Dans presque toutes les églises du monde, un présentoir de petites flammes brûle dans la pénombre, devant une statue de la Vierge ou l'image d'un saint. On glisse une pièce dans le tronc, on prend un cierge, on l'allume à une flamme voisine, on le pose, on prie un instant, puis on s'en va — en laissant la flamme veiller. Le même geste se retrouve au baptême, où l'on remet au nouveau baptisé un cierge allumé ; aux funérailles, où des cierges entourent le cercueil ; à la Chandeleur, où l'on bénit les cierges de l'année. Pourquoi ce réflexe si universel ? Que signifie allumer un cierge ?
Le cierge n'est ni un porte-bonheur, ni une bougie « énergétique », ni une monnaie pour acheter une faveur du Ciel. C'est d'abord un signe de lumière — et la lumière, dans toute l'Écriture, dit Dieu. « La lumière et la nuit, le vent et le feu […] parlent de Dieu », enseigne le Catéchisme[1]. Allumer un cierge, c'est poser un geste très simple qui renvoie à une réalité immense : le Christ, « lumière du monde », qui a dit « je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres »[2].
À cette signification première s'en ajoute une seconde, plus intime, qui explique le cierge votif — celui qu'on allume devant une statue avant de partir. La flamme qui continue de brûler quand le fidèle est reparti est l'image de sa prière qui se prolonge. On ne « dépose » pas une demande comme on poste une lettre : on la confie, et la petite lumière reste là, devant Dieu, à veiller à notre place. Le cierge est une prière rendue visible et durable, accompagnée de l'offrande de la cire qui se consume.
Cet article répond à la question telle qu'on la pose le plus souvent : pourquoi allumer un cierge, qu'est-ce que cela veut dire, et comment le faire sans tomber dans la superstition ? Pour la théologie générale des sacramentaux, on se reportera au dossier jumeau Pourquoi utiliser de l'eau bénite ? ; pour la différence entre sacrement et sacramental, à l'article Qu'est-ce qu'un sacrement ? ; et pour le cierge allumé devant un saint, au dossier Pourquoi demander l'intercession des saints ?.
Qu'est-ce qu'allumer un cierge ? Un signe, pas une magie
Avant de dire pourquoi on allume un cierge, il faut savoir ce qu'est ce geste exactement — car la plupart des malentendus viennent d'une confusion sur sa nature.
La lumière, signe sacré pris dans la création
L'Église ne prie pas avec des idées abstraites seulement : elle prend dans la création des signes sensibles pour exprimer et donner la grâce. L'eau, le pain, l'huile, l'encens, le feu et la lumière appartiennent à ce langage que Dieu lui-même a inscrit dans les choses. Le Catéchisme le formule au seuil de sa théologie liturgique :
« En tant que créatures, ces réalités sensibles peuvent devenir lieu d'expression de l'action de Dieu qui sanctifie les hommes, et de l'action des hommes qui rendent leur culte à Dieu. La lumière et la nuit, le vent et le feu, l'eau et la terre, l'arbre et les fruits parlent de Dieu, symbolisent à la fois sa grandeur et sa proximité. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1147[3]
La lumière n'est donc pas un décor pieux ajouté après coup : elle fait partie du vocabulaire que Dieu a donné à sa liturgie. Récapitulant les éléments de la célébration, le Catéchisme range explicitement la lumière et le feu parmi les signes pris « dans la création » :
« Une célébration sacramentelle est tissée de signes et de symboles. […] Ils se réfèrent à la création (la lumière, l'eau, le feu), à la vie humaine (laver, oindre, rompre le pain) et à l'histoire du salut (les rites de la Pâque). » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1189[4]
Allumer un cierge, c'est entrer dans ce langage : prendre le plus ancien et le plus universel des symboles religieux — la flamme qui repousse la nuit — pour le tourner vers le Dieu vivant.
Le cierge, un sacramental quand il est béni
Tout cierge n'est pas béni, et l'on peut allumer une simple bougie sans qu'il s'agisse d'un acte liturgique. Mais lorsqu'un cierge est béni — comme le sont les cierges de la Chandeleur, le cierge pascal ou le cierge du baptême —, il devient un sacramental : un signe sacré institué par l'Église à l'imitation des sacrements. Le concile Vatican II, repris par le Catéchisme, les définit ainsi :
« La sainte Mère Église a institué des sacramentaux. Ce sont des signes sacrés par lesquels, selon une certaine imitation des sacrements, des effets surtout spirituels sont signifiés et obtenus par la prière de l'Église. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1667[5]
La conséquence est capitale pour éviter toute superstition : un sacramental n'agit pas par un pouvoir propre. Il ne « fonctionne » pas tout seul, à la manière d'un talisman. Sa fécondité vient de la prière de l'Église et des dispositions du fidèle :
« Les sacramentaux ne confèrent pas la grâce de l'Esprit Saint à la manière des sacrements, mais, par la prière de l'Église, ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1670[6]
Le cierge béni ne contient donc aucune force magique : il dispose le cœur à la grâce, il ne la fabrique pas. C'est exactement le régime de l'eau bénite, traité dans le dossier Pourquoi utiliser de l'eau bénite ? ; et c'est ce qui distingue radicalement la dévotion catholique d'un rite magique. Sur la bénédiction des objets en général, voir Pourquoi bénir des objets ?.
