Saint Laurent de Brindisi (1559-1619)

Saint Laurent de Brindisi (1559-1619), capucin polyglotte maîtrisant l'hébreu, mena l'armée impériale au combat crucifix en main contre les Ottomans en 1601. Canonisé par Léon XIII en 1881, il fut proclamé docteur de l'Église par Jean XXIII en 1959.

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Laurent de Brindisi (1559-1619) est l'un des plus étonnants génies de la Réforme catholique : un humble capucin que sa science, son éloquence et son courage portèrent des synagogues de Rome aux champs de bataille de Hongrie, et des cellules de couvent aux cours impériales d'Europe. Polyglotte prodigieux, il connaissait l'hébreu au point d'étonner les rabbins, lisait l'Écriture dans ses langues originales et la portait dans une prédication qui embrasait les foules.[1][2]

Théologien de combat contre le luthéranisme, fondateur de couvents en Bohême, en Autriche et en Allemagne, aumônier de l'armée impériale qu'il entraîna crucifix en main à la victoire d'Albe Royale, ministre général de son ordre, puis diplomate infatigable au service de la paix, il mena de front une vie de contemplation eucharistique et une activité débordante.[3][4]

Béatifié en 1783 par Pie VI, canonisé en 1881 par Léon XIII, il fut enfin proclamé docteur de l'Église le 19 mars 1959 par saint Jean XXIII, qui lui donna le titre rare de « Docteur apostolique » (Doctor apostolicus) — reconnaissance de son zèle d'apôtre uni à la profondeur de sa doctrine. Avec saint Robert Bellarmin et saint Pierre Canisius, il forme la trinité des grands docteurs de la Contre-Réforme.[5][6]

Un enfant de Brindisi (1559-1575)

Naissance et famille

Baptisé sous les noms de Jules César (Giulio Cesare), il naît le 22 juillet 1559 à Brindisi, grand port des Pouilles, sur la côte adriatique du royaume de Naples.[7][8] Son père, Guglielmo de Rossi, et sa mère, Elisabetta Masella, sont décrits par les anciennes notices comme d'« excellents chrétiens » ; la famille, de souche marchande vénitienne, est honorable sans être princière.[9] Très tôt, l'enfant manifeste une mémoire hors du commun et un attrait pour la chose sainte : les Franciscains conventuels de Brindisi, qui assurent sa première formation, le font prêcher au peuple dès l'âge de six ans, à l'occasion de Noël — premier signe d'un don oratoire qui marquera toute sa vie.[10][11]

Orphelin, formé à Venise

La mort de son père, alors que l'enfant a une douzaine d'années, bouleverse la maison.[12] Confié à un oncle prêtre, il part étudier à Venise, au collège Saint-Marc, où il reçoit une solide éducation classique. La cité des doges, carrefour des langues et des cultures de la Méditerranée, est pour ce jeune surdoué un terrain idéal. C'est là, au contact de la vie religieuse et de la prédication, que mûrit sa vocation : non chez les conventuels qui l'ont vu naître à la foi, mais chez les capucins, cette jeune réforme franciscaine née en 1525, austère, pauvre, contemplative et ardente à prêcher.[13]

Le capucin et le savant (1575-1602)

L'entrée chez les capucins de Vérone

En 1575, à seize ans, Giulio Cesare entre au noviciat des capucins de Vérone et reçoit le nom de frère Laurent, en l'honneur du diacre martyr. Il prononce ses vœux le 24 mars 1576.[14][15] L'ordre des capucins, branche la plus stricte de la famille franciscaine, est alors en pleine expansion : il incarne, par sa rigueur et sa proximité du peuple, l'élan missionnaire de la Réforme catholique. Laurent y trouve à la fois l'école de la pauvreté et celle de l'étude.

Envoyé à Padoue, siège de l'une des plus grandes universités d'Europe, il y approfondit la philosophie, la théologie, l'exégèse et la patristique. Mais c'est dans les langues que son génie éclate.

