Qu'est-ce que le Fiat sanctificateur ?

Le Fiat sanctificateur est le troisième des trois « Fiat » de Dieu enseignés à Luisa Piccarreta : après la Création (le Père) et la Rédemption (le Fils), l'avènement du Règne de la Divine Volonté « sur la terre comme au Ciel », œuvre du Saint-Esprit qui ramène l'homme à son état originel d'Éden.

Ignispedia

Quand Jésus, dans les écrits de Luisa Piccarreta, parle de trois « Fiat », il désigne les trois grands actes par lesquels Dieu s'est tourné « ad extra », vers le dehors, pour se donner à sa création. Le premier est le Fiat créateur — « Que la lumière soit » — qui a tiré l'univers du néant. Le deuxième est le Fiat rédempteur — « Qu'il m'advienne selon ta parole » — par lequel le Verbe s'est fait chair pour racheter l'homme déchu. Le troisième, celui qui nous occupe ici, est le Fiat sanctificateur : l'avènement du Règne de la Divine Volonté « sur la terre comme au Ciel », par lequel l'œuvre des deux premiers Fiat trouve enfin son achèvement[1].

Cet article répond à une seule question : qu'est-ce que le Fiat sanctificateur ? Il ne traite pas en détail des deux premiers, qui ont chacun leur dossier — voir Qu'est-ce que le Fiat créateur ? et Qu'est-ce que le Fiat rédempteur ?. Il ne traite pas non plus de la grâce reçue par l'âme particulière, le don de vivre dans la Divine Volonté, ni de la grande question du Règne de la Divine Volonté sur la terre, qui sont renvoyés à leurs articles propres. Ici, on cherche à comprendre ce qu'est ce troisième Fiat dans le plan de Dieu, pourquoi Luisa parle d'un Fiat « de Sanctification », et comment il s'articule à la Création et à la Rédemption.

Tout ce qui suit relève d'une révélation privée. Les écrits de Luisa n'ajoutent rien au dépôt de la foi et n'obligent pas la foi ; ils proposent une contemplation que l'Église discerne et que cet article lit dans son harmonie avec l'Évangile et le Notre Père. Sur le statut exact de ces textes, voir les écrits de Luisa sont-ils approuvés par l'Église ?.

« Fiat » : le mot par lequel Dieu agit

Avant de parler d'un troisième Fiat, il faut entendre la force du mot. Fiat est un verbe latin : « qu'il soit fait », « que cela advienne ». C'est le mot de la toute-puissance créatrice. La Vulgate ouvre la Bible sur ce mot : « Dixitque Deus : Fiat lux. Et facta est lux »[2].

« Dieu dit : "Que la lumière soit." Et la lumière fut. » — Genèse 1, 3[3]

Le même mot revient au tournant de l'histoire du salut, mais cette fois sur des lèvres humaines. À l'Annonciation, Marie répond à l'ange :

« Voici la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole. » — Évangile selon saint Luc 1, 38[4]

La Vulgate porte ici : « Fiat mihi secundum verbum tuum ». Le Catéchisme de l'Église catholique reconnaît dans ce Fiat le modèle de toute prière :

L'Annonciation de Fra Angelico (vers 1425-1426) : le Fiat de Marie ouvre le mystère de l'Incarnation. Domaine public — Museo del Prado, via Wikimedia Commons.

« Celle que le Tout-Puissant a faite "pleine de grâce" répond par l'offrande de tout son être : "Voici la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole." Fiat, c'est la prière chrétienne : être tout à Lui puisqu'Il est tout à nous. » — Catéchisme de l'Église catholique, n° 2617[5]

Il existe enfin un troisième Fiat, que tout chrétien récite chaque jour sans toujours en mesurer la portée. Dans le Notre Père, le Christ enseigne à demander : « Fiat voluntas tua, sicut in caelo et in terra » — « Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel »[6]. C'est précisément ce troisième Fiat que Luisa appelle le Fiat sanctificateur. Le génie de sa doctrine est d'avoir mis en série ces trois Fiat — celui de Dieu sur la création, celui de Marie à l'Incarnation, celui que le Christ nous fait demander au Père — et d'y avoir lu un seul dessein en trois actes.

Trois Fiat, une seule Volonté

Les trois Fiat d'un seul Dieu : trois œuvres inséparables d'une même Volonté. Infographie originale Ignispedia créée par IA — d'après le Livre du Ciel, tome 15, 11 juillet 1923, et tome 27, 10 décembre 1929.

La doctrine des trois Fiat n'est pas un schéma plaqué après coup : elle court à travers tout le Livre du Ciel. Jésus la formule à Luisa avec une netteté progressive entre 1921 et 1929.