Pourquoi de la cire ? Le corps, l'âme et la divinité du Christ
L'Église n'a pas choisi la cire au hasard. La tradition liturgique, d'Ennode de Pavie (début du VI^e siècle) jusqu'à Guillaume Durand de Mende (XIII^e siècle), a lu dans le cierge une image du Christ tout entier. La lecture classique distingue trois éléments :
- la cire pure, tirée des fleurs par les abeilles, figure le corps du Christ, reçu de la Vierge Marie ;
- la mèche cachée au cœur de la cire figure son âme ;
- la flamme qui brûle et donne la lumière figure sa divinité.
Ce symbolisme n'est pas une fantaisie tardive : il est chanté dans l'Exsultet, l'antique proclamation de la nuit de Pâques, qui célèbre la cire produite par l'abeille pour nourrir la flamme du cierge pascal :
« Cette nuit, accepte, Père très saint, le sacrifice du soir de cette flamme que la sainte Église t'offre par nos mains […]. Mais elle ne diminue pas, cette flamme qui se partage sans rien perdre de sa clarté : car elle se nourrit de la cire fondante qu'a produite l'abeille mère pour former la substance de ce précieux flambeau. » — Exsultet, proclamation pascale (traduction)[7]
L'image de la cire issue de l'abeille — que la tradition voyait comme produisant sa cire d'une manière virginale — a nourri le rapprochement avec la chair du Christ née de la Vierge[8]. Le détail compte : il montre que, pour la foi catholique, allumer un cierge n'est jamais un geste neutre. C'est faire mémoire, jusque dans la matière qui se consume, de Celui qui s'est offert « en sacrifice » pour le salut du monde.
Pourquoi la lumière ? Le Christ, lumière du monde
Si l'Église allume tant de cierges, c'est pour une raison qui domine toutes les autres : la lumière est le signe du Christ lui-même. Tout le reste — le cierge votif, le cierge du baptisé, le cierge des défunts — découle de ce centre.
« Je suis la lumière du monde »
L'Évangile de Jean fait de la lumière l'un des grands noms du Verbe. Dès le prologue, le Christ est « la lumière véritable qui éclaire tout homme »[9]. Et Jésus l'affirme de lui-même, dans le Temple, au milieu des grands chandeliers de la fête des Tentes[10] :
« Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » — Évangile selon saint Jean 8, 12[11]
Allumer un cierge, c'est confesser cette vérité par un geste : reconnaître que le Christ est la lumière, et que toute autre lumière n'est qu'un reflet de la sienne. La flamme dressée dans l'obscurité de l'église dit ce que les mots peinent à formuler — que le Christ ressuscité a vaincu la nuit du péché et de la mort.
« Vous êtes la lumière du monde »
Mais le Christ ne garde pas la lumière pour lui : il la communique à ses disciples. L'Évangile selon saint Jean le nomme « lumière du monde » ; l'Évangile selon saint Matthieu rapporte qu'il renvoie ce titre à ses disciples :
« Vous êtes la lumière du monde. […] Que votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux. » — Évangile selon saint Matthieu 5, 14.16[12]
Le cierge dit donc deux choses à la fois : le Christ est la Lumière, et le chrétien est appelé à devenir lumière à son tour, en reflétant celle qu'il a reçue[13]. La petite flamme allumée à une autre flamme — comme on allume son cierge à celui du voisin, sans que la première s'éteigne — est l'image exacte de cette transmission : la lumière se donne sans se perdre.
Le baptisé illuminé : le cierge allumé au cierge pascal
C'est au baptême que ce double mouvement se noue. Le rite romain le met en scène : après le bain d'eau, on remet au nouveau baptisé un cierge allumé au cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, avec ces mots — « Recevez la lumière du Christ ». Le Catéchisme en donne la lecture :
« Le cierge allumé au cierge pascal signifie que le Christ a illuminé le néophyte. En lui les baptisés sont "la lumière du monde" (Mt 5, 14). » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1243[14]
Le mot grec ancien pour le baptême, photismos, signifie d'ailleurs « illumination » : le baptisé est un « illuminé », celui qui a reçu la lumière du Christ[15]. Tout cierge allumé par un chrétien renvoie, consciemment ou non, à ce premier cierge baptismal — et c'est le cierge pascal, signe du Christ ressuscité, qui veillera près du cercueil aux funérailles, quand le baptisé ira « à la rencontre du Seigneur qui vient », comme les vierges sages de la parabole tiennent leurs lampes allumées[16]. Allumer un cierge, c'est vivre de son baptême.