Le génie des langues : sept langues et l'Écriture

Laurent de Brindisi maîtrise, selon les témoignages, au moins sept langues : le latin, le grec, l'hébreu, le syriaque (araméen), l'italien, l'allemand et le français — auxquelles certaines sources ajoutent le tchèque et l'espagnol.[16][17] Surtout, il possède l'hébreu biblique avec une telle perfection que, de l'aveu même des rabbins romains, ils le croyaient juif de naissance.[18] On rapporte même qu'il savait par cœur le texte original de toute la Bible.[19] Cette science n'est pas une curiosité d'érudit : elle est tout entière au service de la Parole de Dieu, qu'il veut lire, comprendre et annoncer dans sa source.

« La Parole du Seigneur est lumière pour l'intelligence et feu pour la volonté, afin que l'homme puisse connaître et aimer Dieu. » — Saint Laurent de Brindisi[20]

Benoît XVI, dans sa catéchèse du 23 mars 2011, souligne que Laurent fait de la prédication le centre de sa vie de prêtre, et qu'il en tire toute la force de l'Écriture méditée :

Le polyglotte de Dieu : Laurent met les langues anciennes et modernes au service de l'Écriture et de la prédication. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

« La Parole de Dieu est un maillet contre un cœur durement obstiné dans les vices, une épée contre la chair, le monde et le démon, pour détruire tout péché. » — Saint Laurent de Brindisi[21]

Le prédicateur aux juifs de Rome

Ordonné prêtre le 18 décembre 1582, à vingt-trois ans, Laurent commence aussitôt une carrière de prédicateur qui ne s'arrêtera plus.[22] Sa connaissance de l'hébreu lui vaut une mission délicate : le Saint-Siège le charge de prêcher aux juifs de Rome.[23][24] Pendant plusieurs années, il discute avec les rabbins, commente l'Ancien Testament dans le texte, et conduit plusieurs d'entre eux au baptême. Loin de la polémique méprisante, son apostolat repose sur le respect du texte sacré et sur la conviction que toute l'Écriture conduit au Christ.

« Oh, si nous considérions cette réalité : que Dieu est vraiment présent à nous quand nous lui parlons en priant ! » — Saint Laurent de Brindisi[25]

Le théologien de la Contre-Réforme face au luthéranisme

L'Europe centrale est alors le grand front de la Contre-Réforme. Envoyé en Allemagne et dans les pays d'Empire, Laurent y déploie une double action : il fonde des couvents capucins — à Prague, Vienne et Graz — et il réfute le luthéranisme par la prédication et l'écrit.[26][27]

Sa grande œuvre polémique, la Lutheranismi hypotyposis (« Esquisse du luthéranisme »), répond aux attaques du théologien luthérien Polycarpe Leyser. Laurent y défend, Écriture et Pères à l'appui, le primat de Pierre, l'origine divine de l'épiscopat, la justification comme transformation intérieure réelle de l'homme — et non simple imputation extérieure — et la nécessité des œuvres bonnes. Sa méthode n'est pas l'invective mais la démonstration sereine, appuyée sur les sources que les protestants eux-mêmes invoquent.[28]

Point contesté par LutherRéponse de Laurent de Brindisi
Primauté de PierreFondée sur l'Écriture et la Tradition apostolique
Origine de l'épiscopatD'institution divine, non humaine
JustificationTransformation intérieure réelle, non simple imputation
Œuvres et salutNécessaires, fruit de la grâce, non mérite autonome
Culte de la ViergeLégitime, fondé sur sa coopération à la Rédemption

Par cette œuvre, Laurent rejoint le travail de saint Robert Bellarmin et de saint Pierre Canisius : non détruire l'adversaire, mais montrer la cohérence biblique et patristique de la foi catholique.