Ce que sont les trois Fiat

Le 2 février 1921, Jésus pose le cadre :

« Le Fiat de la Création nous a créés, le Fiat de la Rédemption nous a rachetés. Un troisième Fiat est nécessaire. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 12[7]

Quelques semaines plus tard, le 22 février 1921, il les nomme un à un : « Ce que sont les trois Fiat : Création — Rédemption — Sanctification. »[8] Et le 11 juillet 1923, la formule devient lapidaire :

« Ces trois Fiat sont ceux de la Création, de la Rédemption et de la Sanctification. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 15[9]

C'est cette triade — Création, Rédemption, Sanctification — qui structure toute la doctrine. Le troisième terme, Sanctification, donne son nom au Fiat sanctificateur.

Un seul acte de Dieu en trois temps

Ces trois Fiat ne sont pas trois dieux ni trois plans concurrents. Ils sont les trois gestes d'une seule Volonté, comme les trois Personnes d'une seule Trinité. Jésus insiste sur leur unité :

« La Création, la Rédemption et la Sanctification sont un seul acte pour ma Volonté. […] Cet accomplissement est inséparable de la Création et de la Rédemption au même titre que les trois Personnes de la Sainte Trinité sont inséparables. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 16, 23 janvier 1924[10]

Le même message du 23 janvier 1924 décrit les « trois fois » où la Divinité a agi « ad extra » : la Création, « qui s'est accomplie sans le concours d'une créature, puisqu'aucune n'existait alors » ; la Rédemption, « qui a demandé le concours d'une femme, ma Mère céleste » ; et la troisième, « l'accomplissement de notre Volonté sur la terre comme au Ciel, afin que la créature vive et agisse dans la sainteté et le pouvoir de notre Volonté »[11]. Le Fiat sanctificateur est donc le troisième débordement de Dieu hors de lui-même — non plus pour créer, non plus pour réparer, mais pour faire régner sa Volonté dans la créature.

La structure trinitaire des trois Fiat

La Pentecôte d'El Greco (vers 1596-1600) : l'Esprit Saint accomplit dans l'Église l'œuvre de sanctification. Domaine public — Museo del Prado, via Wikimedia Commons.

La tradition chrétienne attribue volontiers — par appropriation — la Création au Père, la Rédemption au Fils, la sanctification à l'Esprit. Jésus reprend exactement cette grille pour les trois Fiat :

« La Création est attribuée au Père, la Rédemption au Fils, et la réalisation du "que ta Volonté soit faite" au Saint-Esprit. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 27, 10 décembre 1929[12]

Le théologien J. L. Iannuzzi, dont la thèse sur le don de vivre dans la Divine Volonté a été soutenue à Rome, lit dans ce point l'une des clés doctrinales du corpus : les âmes qui reçoivent ce don « participent au Fiat de création de Dieu le Père, au Fiat de Rédemption de Dieu le Fils, et au Fiat de Sanctification de Dieu le Saint-Esprit »[13]. Le Fiat sanctificateur est ainsi l'œuvre propre de l'Esprit Saint : non une quatrième révélation, mais le déploiement, dans le temps de l'Église, de ce que le Père a créé et le Fils racheté. C'est pourquoi plusieurs auteurs rattachent le Règne de la Divine Volonté à l'attente d'une « nouvelle Pentecôte » — l'expression que saint Jean XXIII inscrira dans la constitution apostolique Humanae salutis (25 décembre 1961) et que saint Jean-Paul II reprendra[14].

FiatParolePersonne (appropriation)Créature associéeŒuvre
Créateur« Que la lumière soit » (Gn 1, 3)le Pèreaucunel'univers tiré du néant
Rédempteur« Qu'il m'advienne selon ta parole » (Lc 1, 38)le FilsMariel'homme racheté
Sanctificateur« Que ta Volonté soit faite » (Mt 6, 10)le Saint-EspritLuisala Volonté divine régnante

Qu'est-ce que le Fiat sanctificateur, précisément ?

On peut maintenant définir le troisième Fiat de façon resserrée. Le Fiat sanctificateur, c'est l'acte par lequel Dieu fait « descendre sa Volonté dans les âmes » pour qu'elle y règne comme elle règne au Ciel, restaurant ainsi l'homme dans l'état où il fut créé. Luisa en donne plusieurs formulations équivalentes.

La Volonté divine « régnant sur la terre »

« De même, le troisième Fiat devra parcourir son trajet et manifester ses effets : ma Volonté connue, aimée et régnant sur la terre. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925[15]

Le contraste avec le deuxième Fiat est éclairant. Le 6 juin 1921, Jésus précise le mouvement propre de chaque venue :

« Alors que le second Fiat me fit descendre sur la terre pour que je vive parmi les hommes, le troisième Fiat fera descendre ma Volonté dans les âmes, où Elle régnera "sur la terre comme au Ciel". » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 13[16]

La Rédemption a fait descendre le Christ ; la Sanctification fait descendre le règne de sa Volonté. C'est le même Dieu qui se donne, mais d'une manière nouvelle : non plus seulement pour l'homme, mais en l'homme, comme principe de vie.

