en vigueur depuis le 5 juin 2022, section « Dicastère pour le Clergé », art. 113 à 120. Texte intégral en français sur vatican.va.
1 5 6 7 39 42 44 45 48 49 50 51 53 54Cathopedia, l'enciclopedia cattolica, article Sacra Congregazione del Concilio, it.cathopedia.org/wiki/Sacra_Congregazione_del_concilio, consulté en juillet 2026. Fondation par le motu proprio Alias Nos du pape Pie IV, 2 août 1564, pour garantir l'interprétation correcte et l'observance pratique des décrets du concile de Trente ; premier président le cardinal Charles Borromée. Sur la nature de l'acte : Catholic Encyclopedia (1913), « Motu proprio Alias nos, 2 aug. 1564 ».
2 9Wikipédia (anglais), Dicastery for the Clergy, en.wikipedia.org/wiki/Dicastery_for_the_Clergy, consulté en juillet 2026. Fondation en 1564 sous le nom de Sacra Congregatio Cardinalium Concilii Tridentini interpretum ; renommage en 1967 ; distinction avec le Dicastère pour la Doctrine de la Foi sur les causes d'abus sexuels (délits les plus graves réservés à la DDF par Sacramentorum Sanctitatis Tutela, 2001 ; procédure de signalement et d'enquête Vos Estis Lux Mundi, 2019) ; nomination du cardinal You Heung-sik le 11 juin 2021, créé cardinal le 27 août 2022 ; entrée en vigueur de Praedicate Evangelium le 5 juin 2022 (Pentecôte).
3 8 11 37 38 57Agence Fides, Octobre Missionnaire — XCIXe Journée Mondiale des Missions, 19 octobre 2025 — Les statistiques de l'Église catholique 2025, dossier édité par Elena Grazini et Luca Mainoldi, press.vatican.va, consulté en juillet 2026. Données de l'Annuaire statistique de l'Église arrêtées au 31 décembre 2023 : 406 996 prêtres au total (-734 sur un an), dont 278 742 prêtres diocésains (-429) et 128 254 prêtres religieux (-305) ; 51 433 diacres permanents (+1 283), dont 50 868 diocésains (+1 333) et 565 religieux (-50) ; 64 063 grands séminaristes diocésains (-845). Répartition continentale des prêtres diocésains : Afrique +1221, Amérique -446, Asie +542, Europe -1690, Océanie -56.
4 46 47Wikipédia (français), Concile de Trente, fr.wikipedia.org/wiki/Concile_de_Trente, consulté en juillet 2026. Sur la discipline du clergé et l'obligation de résidence des évêques et curés parmi les réformes tridentines majeures, en réponse aux critiques protestantes sur les abus du clergé.
10Wikipédia (italien), Dicastero per il clero, it.wikipedia.org/wiki/Congregazione_per_il_Clero, consulté en juillet 2026. Histoire complète : Immensa Aeterni Dei de Sixte V (22 janvier 1588) ; Sancta synodus Tridentina d'Urbain VIII retirant la surveillance de la résidence épiscopale (1634) ; congrégation super statu ecclesiarum de Benoît XIV pour les rapports ad limina (1740) ; extension aux causes matrimoniales (1741) et de nullité des vœux (1748) ; réforme de Pie VI Sacrosanctam Tridentinam synodum (27 novembre 1775) ; absorption de la Congrégation de l'Immunité ecclésiastique sous Léon XIII (1879) ; réforme Sapienti Consilio de saint Pie X (29 juin 1908) recentrant sur discipline du clergé séculier, préceptes ecclésiastiques et biens temporels, transfert des causes matrimoniales, absorption de la Congrégation de Lorette ; renommage en Congrégation pour le Clergé par Regimini Ecclesiae Universae de Paul VI (15 août 1967, effective 1er janvier 1968) et transfert des conciles provinciaux à la Congrégation pour les Évêques ; motu proprio Sanctuarium in Ecclesia de François retirant les sanctuaires (signé le 11 février 2017, rendu public le 1er avril 2017).
12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 30 36Pape Paul VI, lettre apostolique en forme de motu proprio Sacrum Diaconatus Ordinem, restaurant le diaconat permanent dans l'Église latine, 18 juin 1967. Texte sur vatican.va.
22Concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen Gentium sur l'Église, 21 novembre 1964, n° 29, sur la possibilité de restaurer le diaconat comme degré propre et permanent de la hiérarchie, y compris pour des hommes mariés. Texte sur vatican.va.
23Concile Vatican II, décret Presbyterorum Ordinis sur le ministère et la vie des prêtres, 7 décembre 1965, préambule n° 1. Texte intégral en français sur vatican.va.
24Congrégation pour le Clergé, Le don de la vocation presbytérale — Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis, Cité du Vatican, 8 décembre 2016, Introduction, n° 1-2, p. 2-3. PDF officiel sur clerus.va. Sur la Ratio de 1970 (AAS 62, 1970, p. 321-384), son amendement de 1985, Pastores Dabo Vobis (25 mars 1992) et Ministrorum Institutio (16 janvier 2013) de Benoît XVI, le discours du pape François à l'assemblée plénière du 3 octobre 2014, le colloque international des 19-20 novembre 2015 pour le cinquantenaire d'Optatam Totius et Presbyterorum Ordinis.