L'homme d'action : diplomate, soldat de la Croix, ministre général

Loin de l'image d'un savant cloîtré, Laurent fut l'un des hommes les plus actifs de son temps. On prête à Clément VIII ce mot sur lui, rapporté sans référence établie : ce capucin vaudrait à lui seul une armée entière.[29]

La bataille d'Albe Royale (1601) : un crucifix contre les Turcs

En 1601, l'Empire ottoman menace la chrétienté d'Europe centrale. Clément VIII envoie Laurent auprès de l'empereur Rodolphe II pour rallier les princes allemands à la défense commune ; il devient aumônier de l'armée impériale commandée par Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur.[30][31]

À la bataille d'Albe Royale (Székesfehérvár, en allemand Stuhlweissenburg), l'armée chrétienne, très inférieure en nombre, hésite devant la masse ottomane. C'est alors que le capucin, brandissant un crucifix, prend la tête des troupes et les entraîne à l'assaut, indifférent aux balles. La tradition hagiographique lui prête, à ceux qui le suppliaient de se mettre à l'abri, cette réponse :

« Vous vous trompez : c'est précisément ici que Dieu m'appelle à être. En avant ! La victoire est à nous ! » — Saint Laurent de Brindisi, paroles rapportées par la tradition[32]

La place forte est prise.

Cet épisode, où un religieux désarmé devient l'âme d'une victoire militaire, fixera pour toujours l'iconographie du saint : le crucifix est devenu son attribut.

Ministre général des capucins (1602-1605)

La réputation de Laurent est telle que, en 1602, le chapitre général l'élit ministre général de tout l'ordre des capucins, alors fort de plusieurs milliers de frères répandus à travers l'Europe.[33][34] Pendant trois ans, il visite à pied les provinces, encourage la ferveur, veille à l'observance et à la formation. Sa charge achevée en 1605, il refuse par humilité toute réélection — comme il refusera, sa vie durant, honneurs et dignités ecclésiastiques.

Diplomate de la paix : la Ligue catholique et les missions

Les souverains pontifes et les princes catholiques recourent sans cesse à son habileté. Paul V lui confie en 1606 les affaires politico-religieuses de l'Empire ; en 1610, il participe à la formation de la Ligue catholique des princes allemands face à l'Union protestante.[35] Nonce, médiateur, négociateur, il sillonne l'Europe — Munich, Madrid — pour éteindre les conflits et défendre la cause catholique. Toujours, il revient à sa cellule, à l'oraison et à la prédication, qui demeurent le cœur de sa vie.

La doctrine : le « Docteur apostolique »

Une œuvre immense : l'Opera omnia de Padoue

L'écrit de Laurent est à la mesure de son activité. Ses Œuvres complètes (Opera omnia), éditées par les capucins à Padoue au XXᵉ siècle, occupent quinze volumes.[36][37] On y compte près de huit cent quarante homélies et des commentaires bibliques d'une ampleur prodigieuse — toute une synthèse doctrinale comparable, par sa densité, à celle de ses contemporains jésuites Bellarmin et Canisius. Cette masse explique le titre que lui donnera Jean XXIII : un docteur dont la science est entièrement ordonnée à l'apostolat.

La Parole de Dieu, lumière et feu

Au centre de toute sa doctrine se trouve la Parole de Dieu et la prédication comme office sacré. Pour Laurent, prêcher n'est pas un talent humain mais un ministère apostolique, prolongement de la mission des Apôtres — d'où, précisément, son titre de Doctor apostolicus.

« L'Esprit Saint rend doux le joug de la loi divine et léger son poids. » — Saint Laurent de Brindisi[38]

Le Mariale : chantre de l'Immaculée

Laurent est aussi l'un des grands mariologues de l'histoire de l'Église. Son Mariale, recueil de quatre-vingt-quatre sermons sur les prérogatives de la Vierge, est l'une des plus belles expositions de la théologie mariale avant les définitions dogmatiques modernes.[39][40] Plus de deux siècles avant la proclamation du dogme (1854), il affirme avec force l'Immaculée Conception et la coopération de Marie à la Rédemption, la présentant comme la nouvelle Ève associée au nouvel Adam.