Les noms du troisième Fiat

Luisa désigne ce troisième Fiat par plusieurs noms, qu'il est utile de distinguer pour ne pas se perdre dans le corpus.

Nom employéCe qu'il souligne
Fiat de la Sanctificationl'effet : l'homme rendu saint, divinisé
Troisième Fiatla place dans la série Création–Rédemption
Fiat Suprêmela source : « la source de tout », « le début de toutes choses »
Fiat Voluntas Tuala parole évangélique du Notre Père
Règne / Royaume de la Divine Volontél'état final visé : une ère où la Volonté divine domine

Le 18 mai 1926, Jésus relie tous ces noms en montrant que le Fiat embrasse les trois œuvres :

« L'œuvre du Divin Fiat doit tout embrasser : Création, Rédemption et Sanctification. Elle est à la base de tout, la vie qui coule en tout. […] N'ayant pas de commencement, elle est le début de toutes choses, la fin et l'accomplissement de nos œuvres. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 19[17]

L'accomplissement du Notre Père

Le Notre Père comme programme du troisième Fiat : la Volonté divine sur la terre comme au Ciel. Infographie originale Ignispedia créée par IA — Mt 6,10 ; Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925.

Le cœur de la définition tient en une équation que Jésus répète : le troisième Fiat est la réalisation de la troisième demande du Notre Père.

« Le troisième Fiat est l'accomplissement des paroles du Notre Père et la vie dans la Divine Volonté. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925[18]

Ce point ancre la doctrine dans l'Évangile lui-même et la préserve de toute fantaisie. Le 5 février 1928, Jésus explique pourquoi cette demande est une promesse certaine et non un vœu pieux : en faisant prier « Que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel », il a engagé sa parole devant le Père.

« J'ai fait une promesse plus solennelle encore : celle du Royaume de ma Volonté. C'était dans le Notre Père. […] J'ai appris cette prière à mes Apôtres afin qu'ils l'enseignent au monde entier […]. Je ne pouvais faire une promesse plus certaine et plus solennelle. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 23[19]

Demander chaque jour « que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel », c'est donc, selon cette lecture, demander la venue du Fiat sanctificateur. La prière la plus universelle de l'Église est aussi l'annonce du troisième Fiat.

Pourquoi un troisième Fiat était nécessaire

Si la Création était parfaite et la Rédemption suffisante au salut, pourquoi un troisième acte ? La réponse de Luisa est précise : la Rédemption sauve, mais ne restaure pas encore pleinement l'homme dans l'état où Dieu l'avait créé. Le troisième Fiat achève ce que les deux premiers ont commencé.

« Les deux premiers Fiat s'accomplissent dans le troisième »

« D'autre part, mon adorable Jésus m'a dit plusieurs fois que le troisième Fiat est nécessaire pour que les œuvres de la Création et de la Rédemption soient complétées. » — Luisa, Le Livre du Ciel, tome 16, 23 janvier 1924[20]

Le 2 septembre 1921, Jésus articule la série tout entière, en montrant que chacun des deux premiers Fiat appelle le troisième :

« Le premier Fiat, qui a trait à la Création, fut prononcé sans l'intervention d'aucune créature. Pour le second, qui a trait à la Rédemption, j'ai voulu l'intervention d'une créature, et ce fut ma Mère qui fut choisie. Un troisième Fiat est prévu pour l'achèvement des deux premiers […]. Il amènera sur la terre la réalisation du "que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel". » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 13[21]

L'œuvre de la Création reste inachevée

Pourquoi la Création aurait-elle besoin d'un achèvement ? Parce que, selon Jésus, son but premier — que l'homme accomplisse la Volonté divine en toute chose — n'a jamais été atteint à cause du péché. Le 11 septembre 1922, il le dit sans détour :

« Le Fiat de la Création prévoyait que l'homme accomplirait notre Volonté en toute chose. Et comme cela ne s'est pas réalisé, l'œuvre de la Création n'est pas achevée. […] L'œuvre de la Création reviendra à son point de départ. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 14[22]

Le 16 mars 1929, l'image se fait plus saisissante : toute la création obéit à la Volonté divine — astres, mers, plantes — « excepté un seul point », la famille humaine, qui « se trouve en dehors » du Royaume et « défigure une œuvre si belle »[23]. Le troisième Fiat est l'acte qui réintègre ce point manquant.