Les racines bibliques de la lumière sacrée
Le geste d'allumer une lumière devant Dieu ne date pas de l'Église : il traverse toute l'histoire sainte. De l'Exode à l'Apocalypse, la lumière accompagne la présence de Dieu et la prière de son peuple.
La colonne de feu et la lampe perpétuelle du Temple
Au désert, Dieu lui-même guide son peuple sous la forme d'une lumière : « Le Seigneur marchait devant eux […], la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu'ils puissent marcher jour et nuit. »[17] Cette colonne de feu est la grande figure que l'Exsultet reprendra pour le cierge pascal : le Christ-lumière qui ouvre le chemin de l'exode nouveau, de la mort à la vie[18].
Quand Israël se fixe, la lumière demeure au cœur du sanctuaire. Dieu ordonne qu'une lampe brûle en permanence devant le voile de la Tente, puis du Temple :
« Tu ordonneras aux fils d'Israël de te procurer pour le luminaire de l'huile d'olive vierge, pour faire monter une lampe perpétuelle. […] Aaron et ses fils l'entretiendront du soir au matin devant le Seigneur. » — Exode 27, 20-21[19]
Cette lampe perpétuelle — la menorah, le chandelier à sept branches du Temple, dont les synagogues ont gardé le souvenir par le ner tamid — signifiait la présence vivante de Dieu au milieu des siens[20]. L'Église en a hérité : la lampe du sanctuaire qui brûle aujourd'hui devant le tabernacle, dont on parlera plus bas, en est l'accomplissement chrétien[21].
Le cantique de Siméon : « lumière pour éclairer les nations »
Le Nouveau Testament noue la lumière à la personne du Christ dès sa Présentation au Temple. Le vieillard Siméon prend l'Enfant dans ses bras et le proclame lumière du monde entier :
« Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations, et gloire d'Israël ton peuple. » — Cantique de Siméon, Évangile selon saint Luc 2, 30-32[22]
C'est ce verset — « lumière pour éclairer les nations », en latin Lumen ad revelationem gentium — que l'Église chante chaque 2 février, à la Chandeleur, en bénissant et portant en procession les cierges de l'année. Le nom même de la fête (la Chandeleur, de candela, le cierge) vient de ces lumières portées en l'honneur du Christ reconnu comme lumière des peuples[23].
Les lampes des premiers chrétiens : le lucernaire
Les premières communautés chrétiennes ont très tôt sanctifié l'allumage des lampes du soir. Le récit des Actes garde le souvenir d'une veillée à Troas, « le premier jour de la semaine », où « il y avait de nombreuses lampes dans la chambre haute où nous étions réunis »[24]. De ce geste quotidien est né le lucernaire, la prière de la lumière au coucher du soleil, attestée dès le II^e siècle et que saint Basile, au IV^e siècle, évoque déjà comme une coutume ancienne[25].
C'est à ce lucernaire qu'appartient l'un des plus anciens cantiques chrétiens conservés hors de l'Écriture — et le plus ancien encore chanté aujourd'hui —, le Phos Hilaron — « Lumière joyeuse » — qui salue le Christ à la tombée du jour :
« Lumière joyeuse, splendeur éternelle du Père, saint et bienheureux, ô Jésus Christ ! Parvenus au coucher du soleil, voyant la lumière du soir, nous chantons le Père, le Fils et le Saint-Esprit de Dieu. » — Phos Hilaron, hymne du lucernaire (II^e-III^e siècle)[26]
Allumer un cierge prolonge donc un geste deux fois millénaire : celui des chrétiens qui, au seuil de la nuit, saluaient dans la flamme le Christ ressuscité, « splendeur éternelle du Père ».
Pourquoi allumer un cierge votif ? La prière qui continue
Reste la question la plus concrète, celle que pose le visiteur devant le présentoir de la chapelle : pourquoi allumer ce cierge-là, devant cette statue ? L'Église y répond sans détour.
Une prière rendue visible et prolongée
Le cierge votif — du latin votum, le vœu, l'offrande promise — est d'abord une prière rendue visible. On vient avec une intention : un malade, un examen, un mort, une reconnaissance. On allume une flamme, et cette flamme reste. Elle dit, mieux que des mots : Seigneur, ma prière continue ici quand je ne peux plus la dire ; qu'elle monte vers toi comme cette flamme, jour et nuit.