« Marie est la première forme et l'exemplaire, l'archétype de toute l'Église des élus de Dieu. » — Saint Laurent de Brindisi, Mariale[41]

« Le Seigneur la prédestina au-dessus de tous les saints : il la prédestina au suprême degré de grâce, au suprême degré de gloire. » — Saint Laurent de Brindisi, Mariale[42]

Le Mariale de saint Laurent : quatre prérogatives mariales mises en lumière par le Docteur apostolique. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

On rapporte qu'il portait « constamment le nom de la Vierge dans le cœur et sur les lèvres », et qu'en voyage il chantait ses louanges.[43] Cette tendresse mariale, jointe à sa rigueur dogmatique, fait de lui un précurseur reconnu de la mariologie du XIXᵉ et du XXᵉ siècle.

La mort à Lisbonne (1619)

La dernière mission de Laurent fut une œuvre de justice. En 1618, les habitants de Naples, opprimés par le vice-roi espagnol, le duc d'Osuna, le supplièrent d'intercéder pour eux. Malgré son grand âge et sa fatigue, le vieux capucin entreprit le voyage jusqu'en Espagne pour plaider leur cause auprès du roi Philippe III, qu'il rejoignit à Lisbonne.[44][45]

Sa démarche aboutit, mais l'effort l'avait épuisé. Il mourut à Lisbonne le 22 juillet 1619, le jour même de ses soixante ans, après quarante-cinq ans de vie religieuse.[46][47] Son corps fut inhumé au monastère des Clarisses de Villafranca del Bierzo, en Espagne, où se trouve aujourd'hui son sanctuaire. Mourir en défendant des opprimés, loin de tout honneur, fut le couronnement logique d'une vie donnée.

De l'autel des saints au titre de docteur de l'Église

La réputation de sainteté de Laurent traversa les siècles. Il fut béatifié le 1ᵉʳ juin 1783 par Pie VI, puis canonisé le 8 décembre 1881, en la fête de l'Immaculée Conception, par Léon XIII — date hautement symbolique pour le chantre du Mariale.[48][49]

De Lisbonne au titre de Docteur de l'Église : les grandes étapes de la glorification ecclésiale de saint Laurent de Brindisi. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

L'étape ultime vint pour le quatrième centenaire de sa naissance : le 19 mars 1959, par le bref apostolique Celsitudo ex humilitate, saint Jean XXIII le proclama docteur de l'Église universelle et lui décerna le titre singulier de « Docteur apostolique » (Doctor apostolicus), en hommage à son zèle d'apôtre uni à la solidité de sa doctrine.[50][51]

ÉtapeDatePape
Mort22 juillet 1619, Lisbonne—
Béatification1ᵉʳ juin 1783Pie VI
Canonisation8 décembre 1881Léon XIII
Docteur de l'Église19 mars 1959saint Jean XXIII

Spiritualité : la science au service de l'amour

Ce qui frappe, chez Laurent de Brindisi, c'est l'unité d'une vie qui pourrait sembler éclatée entre tant de fonctions. Savant et homme d'action, polémiste et pacificateur, soldat de la Croix et contemplatif, il ne fut jamais qu'une seule chose : un apôtre. Toute sa science d'hébraïsant, toute son éloquence, tout son courage ne visaient qu'à faire connaître et aimer Dieu.

Sa dévotion eucharistique était profonde : il passait de longues heures devant le Saint-Sacrement, et l'on rapporte que ses messes duraient parfois des heures, tant l'extase le saisissait. De cette source jaillissait une charité agissante, qui fit de lui le défenseur des opprimés jusqu'à sa dernière course.