Rédemption et Sanctification : deux œuvres distinctes

Jésus distingue nettement la fonction de chaque Fiat. La Rédemption répare ; la Sanctification restaure. Le 3 juin 1925, il donne la formule la plus claire de cette distinction :

« La Rédemption n'a été rien d'autre que la réparation pour le mal accompli par les créatures. Elle n'a rien ajouté à l'œuvre de la Création. La Sanctification n'est rien d'autre qu'aide, grâce et lumière pour que l'homme retourne à l'état originel dans lequel il a été créé, qu'il réponde au but pour lequel il a été créé. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 17[24]

C'est ici que se comprend le mot Sanctification : il ne désigne pas seulement une vertu individuelle de plus, mais le rétablissement de l'humanité dans la sainteté originelle d'avant la chute, la « sainteté des saintetés » que la seule Rédemption n'avait pas encore rendue.

Le Fiat sanctificateur ramène à l'Éden

Le troisième Fiat ramène l'humanité à l'état originel : Éden, Chute, Rédemption et Règne du Fiat. Infographie originale Ignispedia créée par IA — Livre du Ciel, tome 17, 3 juin 1925, et tome 12, 22 février 1921.

Le trait le plus frappant du troisième Fiat est qu'il regarde en arrière autant qu'en avant : il ne crée pas un état inédit, il rend à l'homme ce qu'Adam possédait et a perdu. C'est un mouvement de retour à l'origine.

« Faire marche arrière » vers le premier Fiat

« Le troisième Fiat est simplement de nous ramener au premier Fiat qui était déjà parfait. […] Si l'homme ne fait pas marche arrière pour adopter ma Volonté comme vie, loi et aliment […], les œuvres de la Rédemption et de la Sanctification n'auront pas leurs effets complets. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 17, 3 juin 1925[25]

Le 22 février 1921, Jésus décrit l'effet de ce retour : les trois Fiat « s'entremêleront » et achèveront la sanctification de l'homme.

« Mes trois Fiat s'entremêleront et accompliront la sanctification de l'homme. Le troisième Fiat donnera à l'homme tant de grâces qu'il reviendra presque à son état originel. […] C'est par la vie dans ma Volonté que l'homme sera restauré dans son état originel. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 12[26]

Un Père qui attend le retour de ses enfants

Loin d'un schéma froid, Luisa reçoit cette restauration comme un drame d'amour paternel. Le 22 mars 1929, Jésus compare Dieu à un père qui a envoyé ses enfants au loin et « languit de les voir revenir » :

« Le Royaume du Fiat suprême est précisément cela : le retour de nos enfants dans nos bras paternels ; et c'est pourquoi nous languissons tant après lui. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 25[27]

Le Fiat sanctificateur n'est donc pas d'abord un programme cosmique : c'est le geste par lequel le Père ramène à lui l'humanité égarée, « pour la serrer dans ses bras ». La fin de l'histoire, dans cette lecture, ressemble au retour de l'enfant prodigue élevé à la dimension de l'humanité entière.

Une chronologie de la révélation des trois Fiat

  1. 2 février 1921 — tome 12
    Un troisième Fiat est nécessaire

    Jésus pose le cadre : la Création nous a créés, la Rédemption rachetés, « un troisième Fiat est nécessaire »[28].

  2. 22 février 1921 — tome 12
    Les trois Fiat nommés

    « Ce que sont les trois Fiat : Création — Rédemption — Sanctification » ; ils « s'entremêleront » pour ramener l'homme à son état originel[29].

  3. 2 septembre 1921 — tome 13
    Une créature pour le troisième Fiat

    Comme Marie pour la Rédemption, une créature est associée au troisième Fiat : « c'est toi que j'ai choisie »[30].

  4. 11 septembre 1922 — tome 14
    L'œuvre de la Création inachevée

    Tant que l'homme n'accomplit pas la Volonté divine, « l'œuvre de la Création n'est pas achevée »[31].

  5. 11 juillet 1923 — tome 15
    La triade fixée

    Formule canonique : « Ces trois Fiat sont ceux de la Création, de la Rédemption et de la Sanctification »[32].

  6. 23 janvier 1924 — tome 16
    Trois actes « ad extra »

    Les trois Fiat sont « un seul acte », « inséparables comme les trois Personnes » de la Trinité[33].

  7. 17 mai 1925 — tome 17
    Le troisième Fiat = le Notre Père

    « Le troisième Fiat est l'accomplissement des paroles du Notre Père et la vie dans la Divine Volonté »[34].

  8. 3 juin 1925 — tome 17
    « Marche arrière » vers l'Éden

    La Sanctification « ramène l'homme à l'état originel » ; le troisième Fiat reconduit au premier Fiat « déjà parfait »[35].