« Que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir. » — Psaume 140 (141), 2[27]
La lumière qui brûle après le départ du fidèle n'a rien de magique : elle est le signe d'une prière qui se prolonge, déposée avec confiance devant Dieu. Le geste est ancien, simple, universel — et il rejoint exactement la logique de l'encens biblique, fumée odorante qui monte tandis que celui qui l'offre demeure en bas.
Une offrande : la cire, le temps, l'aumône
Allumer un cierge, c'est aussi offrir quelque chose. La cire qui se consume entièrement figure le don de soi : on s'offre avec elle, on remet à Dieu un peu de son temps et de sa peine. À cette offrande spirituelle s'unit une offrande matérielle — le prix du cierge, glissé dans le tronc.
Il faut le préciser, car c'est une source fréquente de malentendu : cette pièce n'achète pas une faveur. Elle est une aumône qui sert à l'entretien de l'église, à la charité, au culte. On ne paie pas Dieu ; on accompagne sa prière d'un geste de partage, selon la vieille loi biblique selon laquelle « on ne se présentera pas devant le Seigneur les mains vides »[28]. Croire qu'on « achète » un miracle en payant un cierge serait précisément la superstition que l'Église condamne.
Devant Marie et les saints : la lumière de l'intercession
Le cierge votif se place souvent devant une statue de la Vierge ou d'un saint. Là encore, aucune idolâtrie : on n'adore pas la statue, et le cierge n'est pas un culte rendu à la cire ou au plâtre. La flamme déposée devant l'image d'un saint exprime une demande d'intercession : on prie le saint, ami de Dieu déjà parvenu au Ciel, de joindre sa prière à la nôtre. La lumière dit le désir de recevoir, par leur intercession, la lumière même de Dieu.
Cette communion concrète avec l'Église du Ciel est au cœur de la dévotion catholique ; elle est exposée dans le dossier Pourquoi demander l'intercession des saints ?. Quant à l'objection d'idolâtrie devant les statues, elle est traitée en propre dans Les statues sont-elles de l'idolâtrie ? : le saint n'est pas une idole, mais un témoin qui reflète la lumière de Dieu et conduit vers lui. Les milliers de cierges qui brûlent jour et nuit à Lourdes, à Fatima ou dans les sanctuaires mariaux ne sont pas un commerce du sacré : ils sont la trace lumineuse d'innombrables prières confiées à la Mère de Dieu. C'est aussi pourquoi tant de pèlerins allument un cierge au terme de leur marche — geste prolongé dans le dossier Pourquoi faire des pèlerinages ?.
| Type de cierge | Où / quand | Ce qu'il signifie |
|---|---|---|
| Cierge votif | Devant une statue, un autel, un sanctuaire | Une prière rendue visible qui continue ; l'offrande de soi |
| Cierge devant Marie ou un saint | Chapelle mariale, autel d'un saint | Une demande d'intercession ; la lumière reçue par leurs prières |
| Cierge des défunts | Aux funérailles, à la Toussaint, sur les tombes | L'espérance de la résurrection ; la lumière promise au baptisé |
| Cierge du pèlerin | À Lourdes, Fatima, Compostelle… | L'aboutissement d'une marche, une intention déposée au terme |
Les grands cierges de la liturgie
À côté du cierge votif, la liturgie de l'Église fait briller plusieurs lumières dont chacune porte un sens précis. Les connaître éclaire le geste le plus humble.
Le cierge pascal, signe du Christ ressuscité
Le cierge pascal est le plus solennel de tous. Allumé au feu nouveau dans la nuit de Pâques, il est porté en procession dans l'église obscure tandis que le diacre chante par trois fois « Lumière du Christ » (Lumen Christi), et l'assemblée répond « Nous rendons grâce à Dieu »[29]. De sa flamme s'allument tous les cierges des fidèles : la lumière du Ressuscité se communique de proche en proche, image du salut qui gagne le monde. Sur le cierge, le prêtre a tracé la croix, l'alpha et l'oméga, et l'année — car « le Christ, hier et aujourd'hui, commencement et fin », est le maître du temps[30]. C'est ce cierge, signe du Christ ressuscité, qui demeure près de l'ambon durant tout le temps pascal, puis près des fonts baptismaux et au milieu de l'assemblée pour les funérailles. Sur le sens pascal de ce signe, voir Pourquoi la résurrection de Jésus est-elle essentielle ?.
Les cierges de l'autel et la lampe du sanctuaire
À chaque messe, des cierges brûlent sur l'autel ou autour de lui. Ce n'est pas un ornement facultatif : la Présentation générale du Missel romain le prescrit.