« Dieu de miséricorde, détruis tout mal ; par ta grâce, rends bons ceux qui sont mauvais, afin que nous parvenions tous au Ciel. » — Prière attribuée à saint Laurent de Brindisi[52]

Saint Laurent de Brindisi demeure ainsi le modèle d'une intelligence croyante : non la science qui enfle, mais la science qui aime, se met à genoux et se dépense. C'est tout le sens du titre que lui a donné l'Église — Doctor apostolicus : un docteur dont toute la doctrine est mission.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Benoît XVI, audience générale du 23 mars 2011, catéchèse sur saint Laurent de Brindisi : vatican.va. Né à Brindisi en 1559, capucin, maîtrise du grec, de l'hébreu et du syriaque, connaissance biblique admirée des rabbins ; prédication au centre de sa vie sacerdotale ; citations : « La Parole du Seigneur est lumière pour l'intelligence et feu pour la volonté » ; « un maillet contre un cœur durement obstiné dans les vices » ; « L'Esprit Saint rend doux le joug de la loi divine et léger son poids » ; « Oh, si nous considérions cette réalité : que Dieu est vraiment présent à nous quand nous lui parlons en priant » ; auteur du Mariale et défenseur de l'Immaculée Conception ; réfutation du luthéranisme (primauté pétrinienne, épiscopat, justification) avec clarté et douceur ; prédicateur efficace du peuple aux princes ; pacificateur envoyé en missions diplomatiques.

    1 6 17 18 20 21 25 28 38 40 51
  2. Wikipedia (EN), « Lawrence of Brindisi » : en.wikipedia.org. Né Giulio Cesare Russo le 22 juillet 1559 à Brindisi (royaume de Naples), d'une famille de marchands d'origine vénitienne, père mort quand l'enfant avait douze ans ; formé par les conventuels de Brindisi puis au collège Saint-Marc de Venise ; entré chez les capucins de Vérone, études à l'université de Padoue ; maîtrise de l'italien, du latin, de l'hébreu, du grec, de l'allemand, du tchèque, de l'espagnol et du français ; ordonné prêtre à 23 ans ; chargé de prêcher aux juifs de Rome ; fondation de couvents capucins en Allemagne et en Autriche à partir de 1599 (Vienne, Prague, Graz) ; aumônier impérial de l'armée de Rodolphe II (1601), conduisant les troupes « armé d'un seul crucifix » à la bataille de Székesfehérvár contre les Ottomans ; ministre/vicaire général des capucins (1602), refus de réélection (1605) ; missions diplomatiques pour le Saint-Siège ; mort à Lisbonne le 22 juillet 1619 (à 60 ans), lors d'une mission au sujet du vice-roi de Naples ; inhumé à Villafranca del Bierzo (Espagne) ; béatifié le 1ᵉʳ juin 1783 par Pie VI ; canonisé le 8 décembre 1881 par Léon XIII ; proclamé docteur de l'Église en 1959 par Jean XXIII (« Doctor apostolicus ») ; fête le 21 juillet ; Opera omnia en 15 volumes (incluant Lutheranismi Hypotyposis, Mariale, Quadragesimale).

    2 7 12 16 23 26 30 33 36 44 46 48
  3. Wikipédia (FR), « Laurent de Brindes / Laurent de Brindisi » : fr.wikipedia.org. Né le 22 juillet 1559 à Brindisi, mort le 22 juillet 1619 à Lisbonne ; entré chez les capucins de Vérone à 16 ans, profession le 24 mars 1576 ; études à Padoue ; polyglotte (latin, grec, syriaque, hébreu, italien, allemand, français) ; ordonné prêtre le 18 décembre 1582 ; implanta son ordre à Vienne et à Prague ; envoyé en 1601-1602 par Clément VIII auprès de Rodolphe II pour la lutte contre les Ottomans, victoire en Hongrie sous le commandement de Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur ; ministre général des capucins 1602-1605 ; mot prêté au pape (« Ce capucin, animateur spirituel, vaut une armée entière », marqué [réf. nécessaire] sur Wikipédia) ; mort à Lisbonne après une mission pour défendre Naples contre le vice-roi (duc d'Osuna) ; fête le 21 juillet.