  9. 18 mai 1926 — tome 19
    Le Fiat Suprême, source de tout

    Le Divin Fiat « embrasse Création, Rédemption et Sanctification », « la vie qui coule en tout »[36].

  10. 10 décembre 1929 — tome 27
    La grille trinitaire

    « La Création au Père, la Rédemption au Fils, le "que ta Volonté soit faite" au Saint-Esprit »[37].

Pourquoi une créature pour le troisième Fiat ?

Deux femmes, deux dépôts : Marie demeure première ; Luisa annonce le don sans jamais la dépasser. Infographie originale Ignispedia créée par IA — Iannuzzi, 70 questions, Q13 ; Livre du Ciel, tome 19, 18 mai 1926.

Chacun des deux premiers Fiat « avec créature » a eu sa figure : la Rédemption a demandé le Fiat de Marie à l'Annonciation. Le troisième Fiat suit la même loi — une créature reçoit et transmet le don en premier — et cette créature, dans les écrits, est Luisa.

Marie pour la Rédemption, Luisa pour la Sanctification

« J'ai eu besoin de deux Humanités : ma propre Humanité pour réaliser la Rédemption, et une autre pour réaliser le Fiat Voluntas tua sur la terre comme au Ciel, chacune plus nécessaire que l'autre. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 17, 20 juin 1924[38]

Iannuzzi résume le parallèle avec rigueur théologique :

« De même que Marie fut la première créature à participer activement à la médiation du Fiat de la Rédemption à toutes les générations, ainsi Luisa fut la première créature conçue dans le péché à participer à la médiation du Fiat de la Sanctification — le don de la Divine Volonté — à toutes les générations, mais toujours à travers Jésus et Marie. » — J. L. Iannuzzi, 70 questions sur le don de vivre dans la Divine Volonté[39]

Luisa ne dépasse pas Marie

Ce parallèle pourrait inquiéter : ferait-il de Luisa une rivale de la Vierge ? Non, et la précision est doctrinalement décisive. Iannuzzi le dit clairement : « Luisa ne dépasse pas la sainteté de Marie »[40]. Le Fiat sanctificateur passe toujours par Marie, « Reine du Royaume de la Divine Volonté » ; Luisa n'est pas une nouvelle médiatrice, mais la première bénéficiaire et l'annonciatrice d'un don destiné à tous. Comme le Fiat de la Rédemption, le Fiat de la Sanctification « est actualisé par le Saint-Esprit avec le libre consentement et la coopération de l'âme »[41]. Sur la place propre de la Vierge, voir quelle place Marie tient-elle dans le Royaume de la Divine Volonté ?.

Le « dépôt » de la Sanctification

Luisa emploie l'image du dépôt confié. Le 18 mai 1926, Jésus lui dit :

« Sais-tu que nous te confions au Fiat Suprême ? Nous te confions toute la Création, tout le capital de la Rédemption et celui de la Sanctification. » — Jésus à Luisa, Le Livre du Ciel, tome 19[42]

De même qu'on vient à Marie pour trouver le dépôt de la Rédemption, on regarde vers Luisa, dans cette doctrine, comme vers la dépositaire première du don de la Sanctification — non pour la diviniser, mais parce que Dieu agit toujours en commençant par une créature avant d'étendre son don à tous. Pourquoi avoir choisi une âme si effacée ? « C'est ma coutume de choisir des âmes parmi les plus incapables et les plus pauvres pour mes œuvres les plus grandes », répond Jésus, qui rappelle que « même ma propre Mère n'avait rien d'extraordinaire dans sa vie extérieure »[43].

Ce que le Fiat sanctificateur n'est pas

Un dossier honnête doit écarter les contresens. Le Fiat sanctificateur a parfois été confondu avec des espérances que l'Église a explicitement réprouvées.

Ce n'est pas un millénarisme charnel

Le Règne de la Divine Volonté n'est pas le retour d'un Christ régnant politiquement sur la terre pendant mille ans avant le Jugement — le millénarisme que la Congrégation pour la doctrine de la foi a écarté, y compris sous sa forme mitigée (décret du 21 juillet 1944). Il s'agit d'un règne intérieur de la grâce, une intensification de la sainteté au sein de l'histoire, non d'un royaume terrestre et charnel. C'est dans ce sens que J. L. Iannuzzi a pu soutenir une thèse doctorale sur le sujet à Rome. Cette question délicate étant traitée pour elle-même, on renvoie à pourquoi parler d'un règne de la Divine Volonté sur la terre ?.