« Sur l'autel ou autour de lui, on disposera des chandeliers avec des cierges allumés : au moins deux, ou même quatre ou six, surtout pour la messe dominicale ou une fête de précepte ; et si c'est l'évêque diocésain qui célèbre, on en mettra sept. » — Présentation générale du Missel romain, n° 117[31]
Ces cierges expriment la vénération et le caractère de fête de la célébration, et signifient la présence du Christ, « lumière véritable », au milieu de son peuple. Plus discrète mais plus chargée encore est la lampe du sanctuaire — la petite lampe rouge qui brûle en permanence près du tabernacle. Elle signale et honore la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie réservée :
« Selon la coutume traditionnelle, près du tabernacle, une lampe spéciale alimentée à l'huile ou à la cire brûlera de façon permanente pour indiquer et honorer la présence du Christ. » — Présentation générale du Missel romain, n° 316 (cf. CIC, can. 940)[32]
Cette lampe est l'héritière directe de la lampe perpétuelle du Temple : elle dit que la maison de Dieu n'est jamais dans la nuit, parce que le Christ y demeure.
Le cierge du baptême, des défunts, de la Chandeleur
Trois autres cierges marquent les seuils de la vie chrétienne :
- au baptême, le cierge allumé au cierge pascal et remis avec les mots « Recevez la lumière du Christ » (CEC § 1243)[33] ;
- aux funérailles, les cierges qui entourent le cercueil, près du cierge pascal : ils proclament que le défunt, illuminé au baptême, est appelé à la lumière sans déclin de la résurrection. Sur la prière pour les défunts, voir Pourquoi prier pour les morts ? ;
- à la Chandeleur (2 février), les cierges bénis et portés en procession au chant de Lumen ad revelationem gentium[34]. Leur bénédiction relève de la logique exposée dans Pourquoi bénir des objets ?.
Le tableau suivant récapitule ces grandes lumières et leur signification.
| Cierge | Moment liturgique | Signification principale | Référence |
|---|---|---|---|
| Cierge pascal | Vigile pascale, temps pascal, funérailles | Le Christ ressuscité, lumière qui vainc la nuit | Exsultet ; PGMR |
| Cierges de l'autel | Toute messe | Vénération, fête, présence du Christ | PGMR n° 117 |
| Lampe du sanctuaire | En permanence devant le tabernacle | La présence réelle dans l'Eucharistie | PGMR n° 316 ; CIC can. 940 |
| Cierge du baptême | Rite du baptême | Le baptisé illuminé par le Christ | CEC § 1243 |
| Cierges de la Chandeleur | 2 février | Le Christ, « lumière des nations » (Lc 2, 32) | Bénédiction des cierges |
| Cierges des défunts | Funérailles, Toussaint | L'espérance de la résurrection | Rituel des funérailles |
- L'ExodeLa colonne de feu et la lampe du Temple
Au désert, Dieu guide son peuple dans une colonne de feu (Ex 13, 21) ; il ordonne qu'une « lampe perpétuelle » brûle devant le sanctuaire (Ex 27, 20-21), figure de sa présence vivante au milieu des siens.
- I^er siècleLa Présentation : Siméon proclame la « lumière des nations »
À la Présentation au Temple, le vieillard Siméon proclame l'Enfant Jésus « lumière pour éclairer les nations » (Lc 2, 32) — verset que l'Église chantera à la Chandeleur.
- II^e-III^e siècleLe lucernaire et le Phos Hilaron
Les chrétiens sanctifient l'allumage des lampes du soir par le lucernaire ; on y chante le Phos Hilaron, l'un des plus anciens cantiques chrétiens conservés hors de l'Écriture, et le plus ancien encore en usage.
- IV^e-V^e siècleLe cierge pascal et l'Exsultet
L'usage du grand cierge pascal se répand ; l'Exsultet en chante la flamme nourrie par la cire de l'« abeille mère », image de la chair du Christ.
- VII^e siècleLa Chandeleur, fête des lumières
Le Liber Pontificalis (Vie de Serge I^er, 687-701) attribue à ce pape la procession romaine de l'Hypapante (la Présentation) ; la bénédiction des cierges, qui donnera son nom populaire de Chandeleur, s'affirme plus tard.
- 2002 / 1983Les normes actuelles
La Présentation générale du Missel romain (éd. 2002) fixe les cierges de l'autel (n° 117) et la lampe perpétuelle du tabernacle (n° 316) ; le Code de droit canonique (can. 940) confirme cette lampe.
Cierge ou superstition ? Le juste usage
C'est sans doute la question la plus importante pour un esprit moderne : à partir de quand allumer un cierge devient-il une superstition ? La réponse de l'Église est précise et libératrice.