25 26 29 32 33 34 43Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, première édition du 31 janvier 1994, nouvelle édition révisée du 11 février 2013, republiée en 2014 par la Libreria Editrice Vaticana. Référencé notamment sur catholicculture.org et wdtprs.com, consultés en juillet 2026.
27 31Pape Benoît XVI, lettre apostolique en forme de motu proprio Ministrorum Institutio, modifiant la constitution apostolique Pastor Bonus et transférant la compétence sur les séminaires de la Congrégation pour l'Éducation catholique à la Congrégation pour le Clergé, 16 janvier 2013. Texte sur vatican.va.
28Congrégation pour le Clergé, Le don de la vocation presbytérale — Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis, page de titre, Cité du Vatican, 8 décembre 2016, publié par L'Osservatore Romano. PDF officiel sur clerus.va.
35Herodote.net, 13 décembre 1545 - 4 décembre 1563 — Concile de Trente et Contre-Réforme, herodote.net/histoire/evenement.php?jour=15451213, consulté en juillet 2026. Décret sur la réforme du clergé, XXIIIe session, 15 juillet 1563, chapitre XVIII Cum adolescentium ætas, rendant obligatoire la fondation d'un séminaire dans chaque diocèse ; fondation du premier séminaire de France par le cardinal de Lorraine, archevêque de Reims, le 20 mars 1564.
40 41Vatican News, entretien du cardinal Lazzaro You Heung-sik, juin 2025, cité dans Cardinal Lazzaro You Heung-sik, The College of Cardinals Report, collegeofcardinalsreport.com/cardinals/lazzaro-you-heung-sik, consulté en juillet 2026. Le cardinal se déclare « très préoccupé » par le déclin des vocations sacerdotales observé « dans presque tous les pays », et défend le maintien du célibat sacerdotal.
52Dicastère pour le Clergé, Superiors, page officielle, clerus.va/en/dicastero/superiori.html, consultée en juillet 2026. Liste nominative du préfet, du secrétaire et des sous-secrétaires en fonction ; nomination de Mgr Carlo Roberto Maria Redaelli comme secrétaire le 22 janvier 2026 par le pape Léon XIV ; nomination de Mgr Simone Renna comme sous-secrétaire le 9 février 2022.
55ZENIT, Congrégation pour le clergé : le coréen Mgr Lazzaro You nommé préfet, 11 juin 2021, fr.zenit.org/2021/06/11/congregation-pour-le-clerge-le-coreen-mgr-lazzaro-you-heung-sik-nomme-prefet. Nomination de Mgr Lazzaro You Heung-sik, alors évêque de Daejeon (Corée du Sud) depuis 2005, en remplacement du cardinal Beniamino Stella, préfet depuis 2013.
56Catéchisme de l'Église catholique, § 1552, citant la constitution dogmatique Lumen Gentium de Vatican II, n° 10, sur le sacerdoce ministériel comme service de représentation du Christ Tête devant l'assemblée des fidèles et d'offrande du sacrifice eucharistique au nom de l'Église. Texte du CEC sur vatican.va.
58Portail catholique suisse (cath.ch), Ars : saint Jean-Marie Vianney, proclamé « patron des prêtres du monde », cath.ch/newsf/ars-saint-jean-marie-vianney-proclame-patron-des-pretres-du-monde, consulté en juillet 2026 ; ZENIT, Benoît XVI annonce que l'année 2009-2010 sera « sacerdotale », 16 mars 2009, fr.zenit.org/2009/03/16/benoit-xvi-annonce-que-l-annee-2009-2010-sera-sacerdotale. Canonisation de Jean-Marie Vianney par Pie XI en 1925 ; proclamation comme patron de tous les curés de l'univers en 1929 ; Année sacerdotale du 19 juin 2009 au 19 juin 2010 pour le 150e anniversaire de sa mort, sous le préfet Cláudio Hummes. L'intention, annoncée en 2009, de proclamer le curé d'Ars patron de tous les prêtres du monde fut abandonnée en juin 2010, la proclamation n'ayant pas eu lieu : La Croix, Le curé d'Ars ne sera pas proclamé patron des prêtres du monde, 10 juin 2010 (informations de l'agence I.Media, confirmées par le P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège), la-croix.com.
59 60 61Diocèse de Sherbrooke, Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, diocesedesherbrooke.org, consulté en juillet 2026. Institution par le pape saint Jean-Paul II par une lettre du 25 mars 1995 ; célébration annuelle le troisième vendredi après la Pentecôte, solennité du Sacré-Cœur de Jésus.
62Agence Fides, Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres : « pour que les prêtres puissent être des témoins valables de l'amour du Christ », fides.org/fr/news/9827, consulté en juillet 2026.
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