Ce n'est pas une « troisième révélation » qui dépasserait l'Évangile

Le Fiat sanctificateur n'ajoute aucun article au Credo et ne corrige pas la Rédemption. Il en est, au contraire, le fruit attendu : ce que le Christ a mérité sur la Croix, l'Esprit le fait régner dans les âmes. Jésus le souligne lui-même — « ce qui concernait la Rédemption, je l'ai révélé à l'extérieur […] ; tandis que ce qui concernait le Royaume de mon Fiat, je le retenais en moi-même »[44] — : il s'agit d'un dévoilement progressif du même dessein, non d'une nouveauté qui rendrait l'Évangile dépassé.

Ce n'est pas la sainteté ordinaire, sans pour autant la contredire

Le don de vivre dans la Divine Volonté est présenté comme une grâce d'un ordre nouveau, distincte de la simple conformité à la volonté de Dieu — distinction développée dans faire la volonté de Dieu ou vivre dans la Divine Volonté ?. Mais cette nouveauté ne disqualifie ni les sacrements, ni la vie de grâce ordinaire : elle les suppose et les couronne. Le Fiat sanctificateur n'est pas une voie parallèle, c'est l'épanouissement de la grâce baptismale portée à sa plénitude.

Comment l'âme entre-t-elle dans le Fiat sanctificateur ?

Le troisième Fiat est un acte de Dieu sur l'histoire ; mais il ne se réalise qu'en commençant par des âmes qui l'accueillent une à une. Concrètement, on n'attend pas passivement le Règne : on y entre en recevant le don de vivre dans la Divine Volonté et en posant, jour après jour, des actes dans cette Volonté.

C'est tout le sens de la pratique enseignée à Luisa : l'offrande du matin, puis les actes renouvelés au fil des heures, par lesquels l'âme laisse la Volonté divine opérer en elle. Cette pratique a son dossier propre — voir comment faire un acte actuel dans la Divine Volonté ? et qu'est-ce que le don de vivre dans la Divine Volonté ?. Saint Joseph en est, dans cette spiritualité, le modèle silencieux : voir comment saint Joseph a-t-il vécu dans la Divine Volonté ?.

Ainsi, demander « que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel » n'est pas réciter une formule lointaine : c'est se faire, dans l'instant, le petit canal par où le troisième Fiat commence à passer. Chaque âme qui vit dans la Divine Volonté est, selon Luisa, une avancée réelle du Règne — un fragment d'Éden rendu à la terre.

Conclusion

Le Fiat sanctificateur est le troisième et dernier des grands gestes de Dieu vers sa création : après avoir créé par sa Parole et racheté par sa Croix, Dieu veut faire régner sa Volonté dans l'homme « sur la terre comme au Ciel ». Œuvre appropriée au Saint-Esprit, il achève la Création restée inachevée et porte la Rédemption à son fruit, en ramenant l'homme à l'état d'innocence et de communion qu'Adam avait perdu. Il ne dépasse pas l'Évangile : il en est l'accomplissement, déjà demandé chaque jour dans le Notre Père. Et il ne se réalise pas sans l'homme : comme la Rédemption a eu besoin du Fiat de Marie, le Règne attend le Fiat de chaque âme qui consent à laisser, ici et maintenant, la Volonté divine vivre en elle.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 15, 11 juillet 1923 — « Ces trois Fiat sont ceux de la Création, de la Rédemption et de la Sanctification. » Formule canonique de la triade. Citée par saint Annibale Maria di Francia et reprise par J. L. Iannuzzi.

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  2. Genèse 1, 3 — « Dixitque Deus : Fiat lux. Et facta est lux » (Vulgate). Traduction liturgique officielle : « Dieu dit : "Que la lumière soit." Et la lumière fut. » Le mot Fiat — « qu'il soit fait » — est le verbe par lequel l'Écriture exprime l'acte créateur de Dieu.

    2 3
  3. Évangile selon saint Luc 1, 38 — « Fiat mihi secundum verbum tuum » (Vulgate) : « Voici la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole. » Réponse de Marie à l'ange Gabriel à l'Annonciation.

    4
  4. Catéchisme de l'Église catholique, n° 2617 — texte intégral : « La prière de Marie nous est révélée à l'aurore de la plénitude des temps. […] Celle que le Tout-Puissant a faite "pleine de grâce" répond par l'offrande de tout son être : "Voici la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole." Fiat, c'est la prière chrétienne : être tout à Lui puisqu'Il est tout à nous. » Vérifié sur le texte officiel vatican.va (édition française).

    5
  5. Évangile selon saint Matthieu 6, 10 — « Fiat voluntas tua, sicut in caelo et in terra » (Vulgate) : « Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel », troisième demande du Notre Père. C'est ce Fiat que Luisa identifie au troisième Fiat, celui de la Sanctification.