La frontière entre dévotion et magie
La superstition consiste à attribuer à une chose, à un geste ou à une somme d'argent une efficacité quasi automatique, indépendante de Dieu et de la foi — comme si le cierge « fonctionnait » par lui-même, comme si payer la bougie garantissait la guérison, comme si la flamme était une force à capter. C'est exactement ce que la doctrine des sacramentaux exclut : un cierge, même béni, n'a aucun pouvoir propre[35]. Le Catéchisme met en garde contre cette dérive, qui guette jusque dans le culte vrai :
« La superstition est une déviation du sentiment religieux et des pratiques qu'il impose. Elle peut affecter le culte que nous rendons au vrai Dieu, par exemple lorsqu'on attribue une importance en quelque manière magique à certaines pratiques, par ailleurs légitimes ou nécessaires. Attacher à la seule matérialité des prières ou des signes sacramentels leur efficacité, en dehors des dispositions intérieures qu'ils exigent, c'est tomber dans la superstition. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 2111[36]
La phrase vise précisément le danger du cierge mal compris : croire que la « seule matérialité » du signe — la cire, la flamme, la pièce — suffit, « en dehors des dispositions intérieures ». La dévotion, à l'inverse, ne s'arrête jamais au signe : elle passe par lui pour aller à Dieu. Celui qui allume un cierge avec foi ne dit pas « cette flamme va m'exaucer », mais « Seigneur, reçois ma prière que cette lumière prolonge devant toi ».
Les dispositions du cœur : foi, humilité, confiance
Tout dépend donc des dispositions. Le Catéchisme le rappelle pour l'ensemble des sacramentaux : c'est « chez les fidèles bien disposés » que la grâce agit[37]. Trois dispositions sont requises pour qu'allumer un cierge soit une vraie prière : la foi, qui voit au-delà de la flamme la lumière du Christ ; l'humilité, qui ne réduit pas Dieu à un distributeur de faveurs ; la confiance filiale, qui remet l'intention à la volonté du Père, sans exiger ni marchander. Avec ces dispositions, le geste le plus simple devient une rencontre ; sans elles, il reste une cire qui brûle pour rien.
Un réflexe de baptisé, pas un porte-bonheur
Au terme, allumer un cierge se résume à une attitude intérieure. Le chrétien qui pose sa flamme devant l'autel ou la Vierge ne cherche pas une protection magique : il renouvelle son baptême. Il refait, à sa mesure, le geste du jour où on lui a remis un cierge allumé au cierge pascal en disant « Reçois la lumière du Christ ». Il confesse que le Christ est la lumière, qu'il en a reçu un rayon, et qu'il veut le porter dans le monde. La cité de Dieu, promet l'Apocalypse, « n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer, car la gloire de Dieu l'illumine, et l'Agneau est son flambeau »[38]. Chaque cierge allumé sur la terre est une étincelle de cette lumière qui ne connaîtra pas de couchant.
« Toi, ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière sur ma route. » — Psaume 118 (119), 105[39]
Pour aller plus loin
- Qu'est-ce qu'un sacrement ? — la différence entre sacrement et sacramental, et pourquoi un cierge béni n'agit pas par lui-même.
- Pourquoi utiliser de l'eau bénite ? — le sacramental jumeau du cierge, et la même théologie de la « prière de l'Église ».
- Pourquoi bénir des objets ? — la logique des bénédictions (dont celle des cierges de la Chandeleur).
- Pourquoi demander l'intercession des saints ? — pourquoi l'on allume un cierge devant Marie ou un saint.
- Les statues sont-elles de l'idolâtrie ? — l'objection d'idolâtrie devant les statues et les cierges votifs.
- Pourquoi prier pour les morts ? — le sens des cierges qui entourent le cercueil et brûlent à la Toussaint.
- Pourquoi faire des pèlerinages ? — le cierge déposé au terme d'une marche, à Lourdes ou Fatima.
Notes et références
Catéchisme de l'Église catholique, § 1147 : « Dieu parle à l'homme à travers la création visible. […] En tant que créatures, ces réalités sensibles peuvent devenir lieu d'expression de l'action de Dieu qui sanctifie les hommes […]. La lumière et la nuit, le vent et le feu, l'eau et la terre, l'arbre et les fruits parlent de Dieu, symbolisent à la fois sa grandeur et sa proximité. »
1 3Évangile selon saint Jean 8, 12 : « De nouveau Jésus leur adressa la parole : "Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie." »
2 11Catéchisme de l'Église catholique, § 1189 : « La célébration liturgique comporte des signes et des symboles qui se réfèrent à la création (la lumière, l'eau, le feu), à la vie humaine (laver, oindre, rompre le pain) et à l'histoire du salut (les rites de la Pâque). Insérés dans le monde de la foi et assumés par la force de l'Esprit Saint, ces éléments cosmiques […] deviennent porteurs de l'action salvifique et sanctifiante du Christ. »
4Catéchisme de l'Église catholique, § 1667, citant le concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, n° 60, et le CIC, can. 1166 : « La sainte Mère Église a institué des sacramentaux. Ce sont des signes sacrés par lesquels, selon une certaine imitation des sacrements, des effets surtout spirituels sont signifiés et obtenus par la prière de l'Église. »
5Catéchisme de l'Église catholique, § 1670, citant Sacrosanctum Concilium, n° 61 : « Les sacramentaux ne confèrent pas la grâce de l'Esprit Saint à la manière des sacrements, mais, par la prière de l'Église, ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer. […] Il n'y a donc presque aucun usage honnête des choses matérielles qui ne puisse être dirigé vers […] la sanctification des hommes. »
6 35 37Exsultet (Proclamation pascale), Missel romain, Vigile pascale. Texte latin de la strophe sur l'abeille : « in odorem suavitatis acceptus, supernis luminaribus misceatur. […] Alitur enim liquantibus ceris, quas in substantiam pretiosae huius lampadis apis mater eduxit. » (traduction française de travail : « Il se nourrit de la cire fondante que l'abeille mère a produite pour former la substance de ce précieux flambeau. » — même statut pour la strophe citée dans le corps de l'article).