    3 13 15 22 27 29 31 34 47 49
  4. Réflexion chrétienne (reflexionchretienne.fr), « Saint Laurent de Brindisi, prêtre capucin et docteur de l'Église (1559-1619), fête le 21 juillet » : reflexionchretienne.fr. Né le 22 juillet 1559 ; entré chez les capucins de Vérone le 17 février 1575, profession le 24 mars 1576 ; prédication aux juifs de Rome dans les synagogues, admiration des rabbins ; bataille d'Albe Royale (Székesfehérvár) en 1601, infériorité numérique d'environ 1 contre 5, Laurent aumônier sous Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur ; paroles rapportées sur le champ de bataille ; ministre général (1602-1605) ; missions diplomatiques jusqu'à Madrid et Lisbonne pour défendre les Napolitains ; prière attribuée ; 840 homélies environ. (Source hagiographique de dévotion : les paroles de bataille relèvent de la tradition, à recevoir avec la prudence d'usage.)

    4 10 14 24 32 35 45 52
  5. Jean XXIII, bref apostolique Celsitudo ex humilitate, 19 mars 1959 : proclamation de saint Laurent de Brindisi comme docteur de l'Église universelle, avec le titre de Doctor apostolicus (« Docteur apostolique »), à l'occasion du quatrième centenaire de sa naissance (1559-1959). Cf. la notice de la catéchèse de Benoît XVI du 23 mars 2011 (vatican.va) et Wikipédia.

    5 50
  6. Catholic Encyclopedia (New Advent), « St. Lorenzo da Brindisi » : newadvent.org. Né à Brindisi en 1559, mort à Lisbonne le 22 juillet 1619 ; baptisé sous les noms de Jules César (Giulio Cesare) ; fils de Guglielmo de Rossi (aussi orthographié Russi) et d'Elisabetta Masella, « excellents chrétiens » ; éducation par les conventuels de Brindisi puis chez les clercs de Saint-Marc de Venise sous la direction de son oncle ; entré chez les capucins en 1575 ; études de philosophie et de théologie à l'université de Padoue ; mémoire prodigieuse, maîtrise des langues européennes et sémitiques, connaissant « le texte original de toute la Bible » ; nombreuses conversions de juifs grâce à sa connaissance de l'hébreu et à sa prédication ; vicaire général (1602-1605) ; fondation de couvents à Vienne, Prague et Graz ; aumônier de l'armée impériale contre les Turcs (1601), crédité d'avoir inspiré la victoire d'Albe Royale ; représentant des intérêts pontificaux et espagnols à la cour de Bavière ; huit volumes de sermons, commentaires théologiques et trois volumes de polémique religieuse ; béatifié en 1783, canonisé le 8 décembre 1881, docteur de l'Église en 1959.

    8 9 11 19
  7. Opera omnia de saint Laurent de Brindisi, édition critique des capucins, Padoue (XXᵉ siècle), 15 volumes, comprenant notamment les Sermones, le Mariale, le Quadragesimale et la Lutheranismi hypotyposis (réfutation du luthéranien Polycarpe Leyser). Référence reprise par Wikipedia EN (« Lawrence of Brindisi », section Works) : en.wikipedia.org.

    37
  8. Encyclopédie mariale (mariedenazareth.com / codexdei.mariedenazareth.com), notice « St Laurent de Brindisi (1559-1619) » : mariedenazareth.com. Le Mariale compte 84 sermons sur les prérogatives de l'Immaculée ; ecclésiologie mariale (« Marie est la première forme et l'exemplaire, l'archétype de toute l'Église des élus de Dieu ») ; prédestination de Marie au suprême degré de grâce et de gloire ; titres « vraie Fille de Dieu, Épouse et Mère de Dieu, Reine des anges » ; Laurent portait « constamment le nom de la Vierge dans le cœur et sur les lèvres » et chantait ses louanges en voyage.

    39 41 42 43