    6
  6. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 2 février 1921 — « Le Fiat de la Création nous a créés, le Fiat de la Rédemption nous a rachetés. Un troisième Fiat est nécessaire. »

    7 28
  7. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 22 février 1921 — « Ce que sont les trois Fiat : Création — Rédemption — Sanctification. » Même message : « Mes trois Fiat s'entremêleront et accompliront la sanctification de l'homme. »

    8 29
  8. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 16, 23 janvier 1924 — « La Création, la Rédemption et la Sanctification sont un seul acte pour ma Volonté. » Jésus décrit les trois fois où la Divinité a agi « ad extra » : la Création sans créature, la Rédemption avec Marie, et « l'accomplissement de notre Volonté sur la terre comme au Ciel, afin que la créature vive et agisse dans la sainteté et le pouvoir de notre Volonté ». Cet accomplissement est « inséparable de la Création et de la Rédemption au même titre que les trois Personnes de la Sainte Trinité sont inséparables ».

    10 11 33
  9. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 27, 10 décembre 1929 — « La Création est attribuée au Père, la Rédemption au Fils, et la réalisation du "que ta Volonté soit faite" au Saint-Esprit. » Même message : la Création et la Rédemption étant des actes de la Divine Volonté, il restait « un autre de ses actes dans le grand Fiat Voluntas Tua sur la terre ».

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  10. J. L. Iannuzzi, 70 questions sur le don de vivre dans la Divine Volonté, Q42, p. 139 — les âmes qui reçoivent le don « participent au Fiat de création de Dieu le Père, au Fiat de Rédemption de Dieu le Fils, et au Fiat de Sanctification de Dieu le Saint-Esprit ». Iannuzzi est l'auteur d'une thèse doctorale sur le don de vivre dans la Divine Volonté soutenue à Rome.

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  11. Saint Jean XXIII, constitution apostolique Humanae salutis (25 décembre 1961) annonçant le concile Vatican II, demande une « novam veluti Pentecosten » — une « nouvelle Pentecôte » —, thème repris par saint Jean-Paul II (homélie de la Pentecôte du 3 juin 2001, qui rappelle Humanae salutis et parle d'une « Pentecôte renouvelée »). Plusieurs auteurs rattachent l'attente du Règne de la Divine Volonté à cette espérance d'une effusion renouvelée de l'Esprit.

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  12. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925 — « De même, le troisième Fiat devra parcourir son trajet et manifester ses effets : ma Volonté connue, aimée et régnant sur la terre. »

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  13. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 13, 6 juin 1921 — « Alors que le second Fiat me fit descendre sur la terre pour que je vive parmi les hommes, le troisième Fiat fera descendre ma Volonté dans les âmes, où Elle régnera "sur la terre comme au Ciel". » Même message : « Mon troisième Fiat, celui de la vie dans la Divine Volonté. »

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  14. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 19, 18 mai 1926 — « L'œuvre du Divin Fiat doit tout embrasser : Création, Rédemption et Sanctification. Elle est à la base de tout, la vie qui coule en tout. […] N'ayant pas de commencement, elle est le début de toutes choses, la fin et l'accomplissement de nos œuvres. » Le troisième Fiat y est dit « Divin Fiat » et « Fiat Suprême », « la source de tout ».

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  15. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 17 mai 1925 — « Le troisième Fiat est l'accomplissement des paroles du Notre Père et la vie dans la Divine Volonté. »

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  16. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 23, 5 février 1928 — Jésus explique que le Royaume de la Divine Volonté est l'objet d'une promesse solennelle inscrite dans le Notre Père : « J'ai fait une promesse plus solennelle encore : celle du Royaume de ma Volonté. C'était dans le Notre Père. […] Je ne pouvais faire une promesse plus certaine et plus solennelle. » Le « Viens ! » de la demande signifie que le Royaume « doit venir » et que les créatures doivent l'attendre « avec la même certitude qu'elles ont eue pour la venue du Rédempteur ».

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  17. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 16, 23 janvier 1924 — « Mon adorable Jésus m'a dit plusieurs fois que le troisième Fiat est nécessaire pour que les œuvres de la Création et de la Rédemption soient complétées. »

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  18. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 13, 2 septembre 1921 — « Le premier Fiat, qui a trait à la Création, fut prononcé sans l'intervention d'aucune créature. Pour le second, qui a trait à la Rédemption, j'ai voulu l'intervention d'une créature, et ce fut ma Mère qui fut choisie. Un troisième Fiat est prévu pour l'achèvement des deux premiers […]. Il amènera sur la terre la réalisation du "que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel". »

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  19. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 14, 11 septembre 1922 — « Le Fiat de la Création prévoyait que l'homme accomplirait notre Volonté en toute chose. Et comme cela ne s'est pas réalisé, l'œuvre de la Création n'est pas achevée. […] L'œuvre de la Création reviendra à son point de départ. […] La Création sera restaurée, toute belle et attirante comme lorsqu'elle est sortie de nos mains. »

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  20. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 26, 16 mars 1929 — toute la création vit dans le Fiat « excepté un seul point […], c'est-à-dire la famille humaine, qui se trouve en dehors, à l'extérieur de mon Royaume, où elle est malheureuse ». Même message : après « six mille ans de silence », Dieu reprend avec Luisa le discours qu'il aurait tenu à Adam innocent.