7 18Sur le symbolisme traditionnel du cierge — cire (corps du Christ né de la Vierge, par allusion à la « virginité » prêtée à l'abeille), mèche (son âme), flamme (sa divinité) —, voir Ennode de Pavie, Opuscules IX-X (début du VI^e siècle), sur les trois éléments du cierge de cire ; Guillaume Durand de Mende, Rationale divinorum officiorum, qui lit la cire comme le corps du Christ, la mèche comme son âme et la flamme comme sa divinité ; et la Catholic Encyclopedia (New Advent), article « Candles », t. III, 1908. La lecture s'enracine dans la mention de l'« abeille mère » (apis mater) de l'Exsultet.
8Évangile selon saint Jean 1, 9 : « Le Verbe était la vraie lumière, qui éclaire tout homme, en venant dans le monde. » (Bible de Jérusalem.)
9La parole « Je suis la lumière du monde » (Jn 8, 12) est prononcée pendant la fête des Tentes (Soukkot), au cours de laquelle on illuminait le parvis des femmes du Temple par quatre grands chandeliers d'or (traduction de travail d'après la Mishna, traité Soukka 5, 2-3 : aucune cour de Jérusalem, dit le texte, ne restait sans la lumière de la fête ; cf. trad. angl. Sefaria, Mishnah Sukkah 5:3). En se disant la lumière du monde au milieu de ces feux, Jésus s'applique à lui-même ce que la fête célébrait.
10Évangile selon saint Matthieu 5, 14.16 : « Vous êtes la lumière du monde. […] Que votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux. »
12 13Catéchisme de l'Église catholique, § 1243 : « Le cierge allumé au cierge pascal signifie que le Christ a illuminé le néophyte. En lui les baptisés sont "la lumière du monde" (Mt 5, 14). » Le rite remet le cierge avec la formule « Recevez la lumière du Christ » (Rituel du baptême des enfants, Ordo Baptismi parvulorum, n° 64).
14 33Le terme grec phôtismos (« illumination ») a très tôt désigné le baptême chez les Pères (cf. saint Justin, Première Apologie, ch. 61, traduction de travail d'après le grec : ce bain « est appelé illumination, parce que ceux qui apprennent ces choses en ont l'intelligence illuminée » ; cf. trad. angl. ANF, t. I, p. 183). Le baptisé est dit photizomenos, « celui qui est illuminé ».
15Évangile selon saint Matthieu 25, 1-13 : parabole des dix vierges, dont cinq, « sages », tiennent leurs lampes allumées avec une réserve d'huile pour aller à la rencontre de l'époux. Image classique de la vigilance du baptisé attendant le retour du Christ.
16Exode 13, 21 : « Le Seigneur marchait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour leur indiquer le chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu'ils puissent marcher jour et nuit. »
17Exode 27, 20-21 : « Tu ordonneras aux fils d'Israël de te procurer pour le luminaire de l'huile d'olive vierge, concassée, pour faire monter une lampe perpétuelle. […] Aaron et ses fils l'entretiendront du soir au matin devant le Seigneur. »
19 21Lévitique 24, 1-4 : reprise de l'ordre d'entretenir « continuellement » les lampes du chandelier d'or pur devant le Seigneur. Cette « lampe perpétuelle » (ner tamid) est devenue, dans la synagogue, le signe permanent de la présence de Dieu, et a inspiré la lampe du sanctuaire chrétien.