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  21. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 3 juin 1925 — « La Rédemption n'a été rien d'autre que la réparation pour le mal accompli par les créatures. Elle n'a rien ajouté à l'œuvre de la Création. La Sanctification n'est rien d'autre qu'aide, grâce et lumière pour que l'homme retourne à l'état originel dans lequel il a été créé, qu'il réponde au but pour lequel il a été créé. »

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  22. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 3 juin 1925 — « Le troisième Fiat est simplement de nous ramener au premier Fiat qui était déjà parfait. » Et : « Si l'homme ne fait pas marche arrière pour adopter ma Volonté comme vie, loi et aliment […], les œuvres de la Rédemption et de la Sanctification n'auront pas leurs effets complets. Ma Volonté est un point unique englobant tous les biens de la Rédemption et de la Sanctification. »

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  23. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 22 février 1921 — « Mes trois Fiat s'entremêleront et accompliront la sanctification de l'homme. Le troisième Fiat donnera à l'homme tant de grâces qu'il reviendra presque à son état originel. […] C'est par la vie dans ma Volonté que l'homme sera restauré dans son état originel. »

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  24. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 25, 22 mars 1929 — Dieu comparé à un père qui a envoyé ses enfants au loin et « attend avec impatience leur retour » : « Le Royaume du Fiat suprême est précisément cela : le retour de nos enfants dans nos bras paternels ; et c'est pourquoi nous languissons tant après lui. »

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  25. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 17, 20 juin 1924 — « J'ai eu besoin de deux Humanités : ma propre Humanité pour réaliser la Rédemption, et une autre pour réaliser le Fiat Voluntas tua sur la terre comme au Ciel, chacune plus nécessaire que l'autre. […] Avec la seconde, je devais restaurer l'homme dans sa fin première et ouvrir les courants de grâce entre la volonté humaine et la Volonté Divine. »

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  26. J. L. Iannuzzi, 70 questions sur le don de vivre dans la Divine Volonté, Q19, p. 73 — à propos de la médiation des Fiat — « De même que Marie fut la première créature à participer activement à la médiation du Fiat de la Rédemption à toutes les générations, ainsi Luisa fut la première créature conçue dans le péché à participer à la médiation du Fiat de la Sanctification — le don de la Divine Volonté — à toutes les générations, mais toujours à travers Jésus et Marie. Comme le Fiat de la Rédemption, le Fiat de la Sanctification est actualisé par le Saint-Esprit avec le libre consentement et la coopération de l'âme. »

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  27. J. L. Iannuzzi, 70 questions sur le don de vivre dans la Divine Volonté, Q19, p. 73 — précision doctrinale : Luisa « ne dépasse pas la sainteté de Marie » ; elle « co-médiatise » le don du Vivre dans la Divine Volonté « avec Jésus et Marie », c'est-à-dire que « Jésus médiatise ce don à toute l'humanité dans et à travers Marie et Luisa ». Luisa n'est donc pas une médiatrice indépendante.

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  28. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 19, 18 mai 1926 — « Sais-tu que nous te confions au Fiat Suprême ? Nous te confions toute la Création, tout le capital de la Rédemption et celui de la Sanctification. Ma Volonté est universelle et c'est Elle qui opéra dans toutes les choses. »

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  29. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 12, 17 janvier 1921 — « C'est ma coutume de choisir des âmes parmi les plus incapables et les plus pauvres pour mes œuvres les plus grandes. Même ma propre Mère n'avait rien d'extraordinaire dans sa vie extérieure : aucun miracle, aucun signe pour la distinguer des autres femmes. […] Plus le travail à accomplir est grand, plus je choisis des âmes pauvres et ignorantes. »

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  30. L. Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 23, 27 janvier 1928 (cité par Iannuzzi) — « Ce qui concernait la Rédemption, je l'ai révélé à l'extérieur. Je l'ai fait connaître et je l'ai accordé en don, car il devait servir de préparation au Royaume de ma Divine Volonté ; tandis que ce qui concernait le Royaume de mon Fiat, je le retenais en moi-même, lequel demeurait suspendu, pour ainsi dire, à l'intérieur de ma propre Divine Volonté. »

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