20Évangile selon saint Luc 2, 30-32, Cantique de Siméon (Nunc dimittis) : « Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour la révélation aux nations [grec : φῶς εἰς ἀποκάλυψιν ἐθνῶν ; latin : lumen ad revelationem gentium] et gloire d'Israël ton peuple. »
22La fête de la Présentation du Seigneur (2 février), dite Chandeleur (de candela, le cierge), comporte la bénédiction des cierges et une procession au chant de l'antienne Lumen ad revelationem gentium (Lc 2, 32). La célébration est attestée à Jérusalem au IV^e siècle par le récit d'Égérie (Itinerarium Egeriae, ch. 26, vers 381-384) ; à Rome, le Liber Pontificalis (Vie de Serge I^er, 687-701) attribue à ce pape l'institution d'une procession pour cette fête (dite Hypapante), la bénédiction des cierges se développant plus tardivement. Elle honore le Christ reconnu par Siméon comme lumière des peuples.
23 34Actes des Apôtres 20, 7-8 : « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. […] Il y avait bon nombre de lampes dans la chambre haute où nous étions réunis. » Témoignage ancien de l'éclairage des assemblées chrétiennes du soir.
24Saint Basile de Césarée, Traité du Saint-Esprit (De Spiritu Sancto), ch. 29, n° 73 (paraphrase ; cf. éd. Sources chrétiennes n° 17 bis) : Basile y cite l'hymne du lucernaire (Phos Hilaron) comme une formule déjà ancienne de son temps, sans en nommer l'auteur — preuve que ce cantique du soir était déjà très ancien au IV^e siècle.
25Phos Hilaron (« Lumière joyeuse »), hymne grec du lucernaire (II^e-III^e siècle), parmi les plus anciens cantiques chrétiens conservés en dehors de l'Écriture — et le plus ancien encore chanté aujourd'hui (vêpres byzantines) : « Φῶς ἱλαρὸν ἁγίας δόξης… » — « Lumière joyeuse de la sainte gloire du Père immortel, céleste, saint, bienheureux, ô Jésus Christ. » Chanté à l'allumage des lampes du soir.
26Psaume 140 (141), 2 : « Que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir. » Verset traditionnel de la prière du soir, où le geste qui monte (encens, mains levées) figure la prière qui se prolonge devant Dieu.
27Deutéronome 16, 16 : « On ne se présentera pas devant le Seigneur les mains vides. » Loi de l'offrande qui accompagne la prière ; appliquée par analogie à l'aumône jointe au cierge, qui n'achète rien mais exprime le don de soi.
28Missel romain, Vigile pascale, procession d'entrée : portant le cierge pascal allumé au feu nouveau, le diacre s'arrête trois fois et chante, sur un ton de plus en plus élevé, « Lumen Christi » (« Lumière du Christ ») ; l'assemblée répond chaque fois « Deo gratias » (« Nous rendons grâce à Dieu ») et allume peu à peu les cierges des fidèles à la flamme du cierge pascal.
29Missel romain, Vigile pascale, préparation du cierge pascal : le prêtre grave la croix, l'alpha et l'oméga et le millésime en disant : « Le Christ, hier et aujourd'hui, commencement et fin, Alpha et Oméga ; à lui le temps et les siècles ; à lui la gloire et la puissance, pour les siècles sans fin. » Puis, fixant les cinq grains d'encens (les cinq plaies) : « Par ses plaies saintes et glorieuses, qu'il nous garde et nous protège, le Christ Seigneur. »
30Présentation générale du Missel romain (Institutio Generalis Missalis Romani, éd. typique 2002), n° 117 : « Sur l'autel ou autour de lui, on disposera des chandeliers avec des cierges allumés : au moins deux, ou même quatre ou six, surtout s'il s'agit de la messe dominicale ou d'une fête de précepte ; et si c'est l'évêque du diocèse qui célèbre, on en mettra sept. »
31Présentation générale du Missel romain, n° 316 : « Selon la coutume traditionnelle de l'Église, près du tabernacle, une lampe spéciale, alimentée à l'huile ou à la cire, brûlera de façon permanente pour indiquer et honorer la présence du Christ. » Confirmé par le Code de droit canonique (1983), can. 940 : « Devant le tabernacle où la très sainte Eucharistie est conservée, une lampe spéciale, destinée à signaler et à honorer la présence du Christ, brûlera de façon permanente. »
32Catéchisme de l'Église catholique, § 2111 : « La superstition est une déviation du sentiment religieux et des pratiques qu'il impose. […] Attacher à la seule matérialité des prières ou des signes sacramentels leur efficacité, en dehors des dispositions intérieures qu'ils exigent, c'est tomber dans la superstition » (cf. Mt 23, 16-22).
36Apocalypse 21, 23 : « La cité n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer, car la gloire de Dieu l'illumine, et l'Agneau est son flambeau. » Vision de la Jérusalem céleste, terme de tout le symbolisme de la lumière.
38Psaume 118 (119), 105 : « Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière sur ma route. » La lumière comme image de la Parole de Dieu qui guide le croyant.
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